Poulet mariné au soja

Un mois d’avril au Japon avec Lou et Hilde

D’autres recettes chez
Sandrion – Moelleux à la noisette
Béa – Riz tex mex
Sharon/Nunzi – Gâteau chocolat-pommes
Rosa – Flan sans œufs pour Pâques
Lou – Cake au thé sencha (Japon)

 

 

A partir de plusieurs recettes découvertes sur des sites de cuisine japonaise, je vous présente du poulet mariné au soja et des œufs durs cuits à la façon japonaise… Tout dépend de la cuisson.

 Ingrédients pour 2 personnes :
– 2 escalopes de poulet
– 2 œufs

– Sauce soja sucrée
– 2 petits oignons nouveaux
– Moutarde au curry ou moutarde douce avec 1 cuillère à café de curry tradition

– Ciboule
– 4 gros champignons de Paris
– 2 carottes
– Tofu

– Pâtes
– Graines de sésame
– 1 cuillère à soupe de sucre

– Sel, poivre

Préparation :
– Aplatissez les escalopes de poulet au rouleau à pâtisserie et badigeonnez une face de moutarde au curry.
– Roulez les escalopes dans un film plastique pour la cuisine en un rouleau et mettez-les à cuire dans un bouillon 15 minutes. Réservez l’eau de cuisson. Vous pouvez joindre les bâtonnets de carottes.
– Cuisez les œufs à la méthode japonaise. C’est à dire avec l’eau de cuisson du bouillon. Dans une boîte style tupperware, mettez le bouillon encore frémissant avec les deux œufs et refermez. Laissez environ 20 minutes. Enlevez les coquilles.
– Dans un wok sur petit feu, mettez à caraméliser avec du soja et une cuillère à soupe de sucre, les escalopes roulées, débarrassées du papier plastique, les champignons et les petits oignons nouveaux. Salez, poivrez.
– Cuisez les pâtes.
– Pour le dressage de l’assiette, découpez les escalopes, disposez-les sur un nid de pâtes et ajoutez les bâtonnets de carottes, un œuf coupé en deux, les petits oignons, les champignons, le tofu coupé en dés, de la ciboule et parsemez le tout de graines de sésame. Versez sur le tout le jus au soja qui reste dans le fond du wok.

Verdict : C’est très bon.

 

 

 

Séjour à Paris (2), Les copines et Le modèle noir, de Géricault à Matisse

Ce jeudi s’annonçait aussi beau que la veille. La chaleur en ce début de matinée avait le goût de l’été. Mais cette légèreté n’était pas seulement due aux douces températures, j’avais rendez-vous à 10 heures devant la librairie Gibert Jeune, avec Sharon et Béa la Comète, mes deux anges gardiens pour la journée !
Nous nous sommes retrouvées dans un élan de joie toute enfantine. Trois copines en virée et en bavardages… Au programme ? Bla-bla, restaurant et Orsay.

J’avais une petite idée du restaurant où je voulais les mener, quelque part dans la rue Saint-Honoré… Oui… quelque part… près du Louvre, je crois… peut-être dans cette rue… ou celle-là…  Enfin, ce fut une quête avec le plan de la ville, bien drôle.

Passage devant Notre Dame pour la saluer

Des filles décidées et alertes… c’était le matin…

Restaurant algérien Laouz… Matloo, kezra… pâtisseries fines et café
Le déjeuner pris, il a fallu nous faire violence pour quitter les confortables fauteuils et aller

à Orsay voir l’exposition « Le modèle noir, de Géricault à Matisse »
du 26 mars au 21 juillet 2019

Une très belle exposition, émouvante, qui nous fait vivre différentes époques, de l’abolition de l’esclavage à nos jours.

 

Marie-Guillemine Benoist, « Portrait de Madeleine », 1800
Huile sur toile, Musée du Louvre

Théodore Géricault, « Étude d’homme, d’après le modèle Joseph », 1818-1819
Huile sur toile, J.Paul Getty Museum de Los Angeles

Théodore Géricault, « Étude de dos d’après le modèle Joseph, pour Le radeau de la Méduse », 1818-1819, Huile sur toile, Musée du Louvre

Eugène Delacroix, « Jeune homme vu en buste, la tête coiffée d’un turban rouge »,
Pastel, Musée du Louvre

François-Auguste Biard, « L’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises,
le 27 avril 1848″, 1849, en dépôt à Versailles Henri Fantin-Latour, Copie des « Femmes d’Alger dans leur appartement » d’après Delacroix, 1875, Huile sur toile, Musée Delacroix Paris

Jean-Baptiste Carpeaux, « Pourquoi naître esclave ? » d’après un buste en marbre de 1869,
Plâtre polychrome, Musée des Beaux Arts de Reims

Charles Cordier, « Homme du Soudan français », 1857, et « Femme des colonies », 1861
Albâtre, bronze argenté et oxydé, bronze doré, Musée d’Orsay Paris

Nadar, « Maria l’Antillaise tenant un éventail », 1855-1862
Photographie, Bibliothèque nationale de France Paris

Edouard Manet, « Jeanne Duval, La femme à l’éventail », 1862
Huile sur toile, Museum of Fine Arts Budapest

John Philip Simpson, « L’esclave captif », 1827
Huile sur toile, Institut d’art de Chicago

François-Léon Bouneville, « Esther », 1844
Huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Pau

   Jean-Léon Gérôme, « Bain Turc », 1870
Huile sur toile, Museum of Fine Arts de Boston

Édouard Manet, « Olympia », 1863
Huile sur toile, Musée d’Orsay

Paul Gauguin, copie de « l’Olympia » de Manet, 1891
Huile sur toile

Eugène Faure, « Femme portant une gerbe de blé et une corbeille de fruits », 1866
Huile sur toile, Musée de Grenoble

Frédéric Bazille, « Jeune femme aux pivoines », 1870
Huile sur toile, National Gallery of Art de Washington

Jacques-Eugène Feyen, « Le baiser enfantin », 1865
Huile sur toile, Palais des Beaux-Arts de Lille

Pablo Picasso, Etude pour nu debout, 1908
Gouache sur esquisse au crayon graphite, Musée national Picasso-Paris

André Derain, « Joueur de mandoline », 1930
Huile sur toile, Musée de l’Orangerie

Paul Colin, « La revue nègre », 1925
Huile sur bois

Henri Matisse, « Aïcha et Lorette », 1917
Huile sur toile

Man Ray, « Rire de rêve », 1937
Huile sur toile, Collection Marion Meyer

Henri Matisse, « L’Asie », 1946
Huile sur toile,

Henri Matisse, « Dame à la robe blanche »,
Huile sur toile, Henri Matisse et Sharon…

Romare Bearden, Patchwork Quilt, 1970
Tissus et papiers coupés et collés, peinture polymère sur panneau, Museum d’Art Moderne de New York

Après cette très belle visite, il était temps pour nous de nous dire au revoir.
Sur la route… la librairie Albin Michel. Pas étonnant ! Une librairie pour débuter la journée et une librairie pour la terminer. What else chères lectrices ?
Comme dit la chanson sur un air nostalgique : Voilààà c’est finiiii… ti la la la…
mais rendez-vous est pris pour une autre aventure, alors pensons déjà à demain et gardons le sourire !

Béa en contemplation sur la couverture d’un livre sur le chocolat.


Merveilleuse journée… Béa et Sharon, merci infiniment…

 

 

 

 

Séjour à Paris (1), L’orient des peintres et la collection Courtauld

Comme tous les ans au début du printemps, je vais à la capitale pour voir des expositions. Deux jours d’une intense cadence, où je n’ai pas ménagé mes pieds.
Un rythme soutenu pour des émotions fortes, voici quelques photos souvenirs…

 Au musée Marmottan-Monet,
« L’orient des peintres, du rêve à la lumière »

du 07 mars au 21 juillet 2019

Voyages, fantasmes, les femmes orientales, une lumière, une architecture, une sensualité, un abandon, des mystères, d’éclatantes couleurs… Ingres, Delacroix, Gérôme, Landelle, Valloton, Matisse, Kandinsky… plus de soixante peintures.

Déambulation dans les salles du musée avant de découvrir l’orient…
Sans flash, les photos ne rendent pas la beauté des œuvres et altèrent les couleurs.

  Berthe Morisot, « Au bal », 1875

  Jean-Auguste-Dominique Ingres, « La Petite Baigneuse », 1828
Huile sur toile, 35 x 27 cm, Musée du Louvre

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Tête de la grande odalisque

Théodore Chassériau, « Intérieur de harem », 1854
Huile sur toile, 66 x 53,5 cm, Musée des Beaux-Arts de Strasbourg

Jean-Léon Gérôme, « Le marché d’esclaves », vers 1866
Huile sur toile, 84,8 × 63,5 cm, Clark Art Institute, Williamstown (États-Unis)

Charles Zacharie Landelle, « La Juive de Tanger », après 1866
Huile sur toile, 61,4 x 50,6 cm, musée des Beaux-arts de Reims

Jean-Léon Gérôme, « Le marchand de couleurs », vers 1890-1891
Huile sur toile, 65 × 54,9 cm, musée des Beaux-Arts de Boston

Paul-Alexandre Leroy, « Joueuses d’osselets », 1898

Maurice Bompard, « Une rue de l’Oasis de Chetma »,1890
Huile sur toile, 140 x 160 cm, musée des Beaux-Arts de Marseille

Henri Matisse, « Odalisque à la culotte rouge », vers 1924-1925
H
uile sur toile, 50 x
61 cm, musée national d’Art moderne de Paris

Vassily Kandinsky,

Auguste Renoir, « Paysage algérien, Le ravin de la femme sauvage », 1881
Huile sur toile, 65,5 X 81 cm, musée d’Orsay


« La collection Courtauld, le parti de l’impressionnisme »
du 20 février au 17 juin 2019

Après un sublime voyage en orient, nous sommes allés à la Fondation Vuitton pour l’exposition de la collection Samuel Courtauld, un industriel et mécène Anglais qui a collectionné tous les plus grands peintres impressionnistes ; Manet, Pissarro, Morisot, Monet, Degas, Sisley, Seurat, Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Le Douanier Rousseau, Toulouse-Lautrec, Boudin, Modigliani… Turner… Une visite exceptionnelle pour une centaine de chefs-d’œuvre !

Édouard Manet, « Coin de café-concert », vers 1878-1880
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

 
Tableau vedette de l’affiche, impossibilité de l’approcher et de prendre une photo. Juste un instant dans un intervalle pour faire un gros plan…
Édouard Manet, « Un bar aux Folies Bergères », 1881-1882
Huile sur toile, 96 x 130 cm, Institut Courtauld à Londres


Édouard Manet, « Déjeuner sur l’herbe » (version réduite), 1867
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Pierre-Auguste Renoir, « La Loge », 1874
Huile sur toile, 80 x 63,5 cm, Institut Courtauld à Londres

Claude Monet, « La gare Saint-Lazare », 1877
Huile sur toile, 53 x 72 cm, National Gallery de Londres

Eugène Boudin, « Deauville », 1893
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Claude Monet, « Effets d’Automne à Argenteuil », 1873
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Pierre-Auguste Renoir, « Le printemps Chatou », 1873
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Henri de Toulouse-Lautrec, « Le Salon privé au Rat Mort », 1899
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Paul Cézanne, « Pommes, bouteilles et dossier de chaise », 1904-1906
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Paul Cézanne,  » L’Homme à la pipe », 1895 
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres
Paul Cézanne,
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Paul Cézanne, « Les joueurs de cartes« , 1892
Huile sur toile, 60 × 73 cm, Institut Courtauld à Londres

Paul Cézanne, « Nature morte avec l’Amour en plâtre », 1894
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Paul Cézanne, « La Montagne Sainte-Victoire au grand pin », 1887
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Vincent Van Gogh, « Autoportrait à l’oreille bandée », 1889
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Vincent Van Gogh,
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Vincent Van Gogh, « La Crau à Arles : pêchers en fleurs ou Les Haies », 1889
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Amedeo Modigliani, « Nu assis », 1916
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Paul Gauguin, « Portrait de Mette », 1877
Sculpture marbre, Institut Courtauld à Londres

Paul Gauguin,
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Paul Gauguin, « Paysage de la Martinique », 1890
Huile sur toile, Institut Courtauld à Londres

Joseph Mallord William Turner,
Aquarelles, Institut Courtauld à Londres

 

Retour à l’hôtel en passant par Notre Dame. Une cathédrale toujours aussi belle, aussi altière, malgré le ravage et l’amputation. L’émotion est forte lorsqu’on s’approche à petits pas vers elle…

Suivi du séjour dans le billet 2…

 

 

 

Ichigo no shotokeki, un fraisier au Japon

Un mois d’avril au Japon avec Lou et Hilde

D’autres recettes chez
Rosa – Verrines forêt noire
Enna – Ragoût de pois chiches à l’indienne aux épinards
Béa – Sauté de porc à la bière
Bidib – Pizzas sur bâtons pour l’apéro
Hilde – Mushipan (Japon)
Isabelle – Pavlovas chocolat poire
Estellecalim – Faisselle aux fraises

 

 

En cherchant des recettes sur la cuisine japonaise, j’ai découvert un gâteau aux fraises qui se fait pour les fêtes. Tout simple, à base de fraises et de chantilly sur une base légère comme la génoise, je vous présente mon ichigo no shotokeki :

Ingrédients :  
– 750 g de fraises
Pour la génoise :
– 120 g de farine
– 1 sachet de levure
– 3 œufs
– 80 g de sucre
– 20 g de beurre
Pour la chantilly :
– 2 briquettes de crème fleurette
– 10 cuillères à soupe de sucre glace
– 2 feuilles de gélatine

Pour le sirop :
– 5 cuillères à soupe de confiture de fraise
– 2 jus de citron
Pour la décoration :

– Fraises, pistaches, perles…

Préparation :
– Préparez la génoise en mélangeant tous les ingrédients et en les versant dans un moule beurré. Les blancs des œufs sont battus en neige et le beurre fondu est à ajouter en dernier. Enfournez environ 30 minutes.
– Pendant ce temps, faites la chantilly en battant au fouet la crème, le sucre glace et les feuilles de gélatine fondues. Vous aurez au préalable mis le saladier et les fouets au congélateur 15 minutes pour une meilleure prise. Conservez-la au frigidaire en la divisant en 5 parts.
– Nettoyez les fraises et coupez-les en deux pour celles que vous mettrez à l’intérieur du gâteau. Réservez-en des entières pour la décoration.
– Lorsque la génoise est refroidie, coupez-la en trois parties égales. Imbibez une surface avec de la confiture de fraise additionnée du jus des citrons et nappez le dessus de chantilly.
– Disposez les morceaux de fraises sur toute la surface. Puis remettez une épaisseur de chantilly et refermez par la deuxième partie de la génoise. Procédez comme précédemment, génoise, sirop, chantilly, fraises et chantilly.
– Couvrez avec la troisième partie de la génoise.

– Avec le restant de chantilly, tapissez tout le gâteau et décorez avec les fraises qui restent.

Verdict : C’est un gâteau simple à faire, mais cela demande du temps dans la préparation. Surtout lorsqu’on se bat avec la chantilly pour couvrir le fraisier !

 

 

Sherlock, Lupin et moi, L’énigme de la rose écarlate

Polars avec Sharon
Petit Bac d’Enna, catégorie couleur
British Mysteries de Lou

 

Le mystère de la dame en noir, T1
Dernier acte à l’opéra, T2

Sherlock, Lupin et moi
L’énigme de la rose écarlate, tome 3
Irène Adler
Illustrations Iacopo Bruno

 

Londres sous la neige, décembre 1870,
Dans son journal, la jeune Irène écrit… La famille Adler est réunie. Paris étant toujours assiégé par les Prussiens, de nombreux Français se sont réfugiés de l’autre côté de la Manche. Ces derniers évènements ont ressoudé ses liens avec sa mère qui se montre moins pénible. Avec un père souvent en voyage pour ses affaires et une mère prise par les œuvres de charité, elle a régulièrement l’occasion de rencontrer Sherlock dans le salon de thé qui est devenu leur quartier général. Tout serait idyllique si Arsène était présent. Le jeune homme travaille dans un cirque et se trouve actuellement à Anvers avec son père. Le quotidien est sans surprise, mais heureusement c’est bientôt Noël, une fête qu’elle apprécie beaucoup…

Juste avant de prendre son cours de chant, Irène voit un Sherlock satisfait et pas morose comme les autres jours. Enfin ! Il a découvert dans le Times une énigme digne de les tirer de l’ennui. Signée par Frère Noir, des positions d’une partie d’échecs sont publiées dans un petit encarté et Sherlock est persuadé que c’est un code entre deux malfrats. Il lui explique que les positionnements sont en fait des localisations géographiques des rues de Londres et plus précisément de trois habitations. Ils en sont tous les deux à discuter de cette intrigante affaire lorsque une heureuse surprise s’annonce… Arsène est de retour pour reformer leur trio d’invincibles enquêteurs car un crime vient d’être commis dans l’une de ces maisons. Samuel Peccary, un riche négociant, a été poignardé et le meurtrier a laissé près de son corps une rose rouge.

Sans plus attendre, les trois amis vont à Scotland Yard pour raconter leur découverte et annoncer qu’un autre meurtre se prépare. Mais l’accueil n’est pas comme ils auraient pu le souhaiter et ils sont reconduits fraichement à la porte.
Désenchantés par les services de l’ordre, ils n’en sont pas moins obstinés et décident de mener leur enquête, seuls…
C’est en faisant des repérages et en voulant informer le propriétaire de la deuxième maison, un riche homme d’affaire, qu’ils font la connaissance de Charles Frederick Fields, un ancien de Scotland Yard. A sa retraite, le vieil homme a ouvert une agence privée et cette affaire, peut-être la dernière, l’intéresse au plus haut point car elle fait référence à l’époque où il était inspecteur principal… Impressionné par leurs déductions, il n’hésite pas à leur dévoiler quelques informations pour les regrouper avec celles de nos détectives en herbe qui avaient déjà fait le rapprochement avec la bande de cambrioleurs, La rose écarlate. Ces malfaiteurs sévissaient il y a une vingtaine d’années de manière très intelligente et toujours sans violence, avec à la clef des butins fabuleux. Si tout s’était terminé avec la mort de leur chef, Fields avait toujours espéré retrouver ses acolytes et ainsi clore le dossier définitivement.

Alors… qui reprend le symbole de la rose écarlate pour signer ses crimes ? Car après Samuel Peccary, une deuxième victime fait la une des journaux. Une rose rouge à ses côtés… Le meurtrier semble plus résolu et opiniâtre que ses aînés. Sherlock, Arsène et Irène vont devoir faire très attention !

Sherlock Holmes, Arsène Lupin, Irène Adler ; ce livre est un troisième tome des aventures de nos jeunes amis très réussi, et l’époque de Noël est un atout à l’ambiance. Irène la narratrice détaille aussi bien l’enquête que les éléments d’une ville dans ses festivités. La trame policière est adaptée pour les jeunes lecteurs, captivante dans son énigme et pas trop sanglante. Comme pour les précédents opus, nous retrouvons dans la jeunesse de nos héros toutes les caractéristiques de leur personnalité d’adulte. Les tempéraments s’affinent, les témérités deviennent plus intrépides et leur connivence plus complice. A ces héros, les auteurs intègrent des personnages qui ont vraiment existé. Ici, c’est l’inspecteur Field qui eut une certaine célébrité en son temps. Et tout au long du livre, un autre personnage fictif apparaît en filigrane, un jeune garçon qui assiste Field et qui a une intelligence hors du commun. Ce n’est qu’au point final de l’enquête qu’on nous révèle son nom : James Moriarty.
La suite de cette série va être sans aucun doute aussi passionnante, surtout lorsque le récit amorce quelques mystères qui concernent Irène…
Une lecture à recommander !

D’autres billets chez Sharon, Belette et Bianca

 

 

 

Nymphéas noirs

Challenge polars de Sharon
Challenge Petit Bac d’Enna – Catégorie couleur

 

 

Nymphéas noirs
D’après le roman de Michel Bussi
Adaptation de Frédéric Duval
Dessins de Didier Cassegrain

 

Cet album est une adaptation du livre policier de Michel Bussi, « Nymphéas noirs ». Ne l’ayant pas lu, je ne pourrai pas vous dire si c’est fidèle au roman, mais d’après les avis que j’ai pu voir, cette réécriture graphique est très bien réalisée.

 Nous pénétrons dans l’histoire par le récit d’une vieille dame de quatre-vingts ans, toute ratatinée et vêtue de noir, qui habite le petit village de Giverny rendu célèbre par le peintre impressionniste Claude Monet. Narratrice, elle commence par nous présenter trois femmes qui seront le fil conducteur de l’enquête. Elle dit de la première qu’elle est méchante, une sorcière, c’est d’elle dont elle parle, de la deuxième, elle la catalogue de menteuse, c’est Stéphanie Dupain l’institutrice du village qui a trente-six ans, et la troisième, une petite fille de onze ans Fanette Morelle, elle lui attribue l’égoïsme. Trois femmes, trois générations différentes, qui ont le même rêve, celui de partir vers d’autres horizons. En toutes saisons, assailli par les touristes qui viennent visiter la maison et le jardin de Monet, Giverny est devenu bien trop petit pour elles.

Dans la première partie intitulée « Tableau 1 : Impressions », la vieille dame nous annonce sans préambule qu’un meurtre va être commis et en effet, lors de sa promenade matinale dans la campagne, elle découvre un cadavre dans le lit d’un cours d’eau, L’Epte. Sans états d’âme, elle continue son chemin en compagnie de son chien Neptune et n’avertit pas les autorités, laissant à un joggeur le soin de le faire.
Jérôme Morval, crâne fracassé, poignardé, était un chirurgien ophtalmologue de Rouen, qui avait acheté avec sa femme l’une des plus belles maisons de Giverny dont il était natif. Passionné et collectionneur de peinture, mari infidèle, les inspecteurs de Vernon qui sont mandatés vont étudier ces deux pistes, surtout l’une lorsqu’ils reçoivent des photos compromettantes du défunt avec ses conquêtes. Giverny devient alors le tableau d’une incroyable investigation qui tourne essentiellement autour de l’institutrice soupçonnée d’avoir entretenu une liaison avec lui.
D’un côté nous avons l’inspecteur Laurenç Sérénac qui reste sur place pour interroger l’entourage de Morval et de l’autre côté, c’est son adjoint, Sylvio Bénavides, qui oriente ses recherches vers les collectionneurs d’art, un monde pas toujours honnête.
Silhouette presque fantomatique qui narre la trame des évènements, la vieille dame voit tout et partage avec nous ce qu’elle surveille. La jeune institutrice qui aspire à l’amour, en mal de maternité et mariée à un rustre,  et la petite fille très douée en peinture qui rêve de gagner le concours Théodore Robinson.

Sur une dizaine de jours, de nombreux incidents vont intervenir et faire basculer l’histoire vers des mystères insondables. Deux enterrements sont célébrés, celui du notable et celui du mari de la vieille dame. Apparemment, ce ne seront pas les seuls car tel un oiseau de mauvais augures, elle prédit une autre mort.
D’anciennes affaires vont ressurgir et faire apparaître un nouveau personnage, l’inspecteur Laurentin, un policier proche de la retraite qui a bien connu la région et qui avait enquêté sur des toiles de Monet qui avaient été volées. Mais le dossier qui refait surface est celui d’un petit garçon qui avait été retrouvé mort dans la même petite rivière de Giverny en 1937.

La deuxième partie « Tableau 2 : Exposition » reprend en très peu de pages toutes les pièces du puzzle pour les assembler. Le lecteur assimile alors, pas sans mal, toute la tortuosité de l’intrigue et salue l’imagination de Michel Bussi, un maître dans les simulacres, le trompe l’œil. Les secrets de chacun sont noirs, bien gardés, enfouis dans les mémoires ; jalousie, passion, désillusions… et vengeance.

Je vous recommande ce très bel album qui nous entraine rapidement dans une dimension « impressionniste ». Les auteurs ont su rendre toute la complexité de ce policier et ce ne fut certainement une petite affaire… car j’ai rarement lu une histoire aussi enchevêtrée ! Bravo Messieurs ++

 

 

Le mari de la harpiste

logo petit-bac-2019Un livre offert par les Editions Julliard
Challenge Petit Bac d’Enna
Catégorie « Métier »

 

Le mari de la harpiste
Laurent Bénégui

 

Basile le narrateur est horticulteur. Lorsqu’il pense à de belles plantes, ce n’est pas forcément à celles qui poussent dans son jardin, et depuis peu, usé par de nombreuses déceptions amoureuses, il s’est juré de les apprécier de loin ou par intermittence, en quelques clics dit-il… Mais à une soirée, il fait la connaissance de Charlie.
C’est d’abord une masse de cheveux blonds qui s’agite dans le tempo de la musique, du metal électrique, sauvage… un corps qui se tortille… de longues jambes découvertes par une mini-jupe. Puis après, c’est un regard flou, un peu perdu. Et quand elle répond à sa question, une introduction bafouillée, troublée, elle se montre directe et sans artifice. Déjà séduit par l’énergie qu’elle dégageait, il tombe irrémédiablement sous son charme.
« – Et pourquoi la harpe ?
– Un moment, j’ai hésité avec le violoncelle.
– Ce n’est pas pareil.
– Dans les deux cas, tu as un gros instrument qui vibre entre tes jambes. C’est ce que j’aime… »
Charlie est une musicienne qui est totalement habitée par son instrument, la harpe. Différente des autres femmes de sa connaissance, il lui trouve une authenticité et une originalité qui le rend très vite amoureux. A son approche un peu timide et guère subtile, elle ne s’effarouche pas et accepte de le revoir.

Des rendez-vous, un séjour au ski, ils en viennent rapidement à chercher un appartement pour habiter ensemble. Un logement qui peut recevoir ses « six bébés ». Entendez par là, ses six harpes ; l’imposante harpe de concert et toutes les autres… la harpe troubadour, la harpe celtique, la harpe de barde, la harpe péruvienne et la kora, un instrument d’Afrique de l’ouest.
Avec prévenance, avec une grande générosité et surtout avec beaucoup d’amour, Basile va devoir cohabiter avec celles qui partagent l’existence de Charlie. Sur la quatrième de couverture, il est noté que dans ce triangle amoureux, « le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales… ».
Partager le quotidien d’une harpiste, c’est toute une vie qu’il faut réorganiser. S’attendre à tout et essayer de parer les tracasseries, chose qu’il fait très bien. Alors leurs tribulations, que l’on lit sans ennui et avec le sourire, Basile les raconte sur un ton plein d’humour et de gentillesse.
Ne pensez pas que cet amour, avec toutes les contraintes qui se greffent, ne parle que de l’abnégation de Basile. A travers ce qu’il nous rapporte, on lit aussi l’amour de Charlie pour lui, et la grande confiance qu’elle lui accorde. Pour Charlie, la harpe est un prolongement de son âme, elle est toute à elle, donc faire une petite place pour une autre personne c’est un gage d’importance.

Je vous recommande ce beau roman. Il est de ceux qui donne de l’optimisme et de l’espérance en l’amour. La plume de Laurent Bénégui est souvent fantaisiste et quand il décrit « La » femme c’est toujours avec délicatesse et révérence. De ma dernière lecture « Naissance d’un père », j’avais été très touchée par l’histoire et l’écriture pleine de sensibilité. Les sentiments étaient plus exacerbés, plus douloureux, c’était une quête, celle de comment devenir père. « Le mari de la harpiste » est plus une ode tendre et passionnée d’un homme à sa femme. Vous lirez son dévouement, sa patience et sa force…
Un auteur à suivre ou à découvrir !

 

Tableau de Karl Hofer