Salade de bœuf

Voici venu le temps des vacances ! La brigade ferme la cuisine durant les deux mois et vous donne rendez-vous en septembre. Mais avant… voici quelques recettes pour votre été, chez…

L’Irrégulière – Risotto au citron
LizaGrèce – Aubergines farcies en corolles
Hilde – Poulet rôti au citron et au safran
Sandrion –

 

 

Une petite salade complète avec du bœuf.

Ingrédients :
– Paleron de bœuf cuit au pot-au-feu
– Tomates cerises, carottes, olives, oignon rouge, feuilles de salade, basilic, cube de gruyère, groseilles, lupins, graines de tournesol
– Vinaigrette, huile d’olive – balsamique

 

 

 

 

Dis, c’est quoi le bonheur ?

Un livre offert par les Editions Balivernes et Babelio, dans le cadre de l’opération Masses Critiques.

 

Dis, c’est quoi le bonheur ?
Texte d’Emma Robert
Illustrations de Romain Lubière

 

C’est quoi le bonheur ? Il est où le bonheur ?… Un adorable petit lapin blanc se pose la question et cherche à découvrir la définition de cette notion. A la rose, à l’arbre, à l’oiseau, à l’ours, aux campagnols, au papillon, puis à un petit garçon… il apprend alors que le sentiment du bonheur est différent, subjectif, pour chaque être.
L’une dit que les rayons du soleil et la rosée du matin la comblent de bonheur. Un autre lui parle du printemps qui l’habille et de l’automne qui le pare de belles couleurs. Quant à un autre, c’est de pouvoir chanter toute la journée et de voler sur la caresse du vent…
Les réponses sont toutes belles, poétiques et synonymes de joie et de sérénité. Puis parfois, comme le petit garçon lui confie, c’est tout simplement d’être aux côtés d’un ami, de pouvoir contempler la nature et d’en apprécier toutes ses merveilles avec lui.

Question bien philosophique ! Simple, naïve et paradoxale car aussi très complexe, elle peut faire réfléchir longtemps l’enfant sur cet état de félicité. Qui est-il, ou peut-on le prendre ? Cet album aux belles illustrations essaie d’y répondre en offrant une vision du monde douce, heureuse et réconfortante ; faire corps avec la nature, se laisser cajoler par elle, l’admirer, savoir partager, être bienveillant et ouvrir son cœur. Il est rassurant de savoir que le bonheur est à portée de main.

Un beau livre pour les petits enfants qui aimeront écouter cette histoire juste avant de s’endormir.

 

 

 

Un pique-nique presque parfait

Juin en Angleterre avec Lou et Titine
Challenge polars avec Sharon

Un livre offert par les Editions Harper Collins dans le cadre des Masses Critiques de Babelio

 

Un pique-nique presque parfait
Une enquête de Loveday et Ryder

Faith Martin

 

Oxford, été 1960,
Le cadavre d’un étudiant prisonnier des racines d’un saule sur les rives de la Tamise va réunir pour la seconde fois Trudy Loveday, une jeunette de dix-neuf ans agent de police stagiaire, et le Dr Clément Ryder, le coroner de la ville d’Oxford âgé de cinquante-sept ans. Lors de la précédente affaire, « Le corbeau d’Oxford », il y avait eu entre eux une bonne alchimie et c’est donc sans hésitation que le duo se reforme à la demande de Ryder.
Les résultats de l’enquête qui ont été relatés au tribunal n’ont pas donné un verdict concluant et une investigation plus approfondie devrait dire si cette noyade est un suicide, un accident ou un meurtre.

Juste avant la découverte du corps de Derek Chadworth, un étudiant de St Bede’s, un collège d’Oxford, le tableau qui est présenté est charmant. La campagne sous le soleil est animée par les rires insouciants des étudiants qui fêtent la fin de leurs examens dans des barques en simulant des joutes. Il y a des pêcheurs qui attendent patiemment une bonne prise, des jeunes gens qui installent des piques-niques et des promeneurs qui cheminent paisiblement le long des berges. Mais lors des témoignages des amis de Derek présents sur les lieux du drame, tout sonne faux et met à mal cette belle ambiance. Entre les mines crispées et les dépositions qui se contredisent, le Dr Ryder qui a un siège à la cour, perçoit intuitivement qu’il y a un malaise et imagine que la personnalité du défunt n’était pas aussi bonne que tout le monde le prétend.

L’enquête prend une autre tournure avec l’aide de Trudy qui va quitter l’habit de policier pour ceux d’une jeune étudiante afin de mieux se mêler à la vie de St Bede’s College. Très vite, elle apprend que Derek faisait partie d’un cercle très sélect et sulfureux, le Marquis Club, tenu par Jeremy Little John, le fils cadet d’un duc. Tous deux semblaient être inséparables et à l’origine de nombreuses extravagances et d’activités coupables.

Qui était vraiment Derek, boursier d’origine modeste qui fréquentait les jeunes aristocrates et d’où venait l’argent qui lui assurait son train de vie princier ? Voici les deux premières questions qui débuteront l’enquête de Trudy et de son mentor le Dr Ryder…

« Un pique-nique presque parfait » est le deuxième tome d’une série qui regroupe deux enquêteurs bien sympathiques, la jeune stagiaire de police prometteuse qui sort de son nid et qui a tout à apprendre et le brillant chirurgien atteint de la maladie de Parkinson qui est contraint de se reconvertir dans la médecine légale. Leur complicité très agréable à lire est l’un des atouts majeurs de l’histoire qui me semble un peu faible au niveau de l’intrigue policière.
L’intérêt du roman réside également dans cette époque au charme vintage
avec les souvenirs de la pop-culture et les us conformistes de la société anglaise qui était pleine d’inégalités, de discriminations et de préjugés ; misogynie, structures hiérarchiques des classes, conservatisme…
Je vous recommande donc cette bonne lecture qui vous ouvre les portes d’un lieu séculaire et prestigieux, Oxford. Je lirai la suite avec grand plaisir…

D’autres billets chez Belette, Hilde, Sharon, Titine,

 

 

 

Pancakes à la rose et au limon curd

Les Gourmandises se mettent à la cuisine anglaise tout le mois de juin avec Lou et Titine

Vous trouverez d’autres recettes chez

Rosa – Scones aux raisins secs et aux noix (Angleterre)
Eimelle – Petits gâteaux pour le tea-time (Angleterre)
Isabelle – Scones à la limonade (selon Nahe) et au limon curd (Angleterre)
Enna – Fat rascals, biscuits (Angleterre + littérature « Les détectives du Yorkshire)
Fondant – Trifle aux fraises et aux palets bretons de Touloulou (Angleterre)
Sandrion –
Apfelstrudel
Lou – Scones au cheddar et à la ciboulette (Angleterre)
L’Irrégulière – Pommes de terre auvergnates

 

Dans le top-ten de la cuisine anglaise, autres que les muffins et les crumpets pour le petit-déjeuner, voici des pancakes… Et pour un goûter avec une amie, il suffit de les rendre plus gourmands et plus précieux avec du limon curd et du sirop de rose. Servis avec un thé fleuri de chez Ladurée, un thé noir aux essences de rose, d’agrumes et de miel, l’invitation aura un charme très anglais.

Pancakes lemon curd et rose 1Ingrédients :
– 300 g de farine
– 3 cuillères à soupe de sucre
– 1 sachet de levure
– 2 œufs
– 50 cl de lait
– 40 g de beurre
– 3 cuillères à soupe de lemon curd (bien bombées)
– Sirop de rose
– Pétales de roses du jardin (non traitées)
– Huile d’arachide pour la cuisson

Préparation :
– Mélangez dans un saladier la farine, la levure, le sucre, les œufs, le lait, le beurre fondu, le lemon curd et le sirop de rose. Pour ce dernier, mettez la quantité que vous désirez pour un goût prononcé ou non.
– Dans une poêle huilée, versez un petit tas de pâte sans trop l’étendre et ajoutez des pétales de rose. Retournez le pancake pour le cuire sur l’autre face.
– Continuez ainsi pour les autres… et si vous avez du sucre cristallisé à la rose, saupoudrez un peu le dessus des pancakes alors qu’ils sont chauds.

Verdict : Avec le lemon curd, le sucre et le sirop de rose, vous pouvez penser que c’est très sucré… et bien non ! Le mariage est heureux, fruité et fleuri ; très féminin, aussi ! parfait pour un jour d’été et pour clore le mois anglais… Quant aux pétales, ils ont été pris sur mon rosier Cuisse de nymphe émue. On en ferait bien un poème !

 

 

 

 

Scones

Les Gourmandises se mettent à la cuisine anglaise tout le mois de juin avec Lou et Titine

Vous trouverez d’autres recettes chez

Béa – Tortillas aux courgettes
Bidib – Confiture de salade de fruits
Isabelle – Cake au chocolat blanc et au café
Rosa – Salade à la marocaine et Croquettes de légumes et fromage de chèvre
Sandrion – Salade anglaise(Angleterre) et
Fouace de St Cyprien-sur-Dourdou
Hilde – Scones au cheddar et à la ciboulette (Angleterre)
Lou – Les cakes de Mrs Bloxby (Angleterre)

 

Scone 2
Un mois anglais sans scones ? Vous n’y pensez pas !

Scone 1Ingrédients :
– 300 g de farine
– 4 grosses cuillères à soupe de sucre blond
– 1 sachet de levure
– 60 g de beurre
150 ml de lait

Préparation :
– Mélangez tous les ingrédients, pétrissez et étalez la pâte sur une épaisseur d’environ 2 cm.
– Avec un emporte-pièce, faites les scones et déposez-les sur une plaque garnie d’une feuille de papier sulfurisé. Saupoudrez de sucre le dessus.
– Enfournez pour 10 à 15 minutes de cuisson.

Verdict :
Bon… recette à garder. J’ai servi avec une confiture faite avec les framboises du jardin.

 

Scone 4

 

 

 

Scorpia

Juin en Angleterre avec Lou et Titine
Challenge polars avec Sharon

 

Stormbreaker, T1
Pointe blanche, T2
Skeleton Key, T3
Jeu de tueur, T4

Scorpia
Les aventures d’Alex Rider, Tome 5
Anthony Horowitz

 

Alex Rider, quatorze ans, espion pour le MI6…

Depuis sa dernière mission qu’il a menée en solo, Alex est obsédé par ce que Youssen lui a confié au sujet de son père, juste avant de mourir : « Va à Venise. Trouve Scorpia. Tu découvriras ton destin. »
Encore meurtri par les comportements de l’équipe dirigeante du Service des Opérations Spéciales, Mme Jones et Mr Blunt qui semblent ne tenir à lui qu’en période de mission, Alex souhaite effectuer ses recherches de manière officieuse et ne prévient personne de ses intentions. Seul Smithers est averti et, comme de coutume, le gâte en gadgets ultra sophistiqués.

C’est à l’occasion d’un voyage scolaire à Venise qu’il amorce son investigation et qu’il découvre qui est à la tête de Scorpia, une organisation qui regroupe les plus grands criminels du monde. En suivant la trace d’un scorpion peint sur la coque d’un vaporetto sur le Grand Canal, il apprend que sa propriétaire s’appelle Julia Rothman et qu’elle habite le Palais de la Veuve.
Très vite, Alex fait la connaissance de cette redoutable multimilliardaire qui lui propose de travailler pour eux, comme l’avait fait son père autrefois. Redoutable, mystérieuse et très séductrice, elle connaît les cartes maîtresses qui le feraient céder.
Sabotage, Corruption, Intelligence, Assassinat… ce n’est pas tout à fait ainsi que Julia Rothman présente son consortium et Alex choisit son camp en mémoire de ses parents.

Un projet pour faire flancher les plus grandes nations de l’Occident se dessine… Épée invisible fera des milliers de morts. Pour Alex, qu’elle est la limite infranchissable ?

Ce cinquième tome révèle des secrets abordés dès le premier livre et donne une dimension plus intime et plus intense, avec toujours beaucoup de violence et d’actes héroïques à la James Bond.
Alex semble hésiter entre les forces du bien et les forces du mal, mais ses tergiversations seront de courtes durées. Ses aventures façonnent sa personnalité, le vieillissent et le rendent encore meilleur.
Une série à conseiller…

 

Alex-Rider-stormbreaker-movie

 

Jeu de tueur

Juin en Angleterre avec Lou et Titine
Challenge polars avec Sharon

 

Stormbreaker, T1
Pointe blanche, T2
Skeleton Key, T3

Jeu de tueur
Les aventures d’Alex Rider, Tome 4

Anthony Horowitz

Enfin, des vacances pour Alex Rider !

Une plage camarguaise au sud de la France, du soleil et de la bonne compagnie, avec Sabina et ses parents qui ont loué une maison près de la mer. Le seul travail de l’adolescent consiste à être aimable avec ses hôtes, à se prélasser sur le sable chaud et à badigeonner le corps de sa jeune amie de crème solaire. Mais… le repos du guerrier est de courte durée car Alex voit sur le pont d’un yacht amarré, le tueur à gage, Yassen Gregorovitch, l’assassin de son oncle.

Partagé par ce qu’il doit faire, contacter le MI6 ou fermer les yeux, Alex décide d’aller espionner Yassen qui n’est certainement pas là en villégiature.
Et en effet, Alex comprend en écoutant une conversation que le Russe est sur un contrat. Mais ce qu’il ne sait pas encore (et lorsqu’il le saura cela sera presque trop tard), c’est que l’objectif est d’éliminer Edward Pleasure, le père de Sabina, chargé de faire un article sur la pop star Damian Cray, élu Homme de l’année pour sa philanthropie, son implication dans la lutte contre la drogue et sa participation financière pour la défense de l’environnement.
Bombe, explosion, tout s’enchaîne dans le plus affreux des scénarios ; Mr Pleasure est transporté dans un état grave à l’hôpital et Alex se retrouve aux prises de Yassen qui lui organise une mort terrible dans une arène face à un taureau.
Comment expliquer à la police française qu’il est un agent du MI6 et que l’explosion n’est pas un simple acte terroriste ? Qui prendrait au sérieux un adolescent Anglais en vacances, alors que même la direction du Service des Opérations Spéciales a du mal à le suivre sur cette affaire ?

A son retour à Londres, Alex se retrouve seul à mener une enquête sur Damian Cray qui fait la une de l’actualité avec son nouvel investissement, un jeu interactif révolutionnaire dans le monde des jeux vidéo. Violent et très dangereux pour la personne qui l’utilise, Jeu de tueur pourrait être une arme qui servirait les desseins complètement déments de son créateur.
Avec l’aide toujours précieuse de Smithers qui lui offre une assistance technologique bien utile, Alex, déterminé à contrarier les intentions criminelles de Damian Cray, part pour Paris, puis Amsterdam, et retrouve Yassen Gregorovitch bien décidé à le stopper dans son élan…

Ce nouvel opus des aventures d’Alex Rider est d’un degré supérieur aux trois précédents. Plus sombre, plus meurtrière, l’histoire mène notre héros sur les traces de son père qu’il n’a jamais connu. Une information capitale, que je ne peux divulguer dans ce billet, va bouleverser Alex et le mener à choisir son camp… mais seulement après avoir sauvé le monde !
Une bonne lecture qui ravira les jeunes lecteurs qui apprécient les romans d’action et d’espionnage.

 

 

 

 

Crumble cherries

102670728_10223472017896575_5805811379196992013_oLes Gourmandises se mettent à la cuisine anglaise tout le mois de juin avec Lou et Titine

Vous trouverez d’autres recettes chez…

Lou – Fish pie (Angleterre)
Sandrion – Strawberry cake (Angleterre)
Sharon – Cake à la banane et au chocolat (Angleterre)
L’irrégulière – Muffins salés aux saveurs de l’Italie (Angleterre)
Rosa – Plum-cake aux raisins (Angleterre) et Salade de pommes de terre au paprika
Hilde – Raïta de concombre (Inde) et Muffins aux framboises (Angleterre)
Touloulou – Trifles aux fraises (Angleterre)
Isabelle – Tartelettes de navets confits à l’orange

  Crumble cherries 2

Le crumble aurait été fait durant la Seconde Guerre mondiale en Angleterre.
On le fait à tous les fruits.

Crumble cherries 1Ingrédients :
– 1 pâte brisée
– Cerises dénoyautées
– 100 g de farine
– 10 biscuits spéculoos
– 75 g de beurre
– 100 g de sucre roux
– Amandes effilées et noisettes grillées en poudre

Préparation :
– Garnissez le fond d’un plat à tarte beurré avec une pâte brisée. Piquez-la avec les dents d’une fourchette et tapissez-la d’amandes effilées et de noisettes grillées en poudre.
– Dénoyautez les cerises et garnissez-en le plat, sur la pâte. Saupoudrez juste un peu de sucre roux. Pas trop car le crumble est sucré aussi.
– Préparez le crumble en malaxant la farine, le beurre en dés, le sucre roux et les spéculoos écrasés. Recouvrez les cerises de ce crumble.
– Enfournez pour environ 20 à 25 minutes suivant les four, th 7.

Verdict : Très bonne ! La qualité des cerises y est pour beaucoup aussi. Les cerises que ma gentille voisine m’a apportées étaient petites mais très sucrées et parfumées.

 

Crumble cherries 3

 

 

Le pince-nez en or


Juin en Angleterre avec Lou et Titine
Challenge polars avec Sharon

 

 

Le pince-nez en or
Le retour de Sherlock Holmes

Arthur Conan Doyle

 

« C’était étrange qu’en plein centre de la capitale, avec quinze kilomètres de gigantesques œuvres humaines autour de nous, la poigne de fer de la nature se fît sentir comme si Londres n’était qu’une taupinière dans les champs. J’allai vers la fenêtre et regardai la rue déserte. Les réverbères éclairaient une chaussée boueuse et les trottoirs luisants. Un fiacre venant d’Oxford Street éclaboussait tout sur son passage.
– Dites donc, Watson, heureusement que nous n’avons pas à sortir s’écria Holmes en posant sa loupe et en pliant son palimpseste… »

L’enquête relatée se passe en 1894, une année riche en affaires policières. John Watson n’a que l’embarras du choix pour écrire ses chroniques ; l’histoire de la sangsue rouge, la mort du banquier Crosby, la tragédie d’Appleton, le tombeau anglais, la succession Smith-Mortimer, l’arrestation de l’assassin Huet… mais la seule qui retient son attention raconte le trépas d’un jeune homme dans la maison de son employeur.

Sous la tempête de novembre, Londres est sinistre. Alors que Holmes se réjouit de rester chez lui bien au chaud, le jeune inspecteur de Scotland Yard, Stanley Hopkins, vient à nouveau lui demander conseil pour sa toute dernière enquête.
Dans le Kent près de Chatham, à Yoxley Old Place la demeure du vieux professeur Coram, une domestique a découvert le cadavre de Willoughby Smith, le secrétaire du professeur qui avait été embauché pour l’aider dans l’écriture de ses mémoires. Les premières recherches rapportent que cet ancien étudiant de Cambridge n’avait aucun problème, qu’il était honnête et apprécié de toutes les personnes qu’il côtoyait. Le meurtrier lui a transpercé la carotide avec quelque chose de tranchant et l’a laissé pour mort alors qu’il lui restait encore un souffle de vie, juste la force d’émettre un cri et d’alerter quelqu’un. C’est la femme de chambre Mme Tarlton qui, arrivée la première sur le lieux du crime, a reçu les dernières paroles du jeune homme : « Le professeur ! C’était elle ! ».
Pas de vol, pas de dégât, pas une seule trace, rien à analyser, personne à suspecter, le mystère est complet ! Pas le moindre indice ? Peut-être… Aux côtés de Smith, un pince-nez en or qu’il remet à Holmes.
Après avoir détaillé toute l’affaire avec un grand soin, Hopkins presse Holmes et Watson de le suivre à Yoxley Old Place dès le lendemain car il y a urgence.

Avant même d’avoir quitté Baker Street pour la campagne boueuse du Kent, Holmes a déjà son idée… et l’assassin est bien une femme. Il ne lui faudra alors qu’une petite journée pour démêler la triste histoire, juste avec un peu de cendre de cigarettes…

Une fois de plus, l’intrigue n’est à saluer qu’à la fin de l’enquête. Elle peut paraître sans grande consistance, un peu terne, mais tout son éclat vient des déductions de Sherlock Holmes et de l’histoire qui se dévoile dans les dernières lignes. Trahison, vengeance, justice, pardon, rémission, devoir, mémoire, honneur, amour… des mots clefs pour une tragique histoire qui prit son essor en Russie bien des années auparavant.

Toutes les aventures de Sherlock Holmes et de John Watson sont à lire !

 

 

 

Mr Brown


Juin en Angleterre avec Lou et Titine
Challenge polars avec Sharon

 

 

Mr Brown
Agatha Christie

 

Le 7 mai 1915, lors de la Première Guerre mondiale, le paquebot transatlantique britannique Lusitania est torpillé par un sous-marin allemand. A son bord, alors que les femmes et les enfants sont évacués en premier, une jeune fille est accostée par un inconnu qui lui confie une enveloppe en toile cirée. Ces documents secrets sont de la plus haute importance pour l’Angleterre et il ne faut surtout pas qu’ils tombent entre des mains ennemies. L’homme voit en elle une personne de confiance et lui promet, s’il survit au naufrage, de la recontacter par le biais d’une annonce dans le Times…
« – Je prendrai contact avec vous en faisant passer dans le Times une petite annonce qui commencera ainsi « Compagnon de voyage désire renouer contact avec… ». Si au bout de trois jours, vous n’avez pas de mes nouvelles, eh bien… c’est que j’aurai eu de sérieux ennuis. Alors vous porterez ce paquet à l’ambassade des Etats-Unis. Et vous le remettrez à l’ambassadeur en mains propres. C’est clair ?
– Très clair. »

Deux mois après la fin de la guerre, Thomas Beresford (Tommy) et Prudence Cowley (Tuppence), des amis d’enfance, se retrouvent après leur démobilisation, désargentés et à la recherche d’un travail. Jeunes et avides d’aventures, ils décident de s’associer pour créer leur petite entreprise, une affaire qui exploiterait leur goût du risque et qui serait aux services de tout bon payeur. Dans un salon de thé, entre une gorgée de thé et une bouchée de buns, leur jeune insouciance galope vers un horizon aléatoire et dangereux.

L’idée à peine ébauchée, qu’une première proposition ne tarde pas à pointer son nez en la personne d’Edward Whittington, un homme d’affaires de la City témoin du désarroi des jeunes gens. Il demande à Tuppence de partir à Paris pour une période de trois mois dans un pensionnat de jeunes filles et de se faire passer pour sa pupille. Est-ce tout ? Apparemment, oui ! Mais lorsque Mr Whittington lui demande son nom, Tuppence jette en pâture le premier patronyme qui lui passe par la tête, à savoir Jane Finn. Aussitôt, la réaction volcanique de son futur employeur la plonge dans une grande stupeur. En vitupérant des menaces, il la somme de lui dire qui l’envoie et pour qu’elle organisation elle travaille. La situation en devient burlesque et Tuppence donne quelques explications oiseuses tirées par les cheveux… Mr Whittington qui s’imagine avoir été trahi et dupé est prêt à débourser une liasse de billets pour connaître le fin mot de l’histoire, quant à Tuppence, jeune irréfléchie encore naïve, elle est bien déterminée à lui soutirer le moindre sou, quitte à mettre un pied dans la plus obscure des entreprises. Mais, dérangé par son secrétaire, Mr Brown, Mr Whittington reporte leur conversation au lendemain et laisse Tuppence repartir avec un portefeuille bien garni.
C’est en rapportant l’incroyable entrevue à Tommy que Tuppence prend conscience de la gravité de l’affaire. Son ami, bien plus sensé qu’elle, lui enjoint de faire très attention et d’en apprendre un peu plus sur cette rocambolesque histoire avant d’en être complice.
Mais l
e lendemain, le mystère s’épaissit quand Tuppence découvre que Mr  Whittington a disparu en ayant déménagé tous ses bureaux.

La curiosité étant la plus forte, Tuppence et Tommy font passer un message dans le journal : « Recherche tous renseignements concernant Jane Finn. ». Dès lors, l’engrenage s’enclenche et des personnages très inquiétants font leur apparition. Les services secrets britanniques et américains recherchent la mystérieuse jeune femme car elle serait en possession de documents très convoités par un redoutable criminel Anglais, pro-Allemand, Mr Brown. En usurpant l’identité de Jane Finn, Tuppence devient la cible d’une faction qui regroupe plusieurs assassins qui fomentent une révolution pour renverser les gouvernements en place.

Où est Miss Finn ? Qui est Mr Brown ? Voilà deux questions que le duo Tuppence-Tommy devra découvrir en s’infiltrant dans le réseau terroriste.

« Mr Brown » est le premier tome d’une série de quatre romans, de deux recueils de nouvelles, et le second livre écrit par Agatha Christie qu’elle fit éditer en 1922 ; deux ans auparavant, elle présentait le célèbre Hercule Poirot dans « La mystérieuse affaire de Styles ». Avec le couple Tommy et Tuppence Beresford, la romancière nous mène dans les méandres des affaires d’espionnage après la Première Guerre mondiale. J‘ai trouvé que sa plume changeait, qu’elle se faisait parodique, plus théâtrale et exubérante. Une intrigue assez alambiquée et une pléthore de personnages aux multiples identités ont de quoi perdre le lecteur s’il n’est pas attentif à tous les rebondissements de l’histoire. Il faut se laisser surprendre par le style expressif, excessif, se laisser charmer par l’humour anglais qui est toujours savoureux et spirituel, puis s’habituer à nos charmants héros qui n’ont peut être pas le charisme et l’envergure d’Hercule Poirot mais qui n’en sont pas moins plein de charme.
PS : L’auteur fait un petit clin d’œil bien sympathique en intégrant quelques instants un personnage bien connu… l’inspecteur Japp de Scotland Yard, un grand ami d’Hercule Poirot.
A suivre…