Les harengs marinés de Noël à Fjällbacka

Les Gourmandises fêtent décembre en vous proposant des plats de saison, et vont voyager dans les pays du nord avec Cryssilda

Vous trouverez des recettes chez :

Sandrion – Sablés de Noël (Noël)
Enna – Bûche roulée à la mousse de framboises (Noël)
Nahe – Cakes salés pour l’apéro et biscuits étoiles (Noël)
Rosa – Sorbet d’orange, citron et cava (Noël)
Isabelle – Biscuits sapin au chocolat et à l’orange  et Bûche de Noël aux myrtilles (Noël)
Les Conteuses – Les puddings aux pommes (Suède Noël)
L’Irrégulière – Klejner, bugnes danoises (Danemark Noël)

et chez les participantes au challenge « Il était 6 fois Noël »
Lilas – Roulés au chocolat
Lydiane – Petits biscuits de Noël
Sophie – Crinkels
Sorbet-Kiwi – Un vin chaud aux agrumes
Les sorcières – Punch, feuilletés pour l’apéritif, filet mignon au beurre d’escargot et chorizo

Toujours le nez dans le livre de cuisine « Crimes glacés » d’Anne Martinetti  lorsque ça concerne le challenge de Cryssilda, j’ai choisi de vous proposer du hareng. Les Suédois en servent même à Noël car rien n’est meilleur que du traditionnel !

« La vue de tous les mets du buffet installé le long du mur était impressionnant. La table croulait littéralement sous les spécialités : du jambon, du fromage de tête, des harengs sous toutes les formes, des boulettes de viande, des saucisses cocktails et bien d’autres plats encore. Il y avait tout ce que doit comporter un buffet de Noël qui se respecte… »
Extrait du livre « Cyanure » de Camilla Läckberg

Ingrédients pour 4 personnes :
– 8 filets de harengs
– 2 carottes
– 2 oignons
– 25 cl de vin blanc
– 15 cl de vinaigre de cidre
– 10 brins de persil
– 3 feuilles de laurier
– 100 g de gros sel
– 1 c à soupe de clous de girofle
– Poivre
– 2 c à soupe de moutarde
– 4 pommes de terre
– 2 œufs durs

Préparation :
– Disposez les filets de harengs dans un plat creux et saupoudrez-les de gros sel, puis couvrez et réservez au réfrigérateur jusqu’au lendemain.
– Préchauffez votre four th. 7 et mettez à chauffer une grande marmite d’eau.
– Épluchez et émincez carottes et oignons, puis mettez dans un plat allant au four. Sortez les filets du réfrigérateur, essuyez-les pour enlever l’excédent de sel et disposez-les par-dessus. Parsemez de persil et de clous de girofle, ajoutez le laurier puis le reste des oignons et des carottes. Poivrez. Versez vin blanc et vinaigre dans le plat et enfournez 20 min.
– Pendant ce temps, plongez les pommes de terre épluchées dans l’eau bouillante pendant 15 à 20 min. Mettez les œufs à durcir 6 min dans l’eau bouillante.
– Sortez les pommes de terre de l’eau avec une écumoire, écalez les œufs, et réduisez-les en purée en fourchette. Sortez les harengs du four, et récupérez l’équivalent d’un bol de marinade pour la sauce de la salade ; jetez le reste. Filtrez-la au chinois, puis ajoutez la moutarde et battez vivement à la fourchette.
– Dans chaque assiette, disposez 2 filets de harengs avec leur garniture, puis les pommes de terre. Décorez d’œuf dur en purée et de tranches de cornichons, puis nappez de vinaigrette.

Verdict : C’est simple et bon… mais il faut aimer le hareng ! J’ai diminué les proportions pour 2 personnes. La sauce est divine ! Il aurait fallu que je mette dans la salade des rondelles de gros cornichons, mais j’ai oublié d’en acheter ! Et le petit plus, c’est que j’ai toasté et beurré du pain de seigle avec du beurre au fenouil. Le beurre au fenouil se fait avec du beurre et du sel parfumé au fenouil. Essayez et vous verrez…

 

 

Et aujourd’hui dans la brigade des Gourmandises, nous ouvrons nos enveloppes, une carte et une surprise…

Celle qui m’offre une belle attention pour mon Noël, c’est notre amie Catalane, Rosa, du blog « La cuisine de Rosa ». Une étole si douce et si légère, avec des étoiles argentées, une étole qui doit receler un peu de magie… Je pourrais être fée, ou… sorcière !

Vous trouverez d’autres billets enchanteurs, enchantés, chez…

BeaSandrion
EnnaSharon-Nunzi
EstellecalimIsabelle
Rosa à Syl.
Syl. à Nahe
Nahe à Rosa

 

 

 

Paddington et le Noël surprise

 

Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Une lecture commune avec Nahe

 

 

Paddington et le Noël surprise
Michael Bond
Illustré par R.W. Alley

 

Avec une longue liste de cadeaux, Paddington ne désire qu’une chose, c’est d’aller l’apporter au Père Noël. Surtout qu’il souhaite goûter la marmelade qu’il fabrique ! Forcément, le Père Noël en cuisine, n’est-ce pas ?
Il demande donc à la famille Brown et à Madame Bird de l’accompagner dans le grand magasin londonien, Burkridges.

Mais arrivés là-bas, alors que dans les rues c’est la cohue, ils découvrent un magasin déserté par les clients. Pourtant, les rayons sont bien décorés et on leur propose deux visites, l’une pour le château du Père Noël et l’autre pour voir la Féerie des Neiges…

A bord d’un traineau sur rail qui fait la navette entre les différentes scènes richement ornées, Paddington boude son plaisir car il trouve que tout semble factice, artificiel. C’est donc sur une impulsion, comme très souvent avec lui, qu’il décide d’aller voir l’envers du décor. Et là, tout va se compliquer… Bien sûr !

Avez-vous vu un petit ours ? Il porte un duffel-coat bleu, un chapeau rouge et des bottes de caoutchouc jaunes.

Avec cet album joliment illustré, nous lisons une énième aventure du petit ours venu du Pérou, grand amateur de marmelade et de bêtises. Heureusement que la gouvernante Madame Bird veille sur tout le monde !
A lire en cette époque de l’année… Ho ! Ho ! Ho !

 

 

 

 

Des soupes qui nous font du bien

 

Un beau livre pour Noël

 

 

Des soupes qui nous font du bien
Clea et Clémence Catz

 

La simplicité de ce plat rustique prend une autre dimension dans ce livre.

De nos jours, les soupes, veloutés et bouillons reviennent à la carte dans nos maisons, aussi bien à la table quotidienne qu’à une table un peu plus élaborée avec des convives. Plus qu’un effet mode, c’est une prise de conscience. Les soupes mènent à un équilibre alimentaire indispensable à notre bien être.

Simple, mais « léger, rassasiant, complet, détoxifiant, énergisant… doux, agréable, réconfortant… ».

De préférence avec des produits locaux et de saison, les auteurs nous présentent 200 soupes et nous font découvrir certains produits comme l’eau florale ou les algues qui donnent une originalité à ne pas bouder… Mais avant de commencer la cuisine, il est bon aussi de lire les chapitres qui parlent de cuisson, du matériel, du tableau des saisons et du recyclage des épluchures de légumes.

Lorsqu’on se plonge dans le bouillon du livre et qu’on déguste les photographies aux belles compositions, dont la rusticité est le maître mot, on comprend aussi qu’il faut également mettre une touche artistique et gourmande dans nos assiettes… C’est à dire, les accompagner d’une petite noisette de chantilly, de quelques morceaux de légumes crus, servies avec des croûtons et crackers, des fines herbes, des épices… et plein d’autres gourmandises qui sont rapportées dans une partie intitulée « Bar à soupes ».

Chaque saison a ses légumes et ses couleurs ; rouge betterave, blanc laiteux du panais, orange butternut, vert mange-tout… Des soupes cuites, des soupes crues, des soupes campagnardes et d’autres exotiques, parées de graines, d’herbes, de crèmes, des soupes mixées, des soupes avec des morceaux, dans des bols, des assiettes, elles arrivent à être de vraies séductrices et il devient alors difficile de ne pas les aimer…

« Des soupes qui nous font du bien » est un très beau livre que je vous recommande !

Voici une recette pour l’hiver, avec du panais, un vieux légume un peu oublié et snobé, qui revient à nos tables…
« Crème de panais à la poire, pour 4 personnes : 800 g de panais, 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, le contenu de 2 gousses de cardamome, 1 oignon jaune, 1 grosse poire, 1 cube de bouillon végétal, 200 ml de crème liquide végétale
Éplucher les panais et les couper en rondelles. Dans une grande casserole, faire chauffer l’huile d’olive avec la cardamome et y faire blondir l’oignon émincé. Ajouter le panais et faire revenir 5 minutes en remuant de temps en temps. Ajouter les poires en morceaux, couvrir d’eau à la hauteur, ajouter le bouillon et laisser cuire 15 minutes à petite ébullition, jusqu’à ce que le panais soit tendre. Mixer longuement avec la crème végétale, saler et poivrer. »

 

 

 

Un serre-tête pour Noël


Bricolage de Noël,

du végétal dans les cheveux

Fournitures : Serre-tête, fleurs, baies et feuilles en tissus, pisto-colle, rubans en velours, fil et aiguille…

Fabrication :
– En laissant bien 2 cm à chaque extrémité pour pouvoir les rabattre à l’intérieur, en les cousant, collez le ruban en velours le long du serre-tête avec le pisto-colle en faisant attention de ne pas trop déborder.
– Faites un nœud plat avec un morceau de ruban velours, que vous positionnerez sur le côté.
– Préparez vos fleurs et baies et regardez où vous allez les mettre dans un premier temps et dans un second, collez-les avec le pisto-colle… et c’est prêt pour le réveillon !

 

 

 

Le chemin de la plage

Décembre nordique avec Cryssilda
Littérature suédoise
Une lecture commune avec Nahe

 

 

Le chemin de la plage
Anna Fredriksson

 

En apprenant l’infidélité de son mari, Jenny décide de se déconnecter de sa vie durant cinq jours et contacte ses trois amies d’enfance afin qu’elles l’accompagnent pour un périple dans la région d’Österlen, au sud de la Suède.

C’est la fin de l’été, Martina, Anja et Petra voient en ce départ l’occasion de renouer leurs liens qui s’étaient délités avec les années. La quarantaine, toutes les quatre vont aborder les inquiétudes et les contrariétés de cet âge, avec des envies de tout remettre en question, de tout aplanir. La condition de la femme dans le mariage, la condition de la femme en tant que mère, la condition de la femme dans le monde du travail, la condition de la femme en tant qu’amante.
« Prendre de la distance c’est salvateur ! »… Le train, l’hôtel, les balades en vélo, les confidences, les réconforts, la mer, les disputes, les angoisses, les règlements de compte entre copines et le voile sur leur intimité se lève, délestant le poids des non-dits, des secrets.

« Toujours pragmatique et sensée », c’est ce qu’on a dit à Jenny quand on lui a proposé le poste envié de chef de son service. Avec les chapitres du livre qui alternent entre un avant et un présent, on la découvre peu sûre d’elle, stressée, très directive et assez individualiste, organisant son existence autour de son entreprise et délaissant sa vie de couple. Alors après les louanges et les courbettes, ce sont les critiques qui fusent et les mesquineries de la part de ses collègues qui ne tardent pas à échafauder son trépas.
Sur ce point, il est question alors de harcèlement, de la malveillance à tous les étages et de l’incompétence de certains que l’on impute à d’autres, jusqu’à ce que la pression outrage la dignité et fait perdre toute notion objective.

Johan, l’homme qu’elle a aimé, est à Stockholm. Ses jours et ses nuits portent encore l’empreinte de sa présence et Jenny à beau pédaler très vite, elle n’arrive jamais à le semer. Si elle a choisi de se perdre sur les bords de mer d’Österlen, c’est aussi pour retrouver Nicklas qui a tout quitté, son travail et la ville, pour venir avec sa compagne s’occuper d’une maison d’hôtes. A lui qui a toujours été de bons conseils, un ami fidèle et prévenant, elle aurait tant à raconter ! Et puis, il y a Petra qui leur avoue être enceinte, Anja la taiseuse à qui il est difficile de pardonner car elle connaissait depuis six mois l’infidélité de Johan, et Martina… Jenny pédale, se perd dans la contemplation du paysage, et songe au moment où elle sera bien obligée de tout dire…

Une chose est certaine, c’est que tout au long de la lecture on s’imagine faire du vélo et souffler dans l’effort avec elles ! La nature est belle, les odeurs sont salées, il fait beau, mais l’eau doit être froide… Même si le rappel des jours précédents le voyage contrarie la quiétude de ces images, on perçoit une certaine confiance en l’avenir qu’il me plaît de projeter dans la fin du roman laissée comme des petits points de suspension par l’auteur.
C’est le deuxième livre d’Anna Fredriksson que je lis et je vous avouerai que je n’éprouve pas une sympathie débordante pour ses héroïnes, pourtant très en phase avec notre époque. Dans « Rue du bonheur » je disais que j’aimais les seconds rôles et je réitère avec celui-ci.
C’est si doux d’avoir des amis !

 

Une photo d’Österlen prise sur ce site « ici »

 

 

 

Biscuits suédois aux épices, pepparkakor

Les Gourmandises fêtent décembre en vous proposant des plats de saison, et vont voyager dans les pays du nord avec Cryssilda

Vous trouverez des recettes chez :
Isabelle – Velouté d’endives et bleu et Biscuits chocolat-gingembre (Noël)
Enna – Havreflarn, galettes à l’avoine et au chocolat  (Suède)
Les Conteuses – Pain d’épices (Noël)
Bidib – Biscuits de Noël (Noël)
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Des petits sablés suédois pour Noël… Pepparkakor signifie épicé, poivré.

Ingrédients :
– 420 g de farine
– 230 g de beurre
– 180 g de sucre blond
– 1 œuf
– 3 cuillères à soupe de miel
– 1 sachet de levure
– 2 cuillères à soupe de crème fraîche semi-épaisse
– Épices (gingembre, cannelle, muscade, anis…)
– 1 orange bio pour son zeste
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Préparation :
– La veille, faites votre pâte en mélangeant le tout et gardez-la au frigidaire toute la nuit.
– Le lendemain, étalez-la sur un plan de travail fariné, découpez des sablés et disposez-les sur une plaque garnie d’un papier sulfurisé.
– Enfournez, environ 15 minutes.
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Le presque Noël

étiquettelecturesNoël

 

Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…

 

 

Le presque Noël
Marie Tibi
Fabien Öckto Lambert

 

Nono le petit ourson et ses amis se retrouvent dans le bois autour d’un feu de camp, pour un goûter aux marshmallows. Tous parlent des cadeaux qu’ils aimeraient recevoir et tous s’impatientent de la fête. Tous, sauf Nono qui semble bien triste. Pourquoi Nono ? C’est bientôt Noël !


Nono raconte alors que chaque année, à la saison de l’hiver, les ours vont dans leurs tanières pour hiberner. Il ne pourra jamais écrire de lettre au Père Noël, ne recevra jamais de cadeaux et ne participera jamais à la fête…
Sensibles à la tristesse de leur camarade, la bande décide de lui préparer une très grande surprise ! Si Nono ne peut pas passer Noël avec eux, il va falloir ruser et bousculer le calendrier !
En cachette de Nono, ils s’attèlent aux préparatifs. Décorations, pâtisseries, tables joliment dressées et cadeaux au pied du sapin, ils vont inviter Nono pour un « Presque Noël »…
Que les festivités commencent !!!

 


Cette petite histoire est un joli témoignage d’amitié. On ne peut vraiment pas se réjouir de célébrer Noël quand un ami est malheureux. Encore une fois, dans ce genre d’album illustré, ce sont les bons sentiments de l’amitié et de la solidarité qui sont mis à l’honneur. L’enfant comprendra également qu’on peut changer certaines choses pour contrer les inégalités et les différences.
Je vous recommande cet album aux dessins doux, colorés, expressifs, et au texte simple et bien amené, ainsi que d’autres récits avec Nono le petit ourson.