Dis, c’est quoi le bonheur ?

Un livre offert par les Editions Balivernes et Babelio, dans le cadre de l’opération Masses Critiques.

 

Dis, c’est quoi le bonheur ?
Texte d’Emma Robert
Illustrations de Romain Lubière

 

C’est quoi le bonheur ? Il est où le bonheur ?… Un adorable petit lapin blanc se pose la question et cherche à découvrir la définition de cette notion. A la rose, à l’arbre, à l’oiseau, à l’ours, aux campagnols, au papillon, puis à un petit garçon… il apprend alors que le sentiment du bonheur est différent, subjectif, pour chaque être.
L’une dit que les rayons du soleil et la rosée du matin la comblent de bonheur. Un autre lui parle du printemps qui l’habille et de l’automne qui le pare de belles couleurs. Quant à un autre, c’est de pouvoir chanter toute la journée et de voler sur la caresse du vent…
Les réponses sont toutes belles, poétiques et synonymes de joie et de sérénité. Puis parfois, comme le petit garçon lui confie, c’est tout simplement d’être aux côtés d’un ami, de pouvoir contempler la nature et d’en apprécier toutes ses merveilles avec lui.

Question bien philosophique ! Simple, naïve et paradoxale car aussi très complexe, elle peut faire réfléchir longtemps l’enfant sur cet état de félicité. Qui est-il, ou peut-on le prendre ? Cet album aux belles illustrations essaie d’y répondre en offrant une vision du monde douce, heureuse et réconfortante ; faire corps avec la nature, se laisser cajoler par elle, l’admirer, savoir partager, être bienveillant et ouvrir son cœur. Il est rassurant de savoir que le bonheur est à portée de main.

Un beau livre pour les petits enfants qui aimeront écouter cette histoire juste avant de s’endormir.

 

 

 

Le Fou des fleurs

 

« Des contes et légendes » avec Bidib

 

 

Le Fou des fleurs
Texte d’Yveline Féray
Illustrations d’Anne Romby

« Notre vaste monde de poussière est plein d’histoires extraordinaires. Je pense en particulier au Fou des Fleurs. Alors, si vous voulez savoir ce qu’il arrive d’heureux à ceux qui chérissent les fleurs et de malheureux à ceux qui les saccagent, écoutez voir cette véridique histoire… »

L’histoire se passe mille ans auparavant, dans un petit village chinois appelé Joie Éternelle…
Qiu Xian, un vieux jardinier amoureux des fleurs, passe sa vie à les cultiver dans son jardin où règne une harmonie enchanteresse. Tout est fraîcheur, beauté et paix.

Un jour, le bandit Zhang Wei, fils d’un puissant mandarin, qui passait devant les grilles du jardin, tombe sous son charme et demande à l’acheter. Mais la réponse de Qiu Xian n’est pas celle qu’il attendait et fou de rage, il force les lieux avec sa bande et détruit toutes les fleurs.
Fou de douleur, Qiu Xian s’effondre auprès d’une très belle jeune fille venue le consoler. Il ne l’avait encore jamais vue, mais il se sentait si bien en sa compagnie que le vieil homme pleure son désespoir en toute confiance.
Ce qu’elle lui dit pour l’apaiser, et surtout ce qu’elle fait, redonne joie à Qiu Xian… car la jeune fille est une fée. Les pivoines, les violettes et toutes les autres fleurs massacrées reprennent vie.

Hélas, nous ne sommes qu’à la moitié de l’histoire qui conte d’autres mésaventures et rebondissements… Le méchant Zhang Wei a trop de noirceur en lui pour en rester là. Mais la fée des fleurs du lac de Jade veille sur Qiu Xian et, avec ses sœurs les fleurs, va rendre justice et offrir à son merveilleux jardinier un magnifique présent.

« Le Fou des fleurs » est un très beau conte plein de poésie, de sagesse et de spiritualité. L’histoire s’accompagne des dessins d’Anne Romby de si belle façon que le livre en devient précieux.
Pour enfants ou adultes, je ne peux que vous le recommander !

 

 

 

 

Les six Royaumes

Un livre offert par Babelio et les Editions Mnémos dans le cadre des Masses Critiques

 

Les six Royaumes
Récit illustré
Adrien Tomas
Illustrations de Dogan Oztel

 

Irego d’Eystilar fait partie de la congrégation des Sœurs Grises au monastère d’Iriloyë et est directrice d’études ésotériques. A presque trente ans, elle est bien décidée à franchir les frontières de son territoire pour rechercher le secret de l’immortalité, car le pouvoir de la Magie Grise a des limites. Les gardiennes du Gris Savoir, gardiennes de l’humanité, n’ont d’enseignements que les Mots et c’est vers les autres Royaumes qu’Irego a sollicité, non sans s’attirer les foudres et les moqueries de certaines, le droit d’investiguer.

Ce livre se divise en quatre parties ; les Arts magiques, les secrets de la technologie, l’Alchimie naturelle et les Mystères révélés.

Dans son journal personnel et ses écrits pour les huit matrones d’Iriloyë, elle note en détail son périple, les personnages qu’elle rencontre et retranscrit leurs entretiens ; chaque civilisation a ses magies, ses pratiques et ses croyances. Elle revient également sur ses études et les nombreux grimoires qui ont retracé les « principes fondateurs ». Comme elle le précise, elle doit modifier sa vision sur les Limbes, « non pas comme une Dame grise, mais comme une chamane Kharane, un ensorceleur elfe, ou même un mage de la Maison. ».  Le peuple elfique connaît un déclin et les textes des précédentes Sœurs Investigatrices, rapportent leur dégénérescence.

Accompagnée d’un couple de serviteurs et détentrice d’un crédit illimité, elle commence son voyage à la belle saison du printemps, en traversant les steppes de Khara où elle croise des tribus nomades peu sociables. La vie dans cette immensité est rude et primitive, mais les Kharans ont tout le respect des Sœurs Grises. Dans la ville de Taraxhan, elle rencontre une vieille chamane, guérisseuse et sorcière, qui fait parler les esprits et qui attendait sa venue. Sa façon à elle de rejoindre les Limbes se fait avec des élixirs, mais il lui est impossible de satisfaire Irego sur ses questions sur l’éternité, car la sagesse véritable reconnaît « l’importance de la mort au bout de la vie ».
Déçue, ses recherches font l’impasse sur les Nécromanciens qui semblent avoir disparu et s’orientent vers l’ordre des Mages, mais un accident survenu alors qu’elle rentrait au monastère lui donne matière à s’inquiéter pour sa vie et à réfléchir différemment.

Ainsi, nous entamons la deuxième partie du livre qui va nous entretenir des secrets de la technologie. Après avoir reçu tous les accords pour son second voyage, Irego part sur sa terre natale vers le nord, à Evondia. C’est à Azureld, la capitale, qu’elle va se renseigner sur les golems. A la Maison des Mages, elle retrouve Chardon, un agent qui espionne pour l’ordre des Sœurs, et apprend comment sont fabriqués les golems, des machines d’acier conçues à l’image des humains. L’information capitale qu’elle enregistre, c’est qu’ils ont pour liquide vital de l’hylium, une substance précieuse et sacrée utilisée par les Sœurs Grises pour leur permettre de supporter la puissance des Mots.
Là, Irigo fait face à une autre déception car selon le plan anatomique qu’elle a pu voir, les golems ne sont que des automates.
Dans les lignes stratégiques de sa quête et dans son grand désir d’apprendre secrets et magies, elle envisage alors de contacter des sujets plus influents. Après avoir relu les récits historiques et héroïques qui content la Flamme d’azur, un ordre de chevalerie vénéré, mené par le commandeur Aevar, elle obtient l’autorisation de continuer ses recherches sur le corps de l’Ange de Fer, qu’elle arrive à sortir de sa sépulture avec l’aide de Chardon. Ce qu’elle découvre en le mettant à nu ébranle son esprit et la dépouille de ses certitudes. Aevar n’était pas complètement humain. Serait-ce là, un pan de l’immortalité ? Mais après cinq jours à l’autopsier, Irigo se voit contrainte par la Maison des Mages de remettre le corps dans son sarcophage en marbre et de quitter Azureld où elle n’est plus la bienvenue.
De retour au monastère où elle se fait méchamment sermonner par les sœurs, elle reçoit le soutien de la doyenne qui lui conseille de continuer ses recherches dans leur bibliothèque.
Irigo se plonge dans le monde des Nains, leurs caractéristiques, leurs origines, leur culte, jusqu’à la biographie de Nashgar le Faiseur qui fut à l’origine de la conception d’Aevar, un hybride.
A l’abri de son monastère, Irigo prend conscience que des âmes maléfiques œuvrent contre elle lorsqu’elle apprend que Chardon a été dénoncé auprès des Mages et qu’il a été mis à mort.

L’automne voit naître une autre conviction. Pour cette troisième partie, L’alchimie naturelle, Irigo songe qu’on pourrait obtenir l’immortalité avec des potions et lit toutes les publications qui traitent de la botanique et de la zoologie. Sortent des rayonnages, des animaux légendaires comme les Changeurs, les Ko’ars, et c’est dans le Royaume de Rym qu’elle se documente sur les plantes de La Grande Forêt, avec les Sylphides et les Dryades. Beaucoup d’extraits d’études sont rapportés dont certains racontent le temps des Dragons et de l’ère paléontologique.

A Aur Caen depuis plus de deux mois, ensevelie sous les registres, Irigo reçoit des nouvelles de Mycan le marchand avec qui elle est en affaires. Dans cette quatrième et dernière partie, Mystères révélés, elle doit embarquer pour l’Orient sans tarder. Après avoir échappé à deux agressions sur sa personne, la bibliothèque dans laquelle elle travaillait brûle, faisant de ce drame le troisième attentat.
Ayant rassemblé toutes ses notes lors de la traversée, elle arrive dans la ville de Gayavasni, une magnifique cité moderne. Confiante en ce dernier voyage et sûre de ses dernières certitudes, elle rejoint une caravane marchande qui la mènera vers le Sélénir… et les âmes immortelles.

Sans connaître la trame de l’histoire, j’ai choisi ce livre, séduite par les belles illustrations de Dogan Oztel qui m’ouvraient les portes sur un univers féerique. J’ai donc été surprise par la teneur du livre qui s’adresse plus à un lecteur chevronné qu’à une néophyte de mon genre. Toutefois, on se laisse facilement entraîner à la suite d’Irigo dans ses périples passionnants et foisonnants. De mon point de vue, la quête de l’immortalité ne vient qu’en trame de fond et l’intérêt du récit se maintient grâce à la description des créatures légendaires et des royaumes traversés. L’auteur reprend dans une forme encyclopédique les personnages, les lieux et les créatures de ses livres « Le chant des Épines », « La Geste du Sixième Royaume » et « La Maison des Mages ».
Je recommanderai donc ce beau livre aux initiés…

 

 

 

 

Le Petit Chaperon Rouge

Challenges : « Albums illustrés » avec Hérisson, « Des contes et légendes » avec Bidib, « Animaux du monde » avec Sharon et « Petit BAC » avec Enna

 

Le Petit Chaperon Rouge
raconté par Beatrix Potter
D’après le conte de Charles Perrault

Illustrations d’Helen Oxenbury

 

Une fillette qui porte un chaperon rouge en flanelle, une maman qui lui confie une brioche et une motte de beurre pour la grand-mère malade, une prairie, des bois, des bûcherons très occupés à leurs tâches, un loup pensif et affamé, la rencontre de l’innocente avec le rusé…
Ce classique retranscrit par Charles Perrault connaît un dénouement sombre et selon les versions, comme celle des frères Grimm au XIXe siècle, trouve une meilleure fin pour les deux malheureuses victimes, la petite fille et son aïeule.

L’illustratrice Anglaise Helen Oxenbury reprend le conte du Petit Chaperon Rouge de Charles Perrault raconté par Beatrix Potter, car elle a voulu donner à ce vieux conte français, la touche anglaise que les mots de Beatrix Potter donnent à l’imagination.
Dans l’introduction de cet album, elle reprend… « Les prairies en fleurs, les bosquets de bouleaux, les jardins potagers avec des rangs de pois sur des rames, les aubépines en fleurs… » et ces tableaux bucoliques nous renvoient au jardin de Mr. McGregor et à la campagne de Sophie Canetang. Il ne manque plus que les digitales chères à Beatrix Potter.

Comme dans l’histoire originelle, la fin est sans complaisance et brutale pour le Petit Chaperon Rouge et sa grand-mère, mais Helen Oxenbury met son petit grain de sel et prend la liberté de l’adoucir dans le dernier dessin, en faisant détaler le méchant loup pourchassé par les bûcherons. Le loup à la panse trop remplie, aux boutons dégrafés, a du mal à s’enfuir et on peut penser qu’il sera vite rattrapé.

Ce loup ressemble à un cokney de l’East End de Londres. Faussement dandy, canaille, il porte une culotte écossaise, une canne à pommeau et un foulard rouge noué négligemment en cravate. Les crocs souvent sortis, le regard perçant et fourbe, s’il inspire beaucoup de peur il reste indéniablement le personnage principal.

L’intérêt de l’album réside dans les illustrations qui sont très belles et qui édulcorent quelque peu la terreur, le suspens et la tristesse de l’histoire. Il vaut mieux, n’est-ce pas ?

Un beau livre à recommander !

 

 

Ça déménage !


Challenges : « Albums illustrés » avec Hérisson
et
« Animaux du monde » avec Sharon

 

 

    Ça déménage !
Texte de Fred Paronuzzi
Illustrations de Marianne Barcilon

Colette, Marcel et leur fils Philibert résident dans une grotte trop humide et trop sombre. C’est de l’avis de Marcel qui envie les cousins de Mayotte. Marcel a besoin de lumière et sur un coup de tête (il est caractériel et très décidé), Marcel annonce qu’il veut déménager.
Surpris au début, Colette et Philibert ne tarde pas à l’approuver et les voilà tous les trois partis en quête d’un bel endroit… La savane, un arbre, ils décident d’élire domicile près d’une famille de babouins accueillante. Tout semble aller pour le mieux, mais très vite, les enfants se montrent turbulents et donnent un mauvais exemple pour Philibert qui les suit dans leurs jeux. Les peaux de bananes volant au dessus de leurs têtes, Marcel et Colette prennent la décision de quitter l’endroit pour un autre arbre… C’est au dessus d’une mare qu’ils découvrent leur nouveau paradis. Et là, c’est une famille de phacochères qui vient joyeusement s’ébrouer dans la boue qui éclabousse nos amis. Non, non ! ça ne peut plus durer ! il faut aller ailleurs…
Croyez-vous qu’ils trouveront ? Parce qu’après les babouins et les phacochères, il y a les girafes aux longs cous qui aiment grignoter les feuilles des arbres. Puis comme Colette le dit, il s’en faut peu pour qu’ils finissent au fond d’un estomac, même si ces demoiselles sont végétariennes !

Je vous conseille cet album jeunesse qui fait beaucoup sourire. Entre l’histoire et les illustrations, il sera un petit plaisir de lecture pour les enfants qui s’attarderont sur les paysages, les animaux et les frimousses expressives de nos chauves-souris qui veulent découvrir le monde.
J’ai beaucoup aimé ! donc… à recommander !

 

 

 

 

L’étrange Noël d’Emma


Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo
Challenge albums illustrés de Hérisson

 

L’étrange Noël d’Emma
Texte de Regina Fackelmayer
Illustrations de Christa Unzner

 

C’est le jour du réveillon de Noël et Emma fait encore des achats pour la fête. Chargée des commissions pour le repas, du sapin et de quelques petits présents, elle s’empresse sous la neige et dans le froid de regagner sa maison ; il lui reste beaucoup de choses à faire !
Mais en route, elle croise un vieux monsieur qui sous le poids de son cabas remplis de cadeaux glisse et tombe. Pour ne pas que les jolis paquets s’abiment, Emma l’aide rapidement à les ramasser et lui souhaite un joyeux Noël.

Lorsqu’elle passe le pas de sa porte, son chien Flanelle et son chat Cannelle lui font bon accueil car eux aussi veulent participer à la décoration du sapin… Seulement au moment de suspendre les boules et les guirlandes, Emma s’aperçoit qu’elle n’a plus le sapin qu’elle avait dû poser pour aider le vieux monsieur.
Sans perdre de temps, et en compagnie de Flanelle, elle retourne le chercher. Mais la neige tombe, recouvre tout et il est difficile à Emma de le retrouver. Armée d’une balayette, elle pense le voir et c’est une borne d’incendie, une poubelle, une boîte aux lettres…

En arrivant chez elle, elle surprend un petit garçon en pleur qui a perdu son bonnet en faisant de la luge. Triste pour lui, elle le console en lui donnant le nouveau bonnet en laine qu’elle venait de s’offrir pour Noël. C’était son cadeau, mais peu importe, la joie du petit garçon fait son bonheur.

Tout serait parfait… une tasse de chocolat, des biscuits, Flanelle et Cannelle à ses côtés… tout serait parfait si le sapin était là aussi… C’est alors que quelqu’un frappe à la porte…
Qui est là ?

Dans la lignée des histoires qui content la magie de Noël, la générosité et le don de soi, vous avez cet album aux douces illustrations. Emma ressemble à une petite fée et les enfants aimeront la suivre avec ses fidèles compagnons dans l’aventure de cette nuit de Noël…
Un bel album à recommander !

 

 

 

Mon premier livre de Noël

Mon premier livre de Noël
Illustrations : Aardvart Illustrations

 

A Noël, dans le rayon des livres des supermarchés, il y a toujours des albums illustrés à petits prix (3 euros chez Auchan). Ce livre aux pages cartonnées en est un (3 millimètres d’épaisseur). « Mon premier livre de Noël » s’adresse aux tout-petits qui découvrent la magie de Noël et ses étapes.

Paul et Lili décorent la maison pour la fête et, tout en garnissant le sapin, se disent ce qu’ils ont demandé au Père Noël ; un avion en bois, un ballon, une peluche… Pendant ce temps, dans un pays enneigé du grand nord, le Père Noël lit toutes les lettres des enfants et donne des instructions aux elfes qui s’attèlent à fabriquer les jouets.
Le soir de Noël, le traineau tiré par les rennes s’envole dans le ciel et commence à faire sa tournée dans le monde entier. Le Père Noël passe par la cheminée et dépose tous les cadeaux. La maison de Paul et Lili est sur son parcours… et ils seront très heureux le lendemain matin de découvrir les beaux jouets…

Une histoire toute simple aux illustrations colorées, joyeuses, qui va accompagner l’enfant dans les préparatifs de Noël, de la lettre au Père Noël jusqu’à l’ouverture des cadeaux.

 

 

L’incroyable histoire du pull de Noël

Logo-Samarian_2Un album jeunesse offert par Babelio et les Editions Gründ dans le cadre des Masses Critiques

Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo
Challenge albums illustrés de Hérisson

Challenge animaux de Sharon

 

 

L’incroyable histoire du pull de Noël
Jan Fearnley

 

La neige est tombée, il fait très froid. Une semaine avant Noël, Basile Moineau prépare les pulls qu’il mettra, sept jolis pulls de différentes couleurs.

En allant patiner, il rencontre Gaëlle Grenouille qui est frigorifiée. Aussitôt, Basile lui donne son pull blanc pour qu’elle se réchauffe. Le lendemain en allant faire de la luge, il voit Hassan Hérisson qui grelotte de froid et généreusement, Basile lui offre son pull vert. Ce n’est pas grave, il lui en reste tout de même cinq se dit-il… Mais le troisième jour, alors qu’il étrenne son nouveau pull rose, il découvre Théa Taupe qui ne peut pas se mettre à l’abri car la terre est gelée. N’écoutant que son bon cœur, Basile décide d’offrir son pull à Théa car après tout, il en a encore quatre ! Cependant, les jours d’après, c’est au tour d’Émile Écureuil, de Louis Lapin, de Lulu Loutre et de Petite Souris d’avoir très froid… et Basile, toujours aussi serviable donne ses pulls.

Au septième jour, à la nuit de Noël, Basile se retrouve seul, dénudé, frissonnant de froid, bien trop fatigué pour rentrer chez lui et c’est sur un toit couvert de neige qu’il s’endort. Mais heureusement, quelqu’un a remarqué sa grande générosité et va s’occuper de lui en l’emmenant dans sa maison… Un huitième pull, rouge cette fois-ci, serait le bienvenu…

L’histoire de Basile a la douceur et la magie des récits de Noël. Le petit moineau se montre très généreux avec ses amis, et sa grandeur d’âme va être saluée et récompensée par un personnage exceptionnel.
De belles illustrations, enfantines et tendres, un texte simple et court qui communique de beaux sentiments, cet album plaira certainement aux jeunes enfants, à partir de 2 ans.
A recommander !

 

 

 

Oscar le fantôme

Octobre est Halloween avec Lou et Hilde
et les samedis sont albums illustrés pour les enfants en compagnie de Hérisson pour son challenge

Un autre avis chez Hilde

 

Oscar le fantôme
André Bouchard

 

Le baron Oscar de Canterbourg est un fantôme heureux car dans le monde des esprits il a de nombreux amis. Toutefois, et seulement de temps en temps, il lui arrive de les laisser et de retourner dans son château pour s’amuser à effrayer les vivants. Il joue alors à se montrer plus terrifiant que la réalité en se grimant et en se disloquant.
Mais un jour, il surprend un enfant dans son sommeil qui ne réagit pas comme prévu. Et pire… la petite sœur va se montrer une véritable tortionnaire !

Les rôles sont inversés et c’est au baron d’avoir très très peur. Pensez… il n’y a rien de plus horrible qu’un bataillon de doudous peluches qui vous regardent de leurs yeux ronds, il n’y a rien de plus horrible qu’une petite fille qui s’acharne sur les lambeaux de son spectre, il n’y a rien de plus horrible que d’être dépoussiéré par un aspirateur puis passé dans un lave-linge !!!
Mais que voulez-vous chers amis, tout se perd dans ce monde-là… Surtout que hors du château, la vie a beaucoup changé ! Pauvre baron !
Confronté à toutes les modernités de notre époque, Oscar va connaître les pires tourments de sa vie de fantôme. Mais rassurez-vous, rien de très fâcheux…

Je vous recommande cet album qui est très drôle. Le comique se trouvant dans la confrontation des deux mondes, entre celui des morts et celui des vivants, entre celui des vieux siècles et celui d’aujourd’hui. Les dessins expressifs réjouissent également. On ne peut rester indifférent à la stupeur d’Oscar lorsqu’il constate qu’il n’est plus efficace, puis à son regard désespéré lorsqu’il est pourchassé par la petite Jeanne. Oscar est à la fête ! et cette expression n’est pas inappropriée car le dénouement de l’histoire va vous surprendre…
Un album graphique bien illustré et plein d’humour, à noter !

 

Oscar le fantôme 2

 

 

 

Julia et les monstres perdus

Octobre est Halloween avec Lou et Hilde
et les samedis sont albums illustrés pour les enfants en compagnie de Hérisson pour son challenge

Un autre avis chez JojoenHerbe

 

Julia et les monstres perdus
Ben Hatke

 

La jeune Julia vient d’aménager dans une nouvelle maison, une belle et grande demeure face à l’océan. Mais après l’avoir rénovée et décorée, Julia se retrouve seule avec personne pour partager son confort, un bon feu de bois, une tasse de thé et des gâteaux. Une idée lui vient alors… et si elle offrait l’hospitalité à toutes les créatures abandonnées, esseulées et réprouvées ? Aussitôt, elle installe une pancarte sur laquelle elle écrit : « Maison de Julia, bienvenue aux monstres perdus » !
Le premier invité ne tarde pas à arriver. C’est un petit chat tout raccommodé au comportement étrange. Puis très vite, on frappe à nouveau à la porte. C’est au tour d’un troll de rentrer. Un immense troll venu directement des bois qui cherche asile… Et le défilé continue avec tout un assortiment de monstres, du corbeau de sorcier au dragon, du lutin à l’elfe, du fantôme à la sirène, des chauves-souris à…
En demandait-elle tant ? Si Julia se sent dépassée par ce monde bien remuant, ce n’est pas le cas de toutes les créatures qui prennent leurs aises.
En peu de temps, l’intérieur si coquet devient une porcherie. Il est alors temps d’interrompre tout ceci et d’instaurer des règles… Julia saura-t-elle s’imposer ?

Illustré par de beaux dessins aux douces couleurs, avec des monstres pas si monstrueux que ça, l’histoire délivre gentiment un message qui fait comprendre à l’enfant que pour bien vivre ensemble, il faut être respectueux de certaines règles, comme participer aux tâches ménagères et être soigneux. Vivre en société n’est pas toujours évident, il suffit de faire un petit effort. Quant à Julia, elle est une adorable jeune fille très généreuse et courageuse.
Une sympathique histoire à recommander…