Le Petit Chaperon Rouge

Challenges : « Albums illustrés » avec Hérisson, « Des contes et légendes » avec Bidib, « Animaux du monde » avec Sharon et « Petit BAC » avec Enna

 

Le Petit Chaperon Rouge
raconté par Beatrix Potter
D’après le conte de Charles Perrault

Illustrations d’Helen Oxenbury

 

Une fillette qui porte un chaperon rouge en flanelle, une maman qui lui confie une brioche et une motte de beurre pour la grand-mère malade, une prairie, des bois, des bûcherons très occupés à leurs tâches, un loup pensif et affamé, la rencontre de l’innocente avec le rusé…
Ce classique retranscrit par Charles Perrault connaît un dénouement sombre et selon les versions, comme celle des frères Grimm au XIXe siècle, trouve une meilleure fin pour les deux malheureuses victimes, la petite fille et son aïeule.

L’illustratrice Anglaise Helen Oxenbury reprend le conte du Petit Chaperon Rouge de Charles Perrault raconté par Beatrix Potter, car elle a voulu donner à ce vieux conte français, la touche anglaise que les mots de Beatrix Potter donnent à l’imagination.
Dans l’introduction de cet album, elle reprend… « Les prairies en fleurs, les bosquets de bouleaux, les jardins potagers avec des rangs de pois sur des rames, les aubépines en fleurs… » et ces tableaux bucoliques nous renvoient au jardin de Mr. McGregor et à la campagne de Sophie Canetang. Il ne manque plus que les digitales chères à Beatrix Potter.

Comme dans l’histoire originelle, la fin est sans complaisance et brutale pour le Petit Chaperon Rouge et sa grand-mère, mais Helen Oxenbury met son petit grain de sel et prend la liberté de l’adoucir dans le dernier dessin, en faisant détaler le méchant loup pourchassé par les bûcherons. Le loup à la panse trop remplie, aux boutons dégrafés, a du mal à s’enfuir et on peut penser qu’il sera vite rattrapé.

Ce loup ressemble à un cokney de l’East End de Londres. Faussement dandy, canaille, il porte une culotte écossaise, une canne à pommeau et un foulard rouge noué négligemment en cravate. Les crocs souvent sortis, le regard perçant et fourbe, s’il inspire beaucoup de peur il reste indéniablement le personnage principal.

L’intérêt de l’album réside dans les illustrations qui sont très belles et qui édulcorent quelque peu la terreur, le suspens et la tristesse de l’histoire. Il vaut mieux, n’est-ce pas ?

Un beau livre à recommander !

 

 

Soupe de loup

Les Gourmandises fêtent décembre en vous proposant des plats de saison, et vont voyager dans les pays du nord avec Cryssilda

Vous trouverez des recettes chez :

Nahe – Sablés pour l’apéro (Noël)
Lou – Salade Rosolli, plat traditionnel de Noël finlandais (Noël)
Bidib – Pain d’épices sans gluten (Noël)
Sandrion – Sablés de Noël aux amandes (Noël)
Rosa – Terrine-bûche saumon-avocat (Noël), Smoothie à la tomate et Macaronis aux champignons de Paris et aux asperges sauvages
Isabelle – Soupe au panais et aux poires  et Bûche au citron meringuée (Noël)
L’Irrégulière – Saint-Félicien rôti aux noix
PatchCath – Clafoutis aux tomates cerises

 

  Une recette prise dans le livre « Crimes glacés » d’Anne Martinetti

Cette soupe de loup islandaise, nous la retrouvons dans le livre « La tristesse des anges » de Jon Kalman Stefansson.
« Revenu à lui au milieu de la pièce, il est parvenu à se hisser jusqu’à une chambre, mais guère plus loin que cela. Il repose maintenant, presque inconscient, et on lui a installé des pierres chaudes le long du corps, telles de tendres pensées au creux de sa couche. Puis on lui monte une soupe de loup atlantique, si brûlante et si reconstituante qu’elle pourrait réveiller un mort. j’ai encore la force de manger tout seul, assure Jens à la servante en lui attrapant le bol des mains. Sa voix semble sortie des profondeurs de l’océan, elle traverse une mer déchaînée. La servante reste assise sur le rebord du lit, à regarder l’homme imposant que la nuit et la tempête lui ont apporté… ».

Ingrédients pour 6 personnes :
– 500 g de bar (ou loup)
– 2 carottes
– 2 panais
– 1 poireau
– 2 jaunes d’œufs
– 2 oignons
– 20 cl de crème fraîche épaisse
– 2 c. à café de poivre noir
– 20 g de persil
– 1/4 de céleri rave
– 50 g de beurre
– Sel, poivre

Préparation :
– Demandez à votre poissonnier de vous réserver un bar d’environ 1 kg, de lever les filets et de vous garder la tête et l’arête.
– Épluchez et râpez une carotte et un panais, ainsi que le céleri-rave et les oignons. Effeuillez le persil, et réservez les feuilles.
– Dans une cocotte, faites fondre le beurre, puis mettez les légumes et les tiges de persil à revenir en remuant sans cesse. Salez, poivrez.
– Ajoutez l’arête et la tête du poisson, puis 2 litres d’eau, et laissez bouillir 40 min.
– Pendant ce temps, découpez la chair du poisson en cubes, puis épluchez le reste des légumes et découpez-les en fines rondelles.
– Passez le contenu de la cocotte au chinois, et récupérer le bouillon.
– Mettez à cuire les carottes, les panais et le poireau émincé avec le poisson à petite ébullition une dizaine de minutes, puis ajoutez la crème et les jaunes d’œufs peu avant de servir. ne portez plus à ébullition.
– Hachez le persil et saupoudrez le contenu de la soupière ou les assiettes avant de servir.