Par deux fois tu mourras


Challenge Policiers historiques avec Sharon
Un livre offert par Babelio et les
Éditions JC Lattès

 

 

Par deux fois tu mourras
Les Francs royaumes
Eric Fouassier

 

Pour mieux appréhender cette lecture, il est bon de connaître quelques paramètres de l’Histoire. En quelques lignes… le royaume des Francs qui fut réunifié sous le règne de Clovis de la dynastie des Mérovingiens, se divise en quatre à la mort du roi Clotaire, son fils et héritier, en 561. Ce sont les quatre fils de Clotaire qui s’attribuent les royaumes. Caribert devient le roi de Paris et de l’Aquitaine, Chilpéric est le roi de la Neustrie (royaume de Soissons), Sigebert est le roi de l’Austrasie (royaume de Reims) et Guntramn est le roi de Burgondie (royaume d’Orléans). Mais à la mort de Caribert, n’ayant laissé aucun héritier mâle, son royaume est redistribué à ses frères. En 568, la carte se redéfinit en trois parts.

Le roman débute en 569 avec le meurtre de la reine Galswinthe, épouse de Chilpéric 1er. Jeune princesse Wisigothe arrivée de Tolède quatorze mois plus tôt pour s’unir au roi de Neustrie, elle n’a connu dans son nouveau royaume que solitude et tristesse. Ne l’ayant épousée que pour sa dot et son lignage qui renforçait sa puissance et le maintenait au même rang que ses frères, Chilpéric n’a guère tardé à la délaisser pour retourner auprès de son ancienne concubine, Frédégonde. L’auteur raconte donc dans son prologue entre faits réels et fictifs, les errances dans le palais de Galswinthe, hantée par ses rêves de mort, jusqu’à son trépas ; assassinée dans sa chambre par deux fois… « Par deux fois tu mourras ».

Quatre ans plus tard en 573, l’auteur nous mène tour à tour auprès d’une esclave de la cour de Neustrie, la jeune Wintrude, une princesse Thuringienne, et auprès d’un jeune aristocrate Gallo-Romain, de la cour d’Austrasie.
Quand on découvre dans la porcherie le squelette de son frère aîné disparu quatre ans plus tôt, Wintrude relie cette mort à celle de la reine Galswinthe. Ses doutes s’ancrent plus fortement lorsque Ambrios, un affranchi attaché au service de Chilpéric, vient la chercher pour de fumeuses raisons et tente de l’assassiner. Réfugiée dans la cathédrale sous la protection de l’évêque Prétextat, Wintrude est bien décidée à mener son enquête en mémoire de son frère.
Sur les conseils  de l’évêque Grégoire de Tours, la reine Brunehilde, épouse de Sigebert roi d’Austrasie, demande à Arsénius Pontius de découvrir l’assassin de sa sœur Galswinthe. Persuadée que Frédégonde, la nouvelle femme de son beau-frère Chilpéric, est à l’origine du meurtre, elle veut en avoir la preuve pour pouvoir se venger.
C’est donc à Rouen que Wintrude et Arsénius vont se rencontrer et commencer leur investigation en faisant cause commune.
Si les chroniques historiques connaissent
déjà le meurtrier de Galswinthe, l’histoire romancée raconte une autre hypothèse, une trame qui s’ourdit dans l’ombre…


Premier tome d’une trilogie, le roman retrace les conflits entre les petits-fils de Clovis roi des Francs, qui ont morcelé leur héritage, durant une période de guerres fratricides, appelée la « faide royale ». Envieux, violents et parfois sans honneur, ces rois Mérovingiens ne sont pas les seuls à mener la cadence et à être habités par une grande ambition car l’auteur donne une égale importance, sinon plus, à leurs reines, Frédégonde et Brunehilde, d’habiles manipulatrices qui savent envoûter leur monde.
En parallèle à ces rivalités et leurs intrigues, cette saga romanesque historique raconte l’histoire de deux personnages fictifs qui parcourent cette époque de façon plus noble. Tous deux vont s’atteler à dénouer un écheveau tissé habilement qui réécrit la grande Histoire rapportée par Grégoire de Tours. Wintrude est une princesse qui n’a connu que le servage. Elle a cependant une dignité et une force qui la rendent majestueuse. Son courage est plus imposant que certains guerriers. Quant à Arsénius, avant tout homme de lettres, son inexpérience des combats ne fait pas de lui un pleutre. Il découvre aux côtés de la jeune fille une témérité qu’il n’avait jamais encore expérimentée, ainsi qu’un goût pour l’aventure.
Je vous recommande ce livre qui est un voyage dans le temps du haut Moyen-Âge très réussi. L’auteur s’est beaucoup documenté et dit qu’il s’est attaché à rendre la complexité de l’Histoire avec ses enjeux politiques et ses arcanes, le mieux possible. La part fictive s’est invitée, quant à elle, de façon très naturelle…
Il me tarde donc de lire la suite !

 

 

 

 

La princesse Élodie de Zébrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi…

Un livre offert par l’auteur, Pierre Thiry
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

princesse Elodie 1La princesse Elodie de Zébrazur et
Augustin le chien qui faisait n’importe quoi
Texte de Pierre Thiry
Illustrations de Samar (dessinatrice) et Hani Khzam (graphiste)

 

Dans le monde « Il était une fois » de Pierre Thiry, conteur et poète, vivent des lapins, Isidore Tiperanole, et une princesse qui se nomme Élodie de Zébrazur toujours accompagnée de son chien Augustin qui faisait n’importe quoi.
Augustin porte bien son nom car il n’arrête pas de faire des bêtises ! Au château, il fait le désespoir de la gouvernante Madame Brichard, la fée du logis qui astique et range en permanence. A la ville, il se comporte comme un malotru en prenant, ou volant, tout ce qu’il veut. A la plage, il court après les mouettes, ennuie les crabes et fait fuir la sirène Sapience de Pressiozitédémerode. Puis à la campagne, il perturbe les vaches qui pour se débarrasser de lui, le chargent comme des taureaux !
Non, mais vraiment, n’importe quoi !!!
Vous pensez bien alors, que la princesse Élodie ne sait plus quoi faire ! Mais Augustin, très mignon, reste un bon compagnon… et tout est bien qui finit bien car il apprendra que « dans la vie on ne peut pas faire n’importe quoi »

Cette histoire est à lire aux jeunes enfants qui s’amuseront des multiples mésaventures d’Augustin. Dans un effet à répétition, elles sont comme le refrain d’une comptine. Augustin est un petit chien affectueux et tout fou. Dès qu’il est réveillé, il part truffe au vent vers d’audacieuses et hasardeuses péripéties. Pas facile de le suivre, mais avec lui, on ne s’ennuie pas, et l’enfant, après avoir ri, s’endormira sur une note plus douce, plus apaisée, car l’auteur nous invite à écouter « le bruit des vagues et le chant des coquillages… infinité de merveilles. »
Petite surprise, l’enfant aura le plaisir de colorier les nombreux dessins qui illustrent le conte.
Je vous recommande ce petit livre, drôle, heureux et plein de poésie.

 

princesse Elodie 2

 

 

La Poule au Bois Dormant

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Une semaine d’illustrations, du 08 au 13 février
« Animaux du monde » de Sharon

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la poule au bois dormantLa Poule au Bois Dormant
Texte de Christian Jolibois
Illustrations de Christian Heinrich

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Nos petits amis, Carmen, Carmélito et Bélino, partent dans un autre comté pour rendre visite à Coq Papi. Enthousiastes et sans crainte, ils laissent leur belle campagne pour découvrir les plaisirs de la ville où Coq Papi a la fonction de crieur public.

 La poule au Bois Dormant 1

La cité fortifiée est très belle, majestueuse avec ses tours ornées d’étendards colorés, ses remparts, ses rues pavées et ses échoppes animées, mais guère sympathique pour nos campagnards qui se font traités de « ploucs » dès leur arrivée !
Lorsqu’ils retrouvent Coq Papi, c’est pour le voir en plein travail, battre son tambour et clamer la tirade « Oyez ! Oyez ! Gentes dames, gentils messieurs, riches ou gueux… »
L’information qui suit, raconte l’histoire de la princesse Poule qui dort depuis cent ans dans le Bois Dormant. Seul un valeureux chevalier, après avoir affronté d’autres gentilshommes dans un « tournoi »,  pourra traverser le fleuve, vaincre le sortilège et aller la réveiller.

Carmen, Carmélito et Bélino restent pantois ! Cent ans !!! c’est long… Cois, il le sont encore plus quand ils apprennent que Coq Papi veut participer et devenir ce héros.
Mais quelqu’un surprend la conversation… c’est sa Seigneurie le Coq Noir qui ambitionne la place de champion. Fourbe, il va intriguer et faire tout pour écarter le principal concurrent.

Carmen, Carmélito et Bélino vont jouer les justiciers…

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J’ai découvert les Petites Poules avec « Nom d’une poule, on a volé le soleil ! », et je compte bien poursuivre la série. Drôle, bien illustrée, pleine de vivacité dans les couleurs et les expressions, fine dans son humour, elle en devient irrésistible !
Cet épisode arrange le conte de la Belle au Bois Dormant de manière… particulière ! La Belle Poule inanimée réserve des surprises…
Je vous garantis la bonne humeur que cet album suscite. Entre le texte et les illustrations, le sourire s’épanouit.
Je vous le recommande ++

Extrait :

« La cité explose de joie.
On s’embrasse, on rit, on danse pour fêter le petit coq
qui a mis fin à l’odieuse malédiction.
Carmen est heureuse de retrouver son grand
-père :
– Papi kidnappé…
Papi martyrisé…
Mais papi… libéré !!! »

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D’autres billets chez Sharon, Valentyne,

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La poule au Bois Dormant 32La poule au Bois Dormant 2

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La princesse qui ne riait jamais

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la princesse qui ne riait jamaisLa princesse qui ne riait jamais
Adaptation d’un conte traditionnel
Illustré par Gennadij Spirin

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La princesse d’un royaume a été surnommée La Princesse Triste. Pourtant belle, sage et riche, elle n’esquisse aucun sourire et fait le désespoir de son père, le roi.
Un jour, il propose d’offrir une récompense irrésistible à celui qui arrivera à la faire rire et… profite de l’annonce pour ajouter une autre condition. Dans son écurie, un cheval blanc magnifique, fougueux, ne supporte pas qu’on le ferre…

« – Tambour, voici mille pièces d’or. Va dans tout le pays et proclame que l’homme qui réussira à faire rire la Princesse Triste et qui réussira à ferrer le Cheval Briseur de fers, sera mon gendre et mon héritier… »

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Un forgeron, fier jeune homme plein d’entrain, décide de relever le défi. En route, il croise des petites créatures et sympathise avec elles… un grillon, un petit rat et une puce. Elles promettent de l’aider dans sa tâche et l’accompagnent au palais royal.

Monsieur de la Fontaine disait qu’on avait toujours besoin d’un plus petit que soi. Cela va se révéler être vrai.

Le conte finit comme tous les contes, dans la fête et les rires…

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Cet album m’a été offert par Asphodèle pour Noël ; il enrichit ma collection…
L’histoire est issue des contes et légendes russes. Ce n’est pas une des plus captivantes (cette adaptation semble avoir été épurée), mais les illustrations de Ginnadij Spirin donnent l’émerveillement que l’on attend d’un récit tel que celui-ci. Les dessins peints à l’aquarelle sont lumineux, très travaillés et empreints de gaieté. Ils rappellent les enluminures du Moyen-Âge avec des encres sépia, bleu lapis-lazuli, rouge pourpre, jaune poudre d’or… et des bordures décoratives.
C’est un très beau livre illustré qui n’est hélas plus édité. Cependant, vous pouvez le trouver sur des sites d’occasion.
Du même illustrateur, j’ai lu « La princesse Grenouille » (un coup de cœur) et « Philipok ». Il me reste dans mon escarcelle encore deux autres… « L’arche de Noé » et « Kachtanka »… j’en suis ravie !

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Vous trouverez d’autres albums chez Hérisson sur le thème de l’amour… « ici »

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La princesse Grenouille

livres couronnes ana-rosa1logo ContesChallengelogo album1« Je lis des albums » de Hérisson,
« Contes à rendre » de Coccinelle
« A tous prix » d’Asphodèle

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la_princesse_grenouilleLa princesse Grenouille
Texte de J. Patrick Lewis
Illustrations de Gennadij Spirin

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« Il y a très longtemps, dans un royaume lointain, vivait un tsar qui avait trois fils. Quand ils eurent l’âge de se marier, le tsar appela les trois princes à ses côtés, et il leur dit : « Armez vos arcs de toutes vos forces et tirez chacun une flèche au loin, jusqu’au coeur de la Russie. Celle qui trouvera votre flèche, vous l’épouserez… »

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Ainsi commence l’histoire de la princesse Grenouille. Trois princes obéissants promettent à leur père d’accomplir ce dessein et orientent leur flèche dans des directions opposées.
La fille d’un homme noble découvre la flèche de l’aîné. La fille d’un marchand repère celle du cadet. Quant à la troisième, celle du benjamin, la stupeur est grande ! Lorsque le prince Ivan retrouve la sienne dans un marais, elle est la possession d’une grenouille.
Il sera désolant d’épouser ce quadrupède, mais se parjurer serait déshonorant ! C’est donc sous les moqueries de ses frères qu’Ivan présente à son père sa fiancée, une petite créature qui tient dans sa poche.
img262Les mariages sont célébrés et le tzar continue à imposer ses vœux… Il aimerait que les nouvelles épousées lui tissent un magnifiquement vêtement.
Comment la petite grenouille va-t-elle s’en sortir ? Elle ne semble pas partager le désespoir de son prince, au contraire, elle le rassure car « demain est un autre jour ».

Demain est un autre jour et les désirs du tzar sont toujours aussi impérieux. Après le vêtement, c’est une tarte qu’il voudrait goûter et pour célébrer ce royal gâteau, un bal sera donné.

« Ne crains rien mon prince » dit la grenouille. Confiante, elle rassure son époux. Dans la nuit, un orage annoncera sa venue et fera taire les persifleurs qui se gaussent de cette union. Le serment tenu, la nuit fut féérique pour Ivan et sa grenouille, qui est en réalité une merveilleuse princesse, Vassilissa la Sage.

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Mais l’histoire serait bien trop courte si elle s’arrêtait là. Le bonheur dura peu de temps. Sur un geste irréfléchi, Ivan détruisit ce qu’il ne fallait pas, faisant disparaître sa princesse.
Long, de deux années, et loin, au-delà du royaume, sera le chemin pour retrouver son amante. Sur sa route, il trouvera un vieil homme, un ours, un faucon, un brochet et la sorcière Baba Yaga qui le conseillera et lui racontera le triste sortilège qui a emprisonné Vassilissa, princesse sage et fille du cruel Kochtcheï.

Il était une fois…

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Cette belle histoire superbement illustrée est un conte populaire dont on ne connaît pas l’origine, repris par Alexandre Afanassiev un auteur du XIXème siècle qui a enrichi le folklore russe de ses récits.
J. Patrick Lewis est Américain. Professeur d’économie, il se consacre pleinement à l’écriture depuis 1998 et écrit essentiellement des livres, des poèmes, pour enfants. Avec ce texte publié en 1994, il reprend la légende de Vassilissa.
Vassilissa a été racontée dans des histoires différentes. On la nomme la Belle dans une, la Sage dans une autre, elle est enfant ou jeune fille, et est aux prises des pouvoirs maléfiques des plus méchantes créatures des légendes slaves, sorcière, ogre, tyran, diable, dragons…
Dans ce conte, elle a été maudite par son père et Baba Yaga, la sorcière ogresse, aidera le valeureux Ivan à la retrouver. On parle alors d’un chemin initiatique (dixit un article sur Wikipédia).
Les illustrations magnifiques sont de Gennadij Spirin, un dessinateur Russe qui vit en Amérique. Il se distingue par la perfection de ses aquarelles qui représentent l’art russe dans toute sa beauté, sa magie, faisant référence aux icônes byzantines. Souvent primé, il a reçu pour cet album la médaille d’or de la Société des Illustrateurs de New York en 1994.

Cet album est à noter et à offrir. L’histoire est fascinante et, bien qu’à consonances orientales, rappelle certains contes, comme celui de Charles Perrault, « Cendrillon », ou « Les trois plumes » des frères Grimm. Pour les dessins, ils sont des joyaux et c’est ce qui motivera l’acquisition ! Le texte est enluminé par des frises qui ajoutent une opulence aux illustrations déjà très étoffées.
A l’approche de Noël, il ne vous reste plus qu’à…

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La princesse sans nom

Challenges…
Albums de Hérisson, Once upton a time de Pimpi, Amoureux de L’Irrégulière

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9782745929549_1_75La princesse sans nom
Texte de Hugues Paris
Illustrations d’Anne Romby

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 Dans un royaume lointain, l’Albyssinie, sous un ciel sans nuage et riche de ses terres fertiles, vivaient un roi et une reine que tous aimaient. Les monarques étaient bienveillants, beaux, sages et justes. D’origine féerique, ils avaient la magie, l’art, la puissance, la délicatesse, le charme, la splendeur, qui subjuguaient le peuple et adoucissaient le mécréant. Seules les sorcières, n’étant plus sollicitées, clamaient des menaces de vengeance la nuit dans les forêts.

 Un jour, la reine se trouvant un peu lasse et plus blanche que d’habitude, inquiéta les habitants du château. Que lui arrivait-il ? Serait-elle enceinte ? Après que les mages, les médecins et les sages aient lu les astres, le lait des chèvres blanches, fait des comptes et tourné les pendules, on déclara dans toute l’Albyssinie que la reine attendait une petite princesse.

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« – Ce sera une fille … Elle sera belle et bonne comme sa mère, juste et sage comme son père ! »  

Tous étaient prêts à accueillir le bébé du bonheur. Des cadeaux arrivaient de toutes les contrées, on couvrait la reine de fleurs et de galanterie, le roi était, si c’était possible, encore plus prévenant et amoureux.

Le soir dans l’intimité de leur couche, pour ne pas attirer les sortilèges et les démons, ils chuchotaient secrètement le prénom de l’enfant, ne pouvant s’empêcher de chercher un lien avec lui.

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Dans le fond des forêts, le cercle des sorcières attendait l’heure. Elles voyaient en cette naissance, la réponse à leur vengeance…

Mais heureusement que ce conte est merveilleux car, après maints tourments, la fin trouvera joies et amour.

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Un conte superbement illustré.
L’histoire est à l’image des dessins, douce, tendre et délicate avec des consonances orientales.
Le papier de l’album est à grain et son toucher est agréable. D’aspect mat, il rend les couleurs un peu poudreuses, sans enlever la lumière et la transparence donnée à la carnation des personnages et à la textures de leurs vêtements ; des tissus riches, précieux, aériens, garnis de dentelles, de velours, de soies, de satin, de pierres, d’arabesques brodées et perlées… Le trait du dessin est très fin. Il souligne un monde paisible, un éden, et les détails sont magnifiques.

Un conte magique qui laisse une belle part à l’amour…
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Les contes de la Lune

Challenges des albums de Hérisson, Once Upon a time de Pimpi, et Petit BAC d’Enna, catégorie… lieux !!!

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Les contes de la Lune
Elisabeth Delaigle
Illustrations de Christiane Moreau

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Dans ce recueil de contes, toutes les histoires ont en commun l’astre lunaire.

Sept fables que l’on peut lire le soir, l’une après l’autre, réparties sur la semaine, à ses enfants pour leur souhaiter une bonne nuit. Sous le regard protecteur de Dame Lune, ils fermeront les yeux, rêveront d’aigle, de souris, de chats, d’une princesse, de chevaliers… et se loveront douillettement dans des songes sereins, doux, et plein d’optimisme.

Les contes de la Lune commencent ainsi…
« Il y a bien longtemps, dans les terres sacrées des Indiens d’Amérique du nord… »

Le buveur de Lune
Chayton est un chef de tribu sage et courageux. Il respecte la nature et ses éléments. La communion avec la Terre est un héritage qu’il veut transmettre à sa descendance, à son peuple. Un jour qu’il se promène avec son fils Waban, ils découvrent un oisillon tombé d’un arbre. Sur les conseils du Chamane, ils vont le soigner et l’élever.
Waban va apprivoiser cet aiglon et l’appeler Paco. Mais un jour, il faudra lui rendre la liberté…
« – Vole mon bel oiseau, le plus fort que tu peux, pour aller le plus haut que tu peux jusqu’à la lune. Bois la lumière de son halo et tu seras fort et invincible. je t’aime mon bel oiseau ! Souviens-t’en !
L’oiseau prit son envol.
– Dis bonjour à la lune pour moi ! cria Waban »

La fileuse de Lune
Une blonde princesse se sent bien solitaire malgré ses richesses. Curieuse, elle voudrait connaître des lieux interdits, la forêt, une tour, mais obéissante, reste bien sagement dans le palais.
Un jour, à dix-huit ans, elle se retrouve seule face aux escaliers de la tour interdite. Attirée par les marches, elle les grimpe et fait une découverte.
De cette transgression, il va en découler un sortilège que seul un homme amoureux pourra désenchanter.
Les nuits de pleine lune seront longues…

Les croqueuses de Lune
Dans un château un peu décati, vivent des souris. Des champs ou des villes, elles cohabitent en bonne harmonie en essayant d’éviter les pièges et le chat qui est obsédé par une faim dévorante.
Un jour, de retour d’une expédition nocturne pour satisfaire les gourmands, un constat effraie les souris. So-So clame affolée « y-a plus de fromaze !!! ».
La famine sévit au château, faisant délirer les pauvres créatures, et c’est en regardant la Lune, cette belle tome, que Lily-Marinette à une idée…

Le boxeur de Lune
Ben est un réfugié d’Amérique du sud. Après avoir erré sur les docks à la recherche d’un petit travail pour subsister, il trouve une opportunité.
Voilà comment une légende de la boxe devient Le boxeur de Lune…
Une leçon de ténacité et de courage.

La voleuse de Lune
Beauchat vit une existence de rêve chez la duchesse d’Arcoël. Mais un jour, luxe et paresse sont  bousculés lorsqu’il se fait réveiller par un miaulement lascif très féminin. Pour son anniversaire, Miss Tip-Tap, la dame de compagnie de la duchesse, lui offre pour ses vieux jours, l’amitié de Miette, une chatte de gouttière. Entre les deux, la cohabitation devient guerrière…
Il suffirait de se débarrasser de Miette pour retrouver la quiétude passée.

Les chasseurs de Lune
Pierre et Paul, des jumeaux, enfants de paysans au service du marquis de Bassompière, sont pratiquement élevés avec Rosine, la fille du marquis.
Dans leurs jeux, elle est une princesse, Paul est le chevalier. Quant à Pierre, il préfère les balades dans la forêt, la chasse et travailler le bois. Mais pour leur belle, ils décident d’aller chasser la Lune…

Le pêcheur de Lune
L’ourson Mayak apprend à pêcher dans la rivière avec sa maman. L’initiation devient ardue lorsqu’il aperçoit un poisson rond, doré et fuyant.
Serait-ce lui qu’on appelle le poisson-lune ?

De belles histoires qui véhiculent des notions de respect, de droiture, de partage, aux morales justes et aimantes.
Je remercie Elisabeth Delaigle qui a eu la gentillesse de me contacter pour m’offrir ce livre et avec son accord, je tiens à votre disposition ces contes qui raviront vos enfants.
N’hésitez pas à me le demander, il faut faire vivre ces histoires qui m’ont enchantées.

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Mayak essayant d’attraper le poisson rond…

D’autres avis chez Luna, Nadael, Hérisson, Lystig, Pimpi,
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