Paddington et le Noël surprise

 

Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Une lecture commune avec Nahe

 

 

Paddington et le Noël surprise
Michael Bond
Illustré par R.W. Alley

 

Avec une longue liste de cadeaux, Paddington ne désire qu’une chose, c’est d’aller l’apporter au Père Noël. Surtout qu’il souhaite goûter la marmelade qu’il fabrique ! Forcément, le Père Noël en cuisine, n’est-ce pas ?
Il demande donc à la famille Brown et à Madame Bird de l’accompagner dans le grand magasin londonien, Burkridges.

Mais arrivés là-bas, alors que dans les rues c’est la cohue, ils découvrent un magasin déserté par les clients. Pourtant, les rayons sont bien décorés et on leur propose deux visites, l’une pour le château du Père Noël et l’autre pour voir la Féerie des Neiges…

A bord d’un traineau sur rail qui fait la navette entre les différentes scènes richement ornées, Paddington boude son plaisir car il trouve que tout semble factice, artificiel. C’est donc sur une impulsion, comme très souvent avec lui, qu’il décide d’aller voir l’envers du décor. Et là, tout va se compliquer… Bien sûr !

Avez-vous vu un petit ours ? Il porte un duffel-coat bleu, un chapeau rouge et des bottes de caoutchouc jaunes.

Avec cet album joliment illustré, nous lisons une énième aventure du petit ours venu du Pérou, grand amateur de marmelade et de bêtises. Heureusement que la gouvernante Madame Bird veille sur tout le monde !
A lire en cette époque de l’année… Ho ! Ho ! Ho !

 

 

 

 

Des soupes qui nous font du bien

 

Un beau livre pour Noël

 

 

Des soupes qui nous font du bien
Clea et Clémence Catz

 

La simplicité de ce plat rustique prend une autre dimension dans ce livre.

De nos jours, les soupes, veloutés et bouillons reviennent à la carte dans nos maisons, aussi bien à la table quotidienne qu’à une table un peu plus élaborée avec des convives. Plus qu’un effet mode, c’est une prise de conscience. Les soupes mènent à un équilibre alimentaire indispensable à notre bien être.

Simple, mais « léger, rassasiant, complet, détoxifiant, énergisant… doux, agréable, réconfortant… ».

De préférence avec des produits locaux et de saison, les auteurs nous présentent 200 soupes et nous font découvrir certains produits comme l’eau florale ou les algues qui donnent une originalité à ne pas bouder… Mais avant de commencer la cuisine, il est bon aussi de lire les chapitres qui parlent de cuisson, du matériel, du tableau des saisons et du recyclage des épluchures de légumes.

Lorsqu’on se plonge dans le bouillon du livre et qu’on déguste les photographies aux belles compositions, dont la rusticité est le maître mot, on comprend aussi qu’il faut également mettre une touche artistique et gourmande dans nos assiettes… C’est à dire, les accompagner d’une petite noisette de chantilly, de quelques morceaux de légumes crus, servies avec des croûtons et crackers, des fines herbes, des épices… et plein d’autres gourmandises qui sont rapportées dans une partie intitulée « Bar à soupes ».

Chaque saison a ses légumes et ses couleurs ; rouge betterave, blanc laiteux du panais, orange butternut, vert mange-tout… Des soupes cuites, des soupes crues, des soupes campagnardes et d’autres exotiques, parées de graines, d’herbes, de crèmes, des soupes mixées, des soupes avec des morceaux, dans des bols, des assiettes, elles arrivent à être de vraies séductrices et il devient alors difficile de ne pas les aimer…

« Des soupes qui nous font du bien » est un très beau livre que je vous recommande !

Voici une recette pour l’hiver, avec du panais, un vieux légume un peu oublié et snobé, qui revient à nos tables…
« Crème de panais à la poire, pour 4 personnes : 800 g de panais, 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, le contenu de 2 gousses de cardamome, 1 oignon jaune, 1 grosse poire, 1 cube de bouillon végétal, 200 ml de crème liquide végétale
Éplucher les panais et les couper en rondelles. Dans une grande casserole, faire chauffer l’huile d’olive avec la cardamome et y faire blondir l’oignon émincé. Ajouter le panais et faire revenir 5 minutes en remuant de temps en temps. Ajouter les poires en morceaux, couvrir d’eau à la hauteur, ajouter le bouillon et laisser cuire 15 minutes à petite ébullition, jusqu’à ce que le panais soit tendre. Mixer longuement avec la crème végétale, saler et poivrer. »

 

 

 

Un serre-tête pour Noël


Bricolage de Noël,

du végétal dans les cheveux

Fournitures : Serre-tête, fleurs, baies et feuilles en tissus, pisto-colle, rubans en velours, fil et aiguille…

Fabrication :
– En laissant bien 2 cm à chaque extrémité pour pouvoir les rabattre à l’intérieur, en les cousant, collez le ruban en velours le long du serre-tête avec le pisto-colle en faisant attention de ne pas trop déborder.
– Faites un nœud plat avec un morceau de ruban velours, que vous positionnerez sur le côté.
– Préparez vos fleurs et baies et regardez où vous allez les mettre dans un premier temps et dans un second, collez-les avec le pisto-colle… et c’est prêt pour le réveillon !

 

 

 

Le chemin de la plage

Décembre nordique avec Cryssilda
Littérature suédoise
Une lecture commune avec Nahe

 

 

Le chemin de la plage
Anna Fredriksson

 

En apprenant l’infidélité de son mari, Jenny décide de se déconnecter de sa vie durant cinq jours et contacte ses trois amies d’enfance afin qu’elles l’accompagnent pour un périple dans la région d’Österlen, au sud de la Suède.

C’est la fin de l’été, Martina, Anja et Petra voient en ce départ l’occasion de renouer leurs liens qui s’étaient délités avec les années. La quarantaine, toutes les quatre vont aborder les inquiétudes et les contrariétés de cet âge, avec des envies de tout remettre en question, de tout aplanir. La condition de la femme dans le mariage, la condition de la femme en tant que mère, la condition de la femme dans le monde du travail, la condition de la femme en tant qu’amante.
« Prendre de la distance c’est salvateur ! »… Le train, l’hôtel, les balades en vélo, les confidences, les réconforts, la mer, les disputes, les angoisses, les règlements de compte entre copines et le voile sur leur intimité se lève, délestant le poids des non-dits, des secrets.

« Toujours pragmatique et sensée », c’est ce qu’on a dit à Jenny quand on lui a proposé le poste envié de chef de son service. Avec les chapitres du livre qui alternent entre un avant et un présent, on la découvre peu sûre d’elle, stressée, très directive et assez individualiste, organisant son existence autour de son entreprise et délaissant sa vie de couple. Alors après les louanges et les courbettes, ce sont les critiques qui fusent et les mesquineries de la part de ses collègues qui ne tardent pas à échafauder son trépas.
Sur ce point, il est question alors de harcèlement, de la malveillance à tous les étages et de l’incompétence de certains que l’on impute à d’autres, jusqu’à ce que la pression outrage la dignité et fait perdre toute notion objective.

Johan, l’homme qu’elle a aimé, est à Stockholm. Ses jours et ses nuits portent encore l’empreinte de sa présence et Jenny à beau pédaler très vite, elle n’arrive jamais à le semer. Si elle a choisi de se perdre sur les bords de mer d’Österlen, c’est aussi pour retrouver Nicklas qui a tout quitté, son travail et la ville, pour venir avec sa compagne s’occuper d’une maison d’hôtes. A lui qui a toujours été de bons conseils, un ami fidèle et prévenant, elle aurait tant à raconter ! Et puis, il y a Petra qui leur avoue être enceinte, Anja la taiseuse à qui il est difficile de pardonner car elle connaissait depuis six mois l’infidélité de Johan, et Martina… Jenny pédale, se perd dans la contemplation du paysage, et songe au moment où elle sera bien obligée de tout dire…

Une chose est certaine, c’est que tout au long de la lecture on s’imagine faire du vélo et souffler dans l’effort avec elles ! La nature est belle, les odeurs sont salées, il fait beau, mais l’eau doit être froide… Même si le rappel des jours précédents le voyage contrarie la quiétude de ces images, on perçoit une certaine confiance en l’avenir qu’il me plaît de projeter dans la fin du roman laissée comme des petits points de suspension par l’auteur.
C’est le deuxième livre d’Anna Fredriksson que je lis et je vous avouerai que je n’éprouve pas une sympathie débordante pour ses héroïnes, pourtant très en phase avec notre époque. Dans « Rue du bonheur » je disais que j’aimais les seconds rôles et je réitère avec celui-ci.
C’est si doux d’avoir des amis !

 

Une photo d’Österlen prise sur ce site « ici »

 

 

 

Biscuits suédois aux épices, pepparkakor

Les Gourmandises fêtent décembre en vous proposant des plats de saison, et vont voyager dans les pays du nord avec Cryssilda

Vous trouverez des recettes chez :
Isabelle – Velouté d’endives et bleu et Biscuits chocolat-gingembre (Noël)
Enna – Havreflarn, galettes à l’avoine et au chocolat  (Suède)
Les Conteuses – Pain d’épices (Noël)
Bidib – Biscuits de Noël (Noël)
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Des petits sablés suédois pour Noël… Pepparkakor signifie épicé, poivré.

Ingrédients :
– 420 g de farine
– 230 g de beurre
– 180 g de sucre blond
– 1 œuf
– 3 cuillères à soupe de miel
– 1 sachet de levure
– 2 cuillères à soupe de crème fraîche semi-épaisse
– Épices (gingembre, cannelle, muscade, anis…)
– 1 orange bio pour son zeste
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Préparation :
– La veille, faites votre pâte en mélangeant le tout et gardez-la au frigidaire toute la nuit.
– Le lendemain, étalez-la sur un plan de travail fariné, découpez des sablés et disposez-les sur une plaque garnie d’un papier sulfurisé.
– Enfournez, environ 15 minutes.
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Le presque Noël

étiquettelecturesNoël

 

Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…

 

 

Le presque Noël
Marie Tibi
Fabien Öckto Lambert

 

Nono le petit ourson et ses amis se retrouvent dans le bois autour d’un feu de camp, pour un goûter aux marshmallows. Tous parlent des cadeaux qu’ils aimeraient recevoir et tous s’impatientent de la fête. Tous, sauf Nono qui semble bien triste. Pourquoi Nono ? C’est bientôt Noël !


Nono raconte alors que chaque année, à la saison de l’hiver, les ours vont dans leurs tanières pour hiberner. Il ne pourra jamais écrire de lettre au Père Noël, ne recevra jamais de cadeaux et ne participera jamais à la fête…
Sensibles à la tristesse de leur camarade, la bande décide de lui préparer une très grande surprise ! Si Nono ne peut pas passer Noël avec eux, il va falloir ruser et bousculer le calendrier !
En cachette de Nono, ils s’attèlent aux préparatifs. Décorations, pâtisseries, tables joliment dressées et cadeaux au pied du sapin, ils vont inviter Nono pour un « Presque Noël »…
Que les festivités commencent !!!

 


Cette petite histoire est un joli témoignage d’amitié. On ne peut vraiment pas se réjouir de célébrer Noël quand un ami est malheureux. Encore une fois, dans ce genre d’album illustré, ce sont les bons sentiments de l’amitié et de la solidarité qui sont mis à l’honneur. L’enfant comprendra également qu’on peut changer certaines choses pour contrer les inégalités et les différences.
Je vous recommande cet album aux dessins doux, colorés, expressifs, et au texte simple et bien amené, ainsi que d’autres récits avec Nono le petit ourson.

 


 

Le mystère de la chambre jaune


Un livre offert par Babelio et les Éditions Omnibus dans le cadre d’une opération « Masses Critiques »

Un beau livre pour Noël
Roman policier pour le challenge de Sharon

 

 

Le mystère de la chambre jaune
Gaston Leroux
Illustrations de Simont & Loevy

 

Cette histoire comme nous l’annonce dès les premières pages le narrateur, est l’une des plus grandes énigmes des affaires criminelles. Elle dépasserait les enquêtes de Sir Arthur Conan Doyle et l’imagination fantasque d’Edgar Allan Poe. Elle prend ses racines en Amérique et elle s’épanouit en France, sur le vieux continent.
C’est son ami le jeune Joseph Rouletabille, reporter dans un grand journal, qui a résolu le mystère et qui dans un coup de maître, un coup d’éclat, en a divulgué toute la teneur en plein procès. Mais de la vérité, la justice et les médias n’en connaîtront qu’une partie, et c’est quelques années plus tard que le narrateur prend la plume pour nous la dévoiler.

La nuit du 25 octobre 1892, au château du Glandier dans la campagne d’Epinay-sur-Orge, on a découvert la fille du propriétaire, le professeur Stangerson, inconsciente dans sa chambre et gravement blessée à la tempe et à la gorge. Le mystère de la chambre jaune tient du fait que la porte était verrouillée de l’intérieur et que les volets étaient fermés. La jeune femme gisante au sol et la trace ensanglantée d’une main sur le mur sont les seules représentations de l’agression. La chambre étant mitoyenne au laboratoire du père où celui-ci travaillait avec son vieux serviteur, Père Jacques, on se demande alors par où se serait enfui le criminel…
Délégué par son rédacteur en chef, Rouletabille embarque avec lui Sainclair (le narrateur) pour investiguer au château, marchant ainsi sur les pas de la police et se confrontant à l’inspecteur Larsan qui en tant qu’enquêteur a déjà une belle notoriété derrière lui.

Rouletabille fait le plan du pavillon du parc qui regroupe le laboratoire, la chambre de Mathilde et les appartements à l’étage de Père Jacques, et rencontre les habitants du domaine ; M. Darzac le fiancé qui devait l’épouser et les domestiques. Aucun indice, aucun suspect à noter, mais il est une certitude pour lui, ce ne sont pas les premiers inculpés par la police qui sont coupables.
Quand Mathilde se réveille de son coma, tout le monde espère avoir des explications. Mais la demoiselle, encore confuse et taiseuse, n’en donne pas.
Les questions sont nombreuses ! Pourquoi, qui, comment ? Surtout que très vite, le petit reporter pense qu’un deuxième attentat serait à craindre…

Le roman de Gaston Leroux est sublimé dans cette belle collection Omnibus qui joint à la fin toute une documentation illustrée des maîtres du « crime impossible », de 1838 à 1945, ainsi que la biographie de l’écrivain, par Philippe Mellot. L’esthétique classique et riche des livres anciens, avec les gravures de la première édition en 1908, ajoute un charme supplémentaire à la lecture…
Ce roman paru en feuilleton dans le journal L’Illustration un an auparavant, est la première aventure du jeune Rouletabille.
Grande énigme qui fut saluée et reconnue par les maîtres du genre, elle est machiavélique dans toute sa construction et mène à un final renversant.
L’enquête n’est pas facile et Mathilde ne fait rien pour aider. On voit qu’elle a un secret et qu’elle est soutenue en cela par Darzac qui est à son tour inculpé. Au fil des pages, les écrits du narrateur qui suit Rouletabille se complètent avec les rapports de justice, et l’écheveau se dénoue lentement, accusant parfois quelques longueurs narratives, et pourtant bien maîtrisées. Les personnages, l’époque, les décors, la plongée dans la fin du XIXe siècle est très intéressante, et le XXe est amené par la jeunesse, la fougue, la vivacité intellectuelle, de Rouletabille.

Un classique excellent, à lire ou à relire dans cette belle version.