La maison Okola

Un livre offert par les Editions Lumignon et Babelio dans le cadre des Masses Critiques Jeunesse

 

La maison Okola
et autres contes délicats
Textes de Clémentine Ferry
Illustrations de Sanoe

 

A l’orée du Bois sans dessus dessous, il y a un bourg particulièrement chocolaté ! Au centre, la maison Okola est une fabrique vieille de quatre cents ans qui travaille le chocolat sous toutes ses formes. A l’origine elle était bien plus petite et on n’y faisait que des tablettes, jusqu’au jour où le lapin Mr Brownie eut l’idée de produire pour Pâques des œufs. C’est avec cette histoire que nous pénétrons le monde gourmand de ce petit village où tous les animaux s’en donnent à cœur joie.

Mr Brownie était un lapin bien solitaire car son mauvais caractère n’incitait personne à venir lui rendre visite. Seule la poule Pralinée pouvait le déranger pour lui apporter un carré de chocolat qu’il adorait déguster avec son café. Mais un jour, par un fait miraculeux, Mr Brownie pondit un joli œuf… un joli œuf décoré et pailleté. Lorsqu’il vit que cet œuf fut le premier d’une abondante production, il eut l’idée de les cacher un peu partout dans le bois pour que les enfants puissent s’amuser à les chercher. Le bonheur qu’il ressentit à les voir si joyeux à gambader partout, fut une immense surprise. Et c’est ainsi que la légende du Lapin de Pâques n’acquit.

La maison Okola compte de nombreux ouvriers qui travaillent en famille. Le livre raconte comment ils en sont venus à planter des cacaoyers, à torréfier les fèves, à les broyer, puis à les travailler en ganache, en gâteaux, en tablettes, en dragées, en d’onctueux cacaos crémeux et en d’autres friandises. On fait la connaissance du grand chef Ganache, une araignée qui découvrit qu’un carré de chocolat n’était vraiment pas suffisant et qu’une tablette devait au moins en compter huit ! Normal… une araignée a huit pattes… On découvre comment Cabosse le moineau jardinier fait pousser les cacaoyers… comment la famille souris, Cacahuète, Caramel et Amandine, devint responsable des emballages… comment la poule Pralinée ouvrit une boutique de confiseries, « Gourmandises partagées », pour vendre tous les chocolats… comment le chien Dragé aperçut sa première truffe… comment la tortue Mr Pépite, adjoint de Mr Ganache, fit un incroyable dessert en créant des bulles en chocolat… comment Noisette le moustique devint populaire en sculptant du chocolat… comment le chat Cacao, timide et complexé, prit son courage à « deux mains » pour servir son chocolat chaud… et comment la famille furets venue d’Amérique du Sud, Pistache Xocoatl, Nougat et Nougatine, ouvrirent le premier magasin d’articles à base de beurre de cacao et s’intégrèrent dans cette petite communauté bien active.

Au début de ces petites histoires, tous les personnages connaissent des désagréments et des petites peines, comme la solitude, le mal-être, le manque de confiance, la fatigue, l’exclusion, mais le chocolat a apparemment des vertus qui mènent vers la générosité, la félicité, et tout finit dans la joie, les rires et une pluie de chocolat !
« Contes délicats », lectures douces et gourmandes, l’auteur invente pour le jeune lecteur tout un monde animalier bien sympathique qui s’affaire dans les cuisines d’Okola. Avec les jolies illustrations (non colorées sauf dans la partie centrale), bien expressives et détaillées, il n’aura pas de mal à visualiser cet univers et à humer les effluves chocolatées.
Un livre à lire aux jeunes enfants…
Premier tome « Le Bois sans dessus dessous, et autres histoires conthées ».

 

 

 

 

Montecaos

Chers amis lecteurs,
Nous fermons la brigade des Gourmandises pour l’été avec une recette du Maghreb. Nous vous donnons rendez-vous en septembre pour d’autres aventures culinaires et un programme riche en voyages gustatifs. Car septembre nous mènera en Amérique avec Titine et Cryssilda, octobre fêtera Halloween avec Lou et Hilde, novembre au Québec avec Karine et Yue-Yin, et décembre sera aux couleurs de Noël.
A bientôt… Passez un bel été !

 

Vous trouverez ce dimanche des recettes chez…
Béa – Pain à la semoule (Maroc)
Hilde – Zaalouk d’aubergines (Maroc)
Rosa – Zaalouk d’aubergines (Maroc)
Nahe – Scones cheddar-ciboulette (Angleterre)

Isabelle – Trifle fraises-basilic (Angleterre), Pastillas de lait (Maroc), Biscuits d’Anzac (Australie)
Enna – Terrine de courgettes et maquereaux, Persillade en conserve, et Poisson aux carottes et aux poivrons à la persillade

 

Je vous présente une pâtisserie dont les origines sont partagées entre l’Espagne et le Maghreb. Elle est aussi connu sous le nom de Ghribiya.

Ingrédients :
– 250 g de farine
– 125 g de sucre
– 12,5 cl d’huile de tournesol
– 1 citron
– Cannelle en poudre

Préparation :
– Mélangez la farine, le sucre et l’huile. Ajoutez le zeste du citron.
– Prélevez de la pâte pour façonner des petites boules dans le creux de vos mains et disposez-les sur une plaque couverte de papier sulfurisé.
– Aplatissez légèrement le dessus avec votre index et saupoudrez de cannelle.
– Ne collez pas les boules et laissez bien 5 cm de distance.
– Enfournez pour environ 10 minutes.
– Ne pas attendre qu’elles dorent et les sortir alors qu’elles sont encore un peu molles. Elles durciront en refroidissant.

Verdict : Un délicieux petit gâteau, croquant et friable, qui sera servi avec un thé au jasmin ou un thé à la menthe…

 

 

 

Banoffee pie

Les Gourmandises sont en Angleterre tout le mois de juin avec avec Lou et Titine

Rosa – Banoffee en verrine (Angleterre)
Béa – Salade de courgettes aux pignons
Sandrion – Profiteroles au chocolat
Hilde – Lemon curd et Eton mess (Angleterre)
AcrO – Banoffee pie

 

 

Pour mon dernier dimanche du mois anglais, je vous propose un banoffee pie. Cette tarte à la banane, au caramel et à la chantilly a été inventée par un restaurateur du Sussex.

Ingrédients :
– 5 bananes
– 1 briquette de crème fleurette
– 3 feuilles de gélatine
– Crème au caramel ou confiture de lait
– Sucre glace
– Chocolat noir en poudre
– 1 citron
Pour la pâte à tarte
– 300 g de farine
– 175 g de beurre
– 100 g de sucre
– 1/2 verre d’eau

Préparation :
– Préparez votre pâte en pétrissant la farine, le sucre, le beurre ramolli et un peu d’eau. Équilibrez-la en ajoutant un peu de farine pour qu’elle ait une belle tenue.
– Étalez-la et disposez-la dans un moule à bord haut préalablement beurré. Piquez le fond de la tarte.
– Mettez du papier sulfurisé dans le fond et des légumes secs ou de la semoule pour le poids sur le papier.
– Enfournez environ 25 minutes à 160° (suivant les fours).
– Découpez en rondelles les bananes épluchées et couvrez-les d’un jus de citron pour qu’elles ne noircissent pas.
– Lorsque la pâte est cuite, sortez-la, et placez les rondelles de banane sur deux épaisseurs.
– Placez le bol et les fouets de votre robot dans le congélateur pour la chantilly. Environ 10 minutes.
– Nappez les bananes de caramel et placez au frigidaire.
– Pour faire la chantilly, faites ramollir les feuilles de gélatine dans de l’eau froide et sur le feu doux avec un sirop de rose ou de l’eau, faites-les fondre.
– Avec la crème fleurette et un peu du sucre glace, montez au fouet la chantilly dans le bol glacé.
– Nappez le dessus de la tarte de la chantilly et saupoudrez sur le dessus de chocolat noir en poudre et un peu de cannelle si vous le souhaitez.
– Réservez au frais et servez 2 à 3 heures plus tard…

Verdict : Un excellent dessert, pas si sucré que ce que l’on pourrait imaginer. Je crois que j’ai bien su bien doser le sucre.

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous avec le mal


Mois anglais avec Lou et Titine
Challenges Policiers historiques avec Sharon
Un livre offert par les Éditions Robert Laffont

 

Rendez-vous avec le mal
Une enquête de Samson et Delilah,
les détectives du Yorkshire
Julia Chapman

 

A Bruncliffe, petite ville du Yorkshire, nous retrouvons Samson O’Brien et Delilah Metcalfe pour un rendez-vous avec le mal. Ça débute à quelques jours de Noël où tout le monde se lance dans des festivités…

Delilah semble avoir pardonné à Samson d’être parti durant quatorze années, et suite au dénouement de la précédente affaire, elle ne voit plus d’un mauvais œil le fait qu’il ait annexé ses bureaux pour créer son agence de détective privé. En partageant les locaux, l’ingérence professionnelle chez l’un et chez l’autre se fait inévitablement et une certaine complicité commence à se développer entre eux.
Après avoir mené à bien sa dernière enquête, Samson doit maintenir sa nouvelle popularité et accepter tous les contrats qui lui sont proposés, même si les affaires n’ont pas une once d’intérêt ! C’est donc très embarrassé qu’il reçoit Alice Shepherd, une gentille vieille dame octogénaire qui se dit être en danger, et le fermier Clives Knowles qui a perdu son bélier, un précieux reproducteur qui vaut de l’or.
De son côté, Delilah doit composer avec tout un maelstrom d’ennuis ; ses dettes, son ex-mari qui veut une garde alternée pour leur chien Calimero (qui souffre d’anxiété), son agence matrimoniale qui vivote, son frère Will qui se montre inquisiteur et… l’afflux de ses souvenirs heureux du temps où elle était une gamine qui essayait de suivre partout ses aînés, Samson et Ryan, son autre frère décédé en Afghanistan. Alors, pour échapper à tout cela, rien de mieux que de proposer son aide à son colocataire…

N’ayant pas pris au sérieux les craintes d’Alice, Samson décide de partir à la recherche de Ralph le fugueur avec Delilah, tout en pensant revoir plus tard la vieille dame pour la rassurer. Mais quand il va à la maison de retraite de Fellside Court où elle réside, il arrive trop tard. Alice vient de mourir… Mort naturelle ou meurtre ?
Toujours assisté de Delilah qui commence à prendre goût aux enquêtes, Samson voit une sacrée équipe de séniors l’entourer. Confidents d’Alice et témoins de ses dernières heures, ils veulent tous mener l’affaire et découvrir le meurtrier.
Dans ces tristes circonstances, Samson va se rapprocher de son père qui habite également la résidence, et les vieilles rancunes s’effacent pour laisser place à de meilleurs sentiments.

Un être foncièrement méchant hante Fellside Court car après Alice, d’autres tentatives d’assassinat vont être commises. Samson va devoir arrêter le plus vite possible les desseins de ce croquemitaine…

Pour ce deuxième tome, on nous invite à passer les fêtes de Noël à Bruncliffe, mais pas pour admirer des décorations lumineuses… Une quête dans la lande à la recherche d’un bélier et les évènements tragiques à la maison de retraite vont pimenter les jours de l’Avent. Écrit avec humour, sur un tempo dynamique et un scénario parfois angoissant, ce roman est à classer dans les « cosy mystery », suspense, légèreté, avec une pointe de romance. Si dans sa construction l’intrigue policière n’est pas transcendante, elle a le mérite d’être distrayante et de nous présenter du pittoresque et des personnages bien sympathiques que nous retrouverons par la suite dans d’autres tomes.
A Bruncliffe, tout le monde se connaît et se mêle des affaires de tout le monde, mais parfois certains secrets restent impénétrables. Le fil d’Ariane qui relie les tomes entre eux semble être lié à Samson, car derrière la toile de fond, l’auteur tisse une autre histoire sur la vie qu’il menait avant de revenir et sur les intimidations qu’il reçoit et qui font planer mystères et dangers.
Une série à continuer, et à recommander !

Vous trouverez d’autres billets chez Keisha, Belette, Bianca, Fanny, Titine,

 

 

 

Cherry cake

Les Gourmandises sont en Angleterre tout le mois de juin avec avec Lou et Titine

Rosa – Salade d’épinards et de fraises avec fromage, noix et vinaigrette au miel et Pudding du Yorkshire (Angleterre)
Isabelle – Fish and chips et British cake (Angleterre)
Bidib – Pâtes aux fèves

 

 

Sandrion a posé une question la semaine dernière lorsqu’elle a proposé son clafoutis aux cerises… « Est-ce que le clafoutis peut rentrer dans le challenge du mois anglais ? ».
Après recherches, il s’avère que oui ! Et sur de nombreux sites culinaires, on nous propose des recettes de gâteaux aux cerises dont une spécialité du Kent, le Kentish cherry batter pudding
.
J’ai également découvert la recette d’un cake aux cerises, entre cake et pudding, qui se fait aussi dans le Kent, dont voici la recette…

Cherries cake2

Ingrédients :
– Des cerises
– 200 g de farine
– 3 œufs
– 3 cuillères à soupe d’huile de tournesol
– 5 grosses cuillères de sucre
– 10 cl de lait
– 1 sachet de levure
– 100 g de poudre d’amande

Préparation :
– Lavez les cerises et soit vous enlevez les noyaux, soit vous les laissez. Réservez.
– Dans un saladier, mélangez tous les autres ingrédients.
– Beurrez un moule et versez une première couche de pâte. Disposez des cerises, puis mettez une deuxième couche de pâte… d’autres cerises… une troisième et dernière couche de pâte… et des cerises.
– Saupoudrez de sucre le dessus et enfournez pour environ 25 minutes suivant les fours à température 160-180°.

Verdict : Un cake bien agréable à manger. Pour l’accompagner, et pour mettre l’english touch or cherry on the cake, j’ai fait une crème anglaise à la pistache bien flashy… Faites une crème anglaise, ajoutez l’arôme de pistache et des colorants alimentaires jaune et bleu.

 

Cherries cake4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mince pie

Les Gourmandises sont en Angleterre tout le mois de juin avec avec Lou et Titine

Isabelle – Mince pies (sa 2ème version) (Angleterre)
Sandrion – Clafoutis aux cerises
Béa – Poêlée aux cerises et aux fraises
Nahe – Mince pies (Angleterre)
Estellecalim – Chocolat cake (Angleterre)
Rosa – Houmous d’avocat, Omelette-petits-pois-lardons-boudin noir et Riz au lait de coco et compotée de fraises

 

Ces petites tartelettes se cuisinent en général pour les fêtes de Noël. Fruits et épices, parfois avec de la viande, elles ont des origines orientales et furent ramenées en Angleterre par les croisés.
Pour la recette, j’ai mélangé les conseils d’Isabelle avec ceux de Marmiton… Et Nahe nous accompagne.

 

Ingrédients pour 4 tartelettes ou plus :
Pour la pâte
220 g de farine
150 g de beurre
80 g de noisette en poudre
– 50 g de sucre
– 1 zeste de citron
– 1 œuf
– eau
Pour la garniture
– 1 pomme
– 100 g de myrtilles
– 100 g de raisins secs
– 50 g d’amandes effilées
– 50 g d’écorces d’oranges confites
– 1 jus de citron
– 3 cuillères à soupe de cognac
– Épices : Cannelle, muscade, gingembre
– Sucre glace

Préparation :
– Préparez la pâte en mélangeant tous les ingrédients et réservez-la au frigidaire.
– Pour la garniture, faites confire les fruits et les écorces d’oranges coupées en petits morceaux, les épices et le cognac, dans une casserole pendant une dizaine de minutes.
– Étalez la pâte et découpez à l’emporte pièce des disques pour le fond et le dessus. Disposez dans les moules beurrés un disque pour le fond, piquez à la fourchette, mettez la garniture et recouvrez avec un autre disque. Répétez l’opération autant de fois que vous avez de pâte…
– Enfournez environ 20 minutes.
– Lorsque les tartelettes sont refroidies, versez sur le dessus du sucre glace. Vous pouvez les conservez dans une boîte hermétique 1 semaine.

Verdict : Excellent !

 

 

 

 

La cycliste solitaire

Mois anglais avec Lou et Titine
Challenges Policiers historiques avec Sharon et Petit Bac avec Enna

 

 

La cycliste solitaire
Le retour de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

 

John Watson nous rapporte cette fois-ci une histoire qui ne tire son intérêt que dans sa mise-en-scène et son humour pince-sans-rire. Sans grande envergure, il arrive toutefois à nous la rendre particulière car il joue de son rôle de narrateur en nous dépeignant des actions ridicules où tout le monde en prend pour son grade… La lecture est alors très visuelle et s’aligne plus sur la commedia dell’arte que sur la trame habituelle d’une chronique criminelle.
Il commence par nous dire que dans ses écrits, il y a différentes affaires. Celles qui sont complexes, sanglantes, et qui plaisent au public et puis d’autres qui n’ont rien de spectaculaire, sauf qu’elles ont une cocasserie pétillante.

Londres 1895,
Mlle Violet Smith est une jeune femme impétueuse qui sait se faire entendre. Elle arrive un jour au domicile de Sherlock Holmes en lui proposant de se pencher sur un fait bien étrange… Elle s’impose presque, face à un détective déjà accaparé par une enquête et un peu agacé de voir une demoiselle aussi « énergique ». Tel est l’adjectif qu’il utilise pour la décrire. Sans cérémonie, il la fait taire et lui prend d’office sa main pour l’étudier, montrant ainsi ses capacités d’analyste. Dans la texture de la peau, il voit que c’est une sportive et une musicienne. Et en effet, Mlle Violet est professeur de musique et fait du vélo…

Elle raconte qu’à la mort de son père, elle s’était retrouvée avec sa mère sans argent en quête d’un emploi. De condition plus que modeste, elle avait accepté de donner des leçons de musique particulières à la fille d’un ami de son vieil oncle parti en Afrique du Sud pour faire fortune. Le pauvre homme était mort dans la misère en s’inquiétant de sa parenté en Angleterre et avait chargé deux de ses connaissances d’aller rendre visite à cette nièce qu’il ne connaissait pas et qui était la seule descendante de la famille.
C’est ainsi qu’elle avait rencontré Messieurs Carruthers et Woodley. En se rendant compte de sa pauvreté, le premier avait proposé de l’embaucher. Charmant, très gentleman, il était la figure contraire du second, un homme rustre et concupiscent.

Dans la maison de Mr Carruthers, Violet s’y sent bien et son élève est une jeune fille délicieuse. Perdue dans la campagne de Charlington, la propriété est loin de la gare la plus proche et c’est donc à bicyclette que tous les samedis, elle s’y rend pour prendre le train de Londres où elle retrouve sa mère. Un travail agréable, une petite rentrée d’argent, un fiancé ingénieur qui bâtit sa carrière dans l’électricité, tout serait idyllique si Mr Woodley ne venait pas aussi souvent la voir. Son comportement et ses regards déplaisants incitent alors Violet à envisager de démissionner de son poste.
Le point inquiétant, dans le genre « icing on the cake », survient tous les samedis lorsqu’elle se retrouve seule à pédaler sur le chemin qui la mène à la gare. Un homme, également sur un vélo, nanti d’une barbe noire très fournie et coiffé d’un chapeau, la suit sur le même rythme qu’elle, à une distance telle qu’elle ne peut voir les traits de son visage. Lorsqu’elle ralentit, il ralentit, lorsqu’elle s’arrête, il s’arrête. La singularité et le comique de la situation n’enlèvent toutefois pas l’impression de menace qu’elle perçoit.

C’est à Watson que Holmes confie les prémices de l’enquête. Il sera ses oreilles et ses yeux. Mais pas tout le monde peut se considérer détective et Holmes, déçu par les qualités de son ami, reprendra l’affaire en faisant une petite incursion dans la campagne de Charlington pour récolter informations et… quelques ecchymoses !
Qui est ce mystérieux cycliste, qui sont réellement Carruthers et Woodley, et Violet doit-elle craindre pour sa vie ? Le rideau est tiré…

Les histoires de Sherlock Holmes sont très différentes les unes des autres. Conan Doyle arrive à donner de la nouveauté dans chacune. Comme Watson nous le confie au début de la nouvelle, il y a celles qui font peur et celles qui font sourire. Le dénouement est heureux, mais il s’en est fallu de peu qu’il vire au tragique…
Une lecture plaisante et bucolique qu’il vous faut lire !