La Reine des Neiges

Challenge nordique de Cryssilda, en route avec un auteur Danois
Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Une lecture commune avec Nahe et Fondant qui a vu une adaptation animée assez fidèle au conte.

 

 

La reine des Neiges
Hans Christian Andersen
avec des illustrations d’Edmond Dulac

 

Hans Christian Andersen a publié en 1844 ce conte composé de sept parties, dans le recueil « Nouveaux Contes ».

Il raconte l’histoire de deux petits enfants, Kay et Gerda, qui s’aimaient comme frère et sœur. Voisins, ils passaient leurs journées à jouer ensemble, et lorsque le soir tombait et qu’ils rentraient chacun dans leur maison, ils continuaient à se retrouver en se regardant derrière les fenêtres de leur chambre. Leurs familles étaient pauvres, mais les enfants étaient heureux et inséparables. Dans un coin de leur cour, ils avaient créé des petits jardinets dans des bacs. Parmi les fleurs, il y avait de nombreux rosiers car la rose était la fleur préférée de Gerda… L’hiver, la neige recouvrait tout, et le soir, ils s’observaient à travers le givre qui dessinait sur les carreaux de la belle dentelle et d’autres fleurs. D’après la grand-mère de Gerda, c’était la Reine des Neiges qui jetait des flocons de son traineau en survolant la ville.

Mais… Dans son introduction le conteur narre que le diable et ses démons avaient fabriqué un miroir qui avait la faculté de refléter les choses les plus laides et les plus méchantes. Le beau et le bon se déformaient en de vilaines caricatures. Jusqu’au jour où en s’amusant à voler avec le miroir dans le ciel au plus près des anges et des saints pour les narguer, les diablotins le lâchèrent.
Le miroir se cassa et des milliers de débris de la taille d’un grain de sable tombèrent sur le monde en commettant de graves dégâts.
Ainsi commença l’histoire, lorsque Kay reçut un fragment qui s’inséra dans son œil, puis dans son cœur…

De jour en jour, Kay changeait, devenait de plus en plus méchant et ridiculisait tout le monde. Il jouait avec d’autres amis et délaissait Gerda. Un après-midi, alors qu’il venait une fois de plus de la rudoyer, il partit avec son petit traineau vers la grande place où tous les gamins intrépides se réunissaient. Le jeu consistait à attacher leurs traineaux aux charrettes des paysans qui, ainsi, les baladaient autour de la ville. Kay attacha donc le sien à un magnifique traineau blanc qui passait et qui l’emporta vite, très vite, et très loin…

On ne retrouva plus Kay et on l’imagina mort dans les eaux glacées de la rivière. Tout le monde, sauf Gerda qui, sur les dires du Soleil et des hirondelles, avait l’intime certitude qu’il était tenu prisonnier quelque part. Ce qu’elle ne savait pas encore, c’est que son ami avait été emporté par la Reine des Neiges.

A partir de la troisième partie du conte, Gerda part toute seule à l’aventure et, comme dans toutes les quêtes initiatiques, elle fait de nombreuses rencontres !

Elle cherche Kay dans la rivière, où elle jette ses petits souliers rouges en guise d’offrande. Elle monte dans une barque qui la mène chez une vieille dame gentille qui l’accueille.  Mais en fait la vieille dame est une magicienne qui souhaite avoir à ses côtés une belle enfant comme elle et qui l’ensorcelle tous les jours en lui peignant les cheveux. Elle retrouve sa liberté grâce à une rose qui lui rappelle Kay.


La quatrième partie la transporte dans un royaume où une corneille pensant, à tort, savoir où se trouve Kay, la mène vers une princesse et son prince. Attristés par l’histoire de Gerda, tous deux lui donnent des habits, de la nourriture et un carrosse pour continuer son voyage…

La cinquième partie retrace sa rencontre avec la fille d’un brigand.
En voyant passer le luxueux carrosse et à son bord une belle enfant richement parée, une bande de brigands l’arrête pour la détrousser et tue le cocher.

Avant qu’elle ne soit tuée à son tour, la fille du brigand la réclame pour qu’elle soit sa prisonnière et sa compagne de jeux. Capricieuse et déterminée, elle lui impose de rester tout le temps avec elle. C’est durant la nuit que Gerda commence à lui confier le but de ce voyage vers un pays du grand nord, la Laponie. Car elle a appris par les ramiers de la forêt où se trouvait Kay.
Sensible à ce qu’elle lui dit, la fille du brigand la pousse à reprendre le chemin et lui offre un renne pour la transporter.
Le renne qui était en captivité se montre ravi de retourner chez lui…


La sixième partie la conduit chez une vieille Laponne à qui Gerda demande la route qui la mènera vers le palais de la Reine des Neiges. Mais celle-ci ne sait rien et elle la recommande à une amie qui habite en Finlande.

A partir d’un grimoire, la Finnoise, un peu sorcière, lui dévoile ce qui est arrivé à Kay ; de l’éclat de verre enfuit dans son cœur jusqu’à sa disparition. Pour la dernière partie de sa tâche, elle lui dit comment sortir Kay de sa transe et comment vaincre l’emprise de la Reine des Neiges.

Le chemin a été long et de nombreuses années se sont écoulées.
Gerda prendra conscience de ce fait, bien après avoir découvert Kay, lorsque tous deux retourneront chez eux où la grand-mère les attend. Bien des étés et des hivers sont passés, et elle a toujours gardé espoir de revoir les enfants. Le conte se termine par…

« Les roses fleurissent et se fanent.
Nous verrons bientôt l’enfant Jésus. »

Ce conte est un des plus jolis contes d’Andersen, poétique, fantastique et épique. Gerda s’aventure en toute innocence sur un chemin bien périlleux, mais les embuches s’effacent devant son courage et son cœur pur.
Les sept parties sont des petits épisodes qui peuvent se lire chaque soir de la semaine. J’ai choisi cette vieille parution pour les illustrations d’Edmond Dulac, mais il y en avait bien d’autres aussi tentatrices, comme celles d’Arthur Rackham.

 

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Le secret du quai 13


Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°23
Une lecture commune avec Nahe

 

Le secret du quai 13
Eva Ibbotson

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J.K. Rowling raconte que pour quitter le monde des Moldus et pénétrer dans le monde fantastique des Hautes-Terres en Écosse, il faut prendre le chemin de traverse de la plateforme 9 3/4 de la gare de King’s Cross. Dans son roman « Le secret du quai 13 », Eva Ibbotson reprend le même lieu pour nous transporter sur l’Île d’Avalon. Tous les neuf ans, durant neuf jours, sous l’un des quais de la gare, avec l’aide d’un faiseur de brume, le Chunnel s’ouvre pour le voyage.
Le faiseur de brume est un animal qui ressemble à une petite hermine.

L’Île d’Avalon, ou Terre de Saint-Martin, ou Pays des Brumes, est habitée par toutes les créatures imaginaires ; ogres, dragons, sorciers, fées, fantômes, sirènes, trolls… Et comme dans tous les mondes des contes, elle a sa famille royale, un roi, une reine et un petit prince.
L’histoire débute en 1983. Les nounous qui sont au service du petit prince, sont trois sœurs adorables et dévouées qui viennent du monde des humains. Très attachées au bébé, elles feraient tout pour lui ! Mais lorsque Violette, Lilas et Rose, voient arriver le grand jour de l’ouverture du Chunnel, elles ne songent qu’à faire un saut dans leur ancienne vie et ainsi mettre un baume sur leur nostalgie qui commence à poindre. C’est avec la permission de la reine, qu’elles embarquent sur le bateau en compagnie du petit prince alors âgé de 3 mois, pour une journée dans le Monde du Haut, la dernière de la période des neuf jours…
Le bébé est très sage, la journée passe vite, les trois sœurs sont ravies de leur excursion, et le retour se fait sous de bons hospices. Mais, alors que le passage se referme pour neuf ans, les sœurs découvrent que le couffin royal est vide. Le petit prince a été kidnappé…Tragédie suprême !
C’est par les fantômes qui sont les seuls à pouvoir franchir le Chunnel en dehors de la période, qu’ils apprennent que le petit prince a été pris par Mme Trottell, la femme du banquier et qu’il s’appelle désormais, Raymond.

Neuf ans plus tard : La petite sorcière Odge Gribbell veut faire partie de l’équipe de sauvetage. Peu expérimentée, mais très décidée, elle va tout faire pour participer au retour du prince Raymond.
Cornélius le sorcier, Cornichette la fée, Hans le géant et Odge vont faire une drôle de découverte… Raymond est un odieux gamin qui ne pense qu’à manger et à rabaisser le jeune Ben qui a été placé au service de sa famille pour faire les plus basses besognes…

Comment décider Raymond à les suivre ? « – Ça simple, dit Hans. Je tape lui sur tête, je jette lui dans sac, et on retourne dans le Chunnel. »… Mais ça ne sera pas aussi facile ! Il faudra demander de l’aide à toutes les créatures surnaturelles qui peuplent le Monde du Haut.

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Ce mois-ci dans le roman-fantastique-jeunesse, je découvre Eva Ibbotson et j’en suis ravie. Sa plume lie toujours humour et tendresse. Dans cette histoire, les mésaventures de nos sauveteurs vont faire sourire les jeunes lecteurs, car les rebondissements sont nombreux et désopilants. Si nous devinons la trame de l’aventure dès le début, ce n’est pas bien grave… la lecture se poursuit avec plaisir. Elle est aussi douce que le faiseur de brume.
Je vous recommande ce livre, ainsi que cette auteure.

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Illustration de Gianni de Conno

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Yanabosse et le Brahima-Shatam-Ô-Boktatou

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°9

 

 

Yanabosse et le Brahim-Shatam-Ô-Boktatou
Yann Rambaud
Illustrations de Marine Gosselin

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Il est un passage magique qui mène droit au Bois du Gouffre et c’est dans cette contrée que vit Yanabosse.
Yanabosse a tous les attributs qu’on peut imaginer pour une sorcière. Nez crochu, dents noires, bosse dans le dos, menton pointu, verrues, et certainement plein de poils partout ! Avec ses compagnons, Zip le balais, Néron le canard, Médor le chat et Raymond le dragon, elle ne compte plus les années et mène une vie solitaire. Cela fait bien un demi siècle qu’elle n’a vu personne !

Mais un jour, alors qu’elle teste quelques sorcelleries pour faire fructifier son jardin, elle a la surprise de se trouver face à une petite fille qui a su traverser la forêt qui mène au Gouffre. Abigaïl a découvert dans les affaires de son arrière-arrière-grand-mère une carte et des notes dans lesquelles on lit une formule ou un nom qui revient souvent : Brahim-Shatam-Ô-Boktatou. Téméraire et inconsciente, la curiosité sans limite d’Abigaïl l’a conduite jusqu’ici.
Mais qui est cette arrière-arrière-grand-mère si renseignée ? A cette question, Abigaïl répond : Carabix ! Mais Carabix… c’est le diminutif de Carabosse ! Mille millions de vers, la plus hargneuse des rivales !
Sans trop réfléchir, Yanabosse propose un pacte à Abigaïl. Elle apprendra ce qu’est le Brahim-Shatam-Ô-Boktatou si elle s’occupe de Raymond le dragon.
Abigaïl accepte dans un grand sourire et espère bien ne plus quitter sa nouvelle copine. Elle a tant de questions à lui poser !

Entre la petite fille pimpante et bavarde, avide de connaître toutes les choses qu’on peut lui apprendre, et la sorcière acariâtre et ermite, l’écart n’est pas si grand ! Et bientôt voilà que Carabosse vient jouer les importuns en pointant son nez…

Il va y avoir dans le Bois du Gouffre quelques étincelles !

Une petite histoire bien sympathique que l’auteur a imaginée pour son enfant. Tous les soirs, le personnage de Yanabosse prenait plus d’envergure et c’est ainsi que le conte a pris forme. Bons sentiments, tendresse, humour et fantaisie sont au rendez-vous dans le pays enchanté du Gouffre !
Il me semble avoir vu que c’est un premier tome…

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Esprits libres, Mindjack – Tome 1

Un livre offert par les Éditions MxM, dans le cadre des Masses Critiques Babelio

 

 

esprits-libres-1Esprits libres
Mindjack, tome 1
Susan Kaye Quinn

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Nouvelle Chicago…

Notre monde a progressivement évolué vers une société de télépathes et, dorénavant, celui qui n’en est pas un est considéré comme un zéro, une personne en marge de la communauté, reléguée à son dernier rang ou, comme dans certains états, enfermée dans des asiles ; une sur mille ne peut lire et communiquer par la pensée.
Kira Moore est une jeune lycéenne de seize ans qui n’a pas encore subi la transformation que tous les adolescents endurent à la puberté. Dans son lycée, elle est mise à l’écart, et depuis que son frère Seamus parti pour West Point n’est plus là pour la protéger, elle se sent harcelée. Seul, Raf, son ami d’enfance qu’elle aime en secret, reste à ses côtés et lui accorde une confiance absolue. Mais lors d’un rapprochement un peu plus physique avec lui, elle foudroie Raf qui perd connaissance. Kira décèle en elle un pouvoir qui pourrait être fatal pour son entourage et décide alors de protéger son ami en le tenant à distance (quitte à le faire souffrir). Cette différence qu’elle ne maîtrise pas et qui l’effraie encore plus, est découverte par Simon, un camarade qui a autant de succès que Raf auprès des lycéens. Simon lui confesse qu’il n’est pas un télépathe mais un mindjacker, comme elle. Ils ont la faculté de pénétrer les esprits et de les manipuler. La divergence leur permet de se fondre dans la masse et de contrôler les pensées, se lier aux autres. Ainsi, elle pourra faire croire à tout le monde qu’elle est devenue une changeline et elle sera intégrée dans la société. Cependant, si une nouvelle voie s’ouvre à elle, elle est faite de mensonges et de manipulations. Après l’avoir initiée à quelques subtilités et au contrôle de sa force, Simon lui parle d’un clan de mindjakers qu’il aimerait lui faire rencontrer à l’occasion d’une cérémonie. L’intégration au sein de la fraternité est presque obligatoire car ils seront désormais sa famille, les seuls à pouvoir la protéger.
Kira se laisse entraîner malgré sa défiance et découvre un enfer à la suite des présentations. Comme par le passé, les Services Secrets traquent les gens dits « anormaux ». A une époque, dans un premier temps, il y a eu les télépathes, puis les zéros et aujourd’hui, ce sont les mindjackers qu’il faut éradiquer.
On soumet à Kira deux choix ; soit elle coopère avec le Gouvernement comme un petit animal de laboratoire, soit elle finira ses jours dans une prison
édifiée pour les mindjackers, perdue dans le désert.
Digne fille de son père, un militaire dans les Services Secrets de la Marine, fière et rebelle, elle ne tarde pas à donner sa réponse… Son esprit est une arme redoutable.
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« Esprits libres » est le premier tome d’une trilogie fantastique qui a pour pour personnage principal une héroïne courageuse, sensible et attachante. L’histoire est basée sur la découverte de son pouvoir, sa survie et ses choix cruciaux qui tissent l’intrigue dans l’action, les amitiés et les sentiments amoureux. Ce monde de télépathes est bien décrit, facile à comprendre, et nous accédons de chapitre en chapitre à des évolutions plus alambiquées, mais toujours cohérentes (pour le genre). Construite comme la plupart des dystopies actuelles, la trame ne perd rien en originalité et intérêt. Je ne me suis pas amusée à noter toutes les invraisemblances, j’ai simplement savouré et aimé cette fiction jeunesse que je vous recommande. Je tiens cependant à préciser que la violence de certains passages peuvent heurter certains jeunes lecteurs.

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desert

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Photo prise « ici »

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Noël chez Ernest et Célestine

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Il était quatre fois Noël

avec Chicky Poo et Samarian

 

 

noel-chez-ernest-et-celestineNoël chez Ernest et Célestine
Gabrielle Vincent

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Il n’a pas été facile de convaincre Ernest de faire une fête de Noël ! Célestine qui avait prévu d’inviter tous ses camarades à un réveillon, était à deux doigts de se voir refuser cette joie car Ernest invoquait systématiquement le manque d’argent. Pas d’argent pour les bougies, pas d’argent pour le sapin, pas d’argent pour les cadeaux, pas d’argent pour le repas… Pas d’argent tout court !!!
Nous sommes à une semaine du grand jour, il neige, il fait froid, il y a le vent qui s’amuse à balancer des bourrasques, et Ernest qui ne veut pas abdiquer !
« – … Dis « oui », Ernest, dis « oui » !
– Non ! C’est NON ! Pas cette année ! »
Mais Célestine sait se montrer éloquente avec des mots doux et des câlins. S’ils sont pauvres, ils sont aussi très astucieux. Alors, on commence par aller chercher le sapin dans la forêt, à faire de jolis dessins qu’on enrubanne, puis on va chiner de la vaisselle dans les poubelles et…
… et…  vous le découvrirez en lisant cette belle histoire de Noël, le cœur serré, plein d’étoiles, ému.
Noël est une fête de partage, une générosité de l’âme. Ernest et Célestine vont s’appliquer à donner à cette soirée toute sa magie. Contes, violon, déguisements, farandole, que la fête commence ! Même le petit grincheux du groupe ne résistera pas à l’ambiance et souhaitera revenir le Noël prochain ! Car il y aura une fête… n’est-ce pas Ernest ?

Livre doudou, bonheur pour les enfants, je vous le recommande.

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Un défi pour Vanessa, Tome 3

logonoel4fois
Il était quatre fois Noël
avec Chicky Poo et Samarian

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1er tome – Arcadia, le rêve de Vanessa
2ème tome – La nouvelle vie de Vanessa

 

 

un-defi-pour-vanessa-arcadiaUn défi pour Vanessa
3ème tome

Cécile Soler

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Sourire… penser à sourire… Les conseils de la chorégraphe Roumaine, Iliana Radulescu, claquent comme un fouet. Perfectionniste, elle vise l’excellence pour les élèves patineurs de l’académie Arcadia.
« – Vanessa pas concentrée. Pas attitude vrrrraie championne. Iliana grrrrande expérrrrience avec équipe nationale Rrrroumanie. Si Vanessa vouloirr vrrrraie championne comme gymnaste Boucarrrest, Vanessa écouter. Vanessa rrrecommencer encorrre et encorrre… »

Vanessa file sur la glace en pensant à sa prochaine compétition pour le challenge du Médoc. Sélectionnée avec son amie Jade, elle s’accorde le fébrile espoir de monter sur le podium, car malgré les réprimandes de son entraîneur Eric, elle sait que depuis son entrée à Arcadia elle a fait de nombreux progrès.
Toujours aux prises des chipies jalouses qui s’échinent à lui rendre la vie impossible, elle essaie de déjouer leurs manigances avec l’aide de ses nouvelles amies. Et bien entendu, ce sont dans les moments les plus délicats qu’elles œuvrent à leurs perfides complots…
Sourire, voler comme un elfe sur la musique de
Fantasia, L’apprenti Sorcier, ne penser qu’à l’objectif, le challenge du Médoc. Se surpasser…

J’ai toujours beaucoup de plaisir à suivre l’aventure de Vanessa.
Un anniversaire, douze ans, et une maturité qui s’affirme… Comme dans les précédents tomes, Vanessa nous confie cette existence passionnante, faite de patinage, d’endurances, de nombreuses amitiés et de rivalités qui entretiennent l’intrigue et la mâtinent de suspenses. Ses parents inexistants dans son éducation, égoïstes, n’apparaissent que pour la menacer de la retirer de l’académie. Le gouffre qui les maintiennent à l’opposé se creuse de plus en plus, ne laissant à la jeune fille que le refuge protecteur des bras de sa tante Lili, journaliste sportive, qui l’encourage et l’introduit dans le monde des grands compétiteurs.

L’auteur a une écriture fluide, vivante, pleine d’humour et d’allégresses, qui nous facilite l’entrée de ce monde particulier et qui nous met en phase avec Vanessa, en nous faisant partager ses émois, ses rêves, ses peines et ses peurs.
Je recommande aux jeunes lecteurs (à partir de 7-8 ans) cette série qui les ravira. Trois petits livres au pied du sapin serait un beau cadeau…
Une lecture à suivre !

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Vampirates, Les démons de l’océan, Tome 1

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Octobre en Halloween avec Hide et Lou

vampirates-1Vampirates
Les démons de l’océan, Tome 1
Justin Somper

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« Voici une histoire de Vampirates,
Une histoire très ancienne et très vraie.
Oui, voici la chanson d’un vieux voilier
Et de son équipage qui tous effraie.
Oui, voici la chanson d’un vieux voilier,
Qui parcourt l’océan bleu…
Qui hante l’océan bleu.… »

2505,

Dexter Tempête, le gardien du phare de la Baie-du-Croissant-de-Lune, chantait cette histoire à ses enfants, et étrangement, au lieu de les effrayer, il les réconfortait. Les paroles content un voilier fantôme avec un équipage de pirates vampires. Les océans ont depuis longtemps commencé à éroder les terres, et le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui a disparu ; les temps sont incertains, moins futuristes que nous aurions pu le penser, ils sont une mixtion de différentes époques et une ère propice à la piraterie.
Dexter Tempête est mort en laissant des dettes à ses enfants, Connor et Grace. Le phare a été attribué à une autre famille, son bateau hypothéqué est saisi, et il ne reste alors aux jumeaux de quatorze ans que deux options, aller à l’orphelinat ou accepter l’hospitalité du riche banquier Busby, qui désespérè de ne pas avoir eu d’enfant, souhaite leur offrir une vie de rêve.
Quatorze ans, un goût de la liberté très affirmé, un besoin d’aventures, Connor et Grace décident de fuir la Baie-du-Croissant-de-Lune avec le bateau de leur père amarré au port, mais rien ne se passera comme ils auraient pu le souhaiter. En pleine mer, la houle est forte et bientôt un ouragan va fracasser le navire, le faisant sombrer dans les fonds abyssaux.
De l’aventure ?
Le frère et la sœur se retrouvent séparés, chacun imaginant la mort de l’autre.
Connor est recueilli par Cheng Li, une jeune fille diplômée de l’école de piraterie et descendante d’une lignée de pirates illustres, qui est le second du capitaine Molucco Rage, pirate du vaisseau El Diablo. A bord, il se retrouve parmi des forbans bien sympathiques, prêts à l’intégrer dans leur joyeuse équipe de pilleurs des mers. Bart Para, un jeune garçon un peu plus âgé, l’initie aux us du bateau. S’il veut rester avec eux, il devra faire preuve de courage et apprendre à manier le sabre. Il fait la connaissance de Boule Puante, Jack l’Édenté et Cathy Couteau qui sera un bon professeur dans le maniement des armes. Molucco Rage voit en lui un valeureux guerrier… et Cheng Li, si au début elle semble sur la défensive, très vite, elle prend conscience qu’il n’est pas qu’un garçon vaillant au combat, il semble aussi être honnête.
Quant à Grace, elle est sauvée par Lorcan Furey, aspirant et homme de confiance du capitaine d’un navire mystérieux et silencieux. Confinée dans une cabine aux rideaux fermés avec interdiction d’en franchir la porte verrouillée, elle passe son temps à sommeiller et à se nourrir goulument. Elle en arrive à penser que les plats délicieux qu’on lui sert sont drogués pour annihiler sa pensée. Lorcan a beau lui seriner que cet emprisonnement la protège de l’extérieur, elle n’a qu’une envie c’est de sortir sur le pont respirer l’air pur et vivifiant. Les questions se bousculent… La protéger de quoi, de qui ? Qui est ce capitaine qu’elle n’a pas vu et qui lui parle par télépathie ? qui lui dit de ne pas s’inquiéter pour Connor, qu’il est vivant et qu’il vogue non loin d’elle… Comment font les bougies pour s’allumer et s’éteindre toutes seules ? Pourquoi Lorcan craint la lumière du soleil ? Et… quel est ce festin servit une fois par semaine que l’équipage invisible attend avec impatience ?

La chanson parle du bateau des Vampirates, d’un capitaine au visage voilé, au regard vide, « sans vie », aux dents acérées. Les Vampirates sont pire que les pirates et ils hantent les mers depuis des siècles… Certain qu’elle est toujours vivante, Connor n’aspire qu’à retrouver sa jumelle pour la sauver…
L’aventure ne fait que commencer et l’épopée sera intense !

« … Oui, si avec les pirates vient le danger
Et avec les vampires, la mort assurée,
Je prierai aussi pour toi –
Que tes yeux jamais un Vampirate ne voient…
… Et que jamais ils ne posent la main sur toi. »

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L’histoire se déroule sur sept tomes mais seulement les trois premiers ont été traduits en français. « Les démons de l’océan » dévoile un univers fantastique très divertissant, avec des chapitres qui relatent deux visions et expériences différentes. Pirates et Vampirates se partagent les océans mais si les premiers sont reconnus, les seconds restent de l’ordre des contes et légendes. Lorsque Connor dit avoir vu un bateau noir aux voiles déchirées fendre les flots, l’équipage d’El Diablo pense à un mirage dû à son naufrage. Du mystère, des épisodes épiques, du suspens, l’auteur nous présente ses personnages, des âmes bonnes, mauvaises, et plante un décor très nuancé et exotique. L’exubérance, la lumière, pour les uns, le brouillard, la nuit, pour les autres. La quête sacrée qui sera la trame du scénario n’est pas encore abordée dans ces prémices. La séparation des jumeaux et leurs retrouvailles sont les liens de ce premier opus.
Une lecture fluide, des personnages attachants et héroïques, d’autres très inquiétants et fourbes, j’ai apprécié ma lecture et ne manquerai pas de continuer la saga.
L’auteur mêle au roman quelques bribes historiques assez intéressantes. On apprend que le vampire renégat qui vient de Cilicie, le cruel Quintus Antonius Sidorio aurait capturé Jules César et réclamé une rançon pour sa liberté. D’après Wikipédia… c’est « Lors d’un voyage vers l’Orient entre les années 75 av. J.-C. et 74 av. J.-C., que Jules César fut capturé à hauteur de l’île de Pharmacuse, à proximité de la ville de Milet en Asie Mineure. Dès sa libération contre rançon, il entreprit de se venger. Après avoir réuni en toute hâte une flottille, il surprit et captura les pirates qu’il fit exécuter et, en partie, crucifier. »
Un roman pour les jeunes adolescents, à partir de 9-10 ans.

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Illustration de Lorcan Furey

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