La bassine jardin de Célestin

Challenge Chlorophylle
Challenge Petit Bac d’Enna catégorie « Objet »

 

 

La bassine jardin de Célestin
Marie Zimmer
Leïla Brient

Quel est le secret de Célestin ?
Célestin a le bonheur de voir pousser dans une vieille bassine en zinc, trois arbres et des fleurs. Tout un joli jardin tient dans même pas un mètre carré de terre ! D’après les voisins, Célestin ne peut être qu’un sorcier. Il y a bien sorcellerie dans cette affaire, n’est-ce pas ?!
Chez eux, c’est la misère et la terre ne produit presque rien, en tout cas, pas un jardin aussi épanoui que le sien. Alors, ils sont là, derrière la palissade, à l’épier dans tous ses gestes et à l’envier. Ils viennent de partout, ces jardiniers curieux de son « don », il y a même des hommes d’affaires un peu menaçants qui sont prêts à financer son savoir-faire et les mystères de son jardinage…
Lorsqu’on lui pose la question, Célestin répond qu’il ne sait pas et que seul son jardin décide de son évolution car il est libre.
Tout seul face à lui, il arrive à communiquer son amour et son bonheur, et le jardin lui raconte alors qu’il s’enracine partout où la fantaisie le prend. Dans les lieux les plus insolites et pas toujours très confortables, il voyage avec un peu de vent et prend ses aises.
Mais un jour, Célestin a la surprise de découvrir que son jardin est parti. Il se retrouve seul, triste, mais empli de rêves de ses confidences.

Où est-il allé ? Célestin ne tardera pas à le découvrir et aura une belle surprise… car le bonheur est toujours là !

Texte et dessins racontent une très belle et douce histoire. Le bonheur se cultive comme un jardin qui peut se lover dans les endroits les plus rustiques, les plus improbables. En écrivant ce conte poétique et métaphorique, Marie Zimmer pensait nostalgiquement à une vieille bassine de son enfance et Leïla Brient, en l’illustrant, songeait à son « jardinier magicien », certainement son amoureux. Le bonheur-jardin suscite la convoitise et génère des mesquineries, mais Célestin, le héros, conserve toute son innocence et sa pureté. Il est heureux de voir que même après la disparition du jardin, il garde encore la félicité dans le souvenir de ce qu’il avait partagé avec lui. Des oiseaux, un chat, un fruit de son pommier et la promesse de voir un autre jardin pousser, lui apporte de la joie. Mais le petit lecteur aura une belle surprise dans l’épilogue…
Un album à recommander !

L’avis de Bastien « ici »

 

 

 

 

Édouard Manet et Berthe Morisot, une passion impressionniste

Les BD sont chez Noukette ce mercredi !
Challenge Petit Bac d’Enna
Un album offert pour Noël, par Do.

 

Edouard Manet et Berthe Morisot
Une passion impressionniste
Scénario de Michaël Le Galli
Dessins de Marie Jaffredo

 

Le récit débute en 1884, un an après la mort d’Édouard Manet, quand  Edma jette au feu les lettres de Berthe dans lesquelles elle confiait l’histoire d’amour qu’elle avait vécue avec le peintre. A travers ses écrits, on replonge quelques années en arrière…

Les sœurs Morisot, Edma et Berthe, peignent dans une des salles du Louvre lorsqu’elles sont présentées à Édouard Manet par l’entremise d’Henri Fantin-Latour. Invitées dans son atelier de la rue Guyot, les échanges – sur la peinture en général et les tableaux de Manet en particulier – établissent des liens qui ne feront que se consolider au fil des ans.
A cette époque en 1868, Manet a déjà une grande renommée même si certains de ses tableaux, Le déjeuner sur l’herbe et L’Olympia, ont suscité de vives polémiques lors de leurs expositions au Salon officiel de Paris. Arrogant et un peu dédaigneux, il snobe gentiment les jeunes filles et propose à Berthe de poser pour lui. Pour commencer, elle sera son modèle et le troisième élément de son tableau Le Balcon.
Un lien s’établit et les rencontres chapeautée par les mères Morisot et Manet se font régulièrement dans les familles.
Un jour, chez les Morisot rue de Passy, il surprend Berthe en retouchant au pinceau une toile qu’elle était entrain de peindre. Par ce geste suffisant, il outrage la jeune artiste et renforce sa position de dominant. Ce geste ne sera pas le seul et tout au long de leur relation, le tempérament du maître se confrontera au sien car Berthe voudra très rapidement s’affranchir de cette servitude.

Dans le Paris éclaté et transformé par le Baron Haussmann, un nouveau style de peinture naît ; c’est l’impressionnisme. La lumière, les couleurs, le mouvement, les thèmes abordés, les touches du pinceau, tout devient plus vivant et plus réaliste. Les auteurs de l’album nous montrent un Manet bavard, un peu caractériel, égocentrique, très charmeur et infidèle. Il est sous le charme de l’intelligence de la jeune fille et son admiration pour sa peinture ne cesse de grandir. Sa personnalité n’est pas sympathique, mais Berthe est séduite par l’aura de l’artiste. Influencée dans les premiers temps par sa peinture, elle souhaite elle aussi trouver sa voie et ne pas être qu’une simple copiste.
Des morceaux de correspondance léchés par les flammes, Edma brûle l’admiration et l’amour de Berthe, une passion qui a généré de l’amitié mais aussi beaucoup de jalousie et de colère. Tous deux se sont aimés intensément et secrètement.
L’album s’arrête sur cette reconnaissance. Manet trouve « magnifique » une marine que Berthe lui offre pour clore leur amour impossible.

« Une passion impressionniste » aborde leur histoire romancée sur deux ou trois ans (Berthe épouse en 1874 Eugène Manet, le frère cadet) et met en scène toute une époque avec des personnalités proches des deux artistes. L’album, aux douces teintes, peut-être un élément déclencheur qui incitera le lecteur à aller visiter le superbe musée Marmottan à Paris, qui possède  plus de quatre-vingts œuvres de Berthe Morisot et une centaine d’Édouard Manet, tableaux et dessins. Pour cela, je salue le travail des deux auteurs…

 

 

 

 

Petite étoile de Noël

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Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

Petite étoile de Noël
Texte de Ghislaine Biondi
Illustrations d’Elen Lescoat

 

C’est bientôt la nuit de Noël et tout le monde prépare la fête. Les lutins aident le Père Noël dans les cadeaux et les animaux de la forêt décorent les sapins. Mais juste avant de partir pour sa tournée, le Père Noël cherche Toundra, le quatrième renne. Tempête, Nuage et Flocon lui disent qu’elle est restée à l’étable où elle a accouché d’un petit, un magnifique bébé renne qui porte sur le front la marque d’une étoile. Attendris et émerveillés par cette naissance, tous sont d’accord pour l’appeler Étoile de Noël !

Mais il est l’heure de partir et Toundra doit laisser son petit pour prendre sa place dans l’expédition nocturne. Les lutins se proposent aussitôt de le garder et de le dorloter en l’absence de sa maman…

Croyez-moi, ça ne sera pas une petite affaire ! Étoile de Noël a du caractère et se montre très gourmand ! Car pour se réconforter, rien de mieux que de manger des biscuits de Noël.

Une jolie histoire pour les tous petits qui riront des bêtises du petit renne et des déconvenues des lutins qui jouent les nounous. Ils seront aussi émus de voir Étoile de Noël attendre sa maman avec impatience… Des illustrations rondes, douces, enfantines, des couleurs vives, c’est charmant.

 

 

 

La grande et folle histoire des vêtements, costumes, mode, étoffes, fringues et sapes !


Des beaux livres pour Noël

Album offert par Babelio et les Editions Marmaille et Compagnie dans le cadre des Masses Critiques

 

 

La grande et folle histoire des vêtements,
costumes, mode, étoffes, fringues et sapes !
Lucie Hoornaert
Flavia Sorrentino

 

Lorsque vous tournez les quatre vingt pages de ce beau livre, vous faites un voyage dans le temps, de la Préhistoire à nos jours, du vêtement primitif à la haute-couture française, ici et sur d’autres continents. Très joliment et richement illustré, les enfants pourront ainsi mieux visualiser les atouts vestimentaires, pour les femmes et les hommes, portés dans les différents siècles, et lire un vocabulaire foisonnant et parfois drôle.
Cet album peut aussi les aider à mieux situer la chronologie des époques si on est récalcitrant à apprendre les dates et qu’on s’y perd. Lorsqu’on parle de poulaines, pourpoints et braies, on sait que ces habillements renvoient au Moyen-Âge, et si on dit crinolines, jaquettes et fracs, nous abordons une partie romantique du XIXe siècle.
Hors de ces limites éducatives, le vocabulaire coule comme du miel pour les petits amoureux des mots. Leurs consonances sont douces, enrobées, musicales. On peut s’amuser à énumérer et répertorier… vertugadin, houppelande, chopine, brandebourg, falbala, capuchon, bliaud, crevé, chopine, haut de chausse, fraise, panse d’oie, pomme de senteur, collerette, lazzarines, rhingrave… et en faire soit une poésie à la Prévert, soit les décliner dans des dessins, car les enfants prendront aussi plaisir à reproduite les illustrations.

Tout commence avec le look préhistorique, vers 100 000 ans avant notre ère où un simple poncho de peau de bête suffisait à parer le froid. Puis des dizaines de milliers d’années plus tard, à l’âge de l’homme de Cro-Magnon, apparaissent les vêtements en cuir et en fourrure. On coud au petit point avec des tendons d’animaux et du crin. A la fin de la Préhistoire, on maîtrise le tissage, le feutrage, le tannage, la coloration végétale, et on se pare d’accessoires avec des chaussures, des ceintures et des bijoux en os et coquillages.

Ainsi l’histoire du vêtement prend son essor et les auteurs nous embarquent à travers les temps, les styles, chez nous en Europe et dans un tour du monde, aux pays des pharaons, au temps des Gaulois et des Celtes, chez les Grecs, les Romains, dans l’empire musulman, dans le Japon des samouraïs, en Chine sous la dynastie Qing, chez les Indiens d’Amérique, les Esquimaux, et en Afrique. Les modes, extravagantes, sophistiquées, raffinées, dépassent les frontières pour en ramener des produits et des effets. Elles s’inspirent tout aussi bien du luxe venu d’Italie que de l’austérité venue d’Espagne.

Colifichets, dentelles, échantillons de tissus, coiffures, tournures, coquetteries pour les deux sexes, sages ou effrontées, tout est rapporté de belle façon, claire, colorée, plaisante et bien pensée. Ce livre séduira à coup sûr les enfants. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé !

 

Joyeux Noël, Chien Pourri !

 

Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
et les grands
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

Joyeux Noël, Chien Pourri !
Texte de Colas Gutman
Illustrations de Marc Boutavant

 

« C’est Noël dans la poubelle de Chien Pourri et Chaplapla… » Malgré qu’ils soient plein de puces et qu’ils vivent dans une poubelle, les deux amis attendent avec impatience la venue du Chien-Noël en pensant aux cadeaux qu’ils pourraient recevoir.

Du fond de leur impasse malodorante, ils voient passer les jolis toutous bien peignés, bien habillés, et rêvent d’être eux aussi hébergés dans une gentille famille pour le réveillon.
Un petit espoir surgit lorsqu’ils lisent une pancarte accrochée à la porte d’une maison : « Famille Noël, chez nous c’est tous les jours Noël ! ». Sans hésiter, ils tapent à la porte et sont reçus par une petite fille toute mignonne qui les invite à rentrer. Mais rien ne se passera comme ils auraient pu le souhaiter… Les enfants, Marie-Noëlle et Jean-Noël, sont des garnements qui n’ont aucun respect pour la fête de Noël. En rivalisant de méchanceté, ils ont décidé de s’offrir les cadeaux les plus « pourris ». Le frère donne à sa sœur une poupée sans bras et la sœur lui offre Chien Pourri et Chaplapla.

Dès le lendemain, après avoir passé un horrible réveillon, Chien Pourri et Chaplapla se retrouvent avec d’autres vieux objets dans un vide-grenier pour être vendus. C’est là qu’ils font la connaissance d’une petite fille, triste d’avoir perdue son seul trésor, une poupée sans bras.

Ce « conte de poubelle » commence ainsi… une belle histoire de Noël, mélancolique et heureuse à la fois, avec un humour particulier, noir et loufoque. Nous accompagnons les deux amis Chien Pourri et Chaplapla dans une aventure généreuse et sensible. Aider une petite fille très pauvre est la mission qu’ils s’attribuent en ce jour de Noël.
Joyeux Noël !!! la magie sera au rendez-vous… des étoiles, des sourires et beaucoup d’amour.

A recommander !

 

 

 

 

 

Paddington et le Noël surprise


Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Challenge Animaux du monde avec Sharon
Une lecture commune avec Nahe

 

 

Paddington et le Noël surprise
Michael Bond
Illustré par R.W. Alley

 

Avec une longue liste de cadeaux, Paddington ne désire qu’une chose, c’est d’aller l’apporter au Père Noël. Surtout qu’il souhaite goûter la marmelade qu’il fabrique ! Forcément, le Père Noël en cuisine, n’est-ce pas ?
Il demande donc à la famille Brown et à Madame Bird de l’accompagner dans le grand magasin londonien, Burkridges.

Mais arrivés là-bas, alors que dans les rues c’est la cohue, ils découvrent un magasin déserté par les clients. Pourtant, les rayons sont bien décorés et on leur propose deux visites, l’une pour le château du Père Noël et l’autre pour voir la Féerie des Neiges…

A bord d’un traineau sur rail qui fait la navette entre les différentes scènes richement ornées, Paddington boude son plaisir car il trouve que tout semble factice, artificiel. C’est donc sur une impulsion, comme très souvent avec lui, qu’il décide d’aller voir l’envers du décor. Et là, tout va se compliquer… Bien sûr !

Avez-vous vu un petit ours ? Il porte un duffel-coat bleu, un chapeau rouge et des bottes de caoutchouc jaunes.

Avec cet album joliment illustré, nous lisons une énième aventure du petit ours venu du Pérou, grand amateur de marmelade et de bêtises. Heureusement que la gouvernante Madame Bird veille sur tout le monde !
A lire en cette époque de l’année… Ho ! Ho ! Ho !

 

 

 

 

Le Noël de Petit Lapin

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Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

Le Noël de Petit Lapin
Harry Horse

 

A la veille du jour de Noël, il neige, et Petit Lapin rêve de la belle luge rouge qu’il a vue dans la vitrine du marchand de jouets. Mais comme sa maman le lui a dit, il est impossible de savoir exactement ce que Lapin Noël va apporter, malgré les vœux des petits lapins. C’est surprise ! Alors, au petit matin, lorsque ses frères et sœurs le réveillent pour ouvrir les cadeaux, Petit Lapin se rue dehors pour voir si sa demande a été exaucée.


A son plus grand bonheur, il découvre la luge magnifique q
u’il ne tarde pas à étrenner tout seul, en égoïste. A lui, les belles pentes des collines qu’il descend à toute vitesse devant les regards admiratifs de ses petits camarades. Cependant, Petit Lapin va vite s’apercevoir qu’il n’est guère plaisant de jouer seul et que sans Molly Souris, Benjamin et Rachel c’est bien moins joyeux…


A la nuit tombée, après avoir passé une journée bien remplie, lorsque son papa le couchera, il lui avouera : « Tu sais, Papa, Noël c’est chouette, mais les amis c’est encore mieux ! »

Une très jolie histoire aux douces illustrations pour cet épisode de Petit Lapin. L’auteur en a écrit quelques unes avec lui… Pour Noël, Petit Lapin est fougueux, mais aussi un peu capricieux et ingrat vis à vis de ses compagnons de jeux. Mais très vite, après une leçon de vie, il retrouve l’amitié, la solidarité et le partage qui représentent l’esprit de Noël.
Un petit livre fondant et heureux !