L’héritage des jumeaux diaboliques

Mois anglais avec Lou et Titine
Challenges Policiers historiques avec Sharon
D’autres billets du livre ce mois-ci : Lou, Cryssilda, FondantG,

 

 

L’héritage des jumeaux diaboliques
Gareth P. Jones

 

Dans le comté d’Hexford,

Lorelei et Ovide Spleenspick sont des jumeaux de treize ans, orphelins de leurs parents depuis la petite enfance. Héritiers d’une grande fortune, ils habitent le manoir familial et vivent sous la tutelle de leur majordome M. Crutcher, un homme lugubre qui inculque aux enfants des valeurs rigoristes. Dans cette ambiance gothique, perpétuellement endeuillée, sans musique, sans télévision, sans amis, seule la bibliothèque est un lieu d’évasion où l’esprit peut vagabonder de livre en livre.
Il n’y a pas que la lecture et les parties d’échecs qui occupent Lorelei et Ovide. Leur spécialité à tous les deux c’est leur grande jalousie l’un envers l’autre. Elle affûte l’esprit et les plonge dans de surprenantes inventions… Ainsi, ils rivalisent d’ingéniosités en créant des stratagèmes criminels pour des explosions, des décapitations, des défenestrations et d’autres dispositifs bien sanglants, comme une baignoire remplie de piranhas. Ils font tout pour s’entretuer.
Doit-on chercher l’origine de cette haine dans la tragique destinée de leurs parents ? Car la deuxième particularité qui singularise ces enfants se trouve dans leur lignage. Toutes les générations ont connu des drames et la malédiction n’a pas épargné leur père tué par empoisonnement et leur mère morte électrocutée par la foudre.

Jusqu’où seraient-ils allés si à l’aube de leur anniversaire, las de leurs surenchères assassines, ils n’avaient pas décidé de conclure une trêve ?
Afin d’établir un document très officiel dans lequel il serait stipulé que si l’un des enfants venait à décéder avant sa majorité l’autre n’hériterait de rien, ils font venir le notaire de la famille pour ajouter cette clause au testament. M. Carpenny a bien connu les parents des jumeaux et c’est en leur mémoire qu’il accepte d’écrire un avenant et de reprendre l’inventaire du manoir afin d’établir une liste des biens. Quatre-vingt-sept pièces à répertorier et un mois pour le faire…

Les jumeaux font bon accueil à M. Carpenny qui en cette période de vacances scolaires, est accompagné par son fils Adam. Si Lorelei découvre en cet adolescent de quinze ans un ami qui lui raconte le monde extérieur et qui l’incite à franchir les frontières du domaine, pour Ovide, le contact est bien différent ! Pour la première fois, le frère et la sœur connaissent une césure dans leurs relations fusionnelles et les hostilités reprennent ; noyade, attaque d’un essaim d’abeilles tueuses, ours en liberté, arbre piégé…
Lorsque Lorelei accuse son frère de ne pas avoir cessé ses machinations, Ovide lui jure que ces tentatives criminelles ne sont pas de son ressort. Alors… qui tente de tuer Lorelei, Ovide et le nouveau venu, Adam ? Un tueur les prend pour cible en se basant sur leurs machiavéliques artifices et tout le monde semble suspect : Mme Badshow la cuisinière, Mlle Grill la gouvernante, M. Paine le jardinier, M. Crutcher et même M. Carpenny qui semble cacher un secret.

Tous coupables ? Les jumeaux diaboliques vont mener une enquête et faire ressurgir les mystères du passé. Petit à petit, de confidence en confidence, de révélation en révélation, les personnages se dévoilent et l’histoire se réécrit…

Roman à suspens, roman à l’humour noir, dans la famille Spleenspick, la mort rôde ! Sur un tempo vif, diaboliquement tissé, fantasque et sépulcral, l’histoire n’est pas avare en action et en mystères. Le jeune lecteur lira donc les aventures des sympathiques jumeaux avec le sourire et sans chagrin pour toutes les misères qu’ils endurent. Il y a un peu de la vie désastreuse des orphelins Baudelaire.
Une charmante lecture à recommander, même si elle n’est pas très facile à lire car le scénario mêle plusieurs histoires, enchaîne les périls et multiplie les fausses pistes.

« – Les chats ont neuf vies. Nous, on n’en a qu’une. Après tout, on se fiche de savoir qui a commencé. L’important, c’est qu’on soit tous les deux d’accord pour arrêter. »

 

 

 

Skeleton Key

Mois anglais avec Lou et Titine

 

 

 

Skeleton Key
Les aventures d’Alex Rider, Tome 3
Anthony Horowitz

 

Skeleton Key, l’île du squelette au large de Cuba, 40 km de long, 6 km de large,
Le Général Alex Sarov vient de réceptionner 1 kg d’uranium enrichi pour créer une bombe nucléaire.

Londres,
Depuis sa dernière mission, quatre semaines ont passé. Alex, quatorze ans et espion malgré lui, se retrouve pour commencer les vacances d’été à ramasser les balles sur les courts de Wimbledon pour les premiers matchs du tournoi. Cette couverture doit lui permettre de surveiller le Pavillon du Millénaire, espace réservé aux joueurs et aux officiels, car une semaine plus tôt, un Chinois s’est infiltré en pleine nuit pour commettre un cambriolage. Mais était-ce vraiment un vol ? En peu de temps, Alex découvre que le véritable objectif était de truquer les jeux en droguant les favoris et en faisant gagner les outsiders. Mais en mettant à mal l’une des plus grandes triades chinoises, le Grand Cercle, Alex devient une cible à abattre…

Après avoir échappé à deux tentatives d’assassinat, Alex doit quitter l’Angleterre pour sa sécurité. Le MI6 le confie à la CIA qui pour mener à bien une mission a besoin d’un adolescent pour jouer l’enfant d’un couple, des espions chevronnés qui enquêtent sur les agissements du Général Sarov, un ancien de l’ex-URSS. Une terrible menace pèse sur le monde !
Sur la paradisiaque île du squelette, Alex aura fort à faire avec des requins, un général et une bombe nucléaire.

Pour ce troisième récit, nous partons dans les eaux dangereuses des Caraïbes ; un décor de mangroves peuplées de crocodiles et d’une mer infestée de requins. Une fois encore, Alex Rider se retrouve seul pour déjouer un scénario machiavélique naît d’une vengeance personnelle et de la fascination d’un homme pour les idéaux politiques d’un vieux monde. Aventures explosives au service de sa Majesté, l’histoire à la Ian Fleming a de quoi captiver le lecteur !
Depuis la mort de son oncle, Alex n’a presque plus le temps de penser et malgré son inexpérience, il devient un agent redoutable déjà repéré par les plus grands pontes de la criminalité. Dans ce tome, il a quand même le temps de rencontrer une jeune fille, Sabina, qui va être pour lui d’un grand soutien moral… Nous la retrouverons dans le prochain épisode… alors, affaire à suivre !
Une série qui commence à être passionnante et que je n’hésiterai pas à recommander ; jeunes lecteurs, à partir de 8-9 ans.

 

 

 

Pointe Blanche


Mois anglais avec
Lou et Titine
Challenge Petit Bac avec Enna

 

 

Pointe Blanche
Les aventures d’Alex Rider, Tome 2
Anthony Horowitz

 

New-York,
Le milliardaire Michael J. Roscoe s’imaginait être en sécurité entouré d’anciens agents du FBI, dans sa voiture blindée et dans ses bureaux aux portes ultra sophistiquées avec détecteurs d’empreintes. Mais Roscoe meurt en tombant d’une cage d’ascenseur trafiquée par Le Gentleman, un tueur à gage au service du plus offrant. La mort se voudrait être un accident, toutefois des doutes sont émis du côté des services secrets du MI6 qui étaient en contact avec lui pour une affaire concernant son fils Paul.

Londres,
De retour dans son collège après deux semaines d’absence, Alex Rider se découvre étranger à tout ce qui faisait sa vie avant son enrôlement forcé dans les services secrets et l’assassinat de son oncle. Alors que tout le monde le pensait terrassé par la grippe au fond de son lit, il était à déjouer le complot d’un riche industriel mégalomane.
Mais très vite, suite à une petite bêtise qu’il commet en arrêtant des trafiquants de drogue, Alex se retrouve à nouveau face à Mr Blunt le directeur des opérations spéciales du MI6 qui lui demande d’effectuer une deuxième mission.
Cette fois-ci, Alex doit se faire passer pour le fils rebelle de Sir David Friend un riche homme d’affaire, et intégrer un pensionnat français à la frontière Suisse, le château de Pointe Blanche.
Suite à l’assassinat de Roscoe, c’est au tour d’un ex membre du KGB et chef des services secrets Viktor Ivanov de mourir dans l’explosion de son bateau. Un lien réunissait les deux hommes, leurs fils Paul et Dimitri, tous deux élèves dans la même école qui reconditionne les enfants récalcitrants des hommes les plus influents du monde.
Après une semaine dans la famille de Sir David pour s’imprégner de son rôle, Alex s’envole dans un hélicoptère avec Mme Stellenbosh, l’adjointe du Dr Hugo Grief, le directeur de Pointe Blanche, qui le mène dans cette forteresse perdue dans la montagne. Vieille institution qui fut tour à tour un château, un asile pour aliénés et la demeure de vacances pour des dirigeants nazis, ce fief gardé par des hommes armés devient une prison.
A peine arrivé, Alex comprend que sa mission va se révéler très compliquée… Et ce ne sont pas les simples gadgets de Mr Smithers qui vont l’aider à s’en sortir !
Qui est Grief et quel est son but ?

Sans vouloir dévoiler la trame de l’histoire, sachez qu’Alex va être confronté à un médecin, adepte des théories aryennes sur une race pure, qui a travaillé toute sa vie sur le génome et le clonage.
Avec un héros aussi courageux et sympathique, un méchant horrible et une intrigue bien menée, pleine d’action, cette suite est un épisode bien plus intéressant que le précédent (Strombreaker) et augure d’une série qui captivera le jeune lecteur.
Alors… à suivre !

 

 

 

 

Les aventures extraordinaires de Jules Quatrenoix, T1, La malédiction de Datura

Challenge Policiers historiques avec Sharon
Challenge Petit Bac avec Enna, catégorie « végétal »
Une semaine de romans pour la jeunesse – 5

 

 

Les aventures extraordinaires de Jules Quatrenoix
La malédiction de Datura, Tome 1
Tatiana Deschamps

 

Nous sommes en juillet 1912 et Jules Quatrenoix, un garçon de douze ans, quitte Paris avec sa mère Ernestine pour aller vivre dans une petite ville de province, à Hurlus-le-Mort-Homme. Le décès de son père qui était officier sur le Titanic fait que sa mère a été obligée de solliciter une place de gouvernante dans une riche famille, les De Chaussecourte.

Très bien accueillis par des gens chaleureux, Jules va profiter des vacances scolaires pour découvrir la région et les personnes qui l’habitent. Les De Chaussecourte devant partir en vacances pour un mois, il aura ainsi tout le loisir de parcourir la grande demeure et le parc qui l’entoure.

Sa curiosité est excitée lorsque dès le premier soir il entend des bruits et une voix d’outre-tombe l’appeler. Cachée derrière une bibliothèque, il décèle alors une pièce abandonnée qui fut le bureau de l’ancien propriétaire de la maison ; surprenante et pleine de singularités avec des collections d’insectes. Le lendemain, c’est la cuisinière qui lui raconte la triste histoire des De Crochemarre qui avait vécu trois drames successifs cent ans plus tôt. Le père était un naturaliste renommé qui avait fait la campagne d’Égypte de Napoléon et qui avait ramené la Pierre de Rosette. A son retour de l’expédition, il avait eu une crise cardiaque et en était mort. L’année d’après, c’est son jeune fils Barnabé qui s’était noyé dans le bassin du parc. La mère, devenue folle, fut internée dans un asile où elle y mourut.
Jules, grand amateur de romans policiers et plus particulièrement du livre « Le mystère de la chambre jaune » avec le héros Rouletabille, décide de commencer une enquête car il est persuadé que ces morts ne sont pas naturelles ou accidentelles et que, comme lui souffle une voix intérieure et les confidences de Monsieur De Crochemarre faites dans un cahier, elles sont dues à une ancienne légende, la malédiction de la déesse Datura… Malédiction, relique, femme, scorpion, pacte, démons, sacrifices…
Assez rapidement dans les archives de la mairie, Jules découvre des évènements qui étayent ses soupçons car tous les ans, la commune répertorie des morts étranges.

Son incursion dans la petite ville d’Hurlus-le-Mort-Homme, se fait aussi lors d’une fête annuelle où on lui présente des personnalités influentes ; le maire Monsieur Vampierre, le notaire Monsieur Lecroquenec et le directeur du lycée Monsieur Landemorre où il poursuivra sa scolarité à Notre-Dame-de-la-Désolation dès la rentrée en octobre. Conscients de leur importance, ces trois notables semblent bien trop mystérieux et calculateurs pour être honnêtes.
Ce même jour, il rencontre également un garçon de son âge avec qui il sympathise immédiatement. Aristide, nanti d’un caractère impétueux et d’une gouaille de titi Parisien, sera le parfait acolyte pour l’aventure qui se profile. Et plus tard, un troisième luron les rejoindra, en la personne de Lothaire, le fils d’un diplomate qui sera interne au lycée.
Un peu embarrassé, Jules confie ses déductions à Aristide qui prend au sérieux ses élucubrations fantaisistes et, friands de romans policiers aux énigmes fantastiques, tous deux se retrouvent dans une dimension digne des histoires de Jules Verne et de Gaston Leroux. Surtout lorsque le libraire, Monsieur Papyrus, les convie à assister à une représentation de spiritisme avec une médium qui par la voix de l’esprit de Barnabé, le fils De Crochemarre, leur annonce qu’un sacrifice sera bientôt commis et qu’il faudra faire attention « au vampire de la lande morte et au croque-mort »

Dans ce premier tome, l’auteur rassemble trois jeunes adolescents héroïques qui s’unissent pour défier une société secrète, avide de puissance, qui œuvre pour la cruelle déesse Datura, démone des ténèbres. Accompagnés d’un chien qui les aide dans leur périple, Jules Rouletabille, Aristide l’Intrépide et Lothaire de Téméraire sont confrontés à des phénomènes surprenants, terrifiants et sanglants. Sur un rythme trépidant et plein de suspense qui ne cesse d’évoluer au fil des pages, le quatuor bien audacieux nous embarque dans un univers surnaturel baigné de violence. Mais que le jeune lecteur à l’émotivité titillée se rassure, nos braves héros seront les plus forts ! et ça se lit très bien.
A cette intrigue bien menée, l’auteur nous plonge dans les débuts du 20ème siècle et nous raconte toute cette époque à travers la littérature (ses romans, ses auteurs), les évènements et personnages historiques, et la désuétude des us. La rentrée scolaire se faisait au début d’octobre, le jeudi était un jour de congés, et l’écolier qui avait un stylographe était bien gâté !
Je vous recommande grandement ce roman d’aventure du genre fantastique, qui m’a rappelé de nombreuses lectures de ma jeunesse et du plaisir que j’avais à les dévorer. Il a toutefois un charme bien à lui… Et j’espère pouvoir retrouver nos amis dans la suite à venir. Le dernier paragraphe du livre porte la date de 1916 et parle déjà de la nostalgie de l’été 1912.

 

 

 

Eliott et la bibliothèque fabuleuse

Challenge Petit Bac avec Enna, catégorie « Livre »
Un livre offert par Sharon
Une semaine de romans pour la jeunesse – 4

 

 

Eliott et la bibliothèque fabuleuse
Pascaline Nolot

 

Lorsque dans un livre, un petit garçon trouve son salut…
Eliott Tartignol (on peut avoir mieux comme patronyme !) est un petit garçon solitaire et malheureux qui va à l’école avec un nœud au ventre. Tous les jours, il fait l’objet de persécutions morales et physiques de la part de Charlie et de ses sbires, Illio et Nico, des jumeaux pas très futés qu’il rebaptise dans sa tête Idiot et Nigaud. Il aimerait bien dénicher une solution, mais il n’en trouve pas, et quand il essaie d’en parler à sa mère, celle-ci lui répond que si Charlie le tarabuste constamment, c’est qu’elle est attirée par lui. En somme, elle aurait un petit béguin pour lui. Oui… parce que Charlie est une fille ! A la voir, on lui donnerait l’absolution sans lui regarder les dents ; petite fille toujours bien vêtue, bien coiffée, avec un regard d’une candeur de madone. Sauf qu’en vrai, elle est un diablotin, une petite méchante… une harceleuse tyrannique.

Un jour à la sortie de l’école, pourchassé par ses tortionnaires, Eliott trouve refuge dans la bibliothèque municipale. L’établissement est un sanctuaire qu’il connait dans tous ses rayonnages. A l’abri, il se retire dans un coin et laisse passer les minutes en grignotant des bonbons. Puis les minutes deviennent des heures car Eliott s’est endormi. En se réveillant, il découvre que la bibliothèque a fermé ses portes et qu’il en est prisonnier.
Seul ? Pas tout à fait ! Face à lui, le gros chat qui hante les lieux le regarde d’un air pas commode. Et tout vire au cauchemar lorsque le chat se met à parler en criant : « Alerte intrusion ! Code 10-24 ! Je répète : ennemi sur place ! Renforts demandés ! ».

A ce stade de l’histoire, nous nous questionnons avec Eliott. Est-il bien réveillé ? A-t-on bien lu ? Un chat qui parle, ce n’est que dans les livres qu’on en trouve ! Mais le pire est à venir… Des petits rats, des automates en fer mécanisés, viennent le ficeler pour l’enfermer dans un placard. Maaaow, le chat qui dirige les troupes, l’accuse de délits et le met en détention provisoire avant de le juger. Abracadabrant délire !
C’est Monsieur Caleb, le bibliothécaire, qui vient le délivrer, lui expliquer ce qu’il se passe et lui citer ses droits. En tant que directeur de la BRB, Brigade des Rats de Bibliothèque, il n’a le pouvoir que de l’assister durant son procès et il ne peut le libérer, car Eliott est accusé d’intrusion et d’espionnage.

Un chat doté de parole et de jugement, une armée de rats sous ses ordres, un bibliothécaire qui mène une double vie et pour la parodie du tribunal, s’amène … Basile le fantôme, qui va officier en tant qu’avocat de la défense. En trois coups de marteau, la sanction tombe. Soit on lui efface la mémoire, soit il garde le secret absolu. Si la première condamnation n’est pas du goût d’Eliott, le juge Maaaow qui se montre méfiant, n’agrée pas beaucoup la seconde. C’est donc d’un commun accord, qu’ils décident de surveiller le jeune garçon au sein même de leurs unités et de l’embaucher suivant leur devise : « Lire et Servir ».

Trois tâches sont imposées. D’abord, il va être au service de la section des archives, au Tri Spécial. Par la suite, il devra voyager dans les livres pour sauver des âmes en peine. Et si tout va bien, s’il ne se fait pas dévorer par une bête ou un ogre dans un conte, il ira aider le Bibliomancien à mettre de l’ordre entre les pages.
La bibliothèque est composée de cette dimension invisible dans la journée et la nuit, elle devient le théâtre vivant d’un monde tout dévoué aux livres, aux histoires, à leurs personnages, aux mots, aux paysages de lettres et d’encre. A l’aide de marque-pages, les membres du BRB balisent leurs descentes et leurs voyages. Les missions sont très périlleuses car parfois on peut s’y perdre et ne jamais retrouver le tunnel qui mène au monde réel.

Eliott découvre aussi qu’il existe un livre vital pour lui, « L’indispensable guide de survie du souffre-douleur », et il voudrait bien mettre la main sur lui. Tout à ses aventures incroyables, fantasmagoriques, il essaiera aussi de l’obtenir et ainsi modifier la trajectoire de sa vie !
Pfff… il se passe de ces choses dans les bibliothèques !!!

Adorable conte dans le genre les livres sont nos amis. L’auteur connaît bien l’univers des lecteurs, elle sait qu’on pénètre les livres et que leurs histoires nous font voyager. L’objet, leur odeur, leur toucher, la magie opère avant même leur lecture. Eliott vit un drame tous les jours et personne ne lui vient en aide. Ses camarades n’osent pas, son institutrice ne le voit pas, son père est accaparé par son travail et sa mère, malgré tout l’amour qu’elle lui porte, reste aveugle et sourde à sa détresse. A travers les livres, il peut alors s’évader et se trouver du courage. D’ailleurs, c’est grâce à l’un d’eux, qu’il pourra s’affranchir de son rôle de « souffre-douleur ». Parfois la solution est toute simple, mais elle demande du caractère, une force qui tient plus du mental que du physique.
Écrit avec finesse, humour et une certaine poésie fantaisiste et imagée, cette histoire plaira aux enfants pour ses aventures, sa magie et sa justice.
Je vous recommande donc ce très sympathique roman !

Un gloutomot ?

 

 

Un festival pour l’Aliénor, Tome 4


Challenge Petit Bac avec Enna, catégorie « nom »

Une semaine de romans pour la jeunesse – 2

 

Tome 1Tome 2Tome 3

Un festival pour l’Aliénor
Tome 4
Cécile Soler

 

Grâce à sa tante, Vanessa peut rester à l’académie sportive Arcadia… Sa scolarité avait été compromise avec le déménagement de ses parents qui ne pouvaient plus assurer les transports, et c’est Lili qui avait proposé l’idée toute simple du covoiturage.
C’est avec la maman de son amie Nina que le deal avait été conclu, mais un jour après des vacances, Vanessa a la désagréable surprise de voir une nouvelle voiture. Au volant, une autre mère, et à l’arrière sa pire ennemie, la détestable Cyrielle… En peu de temps, elle constate que le proverbe qui dit : « Telle mère, telle fille », est vrai pour ces deux-là !

A Arcadia, c’est un branle-bas de combat. Pour fêter l’ouverture d’un SPA très chic, un festival est organisé avec portes-ouvertes au public. D’inspirations médiévales, les jeux tourneront tous au tour des thèmes de cette époque ; tournois, amours courtois, Robin des Bois et la légende du Roi Arthur. Toutes les disciplines seront mises à contribution et les élèves devront participer aux spectacles.
Du côté des patineurs, la représentation mettra en scène l’histoire de Robin des Bois. Vanessa et ses amis font alors la connaissance de Maria, leur nouvelle chorégraphe Russe qui ne fait pas bon ménage avec leur entraineur Eric. Après un début houleux entre eux, la guerre froide est déclarée.
Autre nouvelle tête, Kelly Wang qui vient d’Amérique. Du même âge que Vanessa, la jeune fille a un niveau supérieur. Sa technique et sa grâce donnent des complexes à notre petite héroïne qui en devient un peu timorée sous le regard critique de Maria. Si Kelly excelle sur la glace, dans la vie courante, elle est d’une grande timidité. Elle aurait pu être à l’image de Sophie et de Cyrielle, les deux pestes de l’académie, mais elle est en fait tout le contraire, ce qui émeut Vanessa.

Avec toutes ces activités qui doivent être menées en parallèle des études, les journées sont bien remplies et exténuantes. Cependant, il leur reste encore de l’énergie pour rêver… Il semblerait que Vanessa ait un soupirant qui l’entraine dans le potager d’Arcadia pour élever une famille de canards. Franck, l’ancien amoureux de Cyrielle, est un garçon charmant. Mais est-ce bien lui qui fait tambouriner le cœur de Vanessa et qui l’invitera à regarder le feu d’artifice qui clôturera cette mémorable fête ?

Nous suivons Vanessa dans ses entrainements et ses activités pour le festival. Comme dans les autres tomes, Cyrielle et Sophie vont s’échiner à mettre du désordre dans les programmes, mais leurs personnalités se dévoilent de plus en plus aux autres et leurs mesquineries ne resteront pas impunies. Dans cet épisode, l’auteur met l’accent sur ses mères insupportables qui vivent leurs rêves à travers leurs filles. Madame Wang est l’une d’elles, dévorée par l’ambition de voir Kelly se surpasser et triompher, jusqu’à la briser. Un sujet est alors abordé, celui des régimes poussifs et des carences qui mènent à l’anorexie.
Avec une plume toujours légère et pleine d’entrain, la vie de Vanessa à Arcadia est une lecture très plaisante. La petite fille des débuts qui n’avait pas encore douze ans, grandit vite et bien. Elle est fidèle en amitié (nous retrouvons Zoé qui reste sa meilleure amie), et se montre solidaire pour ses amis qui ont besoin d’aide. Puis avec le sourire, nous lisons ses émois amoureux qui suivent parfaitement les règles de l’amour courtois…
Je vous recommande cette série avec enthousiasme !

 

Errol Flynn dans le film « Les aventures de Robin des Bois »

 

 

Une semaine de romans pour la jeunesse !


Du 06 au 12 mai,
c’est une semaine de romans pour la jeunesse !
et j’en profite pour continuer les séries.

 

1. « La fin » des désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire, T13, Lemony Snicket
2.
« Un festival pour l’Aliénor », T4, Cécile Soler
3.
4. « Eliott et la bibliothèque fabuleuse », Pascaline Nolot
5. « La malédiction de Datura » une enquête de Jules Quatrenoix, Tatiana Deschamps
6. « Le serment » le préquel de Nina Volkovitch, Carole Trébor
7.