Alix Pix, du rififi au royaume des contes

Un livre offert dans le cadre des Masses Critiques Babelio par les éditions Le Gâteau sur la Cerise

.

Alix Pix
Du rififi au royaume des contes, Tome 1
Texte de Camille Masson
Illustrations de Brice Magnier
Couleurs de Véronique Bonnet

 

Attention, chers lecteurs de contes de fées ! Je vous mets en garde sur ce que vous allez lire… Cette histoire va vous faire réfléchir et peut-être chambouler votre univers.

Dans le royaume des contes, la petite sorcière Alix vit avec ses grands-parents Pix, les propriétaires de la boutique des balais magiques. Un jour, alors qu’elle testait des potions, sa grand-mère lui apporte une lettre non signée, dans laquelle on met en cause l’intégrité des familles royales qui gouvernent le royaume. Intriguée, Alix décide alors de mener son enquête. Pourquoi lui a-t-on adressé ce courrier ? et surtout qui ose ainsi défier les « Gentilles Familles » qui descendent des plus célèbres princesses des contes de fées… Cendrillon, Blanche Neige, la Belle au Bois Dormant… ?

« Les Gentilles Familles mentent et cachent un secret. »

C’est Gladys, sa chouette de compagnie, qui avec son regard perçant voit dans le bas du feuillet le premier indice : un poil. Et c’est le grand magicien Merlin qui lui conseille d’aller se renseigner auprès des soigneurs de la Ménagerie des contes, car ils connaissent tous les animaux fantastiques.
A la Ménagerie, Alix est obligée de jeter un filtre de vérité pour avoir une réponse car il semblerait que le poil appartienne à une créature maléfique. Elle apprend alors que seuls quelques livres entreposés dans la partie secrète de la Grande Bibliothèque parlent de ce bestiaire. Mais pour pénétrer les lieux, il faut avoir une clef… et la clef se trouve dans les appartements royaux du palais !
Pendant que Merlin s’entretient avec Betty la bonne fée, directrice de l’université des fées, sur cette dénonciation d’envergure, Alix organise un plan pour récupérer la clef, car l’occasion lui est donnée avec le bal de Cendrillon, une véritable institution dans le royaume !

Une grande aventure commence pour la petite sorcière, et très vite, son ami d’enfance Peter Wood et Aurorabelle, la fille du roi, s’associent à elle pour continuer l’enquête dans la forêt interdite.

Découverte dans un couffin à l’orée de cette forêt, puis adoptée par les Pix, Alix a toujours enquêté sur le mystère de ses origines. Cette forêt l’appelle donc doublement. Petite sorcière intrépide et futée, elle plaira beaucoup aux jeunes lecteurs (à partir de 7 ans) qui riront des révélations qui sont faites. Et dans le second tome, Alix et ses amis devront démasquer les scélérats, instigateurs du complot sur les « Gentilles » Familles.
Je vous recommande cette histoire originale, pleine d’humour, (qui aurait certainement fait sourire Bruno Bettelheim), aux illustrations riches, très expressives et colorées. En supplément, une petite surprise détachable, sous forme de livret intitulée « Le carnet secret d’Alix », offre des jeux, des recettes, une leçon de dessin et d’autres ateliers qui amuseront les enfants.
Les auteurs invitent également les lecteurs à écrire à Alix, en leur donnant son adresse magique personnelle, et en leur certifiant qu’elle leur répondra…
Ce titre est donc… à noter !

.

.

.

 

Publicités

Le secret du quai 13


Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°23
Une lecture commune avec Nahe

 

Le secret du quai 13
Eva Ibbotson

.

J.K. Rowling raconte que pour quitter le monde des Moldus et pénétrer dans le monde fantastique des Hautes-Terres en Écosse, il faut prendre le chemin de traverse de la plateforme 9 3/4 de la gare de King’s Cross. Dans son roman « Le secret du quai 13 », Eva Ibbotson reprend le même lieu pour nous transporter sur l’Île d’Avalon. Tous les neuf ans, durant neuf jours, sous l’un des quais de la gare, avec l’aide d’un faiseur de brume, le Chunnel s’ouvre pour le voyage.
Le faiseur de brume est un animal qui ressemble à une petite hermine.

L’Île d’Avalon, ou Terre de Saint-Martin, ou Pays des Brumes, est habitée par toutes les créatures imaginaires ; ogres, dragons, sorciers, fées, fantômes, sirènes, trolls… Et comme dans tous les mondes des contes, elle a sa famille royale, un roi, une reine et un petit prince.
L’histoire débute en 1983. Les nounous qui sont au service du petit prince, sont trois sœurs adorables et dévouées qui viennent du monde des humains. Très attachées au bébé, elles feraient tout pour lui ! Mais lorsque Violette, Lilas et Rose, voient arriver le grand jour de l’ouverture du Chunnel, elles ne songent qu’à faire un saut dans leur ancienne vie et ainsi mettre un baume sur leur nostalgie qui commence à poindre. C’est avec la permission de la reine, qu’elles embarquent sur le bateau en compagnie du petit prince alors âgé de 3 mois, pour une journée dans le Monde du Haut, la dernière de la période des neuf jours…
Le bébé est très sage, la journée passe vite, les trois sœurs sont ravies de leur excursion, et le retour se fait sous de bons hospices. Mais, alors que le passage se referme pour neuf ans, les sœurs découvrent que le couffin royal est vide. Le petit prince a été kidnappé…Tragédie suprême !
C’est par les fantômes qui sont les seuls à pouvoir franchir le Chunnel en dehors de la période, qu’ils apprennent que le petit prince a été pris par Mme Trottell, la femme du banquier et qu’il s’appelle désormais, Raymond.

Neuf ans plus tard : La petite sorcière Odge Gribbell veut faire partie de l’équipe de sauvetage. Peu expérimentée, mais très décidée, elle va tout faire pour participer au retour du prince Raymond.
Cornélius le sorcier, Cornichette la fée, Hans le géant et Odge vont faire une drôle de découverte… Raymond est un odieux gamin qui ne pense qu’à manger et à rabaisser le jeune Ben qui a été placé au service de sa famille pour faire les plus basses besognes…

Comment décider Raymond à les suivre ? « – Ça simple, dit Hans. Je tape lui sur tête, je jette lui dans sac, et on retourne dans le Chunnel. »… Mais ça ne sera pas aussi facile ! Il faudra demander de l’aide à toutes les créatures surnaturelles qui peuplent le Monde du Haut.

.
Ce mois-ci dans le roman-fantastique-jeunesse, je découvre Eva Ibbotson et j’en suis ravie. Sa plume lie toujours humour et tendresse. Dans cette histoire, les mésaventures de nos sauveteurs vont faire sourire les jeunes lecteurs, car les rebondissements sont nombreux et désopilants. Si nous devinons la trame de l’aventure dès le début, ce n’est pas bien grave… la lecture se poursuit avec plaisir. Elle est aussi douce que le faiseur de brume.
Je vous recommande ce livre, ainsi que cette auteure.

.


Illustration de Gianni de Conno

.

.

 

La pâtisserie Bliss

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°16
Une lecture commune avec Nahe qui a lu le 2ème tome.

 

 

La pâtisserie Bliss
Kathryn Littlewood

.
C’est à l’âge de dix ans que Rosemary Bliss apprend que ses parents mettent de la magie dans leurs pâtisseries.
Tout prend un sens quand elle surprend sa mère entrain de capturer un éclair pour l’intégrer dans la pâte d’un gâteau qu’elle destine à un petit garçon qui, suite à une électrocution, se retrouve dans le coma. A l’hôpital, Kenny est plus proche de la mort que de la vie, lorsque Céleste, la mère de Rosemary, lui met entre les lèvres une miette du gâteau. Le miracle se produit aussitôt… Kenny se réveille en réclamant un verre de lait !

Dans la petite ville de Calamity Falls, les gens ne sont pas à plaindre, ils ont la pâtisserie Bliss dont la réputation n’est plus à faire ! Leurs bienfaits et leur générosité sont tellement encensés que même les gens des villes mitoyennes viennent leur demander conseils. C’est ainsi que le maire de Humbleton vient demander de l’aide pour guérir ses concitoyens d’une méchante grippe qui fait des ravages. Un remède ? des croissants aux amandes et peut-être des cheesecakes à la citrouille…
Les parents de Rosemary devant partir une semaine, ils confient la pâtisserie à leurs enfants et à leur assistant pâtissier, Chip, un grand gaillard qui ressemble plus à un mercenaire qu’à un marmiton !

Rosemary se retrouve avec ses frères, Olivier et Origan, et sa sœur, Nini, aux commandes de la boutique. Vendre les gâteaux, c’est bien, mais les faire ça serait mieux. C’est alors qu’arrive de New-York, une petite-petite-cousine de la branche sulfureuse de la famille Bliss. Lily, très belle et très gentille, souhaite se rapprocher de sa famille qui lui manque. En l’absence de Céleste, elle se propose d’assister les enfants dans leur travail et devient très vite une aide précieuse.
C’est dans la chambre froide que Rosemary trouve le grimoire de sa mère. Avec ce livre, ils pourront garnir les étagères de pâtisseries et les paniers de viennoiseries… en commençant par confectionner des muffins de l’amour et des cookies de la vérité…

Calamity Falls va se régaler ! mais surtout Calamity Falls va connaître un vent de folie !
La semaine va paraître longue… et que trame réellement la petite-petite-cousine, Lily ?

.
Premier tome de la série, ce livre installe le décor et les personnages dans une ambiance champêtre, exubérante et magique, quelque part dans un lieu préservé. Humour, taquineries, douceur, aventures et gourmandises sont au rendez-vous, ce qui ravira les jeunes lecteurs qui apprécieront la fratrie Bliss. La cuisine n’est pas à la portée de tout le monde, même avec un livre de recettes ! Les déboires ne tardent pas à arriver et donnent de bonnes saveurs à l’histoire. Et comme vous pouvez vous en douter, la cousine Lily n’est pas aussi sympathique…
Je recommande cette charmante lecture aux jeunes enfants, de 7 à 10 ans. Plus vieux… c’est à vos risques et périls !!! Il y a un cabinet de curiosités tout à fait incroyable ; nain en sommeil, œil de sorcier, lumière d’éclipse lunaire…

Vous trouverez des billets de ce 1er tome chez Nahe, Hilde,

.

.

.

.

Une recette top secrète


Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les samedis sont albums jeunesse !
Billet n°14

 

 

Une recette trop secrète
Texte de Quitterie Simon
Illustrations d’Olivier Latyk

.
Lorsqu’une sorcière désire cuisiner « une soupe de fillette dodue aux limaçons » et quand elle ne trouve pas l’ingrédient principal, à savoir la fillette et non les limaçons, que fait-elle ?

Une recette trop secrète 1Elle transforme sa maison en une véritable bonbonnière comme son ancêtre l’avait fait pour Hansel et Gretel… Venez, venez mes mignonnes…

Le leurre ayant marché, Colette la sorcière ne tarde pas à recevoir la visite d’une petite fille du nom d’Angèle, qui surprise de voir un intérieur bien singulier garni de « bocaux de chauves-souris et de rats confits, de guirlandes de serpents séchés », et autres gourmandises, parcourt la maison dans ses moindres coins en posant toutes sortes de questions.

En essayant de se montrer une hôtesse charmante, Colette commence à faire son bouillon. Mais tout va aller de travers ! Angèle est une petite fille très vive qui devient vite insupportable.
Et que fait-on avec les enfants insupportables ?
On les perd ! On les perd et on les laisse sur le chemin d’un ogre.
L’idée est très séduisante ! Alors Colette propose à Angèle une promenade dans les bois…

N’ayez aucune crainte chers lecteurs, dans ce conte, les enfants peuvent se montrer bien plus affreux qu’une sorcière et un ogre ! Colette va en faire la cruelle expérience et reconnaître qu’une diète de quelques mois ne serait pas si grave.
Je vous recommande cette petite histoire délicieuse ! Courte, marrante, bien illustrée avec des couleurs toniques, et imprimée avec de gros caractères, elle est parfaite pour les enfants qui commencent à lire.

 

Une recette trop secrète 2

.
.

.

.

Zombillénium, Control Freaks – Tome 3


Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Billet n°11
La BD de ce mercredi est chez Noukette

 

 

Zombillénium, Gretchen – Tome 1

Zombillénium
Control Freaks – Tome 3
Arthur de Pins


.
« Ma petite entreprise connaît pas la crise… »
Au parc d’attractions Zombillénium, c’est désolant ! La sorcière Gretchen n’a toujours pas libérer sa mère de l’emprise de Behemoth, Aurélien qui
souffre du blues post mortem, ne supporte plus sa condition de démon, et le directeur Francis Van Boodt qui annonce la visite d’un consultant venu pour booster le chiffre d’affaire de l’entreprise et leur parler de « restructuration », tente de réconforter tout le monde en les rassurant sur leur avenir. Mais…
Vampire de son état, Bohemond Jaggar Rochambeau est envoyé par le président Behemoth qui souhaite redynamiser l’ambiance et se faire un max d’âmes damnées.
Sans pitié, Rochambeau ne manque pas de zèle. Dès son arrivée, il sème la terreur et, alors que c’est strictement interdit, embrigade des recrues dans le public des humains. Le but réel de l’entreprise est ré-notifié : « Le parc est une pompe qui envoie du fric aux actionnaires et des âmes à Behemoth. »

« Les temps changent » et de nouvelles règles sont à suivre… Gare à ceux qui se rebelleront !


Troisième tome de la série, « Control Freak », toujours aussi bon que les autres, est plein d’humour macabre, mais dans cet épisode le ton moins léger et bon-enfant tend vers un scénario plus sombre, plus machiavélique, plus triste aussi. C’est le monde de l’entreprise qu’on restructure ; on parle de marketing, burn out, capitaux, actionnaires, intimidations, mises en demeure, destitution… La productivité de l’entreprise et les effectifs sont redéfinis de manière oppressive. Ce nouveau Rochambeau est vraiment un suppôt du diable !
Le slogan du parc « Ici, on embauche… pour l’éternité », prend une autre dimension.

Des albums à conseiller ++ pour leurs scénarios, leurs gentils personnages (tous craquants) et leurs graphismes !

 


.

.

.

Yanabosse et le Brahima-Shatam-Ô-Boktatou

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°9

 

 

Yanabosse et le Brahim-Shatam-Ô-Boktatou
Yann Rambaud
Illustrations de Marine Gosselin

.
Il est un passage magique qui mène droit au Bois du Gouffre et c’est dans cette contrée que vit Yanabosse.
Yanabosse a tous les attributs qu’on peut imaginer pour une sorcière. Nez crochu, dents noires, bosse dans le dos, menton pointu, verrues, et certainement plein de poils partout ! Avec ses compagnons, Zip le balais, Néron le canard, Médor le chat et Raymond le dragon, elle ne compte plus les années et mène une vie solitaire. Cela fait bien un demi siècle qu’elle n’a vu personne !

Mais un jour, alors qu’elle teste quelques sorcelleries pour faire fructifier son jardin, elle a la surprise de se trouver face à une petite fille qui a su traverser la forêt qui mène au Gouffre. Abigaïl a découvert dans les affaires de son arrière-arrière-grand-mère une carte et des notes dans lesquelles on lit une formule ou un nom qui revient souvent : Brahim-Shatam-Ô-Boktatou. Téméraire et inconsciente, la curiosité sans limite d’Abigaïl l’a conduite jusqu’ici.
Mais qui est cette arrière-arrière-grand-mère si renseignée ? A cette question, Abigaïl répond : Carabix ! Mais Carabix… c’est le diminutif de Carabosse ! Mille millions de vers, la plus hargneuse des rivales !
Sans trop réfléchir, Yanabosse propose un pacte à Abigaïl. Elle apprendra ce qu’est le Brahim-Shatam-Ô-Boktatou si elle s’occupe de Raymond le dragon.
Abigaïl accepte dans un grand sourire et espère bien ne plus quitter sa nouvelle copine. Elle a tant de questions à lui poser !

Entre la petite fille pimpante et bavarde, avide de connaître toutes les choses qu’on peut lui apprendre, et la sorcière acariâtre et ermite, l’écart n’est pas si grand ! Et bientôt voilà que Carabosse vient jouer les importuns en pointant son nez…

Il va y avoir dans le Bois du Gouffre quelques étincelles !

Une petite histoire bien sympathique que l’auteur a imaginée pour son enfant. Tous les soirs, le personnage de Yanabosse prenait plus d’envergure et c’est ainsi que le conte a pris forme. Bons sentiments, tendresse, humour et fantaisie sont au rendez-vous dans le pays enchanté du Gouffre !
Il me semble avoir vu que c’est un premier tome…

.

.

.

.

L’océan au bout du chemin


Halloween en octobre avec
Hilde et Lou
Une lecture commune avec Nahe
Billet n°3

.

L’océan au bout du chemin
Neil Gaiman

.
Le Sussex,

Revenu dans le pays de son enfance pour un enterrement, le narrateur s’évade et évoque les champs, les fermes, son ancienne maison et les gens. Il était arrivé dans cette campagne à l’âge de sept ans et il en était reparti pour ses douze ans. A travers le regard innocent et méfiant du petit garçon, il nous raconte l’histoire de ces années dont on ne sait si elles sont fantasmées ou réelles car nous basculons très rapidement dans un monde obscur, chimérique et invisible. Lorsqu’il dépasse la frontière de l’ancienne maison et qu’il remonte le petit chemin creux, il arrive chez les Hempstock.
Famille de trois femmes, une grand-mère, la mère et la fille, les Hempstock avaient été pour lui plus qu’un soutien et une protection.
Tout commence par le suicide ou le meurtre d’un chercheur d’opales venu passer quelques jours dans le bed and breakfast de ses parents. Sur les lieux du drame, pour qu’il ne dérange pas la police, on l’avait confié à Lettie Hempstock, une gamine de onze ans, qui l’avait amené chez elle. Bien accueilli et réconforté, elle lui avait servi un bol de porridge qu’elle avait nappé de façon gourmande de crème et de confiture. Ce moment « parfait », il le range dans les souvenirs les plus heureux de sa vie.

A compter de ce jour, il devient l’hôte privilégié de ses voisines mystérieuses. Avec Lettie, qui s’arme d’une badine de coudrier, il s’aventure, découvre les esprits de la nature et apprend que la marre du bois est un passage secret qui peut se transformer en un océan. Avec la grand-mère, ce sont des contes qui parlent des vieux temps païens, de la première lune et d’un monde parallèle proche du notre. C’est alors qu’en tant qu’initié, sorcières, fantômes et autres créatures mystiques se manifestent à lui.
Lettie veille sur lui, mais jusqu’à quand ?

Dès les premières pages, c’est au lecteur de donner à ce roman le sens qu’il désire. Est-ce que le petit garçon qui délaissé par des parents trop occupés et à l’imagination débordante, invente un univers fantasmagorique ou est-ce une réalité ? Combinaison des deux, née de nos peurs enfantines, de l’inconscience, l’ambiance peut se montrer angoissante, voire cauchemardesque. Le narrateur adulte semble avoir oublié les caractères enchanteurs et tragiques du passé, n’ayant gardé que des bribes fugaces, des défiances, et laisse donc à l’enfant le droit de s’épancher et de nous raconter cet éveil.
Le surréalisme de l’histoire ne facilite pas la lecture, alors je vous conseille de vous laisser mener sans trop réfléchir et de vous laisser porter par le style onirique. Gardons en chacun de nous une part de magie et de rêves !

D’autres billets chez Fondant,

.
.
Peinture de William Turner

.

.

.