La baguette magique de Pélagie et Pélagie n’a peur de rien


Challenge Halloween avec Lou et Hilde
Jojo a lu : Pélagie la sorcière

 

La baguette magique de Pélagie et Pélagie n’a peur de rien
Texte de Valérie Thomas et illustrations de Korky Paul

 

Pélagie doit se préparer pour le gala annuel des sorciers, mais au dernier moment, elle voit que son unique robe de bal est tachée.
Un peu affolée, elle la met dans la machine à laver le linge avec tout le reste mais dans sa précipitation, elle ne s’aperçoit pas qu’elle y glisse aussi sa baguette magique…
Catastrophe ! la baguette ressort toute tordue, inutilisable, et à chaque Acadabra, rien ne va plus.

Déprimée, elle ne sait plus quoi faire et c’est son chat Rodolphe qui va en chercher une autre pour la remplacer.
C’est génial ! Pélagie pourra se produire sur scène pour montrer toute sa virtuosité… Mais… il y aura comme un souci…

 

Le transport préféré des sorcières reste le balai mais depuis un certain temps, le ciel est très encombré ; montgolfières, deltaplanes, hélicoptères, fusées… Et depuis peu, des constructions, dans le genre gratte-ciel médiéval, s’érigent en une nuit.

Pélagie qui subit accident sur accident, décide de faire du vélo… mais ce n’est pas son truc, le vélo… alors elle essaie une planche de skateboard… et là encore, elle n’est pas douée ! Le cheval ? La marche à pied ?

En fait, il faut que Pélagie se montre moins distraite ! Rodolphe, le chat, a beau la mettre en garde chaque fois, Pélagie la sorcière ne voit rien et s’écrabouille partout.
Il y aurait peut-être une solution et elle est surprenante de logique ! Épuisé, Rodolphe reste encore dubitatif, mais bientôt leurs déboires prendront fin…

Pélagie la gentille sorcière, racontée dans plusieurs albums depuis le premier en 1987, est devenue un incontournable de la littérature jeunesse. Accompagnée de son chat noir Rodolphe, et de quelques bestioles du pays des sorciers, elle endure ses mésaventures avec entrain et bonne humeur.
Pas très glamour, mais assez coquète pour porter un panty à froufrou et des bijoux, elle a quand même du charme et a séduit de nombreux enfants qui aiment
la dessiner, reconnaissable à quelques particularités… ses habits, ses cheveux noirs filasses, son nez pointu, ses lèvres noires et charnues, puis ses poils aux jambes. Dans chaque livre, les pages de garde sont consacrées à leurs dessins.
Une série à recommander pour les jeunes enfants, dès l’âge de 3 ans.

 

 

 

Le tapis volant de Pélagie

Challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

Le tapis volant de Pélagie
Texte de Valérie Thomas
Illustrations de Korky Paul

 

Parissa, Pakta et Pétronille ont offert un tapis volant pour l’anniversaire de leur sœur Pélagie. Mais l’utilisation du tapis est décevante car il est incontrôlable ! Il embarque tout sur son passage, il fait des pirouettes et il va à toute vitesse en semant un désordre monstre.

Pélagie pense que le ficeler et le remiser dans un placard serait une bonne solution pour avoir la paix, mais ce ne serait pas correct vis à vis de ses sœurs. Alors qu’en décoration…
Pensez-vous qu’un tapis volant peut se contenter de n’être qu’une simple carpette de salon ? Et non… Tout se complique, car profitant d’une absence éclair de Pélagie, le tapis se met à voler en emportant le chat Rodolphe pour une virée endiablée au dessus de la ville.
Croyez-moi… le tapis a intérêt à faire profil bas s’il ne veut pas être transformé en bottines, en parapluie ou en gilet pour Rodolphe… Donc, Pélagie va devoir le capturer et lui trouver une bonne utilité.

Pélagie la sorcière, gentille et douée dans la magie, est l’héroïne de nombreux albums pour enfants. Toujours habillée de ses collants rayés de jaune et d’orange, de son manteau mauve et de son chapeau pointu bien coloré. Du noir chez Pélagie ? Jamais pour elle, elle a bien trop de tempérament !
Les histoires sont toujours amusantes et très pétulantes. Quant aux illustrations, elles sont expressives et pleines de petits détails qui amuseront les enfants. Un crocodile, un petit dragon, des araignées, des mouches… il y en a partout !
Une lecture joyeuse et une sympathique amie…

 

 

Plus gro que le ventre

Challenge Halloween avec Lou et Hilde
Une lecture avec Jojo

Plus gro que le ventre
Texte de Michaël Escoffier
Illustrations d’Amandine Piu

Dès la première page, on nous met en garde. La quatrième de couverture nous avertit également qu’il serait souhaitable de passer à un autre livre et de laisser celui-ci. Mais… le petit lecteur est curieux… les parents aussi.

« Attention, ce livre contient un monstre avec deux gros yeux énormes ! »

Alors quel est ce monstre ? Une vache ? oh, non ! elle n’est ni très grosse, ni effrayante. Celui qui dort paisiblement contre un arbre ? Il sourit dans son sommeil… Le tableau est paisible, les vaches mangent l’herbe, l’oiseau chante, les abeilles volent… mais on tourne la page, et le monstre se réveille… Il baille, il s’étire, et il a faim. Il mange toutes les pommes qui sont dans les arbres. Le ventre bien tendu, il a encore faim et il mange toutes les feuilles des arbres. On tourne la page, mais voilà que le monstre a mangé tous les arbres et il a encore trèèès FAIM…

Tout le monde s’inquiète de l’appétit du monstre et de sa taille ! Il devient grand et gros. Et sa bouche pleine de dents, aussi. Tout y passe, même les vaches. Et puis, et puis… le vorace commence à s’intéresser au petit lecteur. Il s’approche tellement que ses yeux tous rouges prennent toute la largeur du livre !
Le suspense est terrible… que va-t-il se passer ? Il faut oser ouvrir le livre et vous le saurez.

Et surtout ne vous en privez pas car cet album est une bulle de bonheur. L’histoire se raconte en peu de mots et les illustrations légères et enfantines ne sont pas chargées par les détails, mais c’est efficace et vous tremblerez de rire et non de peur.
L’expression populaire « Avoir les yeux plus gros que le ventre » est tout à fait bien interprétée.
Un album à recommander !

 

Non Cornebidouille, pas mon doudou !

 

Challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

 

Non Cornebidouille, pas mon doudou !
Texte de Pierre Bertrand

Illustrations de Magali Bonniol

 

Pierre ne veut toujours pas manger sa soupe, car il n’aime vraiment pas ça ! Et vous savez ce qu’il se passe quand il s’entête… Cornebidouille apparaît…
Dans cette histoire et après maintes péripéties, Pierre qui a craché la sorcière dans la soupière après l’avoir avalée, essaie de l’expliquer à son papa, mais celui-ci se met en colère, le punit en lui ordonnant de jeter la soupe dans les cabinets et d’aller directement au lit. Quelle bonne idée ! Aussitôt, Pierre s’exécute et part se coucher. Mais Cornebidouille remonte à la surface et durant la nuit, pour méchamment se venger, vole le lapin doudou de Pierre.

« Tête de paillasson », « Prout de dinosaure », « Pétard de cafard » ! C’est qu’elle est très en colère.
A son réveil,
Pierre comprend que pour retrouver son lapin il devra plonger dans la canalisation des toilettes qui le mènera dans l’antre de la sorcière… et là, il lui fera à son tour subir des représailles.

Pierre et Cornebidouille, se sont quatre albums qui les racontent. Un petit garçon très obstiné, effronté, et une sorcière qui ne l’est pas moins vous donneront des histoires marrantes et très impertinentes. Texte et illustrations plaisent aux enfants mais je crois que ce qu’ils aiment le plus ce sont l’insolence de Pierre et les grossièretés imagées crachouillées par Cornebidouille.
De très bons albums à lire aux enfants !

1. Cornebidouille – 2. La vengeance de Cornebidouille
3. Gloups ! j’ai avalé Cornebidouille !

 

 

 

Dis, c’est quoi le bonheur ?

Un livre offert par les Editions Balivernes et Babelio, dans le cadre de l’opération Masses Critiques.

Challenge animaux du monde de Sharon

Dis, c’est quoi le bonheur ?
Texte d’Emma Robert
Illustrations de Romain Lubière

C’est quoi le bonheur ? Il est où le bonheur ?… Un adorable petit lapin blanc se pose la question et cherche à découvrir la définition de cette notion. A la rose, à l’arbre, à l’oiseau, à l’ours, aux campagnols, au papillon, puis à un petit garçon… il apprend alors que le sentiment du bonheur est différent, subjectif, pour chaque être.
L’une dit que les rayons du soleil et la rosée du matin la comblent de bonheur. Un autre lui parle du printemps qui l’habille et de l’automne qui le pare de belles couleurs. Quant à un autre, c’est de pouvoir chanter toute la journée et de voler sur la caresse du vent…
Les réponses sont toutes belles, poétiques et synonymes de joie et de sérénité. Puis parfois, comme le petit garçon lui confie, c’est tout simplement d’être aux côtés d’un ami, de pouvoir contempler la nature et d’en apprécier toutes ses merveilles avec lui.

Question bien philosophique ! Simple, naïve et paradoxale car aussi très complexe, elle peut faire réfléchir longtemps l’enfant sur cet état de félicité. Qui est-il, ou peut-on le prendre ? Cet album aux belles illustrations essaie d’y répondre en offrant une vision du monde douce, heureuse et réconfortante ; faire corps avec la nature, se laisser cajoler par elle, l’admirer, savoir partager, être bienveillant et ouvrir son cœur. Il est rassurant de savoir que le bonheur est à portée de main.

Un beau livre pour les petits enfants qui aimeront écouter cette histoire juste avant de s’endormir.

Ours veut faire la sieste

Challenge animaux du monde de Sharon

 

 

Ours veut faire la sieste
Pauline Pinson, Remi Chayé, Thomas Baas

 

J’ai acheté ce livre pour un petit garçon qui ne veut pas faire la sieste car il a bien trop de choses à faire et à voir !
Le livre aux pages cartonnées raconte l’histoire d’Ours qui, après avoir bien joué, cherche un bon endroit pour dormir… La sieste est sacrée ! Il va donc se poser un peu partout, cailloux, paillasson, brouette, épines… avant de trouver la couche idéale, sur une mousse bien verte et tendre.
Une lecture toute en douceur et pleine d’humour pour les petits enfants. Mais attention… il ne faut pas prendre Ours pour une Princesse au petit pois !

 

 

 

Le Fou des fleurs

 

« Des contes et légendes » avec Bidib

 

 

Le Fou des fleurs
Texte d’Yveline Féray
Illustrations d’Anne Romby

« Notre vaste monde de poussière est plein d’histoires extraordinaires. Je pense en particulier au Fou des Fleurs. Alors, si vous voulez savoir ce qu’il arrive d’heureux à ceux qui chérissent les fleurs et de malheureux à ceux qui les saccagent, écoutez voir cette véridique histoire… »

L’histoire se passe mille ans auparavant, dans un petit village chinois appelé Joie Éternelle…
Qiu Xian, un vieux jardinier amoureux des fleurs, passe sa vie à les cultiver dans son jardin où règne une harmonie enchanteresse. Tout est fraîcheur, beauté et paix.

Un jour, le bandit Zhang Wei, fils d’un puissant mandarin, qui passait devant les grilles du jardin, tombe sous son charme et demande à l’acheter. Mais la réponse de Qiu Xian n’est pas celle qu’il attendait et fou de rage, il force les lieux avec sa bande et détruit toutes les fleurs.
Fou de douleur, Qiu Xian s’effondre auprès d’une très belle jeune fille venue le consoler. Il ne l’avait encore jamais vue, mais il se sentait si bien en sa compagnie que le vieil homme pleure son désespoir en toute confiance.
Ce qu’elle lui dit pour l’apaiser, et surtout ce qu’elle fait, redonne joie à Qiu Xian… car la jeune fille est une fée. Les pivoines, les violettes et toutes les autres fleurs massacrées reprennent vie.

Hélas, nous ne sommes qu’à la moitié de l’histoire qui conte d’autres mésaventures et rebondissements… Le méchant Zhang Wei a trop de noirceur en lui pour en rester là. Mais la fée des fleurs du lac de Jade veille sur Qiu Xian et, avec ses sœurs les fleurs, va rendre justice et offrir à son merveilleux jardinier un magnifique présent.

« Le Fou des fleurs » est un très beau conte plein de poésie, de sagesse et de spiritualité. L’histoire s’accompagne des dessins d’Anne Romby de si belle façon que le livre en devient précieux.
Pour enfants ou adultes, je ne peux que vous le recommander !

 

 

 

 

Les six Royaumes

Un livre offert par Babelio et les Editions Mnémos dans le cadre des Masses Critiques

 

Les six Royaumes
Récit illustré
Adrien Tomas
Illustrations de Dogan Oztel

 

Irego d’Eystilar fait partie de la congrégation des Sœurs Grises au monastère d’Iriloyë et est directrice d’études ésotériques. A presque trente ans, elle est bien décidée à franchir les frontières de son territoire pour rechercher le secret de l’immortalité, car le pouvoir de la Magie Grise a des limites. Les gardiennes du Gris Savoir, gardiennes de l’humanité, n’ont d’enseignements que les Mots et c’est vers les autres Royaumes qu’Irego a sollicité, non sans s’attirer les foudres et les moqueries de certaines, le droit d’investiguer.

Ce livre se divise en quatre parties ; les Arts magiques, les secrets de la technologie, l’Alchimie naturelle et les Mystères révélés.

Dans son journal personnel et ses écrits pour les huit matrones d’Iriloyë, elle note en détail son périple, les personnages qu’elle rencontre et retranscrit leurs entretiens ; chaque civilisation a ses magies, ses pratiques et ses croyances. Elle revient également sur ses études et les nombreux grimoires qui ont retracé les « principes fondateurs ». Comme elle le précise, elle doit modifier sa vision sur les Limbes, « non pas comme une Dame grise, mais comme une chamane Kharane, un ensorceleur elfe, ou même un mage de la Maison. ».  Le peuple elfique connaît un déclin et les textes des précédentes Sœurs Investigatrices, rapportent leur dégénérescence.

Accompagnée d’un couple de serviteurs et détentrice d’un crédit illimité, elle commence son voyage à la belle saison du printemps, en traversant les steppes de Khara où elle croise des tribus nomades peu sociables. La vie dans cette immensité est rude et primitive, mais les Kharans ont tout le respect des Sœurs Grises. Dans la ville de Taraxhan, elle rencontre une vieille chamane, guérisseuse et sorcière, qui fait parler les esprits et qui attendait sa venue. Sa façon à elle de rejoindre les Limbes se fait avec des élixirs, mais il lui est impossible de satisfaire Irego sur ses questions sur l’éternité, car la sagesse véritable reconnaît « l’importance de la mort au bout de la vie ».
Déçue, ses recherches font l’impasse sur les Nécromanciens qui semblent avoir disparu et s’orientent vers l’ordre des Mages, mais un accident survenu alors qu’elle rentrait au monastère lui donne matière à s’inquiéter pour sa vie et à réfléchir différemment.

Ainsi, nous entamons la deuxième partie du livre qui va nous entretenir des secrets de la technologie. Après avoir reçu tous les accords pour son second voyage, Irego part sur sa terre natale vers le nord, à Evondia. C’est à Azureld, la capitale, qu’elle va se renseigner sur les golems. A la Maison des Mages, elle retrouve Chardon, un agent qui espionne pour l’ordre des Sœurs, et apprend comment sont fabriqués les golems, des machines d’acier conçues à l’image des humains. L’information capitale qu’elle enregistre, c’est qu’ils ont pour liquide vital de l’hylium, une substance précieuse et sacrée utilisée par les Sœurs Grises pour leur permettre de supporter la puissance des Mots.
Là, Irigo fait face à une autre déception car selon le plan anatomique qu’elle a pu voir, les golems ne sont que des automates.
Dans les lignes stratégiques de sa quête et dans son grand désir d’apprendre secrets et magies, elle envisage alors de contacter des sujets plus influents. Après avoir relu les récits historiques et héroïques qui content la Flamme d’azur, un ordre de chevalerie vénéré, mené par le commandeur Aevar, elle obtient l’autorisation de continuer ses recherches sur le corps de l’Ange de Fer, qu’elle arrive à sortir de sa sépulture avec l’aide de Chardon. Ce qu’elle découvre en le mettant à nu ébranle son esprit et la dépouille de ses certitudes. Aevar n’était pas complètement humain. Serait-ce là, un pan de l’immortalité ? Mais après cinq jours à l’autopsier, Irigo se voit contrainte par la Maison des Mages de remettre le corps dans son sarcophage en marbre et de quitter Azureld où elle n’est plus la bienvenue.
De retour au monastère où elle se fait méchamment sermonner par les sœurs, elle reçoit le soutien de la doyenne qui lui conseille de continuer ses recherches dans leur bibliothèque.
Irigo se plonge dans le monde des Nains, leurs caractéristiques, leurs origines, leur culte, jusqu’à la biographie de Nashgar le Faiseur qui fut à l’origine de la conception d’Aevar, un hybride.
A l’abri de son monastère, Irigo prend conscience que des âmes maléfiques œuvrent contre elle lorsqu’elle apprend que Chardon a été dénoncé auprès des Mages et qu’il a été mis à mort.

L’automne voit naître une autre conviction. Pour cette troisième partie, L’alchimie naturelle, Irigo songe qu’on pourrait obtenir l’immortalité avec des potions et lit toutes les publications qui traitent de la botanique et de la zoologie. Sortent des rayonnages, des animaux légendaires comme les Changeurs, les Ko’ars, et c’est dans le Royaume de Rym qu’elle se documente sur les plantes de La Grande Forêt, avec les Sylphides et les Dryades. Beaucoup d’extraits d’études sont rapportés dont certains racontent le temps des Dragons et de l’ère paléontologique.

A Aur Caen depuis plus de deux mois, ensevelie sous les registres, Irigo reçoit des nouvelles de Mycan le marchand avec qui elle est en affaires. Dans cette quatrième et dernière partie, Mystères révélés, elle doit embarquer pour l’Orient sans tarder. Après avoir échappé à deux agressions sur sa personne, la bibliothèque dans laquelle elle travaillait brûle, faisant de ce drame le troisième attentat.
Ayant rassemblé toutes ses notes lors de la traversée, elle arrive dans la ville de Gayavasni, une magnifique cité moderne. Confiante en ce dernier voyage et sûre de ses dernières certitudes, elle rejoint une caravane marchande qui la mènera vers le Sélénir… et les âmes immortelles.

Sans connaître la trame de l’histoire, j’ai choisi ce livre, séduite par les belles illustrations de Dogan Oztel qui m’ouvraient les portes sur un univers féerique. J’ai donc été surprise par la teneur du livre qui s’adresse plus à un lecteur chevronné qu’à une néophyte de mon genre. Toutefois, on se laisse facilement entraîner à la suite d’Irigo dans ses périples passionnants et foisonnants. De mon point de vue, la quête de l’immortalité ne vient qu’en trame de fond et l’intérêt du récit se maintient grâce à la description des créatures légendaires et des royaumes traversés. L’auteur reprend dans une forme encyclopédique les personnages, les lieux et les créatures de ses livres « Le chant des Épines », « La Geste du Sixième Royaume » et « La Maison des Mages ».
Je recommanderai donc ce beau livre aux initiés…

 

 

 

 

Le Petit Chaperon Rouge

Challenges : « Albums illustrés » avec Hérisson, « Des contes et légendes » avec Bidib, « Animaux du monde » avec Sharon et « Petit BAC » avec Enna

 

Le Petit Chaperon Rouge
raconté par Beatrix Potter
D’après le conte de Charles Perrault

Illustrations d’Helen Oxenbury

 

Une fillette qui porte un chaperon rouge en flanelle, une maman qui lui confie une brioche et une motte de beurre pour la grand-mère malade, une prairie, des bois, des bûcherons très occupés à leurs tâches, un loup pensif et affamé, la rencontre de l’innocente avec le rusé…
Ce classique retranscrit par Charles Perrault connaît un dénouement sombre et selon les versions, comme celle des frères Grimm au XIXe siècle, trouve une meilleure fin pour les deux malheureuses victimes, la petite fille et son aïeule.

L’illustratrice Anglaise Helen Oxenbury reprend le conte du Petit Chaperon Rouge de Charles Perrault raconté par Beatrix Potter, car elle a voulu donner à ce vieux conte français, la touche anglaise que les mots de Beatrix Potter donnent à l’imagination.
Dans l’introduction de cet album, elle reprend… « Les prairies en fleurs, les bosquets de bouleaux, les jardins potagers avec des rangs de pois sur des rames, les aubépines en fleurs… » et ces tableaux bucoliques nous renvoient au jardin de Mr. McGregor et à la campagne de Sophie Canetang. Il ne manque plus que les digitales chères à Beatrix Potter.

Comme dans l’histoire originelle, la fin est sans complaisance et brutale pour le Petit Chaperon Rouge et sa grand-mère, mais Helen Oxenbury met son petit grain de sel et prend la liberté de l’adoucir dans le dernier dessin, en faisant détaler le méchant loup pourchassé par les bûcherons. Le loup à la panse trop remplie, aux boutons dégrafés, a du mal à s’enfuir et on peut penser qu’il sera vite rattrapé.

Ce loup ressemble à un cokney de l’East End de Londres. Faussement dandy, canaille, il porte une culotte écossaise, une canne à pommeau et un foulard rouge noué négligemment en cravate. Les crocs souvent sortis, le regard perçant et fourbe, s’il inspire beaucoup de peur il reste indéniablement le personnage principal.

L’intérêt de l’album réside dans les illustrations qui sont très belles et qui édulcorent quelque peu la terreur, le suspens et la tristesse de l’histoire. Il vaut mieux, n’est-ce pas ?

Un beau livre à recommander !

 

 

Ça déménage !


Challenges : « Albums illustrés » avec Hérisson
et
« Animaux du monde » avec Sharon

 

 

    Ça déménage !
Texte de Fred Paronuzzi
Illustrations de Marianne Barcilon

Colette, Marcel et leur fils Philibert résident dans une grotte trop humide et trop sombre. C’est de l’avis de Marcel qui envie les cousins de Mayotte. Marcel a besoin de lumière et sur un coup de tête (il est caractériel et très décidé), Marcel annonce qu’il veut déménager.
Surpris au début, Colette et Philibert ne tarde pas à l’approuver et les voilà tous les trois partis en quête d’un bel endroit… La savane, un arbre, ils décident d’élire domicile près d’une famille de babouins accueillante. Tout semble aller pour le mieux, mais très vite, les enfants se montrent turbulents et donnent un mauvais exemple pour Philibert qui les suit dans leurs jeux. Les peaux de bananes volant au dessus de leurs têtes, Marcel et Colette prennent la décision de quitter l’endroit pour un autre arbre… C’est au dessus d’une mare qu’ils découvrent leur nouveau paradis. Et là, c’est une famille de phacochères qui vient joyeusement s’ébrouer dans la boue qui éclabousse nos amis. Non, non ! ça ne peut plus durer ! il faut aller ailleurs…
Croyez-vous qu’ils trouveront ? Parce qu’après les babouins et les phacochères, il y a les girafes aux longs cous qui aiment grignoter les feuilles des arbres. Puis comme Colette le dit, il s’en faut peu pour qu’ils finissent au fond d’un estomac, même si ces demoiselles sont végétariennes !

Je vous conseille cet album jeunesse qui fait beaucoup sourire. Entre l’histoire et les illustrations, il sera un petit plaisir de lecture pour les enfants qui s’attarderont sur les paysages, les animaux et les frimousses expressives de nos chauves-souris qui veulent découvrir le monde.
J’ai beaucoup aimé ! donc… à recommander !