L’appel de Portobello Road

lappel-de-portobello-roadL’appel de Portobello Road
Jérôme Attal

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Dès la première page, je rigole. Mister B., près de moi, sourit et confirme : « Tu es atteinte. ». Oui-oui, d’une attalite aiguë.
Il y a des mots ou des petites phrases surréalistes qui s’incrustent toujours dans les récits d’Attal, là où on ne les attend pas, donnant à sa plume originalité et légèreté. Des petits mots et des petites phrases qui prennent notre affection. L’histoire de ce livre commence par un conte japonais. Au XVe siècle, un chevalier s’éprend d’une jeune princesse qu’il entraperçoit derrière les rideaux de son palanquin. Saisi d’amour, il va essayer de la retrouver et de l’approcher… Il ne pense qu’à elle. « Les jours suivants sont des nuits »… On voit alors ce guerrier samouraï arnaché de cuir partir en quête de la si belle princesse. Il traverse des estampes, paysages de rivières, de monts et d’arbres en fleurs… La route est périlleuse, la quête est difficile… Quand il arrive aux portes du palais, il est accueilli par un serviteur qui lui demande de bien vouloir patienter. La princesse est là, mais elle n’est pas en mesure de le recevoir, car c’est l’heure de la cérémonie du thé. La poésie de ce conte est belle, on perçoit le vent dans le jardin, nous ne sommes qu’attente avec le chevalier, et espérance… quand… la fantaisie de l’auteur terrasse le Moyen-Âge et nos rêves :
« Tiraillé par l’impatience, la mine sombre et émaciée par le feu qui embrase son cœur, le chevalier fait les cent pas dans le jardin.
La cérémonie du thé, vous savez, surtout si vous êtes amateur de café en capsule, ça dure des plombes. La tête baissée, les épaules en dedans, il tue, poursuit, déborde le temps, écrase les secondes sous ses pas comme un tas de feuilles mortes… »
« si vous êtes amateur de café en capsule »… j’écris et je rigole… Ne me dites pas que je suis la seule ! Pitié…
Voilà… si je commence ce billet-lecture par cette parenthèse c’est simplement pour vous expliquer comment je perçois Jérôme Attal. C’est un poète-pitre, un doux diablotin. Le livre est ainsi construit, une énigme, une quête, des émotions et une bonne dose d’absurdités à la Kafka.

Ethan Collas est un musicien qui a du mal à percer dans le métier. Il rêve qu’un jour en poussant le charriot des courses dans un grand magasin, l’écho d’une musique ou d’une chanson qu’il aurait écrite le surprenne au détour d’un rayon. Ersatz de sacre suprême !
Après avoir végéter dans différentes facultés, après avoir « tester » plusieurs études, il avait décidé, avec accord parental, de prendre un tout autre chemin ; celui de la musique.
Maintenant, à l’aube de la quarantaine, il se retrouve seul, indécis, dans un petit appartement parisien hérité de ses parents, sans attache amoureuse, obnubilé par la perte de ses cheveux, et bénéficiaire d’une misérable rente, un jingle composé pour la météo d’une chaîne câblée. Son copain Sébastien se plaît à lui dire qu’avec ce pécule, il peut s’offrir une fois par semaine une tartelette aux pommes de chez  Poilâne… ce qu’il fait.
Puis une nuit, le téléphone sonne. S
a mère au bout du fil lui demande comment il va. Il entend aussi son père bougonner comme à son habitude, des mots bourrus, des mots d’amour. Ils appellent d’un endroit inconnu, où la communication va bientôt être interrompue. « Allô, mon chéri ? »… Comment il va ? Il ne faut surtout pas qu’il s’inquiète. Et surtout, il faut qu’il dise à sa sœur que ses parents pensent à elle, tous les jours…
Seulement… Primo, ses parents ne sont plus depuis deux ans. A ce stade de la lecture, nous doutons déjà de ce que nous avons lu et perçu. Ne sont-ils pas morts ? Secundo, il est fils unique. Commence alors ce que la quatrième de couverture dévoile « Un secret de famille tombé du ciel ».
Transposition du conte, le chevalier-Ethan part à la recherche de sa sœur et va tout au long de sa route vivre des épisodes un peu fous. Sur une vieille photo retrouvée, une petite fille pose à ses côtés. Il devait avoir onze ans, elle devait en avoir sept.

« … Des nuits parisiennes et le vacarme de la solitude. Une décision à prendre. Une fille au bout de la route… De la porcelaine anglaise. Comme est la vie. Fragile et robuste à la fois. Et une ode à l’amour au tournant de chaque page. »

Je n’en raconte pas plus, c’est un roman court qui pèse moins lourd que « Les jonquilles de Green Park » (un coups de cœur de 2016). L’équipée d’Ethan, qu’il fera à bord d’une Triumph Spitfire décapotable jaune de 1975, est dans la veine des récits initiatiques. Sur l’itinéraire, il va croiser des personnages extravagants, parfois en marge de la société, qui seront des étapes anecdotiques, pleines de sensibilité et d’humanité. Jérôme Attal parle de filigranes du bonheur et de fêlures, pas nécessairement importantes, juste des petits interstices de la vie que l’on aimerait réparer pour pouvoir avancer.
L’écriture fantasque nous fait prendre un chemin de traverse menant vers différents mondes, différentes dimensions, entre du réel et des chimères. De l’humour, de la poésie, de la délicatesse, tout un bouquet subtil d’émotions, c’est ce que je demandais à ma lecture.
Je vous le recommande.

D’autres billets chez Bianca, Titine, Fanny,

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Noël chez Ernest et Célestine

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Il était quatre fois Noël

avec Chicky Poo et Samarian

 

 

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Gabrielle Vincent

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Il n’a pas été facile de convaincre Ernest de faire une fête de Noël ! Célestine qui avait prévu d’inviter tous ses camarades à un réveillon, était à deux doigts de se voir refuser cette joie car Ernest invoquait systématiquement le manque d’argent. Pas d’argent pour les bougies, pas d’argent pour le sapin, pas d’argent pour les cadeaux, pas d’argent pour le repas… Pas d’argent tout court !!!
Nous sommes à une semaine du grand jour, il neige, il fait froid, il y a le vent qui s’amuse à balancer des bourrasques, et Ernest qui ne veut pas abdiquer !
« – … Dis « oui », Ernest, dis « oui » !
– Non ! C’est NON ! Pas cette année ! »
Mais Célestine sait se montrer éloquente avec des mots doux et des câlins. S’ils sont pauvres, ils sont aussi très astucieux. Alors, on commence par aller chercher le sapin dans la forêt, à faire de jolis dessins qu’on enrubanne, puis on va chiner de la vaisselle dans les poubelles et…
… et…  vous le découvrirez en lisant cette belle histoire de Noël, le cœur serré, plein d’étoiles, ému.
Noël est une fête de partage, une générosité de l’âme. Ernest et Célestine vont s’appliquer à donner à cette soirée toute sa magie. Contes, violon, déguisements, farandole, que la fête commence ! Même le petit grincheux du groupe ne résistera pas à l’ambiance et souhaitera revenir le Noël prochain ! Car il y aura une fête… n’est-ce pas Ernest ?

Livre doudou, bonheur pour les enfants, je vous le recommande.

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Noël, ce n’est pas sorcier

logonoel4foisIl était quatre fois Noël
avec Chicky Poo et Samarian

D’autres albums pour enfants avec Les Sorcières, Kim, Didine, Mademoiselle Jo, Momiji, SorbetKiwi, Lydiane, Lou, Chicky Poo,

 

 

noel-ce-nest-pas-sorcierNoël, ce n’est pas sorcier
Lieve Baeten

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Même au pays des sorcières, on fête Noël, on décore les maisons et on attend impatiemment l’arrivée de la Mère Noël pour les cadeaux. Oui… ici, c’est la Mère Noël et non le Père Noël.

patou1Avant minuit, la petite Patou doit encore cuisiner et garnir son sapin, lorsque quelqu’un tape à la porte. Toc-toc.
En ouvrant, Patou à la surprise de découvrir la Mère Noël qui vient lui demander son aide. Est-ce que Patou voudrait bien lui garder sa fille, la petite Péronnelle ?
On ne refuse rien à Mère Noël… et voilà que Patou se charge du bout de chou qui est aussi frétillante qu’un feu follet !

Toc-toc-toc… Qui est là ? Patou est débordée, elle n’arrivera jamais à faire ce qu’elle doit faire… Mais voici la sorcière des Ours qui vient demander l’hospitalité car dehors il fait très froid.
La maison compte désormais des convives assez remuants ; une Péronelle et la sorcière des Ours accompagnée de deux gros ours. Tous sont autour du poêle à bois, quant à Patou, elle continue la décoration du sapin. Quand…

Dehors, il neige. Toc-toc-toc… Oui ? C’est qui ?
Et il faut encore jeter un sort à la guirlande pour qu’elle s’illumine et mettre les biscuits au four !!!
Est-ce que Patou arrivera à tout faire ? La maison, sera-t-elle assez grande pour héberger tout ce monde ? Et quel sera le cadeau que recevra Patou pour Noël ?

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L’histoire commence alors que la petite Patou, sorcière du Pays des Sorcières, organise sa maison pour Noël. Seule avec son chat, elle ne le reste pas longtemps ! Des invités inattendus viennent tout perturber et, dans ce joyeux désordre, égayer ce soir de fête. Mais c’est bien ainsi, car c’est triste d’être seul en ce jour !
L’auteur, conteuse et illustratrice, présente une petite sorcière très sympathique, toujours gaie et vive, qu’on retrouve également dans d’autres livres, pour d’autres aventures.
Des mots doux, faciles pour les enfants qui commencent à lire, faciles à raconter, et de nombreux dessins que l’on découvre dans des diptyques, riches en détails, il est un livre qu’on ne doit pas ignorer en ce mois de décembre ; magie, tendresse, amitiés…

A recommander !

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Sophie Canétang et Le tailleur de Gloucester

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Mois anglais avec Lou, Cryssilda et Titine

Journée livres pour enfants

J’ai choisi l’illustratrice et conteuse Beatrix Potter. Je vous recommande tous ses contes ; ils font la joie des enfants comme des grands.

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le-conte-de-sophie-canetangSophie Canétang

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A la ferme, Sophie Canétang ne peut pas couver ses œufs car on les lui retire à chaque fois. On dit d’elle qu’elle est incapable de le faire ! Triste, elle décide alors d’aller pondre clandestinement dans les bois afin de mener à terme sa ponte.
Dans les digitales, elle rencontre un charmant personnage qui lui fait bon accueil. Sensible à sa détresse, il lui propose l’hospitalité de sa demeure où elle pourra pondre au calme. Il lui assure aussi, que durant son absence, il prendra soin des œufs.
La cabane paraît miséreuse et guère en harmonie avec l’inconnu très distingué, mais Sophie s’en accommode et commence à faire son nid dans la paille.

Pauvre Sophie ! Naïve, elle n’a pas vu que sous les habits élégants se cachait un renard rusé et gourmand qui verrait bien à sa table, une cane rôtie aux petits légumes.
De plus en plus impatient et brutal, le renard commence à se dévoiler. Mais le pire dans l’ignominie, c’est quand il demande à Sophie de ramener de la ferme des oignons et des herbes pour son repas. Et Sophie, obligeante et généreuse, s’accomplit…

Oui… pauvre Sophie ! Mais heureusement que le colley de la ferme veille sur elle et qu’il interviendra avec ses amis pour la secourir…
Ouf ! Mais les œufs ? me direz-vous. Aille, les œufs… c’est une autre affaire !

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Le conte présente une morale évidente. Il ne faut jamais faire confiance à un inconnu, même s’il est courtois et affublé de beaux vêtements. L’ingénue Sophie, sympathique mais crétine, se fait bernée par le rusé renard qui sait l’amadouer avec ses bonnes attentions. Beatrix Potter illustre cette fable animalière avec de beaux dessins qui fleurent bon la campagne et la ferme.


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Le tailleur de GloucesterLe tailleur de Gloucester

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le tailleur de gloucester5Dans la ville de Gloucester, un vieux tailleur désargenté doit confectionner pour le maire, un habit de mariage pour Noël ; « De soie couleur cerise, brodé de pensées et de roses avec gilet assorti de satin crème orné de gaze et de chenilles vertes… ».
Ce costume de soie et de broderies serait pour lui l’occasion de montrer son adresse et de trouver une belle clientèle. Sans tarder, il trace et coupe toute la journée, jusqu’à la nuit.

Lorsqu’il rentre chez lui, il est tellement fatigué, qu’il ne peut plus faire un pas. Il demande alors à son chat Simon d’aller lui faire quelques achats, de quoi manger, boire, et de quoi coudre car il lui manque du fil de soie rouge. Durant l’absence de son compagnon, il découvre sous des tasses des petites souris piégées. Aussitôt libérées, les petites souris s’en retournent dans leur trou, et le gentil tailleur part se coucher, de plus en plus fiévreux. Mais à son retour, Simon a la surprise de voir son repas envolé et, mécontent, décide de punir le vieil homme en lui confisquant la bobine de soie rouge…

le tailleur de gloucester4 La nuit est longue, le pauvre tailleur est bien malade et il ne pourra pas terminer le travail commandé !
Dans leur repère, les petites souris pleine de reconnaissance pour leur hôte, décident alors de l’aider. Elles savent bien tirer l’aiguille et profitent tous les jours des largesses du tailleur qui abandonne avec générosité des bouts d’étoffes, de fils, de dentelles et de rubans. Ainsi, elles peuvent réaliser leurs habits et se montrer coquettes.

Durant trois jours, elles vont coudre et broder. Mais vont-elles pouvoir donner à l’ouvrage toute la préciosité et la rareté que le tailleur voulait donner au costume ? Et la bobine de fil de soie rouge ? Et  Simon le chat ?…

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De la campagne, nous passons à la ville.  Beatrix Potter conte une belle histoire, douce, pleine de dévouement et de magie, à l’heureuse conclusion. Les illustrations sont riches, plus détaillées, encore plus belles. Le costume couleur cerise rappelle un peu la robe couleur du temps de Peau d’Âne, un habit chargé d’espoir.

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Patte-Blanche

billet pour Poudlard


La semaine de Walpurgis avec
Hilde, Lou, Marjorie

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patte blanchePatte-Blanche
Marie-Aude Murail
Illustrations d’Anaïs Vaugelade

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Sur les terres du roi Louis, une bête féroce fait des ravages dans les troupeaux et épouvante les campagnes. Il paraît que c’est un loup blanc qui lance du feu.
Grand chasseur de loups et fasciné par la bête, Messire Johan accepte la requête du roi qui lui demande de le filer et le tuer. Surtout que la récompense est très alléchante, car le souverain promet de donner à celui qui ramènera la dépouille, dix mille écus…
Johan le louvetier part aussitôt en chasse, laissant sa jeune femme sur le point d’accoucher seule et désemparée, lui assurant pour la réconforter, la fortune. Mais la  traque n’est pas facile car c’est l’hiver et il neige. « Blanc sur blanc », le loup est là, il rôde, ne laissant aucune trace. Alors, forcé de demander l’aide des villageois, Johan s’engage à partager la prime s’ils arrivaient à l’attraper…
Avec ruse, ils organisent une battue et une embuscade qui fonctionne. Cependant le loup pris au piège arrive à s’enfuir, laissant en gage une de ses pattes blanches.
L’animal doit être doté de magie pour les narguer ainsi, mais la patte servira Johan. Il décide de ne rien dévoiler aux villageois et d’offrir le trophée à la reine en faisant croire à la mort du loup.
C’est avec une bourse remplie d’or qu’il s’en retourne chez lui.

Le jour de l’accouchement, sa femme met au monde deux enfants ; des bessons comme on nomme les jumeaux dans le pays, un garçon et une fille. Si le premier semble un peu malingre, la seconde est bien plus vigoureuse, mais naît avec une malformation. A la place d’un pied, elle a une patte blanche. Ce coup du sort étant certainement une diablerie, le louvetier, fou de douleur et humilié, refuse de garder sa fille.
Et quand sa femme meurt des suites de l’accouchement, plus personne ne peut le raisonner.
« – Messire, vous ne pouvez pas la tuer, se récria la nourrice, c’est une créature du bon Dieu !« 

Patte-Blanche est emmenée dans les oubliettes du castelet où elle y vivra cachée, élevée par la vieille nourrice qui n’a pas pu se résoudre à la tuer. Son frère Thomas, quant à lui, bénéficie des meilleures attentions, mais restera longtemps en manque de sa bessonne.
Jusqu’au jour où… quelques années plus tard… le loup blanc revient hanter la région ; il réclame quelque chose.

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Marie-Aude Murail nous conte un récit bien sombre pour les enfants qui, dès les premières pages, nous fait songer à l’histoire de la bête du Gévaudan. Mais ici, le loup blanc apparaît plus en sorcier, fier, empreint de magie et de mystère, qu’en loup-garou sanguinaire ; dans ce conte, la cruauté vient de l’homme et non de la bête.
Le louvetier est cupide et superstitieux. Enragé de ne pas avoir eu la bête et mortifié de voir que sa fille porte une part du loup, il est sans pitié pour elle. Il commet alors l’action la plus inhumaine en voulant la tuer.
Obscurantisme, magie, liens fraternels, quête, délivrance et réparation, sont les thèmes qui sont abordés.
Ce livre est destiné aux jeunes enfants qui commencent à lire seuls. Avant de connaître un dénouement heureux, l’histoire peut se montrer impitoyable et effrayante. Alors, à ne pas laisser entre les mains d’un enfant craintif !
A recommander…

Un autre billet de George et ses enfants

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Madame Trotte-Menu

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Beatrix Potter

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Madame Trotte-Menu est une petite souris qui habite sous un talus. Bonne ménagère, un peu maniaque, il est pour elle bien difficile de garder sa maison propre ! Surtout par un jour de pluie… Des petites bêtes rentrent chez elle, coccinelle, araignée, coléoptère, abeille, et elle a bien du mal à les en déloger. Elle ne sait plus où donner de la tête, quand elle aperçoit son voisin. Mr Rodolphe, un gros crapaud, vautré dans un de ses fauteuils.  Quel importun ! Mais peut-il l’aider à chasser les intrus ?
Rien n’est sûr !…

Madame Trotte-Menu 2
Une petite histoire qui a le charme et la magie des dessins de Beatrix Potter. C’est toujours avec plaisir qu’on pénètre son monde animalier.

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Madame Trotte-Menu 1

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Alice au Pays des Merveilles

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Une semaine d’illustrations, du 08 au 13 février

 

 

alice 0Alice au Pays des Merveilles
Texte de Lewis Caroll
Illustrations de Rébecca Dautremer

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« Alice commençait à se sentir fatiguée de rester assise sur l’herbe à ne rien faire. A côté d’elle, sa sœur lisait un stupide livre sans images ni dialogues.
« Quelle drôle d’idée ! pensait Alice. Peut-on vraiment s’amuser à lire un livre où il n’y a ni images, ni dialogues ? »

Petite, je n’ai jamais aimé les aventures d’Alice au pays des merveilles. Ce n’était pas tant l’histoire folle qui me faisait peur, ni le manque d’imagination (j’en ai eu toujours beaucoup trop), mais plus les illustrations du livre qui m’inquiétaient. Seul le lapin qui courrait après le temps me semblait sympathique ! La reine, par contre, m’inspirait les plus grandes frayeurs.  La petite Alice sombrait dans un univers cauchemardesque, seule, happée dans une autre dimension, de l’autre côté du miroir… et je ne voulais pas l’accompagner !
Prisonnière du pays des merveilles… souffrant de claustrophobie, je comprends aujourd’hui cette sensation d’oppression…


Sur le texte original de Lewis Caroll, Rébecca Dautr
emer nous présente le portrait d’Alice Liddell, celle qui fut une muse pour l’écrivain. Ce n’est pas une blonde Alice, mais une petite brunette portant les cheveux courts au carré.
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Alice 4Toute la poésie de l’illustratrice s’exprime dans les dessins. Nous retrouvons ses couleurs, pigments certainement pilés avec de la poudre de rêves, son univers fantasque, sa mélancolie, sa délicatesse et les petits détails qui nous enchantent. Ses personnages ne paraissent pas aussi sévères que les dessins de John Tenniel. Plus ronds, plus doux, ils ont une sensibilité qui raconte bien l’histoire.

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Alice 3.
Édité pour les 150 ans du conte, cet album lui rend un superbe hommage. Je vous le conseille…

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Alice 5

 

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