La guilde des Aventuriers

Un livre offert par les éditions Bayard jeunesse et Babelio dans le cadre des Masses Critiques

 

La guilde des Aventuriers
Zack Loran et Nick Eliopulos

Dans ce monde, la Terre qui vivait en paix avec toutes les civilisations, a été ravagée par des monstres, dits des Dangers, et les peuples qui ont survécu, ont dû se cacher et vivre en autarcie derrière des remparts comme ceux de la cité de Pierrefranche. Hors des murs, c’est une forêt dense qui recouvre tout et qui abrite des créatures issues d’un bestiaire terrifiant.
La ville est divisée en deux parties, la Haute-ville qui regroupe le palais du roi et les maisons des hauts dignitaires, et la Basse-ville, très pauvre, où est logé le reste de la plèbe, des serviteurs aux pauvres erres.

La guilde des Aventuriers est le premier tome d’une série écrite par de jeunes auteurs adeptes du jeu de rôle Donjons et Dragons. C’est un univers qui nous transporte dans une époque médiévale et fantastique, pleine de mythes celtiques, de personnages aux pouvoirs magiques, d’animaux surnaturels, de quêtes et d’épopées héroïques.
L’histoire commence par nous présenter deux des personnages principaux, Zed et Brock, qui attendent d’être recrutés dans les guildes car à un certain âge, tous les adolescents comparaissent devant une cérémonie de recrutement pour intégrer un corps de métier en devenant apprentis. Amis depuis l’enfance et inséparables, ils ont pourtant chacun des personnalités et des rêves différents. D’origine elfique, Zed aimerait sortir de sa condition de serviteur pour suivre les enseignements des mages et devenir ensorceleur. Quant à Brock, il voit sa vie déjà tracée en poursuivant le rôle de son père dans la guilde des Marchands. Mais le jour tant attendu vient contrecarrer leurs projets car ils se retrouvent tous les deux embrigadés dans la guilde des Aventuriers, la communauté la plus impopulaire de Pierrefranche.

Lorsque Alabasel Frond, la dirigeante du clan, cite le nom de Zed, Brock, déjà enrôlé dans la guilde des Marchands, se propose aussitôt pour rejoindre son ami. Mais ce geste n’est pas qu’un acte solidaire. La veille, le jeune garçon a reçu pour mission d’espionner les Aventuriers pour le compte des Marchands et de découvrir leurs faiblesses et secrets.
Les corporations n’ont pas des rangs égaux. Les Chevaliers, les Marchands, les Mages et les Guérisseurs sont dans la sphère noble. Dans la moyenne, il y a les Forgerons, les Scribes et autres métiers manuels. Dans la plus basse viennent les Serviteurs. Les sans-guilde sont des proscrits. La guilde des Aventuriers reste à part. Crainte et mal considérée, appelée La Mer d’Etoiles, elle a pourtant des rôles majeurs ; protéger le peuple, maintenir les boucliers protecteurs et explorer le monde extérieur pour affronter les monstres.

Avec Zed et Brock, deux autres jeunes sont recrutés, Liza, la cadette d’une famille noble, et Jett, du peuple des nains. L’équipe peut sembler disparate, mais elle se révèlera très unie et efficace face aux Dangers.
Le vieux roi est fatigué, les guildes se chamaillent, Alabasel Frond est sur la sellette et un complot est à déjouer. Lors de sa première mission à l’extérieur, dans un sanctuaire sous protection elfique, Zed apprend qu’une personne bien placée cache une entité monstrueuse et œuvre pour prendre le pouvoir. Le penanggalan est une virus démon qui s’accapare de l’esprit de ses victimes et qui les pousse à détruire et à vampiriser d’autres personnes. Empreint d’une énergie qu’il découvre petit à petit, sa Mana, Zed va tout faire pour la détecter et l’arrêter…

 

« La guilde des Aventuriers » est un bon livre qui me rappelle d’autres histoires comme celles des séries « L’apprenti épouvanteur » et « Aberrations » de Joseph Delaney et « L’apprenti d’Araluen » de John Flanagan. Les débuts reprennent les ficelles du genre mais la lecture est tellement fluide et captivante qu’on ne peut que l’apprécier et lui trouver de l’originalité, avec ses personnages attachants et une intrigue qui ne cesse d’évoluer vers plus de mystères et d’actions héroïques.
Je vous invite donc à rejoindre la guilde des Aventuriers… Elle est une lecture coup de cœur.

D’autres billets chez Sharon, Soukee

 

Naga, illustration de William O’Connor

 

 

Le tueur de calamars, Monstreville – T4

Challenge Halloween avec Lou et Hilde
Challenge Animaux du monde de Sharon

 

 

La plante carnivore, T1 / L’armée des araignées, T2 / Le livre hanté, T3

Monstreville
Le tueur de calamars, Tome 4
Jack Heath

De la bande des quatre amis, Sarah est la plus fantasque, la plus tête en l’air. Son truc, ce sont les fantômes. Josh attiré par le dessin, est le plus réservé, le plus introverti. Sa sœur Margaux, la meilleure amie de Sarah, passionnée par les technologies, invente des machines improbables. Quant à David, son cousin, il est musicien et sportif.
Donc, ce qui branche Sarah, ce sont les fantômes… En principe, ils n’existent pas, mais à Monstreville, il faut s’attendre à tout ! Josh a combattu une dionée cannibale, Margaux s’est trouvée face à une armée d’araignées et leur reine, et David a été possédé par l’esprit d’un scientifique fou obnubilé par l’immortalité. Peut-on faire mieux ?!

Depuis longtemps, Sarah veut visiter une grotte, une ancienne mine désaffectée que l’on dit hantée. C’est en compagnie de Margaux qu’elle s’aventure dans le dédale des couloirs en quête des spectres des mineurs, mais ce n’est pas un esprit qu’elle voit, c’est la silhouette d’un homme armé d’explosifs qui se cache et qui fuit.Qui est-il, d’où sort-il… que compte-il faire avec les dynamites… est-il une vision ?
Sans plus tarder, les deux amies se précipitent pour alerter l’oncle de Sarah (et le père de David) qui est l’inspecteur de police de Monstreville, Mr Tranchant. Elles le trouvent sur la plage parmi une foule de badauds venus voir la carcasse échouée d’un calamar géant. Ce qui craint le plus, c’est que la bestiole qui mesure plus de quatorze mètres a été attaquée par un poisson encore plus gros qu’elle. Il en faut peu pour imaginer que le monstre marin pourrait être une sorte de Cthulhu, la créature aquatique et cosmique des romans de Lovecraft. Mais en voulant voir de plus près la bête, Sarah se fait prendre par les tentacules car le calamar n’est pas encore mort !
Sauvée juste à temps par Margaux et Mr Tranchant, Sarah retourne chez elle pour tout raconter à sa mère. Mais peut-elle être prise au sérieux lorsqu’elle dit : « Margaux et moi, on est allées à la chasse aux fantômes et on a vu un type avec des explosifs… et j’ai failli me faire dévorer par un calamar géant !… » ? Non… pas trop…

Cette affreuse journée n’est en fait que les prémices édulcorés de ce qu’il va se passer. Lors d’une sortie sous-marine, Sarah découvre l’épave du Quirinus, le bateau coulé de la société Quirin qui transportait des animaux. L’exploration ne se fait pas dans de bonnes conditions et l’angoisse de rester coincée et de ne plus avoir d’oxygène tétanise la jeune fille, mais une découverte extraordinaire va être le déclencheur d’évènements particulièrement effrayants…

Depuis le premier tome, le lecteur sait que la société Quirin est à l’origine des drames survenus à Monstreville, et on en apprend un peu plus avec cette histoire qui aborde les expériences génétiques sur les animaux.
Orpheline de père, Sarah vit avec sa mère sur une péniche. Derrière son comportement un peu frivole et fantasque, elle est une jeune fille qui pleure encore la mort de son père qu’elle rêve de revoir. Le métier qu’elle souhaiterait faire ? Chasseuse de fantôme…
Monstreville est une bonne série qui réunit tous les éléments essentiels pour séduire les jeunes lecteurs des classes primaires, en quête de frissons, sauf les phobophobes !
Mon préféré de la série reste « L’armée des araignées », et pourtant, je suis arachnophobe.

 

 

 

Le livre hanté, Monstreville – T3


Challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

 

La plante carnivore, T1L’armée des araignées, T2Le tueur de calamars, T4

Monstreville
Le livre hanté, Tome 3
Jack Heath

Après l’invasion des araignées qui l’avaient mordu et précipité au seuil de la mort, David, accompagné de ses parents et de sa cousine Sarah, partent en vacances dans la montagne. Isolé et très rustique, le chalet est un endroit rêvé pour se reposer, se promener en forêt, traîner en pyjama, lire et manger des pancakes… Mais pour David, guitariste et surfeur, c’est un peu loin de tout.

Boudeur, il traîne les pieds et n’a pas le même engouement que la volubile Sarah qui s’enchante de tout. Il trouve l’atmosphère pesante et la forêt oppressante. De plus, il est le seul à avoir vu la silhouette fantomatique d’un vieil homme qui transportait un jerrican d’essence et il ne sait toujours pas si cette vision est réelle ou si elle est une hallucination.
Douce paranoïa, veillée à la cheminée à raconter des histoires effrayantes et bruits sourds derrière les murs, la première soirée donne déjà le ton sur ce qu’il va se passer…

Dès le premier soir, David se sent persécuté par un esprit maléfique et pour s’aider à trouver le sommeil, il choisit un vieux manuscrit dans sa chambre avec l’étrange sentiment de l’avoir déjà vu dans la bibliothèque du salon. L’auteur, un scientifique du nom de Luke Francis Greenway, narre son histoire et confie au lecteur qu’il a découvert le secret de l’immortalité.
Petit à petit, David est envouté par le journal et sa personnalité commence à changer… sans que ses parents et Sarah ne s’en aperçoivent…

Ce troisième tome de la série Monstreville est peut-être celui qui fait le plus peur car il situe l’histoire sous la pluie, dans un chalet perdu au sein d’une forêt et raconte une histoire de possession par un fantôme, l’esprit démoniaque d’un savant du 19ème siècle qui a toute sa vie cherché l’éternité après la mort physique.
Même s’il n’est pas aussi audacieux que Josh et Margaux, David montre qu’il sait être un jeune garçon brave et vaillant face à l’adversaire. Solitaire dans cette aventure, il aura bien du mal à prévenir les siens de ce qu’il subit.
Bien entendu, la société Quirin est encore à l’origine de tout ceci et comme l’écrit l’inspecteur de police Mr Tranchant, le père de David, l’enquête doit se poursuivre…

Une série sympa !

 

 

Sorceline – La fille qui aimait les animonstres, T2


Challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

 

Un jour, je serai fantasticologue ! – Tome 1

Sorceline
La fille qui aimait les animonstres, T2
Texte de Sylvia Douyé
Dessins de Paola Antista

 

Sorceline, la petite sorcière qui est venue sur l’île de Vorn pour étudier les animaux fantastiques avec le professeur Archibald Balzar, un fantasticologue de renom, écrit à sa mère pour lui décrire le monde fabuleux qui l’entoure, mais surtout pour lui demander des éclaircissements sur ses origines car peu après son arrivée au manoir, des incidents fâcheux ont commencé à se manifester et elle pense en être la coupable.
Désormais, les étudiants sont au nombre de quatre et la compétition révèle les personnalités. Des frictions entre eux scindent le groupe des amis et donnent une mauvaise ambiance.
Est-ce que Sorceline a un pouvoir supérieur à celui de ses camarades ? Et quel est le secret de sa filiation ? Que cache Mérode ? Si on peut déjà répondre facilement à la première question, il est bi
en plus difficile de répondre aux deux autres…

Petites jalousies, mesquineries puériles, méprises… prennent le pas sur les cours. Les malentendus plombent l’atmosphère, mais Sorceline est bien décidée à faire la lumière sur les évènements passés.
J’ai trouvé ce deuxième tome tout aussi bien illustré, on a plaisir à tout détailler, cependant j’émettrai un tout petit bémol sur ma lecture qui m’a parue un peu confuse avec les états d’âme de chacun. Mais c’est seulement l’avis d’une très grande fille qui chipote ! Je suis sûre que les petites doivent tout simplement a-do-rer !
Magie, féerie, amourette… suspense… et de beaux dessins.
A suivre !

 

 

L’armée des araignées, Monstreville – T2


Cha
llenge Halloween avec Lou et Hilde
Challenge Animaux du monde de Sharon

 

La plante carnivore, T1 / Le livre hanté, T3 / Le tueur de calamars, T4

Monstreville
L’armée des araignées, Tome 2
Jack Heath

Nous avons vu dans l’épisode précédent qu’à Monstreville rien ne va plus depuis quelques années. En fait, depuis qu’un cargo de la société Quirin soit venu sombrer pas loin des côtes et que ses cargaisons aient disparu. Que transportait-il ? C’est la question que se pose Claude Tranchant, inspecteur de police de Monstreville, à chaque incident étrange qui survient ; mutation de la végétation, dérèglement des réseaux électriques, disparitions et morts inexpliquées… Tout est encore bien nébuleux, mais lui et ses hommes restent vigilants.

Après avoir été dévorée par une dionée géante, puis sauvée in extrémis par son frère Josh, Margaux essaie de se vider la tête en bricolant. Ses inventions ne sont pas toujours au point, et sa dernière, un kärcher haute pression, semble être dotée d’une autonomie très capricieuse et remuante.
C’est en le montrant à sa meilleure amie Sarah que tout dégénère ! Expérimenter le matériel à la maison est une chose, l’essayer au collège en est une autre. En voulant laver la vaisselle utilisée en cours de cuisine, Margaux
inonde la classe et déclenche une série de catastrophes. Sanctionnée sévèrement, elle doit alors faire sa colle à la bibliothèque en assistant aux archives Mr Mortimer. Mais ce qui tracasse le plus la jeune fille, ce sont les araignées à dos bleu qu’elle voit un peu partout nichées dans tous les recoins. La theraphosa blondi cerebrus est une veuve noire extrêmement dangereuse qui avait fait son apparition lors d’un tremblement de terre dans la région, il y a une centaine d’années. Tous les habitants avaient succombé, ne laissant en vie qu’un seul rescapé qui était devenu fou. Seraient-elles revenues ?

« Monstreville la maudite »… La bibliothèque en est pleine ! Attaquée dans la salle des archives, Margaux échappe de justesse aux morsures mais le nombre de personnes piquées par les araignées ne fait qu’augmenter et l’hôpital est débordé. Certaines personnes décèdent et d’autres tombent dans le coma, comme David, le meilleur ami de Josh.
Margaux et Josh vont devoir attraper une araignée vivante pour sauver leur ami afin que le Dr Ngoza fabrique un antidote, mais la partie n’est pas gagnée car des forces spéciales habillées comme des cosmonautes arrivent pour pulvériser la zone avec un produit toxique. C’est un combat contre la montre qui commence, mais aussi un combat contre le plus horrible monstre qu’ils n’aient vu, une araignée géante, la reine…

Vous avez la phobie des araignées ? Alors passez votre chemin ! Leurs petites pattes velues, leurs petits yeux, leurs crocs vous accompagnent tout au long de cette lecture et bien après ! Pas facile de ne plus les imaginer grouillantes et salivantes. Et lorsqu’on se retrouve face à leur reine, c’est le pire des cauchemars car l’auteur a mis tout son cœur pour la décrire !
Cette deuxième histoire, bien plus horrible que celle avec la plante carnivore, met en scène Margaux, une adolescente
courageuse et intrépide, passionnée par les technologies mécaniques. Elle est l’un des quatre personnages principaux de cette série qui vont sauver les bonnes âmes innocentes de Monstreville des magouilles de la société Quirin qui investit petit à petit la ville clandestinement pour effacer leurs traces criminelles.
Le prochain tome racontera l’histoire d’un livre hanté et cela sera au tour de David de jouer les héros.
Une bonne série pour les jeunes ados qui veulent frissonner (
gentiment)

 

Photo prise « ici »

 

 

La pâtisserie des sorciers et autres desserts fantastiques

 

Les Gourmandises s’associent avec le challenge Halloween de Lou et Hilde, et le challenge Des livres en cuisine de Fondant et Bidib 

 

 

La pâtisserie des sorciers
et autres desserts fantastiques
Aurélia Beaupommier

 

Ce superbe grimoire sorcier et pâtissier débute par un who’s who. Qui est qui ? D’Alice à Baba Yaga, de la Forêt de Brocéliande à Eragon, des Gremlins aux Hobbits, de Kiki la petite sorcière à Macbeth, du Monde de Narnia à Peter Pan… vampires, trolls, monstres, princesses et pirates nous sont présentés par l’auteur Aurélia Beaupommier (un nom qui pourrait figurer dans le casting de Poudlard) qui mêle leurs univers magiques et fantastiques, passés et contemporains, d’ici et d’ailleurs, pour évoquer des douceurs gourmandes.

Enchanteur, délicieux, l’ouvrage compte près de cent recettes cataloguées dans différents chapitres, des petites bouchées aux grands gâteaux, des mousses onctueuses aux divins élixirs.

Ingrédients, pas à pas, petites notes introduisant les recettes et les personnages, illustrations féériques, on pénètre l’antre des sorciers par la cuisine et on se laisse guider.
Il est à souligner que plusieurs combinaisons sont à la portée des enfants ou dignes d’être soumises à des novices.

Dans son avant-propos, Aurélia reprend une citation de Tolkien que je trouve, certes chimérique, mais assez juste… et parfaite pour clore ce billet…

« La magie n’opère que si l’on veut bien consentir à se laisser emporter par elle. »

Un livre précieux.

 

 

  1. Muesli des Gremlins
  2. Tarte aux poires de la reine des Sorcières – Macbeth – Shakespeare

 

La plante carnivore, Monstreville – T1

Challenge Halloween avec Lou et Hilde

L’armée des araignées, T2 / Le livre hanté, T3 / Le tueur de calamars, T4

Monstreville
La plante carnivore, Tome 1
Jack Heath

Monstreville est une petite ville qui, depuis qu’un cargo s’est échoué près de ses côtes six ans auparavant, connaît des événements étonnants et tragiques qu’on n’arrive jamais à expliquer.

Devant la nouvelle maison, une bâtisse lugubre et décrépie que ses parents viennent d’acheter sur un coup de tête et qu’ils aménagent, Josh, un jeune adolescent de douze ans, ressent un grand malaise et commence à s’énumérer les phénomènes étranges qui défrayent les chroniques de Monstreville… un bus scolaire plein d’enfants se dissout dans les airs en un battement de paupières, un réalisateur venu faire un documentaire sur l’affaire disparaît également, des familles bizarres apparaissent et s’installent sans que l’on sache d’où elles arrivent, la bibliothèque municipale s’agrandit d’un étage en l’espace d’une nuit avec des livres anciens aux pages non écrites… et encore plein de choses anormales sur lesquelles il serait bon d’enquêter !
Si Josh prend conscience de tout cela, c’est qu’il sent peser sur lui et sa famille une grande menace. La maison semble être habitée par des créatures invisibles qui surveillent tous leurs faits et gestes. Il note aussi que l’arbre du jardin avec ses branches tentaculaires est horrifiant, que la vieille voisine folle qui les presse de quitter les lieux ressemble à une sorcière, que la masse noire qui plane au dessus de l’arbre ressemble fortement à une tête décapitée et pour clore le tout, il découvre dans la poubelle de la salle de bains un ruban jaune fluo en plastique que les policiers utilisent sur les scènes de crime : Police line do not cross.

Une journée et une nuit dans cette maison hantée tenant de l’héroïsme, c’est avec une grande joie que le lendemain, Josh retrouve son ami David au collège. Le collège… il y aurait là aussi beaucoup à dire ! Le bâtiment fut à l’origine construit pour être un asile psychiatrique et à l’époque, les soins pratiqués rendaient les fous encore plus fous.
Mais lors de leur cours de SVT en plein travaux pratiques, alors que Josh aimerait raconter tout doucement à David ses impressions sur la nouvelle maison, un incident intervient. La dionée de David, plante carnivore qui est l’objet d’un cas d’étude, a poussé de façon incroyable, provoquant le courroux du professeur qui pense que David a triché. De nombreuses feuilles comme des bouches dotées de dents acérées appellent une meilleure pitance que des mouches. Avides de chair et de… sang, elle s’anime dangereusement.
Que s’est-il passé ? ou plutôt que se passe-t-il à Monstreville ? Josh, David et Sarah (cousine de David) vont rechercher des réponses dans les profondeurs de la forêt qui mènent à l’océan.

Ce premier tome a pour personnage principal l’audacieux Josh, mais David, Sarah, Lilly et Margaux (sœur de Josh) sont aussi de la partie et auront chacun leur histoire. Petit livre dans la digne lignée des Chair de Poule, l’auteur sait bien distiller la peur en implantant un décor assez sombre avec une forêt dense, un océan noir et une saison froide battue par les pluies et les vents.
A Monstreville, seuls les enfants paraissent se soucier des évènements, quant aux adultes, ils ont une irrationalité et superficialité qui font frémir, et c’est parfait pour un scénario d’épouvante !
Une plante carnivore qui ne cesse de grandir… l’image peut faire sourire, mais croyez-moi, lorsque nous lisons les aventures de nos jeunes amis, nous n’avons qu’une envie, c’est de se terrer au fond du lit !
Le prochain volume racontera Margaux face à une armée d’araignées… A suivre !

Les six Royaumes

Un livre offert par Babelio et les Editions Mnémos dans le cadre des Masses Critiques

 

Les six Royaumes
Récit illustré
Adrien Tomas
Illustrations de Dogan Oztel

 

Irego d’Eystilar fait partie de la congrégation des Sœurs Grises au monastère d’Iriloyë et est directrice d’études ésotériques. A presque trente ans, elle est bien décidée à franchir les frontières de son territoire pour rechercher le secret de l’immortalité, car le pouvoir de la Magie Grise a des limites. Les gardiennes du Gris Savoir, gardiennes de l’humanité, n’ont d’enseignements que les Mots et c’est vers les autres Royaumes qu’Irego a sollicité, non sans s’attirer les foudres et les moqueries de certaines, le droit d’investiguer.

Ce livre se divise en quatre parties ; les Arts magiques, les secrets de la technologie, l’Alchimie naturelle et les Mystères révélés.

Dans son journal personnel et ses écrits pour les huit matrones d’Iriloyë, elle note en détail son périple, les personnages qu’elle rencontre et retranscrit leurs entretiens ; chaque civilisation a ses magies, ses pratiques et ses croyances. Elle revient également sur ses études et les nombreux grimoires qui ont retracé les « principes fondateurs ». Comme elle le précise, elle doit modifier sa vision sur les Limbes, « non pas comme une Dame grise, mais comme une chamane Kharane, un ensorceleur elfe, ou même un mage de la Maison. ».  Le peuple elfique connaît un déclin et les textes des précédentes Sœurs Investigatrices, rapportent leur dégénérescence.

Accompagnée d’un couple de serviteurs et détentrice d’un crédit illimité, elle commence son voyage à la belle saison du printemps, en traversant les steppes de Khara où elle croise des tribus nomades peu sociables. La vie dans cette immensité est rude et primitive, mais les Kharans ont tout le respect des Sœurs Grises. Dans la ville de Taraxhan, elle rencontre une vieille chamane, guérisseuse et sorcière, qui fait parler les esprits et qui attendait sa venue. Sa façon à elle de rejoindre les Limbes se fait avec des élixirs, mais il lui est impossible de satisfaire Irego sur ses questions sur l’éternité, car la sagesse véritable reconnaît « l’importance de la mort au bout de la vie ».
Déçue, ses recherches font l’impasse sur les Nécromanciens qui semblent avoir disparu et s’orientent vers l’ordre des Mages, mais un accident survenu alors qu’elle rentrait au monastère lui donne matière à s’inquiéter pour sa vie et à réfléchir différemment.

Ainsi, nous entamons la deuxième partie du livre qui va nous entretenir des secrets de la technologie. Après avoir reçu tous les accords pour son second voyage, Irego part sur sa terre natale vers le nord, à Evondia. C’est à Azureld, la capitale, qu’elle va se renseigner sur les golems. A la Maison des Mages, elle retrouve Chardon, un agent qui espionne pour l’ordre des Sœurs, et apprend comment sont fabriqués les golems, des machines d’acier conçues à l’image des humains. L’information capitale qu’elle enregistre, c’est qu’ils ont pour liquide vital de l’hylium, une substance précieuse et sacrée utilisée par les Sœurs Grises pour leur permettre de supporter la puissance des Mots.
Là, Irigo fait face à une autre déception car selon le plan anatomique qu’elle a pu voir, les golems ne sont que des automates.
Dans les lignes stratégiques de sa quête et dans son grand désir d’apprendre secrets et magies, elle envisage alors de contacter des sujets plus influents. Après avoir relu les récits historiques et héroïques qui content la Flamme d’azur, un ordre de chevalerie vénéré, mené par le commandeur Aevar, elle obtient l’autorisation de continuer ses recherches sur le corps de l’Ange de Fer, qu’elle arrive à sortir de sa sépulture avec l’aide de Chardon. Ce qu’elle découvre en le mettant à nu ébranle son esprit et la dépouille de ses certitudes. Aevar n’était pas complètement humain. Serait-ce là, un pan de l’immortalité ? Mais après cinq jours à l’autopsier, Irigo se voit contrainte par la Maison des Mages de remettre le corps dans son sarcophage en marbre et de quitter Azureld où elle n’est plus la bienvenue.
De retour au monastère où elle se fait méchamment sermonner par les sœurs, elle reçoit le soutien de la doyenne qui lui conseille de continuer ses recherches dans leur bibliothèque.
Irigo se plonge dans le monde des Nains, leurs caractéristiques, leurs origines, leur culte, jusqu’à la biographie de Nashgar le Faiseur qui fut à l’origine de la conception d’Aevar, un hybride.
A l’abri de son monastère, Irigo prend conscience que des âmes maléfiques œuvrent contre elle lorsqu’elle apprend que Chardon a été dénoncé auprès des Mages et qu’il a été mis à mort.

L’automne voit naître une autre conviction. Pour cette troisième partie, L’alchimie naturelle, Irigo songe qu’on pourrait obtenir l’immortalité avec des potions et lit toutes les publications qui traitent de la botanique et de la zoologie. Sortent des rayonnages, des animaux légendaires comme les Changeurs, les Ko’ars, et c’est dans le Royaume de Rym qu’elle se documente sur les plantes de La Grande Forêt, avec les Sylphides et les Dryades. Beaucoup d’extraits d’études sont rapportés dont certains racontent le temps des Dragons et de l’ère paléontologique.

A Aur Caen depuis plus de deux mois, ensevelie sous les registres, Irigo reçoit des nouvelles de Mycan le marchand avec qui elle est en affaires. Dans cette quatrième et dernière partie, Mystères révélés, elle doit embarquer pour l’Orient sans tarder. Après avoir échappé à deux agressions sur sa personne, la bibliothèque dans laquelle elle travaillait brûle, faisant de ce drame le troisième attentat.
Ayant rassemblé toutes ses notes lors de la traversée, elle arrive dans la ville de Gayavasni, une magnifique cité moderne. Confiante en ce dernier voyage et sûre de ses dernières certitudes, elle rejoint une caravane marchande qui la mènera vers le Sélénir… et les âmes immortelles.

Sans connaître la trame de l’histoire, j’ai choisi ce livre, séduite par les belles illustrations de Dogan Oztel qui m’ouvraient les portes sur un univers féerique. J’ai donc été surprise par la teneur du livre qui s’adresse plus à un lecteur chevronné qu’à une néophyte de mon genre. Toutefois, on se laisse facilement entraîner à la suite d’Irigo dans ses périples passionnants et foisonnants. De mon point de vue, la quête de l’immortalité ne vient qu’en trame de fond et l’intérêt du récit se maintient grâce à la description des créatures légendaires et des royaumes traversés. L’auteur reprend dans une forme encyclopédique les personnages, les lieux et les créatures de ses livres « Le chant des Épines », « La Geste du Sixième Royaume » et « La Maison des Mages ».
Je recommanderai donc ce beau livre aux initiés…

 

 

 

 

Sorceline, Un jour, je serai fantasticologue

 

Sorceline
Un jour, je serai fantasticologue ! – Tome 1
Scénario de Sylvia Douyé
Dessin de Paola Antista

 

Sorceline doit étudier sur l’île de Vorn la cryptozoologie. Cette science consiste à apprendre tout sur les cryptides, les animaux issus des mythes et légendes. Lorsqu’elle arrive chez le grand spécialiste Archibald Balzar, elle retrouve d’autres élèves tous aussi avides qu’elle de recevoir une instruction de qualité car la réputation de ce professeur n’est plus à faire.
Entre les six étudiants, une compétition apparaît et des relations se nouent selon leurs affinités, partageant le groupe en deux. Du côté filles, Sorceline sympathise avec Willa et Tara avec Arlène. Côté garçons, Alcide n’a pas tardé à avoir le béguin pour Sorceline et Mérode joue le rôle du garçon secret et ténébreux.
L’île de Vorn est un endroit très lugubre et le manoir est entouré par des marécages et des bois très denses. Idéal pour partir en quête d’animaux fantastiques, il n’en est pas moins dangereux pour les novices qui ne tarderont pas à subir des forces maléfiques. On découvre une gorgone vidée de son sang, puis Tara disparaît. Sorceline et ses amis vont devoir élucider ces deux mystères…

Licornes, elfes, fées, dragons, vampires, gorgones… ce premier tome nous présente une petite sorcière bien sympathique et curieuse. Les sombres secrets qui animent l’île de Vorn sont nombreux et il est certain que notre héroïne va ouvrir la boîte de Pandore et découvrir plus qu’elle ne le devrait. Suspense, action, beaux dessins, bien fournis et expressifs, univers fantastique, tout est combiné pour procurer aux jeunes lectrices une bonne lecture.

 

 

 

Aberrations, Le réveil des monstres


British Mysteries a
vec Hilde  et Lou

 

Aberrations
Le Réveil des monstres, Tome 1
Joseph Delaney

Colin Benson que tout le monde appelle Crafty, est un jeune garçon de treize ans qui n’a plus que son père pour s’occuper de lui. Dans le monde noir qui l’entoure, il a vu sa mère et ses frères aînés mourir par le Shole, un brouillard gris qui dévore et emprisonne petit à petit l’humanité.

Crafty rêve de suivre les pas de son père qui est courrier au château, un poste important qui l’amène à partir pour des missions dangereuses de l’autre côté du portail qui sépare les deux univers. Seul et enfermé pour sa sécurité dans la cave de sa maison depuis près d’une année, Crafty a eu le temps d’exercer quelques pouvoirs issus de ses origines Feys. Il a pour lui tenir compagnie les gémissements de ses frères défunts et les visites de la reine du Marécage, Bertha, une grande guerrière qui avait été sacrifiée par les prêtres des Segantii aux temps des Romains.

Alors que le confinement devient de plus en plus pesant, que les provisions et les chandelles viennent à manquer, Crafty a la surprise de voir enfin arriver son père. Les retrouvailles ne sont pas comme l’enfant les avaient imaginées et c’est avec beaucoup de crainte qu’il se voit obliger de le suivre au château où il doit passer des tests devant le chef mancien qui dirige la guilde, le « Corpus ».

A l’âge de treize ans, il est prêt à devenir une mouche de porte. Les mouches de porte sont des jeunes qui passent le portail pour ramer des créatures du Shole qu’on nomme les Aberrations. Une fois appâtées, elles se mettent à les poursuivre et arrivées sur le pas du portail, une guillotine actionnée par le mancien responsable de la mouche tombe sur elles pour les tuer. La mouche doit être rapide et agile car bien souvent, lors du passage fatidique, elle devient à son tour une victime de la lame.
Crafty fait la connaissance de deux mouches, Donna et Lucky, qui lui font visiter la partie du château qui les concerne, puis on lui attribue un mancien, Mr Wipton surnommé Vipère pour sa cruauté.

Après avoir passé courageusement les épreuves, on lui confie sa première mission qui consiste à aller chercher le fils du duc de Lancaster qui a été pris par le Shole alors qu’il visitait un petit village, un an plus tôt. A ce jour, personne n’a pu le faire revenir et Crafty apprend par la même occasion que son père est l’un des derniers agents à être parti pour le récupérer et qu’il n’est pas encore rentré. La charge est énorme et très périlleuse pour le novice qu’il est, le Shole s’étend un peu plus chaque jour, peuplé de créatures terrifiantes, mais Crafty se fait la promesse de retrouver l’un et l’autre…

J’ai beaucoup aimé la saga de l’Epouvanteur de Joseph Delaney, dès le premier tome, et j’espérais retrouver un peu de cet engouement dans cette nouvelle série, avec une quatrième de couverture prometteuse, contant un brouillard avide de transformer les humains en des créatures monstrueuses, les Aberrations, et un mystérieux complot au sein de la guilde du château. Mais… le charme n’a pas agi ! J’ai trouvé le scénario confus et je ne me suis pas attachée aux personnages, même si le jeune Crafty ressemble beaucoup à l’apprenti John Ward de l’Epouvanteur.
Je ne pense pas lire la suite.
Attention, ce livre n’est pas à donner à n’importe quel jeune lecteur. Joseph Delaney sait très bien décrire les monstres et donner la chair de poule…