Grenadins de veau à l’irlandaise

La Saint-Patrick c’était vendredi dernier, mais les Gourmandises tenaient aujourd’hui à saluer nos amis Irlandais en ce dimanche.

Vous trouverez des recettes chez les marmitonnes…
Martine – Seafood chowder, la soupe de poisson irlandaise
Pommes de terre farcies au foie gras et Omelette au Saint-Marcellin et aux pointes d’asperges

Sandrion – Muffins cœur praliné
Asphodèle – Irish mist cream
Nahe – Soda bread
Béa – Soda bread et Ragoût de bœuf à la bière
Hilde – Soda bread
Nath Un chocolatdansmonroman – Irish Stew et Banoffee pie

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Grenadins de veau à l’irlandaise
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Ingrédients pour 2 personnes :
– 2 grenadins de veau
– 5 pommes de terre
– 1/2 l de lait
– 1 cuillère à soupe de moutarde douce et crémeuse
– 3 cuillères à soupe de whisky
– 3 grosses cuillères de crème fraîche
– 4 tranches de poitrine fumée
– 5 oignons grelots, 1 gousse d’ail
– Persil, sauge, romarin, sel, poivre Sichuan en grains

Préparation :
– Dans une marmite, faites revenir dans de la matière grasse et à feu vif vos grenadins de veau avec les oignons-grelots coupés en deux et l’ail émincé. Ajoutez des brins de romarin et des feuilles de sauge.
– Versez après 3 minutes, le lait, les pommes de terre coupées en petits dés, du sel et le poivre. Laissez cuire jusqu’à ce que le lait se réduise en une crème. Remuez souvent. Le temps de cuisson se rapproche des 20 minutes.
– Dans une casserole, versez le whisky, la crème fraîche et la moutarde. Salez suivant votre goût, mais avec modération. Faites cuire quelques minutes pour lier le tout. Goûtez… si la moutarde accentue trop la sauce, ajoutez un peu plus de crème… Équilibrez.
– Dans une poêle, faites cuire vos tranches de poitrine fumée. Cette opération se fera en dernier.
– Dressez votre assiette avec vos dés de pommes de terre, le grenadin de veau, les 2 tranches de poitrine fumée et versez sur le dessus de votre viande un peu de crème whisky-moutarde. Décorez avec des herbes.

Verdict : Une recette que je referai pour des convives. Le plat est simple, sans esbroufe, mais goûteux et facile à servir.

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L’employé de l’agent de change

Challenge polars avec Sharon
40 nouvelles pour mars, avec Aymeline
Et mois Kiltissime de Cryssilda
Mes lectures avec Sherlock…

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L’employé de l’agent de change
Les mémoires de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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Les nouvelles des mémoires ne suivent pas la chronologie des enquêtes. Dans cette dernière, John Watson est marié et a pris la clientèle d’un vieux médecin dans le quartier de Paddington.
Un matin, à sa grande surprise, il reçoit la visite de Sherlock Holmes qu’il n’a pas vu depuis l’affaire du Signe des Quatre. Le motif invoqué ? Ajouter à sa collection d’énigmes une chronique inédite. Alléchante proposition ! Watson ne se fait pas prié pour suivre son ami…
Durant le voyage en train jusqu’à Birmingham, le client Hall Pycroft raconte l’affaire qui le mène à consulter le détective. Au chômage depuis quelques mois, après la faillite de la banque pour laquelle il travaillait depuis cinq ans, il commençait à désespérer quand un emploi dans le bureau de change Mawson & William’s lui est proposé. Mais après avoir signé, une autre proposition lui ai faite, encore plus prestigieuse que la première. Une société en quincaillerie lui offre le poste de directeur avec une rémunération très attrayante. Malgré qu’il soit déjà en contrat, Pycroft décide de s’engager auprès de la seconde, et dans l’immédiat, suivant le conseil d’Arthur Pinner l’agent de la quincaillerie, de n’en référer à personne.
C’est en se rendant dans les bureaux de l’entreprise que Pycroft soupçonne un traquenard. La société à Birmingham n’est référencée sur aucune plaque professionnelle, les locaux sont impersonnels, vides, poussiéreux, et l’homme qui le reçoit est le sosie de Pinner…
L’aventure commence pour les trois hommes, Pycroft, Watson et Holmes !

Lorsqu’il est affaire d’escroquerie… Cette enquête n’a pas le brio de certaines, mais c’est toujours un grand plaisir de lire la trame d’un scénario bien élaboré, dont le dénouement déconcerte un peu.

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Gratin dauphinois

Les Gourmandises vous proposent le gratin dauphinois, sous l’œil expert et les conseils de Martine qui nous accompagne en ce dimanche…

– Martine – Gratin dauphinois
– Sandrion – Gratin dauphinois
– Nath – Gratin dauphinois
– Asphodèle – Gratin et petites douceurs
– Hilde – Gratin au morbier

– Nahe – Lasagne à la ricotta, aux patates douces et au chou vert
– L’Irrégulière – Lasagnes méditerranéennes à la brousse et à la tomate

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Gratin Dauphinois

Ingrédients :
– 1kg de pommes de terre
– 1/2 litre de lait
– 1/2 de crème
– Ail, sel, poivre, beurre

Préparation :
– Épluchez et coupez les pommes de terre en rondelles pas trop fines.
– Dans une marmite, joignez les pommes de terre avec une gousse d’ail écrasée, le lait et la crème. Lait et crème devant recouvrir les rondelles. Faites cuire pour une mi-cuisson.
– Quand les rondelles sont pré-cuites, disposez-les dans un plat beurré et recouvrez avec la crème. Salez, poivrez et enfournez !
– Retirez le plat du four, lorsque le dessus obtient une couleur et un aspect gratiné.

Verdict : Ce plat est fait suivant les consignes de Martine… sans gruyère, sans muscade, sans tout ce que j’aurais pu mettre ! Et qu’est-ce que c’est bon !

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Haïkus du printemps

a-posie-pour-haiku
Asphodèle a instauré un nouveau rendez-vous pour ses jeudis-poésies.
Une fois par mois, nous nous essaierons aux haïkus
en respectant la règle syllabique 5-7-5.

Les participants… Asphodèle Soène – ClaudiaLucia – Monesille – CarnetParesseux – Modrone – Lilousoleil Assoula –  Pativore –  Et des poèmes : Martine – Emilieberd – Jacou –

 

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.L’oiseau chuchote
dans les allées fruitières
des baisers riants

Et le vent d’hiver
fait tomber les pétales
des premières fleurs

L’envol du rônin
s’enfuit à la recherche
des lèvres rosées

estampe-japonaise-cerisiers-en-fleurs

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La figure jaune


Challenge polars avec Sharon

40 nouvelles pour mars, avec Aymeline
Et mois Kiltissime de Cryssilda
Mes lectures avec Sherlock…

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La figure jaune
Les mémoires de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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« Norbury »… Le train mène Holmes et Watson vers cette ville du sud de Londres pour enquêter sur une affaire annoncée « délicate ». Le client Grant Munro, un prospère marchand de houblon, pense que sa jeune épouse pourrait être victime d’un chantage manigancé par son nouveau voisin, un homme secret qu’il n’a jamais vu et qu’elle rencontre en cachette. Depuis quelques jours, malgré le caractère enjoué et aimant de sa femme, une aura de mystères l’assombrit et émousse leur relation qui était jusqu’à présent idyllique.
Chantage ou infidélité, Munro souhaite que Holmes lui donne sa vision de l’histoire.

Watson débute cette chronique en précisant qu’il a toujours voulu se montrer honnête dans ses écrits et que sur la douzaine d’enquêtes où son ami s’est montré moins brillant qu’à son habitude, celle-ci en faisait partie.
Lorsque Munro se rend au 21 Baker Street, Holmes est dans une phase d’ennui profond où toute intrigue est bonne à prendre. Ce n’est pas la banale histoire d’un adultère qui émoustillera sa curiosité, mais un fait étrange, suffisamment curieux pour attirer son attention et le faire se déplacer… En approchant de la maison de son voisin, Munro a vu un personnage terrifiant derrière l’une des fenêtres. Le terme exact qu’il emploie est : « inhumain ». L’énigme prend alors une dimension bien ténébreuse…
Je vous laisse le plaisir de découvrir le fin mot de l’histoire qui est comme toujours, étonnant sur bien des points, surtout dans cette Angleterre très conservatrice. Vous partagerez alors la surprise avec Holmes et Watson !

« – Watson, si jamais vous avez l’impression que je me fie un peu trop à mes facultés, ou que j’accorde à une affaire moins d’intérêt qu’elle ne le mérite, alors ayez la bonté de me chuchoter à l’oreille : « Norbury ! » Je vous en serai toujours infiniment reconnaissant. »

Des nouvelles à recommander…

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Bavarois chocolat-poires

Dlogogourmandises2017-2imanche gâteaux ! les Gourmandises vous proposent des douceurs.

Chez…
Nahe – Crumpets

Asphodèle – Gâteau à l’orange sanguine
Sandrion – Gâteau Petit-beurre
Hilde – Petits pains cannelle et
« La Petite Boulangerie du bout du monde » de Jenny Colgan
Didi – Moelleux au citron
Béa – « La cheffe, roman d’une cuisinière  » de Marie N’Diaye et
Calamars à la sauce américaine

Grillon – « La cheffe, roman d’une cuisinière » de Marie N’Diaye

J’ai fait un bavarois au chocolat et aux poires

Ingrédients et préparation – moule à charnière :
1ère étape, le biscuit :
– 1,5 paquets de spéculoos mixés
– 100 g de beurre fondu
Mélangez le tout et tassez la mixture au fond de votre moule à charnière (sur une feuille de papier sulfurisé).
2ème étape la mousse au chocolat :
– 1 tablette de chocolat noir pâtissier fondu
– 50 g de beurre fondu
Mélangez le tout délicatement sans faire brûler.
– 2 jaunes d’œufs
– 1 briquette de crème fleurette
– 30 g de sucre glace
Avant de monter la chantilly, mettez au congélateur le bol, le fouet et la crème au congélateur durant 10 minutes.
Battez les jaunes d’œufs avec le sucre glace jusqu’au blanchiment. Puis mélangez cela avec le chocolat et beurre fondus tiédis. Ajoutez la chantilly montée.
Versez la mousse sur le fond spéculoos et réservez au frigidaire.
Mousse aux poires :
– 2 grosses boîtes de poires au sirop mixées
– 1 briquette de crème fleurette montée en chantilly
– 80 g de sucre glace
– 3 feuilles de gélatine
Avant de monter la chantilly, mettez au congélateur le bol, le fouet et la crème au congélateur durant 10 minutes.
Montez la chantilly avec la crème et le sucre glace. Mixez les poires. Mélangez les deux.
Ramollissez la gélatine dans un bol d’eau froide. Dans une casserole, faites-la fondre avec un peu de sirop de poires. Ajoutez à la mousse de poires.
Sortez le moule du frigidaire, garnissez sur la mousse au chocolat avec la mousse de poires.
Remettez au frigidaire.
Gelée de poires :
– 1 grosse boîte de poires au sirop mixées
– 50 g de sucre glace
– 2 feuilles de gélatine
Mixez les poires, ajoutez le sucre glace et la gélatine ramollie et fondue comme précédemment.

En décoration, vous pouvez mettre des vermicelles de chocolat, des poires, d’autres fruits… des feuilles de menthe. Ce gâteau est délicieux  et vous pouvez le préparer la veille, ce qui est très appréciable lorsque le temps du lendemain est compté.

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bavarois

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L’appel de Portobello Road

lappel-de-portobello-roadL’appel de Portobello Road
Jérôme Attal

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Dès la première page, je rigole. Mister B., près de moi, sourit et confirme : « Tu es atteinte. ». Oui-oui, d’une attalite aiguë.
Il y a des mots ou des petites phrases surréalistes qui s’incrustent toujours dans les récits d’Attal, là où on ne les attend pas, donnant à sa plume originalité et légèreté. Des petits mots et des petites phrases qui prennent notre affection. L’histoire de ce livre commence par un conte japonais. Au XVe siècle, un chevalier s’éprend d’une jeune princesse qu’il entraperçoit derrière les rideaux de son palanquin. Saisi d’amour, il va essayer de la retrouver et de l’approcher… Il ne pense qu’à elle. « Les jours suivants sont des nuits »… On voit alors ce guerrier samouraï arnaché de cuir partir en quête de la si belle princesse. Il traverse des estampes, paysages de rivières, de monts et d’arbres en fleurs… La route est périlleuse, la quête est difficile… Quand il arrive aux portes du palais, il est accueilli par un serviteur qui lui demande de bien vouloir patienter. La princesse est là, mais elle n’est pas en mesure de le recevoir, car c’est l’heure de la cérémonie du thé. La poésie de ce conte est belle, on perçoit le vent dans le jardin, nous ne sommes qu’attente avec le chevalier, et espérance… quand… la fantaisie de l’auteur terrasse le Moyen-Âge et nos rêves :
« Tiraillé par l’impatience, la mine sombre et émaciée par le feu qui embrase son cœur, le chevalier fait les cent pas dans le jardin.
La cérémonie du thé, vous savez, surtout si vous êtes amateur de café en capsule, ça dure des plombes. La tête baissée, les épaules en dedans, il tue, poursuit, déborde le temps, écrase les secondes sous ses pas comme un tas de feuilles mortes… »
« si vous êtes amateur de café en capsule »… j’écris et je rigole… Ne me dites pas que je suis la seule ! Pitié…
Voilà… si je commence ce billet-lecture par cette parenthèse c’est simplement pour vous expliquer comment je perçois Jérôme Attal. C’est un poète-pitre, un doux diablotin. Le livre est ainsi construit, une énigme, une quête, des émotions et une bonne dose d’absurdités à la Kafka.

Ethan Collas est un musicien qui a du mal à percer dans le métier. Il rêve qu’un jour en poussant le charriot des courses dans un grand magasin, l’écho d’une musique ou d’une chanson qu’il aurait écrite le surprenne au détour d’un rayon. Ersatz de sacre suprême !
Après avoir végéter dans différentes facultés, après avoir « tester » plusieurs études, il avait décidé, avec accord parental, de prendre un tout autre chemin ; celui de la musique.
Maintenant, à l’aube de la quarantaine, il se retrouve seul, indécis, dans un petit appartement parisien hérité de ses parents, sans attache amoureuse, obnubilé par la perte de ses cheveux, et bénéficiaire d’une misérable rente, un jingle composé pour la météo d’une chaîne câblée. Son copain Sébastien se plaît à lui dire qu’avec ce pécule, il peut s’offrir une fois par semaine une tartelette aux pommes de chez  Poilâne… ce qu’il fait.
Puis une nuit, le téléphone sonne. S
a mère au bout du fil lui demande comment il va. Il entend aussi son père bougonner comme à son habitude, des mots bourrus, des mots d’amour. Ils appellent d’un endroit inconnu, où la communication va bientôt être interrompue. « Allô, mon chéri ? »… Comment il va ? Il ne faut surtout pas qu’il s’inquiète. Et surtout, il faut qu’il dise à sa sœur que ses parents pensent à elle, tous les jours…
Seulement… Primo, ses parents ne sont plus depuis deux ans. A ce stade de la lecture, nous doutons déjà de ce que nous avons lu et perçu. Ne sont-ils pas morts ? Secundo, il est fils unique. Commence alors ce que la quatrième de couverture dévoile « Un secret de famille tombé du ciel ».
Transposition du conte, le chevalier-Ethan part à la recherche de sa sœur et va tout au long de sa route vivre des épisodes un peu fous. Sur une vieille photo retrouvée, une petite fille pose à ses côtés. Il devait avoir onze ans, elle devait en avoir sept.

« … Des nuits parisiennes et le vacarme de la solitude. Une décision à prendre. Une fille au bout de la route… De la porcelaine anglaise. Comme est la vie. Fragile et robuste à la fois. Et une ode à l’amour au tournant de chaque page. »

Je n’en raconte pas plus, c’est un roman court qui pèse moins lourd que « Les jonquilles de Green Park » (un coups de cœur de 2016). L’équipée d’Ethan, qu’il fera à bord d’une Triumph Spitfire décapotable jaune de 1975, est dans la veine des récits initiatiques. Sur l’itinéraire, il va croiser des personnages extravagants, parfois en marge de la société, qui seront des étapes anecdotiques, pleines de sensibilité et d’humanité. Jérôme Attal parle de filigranes du bonheur et de fêlures, pas nécessairement importantes, juste des petits interstices de la vie que l’on aimerait réparer pour pouvoir avancer.
L’écriture fantasque nous fait prendre un chemin de traverse menant vers différents mondes, différentes dimensions, entre du réel et des chimères. De l’humour, de la poésie, de la délicatesse, tout un bouquet subtil d’émotions, c’est ce que je demandais à ma lecture.
Je vous le recommande.

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