Oscar le fantôme

Octobre est Halloween avec Lou et Hilde
et les samedis sont albums illustrés pour les enfants en compagnie de Hérisson pour son challenge

Un autre avis chez Hilde

 

Oscar le fantôme
André Bouchard

 

Le baron Oscar de Canterbourg est un fantôme heureux car dans le monde des esprits il a de nombreux amis. Toutefois, et seulement de temps en temps, il lui arrive de les laisser et de retourner dans son château pour s’amuser à effrayer les vivants. Il joue alors à se montrer plus terrifiant que la réalité en se grimant et en se disloquant.
Mais un jour, il surprend un enfant dans son sommeil qui ne réagit pas comme prévu. Et pire… la petite sœur va se montrer une véritable tortionnaire !

Les rôles sont inversés et c’est au baron d’avoir très très peur. Pensez… il n’y a rien de plus horrible qu’un bataillon de doudous peluches qui vous regardent de leurs yeux ronds, il n’y a rien de plus horrible qu’une petite fille qui s’acharne sur les lambeaux de son spectre, il n’y a rien de plus horrible que d’être dépoussiéré par un aspirateur puis passé dans un lave-linge !!!
Mais que voulez-vous chers amis, tout se perd dans ce monde-là… Surtout que hors du château, la vie a beaucoup changé ! Pauvre baron !
Confronté à toutes les modernités de notre époque, Oscar va connaître les pires tourments de sa vie de fantôme. Mais rassurez-vous, rien de très fâcheux…

Je vous recommande cet album qui est très drôle. Le comique se trouvant dans la confrontation des deux mondes, entre celui des morts et celui des vivants, entre celui des vieux siècles et celui d’aujourd’hui. Les dessins expressifs réjouissent également. On ne peut rester indifférent à la stupeur d’Oscar lorsqu’il constate qu’il n’est plus efficace, puis à son regard désespéré lorsqu’il est pourchassé par la petite Jeanne. Oscar est à la fête ! et cette expression n’est pas inappropriée car le dénouement de l’histoire va vous surprendre…
Un album graphique bien illustré et plein d’humour, à noter !

 

 

 

 

Les cousins Karlsson, Tome 1 – Espions et fantômes


Octobre est Halloween avec Lou et Hilde
Challenge polars et thrillers de Sharon

 

Les cousins Karlsson
Espions et fantômes, tome 1
Katarina Mazetti

 

Les grands-parents Karlsson ont eu quatre filles aux caractères et univers bien différents. Trois d’entre-elles ont eu des enfants ; Ulla, chercheuse, a deux filles, Julia et Daniella, Molly, actrice, a un garçon, George, et Ellen, chef cuisinière établie en France, a aussi un garçon, Alex. La quatrième, Frida qui vit seule sur une île suédoise loin de la civilisation, est artiste.
Lorsque Julia, douze ans, apprend par sa mère qu’elle et sa petite sœur Daniella (appelée Bourdon) vont devoir passer tout l’été chez leur tante Frida, c’est vraiment l’horreur ! Et de savoir que leurs cousins, George et Alex, les rejoindront, ne la réconforte en aucune façon car les souvenirs qu’elle a des garçons ne leurs sont pas très favorables.

Julia et Daniella, accompagnées de leur chat Chatpardeur, retrouvent les cousins sur le quai de l’île aux Grèbes. Les quatre enfants qui comprennent qu’il est essentiel de se montrer solidaires, refont connaissance en attendant tante Julia qui tarde à venir. Esprit fantasque, bohème et dévoué à son art, la sculpture, elle n’a aucun sens des priorités et du quotidien qu’elle gère très mal. Elle n’aura donc aucune honte à faire manger une pizza froide à peine décongelée à ses neveux le soir de leur arrivée. Pourquoi froide ? Parce que dans la maison de tante Julia le confort est vraiment secondaire et que la gazinière ne fonctionne jamais !
Dans cette vieille maison de trois étages desservis par un escalier en colimaçon, les enfants constatent que tout est archaïque et qu’il n’y a pas d’eau courante. Toutefois, ce qu’ils vont retenir c’est que tante Julia ne pourra pas s’occuper d’eux et qu’ils seront libres. D’un côté, la mer, de l’autre, la forêt… Quel est l’enfant qui s’en plaindrait ?

C’est l’été, la Suède en cette saison est très agréable et les enfants découvrent une maison qui se trouve être en définitive, assez plaisante et curieuse. Ils sont libres et seuls au monde ! Seuls ? et non… Dès ce premier jour, en découvrant par l’une des fenêtres le beau paysage, George croit voir une silhouette au loin fuir vers les bois. Puis dans la nuit, c’est au tour de Julia de voir un fantôme…
Qui est cette personne qui semble se cacher ? En riant, ils émettent l’hypothèse que cela pourrait être un loup-garou, un fantôme, un ornithologue et pourquoi pas, un espion…
Voilà un mystère qu’ils vont devoir élucider sans tante Julia qui doit partir sur le continent pour résoudre un autre problème. A eux l’aventure !

Dans la lignée des livres de la bibliothèque rose et verte que je lisais quand j’étais petite, cette série des cousins Karlsson en est une digne héritière. On y retrouve des enfants seuls, sans adultes, de l’amitié, de la solidarité et des mystères à dénouer. Mais alors que ces séries vintages racontaient des histoires de justiciers en culottes courtes et de bandits, Katarina Mazetti aborde dans ce premier tome « Espions et fantômes » un sujet très sensible qui colle à l’actualité de notre époque et qui raconte une histoire bien triste, celle des migrants et des passeurs. Ce n’est pas désuet, c’est très ancré dans notre temps.
Je vous recommande ce roman de la littérature jeunesse qui donne un aperçu bien sympathique de ce que peuvent être les autres histoires qui à ce jour sont au nombre de sept.


Peinture du peintre Suédois Bruno Andreas Liljefors

 

 

Sherlock, Lupin et moi, La cathédrale de la peur

Octobre est Halloween avec Lou et Hilde
Challenge policiers et thrillers de Sharon

 

Le mystère de la dame en noir, T1
Dernier acte à l’opéra, T2
L’énigme de la rose écarlate, T3

Sherlock, Lupin et moi
La cathédrale de la peur, tome 4
Irène Adler
Illustrations Iacopo Bruno

 

Irène reprend la plume pour nous conter cette dernière enquête avec Arsène et Sherlock, qui se passe de nouveau en France. Après quelques mois à Londres où elle et ses amis ont élucidé une affaire liée à une sanglante vengeance, Irène suit ses parents dans une nouvelle maison à Évreux, loin des tourments de la capitale. En ce début de mars 1871, Paris est à l’aube d’une insurrection contre le gouvernement de Thiers.

Dans cette campagne bien plus paisible, à l’orée de la ville, la jeune fille passe les premiers jours à visiter la villa et à s’occuper de sa mère qui souffre des poumons. Avec un père souvent absent et très préoccupé, le majordome Horatio veille toujours sur elle et devance la plupart de ses souhaits. Témoin et complice de ses escapades aventurières en compagnie de ses acolytes, il va jusqu’à lui baliser le passage pour s’échapper de la maison sans faire de bruit.
C’est en trouvant un message sur l’un des bancs du parc que l’histoire commence. Une mystérieuse inconnue lui donne rendez-vous dans les jardins de la cathédrale pour l’entretenir au sujet de Madame Adler et de Monsieur d’Aurevilly, l’ancien propriétaire de leur demeure. Mais cette raison n’est qu’un prétexte pour l’appâter, car le réel motif est un document caché derrière l’un des tableaux de la bibliothèque qu’elle voudrait qu’Irène lui ramène.
Voilà enfin une histoire digne d’intérêt ! et en rentrant chez elle, l’esprit bien chauffé par cette nouvelle énigme, Irène a la grande surprise de retrouver Arsène qui a fuit Bruxelles après s’être disputé avec son père. Les deux amis n’attendront pas longtemps pour voir débarquer Sherlock qui après avoir été éliminé dès le début à un concours d’échecs, est tout heureux de passer quelques jours avec eux.

Ce petit papier parcheminé et codé découvert derrière un tableau, va les envoyer dans le cœur malfamé de Paris à la poursuite du duc de Montmorency et d’un mystérieux Grand Maître, chef d’une société secrète ésotérique. D’indice en indice, de déduction en déduction, Irène, Arsène et Sherlock vont rencontrer le fils du romancier Alexandre Dumas qui les entretiendra sur l’une des dernières œuvres de son père, « Joseph Balsamo ». La toile de fond s’ouvre alors sur un univers occulte et alchimiste, sur des rituels macabres faits dans les catacombes, et sur une sainte relique, le cœur de Saint Michel.
Téméraires et très curieux, les trois amis vont vouloir déjouer les plans machiavéliques d’un sombre individu…

Quatrième opus de la série, nous retrouvons avec grand plaisir nos jeunes enquêteurs dans un périple à Paris. L’auteur aborde un univers après l’armistice signée avec les Prussiens, au début de l’année 1871, et juste avant la Commune où une partie du peuple issu de la classe populaire va se soulever contre le pouvoir mis en place. Tout est en effervescence et très malsain pour nos amis qui découvrent certaines réalités de la vie. Irène décrit bien leur aventure et ne nous cache rien des sentiments qui les animent.
Je recommande aux jeunes lecteurs, de 7 à 12 ans, cette série bien écrite et bien divertissante. Elle réunit plusieurs critères qui les passionneront… amitiés, suspense, action, société secrète, sciences occultes et pan historique de Paris.
Le prochain épisode est intitulé « Le château de glace ». Nous apprendrons peut-être un peu plus sur la mère biologique d’Irène. Car à travers les enquêtes relatées, il y a ce mystère qui se délie timidement de tome en tome…
A suivre !

Cathédrale d’Évreux

 

 

 

La maison aux 52 portes


Octobre est Halloween avec Lou et Hilde

Un autre avis chez Lou

 

La maison aux 52 portes
Evelyne Brisou-Pellen

 

La maison aux 52 portes… Maïlys la voit pour la première fois sur une vieille photo, un grand manoir de la fin du 19e siècle qui présente une façade avec ses seize fenêtres. Dans la voiture qui les conduit vers cet héritage inattendu venu d’un grand-oncle, elle ne peut s’empêcher d’éprouver un malaise et d’avoir des visions sur une époque révolue. Serait-ce l’attitude soucieuse de son père qui la plonge dans un état fiévreux ?

Sous un ciel menaçant, lorsqu’ils arrivent enfin devant la maison, ils découvrent une propriété décrépie, abandonnée, mangée par les mauvaises herbes et étouffée par les grands arbres du bois qui l’entoure. Sous une épaisse couche de poussière, l’intérieur est en bien plus mauvais état et guère hospitalier. Lugubre est le terme qui vient aussitôt à l’esprit et l’odeur de moisi qui s’en dégage n’arrange rien à l’atmosphère. Étrangement, seul un piano au centre du salon brille comme un sou neuf.
Elle devait être belle cette maison du temps du grand-oncle, avec des domestiques à tous les étages ! Mais pour lui redonner son lustre, il faudra de longues journées de travail et beaucoup de patience.
Pour compléter le sinistre décor, une pluie torrentielle coupe l’électricité qui plonge les nouveaux venus dans la pénombre et qui les prive de la pompe à eau. Avec le chemin
impraticable qui mène à la grande route, ils se retrouvent aussi coupés du monde extérieur. Sans perdre de temps, Maïlys s’aventure avec son père dans la découverte des pièces. Toujours gênée par une étrange tension, une angoisse qu’elle ne peut analyser, elle doit choisir une chambre un peu plus propre que les autres où elle passera la nuit. En espérant retrouver le lendemain son entrain habituel, elle s’endort très fatiguée. Mais durant la nuit, des bruits et des cris la réveillent… Céleste, Céleste… Céleste est son véritable prénom de baptême que lui avait donné son parrain, ce grand-oncle décédé, et de l’entendre ainsi, lui donne la peur de sa vie !
Au matin, elle rejoint ses parents pour le petit-déjeuner et prend la décision de taire ce qu’il lui arrive pour ne pas les inquiéter. Son cauchemar a été effrayant, surtout qu’en se réveillant, elle a constaté des griffures ensanglantées sur la tapisserie de la chambre qu’elle n’avait pas vues la veille. Cependant, elle perçoit dans ces manifestations surnaturelles, comme un appel au secours. C’est donc avec un certain courage que Maïlys entreprend de faire des recherches de la cave au grenier, en quête du moindre indice qui raconterait le passé de la maison.

Dans une ambiance qui se révèle lourde de tristesse, en totale harmonie avec le temps, Maïlys va ouvrir une porte, la cinquante-deuxième, qui donne sur un secret familial bien gardé… et du coup, délivrer tous les fantômes qui hantent la demeure, pour le bonheur et la rédemption des siens.

Cette histoire ne raconte pas les délires d’une jeune adolescente, mais une malédiction et un dédoublement de la personnalité, car Maïlys, comme toutes les femmes de sa famille, est médium. Un esprit manifeste sa peine et son tragique destin à travers elle. Roman pour la jeunesse, il donne à ce mystère une part fantastique et une part bien concrète qui relate des pans de la guerre de 14-18. On voyage alors dans le temps et on aborde la vie des Poilus au front, une partie très intéressante pour les jeunes lecteurs.
Lecture fluide, écriture soignée, intrigue à frissons… c’est assurément un livre à recommander !

 

 

Pointe Blanche


Mois anglais avec
Lou et Titine
Challenge Petit Bac avec Enna

 

 

Pointe Blanche
Les aventures d’Alex Rider, Tome 2
Anthony Horowitz

 

New-York,
Le milliardaire Michael J. Roscoe s’imaginait être en sécurité entouré d’anciens agents du FBI, dans sa voiture blindée et dans ses bureaux aux portes ultra sophistiquées avec détecteurs d’empreintes. Mais Roscoe meurt en tombant d’une cage d’ascenseur trafiquée par Le Gentleman, un tueur à gage au service du plus offrant. La mort se voudrait être un accident, toutefois des doutes sont émis du côté des services secrets du MI6 qui étaient en contact avec lui pour une affaire concernant son fils Paul.

Londres,
De retour dans son collège après deux semaines d’absence, Alex Rider se découvre étranger à tout ce qui faisait sa vie avant son enrôlement forcé dans les services secrets et l’assassinat de son oncle. Alors que tout le monde le pensait terrassé par la grippe au fond de son lit, il était à déjouer le complot d’un riche industriel mégalomane.
Mais très vite, suite à une petite bêtise qu’il commet en arrêtant des trafiquants de drogue, Alex se retrouve à nouveau face à Mr Blunt le directeur des opérations spéciales du MI6 qui lui demande d’effectuer une deuxième mission.
Cette fois-ci, Alex doit se faire passer pour le fils rebelle de Sir David Friend un riche homme d’affaire, et intégrer un pensionnat français à la frontière Suisse, le château de Pointe Blanche.
Suite à l’assassinat de Roscoe, c’est au tour d’un ex membre du KGB et chef des services secrets Viktor Ivanov de mourir dans l’explosion de son bateau. Un lien réunissait les deux hommes, leurs fils Paul et Dimitri, tous deux élèves dans la même école qui reconditionne les enfants récalcitrants des hommes les plus influents du monde.
Après une semaine dans la famille de Sir David pour s’imprégner de son rôle, Alex s’envole dans un hélicoptère avec Mme Stellenbosh, l’adjointe du Dr Hugo Grief, le directeur de Pointe Blanche, qui le mène dans cette forteresse perdue dans la montagne. Vieille institution qui fut tour à tour un château, un asile pour aliénés et la demeure de vacances pour des dirigeants nazis, ce fief gardé par des hommes armés devient une prison.
A peine arrivé, Alex comprend que sa mission va se révéler très compliquée… Et ce ne sont pas les simples gadgets de Mr Smithers qui vont l’aider à s’en sortir !
Qui est Grief et quel est son but ?

Sans vouloir dévoiler la trame de l’histoire, sachez qu’Alex va être confronté à un médecin, adepte des théories aryennes sur une race pure, qui a travaillé toute sa vie sur le génome et le clonage.
Avec un héros aussi courageux et sympathique, un méchant horrible et une intrigue bien menée, pleine d’action, cette suite est un épisode bien plus intéressant que le précédent (Strombreaker) et augure d’une série qui captivera le jeune lecteur.
Alors… à suivre !

 

 

 

 

Un festival pour l’Aliénor, Tome 4


Challenge Petit Bac avec Enna, catégorie « nom »

Une semaine de romans pour la jeunesse – 2

 

Tome 1Tome 2Tome 3

Un festival pour l’Aliénor
Tome 4
Cécile Soler

 

Grâce à sa tante, Vanessa peut rester à l’académie sportive Arcadia… Sa scolarité avait été compromise avec le déménagement de ses parents qui ne pouvaient plus assurer les transports, et c’est Lili qui avait proposé l’idée toute simple du covoiturage.
C’est avec la maman de son amie Nina que le deal avait été conclu, mais un jour après des vacances, Vanessa a la désagréable surprise de voir une nouvelle voiture. Au volant, une autre mère, et à l’arrière sa pire ennemie, la détestable Cyrielle… En peu de temps, elle constate que le proverbe qui dit : « Telle mère, telle fille », est vrai pour ces deux-là !

A Arcadia, c’est un branle-bas de combat. Pour fêter l’ouverture d’un SPA très chic, un festival est organisé avec portes-ouvertes au public. D’inspirations médiévales, les jeux tourneront tous au tour des thèmes de cette époque ; tournois, amours courtois, Robin des Bois et la légende du Roi Arthur. Toutes les disciplines seront mises à contribution et les élèves devront participer aux spectacles.
Du côté des patineurs, la représentation mettra en scène l’histoire de Robin des Bois. Vanessa et ses amis font alors la connaissance de Maria, leur nouvelle chorégraphe Russe qui ne fait pas bon ménage avec leur entraineur Eric. Après un début houleux entre eux, la guerre froide est déclarée.
Autre nouvelle tête, Kelly Wang qui vient d’Amérique. Du même âge que Vanessa, la jeune fille a un niveau supérieur. Sa technique et sa grâce donnent des complexes à notre petite héroïne qui en devient un peu timorée sous le regard critique de Maria. Si Kelly excelle sur la glace, dans la vie courante, elle est d’une grande timidité. Elle aurait pu être à l’image de Sophie et de Cyrielle, les deux pestes de l’académie, mais elle est en fait tout le contraire, ce qui émeut Vanessa.

Avec toutes ces activités qui doivent être menées en parallèle des études, les journées sont bien remplies et exténuantes. Cependant, il leur reste encore de l’énergie pour rêver… Il semblerait que Vanessa ait un soupirant qui l’entraine dans le potager d’Arcadia pour élever une famille de canards. Franck, l’ancien amoureux de Cyrielle, est un garçon charmant. Mais est-ce bien lui qui fait tambouriner le cœur de Vanessa et qui l’invitera à regarder le feu d’artifice qui clôturera cette mémorable fête ?

Nous suivons Vanessa dans ses entrainements et ses activités pour le festival. Comme dans les autres tomes, Cyrielle et Sophie vont s’échiner à mettre du désordre dans les programmes, mais leurs personnalités se dévoilent de plus en plus aux autres et leurs mesquineries ne resteront pas impunies. Dans cet épisode, l’auteur met l’accent sur ses mères insupportables qui vivent leurs rêves à travers leurs filles. Madame Wang est l’une d’elles, dévorée par l’ambition de voir Kelly se surpasser et triompher, jusqu’à la briser. Un sujet est alors abordé, celui des régimes poussifs et des carences qui mènent à l’anorexie.
Avec une plume toujours légère et pleine d’entrain, la vie de Vanessa à Arcadia est une lecture très plaisante. La petite fille des débuts qui n’avait pas encore douze ans, grandit vite et bien. Elle est fidèle en amitié (nous retrouvons Zoé qui reste sa meilleure amie), et se montre solidaire pour ses amis qui ont besoin d’aide. Puis avec le sourire, nous lisons ses émois amoureux qui suivent parfaitement les règles de l’amour courtois…
Je vous recommande cette série avec enthousiasme !

 

Errol Flynn dans le film « Les aventures de Robin des Bois »

 

 

Les orphelins Baudelaire, Tome XIII

Une semaine de romans pour la jeunesse – 1

 

T1 – Tout commence mal – T2 – Le laboratoire aux serpents – T3 – Ouragan sur le lac
T4 – Cauchemar à la scierie – T5 – Piège au collège – T6 – Ascenseur pour la peur

T7 – L’arbre aux corbeaux – T9 – La fête féroce – T10 – La pente glissante
T11 – La grotte Gorgone – T12 – Le pénultième péril

 

La fin, Tome XIII
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

 

Je me suis enfin décidée à lire la fin de cette série très originale et la lecture de ce dernier épisode ne fut pas des plus simples ! On en ressort les méninges épuisées. Mais comment a fait l’auteur pour s’y retrouver ? Soit l’intérieur de sa tête est bien compartimenté, soit c’est complètement azimuté !

Dans le dernier opus, nous avions laissé les orphelins Baudelaire avec le Comte Olaf à bord d’un bateau ; toujours sous l’emprise de ce diable d’homme ! Le narrateur Lemony Snicket en est dépité et compare leur histoire à un oignon, avec plusieurs couches de pelures et des torrents de larmes. Donc… en pleine mer et ne pouvant fuir ailleurs, les enfants sont obligés de voir le Comte Olaf se gargariser d’avoir détruit le VDC, heureux et rêveur sur un petit nuage… Mais dans le ciel, des nuages bien moins confortables annoncent une tempête qui va les secouer et pousser le bateau vers une île en le faisant échouer.
Rescapés de leur naufrage, les Baudelaire encombrés d’Olaf, sont accueillis par une petite fille qui s’appelle Vendredi. Elle raconte alors qu’à chaque tempête, un membre de leur communauté part en repérage sur la plage pour voir les objets que les vagues ont ramenés. Dirigée par un ancien, Ishmael le Grand Falcificateur, la société vit en autarcie depuis des années sans pouvoir regagner le continent.
Après une énième « bêtise », le Comte Olaf est banni et laisse Klaus, Violette et Prunille découvrir seuls ce nouveau monde régi par des règles très strictes. Malgré les sourires et les politesses de bienvenue, Ishmael leur fait bien comprendre qu’aucun écart n’est permis, sous peine de représailles.
Contraints de suivre les us de la communauté, les enfants essaient de s’acclimater et de profiter pleinement de cette quiétude toute nouvelle car on peut dire que depuis la mort de leurs parents, les péripéties et les tragédies se sont enchaînées ! Mais… (il y a toujours un « mais » dans leurs aventures)… leur répit ne sera que temporaire ; le Comte Olaf est toujours là !

 

Ce dernier tome est comme une récompense, comme si l’auteur tapotait le lecteur sur le dessus de sa tête en disant : « C’est bien ! tu as tenu le coup jusqu’ici. ». Parce que ce ne fut pas toujours une sinécure avec des épisodes de qualité variable.
Donc, même si l’écriture est farfelue et qu’elle demande beaucoup d’attention, on comprend petit à petit l’origine du VDC et l’implication des parents Baudelaire au sein de cette organisation secrète. Qui sont les Baudelaire, les Snicket et le Comte Olaf. Quant à la dernière page, la fin de « La fin », elle clôt une saga hors norme tout en laissant à l’auteur la possibilité d’en continuer une autre avec nos jeunes héros.
« Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire » n’ont pas été toutes désastreuses… alors je pourrais les recommander à un petit lecteur, lectrice, qui a le goût de la fantaisie, de l’alambiqué, du grotesque, et qui curieux cherchera à poursuivre vaillamment la lecture de ces treize volumes.