Petite étoile de Noël

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Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

Petite étoile de Noël
Texte de Ghislaine Biondi
Illustrations d’Elen Lescoat

 

C’est bientôt la nuit de Noël et tout le monde prépare la fête. Les lutins aident le Père Noël dans les cadeaux et les animaux de la forêt décorent les sapins. Mais juste avant de partir pour sa tournée, le Père Noël cherche Toundra, le quatrième renne. Tempête, Nuage et Flocon lui disent qu’elle est restée à l’étable où elle a accouché d’un petit, un magnifique bébé renne qui porte sur le front la marque d’une étoile. Attendris et émerveillés par cette naissance, tous sont d’accord pour l’appeler Étoile de Noël !

Mais il est l’heure de partir et Toundra doit laisser son petit pour prendre sa place dans l’expédition nocturne. Les lutins se proposent aussitôt de le garder et de le dorloter en l’absence de sa maman…

Croyez-moi, ça ne sera pas une petite affaire ! Étoile de Noël a du caractère et se montre très gourmand ! Car pour se réconforter, rien de mieux que de manger des biscuits de Noël.

Une jolie histoire pour les tous petits qui riront des bêtises du petit renne et des déconvenues des lutins qui jouent les nounous. Ils seront aussi émus de voir Étoile de Noël attendre sa maman avec impatience… Des illustrations rondes, douces, enfantines, des couleurs vives, c’est charmant.

 

 

 

La grande et folle histoire des vêtements, costumes, mode, étoffes, fringues et sapes !


Des beaux livres pour Noël

Album offert par Babelio et les Editions Marmaille et Compagnie dans le cadre des Masses Critiques

 

 

La grande et folle histoire des vêtements,
costumes, mode, étoffes, fringues et sapes !
Lucie Hoornaert
Flavia Sorrentino

 

Lorsque vous tournez les quatre vingt pages de ce beau livre, vous faites un voyage dans le temps, de la Préhistoire à nos jours, du vêtement primitif à la haute-couture française, ici et sur d’autres continents. Très joliment et richement illustré, les enfants pourront ainsi mieux visualiser les atouts vestimentaires, pour les femmes et les hommes, portés dans les différents siècles, et lire un vocabulaire foisonnant et parfois drôle.
Cet album peut aussi les aider à mieux situer la chronologie des époques si on est récalcitrant à apprendre les dates et qu’on s’y perd. Lorsqu’on parle de poulaines, pourpoints et braies, on sait que ces habillements renvoient au Moyen-Âge, et si on dit crinolines, jaquettes et fracs, nous abordons une partie romantique du XIXe siècle.
Hors de ces limites éducatives, le vocabulaire coule comme du miel pour les petits amoureux des mots. Leurs consonances sont douces, enrobées, musicales. On peut s’amuser à énumérer et répertorier… vertugadin, houppelande, chopine, brandebourg, falbala, capuchon, bliaud, crevé, chopine, haut de chausse, fraise, panse d’oie, pomme de senteur, collerette, lazzarines, rhingrave… et en faire soit une poésie à la Prévert, soit les décliner dans des dessins, car les enfants prendront aussi plaisir à reproduite les illustrations.

Tout commence avec le look préhistorique, vers 100 000 ans avant notre ère où un simple poncho de peau de bête suffisait à parer le froid. Puis des dizaines de milliers d’années plus tard, à l’âge de l’homme de Cro-Magnon, apparaissent les vêtements en cuir et en fourrure. On coud au petit point avec des tendons d’animaux et du crin. A la fin de la Préhistoire, on maîtrise le tissage, le feutrage, le tannage, la coloration végétale, et on se pare d’accessoires avec des chaussures, des ceintures et des bijoux en os et coquillages.

Ainsi l’histoire du vêtement prend son essor et les auteurs nous embarquent à travers les temps, les styles, chez nous en Europe et dans un tour du monde, aux pays des pharaons, au temps des Gaulois et des Celtes, chez les Grecs, les Romains, dans l’empire musulman, dans le Japon des samouraïs, en Chine sous la dynastie Qing, chez les Indiens d’Amérique, les Esquimaux, et en Afrique. Les modes, extravagantes, sophistiquées, raffinées, dépassent les frontières pour en ramener des produits et des effets. Elles s’inspirent tout aussi bien du luxe venu d’Italie que de l’austérité venue d’Espagne.

Colifichets, dentelles, échantillons de tissus, coiffures, tournures, coquetteries pour les deux sexes, sages ou effrontées, tout est rapporté de belle façon, claire, colorée, plaisante et bien pensée. Ce livre séduira à coup sûr les enfants. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé !

 

Le garçon qui dormait sous la neige

Décembre nordique avec Cryssilda
Littérature suédoise
Une lecture commune avec Nahe

 

 

Le garçon qui dormait sous la neige
Henning Mankell

1958,

Dans le nord de la Suède, Joël Gustafsson, un garçon de treize ans, vit avec son père Samuel, un bûcheron qui travaille dans les forêts de sapins. Ancien marin, il a tout quitté pour s’occuper de lui, le jour où sa femme les a laissés pour mener une vie moins modeste et plus exaltante dans une grande ville.
Joël et Samuel partagent le goût des rêves, des horizons lointains et du silence. Leur complicité se retrouve dans le quotidien, dans toutes les petites tâches ménagères qu’ils accomplissent chacun à tour de rôle, et dans les sollicitudes les plus anodines. L’évasion par le rêve, Joël s’y plonge depuis l’enfance, et depuis son accident où il a failli mourir écrasé par un bus, il croit aussi aux miracles.
A l’approche de la première neige, il pense que le temps passe très vite. Hier, il était un petit garçon et à présent, il se sent grandir et devenir un peu plus homme. Un hiver, un printemps, un été, et l’automne se fond rapidement dans l’hiver ; les couleurs changent et le givre devient neige. L’enchaînement des saisons se fait en accéléré et Joël prend conscience en voyant son père se voûter un peu plus chaque jour, que les années sur lui ne sont pas miséricordieuses. Un travail difficile, des peines et des regrets pèsent lourd sur l’esprit et le corps qu’il néglige.
Pour ne pas ressembler à son père, et pour pouvoir vivre longtemps jusqu’à cent ans, Joël décide de s’endurcir et surveille sa transformation. Parmi ses trois résolutions pour la prochaine année, entre devenir riche pour aller vivre près de la mer et voir une femme nue, il veut pousser son corps dans ses limites en allant dormir sous la neige. L’endurance doit se faire petit à petit et les nuits de Joël s’en trouvent bien animées…

Une jeune vendeuse chez l’épicier fait son apparition. Belle et tentatrice, elle nourrit ses émois. Et sa camarade de classe qu’il trouvait stupide, trop puérile dans ses ricanements, suscite son attention. Du coup, sa meilleure amie Gertrude dégringole dans la hiérarchie de ses préférences. Il faut dire qu’il aurait préféré qu’elle soit de son âge et pas dix ans de plus, moins originale et qu’elle ait un nez. Gertrude a un trou à la place du nez, un trou qu’elle cache avec un mouchoir ou un nez rouge de clown, tout dépend des jours, tout dépend de son désespoir, et il en a un peu honte. Puis, l’institutrice se montre plus sévère, plus inquisitrice, les femmes du village, vieilles, grosses, plus commères, et la petite amie de son père moins amoureuse, ce qui pousse son père à se réfugier dans l’alcool. Le mystère des femmes reste entier et il en est perturbé.

La naïveté de Joël s’émousse et son caractère s’affirme en même temps que ses hormones. Plus dans l’action et le jugement, il en arrive aussi à avoir envers son père des poussés querelleuses qui vont bousculer leur existence et redéfinir leurs vies.
Les rêves, les résolutions, font place à l’action et Joël promet sur la tombe d’un enfant de quatorze ans qu’il mettra tout en œuvre pour les accomplir. Un jour, il sera rocker comme Elvis Presley, et un jour, il emmènera son père sur l’Île de Pitcairn, sur les traces des mutins du Bounty.

Le roman commence avec les rêves d’un jeune enfant mais au fil des pages, ses divagations s’ancrent un peu plus dans le concret et moins dans son imaginaire. Mélancolique, douce, fougueuse, pleine de promesses, d’espoir et de chagrin, l’auteur a bien su traduire son histoire et les phases de son adolescence à l’aube des années 60. Joël est un héros pas ordinaire. Il a une force et une intelligence singulière pour un enfant de son âge, car tout jeune il a été confronté à des responsabilités, à l’abandon de sa mère et à l’alcoolisme de son père.
La lecture nous mène dans un paysage beau et rude sous la neige, paisible et ouaté, nous fait rencontrer des âmes abimées, solitaires et taiseuses et nous donne un sentiment ou une sensation de grande liberté et d’indépendance. Elle séduira à coup sûr les jeunes lecteurs en quête d’un récit initiatique, plein de poésie, d’innocence et d’amour.
Je vous le recommande…

 

Peinture de Gustaf Fjaestad, peintre Suédois

 

 

Joyeux Noël, Chien Pourri !

 

Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
et les grands
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

Joyeux Noël, Chien Pourri !
Texte de Colas Gutman
Illustrations de Marc Boutavant

 

« C’est Noël dans la poubelle de Chien Pourri et Chaplapla… » Malgré qu’ils soient plein de puces et qu’ils vivent dans une poubelle, les deux amis attendent avec impatience la venue du Chien-Noël en pensant aux cadeaux qu’ils pourraient recevoir.

Du fond de leur impasse malodorante, ils voient passer les jolis toutous bien peignés, bien habillés, et rêvent d’être eux aussi hébergés dans une gentille famille pour le réveillon.
Un petit espoir surgit lorsqu’ils lisent une pancarte accrochée à la porte d’une maison : « Famille Noël, chez nous c’est tous les jours Noël ! ». Sans hésiter, ils tapent à la porte et sont reçus par une petite fille toute mignonne qui les invite à rentrer. Mais rien ne se passera comme ils auraient pu le souhaiter… Les enfants, Marie-Noëlle et Jean-Noël, sont des garnements qui n’ont aucun respect pour la fête de Noël. En rivalisant de méchanceté, ils ont décidé de s’offrir les cadeaux les plus « pourris ». Le frère donne à sa sœur une poupée sans bras et la sœur lui offre Chien Pourri et Chaplapla.

Dès le lendemain, après avoir passé un horrible réveillon, Chien Pourri et Chaplapla se retrouvent avec d’autres vieux objets dans un vide-grenier pour être vendus. C’est là qu’ils font la connaissance d’une petite fille, triste d’avoir perdue son seul trésor, une poupée sans bras.

Ce « conte de poubelle » commence ainsi… une belle histoire de Noël, mélancolique et heureuse à la fois, avec un humour particulier, noir et loufoque. Nous accompagnons les deux amis Chien Pourri et Chaplapla dans une aventure généreuse et sensible. Aider une petite fille très pauvre est la mission qu’ils s’attribuent en ce jour de Noël.
Joyeux Noël !!! la magie sera au rendez-vous… des étoiles, des sourires et beaucoup d’amour.

A recommander !

 

 

 

 

 

Le presque Noël

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Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

Le presque Noël
Marie Tibi
Fabien Öckto Lambert

 

Nono le petit ourson et ses amis se retrouvent dans le bois autour d’un feu de camp, pour un goûter aux marshmallows. Tous parlent des cadeaux qu’ils aimeraient recevoir et tous s’impatientent de la fête. Tous, sauf Nono qui semble bien triste. Pourquoi Nono ? C’est bientôt Noël !


Nono raconte alors que chaque année, à la saison de l’hiver, les ours vont dans leurs tanières pour hiberner. Il ne pourra jamais écrire de lettre au Père Noël, ne recevra jamais de cadeaux et ne participera jamais à la fête…
Sensibles à la tristesse de leur camarade, la bande décide de lui préparer une très grande surprise ! Si Nono ne peut pas passer Noël avec eux, il va falloir ruser et bousculer le calendrier !
En cachette de Nono, ils s’attèlent aux préparatifs. Décorations, pâtisseries, tables joliment dressées et cadeaux au pied du sapin, ils vont inviter Nono pour un « Presque Noël »…
Que les festivités commencent !!!

 


Cette petite histoire est un joli témoignage d’amitié. On ne peut vraiment pas se réjouir de célébrer Noël quand un ami est malheureux. Encore une fois, dans ce genre d’album illustré, ce sont les bons sentiments de l’amitié et de la solidarité qui sont mis à l’honneur. L’enfant comprendra également qu’on peut changer certaines choses pour contrer les inégalités et les différences.
Je vous recommande cet album aux dessins doux, colorés, expressifs, et au texte simple et bien amené, ainsi que d’autres récits avec Nono le petit ourson.

 

Agatha Black, 1812


Une lecture pour Noël…
Une lecture commune avec Nahe

 

Agatha Black, 1812
Janis Mackay

 

Dans la petite ville écossaise de Peebles, Saul est un garçon de douze ans qui s’ennuie et qui ne pense qu’à rejoindre ses camarades. Mais pour avoir quitté sa maison sans le dire à personne, il est puni pour trois jours… Avec sa triste mine, il arrive quand même à émouvoir sa mère qui l’autorise à sortir pour faire une course à l’épicerie.
Il neige, les vitrines des magasins sont décorées, les maisons aussi, c’est bientôt Noël et tout est beau ! Perdu dans sa contemplation, il aperçoit une fille qui se tient au milieu de la route. Elle semble bizarre, effrayée, un peu dingue de rester ainsi immobile, et son accoutrement n’a rien d’ordinaire car c’est comme si elle était costumée pour le carnaval.
En une seconde, leurs regards s’accrochent et Saul se retrouve littéralement harponné par elle, qui se suspend à son bras et qui ne veut plus le lâcher…
Mademoiselle Agatha Black a « onze ans et six mois d’âge ». Mademoiselle Agatha a peur car elle vient du passé. Mademoiselle Agatha a besoin d’aide !

Après avoir écouté sa nouvelle amie, Saul est forcé de la croire et apprend alors la chose la plus farfelue au monde : il est possible de voyager dans le temps. Agatha vient de 1812 et pour avoir voulu assister son père dans ses recherches scientifiques, elle a été propulsée dans le futur.
Pour elle, tout est incroyable, les carrioles roulantes, les technologies, la nourriture, la nouvelle configuration de sa ville… Dans sa cabane secrète qu’il a bâtie avec ses copains au fond d’un jardin à l’abandon, il l’installe avec quelques biscuits, des friandises, un sac de couchage, des vêtements chauds, et lui apporte une pile de magazines et de livres sur l’histoire qui lui feront voir le monde actuel.
Ce qui est sûr, c’est que personne ne doit être au courant ! Et Agatha, en coupant sa longue et belle chevelure, devient son ami Randolph arrivé de Londres pour venir passer les fêtes en Écosse.

Agatha lui raconte son époque et Saul lui parle de la sienne. Il prend des notes car il aimerait bien participer à un concours d’écriture pour gagner le BMX de ses rêves… En tant que Randolph, il l’invite chez lui, lui présente ses amis et l’emmène au collège. Mais très vite, il se voit contraint de tout raconter à Will et Robbie car il faut absolument découvrir la formule qui ramènera Agatha dans son temps.
Mais comment faire ?
Amitié, entraide, confrontation de deux époques, mystère et la neige qui tombe… Pour Saul qui porte un regard neuf sur son monde, ce Noël sera magique !

C’est tout un univers qui s’ouvre devant Saul au contact d’Agathe. L’histoire fait progresser de belle manière le jeune garçon dans ses rapports avec sa famille, l’école et ses amis. La lecture est captivante et pétillante sur plusieurs points ; le voyage dans le temps, la grande énigme pour retourner en 1812, les amitiés, l’humour et la solidarité qui s’étend au-delà de son groupe. Car le dénouement final se révèle bien plus surprenant et émouvant que le début laissait présager.
Je vous recommande vivement ce roman de la littérature jeunesse !

 

Photo de Pleebes (Écosse) prise « ici »

 

 

Le Noël de Petit Lapin

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Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

Le Noël de Petit Lapin
Harry Horse

 

A la veille du jour de Noël, il neige, et Petit Lapin rêve de la belle luge rouge qu’il a vue dans la vitrine du marchand de jouets. Mais comme sa maman le lui a dit, il est impossible de savoir exactement ce que Lapin Noël va apporter, malgré les vœux des petits lapins. C’est surprise ! Alors, au petit matin, lorsque ses frères et sœurs le réveillent pour ouvrir les cadeaux, Petit Lapin se rue dehors pour voir si sa demande a été exaucée.


A son plus grand bonheur, il découvre la luge magnifique q
u’il ne tarde pas à étrenner tout seul, en égoïste. A lui, les belles pentes des collines qu’il descend à toute vitesse devant les regards admiratifs de ses petits camarades. Cependant, Petit Lapin va vite s’apercevoir qu’il n’est guère plaisant de jouer seul et que sans Molly Souris, Benjamin et Rachel c’est bien moins joyeux…


A la nuit tombée, après avoir passé une journée bien remplie, lorsque son papa le couchera, il lui avouera : « Tu sais, Papa, Noël c’est chouette, mais les amis c’est encore mieux ! »

Une très jolie histoire aux douces illustrations pour cet épisode de Petit Lapin. L’auteur en a écrit quelques unes avec lui… Pour Noël, Petit Lapin est fougueux, mais aussi un peu capricieux et ingrat vis à vis de ses compagnons de jeux. Mais très vite, après une leçon de vie, il retrouve l’amitié, la solidarité et le partage qui représentent l’esprit de Noël.
Un petit livre fondant et heureux !