Le Viking qui voulait épouser la fille de soie

Décembre nordique avec Cryssilda (Suéde)

 

Le Viking qui voulait épouser la fille de soie
Katarina Mazetti

Au Xe siècle,


Sur Möckalö, une île du sud de la Suède, nous faisons la connaissance de Säbjörn, un constructeur de bateau qui vit dans sa ferme avec ses deux fils, sa belle-sœur et ses esclaves. Sa femme et mère de ses enfants est partie sans donner d’explications, mais tous espèrent qu’un jour elle reviendra. Avec cette disparition Säbjörn qui était avant tout un homme de paix, devient plus ombrageux et violent. Sa douleur se reportant sur son fils aîné, Svarte qui ressemble physiquement à sa mère, il accorde toute son attention et son affection à son fils cadet, Kare. Grâce à Arnlög la volvä, la tante qui a un don de divination, qui parle aux oiseaux et qui tient le rôle de guérisseuse, la famille reste unie mais au fil des ans, alors que les garçons grandissent, les liens se délitent. Svarte, l’intrépide, le fougueux, le jaloux, et Kare, le rêveur, le terrien, le bon, aspirent à découvrir le monde en cherchant l’aventure au-delà des mers. Vers leurs seize ans, la tête pleine de rêves de négoces et de richesses, l’un après l’autre, ils quittent le giron de leur île pour d’autres contrées.

A Kiev, Chernek, un riche marchand de soieries, vit dans son palais avec ses deux enfants, Radoslaw et Mika. L’aîné, élève militaire, s’imagine participer à d’illustres batailles et conquêtes aux côtés de l’homme qu’il admire, Sviatoslav le Grand-duc, et la cadette souhaite quitter les murs sécurisés et somptueux de sa demeure pour accompagner son père dans ses voyages à Constantinople. Pour la consoler, Chernek se montre toujours très généreux avec elle et lui offre pour ses dix ans, deux esclaves, des gamines venues de continents lointains ; Poisson d’or aux yeux étirés et Petite Marmite à la peau d’ébène. Les trois enfants qui grandissent ensemble, deviennent inséparables et leur amitié va dépasser le statut maître-esclave.

Un jour, tous ces personnages se rencontreront. Chernek part pour ses commerces en laissant sa fille à Kiev. Mais lors d’un conflit, la ville est attaquée, pillée, et Radoslaw, Mika, Poisson d’Or et Petite Marmite sont faits prisonniers par l’un des assaillants qui se trouve être le capitaine Svarte. Plus protecteur que geôlier, le viking les ramènera de l’autre côté de la Baltique, dans l’île de son père, où chacun œuvrera à sa destinée.

Katarina Mazetti conte leurs vies d’une écriture belle et émouvante. Récit très intéressant sur la grande Histoire, sur les civilisations, les croyances, récit épique, récit de voyages, récit d’amours, les mots nous tiennent captifs et nous mènent au cœur de ce siècle en pleine mutation. Les deux univers, l’un d’une île scandinave à la société rustique, guerrière et paysanne, et l’autre d’un empire florissant, riche et raffiné, se confrontent et s’unissent. Il y a un peu de Dumas dans ces histoires passionnantes et romanesques, très enlevées.
Un roman à recommander, qui fut une belle surprise…

Un autre avis chez Nahe,

 

 

 

 

La surprise de Noël


Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo

 

 

La surprise de Noël
Debbie Macomber

A vingt-quatre ans, Merry ne sort jamais et n’a pas de petit ami, ce qui attriste ses parents qui sur un coup de tête l’inscrivent dans une agence de rencontre sur le net, sous le pseudo de Mary. De famille modeste, elle est obligée de faire de l’intérim pour payer ses études. Son temps est très pris entre ce travail et sa famille, car sa mère a une sclérose en plaques et son petit frère est atteint de trisomie 21.
La fin de l’année est intense et à Noël, il y a tous les préparatifs à organiser. Dans son entreprise, un gros contrat avec la société Boeing est sur le point de se conclure et son service est particulièrement sollicité. Le vice-président, Jayson Bright, pousse les employés dans leurs retranchements et ne ménage pas Merry qui subit trop souvent ses foudres royales… Dictatorial, tranchant, intransigeant… la liste des adjectifs antipathiques est trop longue. Bref, un Grinch !

A plus de trente ans, Jayson Bright se consacre exclusivement à son travail en cherchant essentiellement à satisfaire son oncle, le président de la société, qui s’est occupé de l’enfant solitaire qu’il était après le divorce de ses parents. Cette dévotion le transforme petit à petit en un être un peu trop impérieux, glacial et désagréable avec tout le monde, sauf avec son cousin qui a partagé son enfance.
Alors quand ce cousin lui annonce qu’il est très amoureux d’une amie d’enfance qu’il a retrouvée sur un site de rencontre et qu’ils vont se marier, Jayson commence à réfléchir. Curieux, il s’accorde quelques minutes à regarder le site et le profil qui attire son attention est celui d’une certaine Mary qui a mis la photo de son chien en guise de portrait. Le chien le renvoie à une époque heureuse de sa vie quand il en avait un lui aussi, et sur un coup de tête, il décide de créer son profil avec une photo de Rocky et de contacter Mary.

De chapitre en chapitre, la lecture passe de Merry-Mary à Jayson-Jay. Nous les accompagnons dans ce jeu de rôle et dans leurs approches timides au début et plus amicales par la suite. Tous les soirs à 21 heures, ils se connectent pour une parenthèse enchantée. Mary lui raconte sa vie, sa famille, ses rêves, se plaint de son odieux patron, lui parle de Noël, une fête magique… et Jay se reconstruit et grandit en se nourrissant de sa générosité, de sa fraîcheur, des bonheurs simples qu’elle lui offre.
Et puis arrive le jour où tous deux décident de se rencontrer. Vraiment se rencontrer ? et non… leur histoire d’amour ne va pas se conclure aussi rapidement, et cela, pour la joie des lectrices qui charmées, vont sourire, ricaner et dévorer cette romance, bonne comme un petit sablé de Noël.

 

Un autre billet avec Nahe

 

 

 

Les roses de la nuit

Un roman offert par les Éditions Métaillé et Babelio dans le cadre des Masses Critiques

Décembre nordique avec Cryssilda (Islande)
Challenge Polars et thrillers de Sharon

 

 

Les roses de la nuit
Arnaldur Indridason


Une nuit, venu dans le cimetière de Sudurgata pour faire l’amour, un couple aperçoit l’ombre d’une silhouette se faufiler entre les végétaux et découvre le cadavre dénudé d’une jeune fille sur la tombe et sous la statue de Jón Sigurðsson, le chef de file du mouvement pacifiste pour l’indépendance de l’Islande au XIXe siècle.
Chargé de l’enquête,
Erlendur Sveinsson, commissaire de la criminelle de Reykjavik,  apprend par le légiste que la jeune fille se droguait, se prostituait certainement, et qu’elle avait été sauvagement battue et violée. Sans aucun indice pour identifier la morte, à part un « J » tatoué sur une fesse et l’appel téléphonique d’un mystérieux inconnu qui lui dit d’enquêter sur le propriétaire d’un chalet d’été où elle aurait subi des brutalités, le point de départ des investigations se fait auprès d’Eva Lind, sa fille, qui connaît bien l’univers des drogués et de la prostitution. Elle l’envoie dans un premier temps se renseigner dans les boîtes de strip-tease et dans un second temps, lui présente une gamine paumée d’une vingtaine d’années. Dora révèle le nom de son amie, Birta, avec qui elle partageait un appartement et le nom de leur logeur et souteneur, Herbert Rothstein, un homme violent qui les utilise pour passer de la drogue et les vend à des vieux libidineux amateurs de jeunettes.
Erlendur ne tarde donc pas à quêter d’autres informations chez Herbert dit Herb, bien connu du service des stupéfiants. Mais l’homme, peu communicatif, joue l’innocence et dit ne plus avoir eu de contact avec Birta depuis qu’elle était partie habiter ailleurs chez un ami. Le laissant sous la surveillance de la police, Erlendur part avec une photo de Birta dans la région des fjords de l’Ouest d’où était originaire Jón Sigurðsson. Celui qui avait déposé le cadavre de Birta, l’aurait peut-être placé sous la garde de l’illustre homme politique en un geste de révérence.
Alors qu’Erlendur cherche à rendre à Birta une identité, à Reykjavík un homme kidnappe Herbert… L’enquête s’opacifie et prend une dimension encore plus abjecte et dramatique lorsque l’histoire de Birta se dévoile petit à petit.

Dans la série des enquêtes du commissaire Erlendur, ce roman est le deuxième, avant « La cité des Jarres ». Nous retrouvons donc son adjoint Sigurður Óli, la trentaine et célibataire, sa fille Eva Lind encore sous l’emprise de la drogue et de ses mauvaises fréquentations, et son fils Sindri Snaer alcoolique. C’est dans ce tome que l’auteur fait se rencontrer Bergthora et Sigurður Óli. Cette idylle naissante ne peut que compliquer l’affaire car Bergthora est la femme qui a découvert Birta dans le cimetière et Sigurður Óli prend les risques d’être destitué. Erlendur n’est pas épargné. Dans l’histoire de Birta, il voit celle de sa fille qui a vécu le même parcours et qui fut à dix-sept ans l’une « des filles » d’Herbert.
A travers ce polar noir poignant, percutant, l’auteur décrit une Islande touchée par une crise financière qui a secoué le pays. Les petits villages se désertifient et les jeunes partent à Reykjavík pour travailler. Les valeurs se perdent et cette misère économique et sociétale est happée par des requins qui spéculent et font leurs commerces dans les hautes strates des administrations.
Un roman à recommander, ainsi que toute la série. La quatrième de couverture dit : « Indridason construit ses héros tout en développant une enquête impeccable marquée par une grande tendresse pour les personnages… », et je suis bien d’accord. J’ai beaucoup de tendresse pour Erlendur.

D’autres avis : Aifelle

 

Peinture, « Hiver » d’Asgrimur Jonsson

 

 

La maison aux 52 portes


Octobre est Halloween avec Lou et Hilde

Un autre avis chez Lou

 

La maison aux 52 portes
Evelyne Brisou-Pellen

 

La maison aux 52 portes… Maïlys la voit pour la première fois sur une vieille photo, un grand manoir de la fin du 19e siècle qui présente une façade avec ses seize fenêtres. Dans la voiture qui les conduit vers cet héritage inattendu venu d’un grand-oncle, elle ne peut s’empêcher d’éprouver un malaise et d’avoir des visions sur une époque révolue. Serait-ce l’attitude soucieuse de son père qui la plonge dans un état fiévreux ?

Sous un ciel menaçant, lorsqu’ils arrivent enfin devant la maison, ils découvrent une propriété décrépie, abandonnée, mangée par les mauvaises herbes et étouffée par les grands arbres du bois qui l’entoure. Sous une épaisse couche de poussière, l’intérieur est en bien plus mauvais état et guère hospitalier. Lugubre est le terme qui vient aussitôt à l’esprit et l’odeur de moisi qui s’en dégage n’arrange rien à l’atmosphère. Étrangement, seul un piano au centre du salon brille comme un sou neuf.
Elle devait être belle cette maison du temps du grand-oncle, avec des domestiques à tous les étages ! Mais pour lui redonner son lustre, il faudra de longues journées de travail et beaucoup de patience.
Pour compléter le sinistre décor, une pluie torrentielle coupe l’électricité qui plonge les nouveaux venus dans la pénombre et qui les prive de la pompe à eau. Avec le chemin
impraticable qui mène à la grande route, ils se retrouvent aussi coupés du monde extérieur. Sans perdre de temps, Maïlys s’aventure avec son père dans la découverte des pièces. Toujours gênée par une étrange tension, une angoisse qu’elle ne peut analyser, elle doit choisir une chambre un peu plus propre que les autres où elle passera la nuit. En espérant retrouver le lendemain son entrain habituel, elle s’endort très fatiguée. Mais durant la nuit, des bruits et des cris la réveillent… Céleste, Céleste… Céleste est son véritable prénom de baptême que lui avait donné son parrain, ce grand-oncle décédé, et de l’entendre ainsi, lui donne la peur de sa vie !
Au matin, elle rejoint ses parents pour le petit-déjeuner et prend la décision de taire ce qu’il lui arrive pour ne pas les inquiéter. Son cauchemar a été effrayant, surtout qu’en se réveillant, elle a constaté des griffures ensanglantées sur la tapisserie de la chambre qu’elle n’avait pas vues la veille. Cependant, elle perçoit dans ces manifestations surnaturelles, comme un appel au secours. C’est donc avec un certain courage que Maïlys entreprend de faire des recherches de la cave au grenier, en quête du moindre indice qui raconterait le passé de la maison.

Dans une ambiance qui se révèle lourde de tristesse, en totale harmonie avec le temps, Maïlys va ouvrir une porte, la cinquante-deuxième, qui donne sur un secret familial bien gardé… et du coup, délivrer tous les fantômes qui hantent la demeure, pour le bonheur et la rédemption des siens.

Cette histoire ne raconte pas les délires d’une jeune adolescente, mais une malédiction et un dédoublement de la personnalité, car Maïlys, comme toutes les femmes de sa famille, est médium. Un esprit manifeste sa peine et son tragique destin à travers elle. Roman pour la jeunesse, il donne à ce mystère une part fantastique et une part bien concrète qui relate des pans de la guerre de 14-18. On voyage alors dans le temps et on aborde la vie des Poilus au front, une partie très intéressante pour les jeunes lecteurs.
Lecture fluide, écriture soignée, intrigue à frissons… c’est assurément un livre à recommander !

 

 

La résurrection de l’Epouvanteur


Octobre est Halloween avec Lou et Hilde
Thème : Créatures maléfiques

 


La résurrection de l’Epouvanteur
Tome XV
Joseph Delaney

 

A la frontière nord, des milliers de Kobalos attendent pour exterminer les humains et depuis que le Malin est mort, ces créatures à demi loups à demi hommes sont la plus grande menace du Comté. Tom Ward, devenu épouvanteur à la mort de son mentor John Gregory, a été défié devant l’un des grands princes de la caste dirigeante, le prince Stanislaw de Polyznia, dans un duel à mort par leur plus grand guerrier, Shaiksa. Mais au terme du combat, guerrier et épouvanteur finissent pas périr. Aucune magie de son épée Lame-Étoile ou de la sorcière Grimalkin n’a pu éviter la mort de Tom et c’est sur son enterrement que ce roman débute…

D’écrire que Tom ressuscite lors de la cérémonie n’est pas une grande révélation car ce nouveau tome porte le titre « La résurrection ». Sous le regard de Grimalkin et de la jeune Jenny, la nouvelle apprentie, le corps de Tom sort de terre pour léviter dans le ciel. Un ange affilié à l’obscur par le mage Lukraste lui redonne vie. Cette « renaissance » sert les desseins de plusieurs personnes qui ont pour objectif de faire la guerre aux envahisseurs. C’est Jenny qui narre dans le cahier de Tom, la résurrection, et qui décrit la surprise et la peur de Grimalkin face à cette puissante magie noire. Elle apprend aussi que son maître n’est pas seulement le septième fils d’un septième fils, mais qu’il est également le fils d’une lamia, ce qui permet à son sang de se régénérer plus vite.

Dans le chapitre suivant, Tom reprend la plume pour nous raconter l’histoire. Invités au château du prince Stanislaw, Grimalkin, Jenny et lui apprennent par le fantôme d’un ancien mage Kobalos que le plus haut des donjons cache le passage pour accéder au portail du domaine de Talkus, un dieu en gestation qui sera plus fort que les anciens dieux, plus fort que Golgoth. La genèse de sa création remonte aux temps où dans la cité de Valkarky, les Hauts Mages d’un Triumvirat avaient comploté et imaginé d’éradiquer toute trace humaine.
Il revient alors à nos héros de résister, survivre, repousser et peut-être vaincre l’ennemi.

Plus sombre et plus sanglante que les autres histoires rapportées précédemment, le lecteur est néanmoins soulagé de retrouver Tom. Nous retrouvons également Alice qui réapparaît pour les aider dans le combat. Toujours sorcière, elle a su concilier ses deux personnalités sorties de l’obscur et de la lumière en se vouant au dieu Pan.
A tour de rôle, Tom et Jenny racontent leurs visions du chaos. A dix-sept ans, l’Epouvanteur, valeureux et preux, a bien du mal à se remémorer les préceptes un peu dépassés de John Gregory. Pris dans l’action, il compose en fonction, plus puissant et déterminé qu’avant. Quant à Jenny, elle est la novice qui découvre tout un monde cauchemardesque et apocalyptique, fait de monstres, de démons et de magie. Elle aussi n’est pas épargnée, mais elle en ressort plus énergique et courageuse.
Dans le final, l’auteur n’épargne pas son lecteur qui, en quatorze tome, a forgé de la sympathie et de l’affection pour certains personnages. Hélas… dans toute bataille, de belles âmes s’éteignent…
Une saga captivante que je recommande mais qui n’est pas pour les lecteurs un peu craintifs et trop jeunes. Les tomes ont des scénarios de différentes envergures, mais l’écriture est toujours de qualité. Tout se terminera dans le prochain tome, le seizième, avec « L’héritage de l’Epouvanteur »…

 

 

 

Rendez-vous avec le mal


Mois anglais avec Lou et Titine
Challenges Policiers historiques avec Sharon
Un livre offert par les Éditions Robert Laffont

 

Rendez-vous avec le mal
Une enquête de Samson et Delilah,
les détectives du Yorkshire
Julia Chapman

 

A Bruncliffe, petite ville du Yorkshire, nous retrouvons Samson O’Brien et Delilah Metcalfe pour un rendez-vous avec le mal. Ça débute à quelques jours de Noël où tout le monde se lance dans des festivités…

Delilah semble avoir pardonné à Samson d’être parti durant quatorze années, et suite au dénouement de la précédente affaire, elle ne voit plus d’un mauvais œil le fait qu’il ait annexé ses bureaux pour créer son agence de détective privé. En partageant les locaux, l’ingérence professionnelle chez l’un et chez l’autre se fait inévitablement et une certaine complicité commence à se développer entre eux.
Après avoir mené à bien sa dernière enquête, Samson doit maintenir sa nouvelle popularité et accepter tous les contrats qui lui sont proposés, même si les affaires n’ont pas une once d’intérêt ! C’est donc très embarrassé qu’il reçoit Alice Shepherd, une gentille vieille dame octogénaire qui se dit être en danger, et le fermier Clives Knowles qui a perdu son bélier, un précieux reproducteur qui vaut de l’or.
De son côté, Delilah doit composer avec tout un maelstrom d’ennuis ; ses dettes, son ex-mari qui veut une garde alternée pour leur chien Calimero (qui souffre d’anxiété), son agence matrimoniale qui vivote, son frère Will qui se montre inquisiteur et… l’afflux de ses souvenirs heureux du temps où elle était une gamine qui essayait de suivre partout ses aînés, Samson et Ryan, son autre frère décédé en Afghanistan. Alors, pour échapper à tout cela, rien de mieux que de proposer son aide à son colocataire…

N’ayant pas pris au sérieux les craintes d’Alice, Samson décide de partir à la recherche de Ralph le fugueur avec Delilah, tout en pensant revoir plus tard la vieille dame pour la rassurer. Mais quand il va à la maison de retraite de Fellside Court où elle réside, il arrive trop tard. Alice vient de mourir… Mort naturelle ou meurtre ?
Toujours assisté de Delilah qui commence à prendre goût aux enquêtes, Samson voit une sacrée équipe de séniors l’entourer. Confidents d’Alice et témoins de ses dernières heures, ils veulent tous mener l’affaire et découvrir le meurtrier.
Dans ces tristes circonstances, Samson va se rapprocher de son père qui habite également la résidence, et les vieilles rancunes s’effacent pour laisser place à de meilleurs sentiments.

Un être foncièrement méchant hante Fellside Court car après Alice, d’autres tentatives d’assassinat vont être commises. Samson va devoir arrêter le plus vite possible les desseins de ce croquemitaine…

Pour ce deuxième tome, on nous invite à passer les fêtes de Noël à Bruncliffe, mais pas pour admirer des décorations lumineuses… Une quête dans la lande à la recherche d’un bélier et les évènements tragiques à la maison de retraite vont pimenter les jours de l’Avent. Écrit avec humour, sur un tempo dynamique et un scénario parfois angoissant, ce roman est à classer dans les « cosy mystery », suspense, légèreté, avec une pointe de romance. Si dans sa construction l’intrigue policière n’est pas transcendante, elle a le mérite d’être distrayante et de nous présenter du pittoresque et des personnages bien sympathiques que nous retrouverons par la suite dans d’autres tomes.
A Bruncliffe, tout le monde se connaît et se mêle des affaires de tout le monde, mais parfois certains secrets restent impénétrables. Le fil d’Ariane qui relie les tomes entre eux semble être lié à Samson, car derrière la toile de fond, l’auteur tisse une autre histoire sur la vie qu’il menait avant de revenir et sur les intimidations qu’il reçoit et qui font planer mystères et dangers.
Une série à continuer, et à recommander !

Vous trouverez d’autres billets chez Keisha, Belette, Bianca, Fanny, Titine,

 

 

 

Les hommes dansants


Challenge Policiers historiques avec Sharon
Mois anglais avec Lou et Titine

 

 

Les hommes dansants
Le retour de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

 

Monsieur Hilton Cubitt du domaine de Ridling Thorpe dans le Norfolk, sollicite l’aide de Sherlock Holmes pour une affaire délicate. Depuis quelques temps, sa femme reçoit des messages menaçants qui la plongent dans une grande angoisse. Soit sur papier, soit sur des rebords de fenêtre, soit sur des murs, les intimidations se font sous la forme de hiéroglyphes qui représentent des farandoles de silhouettes de petits bonhommes schématisés. Seule à pouvoir les déchiffrer et ne souhaitant en parler à personne, Monsieur Cubitt voit de jour en jour son épouse s’assombrir et craindre pour sa vie.
Lorsque John Watson lui demande tout simplement, pourquoi il ne la prie pas de tout lui raconter, le cher homme leur parle d’une promesse qu’il aurait faite la veille de leur mariage, un an auparavant. Voulant se tourner vers un nouvel avenir et reconstruire sa vie avec lui, Elsie ne voulait plus évoquer son passé en Amérique et lui avait demandé solennellement de faire de même. Gentleman et profondément amoureux, il s’était plié de bonne grâce à ce souhait.
Soucieux et conscient de la gravité de ce mystère, Holmes se doit de découvrir dans un premier temps cette série codée, et demande à Cubitt de lui recopier et de lui envoyer tous les messages qu’il découvrira avant sa femme. Mais peu de temps après, alors qu’il traduit les derniers dessins et qu’il est enfin prêt pour passer à l’action, un évènement tragique survient. On lui apprend que Cubitt vient de mourir et que sa femme est dans un grave état.
A en croire la police sur place, ce serait Elsie qui aurait tué son mari et qui aurait tenté de se suicider, mais Holmes, très atteint par l’histoire, raconte une autre version…

Cette nouvelle issue du Retour de Sherlock Holmes est construite différemment des autres. Si le détective prouve une fois encore qu’il est d’une rare intelligence en décryptant les mystérieux cryptogrammes, il n’intervient pas assez rapidement pour sauver son client et donner au dénouement une note moins amère. Il y a trois victimes dans l’affaire et Conan Doyle parvient à nous tirer de la compassion pour ces trois personnages… Cubitt, sa femme et le mystérieux agresseur.
Des enquêtes à lire, sans modération !