Le carnet d’enquêtes de Sherlock Holmes

Petit Bac 2021

 

 

 

Challenge polars avec Sharon, Mois Bristish Mysteries avec Hilde et Lou et Challenge Petit BAC avec Enna, catégorie Objet

 

Le carnet d’enquêtes de Sherlock Holmes
10 grandes énigmes inextricables à résoudre
Solve it yourself mysteries by Seven Oaks

Tim Dedopulos

Aimeriez-vous jouer à enquêter avec Sherlock Holmes ? Faire un jeu de rôles ou une partie d’un Cluedo revisité ? Ce livre nous offre l’opportunité d’un voyage dans le temps aux côtés du grand détective et de son acolyte le Dr John Watson.
C’est d’ailleurs lui qui prend la plume pour nous conter les dix histoires et nous inviter à les suivre, de préférence avec un papier et un stylo.
Voici donc le cheminement (sommairement rapporté pour l’essentiel) de la première affaire en trois parties, « Le mystère de Birchfield »…

Comme dans la plupart de ses nouvelles chroniquées, il commence par regarder à la fenêtre le temps et l’animation de la rue. La fin du mois d’avril est venteuse et on imagine les bourrasques culbuter les chapeaux des messieurs et soulever les mantelets des dames. Ce jour là,  Holmes se verrait bien paresser dans le salon avec une tasse de thé de Mrs. Hudson, mais il doit recevoir la visite d’une jeune femme, Miss Estelle Bryant.
La demoiselle vient le consulter pour une affaire très particulière. Watson énonce les faits comme à son habitude… des informations que nous notons au fur et à mesure.

Il la détaille et crayonne son portrait ; proche de la vingtaine, belle, altière et très anxieuse, elle fait part de sa grande inquiétude concernant des faits étranges qui se produisent dans sa demeure. Elle pressent que quelque chose va se passer, mais elle ne sait comment expliquer ce sentiment.
Ses parents disparus en Inde lors d’une expédition six ans plus tôt, elle fut placée sous la tutelle de son oncle Douglas Rutland Bryant, un homme bon et généreux, qu’elle soigne en ce moment car le vieil homme, depuis deux ans, est malade. A ce jour, aucun médecin n’a pu diagnostiquer le mal qui affaiblit son oncle.

Birchfield est une grande et vieille maison
qui se repeuple en fin de semaine lorsqu’elle reçoit les familles des quatre enfants de l’oncle Douglas. Mais depuis quelques temps, elle est le théâtre de phénomènes surnaturels ; des bruits dans la nuit, des objets déplacés et brisés, des inscriptions sur les murs et tout dernièrement, l’apparition du fantôme de l’arrière-grand-père vu par Bridie, une jeune domestique. Thomas Wilcox Bryant était un homme redouté qui fit fortune dans l’industrie lainière et dans la contrebande.

A ce stade du témoignage, Holmes sourcille déjà et sait que Bridie ment. La première partie de l’enquête se termine par une question qui doit nous inciter à évaluer des supputations… pourquoi ?

La deuxième partie, nous convie à nous rendre à Birchfield dans le Dorset où il est bon de commencer à relever le nom des personnes qui gravitent autour de l’oncle Douglas qui va de plus en plus mal. La nuit dernière, la maison a été visitée par un inconnu qui a laissé des traces de pas boueuses et qui a dérangé les pot à épices de la cuisine.
Holmes commence par interroger Bridie sur les évènements. Nerveuse, la jeune domestique décrit le spectre qu’elle a aperçu…

Famille du colonel Robert Winfield Bryat :
Estelle (fille), William (fils)
Famille de Douglas Rutland Bryant :
Phyllis (fille), Richard (beau-fils), Freddie (fils), Violet (Belle-fille),
Norman (fils), Patricia (Belle-fille),
Domestiques :
Adams (majordome), Mrs Enthrop (cuisinière), Matthew (jardinier), Bridie (bonne)

Le lecteur-détective est interpellé sur ce dernier fait quand la troisième partie s’introduit avec l’assassinat de Bridie.
Toute la famille se réunit ; enfants et petits-enfants. Birchfield n’est plus une coque vide, elle est habitée à tous les étages.
Holmes et Watson font la connaissance des membres de la famille et passent une excellente soirée. Logés eux-aussi dans la maison, ils sont réveillés au petit matin par Estelle qui leur annonce la triste nouvelle. Elle a découvert Bridie dans sa chambre, tuée avec un tisonnier enfoncé dans sa gorge.
En attendant la police, Holmes réveille tous les habitants en leur disant qu’un crime vient d’être commis et les fait se rassembler dans le salon pour amorcer l’investigation. Et en un claquement de doigts, il apprend qui est l’auteur de ce funeste scénario…
Tout le monde est choqué, Norman Bryat, l’un des fils de Douglas, s’indigne qu’il soit présumé coupable, allant même à accuser Holmes. Quant à Richard son beau-frère, il s’offusque également qu’on pourrait présager qu’il soit l’assassin et qu’il puisse poignarder quelqu’un.

L’histoire se termine assez abruptement sur cette scène. Le criminel est démasqué, mais il ne le sait pas encore… Holmes et Watson doivent attendre la police avant de dévoiler son identité. Cependant, le jeu nous entraîne à la fin du livre pour connaître le meurtrier et en savoir un peu plus sur ses mobiles.

Cette première histoire est assez simple et peut se jouer rapidement. Il faut donc être attentif, souligner le moindre indice et avoir une certaine logique. La qualité de la trame ressemble beaucoup aux écrits de Conan Doyle et on se transporte facilement dans l’ambiance avec les nombreuses illustrations.
Dix énigmes, trois parties, trois questions pour nous aider et toutes les réponses dans les dernières pages… en solitaire ou à plusieurs, ce livre interactif est très bien conçu.
Ai-je découvert le meurtrier ? Élémentaire ma chère amie !

Un Noël au bord de la Tamise

Il était huit fois Noël avec Chicky Poo et Samarian
Challenge British Mysteries avec Lou et Hilde
Challenge polars avec Sharon
Une lecture commune avec Lou, Sharon, Lilas,

Un Noël au bord de la Tamise
Anne Perry

Londres, douze ans après la guerre de Crimée et à quelques jours de Noël,

Worm, un gamin de neuf ans, a trouvé refuge dans la clinique de Portpool Lane où il est placé sous les tutelles de Claudine Burroughs, une amie d’Hester Monk, et de Squeaky Robinson, le comptable. Sorti de la rue et de sa condition d’enfant exploité, il gagne quelques sous en vendant des morceaux de charbon et du cuivre de récupération.
C’est en errant sur la place du marché pour faire ses petites affaires, qu’il est le témoin d’un enlèvement. Une très belle jeune femme qu’il admirait de loin et qu’il avait baptisée l’Ange tant elle semblait lumineuse et bonne, se fait agresser et kidnapper par deux énergumènes. Trop petit pour lui venir en aide, mais assez courageux pour les suivre, Worm tente de repérer le lieu où ils la conduisent pour pouvoir le rapporter à Squeaky. Cependant, lorsque de retour à la clinique il essaie de raconter à son vieil ami l’affaire, celui-ci tente de le dissuader de s’en mêler et lui parle de choses complètement différentes… Est-ce que Worm sait comment fêter Noël ? Est-ce qu’il a déjà participé aux réjouissances… mangé du pudding, mis des bougies et des rubans rouges partout, accroché des guirlandes et des couronnes, fait un sapin et offert des présents ? Que sait-il de la nativité ?
Toutes ces belles évocations font tourner la tête du petit garçon qui n’a jamais eu l’occasion de trop rêver, mais aussi merveilleuses soient-elles, ces images ne lui font pas oublier qu’une jeune femme est en détresse et qu’il est le seul à pouvoir l’aider.
C’est donc en pleine nuit qu’il tente de sortir pour commencer son enquête, mais Squeaky qui connaît bien l’âme humaine et l’obstination de Worm, le surprend sur le fait et décide bien à contre-cœur de l’accompagner dans son expédition héroïque.
Qui est cette femme et que fait-elle dans cette partie misérable de la ville, près de la Tamise boueuse et noire ? Ici, on triche, on ment, on vole, on tue, on se vend, il n’y a pas d’espoir, il n’y a pas de beauté, ni de charité.
Tous deux vont donc parcourir les ruelles sordides dans le froid glacial de l’hiver, taper aux portes, soudoyer pour des renseignements et reprendre contact avec de vieilles connaissances qui n’ont jamais cherché la respectabilité. Ils vont assembler les informations pour retracer une histoire qui parle du vol d’un trésor, de meurtre et de vengeance.
C’est bientôt Noël, une nuit de miracles et de rédemption.

Un Noël sans un Anne Perry ? La plupart de ses lectrices vous diront que ses contes de Noël sont souvent inégaux mais qu’ils sont un rendez-vous inévitable. Les histoires qui se passent à Portpool Lane nous font retrouver des personnages qu’on apprécie. Worm a deux anges gardiens, Claudine Burroughs et Squeaky Robinson. On ne peut pas faire de marraine et de parrain plus dissemblables car l’une est issue de l’aristocratie et l’autre vient des bas-fonds londoniens. Ils s’estiment, ont les mêmes dévouements, et partagent une affection, sincère et pudique. Le jeune Worm découvre avec eux ce qui se rapproche le plus d’un cocon familial, entre éducation, sécurité et tendresse.
L’intrigue policière n’est pas ce qui est le plus réussi dans cette collection, au contraire de ses autres sagas. Il faut donc lire le roman pour s’immerger dans un Londres victorien à l’époque de Noël. L’auteur sait bien raconter l’ambiance qui nous renvoie aux livres des auteurs Anglais de ce siècle.
Un livre comme une gourmandise, comme une papillote de Noël…

La deuxième tache


Lectures celtiques avec Cryssilda
Challenge polars avec Sharon

 

 

Le retour de Sherlock Holmes
La deuxième tache

Arthur Conan Doyle

Pour terminer les chroniques du Retour de Sherlock Holmes, John Watson sélectionne une affaire où il leur fut demandé le « secret le plus absolu » car elle mettait en cause les hautes sphères dirigeantes d’Angleterre et d’ailleurs. Cette enquête, il l’appelle La deuxième tache.

Tout commence par la visite à Baker Street de deux illustres personnages ; Lord Bellinger, 1er ministre deux fois élu, et Mr Trelawney Hope, un membre de son cabinet, chargé des affaires européennes.
Dans une grande nervosité, ils expliquent que la situation est grave car on leur a volé un document d’une importance capitale. Bien entendu, personne ne doit être mis au courant, pas
même Scotland Yard. Le papier en question est une lettre écrite par le roi d’un pays voisin dont le contenu pourrait avoir de terribles conséquences sur la scène internationale. Si la lettre était publiée, ce serait la guerre.
Le vol fut commis chez Mr Hope mais toutes les personnes présentes dans la demeure sont de confiance. Ni sa femme, ni les domestiques, en avaient connaissance. Alors… une personne de l’extérieur ?
Sherlock Holmes n’a que très peu de temps pour retrouver la missive et déjà un nom effleure son esprit, Eduardo Lucas, un grand ténor, mais aussi un maître chanteur et un escroc. Mais tout se fige quand il apprend l’assassinat de ce dernier, chez lui à Westminster.
Un lien relie tout ceci et Lady Hilda Hope pourrait bien être ce fil…

Cette dernière nouvelle est comme un feu d’artifice. Tout est orchestré dans un temps précipité et dans une stressante attente. Watson nous décrit un Holmes inquiet et assez pessimiste. Lorsqu’il comprend le scénario, c’est en se rendant chez Eduardo Lucas où il y rencontre l’inspecteur Lestrade qui lui communique un fait troublant. Quelqu’un a bougé le tapis du salon, car le cadavre de Lucas a laissé deux taches de sang en deux endroits différents…
Sans vous dévoiler le fin mot de l’histoire, je peux quand même vous dire que la lettre sera retrouvée… God save the queen !
Une très bonne enquête, à lire !

 

 

 

Le manoir de l’abbaye


Lectures celtiques avec Cryssilda
Challenge polars avec Sharon

Le retour de Sherlock Holmes
Le manoir de l’abbaye

Arthur Conan Doyle

Hiver 1897,
En pleine nuit, John Watson est embarqué par son compère Sherlock Holmes pour venir en aide à Stanley Hopkins, l’inspecteur de Scotland Yard. C’est la septième fois que le remplaçant de Lestrade le sollicite et à chaque fois, les enquêtes se sont révélées intéressantes.
Gare de Charing Cross pour le train du Kent, Holmes informe Watson du contenu de la courte lettre qui l’invite sans plus tarder à venir chez Sir Eustace Brackenstall, où comme il le pressent, il y a eu un crime.
A leur arrivée, Hopkins leur résume les faits avant de clore l’affaire. Des cambrioleurs qu’il soupçonne être du gang Randall, père et fils, ont volé l’argenterie de la maison, ont neutralisé Lady Brackenstal en la brutalisant et on tué son mari qui avait voulu s’interposer. Chronique banale d’un vol qui a mal tourné, Holmes, avant de donner son aval à l’inspecteur, questionne la jeune femme qui tente de narrer avec précision le fil de la tragédie. Et comme toujours, se sont les petits détails qui le fascinent, des éléments anodins, des particularités si étranges qu’elles en deviennent risibles, mais qui donnent à l’histoire une autre version.

Alcoolisme, violences conjugales, rôle de la femme dans la haute société du XIXème siècle, histoire d’amour… les sujets abordés sont multiples et l’auteur nous présente un Sherlock Holmes plus tolérant et bienveillant qui conclut l’enquête par une grâce, suivant l’expression latine « Vox populi, vox Dei ».
Il est toujours passionnant de lire le cheminement intellectuel du détective et dans ce cas-là de le voir faire un pied de nez à Scotland Yard…

Un billet sur les nouvelles du Retour chez Belette

Le trois-quarts manquant

Lectures celtiques avec Cryssilda

Challenge polars avec Sharon

Le retour de Sherlock Holmes
Le trois-quarts manquant

Arthur Conan Doyle

John Watson est assez fier de Sherlock Holmes qui n’a pas replongé dans son addiction, la drogue. Mais l’équilibre est précaire, et il est bien difficile de toujours lui trouver des occupations pour stimuler son esprit, fonctionnel vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
En ce mois de février, les enquêtes tournent au ralenti et il écrit que le temps est « triste ». Alors lorsqu’un télégramme fantaisiste arrive, c’est fête ! Le visage de Holmes reprend des couleurs.

« Prière de m’attendre. Malheur épouvantable. Perdu trois-quarts aile droite. Indispensable demain. Overton. »
Envoyé par Hopkins, l’inspecteur de Scotland Yard qui remplace Lestrade, Mr Overton est dans une fâcheuse posture car son trois-quarts a disparu. Seuls les amateurs de rugby peuvent comprendre les termes « trois-quarts, aile droite » et n’y verront pas un sens codé…
Mr Overton est le capitaine de l’équipe de Trinity College à Cambridge et dans deux jours, ses joueurs devront affronter l’équipe d’Oxford dans un match de grande importance. Cependant, l’homme sur qui tout repose, Godfrey Staunton, a disparu de l’hôtel où il logeait.
Holmes, toujours assisté de Watson, relève l’affaire en commençant son enquête dans la chambre d’hôtel où il découvre le calque sur un buvard d’un mot écrit, dans lequel le jeune homme demande l’aide urgente d’un professeur de Cambridge.
Neveu de lord Mount-James, un vieil aristocrate très fortuné, Godfrey pourrait avoir été enlevé par des bandits pour une rançon, ou enlevé pour avoir contracté une dette…
Le temps presse ! Entre la demeure de lord Mount-James et celle du Dr Armstrong, Holmes et Watson vont retracer le parcours de Godfrey…

Cette nouvelle raconte une histoire de très petite envergure, sans un maître chanteur, un kidnappeur ou un usurier à emprisonner. Son dénouement est comme les journées de février… triste. Il n’y a donc pas de trame policière, mais il est toujours très intéressant de lire les stratégies investigatrices du célèbre détective qui finira par découvrir où se cache Godfrey.

Des aventures à lire !++

Un billet chez Belette…

Le pince-nez en or


Juin en Angleterre avec Lou et Titine
Challenge polars avec Sharon

 

 

Le pince-nez en or
Le retour de Sherlock Holmes

Arthur Conan Doyle

 

« C’était étrange qu’en plein centre de la capitale, avec quinze kilomètres de gigantesques œuvres humaines autour de nous, la poigne de fer de la nature se fît sentir comme si Londres n’était qu’une taupinière dans les champs. J’allai vers la fenêtre et regardai la rue déserte. Les réverbères éclairaient une chaussée boueuse et les trottoirs luisants. Un fiacre venant d’Oxford Street éclaboussait tout sur son passage.
– Dites donc, Watson, heureusement que nous n’avons pas à sortir s’écria Holmes en posant sa loupe et en pliant son palimpseste… »

L’enquête relatée se passe en 1894, une année riche en affaires policières. John Watson n’a que l’embarras du choix pour écrire ses chroniques ; l’histoire de la sangsue rouge, la mort du banquier Crosby, la tragédie d’Appleton, le tombeau anglais, la succession Smith-Mortimer, l’arrestation de l’assassin Huet… mais la seule qui retient son attention raconte le trépas d’un jeune homme dans la maison de son employeur.

Sous la tempête de novembre, Londres est sinistre. Alors que Holmes se réjouit de rester chez lui bien au chaud, le jeune inspecteur de Scotland Yard, Stanley Hopkins, vient à nouveau lui demander conseil pour sa toute dernière enquête.
Dans le Kent près de Chatham, à Yoxley Old Place la demeure du vieux professeur Coram, une domestique a découvert le cadavre de Willoughby Smith, le secrétaire du professeur qui avait été embauché pour l’aider dans l’écriture de ses mémoires. Les premières recherches rapportent que cet ancien étudiant de Cambridge n’avait aucun problème, qu’il était honnête et apprécié de toutes les personnes qu’il côtoyait. Le meurtrier lui a transpercé la carotide avec quelque chose de tranchant et l’a laissé pour mort alors qu’il lui restait encore un souffle de vie, juste la force d’émettre un cri et d’alerter quelqu’un. C’est la femme de chambre Mme Tarlton qui, arrivée la première sur le lieux du crime, a reçu les dernières paroles du jeune homme : « Le professeur ! C’était elle ! ».
Pas de vol, pas de dégât, pas une seule trace, rien à analyser, personne à suspecter, le mystère est complet ! Pas le moindre indice ? Peut-être… Aux côtés de Smith, un pince-nez en or qu’il remet à Holmes.
Après avoir détaillé toute l’affaire avec un grand soin, Hopkins presse Holmes et Watson de le suivre à Yoxley Old Place dès le lendemain car il y a urgence.

Avant même d’avoir quitté Baker Street pour la campagne boueuse du Kent, Holmes a déjà son idée… et l’assassin est bien une femme. Il ne lui faudra alors qu’une petite journée pour démêler la triste histoire, juste avec un peu de cendre de cigarettes…

Une fois de plus, l’intrigue n’est à saluer qu’à la fin de l’enquête. Elle peut paraître sans grande consistance, un peu terne, mais tout son éclat vient des déductions de Sherlock Holmes et de l’histoire qui se dévoile dans les dernières lignes. Trahison, vengeance, justice, pardon, rémission, devoir, mémoire, honneur, amour… des mots clefs pour une tragique histoire qui prit son essor en Russie bien des années auparavant.

Toutes les aventures de Sherlock Holmes et de John Watson sont à lire !

 

 

 

Les trois étudiants


Polars avec Sharon
British Mysteries avec Hilde  et Lou

 

 

Les trois étudiants
Le retour de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

 

« Modeste et instructive »… 1895, John Watson s’attache à nous dévoiler une affaire qui n’a pas un grand intérêt criminel, mais qui donne encore à analyser un trait du caractère humain.
Plusieurs semaines après un grand scandale qui a secoué Sherlock Holmes (il est écrit « douloureux scandale »), le directeur des études et conférencier au Collège Saint-Luc, M. Hilton Soames, demande au détective de solutionner une affaire au sein de son établissement, le plus rapidement et le plus discrètement possible.
Trois étudiants qui doivent passer un examen de grec ancien en vue d’une importante bourse d’études sont mis sur la sellette car ils sont soupçonnés d’avoir consulté les épreuves écrites. Des papiers sur le bureau de M. Soames déplacés et une clé ne se trouvant pas être à sa place sont des indices qui prouvent que le bureau a été visité durant son absence.
Holmes et Watson suivent donc M. Soames sur les lieux du délit pour interroger les suspects.
Gilchrist, Daulat et Miles n’ont en commun qu’une brillante intelligence. D’origines différentes, de tempéraments différents, ils restent une énigme pour le directeur, mais pas pour le célèbre détective extralucide… Mais au trio d’étudiants, vient s’ajouter un autre personnage, M. Bannister le fidèle domestique de M. Soames.
Qui est le scélérat qui s’est déshonoré ? La réponse ne tardera pas à arriver… et fort heureusement, car Sherlock Holmes peut se montrer désagréable lorsqu’il est loin de Baker Street.

Une nouvelle dans les annales encore bien écrite ! Moins ténébreuse que certaines, son dénouement se conclue par une clémence qui arrange bien tout le monde.
A lire !

 

 

 

 

Les six Napoléons

Petit BAC avec Enna
Polars avec Sharon
British Mysteries avec Hilde  et Lou

 

Les six Napoléons
Le retour de Sherlock Holmes

Arthur Conan Doyle

L’histoire que Watson rapporte est amenée par l’inspecteur Lestrade de Scotland Yard. Lors d’une petite visite de courtoisie, il entretient Sherlock Holmes d’une enquête particulièrement étrange.
« – Rien d’intéressant en cours ?
– Oh ! non, monsieur Holmes ! Rien de très particulier.
– Alors racontez-le-moi.
Lestrade se mit à rire.
– Ma foi, monsieur Holmes, je ne vois pas pourquoi je nierais que j’ai une histoire en tête. Mais il s’agit d’une affaire si absurde que j’hésitais à vous en parler… »

L’affaire si singulière tient de la psychiatrie. Un homme pénètre par effraction dans des maisons et des magasins de Kennington Road pour détruire les statues de Napoléon 1er, des bustes en plâtre sortis de la fabrique des frères Harding. Idée fixe, monomanie, fanatisme ? et si ce cas de folie n’était tout simplement qu’une affaire de banditisme ? Holmes et Watson se lancent à la poursuite du maniaque mais très vite, un cadavre donne une note criminelle à l’enquête. C’est donc vers les milieux mafieux que les pas du détectives se dirigent…

La tonalité légère du début de la nouvelle bascule rapidement vers le tragique d’une affaire policière. La trame n’est pas exceptionnelle, mais elle est comme les autres, bien écrite et bien détaillée. Le plaisir de lecture est toujours présent…
A recommander !

 

 

 

Charles-Auguste Milverton

Petit BAC avec Enna
Polars avec Sharon
British Mysteries avec Hilde  et Lou

 

Charles-Auguste Milverton
Le retour de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

 

John Watson commence la nouvelle en disant que cette affaire est unique dans les annales des aventures de Sherlock Holmes (il le dit souvent, il me semble) et que par discrétion pour les victimes, il ne la situera pas dans la chronologie.

C’est l’hiver, il fait très froid, et de retour d’une promenade, Sherlock Holmes découvre une carte de visite portant le nom d’un agent d’affaires, Charles-Auguste Milverton. L’homme n’est pas un inconnu et Holmes le compare à un serpent. Maître chanteur sévissant dans la haute société et génie dans son domaine, ses victimes n’ont jamais pu, jusqu’à présent, porter plainte contre lui et le faire condamner.
Lady Eva Blackwell, l’une de ses dernières proies, est une jeune débutante qui va se marier au comte de Dovercourt, mais avant ses fiançailles, elle s’était amourachée d’un jeune homme et lui avait adressé des mots enflammés. Pour sept mille livres, elle peut acheter le silence de Milverton qui détient la correspondance embarrassante.

Mandaté pour régler la transaction, Holmes reçoit le maître chanteur et échoue dans les négociations. Cynique, il se doutait bien qu’il allait à l’échec avec ce genre de personnage et c’est avec une joie toute fiévreuse qu’il se travestit en plombier pour charmer la femme de chambre de Milverton afin de lui soutirer des informations sur son employeur.
Pourquoi Watson n’est guère surpris lorsque peu de temps après, son ami lui demande de l’accompagner une nuit, outillé d’une pince-monseigneur, d’un diamant pour vitre, d’un trousseaux de clés, d’un masque, d’une paire de chaussures silencieuses et d’une lanterne sourde ?

Sur les lieux du cambriolage, le bureau de Milverton, Watson et Holmes sont sur le point de réussir leur coup, quand Milverton rentre pour recevoir une dame voilée. Juste le temps de se cacher derrière des rideaux, les deux comparses ne tardent pas à être témoins d’un crime ; l’exécution de Milverton par la mystérieuse inconnue.
Vengeance ? Certainement… et cette résolution peu orthodoxe semble satisfaire pleinement le célèbre détective qui devra expliquer à l’inspecteur Lestrade, venu le lendemain pour l’entretenir de cette nouvelle enquête, seulement quelques fils de la trame de ce dénouement. On ne peut quand même pas tout dire !

Cette aventure écrite dans Le retour de Sherlock Holmes, est à lire rien que pour l’aura mystérieuse de la meurtrière et pour la scène du cambriolage qui suscite bien des sourires.
Holmes travesti en plombier pour pouvoir pénétrer la maison du criminel me rappelle une scène écrite par Agatha Christie avec Hercule Poirot (je ne sais plus quel livre !).
Comme pour d’autres histoires relatées précédemment, il est intéressant de voir que l’auteur attribue à son enquête une justice plus que partielle.
Un plaisir de lecture à recommander !

 

 

Peter le Noir


Challenge polars de Sharon
Challenge Petit BAC d’Enna

 

 


Peter le Noir
Le retour de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

Dans les chroniques du retour de Sherlock Holmes, John Watson rapporte que son cher ami était au meilleur de sa forme en 1895. Sa renommée était internationale et dans son illustre clientèle, outre des têtes couronnées, il avait eu Sa Sainteté le pape qui lui avait demandé d’enquêter sur la mort du cardinal Tosca.
Pour la nouvelle affaire qu’il rapporte, c’est Stanley Hopkins, un jeune inspecteur de police qui a succédé à Lestrade, qui le sollicite pour une enquête mal commencée.

Le mystère de Woodman’s Lee se rapporte au décès du capitaine Peter Carey, tué avec un harpon de baleinier dans un cabanon en bois situé dans le parc de sa propriété. Sanglante, la scène du crime a de quoi soulever le cœur des hommes les plus aguerris et renvoie à une époque où le capitaine était pêcheur de baleines et de phoques.
Ayant amassé une fortune, il avait pris sa retraite six ans auparavant, à cinquante ans, pour se retirer avec sa femme et sa fille dans le Sussex, où il avait acheté une belle maison. Mais après les aventures maritimes du grand nord, une vie sédentaire et retirée ne l’avait guère apaisée. C’est dans ce cabanon qui ressemblait à une cabine de bateau, plein de trophées et de souvenirs, qu’il aimait se retirer.
Peter le Noir était son surnom, un pseudonyme qui n’était pas usurpé. Brutal à l’extrême avec son entourage et sa proche famille, puritain, sévère, alcoolique, il était une terreur détestée par tout le monde.

C’est donc avec le fantôme de ce personnage abominable que Holmes et Watson ont rendez-vous dans la campagne du Sussex pour élucider le meurtre. Quelques indices comme une boîte à tabac et un carnet les mèneront sur la piste d’une vielle et tragique histoire. Pour une fois, personne ne pleure le mort et tous sont heureux de ce trépas.

Comment, pourquoi, qui ? Il faudra peu de temps au célèbre détective pour le découvrir.

Parue en 1904 dans « Le retour de Sherlock Holmes », Conan Doyle puise dans ses souvenirs de jeunesse pour raconter une histoire de baleinier. Le caractère violent et sanglant du meurtre est à l’image du défunt qui n’attire, dès le départ, aucune empathie. L’intérêt du lecteur va donc se focaliser sur le canevas de l’enquête, qui nous fait voyager dans les mers de l’Arctique jusqu’à un coin paisible de campagne anglaise.
Nous saluons encore une fois l’esprit brillant de Sherlock… et la plume de l’auteur… Cupidité et vengeance en sont les fils.