L’incroyable histoire du pull de Noël

Logo-Samarian_2Un album jeunesse offert par Babelio et les Editions Gründ dans le cadre des Masses Critiques

Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo
Challenge albums illustrés de Hérisson

Challenge animaux de Sharon

 

 

L’incroyable histoire du pull de Noël
Jan Fearnley

 

La neige est tombée, il fait très froid. Une semaine avant Noël, Basile Moineau prépare les pulls qu’il mettra, sept jolis pulls de différentes couleurs.

En allant patiner, il rencontre Gaëlle Grenouille qui est frigorifiée. Aussitôt, Basile lui donne son pull blanc pour qu’elle se réchauffe. Le lendemain en allant faire de la luge, il voit Hassan Hérisson qui grelotte de froid et généreusement, Basile lui offre son pull vert. Ce n’est pas grave, il lui en reste tout de même cinq se dit-il… Mais le troisième jour, alors qu’il étrenne son nouveau pull rose, il découvre Théa Taupe qui ne peut pas se mettre à l’abri car la terre est gelée. N’écoutant que son bon cœur, Basile décide d’offrir son pull à Théa car après tout, il en a encore quatre ! Cependant, les jours d’après, c’est au tour d’Émile Écureuil, de Louis Lapin, de Lulu Loutre et de Petite Souris d’avoir très froid… et Basile, toujours aussi serviable donne ses pulls.

Au septième jour, à la nuit de Noël, Basile se retrouve seul, dénudé, frissonnant de froid, bien trop fatigué pour rentrer chez lui et c’est sur un toit couvert de neige qu’il s’endort. Mais heureusement, quelqu’un a remarqué sa grande générosité et va s’occuper de lui en l’emmenant dans sa maison… Un huitième pull, rouge cette fois-ci, serait le bienvenu…

L’histoire de Basile a la douceur et la magie des récits de Noël. Le petit moineau se montre très généreux avec ses amis, et sa grandeur d’âme va être saluée et récompensée par un personnage exceptionnel.
De belles illustrations, enfantines et tendres, un texte simple et court qui communique de beaux sentiments, cet album plaira certainement aux jeunes enfants, à partir de 2 ans.
A recommander !

 

 

 

La princesse Élodie de Zébrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi…

Un livre offert par l’auteur, Pierre Thiry
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

princesse Elodie 1La princesse Elodie de Zébrazur et
Augustin le chien qui faisait n’importe quoi
Texte de Pierre Thiry
Illustrations de Samar (dessinatrice) et Hani Khzam (graphiste)

 

Dans le monde « Il était une fois » de Pierre Thiry, conteur et poète, vivent des lapins, Isidore Tiperanole, et une princesse qui se nomme Élodie de Zébrazur toujours accompagnée de son chien Augustin qui faisait n’importe quoi.
Augustin porte bien son nom car il n’arrête pas de faire des bêtises ! Au château, il fait le désespoir de la gouvernante Madame Brichard, la fée du logis qui astique et range en permanence. A la ville, il se comporte comme un malotru en prenant, ou volant, tout ce qu’il veut. A la plage, il court après les mouettes, ennuie les crabes et fait fuir la sirène Sapience de Pressiozitédémerode. Puis à la campagne, il perturbe les vaches qui pour se débarrasser de lui, le chargent comme des taureaux !
Non, mais vraiment, n’importe quoi !!!
Vous pensez bien alors, que la princesse Élodie ne sait plus quoi faire ! Mais Augustin, très mignon, reste un bon compagnon… et tout est bien qui finit bien car il apprendra que « dans la vie on ne peut pas faire n’importe quoi »

Cette histoire est à lire aux jeunes enfants qui s’amuseront des multiples mésaventures d’Augustin. Dans un effet à répétition, elles sont comme le refrain d’une comptine. Augustin est un petit chien affectueux et tout fou. Dès qu’il est réveillé, il part truffe au vent vers d’audacieuses et hasardeuses péripéties. Pas facile de le suivre, mais avec lui, on ne s’ennuie pas, et l’enfant, après avoir ri, s’endormira sur une note plus douce, plus apaisée, car l’auteur nous invite à écouter « le bruit des vagues et le chant des coquillages… infinité de merveilles. »
Petite surprise, l’enfant aura le plaisir de colorier les nombreux dessins qui illustrent le conte.
Je vous recommande ce petit livre, drôle, heureux et plein de poésie.

 

princesse Elodie 2

 

 

La maison dans les bois

Juin en Angleterre avec Lou et Cryssilda
Un album illustré avec Hérisson
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

 

La maison dans les bois
Inga Moore

 

Suzie Truie et Simon Cochon sont voisins. Un jour d’automne, après leur promenade dans la forêt, ils découvrent que leurs logis ont été pris par Léone Oursonne et Vincent Élan.
Les deux amis ne refusent pas l’hospitalité aux intrus, mais leurs tanières avaient été construites pour eux et pas pour de grands gabarits.
Les abris détruits, ils se retrouvent donc sans logement, à cogiter. Et c’est Vincent Élan qui propose d’appeler l’équipe des Castors, d’excellents bâtisseurs, pour qu’ils leur fassent une grande et solide maison où ils pourront loger tous les quatre.
Les murs, le toit, les fenêtres, les portes, les cheminées, l’escalier, la nouvelle maison se construit vite. Une belle maison qu’il faut aussi aménager, décorer, et remplir les placards de la cuisine de nourriture… Quelle journée ! quelle magnifique journée !
Le soir, après être allés chez les Castors pour les payer en sandwichs au beurre de cacahuète, Suzie, Simon, Léone et Vincent peuvent enfin se reposer chez eux. Une soupe et au lit ! ou plutôt, une soupe, la vaisselle, une veillée à la cheminée… et au lit !

Cette petite histoire classique, joyeuse et très joliment illustrée, raconte le plaisir de vivre ensemble, l’amitié, la générosité et la solidarité. Le texte court est parfait pour la lecture-câlins du soir, et les beaux dessins, aux doux coloris, nous embarquent dans un monde animalier heureux, plein de sérénité.
On peut retrouver l’auteur et ses dessins dans une adaptation du roman animalier « Le vent dans les saules » de Kenneth Graham.
Un très bel album tout mignon à recommander !

 

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L’histoire de Saint Nicolas


Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian

 

 

 

L’histoire de Saint Nicolas
Quentin Gréban

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Connaissez-vous la légende de Saint-Nicolas ? Ce superbe album nous le rappelle…
Il était une fois trois petits enfants qui, pour s’amuser, vont jusque dans la forêt où ils se perdent. Une maison biscornue, rapiécée, leur fait bon accueil. C’est celle du boucher qui aiguise ses couteaux pour préparer sa viande. C’est celle du boucher qui mène directement les enfants au grenier car il veut de la chair fraîche et bien grasse.
Ficelés, tués, les enfants vont remplacer le cochon et remplir un tonneau dans le saloir. Mais chers petits cœurs tendres ne vous inquiétez pas ! Passant par là, Saint-Nicolas va les sauver…


Sur l’air de la chanson, l’auteur retrace ce terrible conte et l’illustre avec de très beaux dessins qui suscitent l’effroi. Il représente le saint dans la tenue que nous lui connaissons, avec une barbe blanche, une crosse d’évêque et un habit rouge.  Dans la région de Lorraine, la vieille légende raconte l’histoire avec trois petits enfants, mais ailleurs, Saint-Nicolas apparaît dans d’autres récits en sauvant un enfant de son bain bouillant, ou en ressuscitant un enfant étranglé par le diable ou en ressuscitant un enfant noyé… Le folklore le fait accompagner du Père Fouettard, un croquemitaine qui se trouve être le boucher de notre histoire, condamné à suivre le patron des enfants.

Un superbe album pour les enfants sages… et pas sages !

 

Ils étaient trois petits enfants
qui s’en allaient glaner aux champs.
S’en furent un soir chez un boucher
– Boucher voudrais-tu nous loger ?
– Entrez, entrez petits enfants,
y’a d’la place assurément.

Ils n’étaient pas sitôt rentrés
que le boucher les a tués.
Les a coupés en petits morceaux,
mis au saloir comme pourceaux.

Saint-Nicolas au bout de sept ans,
vint à passer dedans ce champs,
alla frapper chez le boucher.
– Boucher, voudrais-tu me loger ?

Entrez, entrez Saint-Nicolas,
y’a d’la place, il n’en manque pas.
Il n’était pas sitôt rentré,
qu’il a demandé à souper.

– Voulez vous un morceau de jambon ?
– Je n’en veux pas, il n’est pas bon.
– Voulez vous un morceau de veau ?
– Je n’en veux pas, il n’est pas beau.

– Du petit salé, je veux avoir !
qu’il y a sept ans qu’est dans le saloir.
Quand le boucher entendit cela,
hors de la porte il s’enfuit.

– Boucher, boucher, ne t’enfuis pas !
Repens-toi, Dieu te pardonnera.
Saint-Nicolas alla s’asseoir
dessus le bord du saloir.

– Petits enfants qui dormez là,
je suis le grand Saint-Nicolas !
Et le saint étendit trois doigts,
les petits se levèrent tous les trois.

Le premier dit : – J’ai bien dormi !
Le second dit : – Et moi aussi !
Et le troisième répondit : – Je me croyais au Paradis !

 

 

 

La Reine des Neiges

Challenge nordique de Cryssilda, en route avec un auteur Danois
Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Une lecture commune avec Nahe et Fondant qui a vu une adaptation animée assez fidèle au conte.

 

 

La reine des Neiges
Hans Christian Andersen
avec des illustrations d’Edmond Dulac

 

Hans Christian Andersen a publié en 1844 ce conte composé de sept parties, dans le recueil « Nouveaux Contes ».

Il raconte l’histoire de deux petits enfants, Kay et Gerda, qui s’aimaient comme frère et sœur. Voisins, ils passaient leurs journées à jouer ensemble, et lorsque le soir tombait et qu’ils rentraient chacun dans leur maison, ils continuaient à se retrouver en se regardant derrière les fenêtres de leur chambre. Leurs familles étaient pauvres, mais les enfants étaient heureux et inséparables. Dans un coin de leur cour, ils avaient créé des petits jardinets dans des bacs. Parmi les fleurs, il y avait de nombreux rosiers car la rose était la fleur préférée de Gerda… L’hiver, la neige recouvrait tout, et le soir, ils s’observaient à travers le givre qui dessinait sur les carreaux de la belle dentelle et d’autres fleurs. D’après la grand-mère de Gerda, c’était la Reine des Neiges qui jetait des flocons de son traineau en survolant la ville.

Mais… Dans son introduction le conteur narre que le diable et ses démons avaient fabriqué un miroir qui avait la faculté de refléter les choses les plus laides et les plus méchantes. Le beau et le bon se déformaient en de vilaines caricatures. Jusqu’au jour où en s’amusant à voler avec le miroir dans le ciel au plus près des anges et des saints pour les narguer, les diablotins le lâchèrent.
Le miroir se cassa et des milliers de débris de la taille d’un grain de sable tombèrent sur le monde en commettant de graves dégâts.
Ainsi commença l’histoire, lorsque Kay reçut un fragment qui s’inséra dans son œil, puis dans son cœur…

De jour en jour, Kay changeait, devenait de plus en plus méchant et ridiculisait tout le monde. Il jouait avec d’autres amis et délaissait Gerda. Un après-midi, alors qu’il venait une fois de plus de la rudoyer, il partit avec son petit traineau vers la grande place où tous les gamins intrépides se réunissaient. Le jeu consistait à attacher leurs traineaux aux charrettes des paysans qui, ainsi, les baladaient autour de la ville. Kay attacha donc le sien à un magnifique traineau blanc qui passait et qui l’emporta vite, très vite, et très loin…

On ne retrouva plus Kay et on l’imagina mort dans les eaux glacées de la rivière. Tout le monde, sauf Gerda qui, sur les dires du Soleil et des hirondelles, avait l’intime certitude qu’il était tenu prisonnier quelque part. Ce qu’elle ne savait pas encore, c’est que son ami avait été emporté par la Reine des Neiges.

A partir de la troisième partie du conte, Gerda part toute seule à l’aventure et, comme dans toutes les quêtes initiatiques, elle fait de nombreuses rencontres !

Elle cherche Kay dans la rivière, où elle jette ses petits souliers rouges en guise d’offrande. Elle monte dans une barque qui la mène chez une vieille dame gentille qui l’accueille.  Mais en fait la vieille dame est une magicienne qui souhaite avoir à ses côtés une belle enfant comme elle et qui l’ensorcelle tous les jours en lui peignant les cheveux. Elle retrouve sa liberté grâce à une rose qui lui rappelle Kay.


La quatrième partie la transporte dans un royaume où une corneille pensant, à tort, savoir où se trouve Kay, la mène vers une princesse et son prince. Attristés par l’histoire de Gerda, tous deux lui donnent des habits, de la nourriture et un carrosse pour continuer son voyage…

La cinquième partie retrace sa rencontre avec la fille d’un brigand.
En voyant passer le luxueux carrosse et à son bord une belle enfant richement parée, une bande de brigands l’arrête pour la détrousser et tue le cocher.

Avant qu’elle ne soit tuée à son tour, la fille du brigand la réclame pour qu’elle soit sa prisonnière et sa compagne de jeux. Capricieuse et déterminée, elle lui impose de rester tout le temps avec elle. C’est durant la nuit que Gerda commence à lui confier le but de ce voyage vers un pays du grand nord, la Laponie. Car elle a appris par les ramiers de la forêt où se trouvait Kay.
Sensible à ce qu’elle lui dit, la fille du brigand la pousse à reprendre le chemin et lui offre un renne pour la transporter.
Le renne qui était en captivité se montre ravi de retourner chez lui…


La sixième partie la conduit chez une vieille Laponne à qui Gerda demande la route qui la mènera vers le palais de la Reine des Neiges. Mais celle-ci ne sait rien et elle la recommande à une amie qui habite en Finlande.

A partir d’un grimoire, la Finnoise, un peu sorcière, lui dévoile ce qui est arrivé à Kay ; de l’éclat de verre enfuit dans son cœur jusqu’à sa disparition. Pour la dernière partie de sa tâche, elle lui dit comment sortir Kay de sa transe et comment vaincre l’emprise de la Reine des Neiges.

Le chemin a été long et de nombreuses années se sont écoulées.
Gerda prendra conscience de ce fait, bien après avoir découvert Kay, lorsque tous deux retourneront chez eux où la grand-mère les attend. Bien des étés et des hivers sont passés, et elle a toujours gardé espoir de revoir les enfants. Le conte se termine par…

« Les roses fleurissent et se fanent.
Nous verrons bientôt l’enfant Jésus. »

Ce conte est un des plus jolis contes d’Andersen, poétique, fantastique et épique. Gerda s’aventure en toute innocence sur un chemin bien périlleux, mais les embuches s’effacent devant son courage et son cœur pur.
Les sept parties sont des petits épisodes qui peuvent se lire chaque soir de la semaine. J’ai choisi cette vieille parution pour les illustrations d’Edmond Dulac, mais il y en avait bien d’autres aussi tentatrices, comme celles d’Arthur Rackham.

 

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Le secret du quai 13


Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°23
Une lecture commune avec Nahe

 

Le secret du quai 13
Eva Ibbotson

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J.K. Rowling raconte que pour quitter le monde des Moldus et pénétrer dans le monde fantastique des Hautes-Terres en Écosse, il faut prendre le chemin de traverse de la plateforme 9 3/4 de la gare de King’s Cross. Dans son roman « Le secret du quai 13 », Eva Ibbotson reprend le même lieu pour nous transporter sur l’Île d’Avalon. Tous les neuf ans, durant neuf jours, sous l’un des quais de la gare, avec l’aide d’un faiseur de brume, le Chunnel s’ouvre pour le voyage.
Le faiseur de brume est un animal qui ressemble à une petite hermine.

L’Île d’Avalon, ou Terre de Saint-Martin, ou Pays des Brumes, est habitée par toutes les créatures imaginaires ; ogres, dragons, sorciers, fées, fantômes, sirènes, trolls… Et comme dans tous les mondes des contes, elle a sa famille royale, un roi, une reine et un petit prince.
L’histoire débute en 1983. Les nounous qui sont au service du petit prince, sont trois sœurs adorables et dévouées qui viennent du monde des humains. Très attachées au bébé, elles feraient tout pour lui ! Mais lorsque Violette, Lilas et Rose, voient arriver le grand jour de l’ouverture du Chunnel, elles ne songent qu’à faire un saut dans leur ancienne vie et ainsi mettre un baume sur leur nostalgie qui commence à poindre. C’est avec la permission de la reine, qu’elles embarquent sur le bateau en compagnie du petit prince alors âgé de 3 mois, pour une journée dans le Monde du Haut, la dernière de la période des neuf jours…
Le bébé est très sage, la journée passe vite, les trois sœurs sont ravies de leur excursion, et le retour se fait sous de bons hospices. Mais, alors que le passage se referme pour neuf ans, les sœurs découvrent que le couffin royal est vide. Le petit prince a été kidnappé…Tragédie suprême !
C’est par les fantômes qui sont les seuls à pouvoir franchir le Chunnel en dehors de la période, qu’ils apprennent que le petit prince a été pris par Mme Trottell, la femme du banquier et qu’il s’appelle désormais, Raymond.

Neuf ans plus tard : La petite sorcière Odge Gribbell veut faire partie de l’équipe de sauvetage. Peu expérimentée, mais très décidée, elle va tout faire pour participer au retour du prince Raymond.
Cornélius le sorcier, Cornichette la fée, Hans le géant et Odge vont faire une drôle de découverte… Raymond est un odieux gamin qui ne pense qu’à manger et à rabaisser le jeune Ben qui a été placé au service de sa famille pour faire les plus basses besognes…

Comment décider Raymond à les suivre ? « – Ça simple, dit Hans. Je tape lui sur tête, je jette lui dans sac, et on retourne dans le Chunnel. »… Mais ça ne sera pas aussi facile ! Il faudra demander de l’aide à toutes les créatures surnaturelles qui peuplent le Monde du Haut.

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Ce mois-ci dans le roman-fantastique-jeunesse, je découvre Eva Ibbotson et j’en suis ravie. Sa plume lie toujours humour et tendresse. Dans cette histoire, les mésaventures de nos sauveteurs vont faire sourire les jeunes lecteurs, car les rebondissements sont nombreux et désopilants. Si nous devinons la trame de l’aventure dès le début, ce n’est pas bien grave… la lecture se poursuit avec plaisir. Elle est aussi douce que le faiseur de brume.
Je vous recommande ce livre, ainsi que cette auteure.

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Illustration de Gianni de Conno

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La Belle et la Bête

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les samedis sont albums illustrés
Billet n°21

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La Belle et la Bête
Jeanne-Marie Leprince de Beaumont
Illustrations de Gabriel Pacheco

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Suite à un sortilège lancé par une sorcière, un prince est transformé en une créature repoussante. Depuis, personne n’ose s’aventurer dans son royaume de peur de ne pas en ressortir vivant. Mais un jour, un marchand qui avait eu une fortune considérable et qui se retrouva ruiné à cause des naufrages successifs de ses navires, se retrouve poussé par la neige à demander l’hospitalité au monstre.
Sans que son mystérieux hôte se manifeste, le palais lui fait bonne réception le temps d’une nuit, en dressant une table somptueuse et en lui offrant une chambre luxueusement ornée. Le lendemain matin, en partant le marchand découvre un buisson de magnifiques roses, et pense que l’une d’entre elles serait un beau présent pour sa fille Belle. Rassuré par le bon accueil de la veille, il n’hésite pas à en cueillir une, provoquant aussitôt la colère de la Bête…
La Bête offensée, lui propose d’échanger contre la rose, la vie de sa fille. Cruelle justice que de donner la douce Belle à la Bête pour se sauver de la mort, mais c’est pourtant ainsi que le conte commence… Il était une fois une Belle et une Bête…

Il n’est plus nécessaire de raconter la suite car tout le monde la connaît. Comme je le disais pour d’autres adaptations de l’histoire de Madame Leprince de Beaumont, c’est vraiment mon conte préféré. Si je ne vous parle pas du récit, je tiens à préciser que j’ai acheté ce livre pour les illustrations de Gabriel Pacheco. Je les trouve superbes, esthétiques, oniriques. Toutes en finesse, fuselées, elles développent l’imaginaire et nous plongent dans un envoûtement poétique.
Très belles, mais peut-être trop sombres pour les jeunes enfants, je vous recommande ce beau livre, rien que pour vous…

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