Cassolette de brochet de Maria Kallio

Les Gourmandises fêtent Noël
avec le challenge
nordique de Cryssilda et
Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian


 

« Crimes glacés » d’Anne Martinetti et Guillaume Lebeau est un livre de cuisine qui regroupent de nombreuses recettes qu’on découvre dans les polars nordiques. Avec cette cassolette, nous pénétrons dans une enquête de Maria Kallio, une inspectrice de la brigade d’Helsinki ; « Mon premier meurtre ».

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cassolette finlandaise 1Ingrédients pour 6 cassolettes :
– 1,5 kg de chair de brochet ou de maquereau
– 150 g de riz
– 125 g de beurre
– 1 concombre
– 2 œufs
– 1 oignon
– 25 cl de crème fraîche liquide
– Chapelure
– Persil, ciboulette, muscade, sel, poivre

Préparation :
– Préparez votre poisson… en filet de 5 cm de côté, environ.
– Épluchez l’oignon et le concombre et hachez-les en purée. Faites revenir le tout dans une cocotte, avec 50 g de beurre. Salez, poivrez.
– Ajoutez le riz, couvrez d’eau à hauteur et faites cuire 10 min à petit feu. Ajoutez la muscade.
– Cuisez les œufs pour qu’ils deviennent durs. Hachez le persil et la ciboulette.
– Beurrez vos cassolettes individuelles et disposez le poisson.
– Mélangez le riz cuit avec la ciboulette, le persil et la crème fraîche. Salez, poivrez. Ajoutez les œufs durs écrasés.
– Versez sur le poisson cette garniture et saupoudrez d’un peu de chapelure avec des copeaux de beurre.
– Enfournez à 200°, 35 minutes.

Verdict : Très bon ! Le concombre donne un éclat de fraîcheur. Je ne l’ai pas mixé, je l’ai coupé finement en allumettes. Et j’ai pris des dos de cabillaud car mon poissonnier n’avait pas de brochet.

 

cassolette finlandaise 2

 

 

L’histoire de Saint Nicolas


Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian

 

 

 

L’histoire de Saint Nicolas
Quentin Gréban

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Connaissez-vous la légende de Saint-Nicolas ? Ce superbe album nous le rappelle…
Il était une fois trois petits enfants qui, pour s’amuser, vont jusque dans la forêt où ils se perdent. Une maison biscornue, rapiécée, leur fait bon accueil. C’est celle du boucher qui aiguise ses couteaux pour préparer sa viande. C’est celle du boucher qui mène directement les enfants au grenier car il veut de la chair fraîche et bien grasse.
Ficelés, tués, les enfants vont remplacer le cochon et remplir un tonneau dans le saloir. Mais chers petits cœurs tendres ne vous inquiétez pas ! Passant par là, Saint-Nicolas va les sauver…


Sur l’air de la chanson, l’auteur retrace ce terrible conte et l’illustre avec de très beaux dessins qui suscitent l’effroi. Il représente le saint dans la tenue que nous lui connaissons, avec une barbe blanche, une crosse d’évêque et un habit rouge.  Dans la région de Lorraine, la vieille légende raconte l’histoire avec trois petits enfants, mais ailleurs, Saint-Nicolas apparaît dans d’autres récits en sauvant un enfant de son bain bouillant, ou en ressuscitant un enfant étranglé par le diable ou en ressuscitant un enfant noyé… Le folklore le fait accompagner du Père Fouettard, un croquemitaine qui se trouve être le boucher de notre histoire, condamné à suivre le patron des enfants.

Un superbe album pour les enfants sages… et pas sages !

 

Ils étaient trois petits enfants
qui s’en allaient glaner aux champs.
S’en furent un soir chez un boucher
– Boucher voudrais-tu nous loger ?
– Entrez, entrez petits enfants,
y’a d’la place assurément.

Ils n’étaient pas sitôt rentrés
que le boucher les a tués.
Les a coupés en petits morceaux,
mis au saloir comme pourceaux.

Saint-Nicolas au bout de sept ans,
vint à passer dedans ce champs,
alla frapper chez le boucher.
– Boucher, voudrais-tu me loger ?

Entrez, entrez Saint-Nicolas,
y’a d’la place, il n’en manque pas.
Il n’était pas sitôt rentré,
qu’il a demandé à souper.

– Voulez vous un morceau de jambon ?
– Je n’en veux pas, il n’est pas bon.
– Voulez vous un morceau de veau ?
– Je n’en veux pas, il n’est pas beau.

– Du petit salé, je veux avoir !
qu’il y a sept ans qu’est dans le saloir.
Quand le boucher entendit cela,
hors de la porte il s’enfuit.

– Boucher, boucher, ne t’enfuis pas !
Repens-toi, Dieu te pardonnera.
Saint-Nicolas alla s’asseoir
dessus le bord du saloir.

– Petits enfants qui dormez là,
je suis le grand Saint-Nicolas !
Et le saint étendit trois doigts,
les petits se levèrent tous les trois.

Le premier dit : – J’ai bien dormi !
Le second dit : – Et moi aussi !
Et le troisième répondit : – Je me croyais au Paradis !

 

 

 

La disparue de Noël


Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Challenge Polars de Sharon

 

 

La disparue de Noël
Anne Perry

 

La saison londonienne se termine en ce début de décembre, et l’aristocratie anglaise commence à regagner les résidences de campagne pour préparer les fêtes de Noël. Invitée à Apple Cross, le manoir dans le Berkshire de Lord Omegus Jones, Lady Vespasia Cumming-Gould retrouve des connaissances.
Intelligente et pas dupe de la parade et du verni sophistiqué de la bonne société, elle observe et note in petto les hypocrisies, les prétentions et les faiblesses de ses « amis ».
C’est lors du dîner que l’histoire s’ébauche, lorsque
Isobel Alvie harponne par une pique vitriolée la douce Gwendolen Kilmuir. Jeunes et déjà veuves, toutes deux convoitent le même fringant célibataire, et par jalousie, Isobel fait ressurgir devant toute l’assemblée une vieille calomnie concernant sa rivale qui quitte la table bouleversée. Le lendemain matin, Lord Omegus apprend à ses invités le suicide de Gwendolen, morte noyée dans un étang du parc.
« Coupable ! ». Tous jugent l’insensibilité d’Isobel responsable du drame et la sanction ne tarde pas à tomber. Si elle ne fait pas acte de repentir, elle sera exclue de leur société, bannie à jamais.
Homme sage et bienveillant, Lord Omegus suggère donc qu’elle parte en Écosse pour annoncer le décès et remettre la lettre qui contient les dernières volontés de la défunte, à Lady Naylor, sa mère. Pour étayer cet arbitrage, il s’appuie sur une vieille coutume médiévale qui punissait les coupables par l’expiation.
Expiation et absolution… En compagnie de Vespasia qui va lui être d’un grand soutien et lui inspirer beaucoup de courage, Isobel prend les routes vers le nord de l’Écosse, une région des Highlands rude, glaciale et coupée du reste du monde.
Le voyage sur des poneys sera long et rédempteur. Il dévoilera aussi les causes cachées qui ont poussé Gwendolen à commettre cet acte désespéré.

Cette nouvelle de Noël est la première d’une série qui compte à ce jour treize tomes. Et pour une fois, Anne Perry ne nous offre pas une histoire avec un criminel à découvrir. Lady Vespasia Cumming-Gould est un personnage récurrent de la saga « Charlotte Ellison et Thomas Pitt ». Elle est le témoin d’un drame et prend pleinement part à l’histoire pour aider son amie Isobel. Finement décrit, l’auteur relate la condition féminine dans la haute société victorienne et donne à son roman deux beaux portraits de femmes avec les personnages de Vespesia et Lady Naylor.
La pénitence par le repentir, la neige, l’Écosse magnifique et inhospitalière,
le pardon, et Noël… une lecture à découvrir en décembre.

 

 

 

 

 

 

Gâteau aux raisins secs d’Asta, une recette islandaise

Les Gourmandises fêtent Noël
avec le challenge
nordique de Cryssilda et
Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian

Vous trouverez des recettes chez

Sandrion – Oeufs Orsini
Ma Petite Bibliothèque – Kouglof
Béa – Boulettes de bœuf à la bourguignonne
Martine – Bûche de Noël
Les Sorcières – Petits sablés de Noël

Lilas – Bûche de Noël aux marrons
Lydiane – Sablés aux Chocobons
Agdel – Calissons
Les Conteuses – Creusois aux noisettes et sablés de Noël

 

« Crimes glacés » d’Anne Martinetti et Guillaume Lebeau est un livre de cuisine qui regroupent de nombreuses recettes qu’on découvre dans les polars nordiques. Avec Le gâteau aux raisins secs d’Asta, nous partons en Islande. Dans « Étranges rivages », l’inspecteur Erlendur, d’Arnaldur Indridason, part en pèlerinage sur les traces de son frère qui s’est perdu dans les fjords de l’est, il y a de nombreuses années. Mais dans cette histoire, il n’y a pas que le fantôme de ce frère chéri… D’autres mystères sont à éclaircir.

Ingrédients :
– 300 g de pain rassis ou de brioche ou de gâteau secs
– 125 g de beurre
– 3 œufs
– 100 g de sucre complet
– 150 g de raisins secs
– 2 cuillères à soupe de thé noir
– 1 cuillère à soupe d’étoiles de badiane

Préparation :
– La veille, préparez le thé, ajoutez la badiane et faites tremper les raisins de dedans jusqu’au lendemain. Vous pouvez alcooliser cette macération.
– Le lendemain, faites fondre le beurre et ajoutez le pain-brioche-biscuits que vous aurez mixé au préalable.
– Ajoutez le sucre, les œufs et les raisins bien essorés.
– Beurrez un moule ou des moules individuels et versez-y la pâte.
– Enfournez 25 minutes environ dans un four préchauffé à 180°.
– Faites un sirop en faisant réduire le thé sucré et peut-être alcoolisé, durant 10 minutes à petite ébullition. Vous le verserez sur le gâteau lorsque vous l’aurez démoulé.

Verdict : De très bons petits gâteaux ! J’ai ajouté de la marmelade d’orange dans la pâte. Et j’ai utilisé de la brioche rassie à la place du pain. Puis… j’ai fait macérer les raisins dans du Grand Marnier. Rha ! j’allais oublier… j’ai fait aussi un glaçage (sucre glace et citron).

 

 

La Reine des Neiges

Challenge nordique de Cryssilda, en route avec un auteur Danois
Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Une lecture commune avec Nahe et Fondant qui a vu une adaptation animée assez fidèle au conte.

 

 

La reine des Neiges
Hans Christian Andersen
avec des illustrations d’Edmond Dulac

 

Hans Christian Andersen a publié en 1844 ce conte composé de sept parties, dans le recueil « Nouveaux Contes ».

Il raconte l’histoire de deux petits enfants, Kay et Gerda, qui s’aimaient comme frère et sœur. Voisins, ils passaient leurs journées à jouer ensemble, et lorsque le soir tombait et qu’ils rentraient chacun dans leur maison, ils continuaient à se retrouver en se regardant derrière les fenêtres de leur chambre. Leurs familles étaient pauvres, mais les enfants étaient heureux et inséparables. Dans un coin de leur cour, ils avaient créé des petits jardinets dans des bacs. Parmi les fleurs, il y avait de nombreux rosiers car la rose était la fleur préférée de Gerda… L’hiver, la neige recouvrait tout, et le soir, ils s’observaient à travers le givre qui dessinait sur les carreaux de la belle dentelle et d’autres fleurs. D’après la grand-mère de Gerda, c’était la Reine des Neiges qui jetait des flocons de son traineau en survolant la ville.

Mais… Dans son introduction le conteur narre que le diable et ses démons avaient fabriqué un miroir qui avait la faculté de refléter les choses les plus laides et les plus méchantes. Le beau et le bon se déformaient en de vilaines caricatures. Jusqu’au jour où en s’amusant à voler avec le miroir dans le ciel au plus près des anges et des saints pour les narguer, les diablotins le lâchèrent.
Le miroir se cassa et des milliers de débris de la taille d’un grain de sable tombèrent sur le monde en commettant de graves dégâts.
Ainsi commença l’histoire, lorsque Kay reçut un fragment qui s’inséra dans son œil, puis dans son cœur…

De jour en jour, Kay changeait, devenait de plus en plus méchant et ridiculisait tout le monde. Il jouait avec d’autres amis et délaissait Gerda. Un après-midi, alors qu’il venait une fois de plus de la rudoyer, il partit avec son petit traineau vers la grande place où tous les gamins intrépides se réunissaient. Le jeu consistait à attacher leurs traineaux aux charrettes des paysans qui, ainsi, les baladaient autour de la ville. Kay attacha donc le sien à un magnifique traineau blanc qui passait et qui l’emporta vite, très vite, et très loin…

On ne retrouva plus Kay et on l’imagina mort dans les eaux glacées de la rivière. Tout le monde, sauf Gerda qui, sur les dires du Soleil et des hirondelles, avait l’intime certitude qu’il était tenu prisonnier quelque part. Ce qu’elle ne savait pas encore, c’est que son ami avait été emporté par la Reine des Neiges.

A partir de la troisième partie du conte, Gerda part toute seule à l’aventure et, comme dans toutes les quêtes initiatiques, elle fait de nombreuses rencontres !

Elle cherche Kay dans la rivière, où elle jette ses petits souliers rouges en guise d’offrande. Elle monte dans une barque qui la mène chez une vieille dame gentille qui l’accueille.  Mais en fait la vieille dame est une magicienne qui souhaite avoir à ses côtés une belle enfant comme elle et qui l’ensorcelle tous les jours en lui peignant les cheveux. Elle retrouve sa liberté grâce à une rose qui lui rappelle Kay.


La quatrième partie la transporte dans un royaume où une corneille pensant, à tort, savoir où se trouve Kay, la mène vers une princesse et son prince. Attristés par l’histoire de Gerda, tous deux lui donnent des habits, de la nourriture et un carrosse pour continuer son voyage…

La cinquième partie retrace sa rencontre avec la fille d’un brigand.
En voyant passer le luxueux carrosse et à son bord une belle enfant richement parée, une bande de brigands l’arrête pour la détrousser et tue le cocher.

Avant qu’elle ne soit tuée à son tour, la fille du brigand la réclame pour qu’elle soit sa prisonnière et sa compagne de jeux. Capricieuse et déterminée, elle lui impose de rester tout le temps avec elle. C’est durant la nuit que Gerda commence à lui confier le but de ce voyage vers un pays du grand nord, la Laponie. Car elle a appris par les ramiers de la forêt où se trouvait Kay.
Sensible à ce qu’elle lui dit, la fille du brigand la pousse à reprendre le chemin et lui offre un renne pour la transporter.
Le renne qui était en captivité se montre ravi de retourner chez lui…


La sixième partie la conduit chez une vieille Laponne à qui Gerda demande la route qui la mènera vers le palais de la Reine des Neiges. Mais celle-ci ne sait rien et elle la recommande à une amie qui habite en Finlande.

A partir d’un grimoire, la Finnoise, un peu sorcière, lui dévoile ce qui est arrivé à Kay ; de l’éclat de verre enfuit dans son cœur jusqu’à sa disparition. Pour la dernière partie de sa tâche, elle lui dit comment sortir Kay de sa transe et comment vaincre l’emprise de la Reine des Neiges.

Le chemin a été long et de nombreuses années se sont écoulées.
Gerda prendra conscience de ce fait, bien après avoir découvert Kay, lorsque tous deux retourneront chez eux où la grand-mère les attend. Bien des étés et des hivers sont passés, et elle a toujours gardé espoir de revoir les enfants. Le conte se termine par…

« Les roses fleurissent et se fanent.
Nous verrons bientôt l’enfant Jésus. »

Ce conte est un des plus jolis contes d’Andersen, poétique, fantastique et épique. Gerda s’aventure en toute innocence sur un chemin bien périlleux, mais les embuches s’effacent devant son courage et son cœur pur.
Les sept parties sont des petits épisodes qui peuvent se lire chaque soir de la semaine. J’ai choisi cette vieille parution pour les illustrations d’Edmond Dulac, mais il y en avait bien d’autres aussi tentatrices, comme celles d’Arthur Rackham.

 

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Décorations et tables de fêtes

Challenge nordique de Cryssilda
et
Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian

D’autres idées chez…
Sorbet-Kiwi – Petites bougies aux couleurs de Noël
Joy – Tricots festifs
Mélodie – Un bocal enneigé avec un cerf et sa biche
Chicky Poo – Customiser un pull pour Noël

 

Décorations et tables de fêtes
En direct de Scandinavie

Helene S Lundberg

 

A Noël, ce qu’apprécie le plus Helene c’est la période de l’Avent. Comme toutes les passionnées de cette fête, c’est le bouillonnement qui précède le réveillon ; l’exaltation des préparatifs, la première bougie, le défilé de la Sainte-Lucie et voir les décorations s’installer sur les façades des maisons et dans leurs jardins. Elle évoque également dans son avant-propos, les souvenirs des Noëls de son enfance qui reviennent dans une douce nostalgie. Ses journées sont propices aux promenades dans les rues, aux rencontres, aux amitiés, à l’abandon, mais aussi à quelques travaux manuels. Car Helene aime fabriquer ses cadeaux…
« N’oubliez pas que Noël est avant tout la fête du cœur et de la famille – et non pas une fête commerciale ! »

Dans ce joli livre, elle regroupe plusieurs travaux simples et faciles à bricoler. Couture, cartonnage, pliage, collage et cuisine sont des ateliers qui ne nécessiteront pas plus que du cœur à l’ouvrage. Un coussin, une chaussette en feutrine à accrocher, un calendrier de l’Avent, un tapis de table, des suspensions, un mobile, des couronnes, des pompons, des cartes de vœux, des étiquettes, des doudous, des confiseries au chocolat, des galettes… sont joliment présentés, dans un style épuré, aux couleurs de Noël et dans une ambiance toute nordique.
Et pour vous aider, à la fin, on découvre les gabarits…

Plaisant à feuilleter, le livre inspire les âmes créatrices, douées ou pas très… Je vous le recommande donc !