La Corse : Petit atlas hédoniste


La Corse

La Corse : Petit atlas hédoniste
Laura Benedetti
Thibaut Dini
Philippe Santini

Qui peut se targuer de connaître toute la Corse dans ses moindres recoins ? Pour la représenter, tenter d’essayer de définir son essence, comprendre son identité, s’approcher de sa moelle et de son âme, on utilise toujours des mots forts. On les retrouve dans l’introduction de ce beau livre… vertigineuse, secrète, fière, sauvage, hospitalière, riche, fidèle, libre, passionnée, impératrice, lumineuse, mystérieuse, si belle…
Grecs, Romains, Byzantins, Maures et Génois ont voulu en être les maîtres, et si la Corse est une île qui fut souvent conquise, on dit aussi qu’elle ne fut jamais soumise.
Chantée, racontée, rêvée, on la rejoint par la Méditerranée et elle s’offre dans une palette aux couleurs infinies. Son parfum est un concentré d’herbes du maquis et son rayonnement est à la fois doux et fiévreux. On ne peut que succomber.
La mer, des sables et des galets, des plages, des criques, des récifs, des sommets, des lacs et des rivières, des plaines, du maquis, des champs, des vignes, un désert… des petits villages, des murets de pierre, des tours génoises, des citadelles, des palais, des ports… un patrimoine, un art de vivre, un esprit… du nord au sud, dans le cœur et sur les côtes, à travers ses régions, les auteurs nous invitent à découvrir ses multiples facettes, avec du texte et des photos, dans ce qu’elle nous offre d’intime et de grandiose.
Ce petit atlas hédoniste consacré à la Corse est un très beau livre pour les voyageurs qui cherchent à se documenter avant de l’explorer. Les auteurs abordent son histoire, tracent des itinéraires et conseillent. Cependant, je vais me permettre de discuter sur un point ; j’aurais aimé que les photographies aient un lustre brillant et non mat.
Un livre à conseiller…

img553 1
img554
img555
  1. Bouquet d’immortelles – Christelle Geronimi, oléicultrice et productrice d’immortelle en Balagne
  2. Calvi en Balagne
  3. Casetta sur le sentier des douaniers, entre St-Florent et la plage du Lotu

Flexi food

Challenges…
Les Gourmandises
Des livres en cuisine avec Fondant et Bidib

Un livre offert par les Éditions Au vent des îles et Babelio dans le cadre des Masses Critiques

.

 

Flexi food, cuisine saine et gourmande
Recettes de Valérie Muller
Photographies d’Annabel Montenot Robert

 

Dans l’introduction de son livre, l’auteur annonce qu’elle souhaite avant tout être dans le partage, la convivialité, et qu’il y ait dans ses recettes un équilibre entre le sain et le gourmand. Elle s’adresse à tous les mangeurs… les omnivores, les flexitariens, les végétariens, les vegans, et ceux qui suivent une alimentation low carb et paléo.
Si on connait les quatre premiers, on en sait moins sur les deux derniers, et sur une double page, elle donne des précisions sur ces différents régimes.

Six chapitres divisés en plusieurs parties qu’elle accompagne de petites infos pratiques et de conseils diététiques.

« 1. De bon matin » ce sont des idées pour le petit-déjeuner et la carte est très variée car il est important de bien commencer la journée. Tout en se faisant plaisir, il est bon de bien choisir les sucres, « la charge glucidique ». Elle décline ce repas dans des combinaisons salées et sucrées, entre smoothies, jus de fruits, infusions, mueslis, granolas, tartines, pancakes, pâtes à tartiner… frittatas…

« 2. Alors, qu’est-ce qu’on mange ? » a trois parties. La première parle d’une alimentation « vivante », « brute », « crue », et donne des idées de salades et de buddha bowls. L’assiette harmonise le sain et le beau, elle est pleine de vitamines et de couleurs. On mêle les légumes, les fruits et les graines dans des compositions peps et exotiques. La seconde nous invite a déguster des soupes et des veloutés. Le bouillon est une excellente base pour certains plats et elle aime utiliser le miso, un condiment japonais sous forme de pâte à base de sel marin, de graines de soja, de riz… Dans ses choix, les veloutés sont un régal pour le regard. La troisième introduit les tartes, les cakes et les tartines, une occasion aussi de faire un point sur les différentes graisses, les mauvaises et les essentielles à notre corps. C’est rustique, savoureux, riche et toujours bien ordonnancé.

« 3. J’ai encore faim ! » nous parle de junk food et de la cuisine asiatique. Amicalement, l’auteur qui a des racines méditerranéennes et qui habite à Tahiti, veut nous faire découvrir les parfums, les épices, les herbes aromatiques qui lui rappellent son enfance et ses voyages ; la palette est donc large… curry de légumes, curry de la mer, rouleaux de printemps, soba aux champignons nippons (pâtes au sarrasin), légumes farcis, croustillants aux épinards (feuilles de brick), tian… Et du côté de la junk food, version « zéro frustration mais 100% plaisir », ce sont trois suggestions avec un wrap, un burger et un club sandwich.

« 4. … Et avec ça ? » est une formule qui titille notre gourmandise. C’est dans ce chapitre qu’elle ajoute les à-côtés et les petits trésors. Des seconds rôles comme elle dit, mais qui donnent de la valeur aux plats et qui deviennent indispensables… aubergines confites, purées, poivrons rôtis, graines torréfiées, pâtés, sauces, crèmes…

« 5. Les indispensables » est au final un complément au chapitre précédent. On y trouve des variations de farines pour des pâtes et des pains, et différentes huiles pour des sauces bien onctueuses et des vinaigrettes très parfumées.

« 6. Un peu de sucré ? » termine le livre avec une vingtaine de desserts et un point sur les glucides. Toujours sur sa ligne directrice d’une nourriture saine, l’auteur nous propose des douceurs qui privilégient le fructose, le sucre des fruits. Des tartes, des crumbles, un carotte cake, un panna cotta, une soupe de fruits rouges, des sorbets et des crèmes glacées, du chocolat mousse et coulant… Elle y joint des épices, des graines et des herbes, pour donner une note originale de pays lointains.

Je vous recommande ce très beau livre de cent quarante recettes. Tout est bien expliqué et le pas à pas est facile à suivre. Quant aux compositions photographiées, elles portraiturent rusticité, modernité et gastronomie. On a plaisir à le feuilleter, on s’amuse à deviner les saveurs et on rêve d’y goûter.

 

  1. Açaï bowl – petit-déjeuner – purée d’açaï, banane, fruits rouges, noix, amandes
  2. Salade tomate-avocat, citron vert, oignon, graines torréfiées, curcuma, basilic
  3. Pâtes
  4. Tarte mi-cuite pomme-pêche-raisin-badiane – pâtisseries fruitées – miel, tarte crue aux pruneaux

 

 

Le carnet d’enquêtes de Sherlock Holmes

Petit Bac 2021

 

 

 

Challenge polars avec Sharon, Mois Bristish Mysteries avec Hilde et Lou et Challenge Petit BAC avec Enna, catégorie Objet

 

Le carnet d’enquêtes de Sherlock Holmes
10 grandes énigmes inextricables à résoudre
Solve it yourself mysteries by Seven Oaks

Tim Dedopulos

Aimeriez-vous jouer à enquêter avec Sherlock Holmes ? Faire un jeu de rôles ou une partie d’un Cluedo revisité ? Ce livre nous offre l’opportunité d’un voyage dans le temps aux côtés du grand détective et de son acolyte le Dr John Watson.
C’est d’ailleurs lui qui prend la plume pour nous conter les dix histoires et nous inviter à les suivre, de préférence avec un papier et un stylo.
Voici donc le cheminement (sommairement rapporté pour l’essentiel) de la première affaire en trois parties, « Le mystère de Birchfield »…

Comme dans la plupart de ses nouvelles chroniquées, il commence par regarder à la fenêtre le temps et l’animation de la rue. La fin du mois d’avril est venteuse et on imagine les bourrasques culbuter les chapeaux des messieurs et soulever les mantelets des dames. Ce jour là,  Holmes se verrait bien paresser dans le salon avec une tasse de thé de Mrs. Hudson, mais il doit recevoir la visite d’une jeune femme, Miss Estelle Bryant.
La demoiselle vient le consulter pour une affaire très particulière. Watson énonce les faits comme à son habitude… des informations que nous notons au fur et à mesure.

Il la détaille et crayonne son portrait ; proche de la vingtaine, belle, altière et très anxieuse, elle fait part de sa grande inquiétude concernant des faits étranges qui se produisent dans sa demeure. Elle pressent que quelque chose va se passer, mais elle ne sait comment expliquer ce sentiment.
Ses parents disparus en Inde lors d’une expédition six ans plus tôt, elle fut placée sous la tutelle de son oncle Douglas Rutland Bryant, un homme bon et généreux, qu’elle soigne en ce moment car le vieil homme, depuis deux ans, est malade. A ce jour, aucun médecin n’a pu diagnostiquer le mal qui affaiblit son oncle.

Birchfield est une grande et vieille maison
qui se repeuple en fin de semaine lorsqu’elle reçoit les familles des quatre enfants de l’oncle Douglas. Mais depuis quelques temps, elle est le théâtre de phénomènes surnaturels ; des bruits dans la nuit, des objets déplacés et brisés, des inscriptions sur les murs et tout dernièrement, l’apparition du fantôme de l’arrière-grand-père vu par Bridie, une jeune domestique. Thomas Wilcox Bryant était un homme redouté qui fit fortune dans l’industrie lainière et dans la contrebande.

A ce stade du témoignage, Holmes sourcille déjà et sait que Bridie ment. La première partie de l’enquête se termine par une question qui doit nous inciter à évaluer des supputations… pourquoi ?

La deuxième partie, nous convie à nous rendre à Birchfield dans le Dorset où il est bon de commencer à relever le nom des personnes qui gravitent autour de l’oncle Douglas qui va de plus en plus mal. La nuit dernière, la maison a été visitée par un inconnu qui a laissé des traces de pas boueuses et qui a dérangé les pot à épices de la cuisine.
Holmes commence par interroger Bridie sur les évènements. Nerveuse, la jeune domestique décrit le spectre qu’elle a aperçu…

Famille du colonel Robert Winfield Bryat :
Estelle (fille), William (fils)
Famille de Douglas Rutland Bryant :
Phyllis (fille), Richard (beau-fils), Freddie (fils), Violet (Belle-fille),
Norman (fils), Patricia (Belle-fille),
Domestiques :
Adams (majordome), Mrs Enthrop (cuisinière), Matthew (jardinier), Bridie (bonne)

Le lecteur-détective est interpellé sur ce dernier fait quand la troisième partie s’introduit avec l’assassinat de Bridie.
Toute la famille se réunit ; enfants et petits-enfants. Birchfield n’est plus une coque vide, elle est habitée à tous les étages.
Holmes et Watson font la connaissance des membres de la famille et passent une excellente soirée. Logés eux-aussi dans la maison, ils sont réveillés au petit matin par Estelle qui leur annonce la triste nouvelle. Elle a découvert Bridie dans sa chambre, tuée avec un tisonnier enfoncé dans sa gorge.
En attendant la police, Holmes réveille tous les habitants en leur disant qu’un crime vient d’être commis et les fait se rassembler dans le salon pour amorcer l’investigation. Et en un claquement de doigts, il apprend qui est l’auteur de ce funeste scénario…
Tout le monde est choqué, Norman Bryat, l’un des fils de Douglas, s’indigne qu’il soit présumé coupable, allant même à accuser Holmes. Quant à Richard son beau-frère, il s’offusque également qu’on pourrait présager qu’il soit l’assassin et qu’il puisse poignarder quelqu’un.

L’histoire se termine assez abruptement sur cette scène. Le criminel est démasqué, mais il ne le sait pas encore… Holmes et Watson doivent attendre la police avant de dévoiler son identité. Cependant, le jeu nous entraîne à la fin du livre pour connaître le meurtrier et en savoir un peu plus sur ses mobiles.

Cette première histoire est assez simple et peut se jouer rapidement. Il faut donc être attentif, souligner le moindre indice et avoir une certaine logique. La qualité de la trame ressemble beaucoup aux écrits de Conan Doyle et on se transporte facilement dans l’ambiance avec les nombreuses illustrations.
Dix énigmes, trois parties, trois questions pour nous aider et toutes les réponses dans les dernières pages… en solitaire ou à plusieurs, ce livre interactif est très bien conçu.
Ai-je découvert le meurtrier ? Élémentaire ma chère amie !

La pâtisserie des sorciers et autres desserts fantastiques

 

Les Gourmandises s’associent avec le challenge Halloween de Lou et Hilde, et le challenge Des livres en cuisine de Fondant et Bidib 

 

 

La pâtisserie des sorciers
et autres desserts fantastiques
Aurélia Beaupommier

 

Ce superbe grimoire sorcier et pâtissier débute par un who’s who. Qui est qui ? D’Alice à Baba Yaga, de la Forêt de Brocéliande à Eragon, des Gremlins aux Hobbits, de Kiki la petite sorcière à Macbeth, du Monde de Narnia à Peter Pan… vampires, trolls, monstres, princesses et pirates nous sont présentés par l’auteur Aurélia Beaupommier (un nom qui pourrait figurer dans le casting de Poudlard) qui mêle leurs univers magiques et fantastiques, passés et contemporains, d’ici et d’ailleurs, pour évoquer des douceurs gourmandes.

Enchanteur, délicieux, l’ouvrage compte près de cent recettes cataloguées dans différents chapitres, des petites bouchées aux grands gâteaux, des mousses onctueuses aux divins élixirs.

Ingrédients, pas à pas, petites notes introduisant les recettes et les personnages, illustrations féériques, on pénètre l’antre des sorciers par la cuisine et on se laisse guider.
Il est à souligner que plusieurs combinaisons sont à la portée des enfants ou dignes d’être soumises à des novices.

Dans son avant-propos, Aurélia reprend une citation de Tolkien que je trouve, certes chimérique, mais assez juste… et parfaite pour clore ce billet…

« La magie n’opère que si l’on veut bien consentir à se laisser emporter par elle. »

Un livre précieux.

 

 

  1. Muesli des Gremlins
  2. Tarte aux poires de la reine des Sorcières – Macbeth – Shakespeare

 

Le Fou des fleurs

 

« Des contes et légendes » avec Bidib

 

 

Le Fou des fleurs
Texte d’Yveline Féray
Illustrations d’Anne Romby

« Notre vaste monde de poussière est plein d’histoires extraordinaires. Je pense en particulier au Fou des Fleurs. Alors, si vous voulez savoir ce qu’il arrive d’heureux à ceux qui chérissent les fleurs et de malheureux à ceux qui les saccagent, écoutez voir cette véridique histoire… »

L’histoire se passe mille ans auparavant, dans un petit village chinois appelé Joie Éternelle…
Qiu Xian, un vieux jardinier amoureux des fleurs, passe sa vie à les cultiver dans son jardin où règne une harmonie enchanteresse. Tout est fraîcheur, beauté et paix.

Un jour, le bandit Zhang Wei, fils d’un puissant mandarin, qui passait devant les grilles du jardin, tombe sous son charme et demande à l’acheter. Mais la réponse de Qiu Xian n’est pas celle qu’il attendait et fou de rage, il force les lieux avec sa bande et détruit toutes les fleurs.
Fou de douleur, Qiu Xian s’effondre auprès d’une très belle jeune fille venue le consoler. Il ne l’avait encore jamais vue, mais il se sentait si bien en sa compagnie que le vieil homme pleure son désespoir en toute confiance.
Ce qu’elle lui dit pour l’apaiser, et surtout ce qu’elle fait, redonne joie à Qiu Xian… car la jeune fille est une fée. Les pivoines, les violettes et toutes les autres fleurs massacrées reprennent vie.

Hélas, nous ne sommes qu’à la moitié de l’histoire qui conte d’autres mésaventures et rebondissements… Le méchant Zhang Wei a trop de noirceur en lui pour en rester là. Mais la fée des fleurs du lac de Jade veille sur Qiu Xian et, avec ses sœurs les fleurs, va rendre justice et offrir à son merveilleux jardinier un magnifique présent.

« Le Fou des fleurs » est un très beau conte plein de poésie, de sagesse et de spiritualité. L’histoire s’accompagne des dessins d’Anne Romby de si belle façon que le livre en devient précieux.
Pour enfants ou adultes, je ne peux que vous le recommander !

 

 

 

 

Les six Royaumes

Un livre offert par Babelio et les Editions Mnémos dans le cadre des Masses Critiques

 

Les six Royaumes
Récit illustré
Adrien Tomas
Illustrations de Dogan Oztel

 

Irego d’Eystilar fait partie de la congrégation des Sœurs Grises au monastère d’Iriloyë et est directrice d’études ésotériques. A presque trente ans, elle est bien décidée à franchir les frontières de son territoire pour rechercher le secret de l’immortalité, car le pouvoir de la Magie Grise a des limites. Les gardiennes du Gris Savoir, gardiennes de l’humanité, n’ont d’enseignements que les Mots et c’est vers les autres Royaumes qu’Irego a sollicité, non sans s’attirer les foudres et les moqueries de certaines, le droit d’investiguer.

Ce livre se divise en quatre parties ; les Arts magiques, les secrets de la technologie, l’Alchimie naturelle et les Mystères révélés.

Dans son journal personnel et ses écrits pour les huit matrones d’Iriloyë, elle note en détail son périple, les personnages qu’elle rencontre et retranscrit leurs entretiens ; chaque civilisation a ses magies, ses pratiques et ses croyances. Elle revient également sur ses études et les nombreux grimoires qui ont retracé les « principes fondateurs ». Comme elle le précise, elle doit modifier sa vision sur les Limbes, « non pas comme une Dame grise, mais comme une chamane Kharane, un ensorceleur elfe, ou même un mage de la Maison. ».  Le peuple elfique connaît un déclin et les textes des précédentes Sœurs Investigatrices, rapportent leur dégénérescence.

Accompagnée d’un couple de serviteurs et détentrice d’un crédit illimité, elle commence son voyage à la belle saison du printemps, en traversant les steppes de Khara où elle croise des tribus nomades peu sociables. La vie dans cette immensité est rude et primitive, mais les Kharans ont tout le respect des Sœurs Grises. Dans la ville de Taraxhan, elle rencontre une vieille chamane, guérisseuse et sorcière, qui fait parler les esprits et qui attendait sa venue. Sa façon à elle de rejoindre les Limbes se fait avec des élixirs, mais il lui est impossible de satisfaire Irego sur ses questions sur l’éternité, car la sagesse véritable reconnaît « l’importance de la mort au bout de la vie ».
Déçue, ses recherches font l’impasse sur les Nécromanciens qui semblent avoir disparu et s’orientent vers l’ordre des Mages, mais un accident survenu alors qu’elle rentrait au monastère lui donne matière à s’inquiéter pour sa vie et à réfléchir différemment.

Ainsi, nous entamons la deuxième partie du livre qui va nous entretenir des secrets de la technologie. Après avoir reçu tous les accords pour son second voyage, Irego part sur sa terre natale vers le nord, à Evondia. C’est à Azureld, la capitale, qu’elle va se renseigner sur les golems. A la Maison des Mages, elle retrouve Chardon, un agent qui espionne pour l’ordre des Sœurs, et apprend comment sont fabriqués les golems, des machines d’acier conçues à l’image des humains. L’information capitale qu’elle enregistre, c’est qu’ils ont pour liquide vital de l’hylium, une substance précieuse et sacrée utilisée par les Sœurs Grises pour leur permettre de supporter la puissance des Mots.
Là, Irigo fait face à une autre déception car selon le plan anatomique qu’elle a pu voir, les golems ne sont que des automates.
Dans les lignes stratégiques de sa quête et dans son grand désir d’apprendre secrets et magies, elle envisage alors de contacter des sujets plus influents. Après avoir relu les récits historiques et héroïques qui content la Flamme d’azur, un ordre de chevalerie vénéré, mené par le commandeur Aevar, elle obtient l’autorisation de continuer ses recherches sur le corps de l’Ange de Fer, qu’elle arrive à sortir de sa sépulture avec l’aide de Chardon. Ce qu’elle découvre en le mettant à nu ébranle son esprit et la dépouille de ses certitudes. Aevar n’était pas complètement humain. Serait-ce là, un pan de l’immortalité ? Mais après cinq jours à l’autopsier, Irigo se voit contrainte par la Maison des Mages de remettre le corps dans son sarcophage en marbre et de quitter Azureld où elle n’est plus la bienvenue.
De retour au monastère où elle se fait méchamment sermonner par les sœurs, elle reçoit le soutien de la doyenne qui lui conseille de continuer ses recherches dans leur bibliothèque.
Irigo se plonge dans le monde des Nains, leurs caractéristiques, leurs origines, leur culte, jusqu’à la biographie de Nashgar le Faiseur qui fut à l’origine de la conception d’Aevar, un hybride.
A l’abri de son monastère, Irigo prend conscience que des âmes maléfiques œuvrent contre elle lorsqu’elle apprend que Chardon a été dénoncé auprès des Mages et qu’il a été mis à mort.

L’automne voit naître une autre conviction. Pour cette troisième partie, L’alchimie naturelle, Irigo songe qu’on pourrait obtenir l’immortalité avec des potions et lit toutes les publications qui traitent de la botanique et de la zoologie. Sortent des rayonnages, des animaux légendaires comme les Changeurs, les Ko’ars, et c’est dans le Royaume de Rym qu’elle se documente sur les plantes de La Grande Forêt, avec les Sylphides et les Dryades. Beaucoup d’extraits d’études sont rapportés dont certains racontent le temps des Dragons et de l’ère paléontologique.

A Aur Caen depuis plus de deux mois, ensevelie sous les registres, Irigo reçoit des nouvelles de Mycan le marchand avec qui elle est en affaires. Dans cette quatrième et dernière partie, Mystères révélés, elle doit embarquer pour l’Orient sans tarder. Après avoir échappé à deux agressions sur sa personne, la bibliothèque dans laquelle elle travaillait brûle, faisant de ce drame le troisième attentat.
Ayant rassemblé toutes ses notes lors de la traversée, elle arrive dans la ville de Gayavasni, une magnifique cité moderne. Confiante en ce dernier voyage et sûre de ses dernières certitudes, elle rejoint une caravane marchande qui la mènera vers le Sélénir… et les âmes immortelles.

Sans connaître la trame de l’histoire, j’ai choisi ce livre, séduite par les belles illustrations de Dogan Oztel qui m’ouvraient les portes sur un univers féerique. J’ai donc été surprise par la teneur du livre qui s’adresse plus à un lecteur chevronné qu’à une néophyte de mon genre. Toutefois, on se laisse facilement entraîner à la suite d’Irigo dans ses périples passionnants et foisonnants. De mon point de vue, la quête de l’immortalité ne vient qu’en trame de fond et l’intérêt du récit se maintient grâce à la description des créatures légendaires et des royaumes traversés. L’auteur reprend dans une forme encyclopédique les personnages, les lieux et les créatures de ses livres « Le chant des Épines », « La Geste du Sixième Royaume » et « La Maison des Mages ».
Je recommanderai donc ce beau livre aux initiés…

 

 

 

 

Herbier de Joséphine

Challenge Petit BAC d’Enna

Un livre offert par Babelio et les Éditions Flammarion dans le cadre des Masses Critiques

 

Herbier de Joséphine
Catherine de Bourgoing

 

Joséphine de Beauharnais, première épouse de l’empereur Napoléon Ier de 1796 à 1809, achète le château de Malmaison en 1799. Passionnée de botanique, elle fait transformer le domaine, qui de 60 hectares passe à 726 hectares en une vingtaine d’années. Les jardins s’enrichissent alors de plantes venues de pays lointains, se structurent suivant les inspirations et s’agrémentent de serres, dont une chauffée, appelée la serre chaude, qui est consacrée aux plantes rares et exotiques. Cette serre mesure 50 mètres de long et des arbres de 5 mètres de haut peuvent y pousser.

Le XVIIIe siècle, le siècle des Lumières, voit un grand enthousiasme pour l’étude de la botanique. Des naturalistes accompagnés de leurs jardiniers-récolteurs partent explorer le monde pour découvrir des plants inconnus qu’ils ramènent en Europe, pour les jardins royaux. Les végétaux circulent par réseaux, s’échangent et deviennent des gages diplomatiques.

Joséphine n’a pas été qu’une grande amoureuse et une impératrice, elle fut aussi une collectionneuse de plantes et, comme l’auteur le raconte dans son introduction, « une collectionneuse ambitieuse qui a donné une pulsion novatrice dans l’art des jardins et de l’horticulture »C’est à Malmaison que s’opère le miracle des fleurs. »

Louis-Martin Berthault et d’autres paysagistes de renom conçoivent des jardins à l’anglaise selon les désirs de Joséphine qui entretient une correspondance avec Joseph Banks, un imminent naturaliste britannique qui fut le président de la Royal Society à Londres durant une quarantaine d’années ; « Des allées sinueuses, de vastes pelouses, sept cascades et cinq petits ponts qui franchissent la « rivière anglaise »… ».
Elle reçoit
de nombreuses plantes que les Anglais ont ramenées de leurs expéditions de Chine, du Japon… roses, pivoines, lys, rhododendrons, glycines, asters, magnolias, chrysanthèmes, … et toutes ces merveilles aux variétés infinies ne pouvaient qu’émouvoir Pierre-Joseph Redouté qui les a dessinées à l’encre de Chine, avec une grande minutie. Joséphine nomme l’artiste son « peintre de fleurs ».

En charge du domaine, Étienne Pierre Ventenat et Aimé Bonpland, qui à la mort du premier prit le relais, s’associent à Pierre-Joseph Redouté pour répertorier les collections de Joséphine. Ils se partagent le descriptif à la loupe, entre science et art.

Dans cet herbier, Catherine de Bourgoing, adjointe honoraire au directeur du musée de la Vie romantique et commissaire de l’exposition Jardins romantiques français, regroupe près d’une centaine de planches peintes par Pierre-Joseph Redouté, dont la plupart ont été prises dans les ouvrages de ces messieurs, « Jardin de la Malmaison » et « Description des plantes rares cultivées à Malmaison et à Navarre ».
Elle nous invite à voyager à travers une époque en mouvement, de continent à continent, de royaume en royaume, sur les traces des plus grands botanistes qui se sont embarqués pour des aventures palpitantes, à lire une multitude d’anecdotes croustillantes, l’origine des fleurs, leurs histoires, leurs particularités, à les trouver si belles, si rares, si envoûtantes… fragile
s ou rustiques. On redécouvre les roses, les roses de Redouté, dans les dernières pages comme pour un bouquet final, mais on apprend également que le peintre ne les a déclinées qu’à la mort de l’Impératrice.

Je vous recommande ce beau livre, source d’informations très intéressantes et d’inspiration, car il vous conviera peut-être à commencer un herbier ou à sortir crayon-pinceaux-encre-aquarelle…

 

 

1. Portrait de l’Impératrice Joséphine par Antoine-Jean Gros
2. Dahlia double « Choix des plus belles fleurs et des plus beaux fruits »
3. Anémone du Cap « Jardin de la Malmaison »
4. Rose cent-feuilles unique « Les Roses »

 

Pains d’épice, gâteaux et biscuits de Noël

Logo-Samarian_2


Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo

 

  Pains d'épice, gâteaux et biscuits de NoëlPains d’épice, gâteaux et biscuits de Noël
Ulrike Skadow
Photographies de Nicolas Leser

 

Les biscuits qui sont présentés dans ce livre sont dans l’esprit de Noël. A leurs seules évocations, il y a de la magie qui s’en dégage et du bonheur, aussi…

Les images se succèdent et offrent des tableaux de paix, de chaleur, de convivialité et de joies. Ce sont des goûters au coin du feu avec un mug de chocolat chaud ou une tasse de thé au miel. Ce sont des arômes de cannelle, de muscade, de girofle, de gingembre, d’anis, d’oranges et de pins. Ce sont des préparatifs de l’Avent avec les décorations de la maison et celles du sapin. Ce sont des histoires du Père Noël et des lutins…
Avec les soixante recettes proposées, vous faites un tour du monde et vous rencontrez tout le traditionnel de cette fête de fin d’année ; truffes au chocolat, pain d’épices, cake, pudding, nonnettes, fudges, tuiles, florentins…

Je vous recommande ce beau livre de cuisine et de partages !
 

1. Bruns de Bâle
2. Brunkager danois

 

 

Les maisons romantiques d’Angleterre


Challenge Petit Bac d’Enna, catégorie adjectif

 

 

Les maisons romantiques d’Angleterre
Barbara et René Stoeltie

 

Lorsque nous évoquons la campagne anglaise, magnifique écrin pour des maisons romantiques, nous voyons aussitôt des tableaux de Gainsborough, de Turner et de Constable. Nous avons aussi des titres de romans et des auteurs. Jane Austen l’a très bien décrite dans ses livres en nous rapportant un décor et une atmosphère. Mais également les sœurs Brontë, Agatha Christie, Thomas Hardi, Wilkie Collins, Arthur Conan Doyle… et bien d’autres encore !

Nichées au creux de vallons, derrière un bois, face à la mer, sur une lande, dans un cadre verdoyant à l’abri ou sur une terre rude tourmentée par les vents, ces demeures sont des manoirs géorgiens, des maisons palladiennes, des presbytères gothiques et des petits cottages rustiques en pierre garnis de vieux rosiers.
Rénovées, entretenues, nouvellement acquises ou héritées, elles sont décorées en fonction de l’âme des lieux mais aussi en fonction des goûts des propriétaires. Certains vont rendre une authenticité dans la recherche des objets, des meubles et des tissus, puis d’autres vont être plus fantaisistes en apportant une touche personnelle et moderne.
Dans ce livre, on peut admirer de très belles maisons et des petits pavillons aux toits de chaume.

On débute dans le Hampshire avec Chawton Cottage, la modeste maison de Jane Austen qui est habillée d’une sobriété presque austère. D’un intérieur de style néo-classique pour la salle à manger, avec un papier peint fleuri où sont accrochés des petits cadres et une belle cheminée, nous voyons que le seul luxe qui est resté sont un service Wedgwood et un portrait immense, qui tient tout un mur, du troisième frère de Jane, Edward Austen Knight.

Nous poursuivons avec une maison géorgienne du XIXe siècle, dans le Sussex. Près de la mer, les propriétaires ont donné un style élégant et baroque en lustrant les beaux planchers, en patinant les peintures, en les écaillant, et en l’agrémentant de meubles du XVIIIe. Le charme réside dans les trésors amassés sur les plages et la patine ancienne.

Dans le Wiltshire, une demeure de style jacobéen du XVIIe siècle nous ouvre ses portes. L’agencement a été fait par une décoratrice suédoise installée à Londres qui créée pour ses clients des intérieurs chaleureux. Les bois sombres se marient très bien à des teintes chaudes, des velours damassés, des plats en étain et des tapis dits « somptueux ». A cette Haute époque, elle mêle des tableaux contemporains qui dans cet univers ne dépareillent pas du tout.

Toujours dans le Wiltshire, on nous propose d’entrer à Keeper’s Lodge, le vieux pavillon du XIXe siècle d’un garde chasse. Antony Little, un créateur de tissus, a fait revivre cette petite maison digne d’un conte de fées, très pittoresque, en la restaurant et en lui donnant un style cosy et victorien. Les motifs des tissus, coussins, plaids, fauteuils, tentures, courtepointes, se confondent dans des écossais, des cachemires et des fleurs, le tout  s’organisant dans un hétéroclisme assez chargé, mais structuré.

Ces quatre  premières maisons ne sont que les premières pages de ce beau livre. Par la suite, nous traversons d’autres régions pour visiter d’autres demeures, imposantes ou pas, avec de vieilles pierres et d’antiques parcs pour nous faire rêver.

Il y a des univers chargés de faïences venues des manufactures anglaises avec leurs vaisseliers bien remplis, et des pièces qui se mettent en scène, pleines de curiosités, de livres et de collections. Les murs couverts de chaux, des alcôves accueillantes, de grands tapis aux trames usées, des fauteuils en cuir, des tables dressées, des cheminées allumées, des vitraux, des boiseries, des trompes l’œil, des fers forgés, des marbres, des statues, des gargouilles, des paniers en osier suspendus… des bouquets champêtres, un géranium tourné vers la lumière derrière le châssis d’une fenêtre… Et certains ont voulu rendre un effet en laissant des pièces vides, seules entités avec leurs sols boursoufflés et leurs murs décrépis. « Il faut de tout pour faire un monde », « Les goûts et les couleurs ne se discutent pas »… les expressions sont nombreuses !

« Les maisons romantiques d’Angleterre » a été édité en 1999 par les Éditions Taschen et les décorations n’ont pas trop vieilli. Les photographies qui l’illustrent sont de belle qualité. Alors si vous désirez l’acquérir, il faudra passer par des sites marchands qui font des ventes d’occasion. A s’offrir !

 

 

 

Le grand livre de la cuisine marocaine

Un livre offert par Babelio et les Éditions Mango dans le cadre des Masses Critiques
Challenge Petit Bac d’Enna, catégorie « lecture »

 

 

Le grand livre de la cuisine marocaine
Nadia Paprikas
Photos de Charly Deslandes et Aimery Chemin

 

Dans la plupart des livres de cuisine qui content aussi une histoire, un héritage, les auteurs introduisent leurs recettes par un hommage à leurs racines, à la famille et aux mères. Les mots sont les mêmes… patrimoine, transmission, hérédité, générations, cultures, familles, convivialité, fêtes, générosité…

Nadia Paprikas a été initiée à la cuisine dès l’âge de six ans par sa mère qui lui a transmis recettes et secrets. Elle nous les donnent sur son blog culinaire en mettant une touche personnelle et en réinventant les mets de son enfance. Elle dit pour ce livre : « Au fil de ces pages, vous partagerez avec moi tous mes secrets et ceux de ma maman. »

… Elle regroupe les délices de son pays le Maroc, et nous offre cent cinquante plats parfumés, épicés, salés et sucrés.

Au chapitre des épices, elle donne leurs noms pour une base traditionnelle en précisant que le savoir-faire est dans le bon dosage. Le vocable est « alchimie ». Ils sont une richesse pour les légumes, les fruits et les viandes et un passe direct pour le voyage. Poivre, cumin, paprika, coriandre en graines, curcuma, cannelle, safran, gingembre en poudre…  Le ras el-hanout est un mélange savamment dosé. 
Pour les ustensiles, le couscoussier pour le couscous et le plat à tajine sont indispensables. Les autres sont de simples outils en fer et en bois. Ceux qui sont photographiés pour illustrer la page, ont un visuel de vécu, d’authenticité et de rusticité.
Toujours dans son introduction, elle nous fait découvrir les us et coutumes alimentaires. On apprend que l’hospitalité est « sacrée », qu’il est malvenu de refuser une invitation et qu’il ne faut manger que de la main droite. Lorsqu’on est à la table d’un plat à déguster en commun, on se sert des doigts comme d’une pince et on sauce avec du pain. On découvre aussi, que le thé a été importé par les Britanniques dans le milieu du XVe siècle. Cette boisson désaltérante et réconfortante que l’on sert à toute heure de la journée se fait le plus souvent avec des feuilles de thé vert, un bouquet de menthe fraîche et des morceaux de sucre. La tradition veut qu’il soit réalisé par le chef de famille ou par le fils aîné.
Il y a aussi la technique où elle dévoile comment bien utiliser les plats, comment faire une bonne semoule et d’autres habiletés qui peuvent nous aider dans cette cuisine.

Le catalogue des recettes est opulent ! Les plats se succèdent nantis de précieux conseils et de très belles photos. L’esthétique du livre est un atout car l’appétit vient par leurs visions colorées et exotiques.
Il se scinde en plusieurs parties avec pour commencer des pages sur la boulange qui montrent comment faire le pain rbati avec des graines de sésame, le batbout le pain à la poêle, des briochettes à l’anis, des crêpes à la semoule, des crêpes mille trous… Les bricks suivent, farcies, salées et sucrées, puis les soupes et les salades. La partie couscous est assez sobre et peut surprendre. Nadia écrit qu’au Maroc, « il se prépare avec une seule sorte de viande, d’une variété de légumes et légumineuses ». Il n’y a donc point de couscous royal et ni de merguez à l’intérieur. Les tagines sont tous avec de la viande et des légumes ; parfois avec des fruits. Ce sont des plats mijotés bien garnis qui sont préparés avec les légumes de saison. La partie poissons a de quoi satisfaire ; en sauce tomate, frits, au four avec des citrons confits, en tagine… Et pour terminer, la dernière partie fait place aux pâtisseries et aux boissons. La variété des biscuits est grande et on aimerait tous les faire ! aux amandes, à la fleur d’oranger, au miel, avec des zestes de citron, de la cannelle, des graines de sésame, des dattes, de la semoule…

Pour résumer ce livre, je dirai que c’est un ouvrage gourmand aux mets fins, riches et simples à la fois, mis en valeur par des associations d’épices. Il rapporte bien tout ce que l’auteur a voulu traduire. Il est gourmand, généreux, plein de saveurs, de parfums et de soleil. Il est un portail sur le Maroc qu’on ne peut refuser de franchir !
Un beau livre que je vous recommande.

Dans le cadre des dimanches avec la brigade des Gourmandises, je testerai des recettes. Donc, à suivre…

 

1. Nadia
2. Briouates à la viande hachée
3. Zaalouk, purée d’aubergines
4. Couscous printanier
5. Briouates aux amandes et au miel