Le saut oblique de la truite

Un livre offert par l’auteur et je l’en remercie.

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Le saut oblique de la truite
Jérôme Magnier-Moreno

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Le récit de ce petit livre débute dans les toilettes du cimetière Montparnasse où l’auteur confie que la décision qu’il a prise le rend malade. Depuis dix ans, il trimballe dans un vieux sac à dos rouge, sorte de gri-gri, garde-corps et compagnon d’aventures, un journal de bord dans lequel il raconte son séjour en Haute-Corse ; les pérégrinations d’un jeune Parisien, architecte, peintre et pêcheur de truite. Une décennie plus tard, il est enfin prêt à le faire publier.
Dans une gamme de couleurs allant du rouge au bleu profond, l’auteur saisit le paysage, l’odeur du maquis, l’ambiance, ses rencontres et ses sentiments. Il devait rejoindre son ami Olivier qui n’est jamais venu et il s’est retrouvé à longer le fleuve Tavignanu, seul et, au final, heureux de l’être.

Quelques jours d’introspection pour appréhender l’avenir et reconquérir le goût de la vie, réflexions en tout genre, sexualité exacerbée, méditation poétique, de belles images et une communion forte avec l’espace, l’écriture peut aussi parfois se montrer sinueuse, comme un chemin de randonnée. Par « sinueux », je définie ainsi les déséquilibres de ma lecture où j’ai souri et… de temps en temps, fait la moue..
La quête initiatique du jeune homme n’aurait pas pu trouver plus belle terre que cette île, forte et fière…
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D’autres billets chez Didi, Keisha, Aifelle,

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Super nature, 100 recettes gourmandes

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Un livre offert par les Éditions de La Martinière dans le cadre des Masses Critiques Babelio

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.Super nature
100 recettes gourmandes – Certifié bon et sain
Catherine Kluger
Photographies de Catherine Madani

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De sa passion elle en a fait son métier. Catherine Kluger a appris aux côtés de Nicolas Bernardé, Meilleur Ouvrier de France, à perfectionner ses idées et à concrétiser de manière plus professionnelle sa cuisine, pour vivre, comme elle le raconte dans son livre, « une aventure entrepreneuriale » : une fabrique de tartes à Paris.

Elle recherche dans ses plats l’équilibre qui réunit le sain, le savoureux, l’esthétique, la générosité, et la simplicité d’une recette facile à réaliser.
Ce qu’elle nous confie alors, est presque essentiellement végétarien car c’est vers les protéines végétales qu’elle oriente ses goûts.

Dans son introduction, de la théorie à la pratique, elle nous conseille gentiment de ravitailler nos placards et notre frigidaire avec des produits de base, et nous incite à acheter des légumes de saison au marché, dont certains qu’on dit « oubliés », tels que le topinambour, le panais et le rutabaga. Elle révèle également qu’il ne faut pas hésiter à utiliser des produits surgelés, comme une bonne sauce tomate que nous aurions préparée en été et que nous dégusterions en hiver.
Ces bases avec lesquelles elle garnit ses plats sont des céréales (boulgour, riz, quinoa, orge…), des pâtes, des légumineuses (lentilles vertes, corail, pois chiches, haricots…), des condiments, des huiles (pépins de raisin, olive, noix de coco, noisette…), des moutardes, des vinaigres, des graines (sésame,courge, tournesol, lin…), des épices, des oléagineux, et des farines…

 

Les recettes tendent vers la simplicité, l’authenticité, mais les plats photographiés sont superbes ; beaux et colorés, d’une distinction naturelle. Les légumes ainsi magnifiés « crus, cuits, en salade, en soupe, en jus, en entrée, en plat, en accompagnement, à l’apéritif, et même en dessert » nous parlent de terroirs et les épices, les herbes, nous font voyager. Si ses préférences vont vers les protéines végétales, elle propose aussi des plats avec des protéines animales (poulet, dinde, thon, crevettes…).

De l’apéritif au dessert, les suggestions nous inspirent une alimentation tonique, fraîche, vitaminée, conviviale, heureuse, que nous voudrions toutes tester !
Pour un barbecue avec des amis, à l’apéritif j’ai commencé par des tartinades. Du pain grillé et… des mixtures à base de betteraves-fromage blanc-citron-huile d’olive-persil-zahtar*, de carottes-curry-huile d’olive-fromage blanc- citron vert-coriandre et de poivrons-feta-ciboulette-fromage blanc. Une salade aux lentilles vertes suivait, agrémentée de céleri branche, d’oignon rouge, de pomme verte, de persil, de jus de citron et d’huile d’olive. Le soir, un minestrone au pesto clôturait la journée. Pour une fois, j’ai utilisé à la place des pignons torréfiés, des noisettes et ce fut très bon. Que de compliments reçus pour toutes ses saveurs ! et j’en remercie l’auteur…

Je vous conseille ce beau livre qui vous ravira sur toute l’année. Les saisons se déclinent à travers les plats et les alliances, entre légumes, céréales, épices, herbes, huiles… forment des bouquets appétissants.
A vos mixeurs, mandolines, râpes et couteaux !

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10 kg d’abricots

Les Gourmandises reprendront en septembre ! Nous vous souhaitons un bel été et de bons appétits… A bientôt !

Vous trouverez des recettes chez…
Sandrion –
Béa –
Nathalie – Pain d’aubergines et livre de recettes de Nina Kehayan « Voyage de l’aubergines »

 

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Avec 10 kg d’abricots j’ai fait
de la confiture (ajout d’amandes effilées), une tarte (compotée d’abricots et sur le dessus des spéculoos mixés) et des bavarois…
Quant aux noyaux, j’ai lu qu’on pouvait faire de la liqueur.


Ingrédients pour un très grand bavarois (10 parts) :
– 1 moule à charnière
– 1 kg d’abricots
– Biscuits boudoirs ou biscuits roses de Reims
– 2 crèmes fleurette
– Sirop à l’abricot
– 1 flacon de coulis d’abricots
– 1 tablette de chocolat noir pour pâtisserie
– 50 g de beurre
– 16 cuillères à soupe de sucre glace
– 10 feuilles de gélatine

Préparation :
– Rincez les abricots, dénoyautez-les et mixez-les. Si les abricots n’ont pas une saveur prononcée, vous pouvez mettre un filet de sirop. Goûtez pour voir si ce n’est pas trop acide.
– Dans un moule à charnière, tapissez la paroi et le fond de biscuits que vous aurez légèrement trempés dans un sirop (eau + sirop d’abricot).
– Faites fondre le chocolat avec le beurre au bain-marie et 4 feuilles de gélatine que vous aurez préalablement faites trempées dans de l’eau pour les ramollir.
– Préparez votre chantilly avec 8 cuillères à soupe de sucre glace. Avant de la monter, prévoyez de mettre votre bol et fouet du batteur dans le congélateur, environ 5 minutes.
– Mélangez le chocolat fondu avec la chantilly et versez dans le moule pour une première épaisseur.
– Réservez au frigidaire. Remettez le bol et le fouet au congélateur (après, bien entendu, les avoir lavés !).
– Refaites une chantilly en procédant de la même manière que la précédente et incorporez la purée d’abricots avec 4 feuilles de gélatine ramollies et fondues dans un peu de sirop.
– Nappez sur le dessus de la mousse au chocolat et réservez au frigidaire.
– Pour la troisième étape, mélangez le coulis à l’abricot avec 2 feuilles de gélatine… Ramollissez les feuilles, mettez le coulis dans une casserole, ajoutez les feuilles et faites-les fondre deux minutes sur feu doux, en tournant.
– Tapissez le dessus du bavarois avec le nappage et réservez au frigidaire.
– Pour la décoration, vous pouvez ajouter des fruits, des copeaux de chocolat blanc, des pistaches, des éclats de meringues, des vermicelles de chocolat, des feuilles de menthe…

Verdict : Très bon ! Et ma copine Cathy dit… « Très très bon ! ».

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Le rituel des Musgrave


Le mois anglais avec Cryssilda et Lou

Littérature anglaise avec Titine
Policier avec Sharon

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Le rituel des Musgrave
Arthur Conan Doyle

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John Watson n’a guère de miséricorde envers Sherlock Holmes lorsqu’il nous confie ses petits défauts. Dans sa vie privée, le grand détective est  brouillon, négligent et complètement incohérent. On peut découvrir n’importe quoi dans le beurrier ou dans une soupière… et il est incapable de ranger correctement ses papiers. On le savait déjà souffrant de mélancolies, mais dans l’introduction de cette nouvelle, nous le découvrons très désordonné.

C’est dans le chaos des archives à classer, où Watson harangue son ami en le priant de de ranger les documents de ses affaires dans des cartons, que le rituel des Musgrave refait surface. L’histoire des Musgrave, la troisième enquête de ses débuts, est chroniquée dans les Mémoires, juste après « Le Gloria Scott ». Toutes deux font référence à des camarades de classe qui avaient sollicité Holmes pour résoudre des énigmes concernant leurs familles.
Sorti de son abattement, Holmes ouvre une petite boîte en bois dans laquelle se trouve des objets variés : un vieux papier, une clé en cuivre, une cheville de bois, une pelote de ficelle et trois sous en métal rouillé. De ces pièces, souvenirs de ce qu’il nomme « Le rituel des Musgrave », le mystère s’établit avec ce vieux papier du XVIIè siècle que l’on transmet aux générations successives :

« – À qui appartenait-elle? – À celui qui est parti.
– Qui doit l’avoir? – Celui qui viendra.
– Quel était le mois? – Le sixième en parlant du premier.

– Où était le soleil? – Au-dessus du chêne.
– Où était l’ombre? – Sous l’orme.
– Comment y avancer? – Au nord par dix et par dix, à l’est par cinq et par cinq, au sud par deux et par deux, à l’ouest par un et par un et ainsi dessous.
– Que donnerons-nous en échange? – Tout ce qui est nôtre.
– Pourquoi devons-nous le donner? – À cause de la confiance. »

Holmes raconte…

Décidé à gagner sa vie en tant que détective, le jeune Holmes reçoit la visite de Reginal Musgrave, un ancien camarade qui est l’héritier d’une vieille lignée d’aristocrates. A la mort de son père il a hérité du domaine de Hurlstone, des terres et une vieille bâtisse immense « pleine de coins et de recoins » qui nécessite une importante domesticité. Parmi les serviteurs, le majordome Brunton est un personnage étrange qui ne semble pas être à sa place. Homme très intelligent, beau, séducteur, il aurait pu prétendre à d’autres fonctions que celles qu’il occupe. Le cas qui amène Reginal à consulter Holmes concerne justement Brunton qui a disparu sans laisser de message, après avoir commis un impair impardonnable en prenant ses aises dans la bibliothèque. Lorsque Reginal l’avait surpris, il compulsait comme envouté, les vieux papiers de la famille, dont le rituel des Musgrave. Renvoyé avec un sursis de huit jours, Brunton avait perdu sa morgue et s’était montré obséquieux comme jamais. Mais deux jours plus tard, sa fiancée Rachel Howells, une femme de chambre, avait annoncé son brusque départ dans une crise d’hystérie ; Brunton ayant tout laissé dans sa chambre, vêtements et argent.
Ce que rapporte Reginal ne se limite pas à ce seul évènement. Quelques jours après la disparition de Brunton, Rachel qui était tombée malade disparaissait à son tour.

Pour Holmes, les prémices de l’enquête débutent dans l’énigme du rituel… à l’ombre d’un vieil orme de dix-neuf mètres de haut, de sept mètre de circonférence et datant de l’époque de Guillaume le Conquérant.

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A travers les souvenirs de Holmes, cette nouvelle si courte est une des plus denses. L’histoire nous mène dans une chasse au trésor et les disparitions de Brunton et Rachel passent au second plan jusqu’à la chute finale. L’aventure est captivante le trésor vous surprendra !
Des enquêtes à recommander…

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Dans un autre genre, l’épisode de la série télévisée avec Jéremy Brett, chez Belette

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La quiche aux épinards qu’aurait pu faire Miss Agatha Raisin

Tous les dimanches de juin se passeront en Angleterre avec Cryssilda et Lou.

Et vous trouverez d’autres recettes chez…
Sandrion – Muffins, boîtes aux surprises
Béa – Pastilla au poulet
Estellecalim – Trifle aux fruits rouges

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Je lisais la semaine dernière le premier tome des enquêtes d’Agatha Raisin,
où une quiche aux épinards est l’arme du crime,
et j’ai eu des envies de quiche aux épinards tout au long de ma lecture.

Quiche aux épinards

Ingrédients :
– 1 pâte brisée
– 1 sachet d’épinards hachés surgelés
– 2 petits pots de faisselle
– 3 œufs
– Gruyère râpé
– 1 oignon
– Curry tradition, muscade, sel

Préparation :
– Faites votre pâte, étalez-la et garnissez-en le plat à tarte. Piquez la pâte avec une fourchette. Saupoudrez de muscade le fond.
– Faites revenir votre oignon émincé, sans trop le dorer.
– Cuisez vos épinards surgelés environ 5 minutes en remuant (sans eau) et laissez refroidir. En principe vous pouvez vous dispenser d’égoutter.
– Dans un saladier, mélangez les œufs, une grosse poignée de gruyère râpé, la faisselle, l’oignon, le curry, du sel et ajoutez les épinards.
– Versez le tout sur votre pâte.
– Mettez au four, cuisson environ 25 à 30 minutes.

Verdict : Avec la salade craquante prise dans le jardin… Quiche réussi !

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Mes héros de polars anglais préférés

Le mois anglais avec Cryssilda et Lou

Je reprends l’idée de Bianca qui a listé ses héros de polars anglais.
Dans un top 5, voici quelques noms, chroniqués ou non chroniqués sur ce blog…

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J’ai découvert Sherlock Holmes à l’âge de quatorze ans et ce fut un coup de foudre. Je les ai lus, relus, re-relus. Mes parents avait toute la série éditée dans une belle collection. Lorsque je suis partie, j’ai emporté les livres sans le dire. Il était inconcevable que je parte sans eux ! Pour moi, Jeremy Brett est l’incarnation de ce héros.
1ère histoire, une nouvelle : Une étude en rouge

Sur la même marche du podium, j’y mets Hercule Poirot. Après avoir lu Conan Doyle, j’ai voulu lire Agatha Christie. Mais après deux titres, j’ai déclaré forfait. C’est en découvrant la série télévisée avec David Suchet que mon cœur a palpité… et que je me suis mise à les lire. Je lis les romans dans l’ordre de parution et seulement ceux qui mettent en scène Hercule. Mister B. me demande toujours : « Mais qu’est-ce que tu lui trouves à ce petit vieux gros ? ».
1er tome : La mystérieuse affaire de Styles

Dans les romans d’Anne Perry, il y a la saga avec William Monk et Hester Latterly. En dehors des intrigues et de la société victorienne très bien rapportée, il y a ces deux personnages qui évoluent au fil des tomes. Il est essentiel de les lire dans la chronologie ! Dans le premier tome, lui le ténébreux, est un policier qui souffre d’une amnésie temporaire, et elle, est une ancienne infirmière de Florence Nightingale lors de la guerre de Crimée qui souhaite gagner sa vie sans dépendre de son frère…
1er tome : Un étranger dans le miroir

Sidney Chambers… Faible femme ? Oui, j’avoue. Sidney Chambers est un prêtre anglican qui s’occupe de la paroisse de Grantchester. Il se découvre un talent d’enquêteur suite à une affaire de meurtre. Cela se passe dans les années 50, il y a beaucoup de jazz, de whisky et des âmes à consoler. La série télévisée, que j’ai découverte en premier, est assez fidèle au roman.
Roman : Sidney Chambers et l’ombre de la mort

Thomas Lynley et Barbara Havers sont les personnages d’Elizabeth George. Si la romancière est Américaine, elle situe ce couple d’enquêteurs en Angleterre. Thomas, beau, élégant, riche, est issu de l’aristocratie britannique et Barbara est son inverse. Leur complicité n’est pas évidente au début… Avant ce blog, j’ai lu le temps d’un été les treize tomes de la série et je me suis arrêtée au quatorzième car un personnage que j’appréciais décède. Il va falloir que je m’y remette…
1er tome : Enquête dans le brouillard

Voilà, du côté anglais. Et vous ?

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