Sherlock, Lupin et moi, Dernier acte à l’opéra

Challenge et mois des polars avec Sharon

 

1er tome – Le mystère de la dame en noir

Sherlock, Lupin et moi
Dernier acte à l’opéra, tome 2
Irène Adler
Illustrations Iacopo Bruno

 

Londres, septembre 1870,

Le temps des vacances à Saint-Malo est terminé. Sherlock a regagné l’Angleterre, Arsène est quelque part dans le circuit d’un cirque ambulant en quête de nouveaux spectacles, et à Paris, Irène se morfond dans la bienséance, à la merci de sa mère qui organise des réunions mondaines avec ses amies. Épuisée par l’ennui, elle en est à apprendre par cœur les lettres envoyées par Sherlock qui la distraient de son confinement et de la triste actualité. Napoléon III a capitulé face à l’armée prussienne et a été déchu de son titre. Il n’y a plus d’Empire, mais une République qui se constitue, avec des soldats Allemands, baïonnette à l’épaule, partout dans la capitale.
C’est donc avec une grande joie qu’elle accepte de partir avec son père à Londres pour assister au dernier concert à Covent Garden de la cantatrice Ophelia Merridew menée par son mentor le compositeur Giuseppe Barzini. Elle rapporte dans ce journal de souvenirs, l’effervescence heureuse de ce départ qui s’entache toutefois par l’absence de sa mère qui, perturbée par ce voyage précipité, a décidé de rester à Paris.

Le train bleu, le paquebot, les falaises de Douvres, quelques pas sur le quai pour le débarquement, et voilà qu’elle reçoit déjà un petit mot de Sherlock qui lui donne rendez-vous le lendemain dans un coffee de Londres et qui l’informe qu’Arsène sera là, lui aussi ! A l’idée de reformer leur trio, Irène a le cœur qui s’emballe…
C’est à l’hôtel Claridge que son père, Mr. Nelson (le majordome-homme de confiance) et elle, posent leurs valises. Sans perdre de temps, elle assiste le soir même au concert et en ressort émerveillée par la grâce et le talent de la cantatrice. En ces instants tout semble idyllique, sauf que son père s’inquiète de n’avoir reçu aucune réponse de sa femme à ses messages et qu’il doit abandonner une fois de plus Irène aux bons soins de Mr. Nelson, pour retourner à Paris.
Ce dernier fait ne chagrine pas trop la jeune fille car ainsi, elle sera plus libre d’aller où bon lui semble et suivre ses compagnons d’aventure… Nostalgique de Saint-Malo, elle aimerait bien vivre quelque chose de palpitant.

Lorsque les trois amis se revoient ce n’est pas avec légèreté et insouciance. Arsène leur apprend que son père Théophraste est inculpé du meurtre commis à l’hôtel Albion, du secrétaire particulier du compositeur Giuseppe Barzini, et que de plus, on le croit responsable de la disparition de la cantatrice Ophelia Merridew, témoin du drame. Il leur confie également que son père est un voleur qui opérait ce soir là sur les lieux de la tragédie à la demande d’un commanditaire Espagnol.
L’innocence de Théophraste n’est pas remise en question par Sherlock et Irène qui se proposent d’assister Arsène dans l’enquête qu’il va mener pour le disculper et le sauver de la potence car les policiers de Scotland Yard sont sûrs d’avoir leur coupable.

Cette aventure n’est pas comme la précédente car elle touche intimement un membre de leur fraternité. Pour dénouer la trame du traquenard qu’un diable d’homme a tendue, leurs premiers élans les mènent dans un tripot malfamé et dans des quartiers obscurs et miséreux de la ville, plus précisément à Bethnal Green d’où Ophelia Merridew est originaire.
Dans les pas de Sherlock et d’Arsène, Irène découvre une ville qui déploie ses petites rues comme une pieuvre ses tentacules…

Deuxième tome de la saga « Sherlock, Lupin et moi », les auteurs nous offrent un roman qui captivera les jeunes lecteurs par son intrigue, son tempo très dynamique et le portrait d’une époque en pleine évolution. Il est très intéressant de lire ce qu’il se passe à Paris, de découvrir la ville de Londres dans ses contrastes et de pénétrer le monde de l’opéra.
Comme je le disais dans le précédent billet « Le mystère de la dame en noir », c’est Irène qui nous convie à les suivre dans leurs investigations qui se révèlent de plus en plus intrépides, et à travers quelques confidences qui balisent ses écrits, nous en apprenons beaucoup sur elle, ses amis et leurs familles. Les caractères s’étoffent en laissant deviner l’ébauche de leur personnalité future.
L’histoire avec ces trois amis donne quelques émotions, entre frissons et sourires. Elle est à recommander !
A suivre…

D’autres billets chez Sharon, Belette et Bianca

Plan de Londres en 1862

 

 

Sherlock, Lupin et moi, Le mystère de la dame en noir


Challenge polars avec Sharon
Challenge Petit Bac d’Enna, catégorie couleur

 

 

Sherlock, Lupin et moi
Le mystère de la dame en noir, tome 1
Irène Adler
Illustrations Iacopo Bruno

Saint-Malo, été 1870,

Irène Adler, une gamine de douze ans, a quitté la capitale avec sa mère pour passer des vacances estivales à Saint-Malo. Toute seule et menée par son ennui vers les remparts de la cité malouine, elle rencontre Sherlock Holmes, un Anglais de trois ou quatre ans plus âgé qu’elle qui s’est installé avec un livre sous la statue du corsaire René Duguay-Trouin(*). Même si les premiers échanges sont impétueux, entre une espiègle et un sérieux, le contact s’établit facilement. Étrangement, une amitié semble s’imposer d’une manière très naturelle, évidente. Puis lorsque Sherlock la présente à un camarade du nom d’Arsène Lupin, Irène est comblée ! Les vacances s’annoncent passionnantes car les deux garçons vont la distraire et l’extraire du carcan de la jeune fille de bonne famille.

Dans une barque appartenant au père d’Arsène, le trio rame vers la demeure Ashcroft, une imposante bâtisse qui surplombe la mer. Loin des convenances et de la tutelle des adultes, ils peuvent rêver d’indépendance et d’aventures, en s’imaginant mille mystères. Mais des fantasmes enfantins à la morbide réalité il n’y a pas d’intervalle quand tous trois découvrent le cadavre d’un homme, échoué sur la plage. Noyade ou meurtre ? Dans la poche de son veston, une lettre parle de fautes et de repentirs ce qui étaierait la piste d’un triste suicide, mais lorsque Irène surprend au loin une silhouette sombre et fantomatique qui les observe avec attention, pour disparaître instantanément, tout laisserait à penser que ça serait un acte criminel.

Les jeunes amis qui étaient avides d’action voient en cette intrigue matière à s’aventurer et à vivre des vacances palpitantes ! Un meurtre, un cadavre dont l’identité est à découvrir, et d’autres évènements qui mènent au vol d’un magnifique collier en diamants et à un mystérieux équilibriste qui arpente les toits de la cité la nuit, vont assurément donner quelques frissons à ces détective en herbe…

Irène Adler est l’association de deux auteurs Italiens, Alessandro Gatti et Pierdomenico Baccalario qui donnent une nouvelle histoire de jeunesse à trois illustres personnages.
Et si Sherlock Holmes ne rencontrait pas pour la première fois Irène Adler dans « Un scandale en Bohême » en 1888 et Arsène Lupin en 1904 lors de son arrestation ? Leur personnalité et leur intelligence étant prédisposées à se réunir, c’est par la plume de la jeune Irène que nous lisons leurs rencontres dans des épisodes dignes de leur goût pour le danger, les énigmes policières et le travestissement. Dans un style qui allie la fraîcheur, la candeur, de la jeunesse et la clairvoyance d’un esprit fin, elle rapporte avec un certain humour leur enthousiasme et leur complicité face aux périls qui vont jalonner leurs retrouvailles qui comptent à ce jour six tomes.
Outre cette intelligence et cette audace commune, Irène a séduit ses comparses avec son caractère malicieux et sa voix remarquable. Nous savons déjà qu’elle sera plus tard une cantatrice. Dans ce tome, elle parle un peu de ses parents qui habitent Paris. Proche de son père, un homme d’affaires Américain, elle dit qu’elle n’a pas de connivence avec sa mère qui voudrait la façonner à l’image modèle de la parfaite jeune fille de son époque. Autre personnage récurent de la série, elle est souvent confiée aux bons soins d’un majordome, Mr. Horatio Nelson qui se conduit avec elle, soit comme une gouvernante, soit comme un garde du corps. Il est un homme très mystérieux, toujours là dans les moments critiques.
De son côté, formé par son père, Théophraste Lupin professeur de boxe, gymnastique et d’escrime, Arsène est un grand sportif. De sa mère, il raconte à ses amis qu’elle est d’une famille noble qui a refusé de reconnaître son mariage avec un misérable roturier sans fortune. Les ayant délaissés pour un temps, Arsène se retrouve donc avec son père à suivre les itinérances d’un cirque…
Quant à Sherlock Holmes, on apprend qu’il a un frère plus âgé, Mycroft, et une jeune sœur, tous deux assez horripilants. C’est pour les fuir que Sherlock s’échappe le plus souvent de chez lui pour trouver le calme. Taciturne et sérieux, avec un soupçon d’excentricité, il est l’esquisse du célèbre détective que nous révérons.
Au fil de la saga, nous en apprendrons plus sur leurs secrets familiaux, des secrets déjà lus dans les canons holmésiens et lupiniens et d’autres tirés de la belle imagination de nos auteurs.
En ce qui concerne l’intrigue policière de La dame en noir, elle est d’un niveau jeunesse qui ne posera pas de difficulté pour les jeunes lecteurs. Vous l’aurez compris… le charme de ce scénario est avant tout dû à la fusion de nos trois héros.

J’ai beaucoup aimé ma lecture et je ne tarderai pas à vous raconter le prochain tome. J’ai aimé et je vous recommande la série !
Mes amies de lecture me rejoignent… Sharon, Belette, Bianca

(*) Erreur :
La statue du corsaire ne pouvait pas être en 1870 car elle a été édifiée en 1973 !

 

 

 

Un monde après l’autre

Un livre offert par Babelio et HC Editions

 

Un monde après l’autre
Les chroniques de St Mary
Jodi Taylor

 

Le docteur Madeleine Maxwell qui vient de terminer ses études d’Histoire à l’université de Thirsk, est embauchée à l’institut de recherches archéologiques St Mary. Mais ce centre classé top secret, comme elle le constate très vite, n’est pas un lieu de recherches comme les autres. Imaginez qu’on puisse enfin voyager dans le temps à bord de capsules aménagées pour les séjours et qu’on puisse ainsi enquêter sur notre Histoire ; assister à la guerre de Troie, à la construction des pyramides, au couronnement d’Elizabeth Ire, aller jusqu’à  la période du Crétacé et voir des dinosaures… vérifier les évènements et revenir les rapporter le plus fidèlement possible, tout en essayant de ne pas bousculer l’ordre des choses.

Roman d’aventure, roman fantastique, cette histoire, premier tome d’une longue série, revisite le livre « La machine à explorer le temps » de H.G. Wells, dans un rythme beaucoup plus trépident et rocambolesque. C’est Madeleine qui nous relate les péripéties à multiples rebondissements, entre une formation physique et théorique très difficile, où seulement trois historiens sur sept seront sélectionnés, et ses sauts dans le passé qui parfois auront des dénouements tragiques, car les incidents nombreux occasionneront des pertes humaines.

Divisé en trois parties, le livre nous fait passer de l’apprentissage, aux premiers voyages, et des missions à un épilogue explosif qui dénoue certaines intrigues (vengeances, trahisons, conspirations) et qui en amène d’autres. Un cruel adversaire, pire que les plus vilains raptors, menace St Mary et son directeur, le Dr Edward Bairstow.
Dans une ambiance excentrique et légère, qui n’est qu’une façade car les employés tentent d’oublier les aspects dangereux de leurs tâches, Madeleine, que tout le monde nomme Max, apprend vite à reconnaître les caractères de ses collègues, accordant ainsi sa confiance à certains et à d’autres sa défiance. Elle trouve un allié en la personne du directeur technique Léon Farrell qui va souvent l’orienter dans ses actes et l’influencer dans ses jugements, sympathise avec un historien Tim Peterson qui sera par la suite un binôme sur qui elle pourra compter, et découvre des adversaires sans vergogne au sein même de l’entreprise qui lui réserveront de terribles surprises.

Avec pour narratrice son héroïne charmante, courageuse, résolue et fougueuse, l’auteur donne à notre lecture un ton à l’humour mordant et un tempo frénétique, en action comme en émotion. Les intermèdes où Madeleine s’accorde du répit sont peu fréquents… A tout cela, se greffe une romance qui ajoute du peps au scénario.

Je vous recommande cette sympathique lecture qui vous divertira. Oubliez le rationnel et embarquez-vous à bord d’une de ces capsules !

 

Photo du film Jurassic Park

 

 

 

 

 

Coup de foudre au poulailler

Challenge Animaux du monde avec Sharon
Une semaine illustrée

4ème billet

 

 

Coup de foudre au poulailler
Christian Jolibois
Christian Heinrich

Avant d’arriver à Paris, la troupe de théâtre du grand Coquelin s’arrête dans la basse-cour des Petites Poules pour donner une représentation. Une jeune poulette en détresse qui refuse le mari qu’on lui destine, un père furieux qui la déshérite, du panache, des cris, des envolées lyriques, la comédie se joue devant un public captivé, et Carmélito, entouré de ses amis, se trouve subjugué par la belle Roxane.

A la fin de la pièce, les comédiens commencent à ranger la scène et les spectateurs retournent à leurs activités. Mais Carmélito ne se sent pas bien ; on dirait qu’il est malade. Lorsque sa petite sœur, Carmen, invite Roxane à patiner avec eux, Carmélito se sent de plus en plus mal. En fait, ce sont les émois de l’Amour…

Comment déclarer sa flamme ? Alors que Carmen et Bélino le conseillent sur ce qu’il doit faire, ailleurs, Coquenpâte, Bangcoq et Molédecoq, trois jaloux, entreprennent de séduire eux aussi Roxane… Influencés par le vieux Cormoran, ils doivent élaborer le philtre de Tristan, une potion magique qui rend amoureux la personne qui la boit.
La recette : 1 cuillère de morve de rat, 1 louche de bouse bien chaude, 2 doigts de vomi de poisson, 1 dé à coudre de pus de crapaud, 1 pet de lapin et 3 poils roux de bébé lynx.

Entre ceux qui partent en quête d’ingrédients peu ragoûtants pour leur potion et celui qui s’est mis en tête de trouver une rose en plein hiver et qui va aller jusqu’au jardin des Mille-Fleurs de la Dame à la Licorne, l’aventure ne va pas être facile…
Qui gagnera la joute ?

C’est toujours un plaisir de lire l’univers du poulailler ! Entre le texte et les illustrations, nous passons un instant de grâce ! Plein d’humour, de détails savoureux et de références artistiques ou littéraires, on ne s’ennuie pas ! Quant à la dernière page de l’histoire, comme dans tous les autres livrets de la série, elle a une chute bien marrante…
Une basse-cour à recommander ++

 

 

 

 

Le secret du quai 13


Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°23
Une lecture commune avec Nahe

 

Le secret du quai 13
Eva Ibbotson

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J.K. Rowling raconte que pour quitter le monde des Moldus et pénétrer dans le monde fantastique des Hautes-Terres en Écosse, il faut prendre le chemin de traverse de la plateforme 9 3/4 de la gare de King’s Cross. Dans son roman « Le secret du quai 13 », Eva Ibbotson reprend le même lieu pour nous transporter sur l’Île d’Avalon. Tous les neuf ans, durant neuf jours, sous l’un des quais de la gare, avec l’aide d’un faiseur de brume, le Chunnel s’ouvre pour le voyage.
Le faiseur de brume est un animal qui ressemble à une petite hermine.

L’Île d’Avalon, ou Terre de Saint-Martin, ou Pays des Brumes, est habitée par toutes les créatures imaginaires ; ogres, dragons, sorciers, fées, fantômes, sirènes, trolls… Et comme dans tous les mondes des contes, elle a sa famille royale, un roi, une reine et un petit prince.
L’histoire débute en 1983. Les nounous qui sont au service du petit prince, sont trois sœurs adorables et dévouées qui viennent du monde des humains. Très attachées au bébé, elles feraient tout pour lui ! Mais lorsque Violette, Lilas et Rose, voient arriver le grand jour de l’ouverture du Chunnel, elles ne songent qu’à faire un saut dans leur ancienne vie et ainsi mettre un baume sur leur nostalgie qui commence à poindre. C’est avec la permission de la reine, qu’elles embarquent sur le bateau en compagnie du petit prince alors âgé de 3 mois, pour une journée dans le Monde du Haut, la dernière de la période des neuf jours…
Le bébé est très sage, la journée passe vite, les trois sœurs sont ravies de leur excursion, et le retour se fait sous de bons hospices. Mais, alors que le passage se referme pour neuf ans, les sœurs découvrent que le couffin royal est vide. Le petit prince a été kidnappé…Tragédie suprême !
C’est par les fantômes qui sont les seuls à pouvoir franchir le Chunnel en dehors de la période, qu’ils apprennent que le petit prince a été pris par Mme Trottell, la femme du banquier et qu’il s’appelle désormais, Raymond.

Neuf ans plus tard : La petite sorcière Odge Gribbell veut faire partie de l’équipe de sauvetage. Peu expérimentée, mais très décidée, elle va tout faire pour participer au retour du prince Raymond.
Cornélius le sorcier, Cornichette la fée, Hans le géant et Odge vont faire une drôle de découverte… Raymond est un odieux gamin qui ne pense qu’à manger et à rabaisser le jeune Ben qui a été placé au service de sa famille pour faire les plus basses besognes…

Comment décider Raymond à les suivre ? « – Ça simple, dit Hans. Je tape lui sur tête, je jette lui dans sac, et on retourne dans le Chunnel. »… Mais ça ne sera pas aussi facile ! Il faudra demander de l’aide à toutes les créatures surnaturelles qui peuplent le Monde du Haut.

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Ce mois-ci dans le roman-fantastique-jeunesse, je découvre Eva Ibbotson et j’en suis ravie. Sa plume lie toujours humour et tendresse. Dans cette histoire, les mésaventures de nos sauveteurs vont faire sourire les jeunes lecteurs, car les rebondissements sont nombreux et désopilants. Si nous devinons la trame de l’aventure dès le début, ce n’est pas bien grave… la lecture se poursuit avec plaisir. Elle est aussi douce que le faiseur de brume.
Je vous recommande ce livre, ainsi que cette auteure.

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Illustration de Gianni de Conno

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Le pouce de l’ingénieur

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Littérature anglaise avec Titine
Mois anglais avec Cryssilda, Titine et Lou

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le-pouce-de-l-ingenieur-741977.jpgLe pouce de l’ingénieur
Les enquêtes de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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1889, Londres – Eyford

L’affaire du pouce de l’ingénieur a été largement chroniquée dans les journaux. Mais comme l’explique John Watson, elle mérite que les faits soient rapportés dans les détails.
Un matin, alors que son cabinet de consultation n’était pas encore ouvert, il reçoit la visite de Victor Hatherley, ingénieur en hydraulique, qui a le pouce sectionné. Commotionné, paniqué, celui-ci raconte que ce fut un accident criminel.
Sans tarder, après l’avoir pansé, Watson accompagne Hatherley chez Holmes pour qu’il lui raconte son histoire…

Récemment engagé par le colonel Stark pour aller voir une presse hydraulique défectueuse, on lui demande de venir voir la machine de nuit. L’hébergement est bien entendu assuré. La rétribution pour ce travail étant très généreuse, Hatherley ne pose pas de question et accepte la discrétion qu’on lui impose. Le dépannage doit rester secret, mais pour étouffer toute curiosité, le colonel lui dévoile qu’il a trouvé un petit terrain dont le sol est plein de terre à foulon. Il ne veut pas ébruiter cette aubaine pour ne pas que ses voisins fassent comme lui et exploitent l’argile.
« – Nous voudrions que vous veniez ce soir par le dernier train.
– Venir où ?
– A Eyford, dans le Berkshire. C’est un petit endroit à la lisière de l’Oxfordshire, et à moins de dix kilomètres de Reading. De Paddington, il y a un train qui vous fera arriver vers onze heures et quart. »

Lorsqu’il arrive de nuit dans le manoir, Hatherley ne distingue rien de la campagne. Et ce n’est pas de la fenêtre de sa chambre qu’il peut admirer le paysage, car tout est barré. Le silence pesant rend le décor encore plus mystérieux, lugubre, et pour s’encourager le jeune homme pense aux cinquante guinées. Une petite heure de travail…
Il en est là de ses réflexions quand une femme transie de peur rentre dans sa chambre et lui intime l’ordre de partir le plus vite possible. « – Pour l’amour du Ciel ! murmura-t-elle. Partez d’ici avant qu’il ne soit trop tard ! »

A ce stade de la narration, est-ce que Holmes commence à comprendre l’intrigue ? Machiavélique comme tous les scénarios criminels, les manigances du colonel sont bien difficiles à saisir. Pourtant Holmes fait le rapprochement avec une autre affaire impliquant un jeune ingénieur en hydraulique disparu un an auparavant. Le conseil de la femme du colonel n’était pas à prendre à la légère.
Une chose s’impose ! Il faut retourner sur les lieux et partager le voyage avec les inspecteurs de Scotland Yard…
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Tiré des Aventures de Sherlock Holmes, le récit a été édité dans la revue Strand Magazine en 1892.
Watson est un jeune marié et n’habite plus Baker Street. De ce fait, il voit moins Holmes. Cette nouvelle qu’il rapporte n’est pas une des plus passionnantes, mais je suis toujours aussi séduite par l’atmosphère mystérieuse, l’époque et les lieux. Quand Conan Doyle nous invite dans un train, dans une campagne, dans une demeure anglaise, on y est ; transporté et témoin. Quant à l’intrigue, on ne sait jamais où elle va nous conduire. La plus anodine des machinations mène à quelque chose de terrible. Vous dévoilerais-je le comment du pourquoi si je vous disais que Holmes découvre dans une dépendance de la maison du nickel et de l’étain ? A vous de faire vos propres déductions ou à vous de lire cette aventure… Mr. Hatherley a eu bien de la chance de ne laisser dans cette histoire qu’un pouce !

A recommander.

Vous trouverez un billet sur les Aventures chez Belette

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Eyford

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Fantômette et l’île de la Sorcière

logowalpurgisCette nuit, c’est Walpurgis !

Hilde, Lou, Marjorie et bien d’autres, célèbrent la fin de l’hiver et le retour du printemps… Les sorcières sortent et festoient…
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Je participe pour cette nuit, avec

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Fantomette et l'ile de la sorciereFantômette et l’île de la Sorcière
Georges Chaulet

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Ficelle et Françoise :
« – Je me demande à quoi elle s’occupe quand elle ne pourchasse pas les bandits. Elle va peut-être à l’école ?
– C’est probable.
– Et quand elle a de mauvaises notes, comme moi, elle reste en retenue pour copier des lignes et des verbes ?
– Il ne t’est pas venu à l’idée que c’est peut-être une bonne élève que l’on ne punit jamais ?
– Heu… Non, je n’y avais pas pensé… Mais quand elle n’est pas en classe et qu’elle ne court pas après les voleurs, que fait-elle ?
– Beaucoup de choses. Elle lit des livres et des revues, elle écoute des disques, elle regarde la télévision, elle pilote un kart le dimanche, fait du ski en hiver, de la plongée sous-marine en été, du tir à l’arc ou au pistolet en toute saison…
– Oh ! Tu crois qu’elle fait tout ça ? C’est curieux, mais on a l’impression que tu la connais ? »

Pour les vacances, l’oncle de Ficelle invite les filles, Françoise, Boulotte et Ficelle, à venir faire un petit séjour dans sa ferme à Goujon-sur-Epuisette. La campagne dans ce petit coin est bien jolie et on ne s’ennuie jamais à la ferme. De plus, comme l’institutrice Mademoiselle Bigoudi le conseille, il y a des monuments historiques et des curiosités typiques de la région qu’il serait bon de découvrir pour leur éveil intellectuel.

Arrivées à Goujon-sur-Epuisette, les trois amies font la connaissance des gens du village et apprennent qu’une île, appelée l’île de la Sorcière, se niche dans le milieu du fleuve l’Épuisette. Personne ne va sur l’île car elle a une mauvaise réputation. Les eaux sont noires, agitées et les bords ne sont pas facilement accessibles car des barrières de roseaux l’entourent. Mystérieuse et inhospitalière… l’endroit idéal pour des jeunes aventurières intrépides et rêveuses. Puis, Ficelle n’en démord pas, il y a certainement un trésor à déterrer.

Une barque un peu pourrie et des provisions, Françoise, Boulotte et Ficelle partent à la découverte de cette nouvelle terre. Mais bien vite leur insouciante virée va rencontrer quelques périls… et Fantômette devra réapparaître ! Des voleurs cambriolent les bijouteries du canton.

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Cette histoire est le cinquième tome des aventures de Fantômette. Écrit en 1964, il a le charme désuet de la bibliothèque rose de l’époque, du vintage qu’on aime parfois retrouver. Rien d’effrayant, rien de bien captivant, je l’ai relu avec une pincée de nostalgie et le sourire un peu niais de la fillette d’autrefois. Plairait-il aux enfants d’aujourd’hui ? Je ne sais pas… et pourtant j’aimerais le croire !

A redécouvrir pour un voyage dans le temps, dans la vieille édition, papier jauni et rugueux, avec les illustrations de Jeanne Hives.
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