Dialogues de fleurs


Un livre offert par Babelio et les éditions Petit Génie dans le cadre des Masses Critiques
Un livre de contes pour le challenge de Bidib « Contes et légendes »

 

 

Dialogues de fleurs
Mohammed El Faïz
Illustrations d’Anne Sorin

 

« Mohammed El Faïz, l’auteur, est professeur d’histoire économique à l’université de Cadi Ayyad de Marrakech (Maroc), et spécialiste de l’agronomie et des jardins du monde arabe. Anne Sorin, l’illustratrice, issue des Beaux-Arts de Rennes, travaille depuis plus de vingt ans dans l’édition… ».

 

« Il y a quatre mille ans, les Sumériens, habitants de l’Irak ancien, ont inventé un genre littéraire appelé adaman-du-ga. Ce genre met en scène des plantes, des arbres et des arbustes… »

Ce petit livre joliment illustré rapporte des fables florales écrites au IIIe siècle après J.C. et traduites en 902, de la langue syriaque en arabe. De la Mésopotamie aux rives du Guadalquivir, les histoires donnent la paroles aux végétaux et leur attribuent des sentiments humains pour débattre de leurs conditions et exprimer des requêtes.
Bien souvent, même s’il y a une grande solidarité entre eux, leurs conversations ne sont pas des causeries harmonieuses, mais plus des altercations et des polémiques très bavardes. Fleurs, arbres, arbustes défendent leurs droits, leurs rangs dans la hiérarchie des plantes, et deviennent de véritables tribuns justiciers. Ainsi lit-on qu’une ketmie se compare à la mandragore et demande que les Magiciens de Babylone réévaluent sa position. Ou, lors des élections de la reine des fleurs avec les différentes délibérations envers la rose, qui dans une autre fable se targue d’être aussi la reine des aromates. Ou, le jujubier qui demande grâce à son bûcheron… Ou bien encore, les prétentions d’un abricotier et l’arrogance d’un mûrier qui se disputent la place…

Toutefois, si ces vindictes se montrent violentes, elles n’en ont pas moins une poésie orientale, spirituelle et enchanteresse qui donne à la lecture sa musique et son miel.
Des images se dessinent, des jardins antiques foisonnants comme les illustrations, avec ses patios et ses oiseaux. La végétation domestiquée ou sauvage a du tempérament et aime jouter. Il faut lire ce livre sans vouloir dans un premier temps chercher les symboles que les paraboles veulent raconter. Il faut simplement se laisser mener vers une dimension féérique et trouver aux verbes leurs belles mélodies, leurs couleurs et leurs essences, juste pour un plaisir gourmand.
Je vous recommande ce beau recueil de contes sur la flore.

 


1er dessin : Les fanfaronnades dignes du figuier et de la vigne

2ème dessin : Le tournoi des fleurs

 

 

Pumpkin pie

Les Gourmandises passent octobre avec Lou et Hilde pour Halloween

Vous trouverez d’autres recettes chez…
Rosa – Tarte aux pommes, cannelle et figues et Pan de muerto (Halloween)
Hilde – Pan de muerto (Halloween)
Sandrion – Muffins pumpkin (Halloween)

Nathchoco – Muffins d’automne (Halloween)
Fondant – Quiche à la citrouille et au chèvre (Halloween)
Lou – Quiche ectoplasmique potiron-gorgonzola (Halloween)
Isabelle – Pumpkin pie aux pommes , Champignons vénéneux, tomates-mozzarella (Halloween) et Hoshis aux framboises
SKTV – Tarte moelleuse au potimarron, aux lardons et aux oignons caramélisés (Halloween)

 

 

 

Ingrédients :
– 2 pâtes brisées (250 g de beurre salé + 500 g de farine + eau)
– Citrouille
– Persil frais, ciboulette, ail, curry, sel, poivre
– Crème fraîche

Préparation :
– Découpez la citrouille en petits morceaux, cuisez-les avec du persil et de l’ail.
– Égouttez, salez, poivrez et épicez avec le curry selon votre convenance.
– Faites les 2 pâtes. Étalez dans un plat beurré l’une des 2.
– Sur le fond de cette pâte, que vous aurez piqué avec une fourchette, mettez les morceaux de citrouille, un filet de crème fraîche et recouvrez le dessus avec l’autre pâte.
– Ce dessus que vous aurez découpé… yeux, nez et bouche.
– Enfournez environ 30 minutes suivant les fours et dégustez tiède avec un peu de crème fraîche épaisse préparée avec de la ciboulette ciselée, des dès de feta, du sel et du poivre.

 

 

 

Médaillon pour le jour d’Halloween

Samedi bricolage avec Lou et Hilde pour le challenge Halloween !

Vous trouverez d’autres idées chez…
Bidib – Coloriages « Dia de los muertos »
SKTV – Calaveras en pâte à sel pour le « Dia de los muertos »

 

 

Matériel :
Médaillon et son cabochon en verre ou en plastique, colle pour bijoux, perles, clous, ruban, cordon ou chaîne avec fermoir, pince, ciseaux, illustration Halloween de la dimension du médaillon.

Lorsque vous aurez fait votre petit nœud, n’oubliez pas de brûler les bouts avec un briquet pour que le ruban ne s’effiloche pas !

 

 

Petit vampire et la maison qui avait l’air normale


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde
et Mercredi BD chez Moka

 

 

Petit Vampire
et la maison qui avait l’air normale
Tome 4
Joann Sfar

 

Petit Vampire voit dans les bois une maison qui semble au premier coup d’œil, « normale ». Mais… à l’intérieur, il rencontre une créature verte tenue prisonnière qu’il va appeler Chaipas. Car quand il lui demande son nom, l’autre lui répond chaipas. Lorsqu’il lui demande ce qu’il fait ici, la réponse est chaipas. Et quand il découvre des monticules de crânes et les automates d’un homme et une femme mis en scène dans un semblant de normalité, le petit monstre qui ressemble à une pieuvre dit… chaipas !
Pour comprendre ce qu’il se passe, Petit Vampire et Chaipas montent à l’étage. Dans une pièce, tout un attirail de machines avec leviers, de tubes, de pistons en action, de bocaux en ébullition, forment un sacré bazar ! Intrigués par leur découverte, ils font la bêtise d’actionner une manette qui les propulse dans un monde encore plus étrange, où d’autres créatures pas très sympathiques s’entretuent.
Mais c’est quoi ce cirque ? dans quel univers sont-ils tombés ? De caverne en caverne ou d’oubliette en oubliette, Petit Vampire et Chaipas vont rencontrer un monstre qui va tout leur expliquer. Leur monde est le ménisque, une dimension située entre l’air et l’eau. Il fut un temps où les différentes créatures qui le peuplaient, vivaient en bonne harmonie, puis un jour, des Terriens sont venus entreposer des armes et tout a changé.

Ce n’est que dans la moitié de l’album que l’histoire prend un sens. On lit frontières, identités, djihad, peuples du dessous, peuples du dessus et guerres. Petit Vampire va faire le triste constat que les Terriens ont amené la violence et que depuis, les sentiments guerriers sont exacerbés, sans solidarité et sans paix.
Il va falloir trouver une issue…

Je commence mon incursion dans la série du Petit Vampire avec ce quatrième tome qui je pense ne doit pas être le plus facile ! J’ai dû relire l’album plusieurs fois pour arriver à le comprendre et à l’apprécier. Farfelu, fantastique, fouillis, dense, noir, le scénario aborde une réflexion assez réelle sur les hostilités et les affrontements entre communautés. Le tous ennemis mène à une perspective très pessimiste sur notre société, notre planète.
Quant aux dessins, il faut aimer le crayon de l’auteur, et moi, j’aime beaucoup.
Une lecture pas évidente, mais à noter !

 

 

 

Fils de sorcières

Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

 

Fils de sorcières
Pierre Bottero

Jean est un petit garçon de dix ans qui vit entouré de femmes, mais des femmes d’un genre tout à fait exceptionnel. Sa grand-mère, sa mère, sa petite sœur et ses tantes sont des sorcières ! Cette particularité génétique ne se transmet qu’aux filles et il est bien difficile aux hommes de la famille de s’intégrer s’ils refusent la magie. Le père de Jean n’a pu le supporter et il est parti un jour quand son fils avait cinq ans. Sans retour, sans nouvelles, Jean n’a de lui qu’une photo où il pose heureux aux côtés de sa mère.

C’est la fin des grandes vacances et il compte bien en profiter avec son copain Baptiste, mais sa mère doit partir sur Paris où elle a rendez-vous avec ses quatre sœurs. C’est donc là-bas que tout va se gâter… Un buveur de magie rôde et vampirise ses tantes en les transformant en poupée. Sa mère qui essaie sans succès de le combattre, va être à son tour sa victime, laissant ainsi Jean et Lisa, sa petite sœur de deux ans et demi, seuls pour le retrouver et retourner les sortilèges.

Que peuvent faire deux enfants ? Pas grand chose, et Jean ne souhaite pas avertir ses grand-parents pour ne pas les inquiéter. Lorsqu’il sort la photo de ses parents pour se donner du courage, il songe alors que son père qui semblait si amoureux, pourrait leur venir en aide…

C’est Jean qui raconte son histoire avec toute la candeur d’un enfant de son âge. Mais même s’il est prêt à combattre des dragons tout seul pour sa maman, il a conscience qu’il n’est qu’un enfant et qu’il a besoin d’un adulte pour mener à bien sa quête. Sans rancune et avec beaucoup d’amour, sa première pensée va vers son père.
Une histoire tendre, une histoire marrante, une histoire un peu effrayante car le buveur de magie ressemble aux monstres de nos cauchemars d’enfant, l’écriture de Pierre Bottero est toujours un plaisir de lecture…

 

 

 

 

La fiancée du fantôme


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde
Lecture commune avec Isabelle

 

 

La fiancée du fantôme
Malika Ferdjoukh
Illustrations d’Edith


Composée de son père, son grand-père, sa cousine Olivia et sa préceptrice Miss Noah, la famille d’Horace March, un petit garçon de neuf ans, quitte Londres pour les contrées rudes et sauvages du centre de l’Écosse, où Forest Lodge, une demeure aussi imposante qu’un château, les attend…

Après un long voyage en diligence sur les routes pierreuses, avec des cieux tourmentés et le temps glacial de l’automne, ils arrivent et sont accueillis chaleureusement par la gouvernante. Imposant et sinistre de nuit, hanté par des bruits étranges et des déplacements d’air, le lendemain, tous découvrent les charmes du manoir et Horace, les avantages de la campagne qu’il ne tarde pas à arpenter en compagnie du jeune Jim, le fils de l’aubergiste du coin.
C’est ce dernier qui lui raconte la tragique histoire de l’ancien propriétaire Lord Aloysius Mac Bligh, mort de désespoir il y a une centaine d’années, pour ne pas avoir pu épouser celle qu’il aimait, la douce Livia. Leur promenade aboutissant au cimetière, Jim mène Horace voir la tombe de la jeune fille, une sépulture sans corps car elle avait été tenue prisonnière par son père à Londres. C’est Lord Aloysius qui avait fait ériger cette stèle en sa mémoire, lui promettant qu’un jour, ils seraient réunis. En regardant bien la photographie de Livia, Horace a une surprise car entre elle et sa cousine Olivia, il y a une grande ressemblance.

Ainsi commence l’histoire qui dès le début dévoile son intrigue car vous l’aurez compris, Livia et Olivia partagent bien plus. Et si tout semble si évident, la fin cependant pourrait surprendre quelques petits lecteurs et les effrayer. Le bonheur des uns fera la tristesse des autres.
Un sympathique petit livre !