Carte postale de Cabourg… Flots, fleurs, ciel ; entre mer et jardin

Cabourg, un soir du mois d’août, sur les pas de Marcel Proust
La place fleurie devant le Grand Hôtel

La plage… sous la digue-promenade

 

Publicités

Cuisine d’été de juillet

Je sors de ma retraite pour vous communiquer les liens culinaires du mois de juillet.
Vous trouverez d’excellentes recettes chez nos marmitonnes :

Béa – Marmitako de thon,
Salade de courgettes grillées, menthe, pignons et fromage
Enna – Salade de pâtes à la tapenade et aux herbes
Isabelle – Tarte aux rubans de courgettes
Cheesecake au brocciu et à la rhubarbe,
Lasagnes au tofu
,
Gâteau roulé à la crème tofu et chocolat, glaçage chocolat,
Cappuccino de carottes au citron avec chantilly
L’Irrégulière – Tarte aux courgettes, chèvre et tomates

 

Je vous propose en cette fin de mois une recette prise chez Béa

A bientôt, fin août pour un autre récapitulatif !

 
Salade de courgettes

 

Ingrédients pour 4 personnes :
– 6 petites courgettes du jardin ou bio
– 2 tomates
– 1 citron
– 1 oignon rouge
– Feuilles de menthe

– 1 grosse poignée de pignons
– Fromage (parmesan, chèvre, feta…)

– Olives noires
– Huile d’olive, crème balsamique
– Sel, poivre


Préparation :
– Faites revenir les courgettes coupées dans un poêlon avec un peu de matière grasse et ajoutez l’oignon émincé.
– Après quelques minutes de cuisson, mettez un filet d’eau et laissez cuire encore 5 minutes. Surveillez et remuez.
– Une fois que l’eau a été absorbée et que les courgettes sont bien dorées et cuites comme il se doit (al dente), versez-les dans un plat.
– Coupez les tomates en petits dés et ajoutez-les au plat. Ainsi que
les olives, les pignons torréfiés, la menthe fraîche ciselée et le jus du citron.
– Versez de l’huile d’olive et du vinaigre balsamique, salez, poivrez.
– Garnissez de copeaux de fromage ou avec des dés de feta.

Cette délicieuse salade se mange froide ou légèrement tiédie.

 

 

 

Le retour des Plumes pour débuter les vacances…


Avec une guirlande de mots imposés, il fut un temps où je passais des jours d’été à écrire les Plumes d’Asphodèle. Pour l’anniversaire des Plumes, pour faire un petit coucou à Aspho, Mind nous a recontactés et nous a conviés à reprendre l’exercice.

Fidèles au rendez-vous, Mind, Valentyne, Soène, Lydia, Aliénor, Laure, Émilie, Pathcath, Pativore, Antiblues, Martine27, Célestine, Laurence, Sharon et même Asphodèle, ont répondu « présent ! »…

Des mots, une histoire, « Récit décousus d’un naufragé du temps », j’ai repris celle que j’avais abandonnée pour lui donner une courte suite.

Aidés d’un groupe de mercenaires, un historien doit accomplir une mission dans un autre temps… (voir la page)

 

Chapitre VIII

Les mots : Aquarelle, voyelle, mirabelle, maternelle, stèle, éternel, bretelles, ribambelle, infidèle, dentelle, cannelle, passerelle, balancelle, ritournelle

Dans ma chambre, appuyé contre le chambranle de la fenêtre aux persiennes à moitié fermées, je regarde la rue pavée. Les sons montent et offrent une cacophonie mal orchestrée… le bruit des attelages, des sabots des chevaux, les cris des camelots, la ritournelle d’un jeune ouvrier qui monte un étal devant l’échoppe d’un boulanger, pour la belle infidèle qui lui apporte une brioche sortie du four, et toute une ribambelle d’enfants qui se courent après, c’est un matin déjà bouillonnant et fiévreux.
Je viens de terminer le rapport de la journée d’hier en revivant l’instant où j’ai appris à Alex les fourberies de Jouve et de Chaïd. Les deux traîtres avaient convenu de nous subtiliser le joyau avant de regagner le bateau, mais la garde du khalifat lancée à nos trousses les avait attrapés et tués. Cachés chez un ami de Cortes, nous n’avions pu les enterrer que deux semaines après, alors que leurs corps suspendus étaient comme de la dentelle, avec sa trame fragile et ajourée. Une nuit, j’avais laissé le soin à mes amis de décrocher les corps et de creuser une sépulture. Un repos éternel sans stèle, anonyme, loin de leur terre maternelle.
A ce jour, je ne sais toujours rien de leur complicité, et un millier de questions viennent me tarauder l’esprit. Je ressors de ma poche un billet écrit par Jouve que j’avais retrouvé dans les affaires de Chaïd. Un texte sans voyelle, impossible à lire, impossible à déchiffrer. Ce morceau de papier attestait du caractère réfléchi de leur mission et je comptais bien en savoir un peu plus…
Un doux ronron vient me sortir de ma torpeur. C’est la chatte d’Alex, Mirabelle, qui le précède toujours en annonçant la venue de son maître. Je m’empresse donc de m’habiller et j’en suis à remonter mes bretelles quand Alex pousse la porte.
– Tu as bien dormi ?
Je découvre mon ami bien mieux que la veille et j’en suis ravi. Notre soirée passée à nous rappeler des jours heureux lui a fait le plus grand bien.
– Oui, j’ai dormi comme un loir ! Et ça ne fait qu’une petite heure que je suis réveillé. Je mets ma veste et je te suis…
– Ne te presse pas, nous avons toute la matinée. J’ai transmis ton journal et le diamant à un agent qui a pris une passerelle spatio-temporelle, à l’aube. J’espère que Martins les recevra dans les temps.
– Tu as un peu cogité sur la trahison de Jouve ? Crois-tu qu’il était seul aux commandes ? C’est quand même incroyable !
– Je n’en sais fichtre rien ! Jouve était certainement un pion. Son intelligence n’était pas très brillante !
– Que faisons-nous ce matin ? Je dois retrouver Conrad et Cortes cet après-midi.
Alex rit et me fait signe de le suivre.
Dans le labyrinthe du palais, nous passons de salle en salle pour arriver dans son bureau. En barrant sa bouche de son index pour me dire de me taire, il me fait approcher d’une fenêtre ouverte et m’invite à voir la vue qui surplombe un jardin. Le tableau est beau, on dirait une aquarelle. Les frondaisons fleuries aux douces teintes sont le décor d’une scène amoureuse. Sur une balancelle, deux silhouettes enlacées sont en murmures et en baisers. Une jeune femme à la peau cannelle, ploie sous le corps d’un amant.
Ne pouvant retenir un rire franc qui les dérange, le ténébreux Cortes lève la tête et me fait un clin d’œil.
De notre mission, nous avions ramené les deux plus beaux joyaux de la cité de Meknès ; le Diamant du Nil et la sœur du sultan, la belle Jasmina.

 

9 Jean Francois Portaels, Beauté orientale

 

 

La princesse Élodie de Zébrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi…

Un livre offert par l’auteur, Pierre Thiry

 

princesse Elodie 1La princesse Elodie de Zébrazur et
Augustin le chien qui faisait n’importe quoi
Texte de Pierre Thiry
Illustrations de Samar (dessinatrice) et Hani Khzam (graphiste)

 

Dans le monde « Il était une fois » de Pierre Thiry, conteur et poète, vivent des lapins, Isidore Tiperanole, et une princesse qui se nomme Élodie de Zébrazur toujours accompagnée de son chien Augustin qui faisait n’importe quoi.
Augustin porte bien son nom car il n’arrête pas de faire des bêtises ! Au château, il fait le désespoir de la gouvernante Madame Brichard, la fée du logis qui astique et range en permanence. A la ville, il se comporte comme un malotru en prenant, ou volant, tout ce qu’il veut. A la plage, il court après les mouettes, ennuie les crabes et fait fuir la sirène Sapience de Pressiozitédémerode. Puis à la campagne, il perturbe les vaches qui pour se débarrasser de lui, le chargent comme des taureaux !
Non, mais vraiment, n’importe quoi !!!
Vous pensez bien alors, que la princesse Élodie ne sait plus quoi faire ! Mais Augustin, très mignon, reste un bon compagnon… et tout est bien qui finit bien car il apprendra que « dans la vie on ne peut pas faire n’importe quoi »

Cette histoire est à lire aux jeunes enfants qui s’amuseront des multiples mésaventures d’Augustin. Dans un effet à répétition, elles sont comme le refrain d’une comptine. Augustin est un petit chien affectueux et tout fou. Dès qu’il est réveillé, il part truffe au vent vers d’audacieuses et hasardeuses péripéties. Pas facile de le suivre, mais avec lui, on ne s’ennuie pas, et l’enfant, après avoir ri, s’endormira sur une note plus douce, plus apaisée, car l’auteur nous invite à écouter « le bruit des vagues et le chant des coquillages… infinité de merveilles. »
Petite surprise, l’enfant aura le plaisir de colorier les nombreux dessins qui illustrent le conte.
Je vous recommande ce petit livre, drôle, heureux et plein de poésie.

 

princesse Elodie 2

 

 

Jackaby – Tome 1

Un livre offert par Babelio et les Éditions Bayard dans le cadre des Masses Critiques
Challenge polars avec Sharon

 

 

Jackaby
William Ritter

 

Nouvelle-Angleterre, 1892,

Abigail Rook, dix-sept ans, a quitté l’Angleterre depuis un an pour fuir la vie que ses parents lui destinaient après ses études. Épouser un homme à la situation déjà établie, porter des tournures et des corsets, avoir des enfants et tenir une maison n’étant pas ses aspirations premières, elle était partie dans les Carpates sur un site de fouilles archéologiques, en quête d’émancipation. Et pour continuer l’aventure, elle avait pris un bateau pour la Nouvelle-Angleterre.

En ce mois de janvier 1892, elle se retrouve sur le port de New Fiddleham, seule et désargentée, à la recherche d’un gite et d’un travail. Courageuse, déterminée et doté d’un bel optimisme, elle répond à une annonce pour un emploi chez un détective privé peu ordinaire, Mr R.F. Jackaby, spécialiste en phénomènes inexpliqués, qui enquête et donne des conseils sur des affaires d’ordre paranormal.
Séduit par l’intelligence et les capacités d’Abigail, Jackaby l’embauche et met à sa disposition une chambre dans sa grande maison, une bâtisse tout aussi étrange que lui, pleine de vieux livres, d’éprouvettes, d’ossements et d’une collection de runes gravées, qu’il partage avec un fantôme, la belle Jenny, et Douglas le canard chargé des archives, qui fut avant sa transformation un charmant jeune homme.

Après avoir accepté le fait qu’un monde surnaturel venu des croyances du vieux continent puisse exister, Abigail est confronté à sa première enquête, la mort d’un journaliste du Chronicle retrouvé dans son lit, vidé de son sang, avec pour seul indice l’empreinte d’une chaussure métallique.
Si Jackaby a la faculté de percevoir l’invisible et le fantastique, Abigail, très observatrice, est capable de voir l’ordinaire, toutes ces petites choses qui mènent à bien une investigation.
Passant outre la colère de l’inspecteur chef Marlowe qui ne voit pas d’un bon œil cette intrusion, Abigail et Jackaby vont rechercher le meurtrier dans l’univers des créatures fantastiques et découvrir qu’une vieille dame, qui est en réalité une banshee, annonce par des pleurs les morts survenues et à venir, car celui qui vient de mourir, Arthur Bragg, ne sera ni le premier ni le dernier cadavre.

Banshees, fantômes, trolls, lutins, métamorphes, leprechauns, Abigail n’est qu’au début de ses surprises…

Ce tome est le premier d’une série, dans laquelle Abigail et Jackaby traquent des assassins qui n’ont rien d’humains. Comme le duo d’Arthur Conan Doyle, Holmes et Watson, elle est l’assistante et la narratrice, lui est un enquêteur hors norme. Si je fais le parallèle avec une autre série, je pense également à la saga de l’Epouvanteur de Joseph Delaney, avec toutes les créatures surnaturelles issues des contes et légendes, l’action et le côté obscur.
L’histoire se lit bien, elle est du genre accrocheuse (suspense, frissons et émotions), et les personnages principaux sont tous attachants avec leur part de mystère et de fragilité.
Je recommande donc ce roman fantastique, aux initiés du genre… Mais je recommande, aussi, aux jeunes lecteurs qui souhaiteraient s’aventurer dans un autre monde.
A suivre !

 

 

Banshee, illustration de W.H. Brooke pour les Fairy Legends and Traditions of the South of Ireland de Thomas Crofton Croker, 1825

 

 

Tarte aux courgettes

Les Gourmandises en Angleterre avec Lou et Cryssilda

Vous trouverez des recettes chez

Sandrion – Tarte aux courgettes
Béa – Mousse aux fraises
Lilas – Scones (Angleterre)
Bidib – « Rendez-vous au cupcake café » de Jenny Colgan et Cakes au citron avec meringue (Angleterre)
Belette – « Alimentaire mon cher Watson » d’Anne Martinetti (Angleterre)

 

 

Ingrédients :
– 1 pâte brisée
– 4 courgettes
– Tomates cerises
– 2 œufs
– Gruyère râpé
– 500 g de fromage blanc
– 1 bûche de chèvre
– Cumin (grain), herbes de Provence
– Huile d’olive
– Sel, poivre

Préparation :
– Préparez et étalez la pâte dans un moule à tarte. Piquez avec une fourchette.
– Éparpillez le gruyère râpé sur le fond avec des graines de cumin.
– Mélangez le fromage blanc avec les œufs, salez, et versez sur le gruyère.
– Lavez et coupez les courgettes en de fines rondelles, puis disposez-les sur le dessus du fromage blanc comme on le fait pour une tarte aux pommes.
– Décorez avec des tomates-cerises et ajoutez le chèvre coupé.
– Versez un filet d’huile d’olive, des herbes de Provence et salez, poivrez.
– Enfournez environ 30 à 40 minutes suivant les fours.