Des soupes qui nous font du bien

 

Un beau livre pour Noël

 

 

Des soupes qui nous font du bien
Clea et Clémence Catz

 

La simplicité de ce plat rustique prend une autre dimension dans ce livre.

De nos jours, les soupes, veloutés et bouillons reviennent à la carte dans nos maisons, aussi bien à la table quotidienne qu’à une table un peu plus élaborée avec des convives. Plus qu’un effet mode, c’est une prise de conscience. Les soupes mènent à un équilibre alimentaire indispensable à notre bien être.

Simple, mais « léger, rassasiant, complet, détoxifiant, énergisant… doux, agréable, réconfortant… ».

De préférence avec des produits locaux et de saison, les auteurs nous présentent 200 soupes et nous font découvrir certains produits comme l’eau florale ou les algues qui donnent une originalité à ne pas bouder… Mais avant de commencer la cuisine, il est bon aussi de lire les chapitres qui parlent de cuisson, du matériel, du tableau des saisons et du recyclage des épluchures de légumes.

Lorsqu’on se plonge dans le bouillon du livre et qu’on déguste les photographies aux belles compositions, dont la rusticité est le maître mot, on comprend aussi qu’il faut également mettre une touche artistique et gourmande dans nos assiettes… C’est à dire, les accompagner d’une petite noisette de chantilly, de quelques morceaux de légumes crus, servies avec des croûtons et crackers, des fines herbes, des épices… et plein d’autres gourmandises qui sont rapportées dans une partie intitulée « Bar à soupes ».

Chaque saison a ses légumes et ses couleurs ; rouge betterave, blanc laiteux du panais, orange butternut, vert mange-tout… Des soupes cuites, des soupes crues, des soupes campagnardes et d’autres exotiques, parées de graines, d’herbes, de crèmes, des soupes mixées, des soupes avec des morceaux, dans des bols, des assiettes, elles arrivent à être de vraies séductrices et il devient alors difficile de ne pas les aimer…

« Des soupes qui nous font du bien » est un très beau livre que je vous recommande !

Voici une recette pour l’hiver, avec du panais, un vieux légume un peu oublié et snobé, qui revient à nos tables…
« Crème de panais à la poire, pour 4 personnes : 800 g de panais, 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, le contenu de 2 gousses de cardamome, 1 oignon jaune, 1 grosse poire, 1 cube de bouillon végétal, 200 ml de crème liquide végétale
Éplucher les panais et les couper en rondelles. Dans une grande casserole, faire chauffer l’huile d’olive avec la cardamome et y faire blondir l’oignon émincé. Ajouter le panais et faire revenir 5 minutes en remuant de temps en temps. Ajouter les poires en morceaux, couvrir d’eau à la hauteur, ajouter le bouillon et laisser cuire 15 minutes à petite ébullition, jusqu’à ce que le panais soit tendre. Mixer longuement avec la crème végétale, saler et poivrer. »

 

 

 

Dialogues de fleurs


Un livre offert par Babelio et les éditions Petit Génie dans le cadre des Masses Critiques
Un livre de contes pour le challenge de Bidib « Contes et légendes »

 

 

Dialogues de fleurs
Mohammed El Faïz
Illustrations d’Anne Sorin

 

« Mohammed El Faïz, l’auteur, est professeur d’histoire économique à l’université de Cadi Ayyad de Marrakech (Maroc), et spécialiste de l’agronomie et des jardins du monde arabe. Anne Sorin, l’illustratrice, issue des Beaux-Arts de Rennes, travaille depuis plus de vingt ans dans l’édition… ».

 

« Il y a quatre mille ans, les Sumériens, habitants de l’Irak ancien, ont inventé un genre littéraire appelé adaman-du-ga. Ce genre met en scène des plantes, des arbres et des arbustes… »

Ce petit livre joliment illustré rapporte des fables florales écrites au IIIe siècle après J.C. et traduites en 902, de la langue syriaque en arabe. De la Mésopotamie aux rives du Guadalquivir, les histoires donnent la paroles aux végétaux et leur attribuent des sentiments humains pour débattre de leurs conditions et exprimer des requêtes.
Bien souvent, même s’il y a une grande solidarité entre eux, leurs conversations ne sont pas des causeries harmonieuses, mais plus des altercations et des polémiques très bavardes. Fleurs, arbres, arbustes défendent leurs droits, leurs rangs dans la hiérarchie des plantes, et deviennent de véritables tribuns justiciers. Ainsi lit-on qu’une ketmie se compare à la mandragore et demande que les Magiciens de Babylone réévaluent sa position. Ou, lors des élections de la reine des fleurs avec les différentes délibérations envers la rose, qui dans une autre fable se targue d’être aussi la reine des aromates. Ou, le jujubier qui demande grâce à son bûcheron… Ou bien encore, les prétentions d’un abricotier et l’arrogance d’un mûrier qui se disputent la place…

Toutefois, si ces vindictes se montrent violentes, elles n’en ont pas moins une poésie orientale, spirituelle et enchanteresse qui donne à la lecture sa musique et son miel.
Des images se dessinent, des jardins antiques foisonnants comme les illustrations, avec ses patios et ses oiseaux. La végétation domestiquée ou sauvage a du tempérament et aime jouter. Il faut lire ce livre sans vouloir dans un premier temps chercher les symboles que les paraboles veulent raconter. Il faut simplement se laisser mener vers une dimension féérique et trouver aux verbes leurs belles mélodies, leurs couleurs et leurs essences, juste pour un plaisir gourmand.
Je vous recommande ce beau recueil de contes sur la flore.

 


1er dessin : Les fanfaronnades dignes du figuier et de la vigne

2ème dessin : Le tournoi des fleurs

 

 

Incroyables nids


Un livre offert par Babelio et les Editions Amaterra dans le cadre de Masses Critiques Jeunesse

 

 

Illustrations de Gaëlle Lasne
Texte de Guénolée André

 

Dans ce très bel album destiné aux enfants, Gaëlle Lasne a pris ses crayons pour présenter d’incroyables architectures, dont les bâtisseurs sont les oiseaux.

Ils ont tous des spécialités bien singulières pour construire leurs nids qui abritera leurs œufs et leurs oisillons. Ils tissent, ils tressent, ils tapissent, ils cimentent, ils creusent, ils cousent… Ils habillent leurs structures de branchages, de papier, de ficelles, de crin, de toiles d’araignées, de boue, d’algues, de lichen, de coquilles d’escargots, de mues de serpents, de plumes, de feuilles…
Accrochés aux branches des arbres en hauteur, ou cachés dans les creux des troncs, nichés au sol, isolés ou en collectivité, à ciel découvert ou sous un toit, ils peuvent être aussi léger qu’une plume ou peser plusieurs tonnes.


Trente huit nids sont ainsi évoqués et illustrés, avec leurs charpentiers venus des quatre coins de la planète, des oiseaux aux noms connus comme la mésange bleue ou des oiseaux étrangers comme l’amblyospize à front blanc venu d’Afrique.
Des mots simples et de courts descriptifs, de belles illustrations colorées des oiseaux en action, l’enfant aura aussi le plaisir de découvrir ce qu’il se cache dans les nids en relevant un volet de la forme des nids.

Je vous recommande ce beau livre qui nous raconte la beauté, l’intelligence de la nature et les différentes nidifications des oiseaux, de véritables petites merveilles…

 

 

 

 

Végétarien facile et quotidien


Challenge des Gourmandises

Un livre offert par Babelio et les Editions de la Martinière
à l’occasion des Masses Critiques

 

 

Végétarien facile et quotidien
80 recettes, 80 idées pour cuisiner sans viande et sans poisson
Jean Montagnard, premier chef végétarien engagé
Magali Solodilow, diététicienne
Anthony Lanneretonne, photographe

 

Le chef cuisinier Jean Montagnard promeut depuis 1978 une cuisine végétarienne en essayant de la valoriser et d’en extraire tous les préjugés négatifs. Avec ce livre, il propose des recettes pratiques, rapides et variées en mettant à l’honneur les céréales, les légumes, les épices et les aromates.
En réduisant les protéines animales ou en les supprimant, la diététicienne Magalie Solodilow insiste sur une cuisine plus équilibrée, saine et simple. Elle explique dans la partie qui la concerne les qualités nutritionnelles qu’il faut, entre les macronutriments (protéines, lipides, glucides) et les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments).


Vers un même objectif, ces deux personnalités présentent 80 recettes (70 salées et 10 sucrées)…
Avant de se mettre aux fourneaux, il est bon de lire la première partie du livre qui délivre dans un esprit concis, un mode d’emploi sur la nutrition. En quelques lignes, nous apprenons à connaître les macronutriments, les micronutriments, les céréales, les fibres… et à comment bien les cuisiner. Les conseils s’étendent sur le respecter des saisons pour les fruits et les légumes, et vont jusque dans nos placards pour détailler ce qu’il est bon d’avoir toujours en réserve.
La deuxième partie fait place à la pratique avec des instructions simples, mais aussi détaillées. Sur la page de gauche, la recette avec des recommandations et le « petit + » diététicien qui dévoile les propriétés de certains aliments, et sur la page de droite, les plats photographiés par Anthony Lanneretonne. Ces plats mis en valeur dans un esthétisme mat, sobre et rustique, sont avant tout axés sur les produits utilisés et servis dans leur élégance naturelle.

Une cuisine végétarienne qui rappelle les assiettes gourmandes de nos grand-mères et qui joue avec les tendances et les envies actuelles : blanquette de blettes, fricassée de petits légumes, bourguignon de légumes et nouilles fraîches, potée flamande, daube de carottes et polenta… mais aussi une cuisine végétarienne qui dépasse nos terroirs et qui voyage avec les épices : croustillant de brick aux parfums de la Méditerranée, curry d’aubergines et riz créole, tortillas à la paco, fondue chinoise…, les plats suggérés par le chef sont tous très tentants, sans artifices ou raffinés.


Poêlée de légumes

Je vous recommande ce beau livre qui est une excellente base à toute expérimentation culinaire. Quelques soient vos pratiques alimentaires (consommation de chair animale ou pas), il est un outil intéressant qui vous permettra de parfaire vos prouesses culinaires, de mettre un peu d’originalité dans vos plats, de séduire les papilles de vos convives ou tout simplement d’équilibrer votre nourriture pour manger plus sainement…

 

Gâteau de semoule aux pruneaux

 

 

 

 

Une semaine illustrée, 4ème édition


Depuis 2015, le blog s’accorde un rendez-vous annuel, avec une semaine d’albums illustrés pour les petits bouts, entre janvier et février.
Si vous le souhaitez, vous pouvez me rejoindre !
Sharon – Chat Chelou

29 janvier : « Oh, le beau manteau pour Zorro ! » de Carter Goodrich
30 janvier : « Il est où Blonk ? » de Séverine Vidal et Loïc Méhée
31 janvier : « Rossignol » de Benjamin Lacombe et Sébastien Pérez
01 février :
02 février :« Le tas de briques », T3 « La guerre des Lulus » de Hardoc et Régis Hautière
03 février : « Coup de foudre au poulailler » de Christian Jolibois et Christian Heinrich
04 février : « Marie-Antoinette, Carnet secret d’une reine » de Benjamin Lacombe

 

 

 

Cuisine d’Arménie


Un livre offert par Babelio et les Éditions Solar dans le cadre
des Masses Critiques.

 

Cuisine d’Arménie
Corinne et Richard Zarzavatdjian
Préface d’André Manoukian
Graphisme : Stéphanie Aparicio et Julia Philipps

 

J’aime inviter dans ma cuisine des livres de recettes qui retracent l’histoire d’une famille. Je me projette facilement dans leurs lignées, sensible à la transmission, à l’héritage des valeurs ancestrales, aux traditions, à l’unité. Je découvre aussi d’autres lieux, d’autres temps, d’autres racines que les miennes.
Ce livre écrit par un frère et une sœur, raconte « un don, une identité culturelle, un trait d’union… et le bien-vivre, le savoir recevoir, le respects des produits, le plaisir de partager… ».

Boulettes d’agneau – Keuftés

Leur nom Zarzavatdjian évoque un métier qui travaille la terre. Des produits récoltés à la cuisine, il n’y a au final qu’un tout petit pas à franchir. A une époque, « Arméniens, Grecs, Kurdes, Turcs, chrétiens, musulmans et athées » se croisaient sur les marchés dans une ambiance vive, chaleureuse, et dans une atmosphère aux senteurs exacerbées par les épices. « On achète, on troque, on crie, on danse, on mange, on boit sans compter… » ; ce sont les sucs d’une vie qui pétille, généreux, riches, exubérants, d’une mixité venue des pays voisins et de la méditerranée.

Des racines, 1915, le génocide, un peuple en souffrance, des exodes aux quatre coins du monde, une diaspora… s’intégrer et transmettre ; « Être français, mais rester Arméniens »

Corinne et Richard sont les petits-enfants d’un grand-père venu s’installer en France. Par le biais de la cuisine, ils retrouvent leur terre, les essences de leur civilisation, et c’est avec un classeur de recettes, qui appartient à leur mère et qui fut découvert dans une valise dite « à souvenirs », que l’idée de rassembler ces recettes dans un livre s’est développée. Comme le dit André Manoukian dans la préface, cette cuisine est riche en tout et surtout en amour. Elle est un lien à la mère, elle est « mayring ».

Hammous, beuregs, tchi keufté, moussaka, haygagan printz pilaw, kavourma, tcheureg, kadaïf, paklavas… pour les non initiés, la musicalité de ces noms ont des résonances lointaines, suaves et pleines des mystères de l’orient. Dans la famille, ils ont tous un plat préféré qu’ils aiment retrouver à la table, familiale et festive. Les grandes tablées regorgent de mets traditionnels. Corinne aime les keuftés, des boulettes de viande, et Richard, un grand gourmand, aime tout !

Aubergines à la viande hachée

Vieilles photos, anecdotes, des consignes de la mère, des conseils du grand-père, des menus de fêtes, des menus dans le respect des saisons, on trinque, on mange, on joue de la musique, on rit, on s’aime, on se rappelle, et on partage. Lorsqu’ils reçoivent, l’hospitalité et la générosité ne sont pas de vains mots. La table se doit d’être belle, abondante, variée, bigarrée et parfumée. Les épices embaument les entrées (boulgour, potage, tarama, feuilles de vigne farcies…), les plats à base de viande (agneau, mouton, poulet), de poisson (moules) et les desserts (brioche, sablés, dattes, confiture de rose….). On les utilise en parsemant, en farcissant (coriandre, aneth, persil, basilic, cerfeuil, piment de Jamaïque, ciboulette, nigelle, cannelle, sumac…).  Le café, sourdj, est doux, sucré, épais, il doit délivrer des formes dans le fond de la tasse, des formes qui deviennent des histoires.
Authenticité, rusticité, cette cuisine séculaire est une des bases du patrimoine arménien.

Cheveux d’ange – Kadaïf

Près d’une centaine de recettes nous sont offertes, toutes illustrées avec de belles photos et expliquées avec des mots simples ; pédagogiques, initiatiques. On retrouve dans le design du livre et les compositions photographiques, les notes rustiques, abondantes et anciennes que les mots ont précédées. La couverture a les veinures du bois et leurs reliefs, les pages sont bistrées, les plats sont mis en valeur avec des gros plans, il y a de la lumière, de la couleur, c’est gourmand et très tentant, ça titille l’esprit. Cuisiner et voyager.

Les auteurs nous souhaitent pari ahrordjag… bon appétit !… et de profiter pleinement de « la joie de l’instant présent »

Ce livre précieux, riche de son patrimoine, riche en émotion, riche en lignage et en fratrie, est à conserver, à recommander et à offrir. Et mes pensées vont vers mes cousines Nathalie et Carine.

 

Riz au lait – Gatnabour

 

 

La Belle et la Bête

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les samedis sont albums illustrés
Billet n°21

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La Belle et la Bête
Jeanne-Marie Leprince de Beaumont
Illustrations de Gabriel Pacheco

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Suite à un sortilège lancé par une sorcière, un prince est transformé en une créature repoussante. Depuis, personne n’ose s’aventurer dans son royaume de peur de ne pas en ressortir vivant. Mais un jour, un marchand qui avait eu une fortune considérable et qui se retrouva ruiné à cause des naufrages successifs de ses navires, se retrouve poussé par la neige à demander l’hospitalité au monstre.
Sans que son mystérieux hôte se manifeste, le palais lui fait bonne réception le temps d’une nuit, en dressant une table somptueuse et en lui offrant une chambre luxueusement ornée. Le lendemain matin, en partant le marchand découvre un buisson de magnifiques roses, et pense que l’une d’entre elles serait un beau présent pour sa fille Belle. Rassuré par le bon accueil de la veille, il n’hésite pas à en cueillir une, provoquant aussitôt la colère de la Bête…
La Bête offensée, lui propose d’échanger contre la rose, la vie de sa fille. Cruelle justice que de donner la douce Belle à la Bête pour se sauver de la mort, mais c’est pourtant ainsi que le conte commence… Il était une fois une Belle et une Bête…

Il n’est plus nécessaire de raconter la suite car tout le monde la connaît. Comme je le disais pour d’autres adaptations de l’histoire de Madame Leprince de Beaumont, c’est vraiment mon conte préféré. Si je ne vous parle pas du récit, je tiens à préciser que j’ai acheté ce livre pour les illustrations de Gabriel Pacheco. Je les trouve superbes, esthétiques, oniriques. Toutes en finesse, fuselées, elles développent l’imaginaire et nous plongent dans un envoûtement poétique.
Très belles, mais peut-être trop sombres pour les jeunes enfants, je vous recommande ce beau livre, rien que pour vous…

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