L’étrange boutique de Miss Potimary, La boîte à secrets

Un mois d’albums avec Pilalire
La BD du mercredi chez Moka
Un livre offert par Babelio et Jungle, dans le cadre des Masses Critiques

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L’étrange boutique de Miss Potimary
La boîte à secrets
Scénario d’Ingrid Chabbert
Dessins et couleurs de Séverine Lefèvre

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L’adorable Betty reçoit pour ses neuf ans un appareil photo de ses parents et un peu d’argent de sa grand-mère. C’est donc avec sa petite cagnotte et Dare-Dare sa souris qu’elle se dirige vers le magasin de Miss Potimary. Elle découvre une boutique remplie de bibelots et de vieux livres qui attisent sa curiosité et son envie. Avec émerveillement, elle jette son dévolu sur une très belle boîte japonaise datant du XIXe siècle. Mais lorsqu’elle fait part à Miss Potimary de son désir de l’acheter, cette dernière émet des réticences avant d’accepter. Si Betty la prend, elle devra faire très attention car il se pourrait qu’elle soit enchantée. Quiconque arrivera à l’ouvrir, sera emporté dans un autre temps…
Une fois dans sa chambre, Betty manipule la boîte sans jamais trouver le mécanisme du casse-tête. Mais en pleine nuit, alors qu’elle n’arrive pas à dormir et qu’elle essaie encore une fois, elle a la surprise de voir la boîte s’ouvrir…
Qu’avait dit Miss Potimary ? « Il y a des choses qui dépassent ce qui est visible à l’œil nu. »

Trouver dans un capharnaüm de vieilleries un petit trésor, et comme la lampe d’Aladin, découvrir qu’il est magique ! La belle boîte transporte Betty trente ans en arrière. La maison où elle habite avec ses parents est différente, avec une décoration plus vieillotte, sa grand-mère a rajeuni, et Betty se voit dans le miroir sous les traits de sa maman. Seule, Dare-Dare, toujours présente à ses côtés, la relie à sa vraie vie.
Des fantômes qu’elle seule peut voir, Dare-Dare qui est dotée du langage humain, et un mystérieux personnage du nom de Kariptor qui vole les spectres pour les emmener du côté obscur… tout est angoissant ! Mais pour la courageuse Betty qui se voit confier une mission bien dangereuse, rien n’est impossible…

Cet album est une sympathique histoire que les enfants de 6 ans apprécieront. L’héroïne est une délicieuse petite fille énergique, décidée et lumineuse, quant à Kariptor, il a la physionomie ténébreuse d’un méchant sorcier. Si le texte est mince, le charmant scénario dynamique, dosé de fantastique, satisfera les jeunes qui débutent en lecture. Quant au graphisme, il est beau, riche, expressif, avec de douces rondeurs. Les couleurs aux dominantes orangées sont chaleureuses. L’ensemble donne à ce premier tome bien des promesses et juste le suspense et les frissons qu’il sied.
« L’étrange boutique de Miss Potimary » est une série que je ne manquerai pas de suivre… Le dernier dessin montre un grimoire que Miss Potimary a laissé à Betty. Une note l’accompagne et précise : « A parcourir avec prudence »… Dare-Dare a un sale pressentiment !

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L’appel de Portobello Road

lappel-de-portobello-roadL’appel de Portobello Road
Jérôme Attal

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Dès la première page, je rigole. Mister B., près de moi, sourit et confirme : « Tu es atteinte. ». Oui-oui, d’une attalite aiguë.
Il y a des mots ou des petites phrases surréalistes qui s’incrustent toujours dans les récits d’Attal, là où on ne les attend pas, donnant à sa plume originalité et légèreté. Des petits mots et des petites phrases qui prennent notre affection. L’histoire de ce livre commence par un conte japonais. Au XVe siècle, un chevalier s’éprend d’une jeune princesse qu’il entraperçoit derrière les rideaux de son palanquin. Saisi d’amour, il va essayer de la retrouver et de l’approcher… Il ne pense qu’à elle. « Les jours suivants sont des nuits »… On voit alors ce guerrier samouraï arnaché de cuir partir en quête de la si belle princesse. Il traverse des estampes, paysages de rivières, de monts et d’arbres en fleurs… La route est périlleuse, la quête est difficile… Quand il arrive aux portes du palais, il est accueilli par un serviteur qui lui demande de bien vouloir patienter. La princesse est là, mais elle n’est pas en mesure de le recevoir, car c’est l’heure de la cérémonie du thé. La poésie de ce conte est belle, on perçoit le vent dans le jardin, nous ne sommes qu’attente avec le chevalier, et espérance… quand… la fantaisie de l’auteur terrasse le Moyen-Âge et nos rêves :
« Tiraillé par l’impatience, la mine sombre et émaciée par le feu qui embrase son cœur, le chevalier fait les cent pas dans le jardin.
La cérémonie du thé, vous savez, surtout si vous êtes amateur de café en capsule, ça dure des plombes. La tête baissée, les épaules en dedans, il tue, poursuit, déborde le temps, écrase les secondes sous ses pas comme un tas de feuilles mortes… »
« si vous êtes amateur de café en capsule »… j’écris et je rigole… Ne me dites pas que je suis la seule ! Pitié…
Voilà… si je commence ce billet-lecture par cette parenthèse c’est simplement pour vous expliquer comment je perçois Jérôme Attal. C’est un poète-pitre, un doux diablotin. Le livre est ainsi construit, une énigme, une quête, des émotions et une bonne dose d’absurdités à la Kafka.

Ethan Collas est un musicien qui a du mal à percer dans le métier. Il rêve qu’un jour en poussant le charriot des courses dans un grand magasin, l’écho d’une musique ou d’une chanson qu’il aurait écrite le surprenne au détour d’un rayon. Ersatz de sacre suprême !
Après avoir végéter dans différentes facultés, après avoir « tester » plusieurs études, il avait décidé, avec accord parental, de prendre un tout autre chemin ; celui de la musique.
Maintenant, à l’aube de la quarantaine, il se retrouve seul, indécis, dans un petit appartement parisien hérité de ses parents, sans attache amoureuse, obnubilé par la perte de ses cheveux, et bénéficiaire d’une misérable rente, un jingle composé pour la météo d’une chaîne câblée. Son copain Sébastien se plaît à lui dire qu’avec ce pécule, il peut s’offrir une fois par semaine une tartelette aux pommes de chez  Poilâne… ce qu’il fait.
Puis une nuit, le téléphone sonne. S
a mère au bout du fil lui demande comment il va. Il entend aussi son père bougonner comme à son habitude, des mots bourrus, des mots d’amour. Ils appellent d’un endroit inconnu, où la communication va bientôt être interrompue. « Allô, mon chéri ? »… Comment il va ? Il ne faut surtout pas qu’il s’inquiète. Et surtout, il faut qu’il dise à sa sœur que ses parents pensent à elle, tous les jours…
Seulement… Primo, ses parents ne sont plus depuis deux ans. A ce stade de la lecture, nous doutons déjà de ce que nous avons lu et perçu. Ne sont-ils pas morts ? Secundo, il est fils unique. Commence alors ce que la quatrième de couverture dévoile « Un secret de famille tombé du ciel ».
Transposition du conte, le chevalier-Ethan part à la recherche de sa sœur et va tout au long de sa route vivre des épisodes un peu fous. Sur une vieille photo retrouvée, une petite fille pose à ses côtés. Il devait avoir onze ans, elle devait en avoir sept.

« … Des nuits parisiennes et le vacarme de la solitude. Une décision à prendre. Une fille au bout de la route… De la porcelaine anglaise. Comme est la vie. Fragile et robuste à la fois. Et une ode à l’amour au tournant de chaque page. »

Je n’en raconte pas plus, c’est un roman court qui pèse moins lourd que « Les jonquilles de Green Park » (un coups de cœur de 2016). L’équipée d’Ethan, qu’il fera à bord d’une Triumph Spitfire décapotable jaune de 1975, est dans la veine des récits initiatiques. Sur l’itinéraire, il va croiser des personnages extravagants, parfois en marge de la société, qui seront des étapes anecdotiques, pleines de sensibilité et d’humanité. Jérôme Attal parle de filigranes du bonheur et de fêlures, pas nécessairement importantes, juste des petits interstices de la vie que l’on aimerait réparer pour pouvoir avancer.
L’écriture fantasque nous fait prendre un chemin de traverse menant vers différents mondes, différentes dimensions, entre du réel et des chimères. De l’humour, de la poésie, de la délicatesse, tout un bouquet subtil d’émotions, c’est ce que je demandais à ma lecture.
Je vous le recommande.

D’autres billets chez Bianca, Titine, Fanny,

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Les carnets de Cerise, Le zoo pétrifié – Tome I

logo asphoMercredi BD chez Logo BD Mango NoirMango et ses amis
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Challenge « A tous prix » d’Asphodèle, prix Angoulême 2013, sélection jeunesse

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les carnets de CeriseLes Carnets de Cerise
Le zoo pétrifié
Tome I
Scénario de Joris Chamblain
Dessin d’Aurélie Neyret

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Cerise est une petite fille de dix ans et demi qui souhaiterait devenir écrivain comme sa voisine, Madame Desjardins. Sur les conseils de cette dernière, elle raconte sur un cahier, qu’elle illustre aussi de dessins, tout ce qui se passe dans sa vie… sa maman, ses amies Line et Erica, son entourage… et commence son journal par « Il était une fois ». 
Pour être romancière, il faut savoir observer les choses, et pour écrire une intrigue captivante, il faut chercher l’inspiration tout autour de soi. Ainsi, Cerise reste à l’affut…
« … regarder les gens, à essayer de deviner ce qui se cache derrière les apparences, ou du moins à percevoir ce qu’elles veulent bien exprimer. »
Avec l’assistance des frères de Line et Erica, les trois amies construisent une cabane perchée dans un arbre. Du haut de ce promontoire, elles peuvent tenir des séances secrètes mais aussi surveiller le monde. Comme elle le note « Avant chaque début d’intrigue, il faut planter le décor. »
Le décor est planté ; la cabane, l’arbre, la forêt. Ne reste alors à Cerise qu’à raconter son histoire, du « Monsieur Mystère »…

Il était une fois… un vieux monsieur bizarre qui circulait dans la forêt, toujours chargé de pots de peinture. Il était une fois, trois copines très curieuses qui décident un jour de le suivre et qui se font semer. Il était une fois… Cerise qui s’aventure toute seule sur les traces du vieil homme et qui découvre le plus merveilleux des endroits qu’elle n’ait jamais vu… un parc zoologique abandonné avec des animaux particuliers… ils sont peints. Elle est mille fois enchantée ! car son autre passion après l’écriture, est le dessin.
Cerise nous raconte ce vieux monsieur, son monde, et toute la magie qui s’en dégage.
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Suspendue à la plume de Cerise, j’ai beaucoup aimé son univers et ses réflexions. Elle est une petite fille adorable qui apprend à canaliser sa curiosité et son imaginaire par l’écriture (ce qui ne l’empêche pas aussi d’être active). Du haut de ses dix ans, elle découvre du monde, ses subtilités, ses petits secrets et ses différences. Lorsqu’elle pénètre le parc de Michel (le vieux monsieur), ce n’est pas simplement son beau travail de peintre animalier qu’elle admire, elle parvient à redonner vie aux images endormies et va aider Michel à rebâtir ses rêves. Solidarité, amitié, partage, Cerise arrive à fédérer ses amis, Madame Desjardins, sa mère et plein d’autres personnes pour faire renaître la réserve. C’est bien reconnu, l’union fait la force !
Avec l’histoire de Joris Chamblain, le graphisme… Aurélie Neyret nous offre de superbes illustrations, douces, vives, expressives, naïves lorsqu’elle représente les dessins de Cerise, si sûres lorsque ce sont les fresques animalières. L’album est riche en détails, en coloris, en espaces. Il mêle deux parties, l’évocation du journal intime de Cerise et l’aventure de notre future romancière.
Cet album a été primé au festival d’Angoulême de 2013 pour le prix Jeunesse et c’est bien mérité !
J’ai beaucoup aimé, je vous le recommande…
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D’autres billets chez Mango, Jérôme, Noukette, Moka, AcrO, Bianca, Bladelor, L’Or,
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Hell School – Orphelins, T II / Insoumis, TIII

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Dans le vaisseau fantôme d’Halloween avec Hilde et Lou

Les mercredis BD de Mango

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Hell School, Rituels – Tome 1

bannbdhellschool Hell School – Tome 2. Orphelins – Tome 3. Insoumis
Scénario de Dugomier
Dessin de Ers
Colorisation d’Angélique Césano

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Orphelins, tome 2

On les surnomme les bâtards. Bastien, Hina et Boris n’ont pas voulu suivre le rituel initiatique à l’Excellence Institut. Complétement exclus de la communauté lycéenne, ils sont libres de faire ce qu’ils veulent en dehors des heures de cours. Ça semble idyllique présenté ainsi, mais le trio a quand même du mal à « digérer » ce bannissement. Trois ans à rester sur cette île… c’est démoralisant ! De plus, Bastien est obsédé par les deux garçons décédés accidentellement sur l’île. Le premier, Thierry Pichet, tombé de la falaise, le second, Patrick Garnier, tombé du ferry qui le ramenait. Un lien conducteur entre les deux, ils étaient des bâtards. Le mystère à élucider mettra certainement en cause l’institution et sa direction. C’est sur cette idée que Bastien fait part de ses soupçons à ses deux comparses. L’enquête doit être discrète et l’aide de Valérie, une lycéenne étrange, solitaire, serait précieuse.
De son côté, Franck, un terminal élu président du rituel, a ordre de mettre bon ordre à l’insubordination des bâtards. Une punition radicale est attendue… Trois rebelles, un nom sort… c’est Bastien.
Que vont découvrir Bastien, Hina, Boris et Valérie ?
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Ce deuxième volume dévoile une petite partie de l’intrigue et montre les personnages qui sont à la tête de l’institution. On ne connaît pas encore leurs desseins mais on comprend que Bastien est celui qui les dérange le plus. Orphelin, sans véritable tutelle ou parenté, il doit subir le châtiment. Comme dans le premier tome, le scénario raconte le courage, la solidarité et l’amitié des « bâtards » face à une organisation tyrannique, criminelle, dystopique. L’ostracisme est plus prononcé, la violence est à fleur de peau, mais des traits d’humour allègent la lecture.
La fin de cet épisode est surprenante… elle incite à se précipiter sur la suite…

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Insoumis, tome 3

Ce sont les vacances de la Toussaint, nos amis sont séparés. Bastien est en contact avec eux avec le téléphone portable. Parti à Lyon pour retrouver la famille d’un lycéen décédé, il fait une découverte capitale qui le renvoie à son enfance… Il ne retournera pas sur l’île !
Pourchassé par les sbires de l’organisation qui veut l’éliminer, Bastien devient un fugitif et essaie de survivre dans une indigence totale.
De retour à l’Excellence, Hina, Valérie et Boris font profil bas, continuent l’enquête et parviennent à informer Bastien de leur progression. Toutefois, c’est Bastien qui découvre le réel instigateur et son abominable projet.
Sur le bureau du directeur, deux papiers portent les noms de Hina et Boris. Franck doit en tirer un pour retrouver son honneur de président du rituel mis à mal après son échec… Il tire et c’est Hina qui est désignée. Cela sera sans pardon, s’il échoue une deuxième fois.
Les « bâtards » arriveront-ils à dénoncer l’institut et à stopper le manipulateur dans sa folle ambition ?

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Ce troisième volume clôt la trilogie, mais j’espère qu’une suite sera donnée car cette fin me laisse sceptique… Ça ne peut se terminer ainsi !
Nous retrouvons les « bâtards » assistés d’une quatrième amie, Valérie (l’équipe s’équilibre, deux filles, deux garçons !). Dans le précédent tome, l’ébauche d’une explication se dessinait, elle se développe donc tout au long de cet album pour se révéler à la fin. Du rythme, du suspens, de l’angoisse, l’action est menée par Bastien qui est traqué, menacé de mort et très impliqué. Difficile de vous parler du scénario sans vous en révéler l’essence, je resterai donc sibylline, mais sachez que pour conclure, cette série est bien construite, bien dessinée avec de belles couleurs et qu’elle plaira aux ados.
Pour en revenir à cette fin assez décevante, pas dans le dénouement mais plus dans la moralité (honnêteté, valeurs…), je souhaite que les auteurs la reprennent et nous offrent une histoire plus accomplie, plus en harmonie avec la personnalité des « bâtards »…. la dernière page nous le laisse supposer…

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Hell School, Rituels – Tome I

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Octobre sur le vaisseau fantôme avec Hilde et Lou BD du mercredi chez Mango

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Rituels, tome I
Scénario de Dugomier
Dessin de Ers
Colorisation d’Angélique Césano

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Septembre, les élèves prennent un ferry pour se rendre à leur pensionnat car l’Institut de l’Excellence est un lycée bâti sur une petite île de la Méditerranée. Sur le pont, Bastien, un garçon avec des dreadlocks, rencontre Hina, une fille aux cheveux bleus. Tous deux, forcés par leurs parents de s’y rendre, sympathisent et se questionnent sur cette école si distinguée…
Aucun des nouveaux ne peut se douter de l’ambiance particulière qui règne dans cette école privée… Le directeur les reçoit par un discours vantant le mérite de leur éducation, un enseignement qui forme les personnalités du pays, un privilège (gratuité de la scolarité) accordé que l’on doit accepter avec reconnaissance. L’accueil se termine par une réflexion sur le bizutage, « un rituel d’initiation » indispensable à l’admission. Les nouveaux sont appelés « les bâtards » et doivent obéir aux directives de leurs aînés. Dans les nouveaux, il y a Bastien, Hina, Boris et une étrange fille, Valérie, qui souhaite intégrer la bande que les trois autres ont déjà formée.

Le règlement intérieur est strict… Enlever la teinture bleue et les dreadlocks sont un premier pas vers le conformisme demandé. Il semblerait qu’aucune originalité, aucune initiative soit bien considérée. Franck, un étudiant élu président, veille à la bonne marche… Mais très vite, par leur attitude réfractaire, le groupe se fait remarquer et les sanctions ne tardent pas. La milice des « aînés » opère de jour comme de nuit, agressive, violente, forçant les insubordonnés à courber l’échine. C’est en voulant les fuir, qu’une nuit Bastien découvre sur la falaise une plaque commémorative… « A la mémoire de Thierry Pichet, décédé en cet endroit… ». En trouvant une photo scolaire du jeune Thierry, Bastien et Hina constatent qu’il ne portait pas l’écusson de l’école. Alors, une question s’impose immédiatement. Sa mort, aurait-elle rapport avec le fait qu’il n’est pas été adoubé en recevant le rituel ? Sans vouloir broder une histoire farfelue sur ce décès, les deux amis ont tout de même conscience que l’institution recèle une part de mystères, mais ce qu’ils ne savent pas encore, c’est que la réalité est pire que ce qu’ils pourraient imaginer…

« – Jamais je ne marcherai au pas, Hina !
– As-tu vu comme ce paysage est beau ? Quel dommage que ce soit celui d’une prison ! »

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. J’ai trouvé cet album par hasard et je l’ai choisi, tentée par son titre et la couverture qui distillent détresse et frayeur… C’est Hina qui est représentée en premier plan. Cet épisode immerge le lecteur dans une ambiance inquiétante, implante le décor et dessine les personnages. Les auteurs dévoilent dès la première page la densité de l’histoire en révélant un fait capital qui s’est déroulé dix ans auparavant. Ainsi le ton est donné ! et nous pénétrons dans l’île avec toute l’appréhension requise… On peut comparer les lieux à un bagne pour enfants dont les aînés seraient les matons. Le cadre est paradisiaque mais on sait aussi qu’il est effroyable. Suivre pour survivre. Le scénario est bien construit, à chaque page on attend la tragédie, la violence est latente, à peine montrée et les mystères sont des ombres encore opaques. Qui sont vraiment les dirigeants de l’Institut de l’Excellence ? Hina, Bastien et Boris, des caractères forts, constituent un trio de frondeurs. Valérie, solitaire, fragile et instable, voudrait bien les rejoindre, mais dans ce volume, elle ne séduit pas du tout ses camarades… J’ai aimé l’ensemble graphisme et colorisation. C’est expressif, généreux et dynamique. Je ne sais pas si je peux me permettre de comparer, mais ça me rappelle des mangas.

Avis aux lecteurs de BD… J’ai un renseignement à vous demander. J’ai lu le billet d’un lecteur de Planet BD qui traduit bien ce que je pense. Il a écrit : « Tout est limpide et mystérieux à la fois, servi par une mise en scène percutante, qui nous offre quelques scènes superbes, comme cette planche 23 aux couleurs bleutées sous la lumière de la lune. » J’aurais aimé vous montrer cette planche n° 23, mais je ne sais pas comment la trouver ! Faut-il compter les vignettes ou les pages ?

La semaine prochaine, je lirai la suite… « Orphelins ».

. D’autres billets chez Planet BD,

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Les orphelins Baudelaire, tome IX

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« Septembre en Amérique » de Titine

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Tome 1 – Tout commence mal – Tome 2 – Le laboratoire aux serpents
Tome 3 – Ouragan sur le lac – Tome 4 – Cauchemar à la scierie
Tome 5 – Piège au collège – Tome 6 – Ascenseur pour la peur
Tome 7 – L’arbre aux corbeaux – Tome 8 –

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la fête féroceLa fête féroce, Tome IX
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

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Passage relevé dans mon deuxième billet :
Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.


Et voilà ! Après tant de péripéties, ils sont considérés comme assassin du comte Olaf !… toujours bien vivant celui-ci !… Le journal Le Petit Pointilleux développe l’actualité et leur donne la mauvaise part de l’histoire. Entassés dans le coffre d’une voiture, cassés, désespérés, les orphelins Baudelaire se retrouvent à nouveau aux prises du terrible manipulateur et de cette chère tante Esmé. Est-ce le terminus pour eux ? L’homme au mono-sourcil est déterminé… les enfants ne doivent plus se mettre en travers de son chemin !
Au fin fond du pays, dans un parc d’attractions tenu par Madame Lulu, voyante de son état, les enfants pensent que plus personne ne peut venir à leur secours. Alors, dans un dernier élan plein de courage, ils tentent de s’échapper en se faisant passer pour un monstre-loup à deux têtes. Il faut préciser que Madame Lulu aime exhiber des difformités dans sa galerie des Monstres… contorsionniste, ambidextre, bossu… et une Beverly-Elliot, alias Violette et Klaus, ferait sensation ! Costumés, grimés, les enfants découvrent un univers étrange et cruel.
Sous un chapiteau, le fouet est prêt à claquer. C’est l’homme aux crochets qui le fait danser. Les crochets ? ils sont à la place de ses mains. Aucune humiliation n’est épargnée. La vie est bien triste ! mais une petite lueur vient les réconforter… Ils apprennent que le comte Olaf est perturbé. D’après Madame Lulu, un des parents Baudelaire aurait survécu à l’incendie de leur maison. La boule de cristal est formelle !

Et arrivent les lions… cadeaux du comte Olaf pour l’inestimable Madame Lulu.
Mais qui est-elle vraiment ? Les enfants Baudelaire vont essayer de répondre à cette question, tout en essayant de ne pas tomber dans la fosse aux lions…

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Un parc avec grand huit et galerie de monstres est le décor de ce neuvième épisode. Pour se sauver, les enfants sont obligés de se faire passer pour des enfants mal formés. Ils utilisent alors les subterfuges du comte Olaf pour se déguiser. On découvre certaines choses sur la bande des malfaiteurs et surtout on constate une fois de plus leur cruauté. L’auteur n’épargne pas ses petits lecteurs en édulcorant leurs crimes. Comme dans les précédents opus, les invraisemblances dans l’histoire sont nombreuses, mais elles donnent le « ton » de la série qui ressemble de plus en plus à une grande armoire pleine de tiroirs : différences-apparences, jalousie, deuil, spoliation, crédibilité des médias…
Une fois de plus, j’ai eu plaisir à lire une aventure des orphelins Baudelaire. Ce fut une petite récréation bien agréable. Il me reste encore quatre tomes pour apprendre plus de choses sur le V.D.C. et savoir si Violette, Klaus et Prunille, enfants courageux et ingénieux, vont enfin se débarrasser du comte Olaf.

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M. Pénombre, libraire ouvert jour et nuit

logoamériquetitinelogo le-nez-dans-les-livresUn livre voyageur de NathChoco
« Septembre en Amérique » de Titine
« Le nez dans les livres » de George

 

 

M. PénombreM. Pénombre, libraire ouvert jour et nuit
Robin Sloan

 

San-Francisco,

Designer, graphiste publicitaire, mais au chômage, Clay Jannon parcourt les petites annonces du journal et y déniche une proposition pour un poste de vendeur dans une librairie sur l’avenue de Broadway, ouverte 24h/24. Lorsqu’il s’y rend pour présenter sa candidature, il découvre des lieux étranges et des conditions de travail bien plus encore…

« Cherchons vendeur
Travail de nuit
Contraintes particulières
Bon appointements »

La librairie est faite de pièces étroites, sombres, avec des rayonnages à l’infini, très hauts. L’échelle est indispensable ! Il y a l’antichambre avec des livres contemporains que le commun des mortels peut acquérir et la chambre, avec ceux aux reliures épaisses, vieilles, rares, que seuls quelques initiés peuvent emprunter.
Alors, tout commence par un contrat qui engage Clay à garder les lieux la nuit, entre 22h et 6h du matin, à tenir un journal de bord dans lequel il détaillera toutes les transactions, mais aussi l’allure physique (jusqu’aux boutons de manchettes) et psychique des « clients ». Le plus important… Clay doit surtout promettre de ne pas consulter les vieux livres de la pièce du fond. Le mystère de ces anciennes parutions n’est accessible qu’aux adhérents du club de lecture.
Si au début le narrateur se plie à toutes les consignes de M. Pénombre, au bout d’un mois, et sous l’influence de son ami d’enfance, il commence à se poser des questions… Ouvrir un livre et découvrir que celui-ci est incompréhensible. En ouvrir un second, et voir qu’il en est tout autant. Puis un troisième, puis… tous les autres. Des hiéroglyphes, un langage codé, l’énigme est entière ! Quels sont ces écrits ? Qui sont ces gens qui viennent la nuit ?
Pour un ancien des jeux de rôles, lecteur passionné de science fantasy et de la trilogie « La ballade de Pern », enfant d’une génération née avec les nouvelles technologies, Clay voit sa curiosité grandir et le pousser à élucider les secrets de M. Pénombre.
Avec ses amis, il va quitter San-Francisco pour aller à New-York et rencontrer une agence très particulière… où il sera question « d’un codex indéchiffrable, d’un génial typographe du XVème siècle et du secret de l’immortalité »…

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Dès la première page on se projette dans des anticipations très fantaisistes. Le narrateur, acteur principal de ce roman, nous prévient des mystères qui l’entourent. Rien n’est dévoilé et tout laisse à suggérer : secte mystique, voyageurs spatiotemporels, arcanes religieuses, mondes parallèles… c’est secret, silencieux, nocturne, poussiéreux, ancien et l’imagination fertile du lecteur vagabonde plaisamment ! Que va-t-il se passer ? La question, je me la suis posée très souvent ! J’ai fait fi du style d’écriture qui me titillait, genre « langue moderne » comme me l’a traduit NathChoco, et j’ai continué pleine d’attente… pour être complétement déconnectée dans la moitié du livre. Quel dommage ! je n’étais pas la bonne lectrice ! Il me semble avoir pris un couloir parallèle et m’être perdue dans… je dirais… des anfractuosités. L’informatique, dans toutes ses versions actuelles, n’est vraiment pas ma tasse de thé ! Alors, certes, l’histoire est intéressante, l’image des vieux grimoires et des écritures codées content des aventures et stimulent les fabulations, mais ce n’était pas pour moi. Je n’ai éprouvé ni exaltation, ni sympathie pour les personnages.
Vous découvrirez sur la blogo des lecteurs d’autres avis dont l’enthousiasme frise le coup de cœur…
NathChoco, Babelio,

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