Coup de foudre à Austenland

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Septembre en Amérique
avec Titine
1er billet

 

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coup de foudre à austenlandCoup de foudre à Austenland
Shannon Hale

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Jane, une Américaine célibataire de trente-deux ans, est obsédé par l’histoire d’amour entre Elizabeth Bennet et Fitzwilliam Darcy. C’est à l’âge de seize ans qu’elle a découvert le roman de Jane Austen « Orgueil et préjugés » et qu’elle s’est amourachée du ténébreux Darcy. L’adaptation télévisée de la BBC, avec Colin Firth dans le rôle, n’a fait que renforcer cette toquade, en transformant l’engouement en tourment. Car songez… quel est l’homme qui peut surpasser Colin Firth lorsqu’il sort de l’étang, sa chemise mouillée collant à son torse et quelle est la fille qui n’a pas fantasmé sur cette scène ? Pauvre Jane ! Va-t-elle se languir longtemps ?
On pourrait répondre par l’affirmative car son cas est désespéré, mais ça serait compter sans sa grande-tante Carolyn qui, fine mouche, a su déceler le syndrome obsessionnel de sa petite-nièce en découvrant le coffret vidéo de la série, caché derrière une pile de livres.
Au décès de la vieille dame et à la lecture de son testament, Jane a une surprise. Carolyn ne lui a pas donné un sou de sa fortune mais lui offre un séjour en Angleterre dans le fastueux domaine de Pembrook Park.

Pembrook Park est un parc à thème, un Austenland. Dès qu’on franchit les grilles, on est transporté en 1816. On ne porte pas seulement les costumes de l’époque, on adopte aussi les codes de bienséance… et la directrice, Mrs Wattlesbrook, veille comme un dragon sur le règlement et le scénario qui doit se jouer.
Un cottage dans une verte campagne, une soubrette pour l’assister, une calèche pour la véhiculer et des personnages qu’on croirait sortis du livre pour l’escorter. Elle est Jane Erstwhile qui vient rendre visite à sa tante Saffronia et qui rencontre d’autres convives… Lady Templeton, Miss Charming, le colonel Andrews, Mr Nobley…

Si dans un premier temps Jane essaie de se conformer au décorum et au protocole, très vite, dans un second temps en cachette de tous, elle envoie valser sa timidité et son bonnet dans les allées du parc. Il faut préciser que le jardinier a les muscles d’un quaterback et le visage d’un ange.
Alors… parviendra-t-elle à supporter cette parodie durant les trois semaines de son séjour ? ainsi que tous ces gens qui minaudent et qui se soumettent à un script soigneusement écrit ? Quant à Darcy… saura-t-elle le reconnaître ?

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J’ai lu cette romance austenienne au début de mes vacances et je suis navrée de vous dire que je n’ai pas adhéré. Je ne suis pas très chick-lit. Mon avis s’arrête donc sur ces mots… et les liens qui suivent, car d’autres lectrices ont aimé…

Des billets chez Alice, Fanny,

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Photo du film Austenland

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La valse de l’espoir

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Les Harlequinades à la sauce Vintage
Une lecture commune avec Karine, Sharon,

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Janet Dailey

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J’espère que vous admirerez la qualité de la couverture du livre ! Le roman croupissant dans une cave, j’ai dû lui faire un relookage esthétique avec Photofiltre. Comme le précise la collection, « cet ouvrage a été publié en langue anglaise sous le titre « Night of the cotillion » en 1976 et traduit en 1979 par les Editions Harlequin ». Il est le n° 70.

Passons à la chronique du livre avec tout le sérieux qui s’impose… amusez-vous à faire le billet d’un Harlequin et vous comprendrez mes suées… Mais comme dit Asphodèle : « Warf ! Il a bon dos le challenge pour lire ce genre de choses !!! »

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Oak Springs, Virginie,

Amanda Bennett doit travailler pour participer aux frais de ses études. Depuis ses dix-huit ans, elle est guide au Chesnay, la plantation des Colby, une importante famille qui détient les terres et les industries de la région. Son père, directeur de l’une de leurs filatures de coton, ne peut subvenir à tous les frais universitaires de ses quatre enfants.
Etre guide au Chesnay, c’est porter une robe à crinoline, représenter la distinction du Sud, raconter la guerre de Sécession, les troupes de Sherman, l’incendie d’Atlanta et les pillages sur la route de Savannah. C’est aussi rendre le lustre à la vieille demeure et dévoiler ses secrets… Car si les Yankees l’ont épargnée, c’est pour l’amour d’un fringant capitaine pour la belle propriétaire.

Tous les ans, pour célébrer l’anniversaire du premier président des Etats Confédérés, Jeff Davis, un bal est organisé dans la somptueuse demeure. Amanda doit se préparer et revêtir une robe d’exception ! Elle est une « vraie beauté du Sud »…
« Le tissu était d’un merveilleux vert émeraude, avec des reflets chatoyants qui faisaient admirablement ressortir sa peau ivoire et ses cheveux doux doré. Au dessus de la vaste crinoline, sa taille et son buste menus étaient moulés à ravir. »
L’excitation de cette soirée monte d’un cran, lorsqu’elle apprend par son amie Cheryl que Jérôme Colby honorera la réception de sa présence. L’héritier de la famille est un homme puissant, accaparé par ses affaires et qui ne vient au Chesnay que rarement depuis la mort de ses parents. Six ans auparavant, elle l’avait aperçu sur la propriété. Il était sur son étalon à galoper fougueusement (Arrêtez de rire !). Pour la jeune adolescente, il incarnait le prince des contes et elle lui consacra, à compter de ce jour, tous ses rêves… Secrètement, elle emmagasinait les renseignements et gardait de folles et naïves espérances. Mais les fantasmes qu’elle aimait imaginer prirent fin un jour lorsqu’elle découvrit la véritable personnalité de cet homme ; goujat, hautain et bien trop dominateur.

Dans la salle de bal, Amanda devient une petite fille. Le décor est digne de la splendeur d’antan. Au bras de son ami d’enfance, elle est subjuguée par les lumières qui de la maison s’étendent jusque dans le parc. Son regard se perd dans la foule bigarrée de soie et d’alpaga pour se porter sur le portrait altier du Colonel Colby. Alors qu’elle se plaît à penser à l’indignation de son grand-père… un soldat yankee dans une demeure sudiste… Amanda se retrouve face à l’héritier, toujours aussi beau, aussi irrésistible ! Elle se sent épinglée et détaillée outrageusement, car malgré un salut condescendant, les yeux de Jérôme Colby s’attardent avec intérêt sur son décolleté.

Les valses se succèdent et donnent à Amanda un tournis bien agréable. Un cavalier se présente et lui propose une danse. Un petit tour, deux petits tours, l’approche est d’une séduction directe, froide et le coeur d’Amanda s’emballe.
Jérôme Colby est intéressé par cette orgueilleuse jeune fille qui le snobe. Un jeu s’engage entre eux et il espère en être le vainqueur.
Amanda est innocente, elle garde en elle une fraîcheur qui étonne Jérôme. Lui, désabusé et cynique, ne songe qu’à ses plaisirs immédiats. L’amour est une notion ridicule, fausse, il faudra qu’elle le comprenne, vite, il n’a pas de temps à perdre avec une ingénue.

Baisers, disputes, réconciliations, ruptures, le rythme fluctue suivant les humeurs et les désirs, sans jamais y mêler l’amour. Jusqu’au jour où Jérôme propose le mariage à Amanda comme s’il procédait à une transaction commerciale…

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Mon avis :
Des têtes à claques ! l’un et l’autre. Lui pour être aussi despotique et macho et elle pour être aussi niaise et masochiste. Il a souffert dans son enfance d’un père et d’une mère égoïstes. Marqué par leur dédain, il en est devenu exécrable. Amanda fait une fixation sur cet amour, elle en oublie fierté, dignité et raisonnement. Au moindre claquement de doigt, elle accourt fidèle (langue pendante, cheveux au vent).
Les seuls personnages sympathiques sont le pépé qui peste dans sa barbe après le yankee, radotant des souvenirs que son grand-père lui racontait, et la gouvernante des Colby qui houspille après Amanda pour qu’elle retrouve un peu d’amour-propre.
‘Tout un monde d’évasion »… on peut dire que je n’ai pas eu une once de rêve dans cette romance trop datée, trop arriérée. La condition de la femme est réduite en purée.

J’ai souvenir de quelques lectures au temps de mon adolescence, elles étaient moins affectées, plus sensuelles, mais il est vrai que c’était une époque où je m’effarouchais de peu. Mais pour le challenge de Karine, persistons ! Dès demain, je commence « Celui qui hantait ses nuits » de Charlotte Lamb.
Et comme je ne veux pas souffrir seule, j’adresse à Sharon mes salutations accompagnées de… « La valse de l’espoir ». J’ai hâte de lire son billet !!!

Edit du 14.08 : Karine l’a découvert dans sa PAL ! et l’a lu…

D’autres billets chez Karine, Sharon,

A bientôt pour ma semaine du romanesque !

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autant-en-emporte-le-vent2.
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La séduction du Highlander – Tome II

logoHighlander1Challenge « Highlander » de Bladelor
Un autre logo est à votre disposition
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la-seduction-du-highlanderLa séduction du Highlander
Les McCabe – Tome 2
Maya Banks

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Keeley McDonald est tenue à l’écart de son clan. Exilée et reniée par son oncle, elle vit misérablement dans une cabane et gagne de quoi subsister en tant que guérisseuse.
Un jour, sur le pas de sa porte, elle découvre un homme blessé qu’elle sauve de la mort. Ce guerrier, piégé par l’ennemi de la famille, Duncan Cameron, est Alaric McCabe, le frère du laird du clan voisin (tadadam).
L’époque est incertaine, les ennemis sont nombreux
à défaire les alliances et à tenir des embuscades. Le roi d’Ecosse, un Stuart, a besoin d’un soutien loyal et désire consolider ses liens avec les puissants clans. Sa nièce, la belle Mairin, a épousé Ewan McCabe et Alaric doit s’unir à l’unique héritière des McDonald, l’étrange Rionna, plus garçon que fille.
(Si vous désirez lire l’Histoire de l’Ecosse, c’est ici, et la vie des Stuart jusqu’aux Hanovre, c’est là. Mais revenons à nos kilts ! y a qu’ça qui nous intéresse…)

Ange et démon. Malgré ses délires, Alaric n’est pas insensible à la beauté de sa bienfaitrice et n’hésite pas à réclamer sa chaleur, sa douceur et ses baisers… Des bontés que Keeley lui attribue généreusement, car Alaric a un corps sculptural et un visage d’archange (ronron). Ce guerrier, une fois guéri, repartira et la laissera avec d’agréables souvenirs (les souvenirs tiennent chaud l’hiver, les regrets, non).
Après une nuit de soins, de fièvre, d’incertitude et de… pro-mis-cuité, Keeley découvre à son réveil, trois hommes qui la menacent. Avec autorité, Ewan McCabe souhaite ramener son frère
dans son fief et contraint Keeley à les suivre. Elle devra continuer à veiller sur Alaric et soigner les gens du clan. Ce que le laird McCabe propose à la jeune femme d’une manière brutale, impérieuse, c’est la charge de guérisseuse, un poste de confiance, et sa protection si elle donnait son allégeance.
C’est de son plein gré et non soumise que Keeley accepte l’injonction. Elle est fière et réfractaire à toute oppression.

Au château, elle rencontre un très bon accueil et sympathise avec les femmes qui l’entourent. La complicité qu’elle avait avec sa cousine Rionna lui manque et elle retrouve un peu de cette amitié en Mairin. Une cellule familiale se reforme petit à petit et sa dévotion aux McCabe se renforce. Son courage, sa persévérance, font honneur au clan et suscitent l’admiration des redoutables Highlanders.
(Et Alaric ?)
Dévouée, Keeley l’est jour et nuit, Alaric est un patient exigeant, capricieux dans ses désirs (oh, boy !). Il veut son « Ange » à ses côtés et oublie un peu trop vite les desseins matrimoniaux qui l’attendent. D’autres préoccupations l’accaparent, plus sensuelles et plus insatiables (Il est costaud le bougre et affamé).

Le temps de l’hiver, le coeur et l’âme de Keeley s’offrent (Cess aurait ajouté un autre attribut corporel), mais lucide, elle sait qu’elle devra un jour céder sa place à une autre. Les deux amants connaissent les préceptes que sont le devoir et le sacrifice ; il en va de la survie de deux clans.
Le roi a annoncé sa venue et espère bénir les noces au plus tôt. Quant au félon Duncan Cameron, il guette l’instant propice pour asséner ses coups.

L’amour ne durera-t-il qu’une saison ?…
(Les petits points de suspension sont ponctués par les tambours du Bronx. La question est solennelle.)

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Deuxième tome d’une trilogie, le roman raconte l’histoire d’Alaric McCabe, le deuxième frère de la fratrie. Plus charmeur, plus démonstratif et spontané que son aîné, il n’en est pas moins un féroce combattant (Grrr). Conscient de son rôle et de l’enjeu stratégique, il est prêt à renoncer à son amour pour Keeley et à faire un mariage de raison.
Avec Keeley, leur entente n’est pas que charnelle (c’est bien plus profond que ça !), ils ont les mêmes aspirations mais connaissent le devoir, une abnégation totale pour leur clan. Si Alaric ne peut s’affranchir de sa famille, Keeley, plus libre, soutient son amant et approuve ce sacrifice (ils ont la loyauté chevillée au corps).
J’ai passé un plaisant moment dans cette lecture, mais j’ai trouvé que la partie « don de soi » était excessive. L’auteur, voulait-elle nous arracher des larmichettes de désespoir ? C’était lassant et surfait. Ce que j’ai apprécié par contre… ce sont les balades sur les landes écossaises. C’est vivifiant et ça donne chaud. Ils sont bien bâtis ces Highlanders ! Ils doivent avoir de beaux mollets. Puis Alaric est un bon coatch.
Donc… une histoire charmante, plus intéressante que d’autres du même genre, des personnages pittoresques, de la vaillance, des scènes physiques, des kilts, des couvertures en fourrure, de l’humour, des frissons… et beaucoup de sentiments.
Vous pouvez noter !

D’après Bladelor, instigatrice du challenge, le 1er tome, au titre évocateur « Dans le lit du Highlander », est encore mieux… Alors…

D’autres billets chez Bladelor, Cess,

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Des Highlanders échevelés…
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Il était une fois, la Belle et la Bête

Challenge « 13 comme b. » de Mademoiselle Pointillés
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la-belle-et-la-bete-de-eloisa-jamesIl était une fois,
La Belle et la Bête
Eloisa James
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Quatrième de couverture :
« A cause d’une malencontreuse méprise, la ravissante Linnet Thrynne est déshonorée. Sa tante trouve alors une solution : Linnet épousera Piers Yelverton, futur duc dont personne ne veut. Et pour cause : victime d’un accident qui l’a laissé boiteux et impuissant, il terrorise son entourage de ses fureurs dévastatrices. Puisqu’il n’a aucun espoir d’engendrer un héritier, il acceptera de donner son nom à une femme qui, pense-t-il, porte la vie.
Ce sera l’union de la Belle et la Bête.
Sauf que Linnet est aussi pure que la blanche colombe et que son irascible fiancé est loin d’être un monstre… »

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Sachez de suite que j’ai mis 4 étoiles sur 5, sur Babelio !

Il était une fois… un début navrant. L’auteur nous emmène au théâtre avec des scènes et des descriptions particulièrement exagérées. Une tante Zenobia, un paternel Cornélius, un vil prince Augustus et une héroïne Linnet, sont détaillés dans le premier acte. Avec minutie, elle nous raconte jusqu’à la couleur des boutons « d’argent incrustés de fleurs d’ivoire », en passant par l’émail diamant des dents de Linnet, le décolleté d’une robe qui révèle une poitrine « de vache laitière », et… l’indisposition gastrique de Mme Underfoot qui a souillé les pieds du roi de Norvège lors d’une cérémonie dans la salle du trône… Les vapeurs, les sels, les plumes qui tressautent sur la tête, les jérémiades, les emportées lyriques… la crise !… Cette introduction est juste à l’orée d’un premier sourire qui s’esquisse et d’un rire bien franc…
La tante a la bonne idée de proposer une union à sa nièce « gourgandine » qui serait enceinte sans l’être… (Personne ne croit Linnet lorsqu’elle dit qu’avec Augustus, elle n’a jamais dépassé le baiser)… donc… le comte Piers Yelverton, futur duc de Windebank, serait la solution idéale car ayant eu un grave accident petit, il n’est plus en mesure d’assurer une descendance.

« – J’ai une idée.
– De quoi s’agit-il ?
– Pas de quoi… de qui !
– Qui ?
– Yelverton, l’héritier de Windebank…
– Tante Zenobia, pourquoi pensez-vous que le duc voudrait de moi comme épouse pour son fils ?
– Il est désespéré. Je le tiens de Mme Nemble, qui est une amie intime de lady Grymes dont, vous le savez, le mari est le demi-frère de Windebank.
– Non, je ne le savais pas, rétorqua le vicomte. Et d’ailleurs, je m’en moque. Pourquoi Winderbank est-il désespéré ? Son fils est-il simple d’esprit ? Je ne me souviens pas de l’avoir vu à la Chambre.
– Pas simple d’esprit. Mieux encore ! s’exclama Zenobia d’un air triomphant.
Il y eut un silence, au cours duquel Linnet et son père s’efforcèrent de comprendre ce que cela pouvait signifier.
– Il n’a pas ce qu’il faut, expliqua Zenobia.
– Ce qu’il faut ? répéta le vicomte sans comprendre.
– Il lui manque quelque chose, précisa-t-elle.
– Un doigt ? hasarda Linnet. »

A compter de ce passage, je savais que je n’allais plus m’ennuyer ! Amies de la Force Rose, je vous recommande ce livre qui a un fort potentiel comique en plus d’une belle romance. J’ai relevé les pages… 93, 113, 115 et bien d’autres encore ! Linnet est une jeune demoiselle naïve qui est avide d’émancipation, curieuse et intelligente. Elle joue de sa beauté sans prétention et cache sa culture, son humour, sous un vernis de distinction et de convenance. Elle va rencontrer « la Bête », un homme dur, intransigeant, sarcastique, qui souffre des souvenirs de son enfance. Médecin et chirurgien, il dissèque toute chose et emploie très souvent les paroles réfrigérées d’un légiste. Ainsi, la belle poitrine de Linnet sera pour lui des glandes mammaires fonctionnelles.
D’autres personnages, charmants, interviennent dans l’histoire. Ils agrémentent la lecture et la rendent divertissante.
Si ce livre m’a plu, c’est aussi dû aux sentiments qui s’épanouissent au fil de la lecture. J’ai souri, ri et j’ai eu des pincements au cœur ; des drôleries, nous passons à la tendresse, aux émois, puis à d’autres émotions…

Ce tome est le deuxième d’une série sur les contes de fées, le premier étant consacré à Cendrillon avec le titre « Les douze coups de minuit ». Je pense lire le suivant.

Des billets chez Chi-chi, Pimpi, Patacaisse,

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Edmund_Dulac
Œuvred’Edmond Dulac
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Les leçons d’une courtisane


Challenge
amoureux de l’Irrégulière
Once upon a time de Pimpi


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Les leçons d’une courtisane
Emma Wildes

Quatrième de couverture :

« La belle Brianna est mariée depuis trois mois au duc de Rolthven, qui a toutes les qualités rêvées. Sauf qu’il ne lui consacre pas une minute. Il n’a que faire d’une oie blanche, se désole-t-elle. Mais elle l’aime et veut le mettre à ses pieds, aussi se lance-t-elle dans un ambitieux projet : séduire son mari ! Aidée des conseils d’un petit manuel interdit tombé entre ses mains, la sage duchesse va alors se muer en déesse de la volupté… à la grande stupeur de son époux.
Un jeu dangereux, dont Brianna n’a peut-être pas mesuré toutes les conséquences. »

Cette romance est une déception car j’aurais aimé ressentir un peu plus d’émotion. Il n’est pas bon de s’endormir sur la page « des ébats passionnés » et cette somnolence n’est pas à mettre sur le compte de mon rhume. Malgré tous les critères réunis, sans être trop sévère, je dirais que ça manque de piment, ça paraît superficiel, lisse, et le duc est trop sage, voire mou, pas assez à la hauteur de sa stature.
L’histoire est partagée entre un couple, Brianna-Colton, et un couple en phase de le devenir, Robert-Rebecca. Séduction, conquête, jeux… les femmes sont des amazones modernes qui, armées d’un petit livre interdit, prennent les brides de leurs avenirs.

A mes copines « Force Rose »… Patacaisse, Sandy, Vilvirt ?…
Ce livre est à votre disposition, si vous désirez le lire, je vous l’envoie !
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Alphonse Léon Noël
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Les insoumises, Audrianna, tome I

Challenge Amoureux de L’irrégulière, Catégorie « Truc Light »
Challenge « Vie de château » de Cécile, Mademoiselle P ointtillés et Pimpi
Challenge « Once Upon a time » de Pimpi

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Les insoumises
Audrianna, tome 1
Madeline Hunter
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Audrianna est seule dans une auberge de village. Il est certain que la réputation d’une demoiselle est compromise aussitôt qu’elle se balade sans chaperon, mais que peut attendre une jeune fille de vingt-cinq ans dont le père s’est suicidé à la suite de son procès pour trahison envers la Couronne !
Sous l’oeil goguenard de l’aubergiste, Audrianna demande une chambre et informe qu’elle attend une personne. Celle-ci devra être conduite auprès d’elle, lorsqu’elle demandera à parler à un certain Mr. Kelmsleigh.
A l’abri des regards, Audrianna arme son révolver et pense à ce Domino qui a donné rendez-vous à son défunt père. D’où sort cet inconnu ? N’a-t-il pas appris le décès de son père, deux ans plus tôt ?

Lord Sébastien Summerhays arrive à l’auberge des Deux Glaives. D’après l’annonce inscrite dans le Times, un certain Domino souhaiterait rencontrer feu Horatio Kelmsleigh. Cet homme, responsable du Conseil d’Artillerie, accusé d’avoir falsifier les comptes des munition en poudre destinées à la guerre, est mort avant d’avoir donné des explications, laissant le mystère entier.
En rentrant dans la petite chambre seulement éclairée par la faible lueur du feu, Sébastien espère tirer des révélations de ce contact. Accusateur véhément lors du procès, il est prêt à clore le dossier et à venger son frère Morgan, troisième marquis de Wittonbury, cloué sur un fauteuil roulant, handicapé par ses blessures de guerre.

En cette nuit froide et pluvieuse, après quelques discordances verbales et corporelles, tous deux vont être contraints au mariage.
Audrianna ne croit plus à l’amour et Sébastien, jouisseur et libertin, se soumet à condition de garder sa liberté, son indépendance. Une chose est certaine, ils ont des points communs… Retrouver les instigateurs du complot, les vrais coupables, rendre heureux Morgan qui s’est pris d’affection pour Audrianna et… calmer l’envie, le désir, qu’ils ont l’un pour l’autre.

Avant de partir dans sa nouvelle demeure, Audrianna tient à recevoir les conseils de ses amies. Après le drame familial et l’abandon de son fiancé, elle a quitté le giron maternel pour la demeure campagnarde de sa cousine Daphné qui, suite à son veuvage, s’est transformée en horticultrice. Dans cette maison qui fut son refuge durant deux ans, Audrianna a été heureuse et loin d’être solitaire car deux autres jeunes filles, Celia et Lizzie, ont trouvé l’hospitalité chez Daphné et assistent celle-ci dans son négoce.
Même si les trois amies ne sont plus de candides adolescentes, elles poussent Audrianna à accepter la demande et voient avec confiance cette union de convenance.

Passion et aventures seront les prémices de ce mariage…

Premier livre d’une série, cette romance inaugure aussi ma catégorie « Romanesque ». J’ai passé un agréable moment avec des personnages sympathiques et attachants. Femmes et hommes sont blessés, prisonniers de leurs conditions, mais sachez qu’ils sont beaux, ardents, un peu désespérés, dignes et héroïques.
Je pense lire le tome consacré au sulfureux duc de Castelford qui a ma préférence… pour les raisons que vous devez vous douter un peu.
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Peinture de Charles Robert Leslie
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Mystérieuse Alathéa

Je vous présente un livre de la collection « Les romans préférés de Barbara Cartland », tiré du haut de mes étagères couvertes de poussière.


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Mystérieuse Alathéa

Elinor Glyn

Quatrième de couverture :

« Février 1918…
Dans son splendide hôtel parisien, sir Nicholas Thormonde vit des jours douloureux. Revenu du front gravement blessé, lui, le bel officier intrépide, se sent humilié, inutile.

Sur le conseil d’un ami, il décide d’écrire, mais il lui faut une secrétaire.
Miss Alathéa Sharp se présente : toute jeune et pâle dans une pauvre robe, le visage caché par des verres fumé, mais parfaite secrétaire.
Cependant, Nicholas s’irrite : à toute question, à toute parole aimable, elle se dérobe, glaciale.
Un jour, par surprise, Nicholas découvre son vrai visage, d’une rare distinction, son regard d’un bleu intense. »

J’ai commencé cette lecture avec une petite joie emplie de nostalgie. Trente années séparent ma première lecture de cette re-lecture. J’étais alors une petite adolescente au début des années quatre-vingt, un peu honteuse de lire ce genre de roman, consciente que la comparaison ne souffrirait pas des autres histoires qui me faisaient fantasmer ; Jane Eyre, Le Grand Meaulnes, les Claudine…
J’ai ouvert ce livre qui sent la poussière et dont les pages jaunies ont l’aspect rêche du vieux papier. Je me suis retrouvée dans l’appartement parisien, décoré avec richesse, de Nicholas. Son humeur est sombre, dépressive, presque suicidaire. Grièvement atteint dans ses chairs, il fait défiler le temps sous sa plume, sur les pages de son journal intime.

« Ma vie ne vaut plus la peine d’être vécue. La guerre m’a ravi en pleine jeunesse toutes les joies qu’un homme peut attendre de l’existence.
Je me contemple avant de replacer le sinistre couvre-oeil sur mon orbite gauche. Borgne, avec une épaule déjetée et la jambe droite amputée au niveau du genou… »

Ce soldat mutilé, désœuvré, solitaire, une gueule cassée, est une image follement romantique pour une Super Midinette. Plus il souffrait, plus j’aimais ! Ce n’est pas de l’insensibilité, nous sommes dans un roman sentimental, nous savons que notre héros ne restera pas longtemps anéanti… Lorsqu’arrive Miss Alathéa, la rencontre n’est pas très chaleureuse. La demoiselle est un épouvantail tiré à quatre épingle ; vieux chapeau, habits démodés, lunettes à triple foyers, cheveux prisonniers d’un chignon sévère… Nicholas note : « Insignifiante petite Miss Sharp ». Insignifiante ? Vraiment Nicholas ? Pas pour longtemps…
Les sirènes retentissent, les obus tombent, la place Vendôme est brisée. La guerre n’est pas terminée… nous sommes en février 1918… A la fin du roman, nous sommes le 11 novembre, c’est l’armistice, les canons grondent mais de liesse, et Nicholas étreint sa bien-aimée en récitant les vers d’un poème :
« Lorsque nos fortes âmes, vainquant leurs réticences,
Sauront n’en plus faire qu’une, enfin et pour toujours ! »

Ai-je ressenti l’exaltation de mes treize ans ? Non, mais je m’y attendais. J’ai donc entamé cette lecture avec beaucoup d’indulgence et le sourire ne m’a pas quitté. Le style est très désuet, il date de 1922, mais l’intrigue est indémodable. Un homme démoli, riche, une femme mystérieuse, hautaine, pauvre, le chat qui guette la souris, un mariage arrangé, l’amour qui frémit mais qui reste secret…

Je ne relirai plus cette collection, mais dès que je retournerai chez mes parents, j’écumerai les coins du grenier à la recherche des autres livres. Je ne serai plus embarrassée et  je vais leur trouver (ou faire) une parcelle vide sur les étagères de ma petite bibliothèque, en mémoire de mes heures passées à rêver.



Portrait d’Elinor Glyn

Challenge d’Antoni
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