Album de vacances, le Périgord noir – Les jardins d’Eyrignac

I. Lascaux 4 et Sarlat
II. La Roque-Gageac
III. Le gouffre de Padirac et Rocamadour
IV. Les jardins de Marqueyssac
V. Le château de Beynac
VI. Les jardins d’Eyrignac

 

Les jardins d’Eyrignac

Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés pour admirer le domaine d’Eyrignac.
La photo de la brochure me rappelait le roman de Kate Morton, « Le jardin secret ». Une voute végétale comme un trou de serrure offre en second plan la vue d’une tour carrée. Rien que ce dépliant promettait une belle visite.
A l’ouverture du parc, nous étions seuls à déambuler dans les allées bordées de buis, d’ifs et de charmes sous un ciel menaçant. Et en effet, une ondée chaude est tombée, nous poussant à nous abriter, quelques minutes bien romantiques, sous des ramures et contre des haies.
Il paraît qu’il y a 200 hectares de jardins et que le domaine est vieux de plus de 500 ans.
Des plates-bandes de gazon où sont exposées des sculptures en fer, des arbres taillés de formes topiaires, des fleurs, des fontaines, des bassins, des poissons rouges, des coins et des recoins mis en scène, une vue plongeante sur les vallons des alentours, des jeux de perspectives, des chiliennes disposées ça et là pour s’immerger dans une contemplation, une inspiration florentine avec des cyprès, une inspiration japonisante avec des structures décoratives, et une floraison blanche qui me renvoyait sans cesse au jardin blanc de Vita Sackville-West à Sissinghurst, ces tableaux étaient enchanteurs et propices aux rêves ! Aurai-je été aussi fascinée si j’avais dû partager cette balade avec d’autres visiteurs ? La magie aurait été différente, certainement…

 

 

 

 

Album de vacances, le Périgord noir – Le château de Beynac

I. Lascaux 4 et Sarlat
II. La Roque-Gageac
III. Le gouffre de Padirac et Rocamadour
IV. Les jardins de Marqueyssac
V. Le château de Beynac
VI. Les jardins d’Eyrignac

 

Le château de Beynac

 

Le voyage continue et nous passons dans le couloir du temps…
Au sommet d’un plateau qui domine le village de Beynac-et-Cazenac, se dresse fièrement le château, une bâtisse médiévale du XIIe siècle qui a été une place stratégique imprenable lors de la guerre de Cents Ans. De ce côté-ci de la Dordogne, le drapeau était français et de l’autre côté de la frontière, flottait sur le château d’en face, Castelnaud, un étendard anglais.
Abimé et dépouillé depuis des lustres, le château subit des rénovations importantes qui vont s’échelonner encore sur un siècle ! La dîme modique du visiteur contribue à sa restauration.
La couleur des pierres d’un joli ocre chaud se gorge de lumière faisant oublier son aspect spartiate et martial. Les pièces intérieures vastes aux plafonds hauts, de belles tapisseries sur les murs, quelques armures, des petites ouvertures pour laisser le regard traîner sur la Dordogne animée, les marches de l’escalier cavées par l’usure qui mènent aux remparts… la visite est plaisante et rêveuse, surtout lorsqu’on abandonne groupe et guide pour faire cavalier seul.

Château Beynac 2

 

 

 

Album de vacances, le Périgord noir – Les jardins de Marqueyssac

I. Lascaux 4 et Sarlat
II. La Roque-Gageac
III. Le gouffre de Padirac et Rocamadour
IV. Les jardins de Marqueyssac
V. Le château de Beynac
VI. Les jardins d’Eyrignac

 

Les jardins de Marqueyssac
sur la commune de Vézac, un enchantement.

 


Par une matinée, lorsque le soleil n’est pas encore à son zénith, monter les petites sentes bordées de buis taillés ; admirable représentation de l’art topiaire… Un jardin où l’imaginaire galope et se perd dans un univers fantastique… des formes rondes, comme des dos d’animaux lovés et endormis, des labyrinthes, des paons, des promontoires et un superbe panoramique sur la Dordogne, les gabares, les champs, les villages et les forteresses des châteaux de Beynac et Castelnaud.

 

 

 

 

Album de vacances, le Périgord noir – Le gouffre de Padirac et Rocamadour

I. Lascaux 4 et Sarlat
II. La Roque-Gageac
III. Le gouffre de Padirac et Rocamadour
IV. Les jardins de Marqueyssac
V. Le château de Beynac
VI. Les jardins d’Eyrignac

Le gouffre de Padirac


Dans la région du Lot, le gouffre de Padirac nous mène dans les profondeurs de la terre à plus de 300 mètres. Nous accédons à la rivière souterraine, soit par des escaliers, soit par un ascenseur, où des barques nous attendent. Silencieusement, nous pénétrons un monde spectaculaire, hors du temps, dont la féérie et les mystères nous rappellent les histoires de Jules Verne. Méduses, champignons, fleurs, roses des sables, coraux, ou… nurserie d’aliens… stalactites et stalagmites racontent une histoire millénaire.

 

 

Rocamadour

Cette citadelle qui surplombe la vallée de l’Alzou est un lieu incontournable du Lot, à la frontière du Périgord. Imposante, belle, incrustée dans la roche, empreinte d’une sacralité religieuse, elle offre une magnifique vision lorsqu’on se retrouve face à elle.
Je n’aurais aimé garder en mémoire que sa majesté altière vue de loin, mais au cœur de la cité médiévale, l’importante masse touristique et les innombrables boutiques de pacotilles qui peuplent les ruelles me laissent une amère déception.
Je n’ai fait que le pèlerinage en descendant et je suis remontée avec l’ascenseur-téléphérique… La chaleur était suffocante.

 

 

 

Album de vacances, le Périgord noir – La Roque-Gageac

I. Lascaux 4 et Sarlat
II. La Roque-Gageac
III. Le gouffre de Padirac et Rocamadour
IV. Les jardins de Marqueyssac
V. Le château de Beynac
VI. Les jardins d’Eyrignac

 

La Roque-Gageac 15

Juillet en Dordogne, à environ 8 km de Sarlat… La Roque-Gageac, un très joli petit village accroché à une falaise et dominant la Dordogne ; des jardins exotiques, luxuriants, des odeurs de cuisine dans les petites rues, des habitations troglodytes, des toits, des vues plongeantes… et la chaleur des pierres encore bouillantes de la journée.

 

Une adresse à retenir à la Roque-Gageac… la ferme-auberge Le Colombier
Une cuisine savoureuse, généreuse, avec des produits de qualité de la région, et un accueil très sympathique.

 

 

 

La maison Okola

Un livre offert par les Editions Lumignon et Babelio dans le cadre des Masses Critiques Jeunesse

 

La maison Okola
et autres contes délicats
Textes de Clémentine Ferry
Illustrations de Sanoe

 

A l’orée du Bois sans dessus dessous, il y a un bourg particulièrement chocolaté ! Au centre, la maison Okola est une fabrique vieille de quatre cents ans qui travaille le chocolat sous toutes ses formes. A l’origine elle était bien plus petite et on n’y faisait que des tablettes, jusqu’au jour où le lapin Mr Brownie eut l’idée de produire pour Pâques des œufs. C’est avec cette histoire que nous pénétrons le monde gourmand de ce petit village où tous les animaux s’en donnent à cœur joie.

Mr Brownie était un lapin bien solitaire car son mauvais caractère n’incitait personne à venir lui rendre visite. Seule la poule Pralinée pouvait le déranger pour lui apporter un carré de chocolat qu’il adorait déguster avec son café. Mais un jour, par un fait miraculeux, Mr Brownie pondit un joli œuf… un joli œuf décoré et pailleté. Lorsqu’il vit que cet œuf fut le premier d’une abondante production, il eut l’idée de les cacher un peu partout dans le bois pour que les enfants puissent s’amuser à les chercher. Le bonheur qu’il ressentit à les voir si joyeux à gambader partout, fut une immense surprise. Et c’est ainsi que la légende du Lapin de Pâques n’acquit.

La maison Okola compte de nombreux ouvriers qui travaillent en famille. Le livre raconte comment ils en sont venus à planter des cacaoyers, à torréfier les fèves, à les broyer, puis à les travailler en ganache, en gâteaux, en tablettes, en dragées, en d’onctueux cacaos crémeux et en d’autres friandises. On fait la connaissance du grand chef Ganache, une araignée qui découvrit qu’un carré de chocolat n’était vraiment pas suffisant et qu’une tablette devait au moins en compter huit ! Normal… une araignée a huit pattes… On découvre comment Cabosse le moineau jardinier fait pousser les cacaoyers… comment la famille souris, Cacahuète, Caramel et Amandine, devint responsable des emballages… comment la poule Pralinée ouvrit une boutique de confiseries, « Gourmandises partagées », pour vendre tous les chocolats… comment le chien Dragé aperçut sa première truffe… comment la tortue Mr Pépite, adjoint de Mr Ganache, fit un incroyable dessert en créant des bulles en chocolat… comment Noisette le moustique devint populaire en sculptant du chocolat… comment le chat Cacao, timide et complexé, prit son courage à « deux mains » pour servir son chocolat chaud… et comment la famille furets venue d’Amérique du Sud, Pistache Xocoatl, Nougat et Nougatine, ouvrirent le premier magasin d’articles à base de beurre de cacao et s’intégrèrent dans cette petite communauté bien active.

Au début de ces petites histoires, tous les personnages connaissent des désagréments et des petites peines, comme la solitude, le mal-être, le manque de confiance, la fatigue, l’exclusion, mais le chocolat a apparemment des vertus qui mènent vers la générosité, la félicité, et tout finit dans la joie, les rires et une pluie de chocolat !
« Contes délicats », lectures douces et gourmandes, l’auteur invente pour le jeune lecteur tout un monde animalier bien sympathique qui s’affaire dans les cuisines d’Okola. Avec les jolies illustrations (non colorées sauf dans la partie centrale), bien expressives et détaillées, il n’aura pas de mal à visualiser cet univers et à humer les effluves chocolatées.
Un livre à lire aux jeunes enfants…
Premier tome « Le Bois sans dessus dessous, et autres histoires conthées ».

 

 

 

 

Montecaos

Chers amis lecteurs,
Nous fermons la brigade des Gourmandises pour l’été avec une recette du Maghreb. Nous vous donnons rendez-vous en septembre pour d’autres aventures culinaires et un programme riche en voyages gustatifs. Car septembre nous mènera en Amérique avec Titine et Cryssilda, octobre fêtera Halloween avec Lou et Hilde, novembre au Québec avec Karine et Yue-Yin, et décembre sera aux couleurs de Noël.
A bientôt… Passez un bel été !

 

Vous trouverez ce dimanche des recettes chez…
Béa – Pain à la semoule (Maroc)
Hilde – Zaalouk d’aubergines (Maroc)
Rosa – Zaalouk d’aubergines (Maroc)
Nahe – Scones cheddar-ciboulette (Angleterre)

Isabelle – Trifle fraises-basilic (Angleterre), Pastillas de lait (Maroc), Biscuits d’Anzac (Australie)
Enna – Terrine de courgettes et maquereaux, Persillade en conserve, et Poisson aux carottes et aux poivrons à la persillade

 

Je vous présente une pâtisserie dont les origines sont partagées entre l’Espagne et le Maghreb. Elle est aussi connu sous le nom de Ghribiya.

Ingrédients :
– 250 g de farine
– 125 g de sucre
– 12,5 cl d’huile de tournesol
– 1 citron
– Cannelle en poudre

Préparation :
– Mélangez la farine, le sucre et l’huile. Ajoutez le zeste du citron.
– Prélevez de la pâte pour façonner des petites boules dans le creux de vos mains et disposez-les sur une plaque couverte de papier sulfurisé.
– Aplatissez légèrement le dessus avec votre index et saupoudrez de cannelle.
– Ne collez pas les boules et laissez bien 5 cm de distance.
– Enfournez pour environ 10 minutes.
– Ne pas attendre qu’elles dorent et les sortir alors qu’elles sont encore un peu molles. Elles durciront en refroidissant.

Verdict : Un délicieux petit gâteau, croquant et friable, qui sera servi avec un thé au jasmin ou un thé à la menthe…