Cantique de l’assassin

Cantique de l'assassinCantique de l’assassin
Guillaume Presvot

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Paris, 1920,

L’inspecteur François-Claudius Simon du 36 quai des Orfèvres, est appelé par son supérieur Filippini sur les lieux d’un crime particulièrement atroce. Dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, on a découvert le corps d’un prêtre dont la mort a été mise en scène. Le cœur arraché repose entre les mains du supplicié, coiffé d’une couronne d’épines. Cet acte prémédité montre la détermination du tueur et laisse supposer que ce n’est qu’une première représentation.
Sur les registres des visites, une liste de noms attire l’attention des policiers et les plonge dans la plus profonde des perplexités car le nom peu courant de « François-Claudius Simon » y a été porté.
Depuis le départ d’Elsa (voir les précédents tomes), Simon marche sur une corde raide. Alcoolique, insomniaque, dépressif, il inquiète son entourage qui le juge de plus en plus inapte à son travail. Et pourtant…
Directement impliqué, l’inspecteur va s’investir dans l’enquête et découvrir ce qui le rattache à ce meurtre.

Confié au père Malvieux, responsable d’un orphelinat, dès son jeune âge et ne connaissant rien de ses parents, il va collecter dans les archives judiciaires des informations sur son géniteur qui appartenait à un groupe d’anarchistes. Il en sort deux noms ; l’un a été exécuté, l’autre a été envoyé au bagne à Cayenne. Du côté de sa mère, c’est vers Carcassonne qu’il va orienter son investigation et essayer de découvrir pourquoi elle a passé une partie de sa vie en Amérique du Sud, traquée par des hommes en soutane, et pourquoi elle a abandonné son fils pour le protéger. Des réponses à ses questions, désormais, elle ne peut plus en donner car internée dans un hôpital psychiatrique suite à un traumatisme, son esprit vit en marge de la réalité.

Qui a pu le compromettre ? Quel est le lien qui relie l’Église à sa famille ? Lorsqu’il commence à explorer les nombreuses pistes, à chercher des informations auprès de l’évêque, monseigneur de Beauséjour, il découvre que le point convergent est le grand mystère de l’abbé Saunière qui avait la charge de la paroisse de Rennes-le-Château jusqu’en 1917. L’abbé, devenu riche, aurait découvert un fabuleux trésor en entreprenant des travaux de rénovation dans son église et serait mort sans confier son secret. Sa mère le connaissait bien.

S’engage, entre le meurtrier et François, une traque incroyablement bien orchestrée par le premier, balisée d’indices macabres, sur des voies ésotériques, qui va balader l’enquêteur jusqu’à Budapest et le renvoyer dans les méandres de son passé. Plus qu’un hypothétique trésor laissé par les Templiers ou les Wisigoths, il y aurait des parchemins dont la découverte pourrait ébranler les fondations du christianisme.
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Cinquième livre des enquêtes captivantes et trépidantes de François-Claudius Simon, l’auteur tisse son histoire policière autour d’une affaire qui a défrayée le début du XXe siècle, celle de l’abbé Saunière qui aurait trouvé fortune avec la découverte d’un trésor. Autour de ce récit, plein de mystères passionnants et théosophiques, il y a aussi les secrets familiaux qui jalonnent la vie de François. Le roman se situant en 1920, des fragments de l’intrigue abordent la Première Guerre Mondiale, les mouvements anarchiques, la Révolution russe et les conditions de vie au bagne de Cayenne. Guillaume Prévost, agrégé d’histoire, narre habilement cette époque.
Ce livre dense, aux multiples ramifications, aux personnages attachants, ambiguës, ou très inquiétants, fournit bien des réponses aux questions que les lecteurs de la série ont dû se poser précédemment. On retrouve des personnages récurrents qui évoluent également au gré des histoires.
Je découvre l’auteur et cet inspecteur avec ce livre. Comme j’ai beaucoup aimé… ce n’est alors qu’un début ! Le suspense prend au corps et l’action est bien menée.
A recommander…

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Rennes le Château
Le diable au bénitier de Rennes-le-Château

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La mort s’habille en crinoline

logomelangedesgenres1logo XIXème 2logo thriller 13« Mélange de genre » de Miss Léo
« Polars » de Liliba
« XIXème siècle » de Fanny
Une lecture commune avec Bianca et Fanny

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la-mort-s-habille-en-crinolinesLa mort s’habille en crinoline
Jean-Christophe Duchon Doris

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Paris,

Mme Roger est une couturière réputée. En ce mois de janvier 1856, elle espère avoir dans sa clientèle Virginia Oldoïni, une aristocrate Piémontaise de dix-huit ans mariée au comte de Castiglione. Jeune, très belle et ambitieuse, elle a quitté Turin (son mari, ses amants) à la demande de son cousin Camillo Cavour, un homme politique dévoué à son roi Victor-Emmanuel II, qui souhaite la présenter à l’empereur Napoléon III.
La rencontre se fera à l’occasion d’un bal aux Tuileries et, pour briller de toute sa beauté, la rendre exceptionnelle, il lui faut des atours précieux.
Les soies se déversent dans des teintes flamboyantes, audacieuses, attractives ; il en faut quatre mètres pour recouvrir vingt-huit cerceaux de huit mètres d’envergure, une crinoline unique, véritable cage d’acier fabriquée par les frères Peugeot…
Dans l’atelier de Mlle Annabelle, les petites mains doivent satisfaire cette commande spéciale. Le travail, sur un tissu « bleu ciel et argent », va se poursuivre jusqu’au milieu de la nuit, alors que les ouvrières sont à tirer l’aiguille depuis l’aube. Eglantine, douze ans, est la plus jeune de l’équipe. Elle est heureuse de travailler avec sa meilleure amie Camille qui l’a prise en charge au décès de sa mère. Camille est belle, toute en douceur et en courbes, avec un port élégant, bien différente des autres commises. Elle pourrait jouer la doublure de la Castiglione pour les essayages des robes…

Sept ans plus tard,

Dans les chantiers des nouveaux quartiers haussmanniens, un homme balance le corps d’une jeune femme dans un trou, le cache sous des gravats et part, satisfait de son crime.
Le lendemain, lorsqu’on découvre le cadavre, nu et égorgé, le commissaire Thomazeau charge son nouvel inspecteur Dragan Vladeski de l’enquête.
Les détails révèlent que la jeune personne n’est pas une miséreuse, ce que confirme une amie venue l’identifier. Sans se faire prier, la jeune femme raconte, donnant à cette enveloppe un peu d’âme qui n’est plus.
L’affaire aurait pu rester en suspens car Dragan a été renvoyé de la police pour une affaire ridicule, mais d’autres assassinats sont commis, dont un qui déclenche agitations et malaises jusque dans le cabinet du Ministre de l’Intérieur. Par le fait du hasard, c’est Dragan qui tire de la Seine le corps de cette femme. La mort est, comme pour les autres cas, due à une lame, cependant le corps n’est pas dénudé, mais revêtu d’une robe imposante, magnifique et unique… bleu ciel et argent… C’est à cet instant que le mystère se dévoile un peu. Toutes ces femmes ressemblent à la comtesse de Castiglione, l’italienne qui fut durant deux ans la maîtresse de Napoléon III, célèbre pour sa beauté, son intelligence et sa puissance sur les souverainetés.

« – Discrétion et efficacité ! Je compte sur vous, monsieur Vladeski. Il va de soi que l’identité et le mobile de l’assassin de cette pauvre fille nous importent peu. Tout ce que nous voulons, c’est nous assurer que tout cela est sans lien avec la Castiglione et l’Empereur ! »

Réintégré dans la police, Dragan dirige ses pas vers les ateliers de couture et reprend contact avec la jeune fille qui l’avait ému, au début de sa première enquête. Eglantine est même prête à l’assister pour venger le meurtre de son amie.
Ils vont alors chercher pourquoi la mort s’habille en crinoline…

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Pour ce roman, l’auteur nous embarque dans le Second Empire. Je l’avais laissé avec le procureur Guillaume de Lautaret sous le règne de Louis XIV et je me retrouve plus de cent cinquante ans plus tard avec un autre enquêteur, Dragan Vladeski. Ce personnage, tout aussi séduisant que son précédent, plaît aux dames ! Ténébreux, beau, cultivé, une prestance aristocratique, des traits slaves, Dragan est le petit-fils bâtard d’un prince Croate. Ce qui peut séduire aussi chez lui, c’est une certaine forme d’innocence ou d’inexpérience.
Dragan est accompagné d’Eglantine, une jeune fille qui connaît les arcanes des ateliers de couture et les personnes qui les occupent. Elle a une belle personnalité, une jeunesse pétulante, qui allie ingénuité, sincérité et témérité.
Durant cette enquête, ils vont se découvrir.
L’histoire mêle des personnages fictifs à ceux de notre Histoire et peint le tableau d’un Paris qui subit d’énormes changements. Ils se voient dans les transformations urbaines pensées par le Baron Haussmann, la modernité des nouvelles technologies que l’on découvre lors des expositions universelles, comme la photographie, la mode qui n’en finit pas de se réviser… et les affaires politiques à l’affut des remous de l’Europe. L’ère est au progrès, mais les ouvriers et les pauvres gens subissent toujours les diktats des fortunés.
Personnage central, la comtesse de Castiglione nous permet de fréquenter ces différents milieux. Sensible au style qui la pare et la transfigure, elle sait faire la mode. Elle sait également mettre en scène les photos de Pierre-Louis Pierson dans lesquelles elle s’idéalise. Mystérieuse, elle joue de ses absences et de ses apparitions, laissant à ses admirateurs le droit de la vénérer via des imitations.

J’ai aimé ce nouveau roman de Jean-Christophe Duchon-Doris et comme le dit ma copine de lecture commune Bianca, « c’est l’évocation historique qui m’a intéressée » le plus… mais je tiens à préciser que les scènes qui relatent les meurtres, dans un jeu du chat et de la souris, captivent bien le lecteur !

Je vous recommande cette lecture.

D’autres billets chez Titine, Bianca et Fanny

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castiglione

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Noir roman

logo hérissonlogo régionlogo thriller 13logo bac14« Polars » de Liliba
« Moyen-Âge » d’Hérisson
« Nos régions » chez Lystig
« Petit BAC » d’Enna

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La couleur de l’archange, T1
Fauve, T2
Bleu sang, T4

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noir roamnNoir roman
Tome III
Viviane Moore

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Septembre 1144,

La brume est aussi épaisse qu’un mur. Dans les marais, seul le diable peut s’y risquer. Exploitants d’une des tourbières du Yeûn, Rensulf et son fils partent braconner… et c’est en cherchant les pièges, que le jeune Maloù découvre le cadavre d’un enfant.

Le chevalier Galeran de Lesnevin revient sur ses terres, pays de Léon en Bretagne, après une absence de cinq ans. Avec Quolibet son hongre, il part en quête des souvenirs. Bien des choses ont changé sur le domaine mais c’est avec une nostalgie heureuse qu’il retrouve ses anciennes activités avec ses amis et la tendresse de ses parents.
De retour d’une promenade, il a la surprise de recevoir un message du seigneur de Huelgoat qui lui demande son aide. L’affaire doit être sérieuse car sinon Broérec ne l’aurait pas appelé. Compagnon d’armes au service du duc de Cornouailles lors de la guerre entre Conan III et Robert de Vitré, ce guerrier fougueux avait une approche du combat différente des autres, moins chevaleresque, plus « paysanne ».
C’est un peu contraint par une dette morale, Broérec lui a sauvé la vie lors d’une embuscade, que Galeran se rend en Basse Bretagne, dans les marais de l’enfer.

Une tour fortifiée, des passerelles de bois, un pont-levis, un vent glacial et des suppliciés forment un tableau d’accueil. Galeran apprend que le château est presque en état de siège à cause des menaces des gens du pays. Depuis quelques temps, des enfants sont retrouvés morts dans les eaux stagnantes du Yeûn et Broérec, colosse blond, aux traits taillés à la serpe, au caractère sauvage et martial, son fils Drogon, cruel et grossier, sont les coupables désignés.
Sur l’honneur, Broérec jure à Galeran qu’il n’est pas le coupable et le chevalier enquêteur le croit. Les enfants portent des marques de flagellation, d’entraves et une couleur bleue teinte leurs gencives.

« – Écoute bien ceci, Broérec, j’accepte de t’aider, mais sache que si je découvre que c’est toi qui a tué ces gosses… alors je n’aurai de repos avant que de t’avoir passé par le fil de mon épée. »

Une atmosphère malsaine règne sur ce pays taiseux et sur le château. La violence impose son joug, la folie n’est pas loin. Il est temps de lever les secrets et de chercher le pardon pour les fautes du passé.

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Cette enquête se passe au XIIème siècle, dans les Monts d’Arez. Troisième tome de la série, Galeran a vingt-sept ans. Il a acquis une sagesse que tout le monde honore et est devenu l’un des plus brillants enquêteurs du royaume, apprécié par les grands seigneurs et Aliénor d’Aquitaine.
L’intrigue donne plusieurs personnages à suspecter, au château comme au village. Tous ont des comportements étranges. Les fils de Broérec ont des caractères différents. Jestin est doux, Drogon est sanguinaire. Thustan, le valet de Drogon, est fourbe et tout aussi violent que son maître. A Lannedern, le moine clunisien Withénoc, silhouette sombre et étrange, est accompagné d’un jeune berger Kaourintin qui embrigade des enfants pour partir à Jérusalem, en Terre Sainte. Dans les bois, Hoël, le bâtard de Broérec, crie vengeance pour sa mère et ne cache pas sa colère contre le seigneur de Huelgoat… Sans oublier d’autres figures que l’histoire fait apparaître petit à petit, élargissant le cadre de l’enquête jusqu’à retrouver et réveiller des âmes du passé.
Comme dans les autres livres, une carte du paysage est dessinée permettant une meilleure visualisation du territoire, et en pages finales, nous retrouvons les recettes de dame Hermine ainsi qu’un lexique médiéval.
J’ai aimé reprendre les aventures de Galeran et n’ai rencontré aucune déconvenue. Le jeune homme évolue d’une façon fort séduisante. Quant à l’enquête, elle est sans ennui, du genre à captiver le lecteur qui ne peut interrompre sa lecture.
Viviane Moore raconte bien cette époque, le voyage dans le temps est garanti ! En lisant ce livre, j’ai parfois songé à « La princesse noire » de Serge Brussolo qui est un maître dans le polar historique et fantastique et ça m’a donné envie de le relire.

Une série et un auteur à recommander !

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Photo prise sur un site breton

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L’homme au ventre de plomb

logo Nicolas le Flochlogo parislogo polars
Challenges « Paris » de L’Ogresse et Sharon, « Polar » de Liliba

Lecture commune avec : AdalanaBianca, Edith, Eliza, Emma, Koali, LilouSoleilMiss Léo, Mrs. Pepys, Nag, Natiora, Shelbylee,
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Tome I – L’énigme des Blancs-Manteaux

nicolas le floch 2L’homme au ventre de plomb
Une enquête de Nicolas Le Floch – Tome II
Jean-François Parot

Je ne suis pas là pour cette lecture commune. A mon retour, je ferai le billet et viendrai vous lire.
J’ai lu le livre et j’ai aimé…
Bises chères copines !!!

L’énigme des Blancs-Manteaux

logo Nicolas le Flochlogo parislogo polarslogo petit bac 13« Paris » de L’Ogresse et Sharon
« Petit BAC » d’Enna, objet
« Polar » de Liliba
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Lecture commune avec : Adalana, Natiora, Shelbylee, Emma, Koali, Bianca, Miss Léo, Eliza, Lilousoleil, Nag, Ys, Céline,


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nicolas le floch 1L’énigme des Blancs-Manteaux
Jean-François Parot

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Janvier 1761,

Après quinze mois d’absence, Nicolas Le Floch retourne chez lui en Bretagne pour un bref séjour. Son tuteur, le chanoine Le Floch, est mourant. Sur le pont du navire, il se rappelle son année à Paris et son introduction auprès de M. de Sartine.

Bébé abandonné, il fut élevé par le chanoine Le Floch qui lui donna son nom et une très bonne éducation. Après son école chez les Jésuites à Vannes et son travail comme clerc de notaire à Rennes, il n’aurait jamais songé à rejoindre la capitale pour le service du roi. Jeune homme de vingt-deux ans, fougueux, mais aussi sérieux, appliqué et observateur, c’est le marquis de Ranreuil son parrain qui le recommande à son ami M. de Sartine, magistrat à Paris, nouvellement nommé lieutenant général de police. Si Nicolas est heureux de cette opportunité, il est aussi peiné de quitter son foyer et Isabelle de Ranreuil, la fille du marquis dont il est amoureux. Il sait bien que ses sentiments ne ravissent pas son parrain et que cet éloignement est avant tout une séparation prestement organisée.
L’écume salée de Guérande le renvoie à une époque insouciante, le regard bienveillant de son tuteur, les bontés maternelles de sa nourrice Fine,
les parties de soule, les chasses dans la forêt de Ranreuil…

A Paris, Sartine se montre affable et lui offre sur sa cassette personnelle les services d’un bon tailleur. Le provincial se transforme petit à petit en un élégant jeune homme. Il lui propose également de recevoir des leçons de droit avec M. de Noblecourt, un magistrat à la retraite, et le délègue auprès du commissaire Lardin, responsable de toutes les affaires de jeux légales et illicites, en lui demandant de lui rapporter discrètement les aléas du quotidien. Nicolas, logé dans un grenier aménagé de la belle demeure Lardin, rue des Blancs-Manteaux, fait la connaissance des femmes de la maisonnée, Louise l’épouse, Marie la fille d’un premier mariage et Catherine la cuisinière native de Colmar. Toutes les trois lui font bon accueil, quant à Lardin, il est un homme froid et impersonnel.
Dans ses fonctions, Nicolas rencontre un monde souterrain et un Paris grouillant et pouilleux. Rien ne semble structuré, pourtant l’ambiance chaotique des marchés et des rues s’organise dans une hiérarchie bien ordonnée. Il côtoie les « mouches », les gardiens des remparts, les hommes du guet, les prostituées, les mendiants, les colporteurs… les réseaux sont tentaculaires.

Février 1761, Paris,

Dans les ruines d’un ancien gibet à Montfaucon, une vieille femme observe deux hommes éparpiller les restes d’un cadavre livré en pâture aux rats.
Cette même nuit, Nicolas rentre à Paris, son tuteur est décédé.
Le mois de février annonce le carnaval et les masques grimaçants saluent son retour. Cette farandole de visages grotesques augure un temps de débauches, de pillages et de rapines.
Chez les Lardin, Louise est interrogée par l’inspecteur Bourdeau. Le commissaire Lardin a disparu et sa femme ne l’a pas vu depuis quelques jours. L’histoire est délicate car le commissaire pourrait enquêter sur des tripots clandestins et dans ce cas, toute agitation et tourments n’ont pas lieu d’être.
Convoqué par Sartine, Nicolas se voit confier l’affaire et tous les pouvoirs pour retrouver Lardin. Bourdeau est mis à son service pour l’assister. Cet homme est un fin limier, intelligent et très sympathique.
L’enquête débute à la morgue où Nicolas rencontre le Dr Semacgus, un chirurgien de marine, qu’il connaît, ami aussi de Lardin. Semacgus cherche parmi les macchabées la dépouille de son domestique Louis qui a disparu. Nicolas en profite pour le questionner car d’après la Paulet, tenancière d’un bordel, les deux hommes se seraient vus dans son établissement le soir de la disparition. Un tiers est aussi à noter… le cousin de Louise, le Dr Descart. Une vive querelle les avaient échauffés mettant en cause l’honneur de Louise qui ne serait pas une épouse fidèle.

Rien n’étaie le dossier, si ce n’est les animosités de trois hommes, Lardin, Descart et Semacgus. Mais très vite, des indices incontestables prouvent le décès de Lardin. Des chairs en décomposition et les habits de Lardin, ainsi que sa canne, ont été trouvés sur les lieux d’un ancien équarrissage, à Montfaucon.

Sur une table dans les sous-sol du Châtelet, « Monsieur de Paris » Charles-Henri Sanson, bourreau exécuteur au service du roi, officie à l’autopsie. Des morceaux que les rats et les rapaces ont bien voulu laisser, il en résulte que Lardin a été assassiné et ce n’est pas Descart qui en est l’auteur, car quelques jours plus tard, on le découvre mort, poignardé et torturé.
Nicolas ne veut pas que les soupçons s’orientent vers Semacgus, un homme qu’il estime, et s’empresse de trouver les coupables et les mobiles. A voir la mine de Sartine, l’enquête doit être plus alambiquée qu’on peut le supposer et de ce fait… concerner les affaires secrètes et politiques du roi.
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Premier tome d’une série qui compte à ce jour onze livres, cette histoire retrace la première enquête de Nicolas Le Floch et son arrivée à Paris. L’auteur est un très bon conteur. Nous partageons l’enthousiasme du jeune homme livré à une belle aventure, un peu perdu dans une ville qui n’a rien de comparable à celles de la Province. Il admire les hauts lieux de la capitale, tel un touriste, comparant ce réel, aux illustrations gravées qu’il contemplait dans son enfance. « Au service du roi »… la fierté de cette tâche est noble mais aussi naïve. On perçoit Nicolas dans la fraîcheur de sa jeunesse, encore un peu candide, doux et avide de connaissance, mais aussi les caractères de sa future personnalité, autoritaire, fin psychologue, impétueux et charmeur.
De ce roman, les personnages se positionnent pour les prochains épisodes… Sartine, Noblecourt, Bourdeau, Semacgus, Sanson, la Paulet, la Satin que je n’ai pas décrit dans le résumé et qui est une douce amie à Nicolas, le roi Louis XV, la marquise de Pompadour… tous, illustres ou fictifs, seront au rendez-vous pour le second tome « L’homme au ventre de plomb ».
J’ai beaucoup aimé lire ce roman. L’intrigue est bien amenée, surprenante, captivante et le côté historique est passionnant. Voir Paris en ce siècle, sous la plume de Parot, est enrichissant. De plus, Nicolas est un enquêteur fort séduisant !
Je vous recommande ce livre, il est une très agréable lecture.

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Des billets chez Adalana, Natiora, George, Eiluned, Mazel, Shelbylee, Nahe, Emma, Koali, Mrs. Pepys, Bianca, Touloulou, MissyCornish, Edith, Asphodèle, Miss Léo, Eliza, Lilousoleil, Nag, Ys,
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peinture-libertine

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Vinci et l’ange brisé

logo polarslogo L'art dans tous ses états

Challenge thriller de Liliba
« L’art dans tous ses états » de Shelbylee
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vinci et l'ange briséVinci et l’ange brisé
Didier Convard

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« L’écorchage d’un visage n’est guère chose aisée. De nombreux praticiens prétendront détenir la seule méthode qui convienne à ce genre d’opération. Soulever la peau, l’arracher des muscles, la tirer comme une fragile pelure en une pièce unique, la décolleter de sa chair, est un art. Car c’est un masque souple, presque translucide, que vous devez soustraire du tissu conjonctif, non un vulgaire épicarpe blet. La subtilité réside dans le choix des premières incisions à effectuer… En ce qui me concerne, je dois procéder rapidement. Le sujet est encore vivant lorsque je l’opère… »

François Ier va sur ses vingt-cinq ans lorsque Léonard de Vinci, son ami et père spirituel, meurt. Une nuit, presque clandestinement, il arrive aux portes de l’abbaye cistercienne de Vauluisant en Bourgogne, où le père abbé l’attend. Le monarque a un paquet a lui confier. Au secret, dans une pièce, il déballe avec soin une oeuvre du grand Vinci, car avant de la coffrer pour longtemps, il tient à lui montrer le panneau de bois peint qu’il devra protéger des regards. Fébrilement, il révèle à l’homme de Dieu la peinture…
L’horreur et le dégoût sont les sentiments primaires qu’elle inspire. Cependant, avant de partir, François souhaite confesser une histoire. Elle est de celle qu’on chuchote, qu’on pleure, qu’on abhorre et qu’on pardonne pour la paix des âmes.

« Je suis né le jour où l’on découvrit la première victime du voleur de visages ! »

En 1494, François 1er naît en Charente. De l’autre côté des montages, en Italie, à Milan, l’hiver a recouvert le pays de neige et de glace. Dans le canal Martesana, un corps à moitié dévêtu flotte, la face dans l’eau. Le prévôt et son lieutenant sont suivis dans leurs gestes par le peuple curieux qui ricane de leurs effort pour dégager le cadavre de la glace. Lorsque celui-ci est libéré de l’emprise et que le corps se retourne, le nom du Seigneur est clamé dans une litanie… « Nom de Dieu ! Nom de Dieu de nom de Dieu ! ».
La face est vidée de ses chairs, les yeux toujours dans leurs orbites demandent au ciel pitié, les muscles faciaux noués crient la souffrance, l’agonie les a saisis.
C’est un petit vagabond qui donnera l’identité du macchabée, Maître Di Rodrigo.

Témoins de la scène, un homme et une femme laisse le décor macabre et s’en vont vers le palais ducal dans la Corte Vecchia, paisiblement. Il est doux, prévenant, il protège la petite silhouette encapuchonnée qu’il appelle « Mon amour », contre son corps massif et sain. Elle, fragile, a dans sa voix de la vénération lorsqu’elle prononce son prénom, « Léonard ». Elle est son ange, il est sa vie.

Dans son atelier, Léonard de Vinci taquine son élève Salaï, lorsque le prévôt requiert son assistance pour commenter de façon légiste le crime commis.
On dit qu’un monstre volant sème la mort. Noir comme une chauve-souris, il plane sur les toits la nuit. De Milan, à Venise, à Florence, il dépèce ses victimes et repart avec la soie translucide de leur visage. Cette peau qu’il collectionne et qu’il cache dans une armoire…

Un ange se venge et le tortionnaire n’a pas de miséricorde pour rendre son châtiment.

 » – Grâce…
Un craquement le surprend. Cela ressemble à du bois brisé sous un coup de hache.
Un temps.
A peine deux seconde abominable que ce sont ses côtes qui viennent de se rompre. La pince de crabe a déchiré tunique, chair, muscles et os pour crever la cage thoracique. Elle fourrage maintenant dans son corps béant.
Antonio Draguere devrait mourir ; il saisit, dans une terreur gluante, que son agresseur connaît parfaitement l’anatomie interne humaine et qu’il se complaît à le maintenir aux lisières du trépas, dans un insupportable tourment, dans un cauchemar ignoble, tranchant boyaux et tripes, perçant l’estomac, mâchurant le foie… »

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« La Renaissance aux murs tachés de sang… » Ce thriller relate ses détails de façon horrible. Les scènes sont éprouvantes. Etrangement, l’auteur, dans un style épuré, simple, fort élégant, raconte une histoire effroyable et dévoile dès la première page l’artisan des crimes qui oeuvre avec art même dans la précipitation. Ce mystère divulgué n’enlève rien à l’énigme. On connait l’homme qui tient le scalpel, mais on ne dit rien du mobile. Là encore, on se doute, mais l’histoire se lit comme une tragédie romantique, gothique et fantastique et pas simplement comme un polar. Chronique des morts annoncées… j’ai essayé de prendre du détachement dans les moments noirs. L’assassin tient un journal et il retrace les faits avec précisions comme il le fait dans ses esquisses. Autre que ce scénario, il y a la vie de Léonard de Vinci, son entourage historique et fictif, sa famille, la présence de Mona Lisa, et les villes italiennes sous le Quattrocento. L’auteur entretient l’ambiguïté des personnages et invente son histoire.
La fin, mettant en scène le limier et son criminel, est très intéressante.
Intouchable, le génie place la justice des hommes hors de ses limites.

Un livre voyageur qui m’a été adressé par Soène… je la remercie car j’ai aimé le lire.
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Des billets chez Soène, Jérôme pour la BD, Shelbylee,
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Léonard de Vinci
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L’Aphrodite profanée – Tome III

Challenge de Soukee, « Rome l’Antique »
Retour avec Kaeso-Wotan, le beau centurion… Souvenez-vous… Pompéi, Palantin, Subure, Rome…

Les mystères de Pompéi, tome I
Meurtres sur le Palatin, tome II

« Kaeso Wotan Concordianus Licinus, 1m92, 90 kg, cheveux blonds, yeux bleus clairs, très beau. Né à Rome, dans la noble famille des Concordiani, d’un père officier du prétoire et d’une mère Germaine, esclave affranchie puis épousée par son ravisseur. Il a grandi au milieu des soldats avec les enfants de la famille impériale (plus particulièrement avec le frère aîné de Caligula, Néro, qui était son meilleur ami) et sous la tendre férule de Hilds, qui le berça des légendes barbares et de récits guerriers. Comme son défunt père, il s’engage très tôt dans les cohortes d’élite des prétoriens, où il ne tarde pas à se faire une réputation. »
site de Kaezoleprétorien

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arton11696L’Aphrodire profanée
Cristina Rodriguez

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Rome l’Antique, sous le règne de Tibère, An 32 ou 33 (Caligula a 20 ans)

Venue pour consulter l’oracle grec Apollonius sur Kaeso, Concordia voit son ami faire une crise d’épilepsie et après des convulsions, tomber évanoui. Sa vision parle d’eau croupie et l’odeur nauséabonde et fétide s’accroche à son esprit.

La nuit est brûlante. Kaeso, chef de la garde prétorienne, est posté en embuscade dans une ruelle de la ville avec Io, son léopard, Matticus, Mustella et d’autres prétoriens. En trois mois, huit garçons de grandes familles romaines ont été enlevés. Après le rapt et la demande de rançon, l’enfant est toujours restitué sain et sauf. Alerté seulement au sixième enlèvement, Kaeso a tenté vainement de piéger les kidnappeurs. Les résultats sont sans triomphe, voire pitoyables. A chaque traquenard, les piégeurs sont feintés et la garde prétorienne tournée en dérision, gaussée, par le peuple. Cette huitième fois aura la malchance des précédentes ; elle se terminera dans un bain de… (je vous laisse la surprise de le lire !).

Le préfet du prétoire, Macro, est chargé par l’Empereur Tibère de servir de conseiller et de guide à Caligula. L’homme est rigide, prétentieux, et s’immisce jusque dans la caserne de Kaeso. Imbu de lui-même, il donne ses recommandations avec arrogance et blessant, balance ses remontrances avec mépris, destituant de l’enquête le jeune homme. Il semblerait qu’humilier et rabaisser Kaezo soit une de ses activités préférées.
« – La prochaine fois qu’il me parle comme il vient de le faire, je le tue ! tempêta Kaeso.
– On croirait entendre Donar ! Vous vous ressemblez décidément comme deux gouttes d’eau. Caractère de cochon inclus…
– Que vient faire Donar, là-dedans ?
– Macro lui en fait voir autant qu’à toi.
Kaeso grimaça.
– Une façon polie de me dire que ce fils de pute a un problème avec « les gens comme nous » ? Ferait-il partie de ceux qui estiment que les sauvages de Germains que nous sommes sont indignes d’être considérés comme des citoyens romains à part entière ?
– Pas exactement. En fait, Macro a un problème avec tout ce qui n’est pas « dans les normes », Wotan. Ses normes à lui, s’entend. Pas vrai, Hélicon ?
L’Egyptien acquiesça avec un sourire entendu.
– Mon maître et moi-même soupçonnons ce bon préfet de vouloir jeter aux gémonies tout ce qui ne répond pas à ses exigences de normalité.
Kaeso fronça les sourcils et se tourna vers Caligula.
– De quoi parle-t-il ?
Son ami lui tapa sur l’épaule, railleur.
– Tu es trop beau, Kaeso ! Trop parfait ! C’est louche. A ses yeux, du moins. »

Dans la soirée, l’oncle de Caligula, Claude, souhaiterait présenter à sa famille et à ses amis sa dernière acquisition. Une statuette représentant la déesse Aphrodite sculptée par le célèbre Praxitèle. Une fête est donnée en cet honneur, sous la bonne surveillance des centurions et de Kaeso. Mais lors de la réception, un esclave intervient et hurle que la sculpture a été dérobée. Ce forfait sème aussi trois cadavres, le secrétaire de Claude et deux inconnus.

Entre l’insupportable Macro, les enlèvements des enfants, la disparition de la statue et les trois morts, Kaeso ne sait plus où donner tête ! Aidé de ses amis Caligula, Donar, Apollonius, de ses seconds Io, Matticus, Mustella et de sa cousine Concordia, il affrontera des assassins Egyptiens de la guilde des Frères d’Anubatos et rencontrera la plus célèbre des courtisanes, Pyralis, une collectionneuse d’art, obnubilée par les oeuvres de Praxitèle.

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Voyage dans la Rome antique à travers les enquêtes de Kaeso le prétorien, nous déambulons des maisons palatines les plus riches aux rues les plus obscures et sordides, avec le Tibre pour dépotoir. Dans cet épisode, nous retrouvons les personnages du livre précédent… En plus des noms cités ci-avant, il y a Ludius et son bel amant Mnester, Hildr la mère qui continue à autopsier les cadavres, Malah l’esclave d’Apollonius qui peut aussi se transformer en boucher et en porcher pour faire disparaître quelques indélicatesses de son maître… Tous évoluent dans l’histoire et l’auteur nous les rend encore plus intéressants et fascinants. Je pense que ce dernier opus raconte avant tout leur passé, leurs secrets, leurs désirs et leurs « démons ». Le style est toujours très vif, plein d’humour, de soties, d’esprit, sans ennui, avec des chapelets de jurons fleuris et des scènes coquines. Comme pour les deux autres tomes, j’aurais souhaité encore plus de mots, plus de pages… Alors Madame Rodriguez, à quand le prochain ? Je me languis déjà de… Io !!!
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Billet chez Somaja,
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Tête d’Aphrodite du sculpteur Praxièle
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