Jackaby – Tome 1

Un livre offert par Babelio et les Éditions Bayard dans le cadre des Masses Critiques
Challenge polars avec Sharon

 

 

Jackaby
William Ritter

 

Nouvelle-Angleterre, 1892,

Abigail Rook, dix-sept ans, a quitté l’Angleterre depuis un an pour fuir la vie que ses parents lui destinaient après ses études. Épouser un homme à la situation déjà établie, porter des tournures et des corsets, avoir des enfants et tenir une maison n’étant pas ses aspirations premières, elle était partie dans les Carpates sur un site de fouilles archéologiques, en quête d’émancipation. Et pour continuer l’aventure, elle avait pris un bateau pour la Nouvelle-Angleterre.

En ce mois de janvier 1892, elle se retrouve sur le port de New Fiddleham, seule et désargentée, à la recherche d’un gite et d’un travail. Courageuse, déterminée et doté d’un bel optimisme, elle répond à une annonce pour un emploi chez un détective privé peu ordinaire, Mr R.F. Jackaby, spécialiste en phénomènes inexpliqués, qui enquête et donne des conseils sur des affaires d’ordre paranormal.
Séduit par l’intelligence et les capacités d’Abigail, Jackaby l’embauche et met à sa disposition une chambre dans sa grande maison, une bâtisse tout aussi étrange que lui, pleine de vieux livres, d’éprouvettes, d’ossements et d’une collection de runes gravées, qu’il partage avec un fantôme, la belle Jenny, et Douglas le canard chargé des archives, qui fut avant sa transformation un charmant jeune homme.

Après avoir accepté le fait qu’un monde surnaturel venu des croyances du vieux continent puisse exister, Abigail est confronté à sa première enquête, la mort d’un journaliste du Chronicle retrouvé dans son lit, vidé de son sang, avec pour seul indice l’empreinte d’une chaussure métallique.
Si Jackaby a la faculté de percevoir l’invisible et le fantastique, Abigail, très observatrice, est capable de voir l’ordinaire, toutes ces petites choses qui mènent à bien une investigation.
Passant outre la colère de l’inspecteur chef Marlowe qui ne voit pas d’un bon œil cette intrusion, Abigail et Jackaby vont rechercher le meurtrier dans l’univers des créatures fantastiques et découvrir qu’une vieille dame, qui est en réalité une banshee, annonce par des pleurs les morts survenues et à venir, car celui qui vient de mourir, Arthur Bragg, ne sera ni le premier ni le dernier cadavre.

Banshees, fantômes, trolls, lutins, métamorphes, leprechauns, Abigail n’est qu’au début de ses surprises…

Ce tome est le premier d’une série, dans laquelle Abigail et Jackaby traquent des assassins qui n’ont rien d’humains. Comme le duo d’Arthur Conan Doyle, Holmes et Watson, elle est l’assistante et la narratrice, lui est un enquêteur hors norme. Si je fais le parallèle avec une autre série, je pense également à la saga de l’Epouvanteur de Joseph Delaney, avec toutes les créatures surnaturelles issues des contes et légendes, l’action et le côté obscur.
L’histoire se lit bien, elle est du genre accrocheuse (suspense, frissons et émotions), et les personnages principaux sont tous attachants avec leur part de mystère et de fragilité.
Je recommande donc ce roman fantastique, aux initiés du genre… Mais je recommande, aussi, aux jeunes lecteurs qui souhaiteraient s’aventurer dans un autre monde.
A suivre !

 

 

Banshee, illustration de W.H. Brooke pour les Fairy Legends and Traditions of the South of Ireland de Thomas Crofton Croker, 1825

 

 

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Strombreaker, les aventures d’Alex Rider – Tome 1


Une année en Angleterre avec Titine,
et le
Mois anglais avec Lou et Cryssilda

 

 

Stormbreaker
Les aventures d’Alex Rider, Tome 1
Anthony Horowitz

 

En pleine nuit, Alex Rider, un adolescent de quatorze ans, est réveillé par la police qui lui annonce la mort de son oncle, tué dans un accident de voiture. A partir de cet instant tout va changer dans la vie d’Alex…
Depuis la mort de ses parents, Alex avait été élevé par cet oncle qui travaillait dans une banque. Souvent absent et peu démonstratif, il lui avait donné une éducation particulière. Ce dernier fait, Alex en a conscience lorsqu’il apprend que Ian Rider était en fait un agent très actif des services secrets britanniques, et que les enseignements qu’il avait reçus étaient un apprentissage pour le faire intégrer le MI6.
En découvrant la véritable profession de son oncle et les causes réelles de son décès, Alex entre en contact avec le chef des opérations spéciales, Mr Alan Blunt, qui le recrute pour continuer à mener l’enquête de son oncle.
L’enrôlement se fait sur une menace. Si Alex ne les aide pas à arrêter l’homme d’affaires et mafieux Herod Sayle, sa gouvernante Jack Starbright qu’il considère comme une mère, sera obligée de retourner dans son pays en Amérique, et lui, il devra tout quitter pour aller vivre dans un pensionnat de banlieue.
Contraint par le chantage, Alex part dans un camp d’entraînement où il reçoit les premiers enseignements pour mener à bien sa mission qui consistera à approcher Sayle et arrêter ses desseins meurtriers.
Strombreaker, un ordinateur sophistiqué, au processeur circulaire très puissant, va être distribué à tous les étudiants d’Angleterre, sous couvert de la grande générosité de son fabriquant, Sayle Entreprises.
Que cache cet altruisme et quelle est l’objectif final de Strombreaker ?

Roman d’espionnage jeunesse (à partir de 8 ans), l’auteur nous fait pénétré le monde fermé et interlope des services secrets. Pour avoir écrit et scénarisé de nombreuses séries policières (Télévision : Hercule Poirot, L’inspecteur Barnaby ; Livres : Sherlock Holmes, James Bond), il a un style simple, fluide, rythmé et très imagé.
Du suspense, de l’héroïsme et des actions explosives, un gentil, des méchants, l’histoire n’est pas originale et manque de profondeur, mais elle est divertissante et elle captivera les jeunes lecteurs qui n’auront pas de mal à s’identifier à Alex, un petit James Bond.
Ce livre est le premier tome d’une longue série qui compte à ce jour onze volumes. Au fil des épisodes, Alex évolue, combat de puissants criminels et découvre les failles des différentes organisations secrètes ; MI6, CIA…

Des lectures sympas pour les vacances !

 

 

 

 

Thomas Ward l’Epouvanteur

Une année en Angleterre avec Titine, et le
Mois anglais avec Lou et Cryssilda

 

 

Thomas  Ward, l’Epouvanteur
Tome XIV
Joseph Delaney

 

Depuis le décès de son mentor John Gregory et le départ d’Alice (Tome XIII), il y a un an, Tom Ward, dix-sept ans, se retrouve seul pour faire le travail d’un épouvanteur.
Dans le village de Kirkby Lonsdale à la frontière du comté, il a été appelé par un aubergiste pour chasser le fantôme d’une jeune fille qui, depuis sa mort, hante la chambre qu’elle habitait. Myriam a été retrouvée morte vidée de son sang, sur son lit, sans aucune égratignure ou piqûre. Alors avant de renvoyer son spectre vers la lumière, Tom se doit d’enquêter sur sa mort mystérieuse.
Lorsqu’il parvient à échanger avec elle, il apprend que régulièrement dans son sommeil elle voyait une créature aux yeux rouges, au corps velu, ni homme, ni bête, qui la vampirisait. Cette fois-ci, la créature avait bu jusqu’à plus soif.
Myriam étant la troisième victime, Tom sait qu’il ne devra pas attendre longtemps pour voir réapparaître le monstre.
C’est une fille de quinze ans, Jenny Calder, qui le met sur la piste du tueur. En échange de ce qu’elle sait, elle désire devenir son apprentie épouvanteur. Septième fille d’une septième fille aux yeux vairons, dotée de quatre dons,  elle a toutes les capacités pour le devenir.
Sans trop lui accorder sa confiance, Tom décide de la suivre vers un arbre où se terre la bête, et là, il découvre que le vampire n’est autre qu’un Kobalos venu dans la région pour faire des expériences sur les humains.
Les Kobalos sont entre l’animal et l’homme. Ils sont venus pour conquérir le pays. Un an auparavant dans le Nord, Tom  les avait combattus avec Grimalkin la sorcière, mais rien n’avait été conclus et aujourd’hui, la menace s’étend…

Il avait fallu à Tom beaucoup d’énergie pour battre le Malin, et dans cette guerre contre les Kobalos, il se pourrait bien que Tom doive aller jusqu’au don de soi, jusqu’au sacrifice.

Ce quatorzième tome est en fait le début d’une trilogie qui raconterait la guerre contre les Kobalos. Il peut être une introduction à une nouvelle saga, ou la suite de l’Epouvanteur avec la tueuse Grimalkin et une nouvelle apprentie, Jenny.
Jenny a quatre dons qui font d’elle une personne bonne et généreuse. Elle est empathique, télépathe, elle transmet des ondes positives et a la possibilité de devenir invisible. Nous en saurons certainement plus sur elle dans les épisodes à venir.
Dans ce roman, le récit se partage entre elle et Tom. Lorsque Tom est en action et qu’il n’a pas la possibilité de narrer l’histoire, d’en être le rapporteur sur son journal, c’est Jenny qui prend le relai. Dans la maison de Chipenden avec Kratch le chat gobelin, les débuts de son apprentissage se calquent sur celui qu’avait reçu Tom avec John Gregory ; la tenue d’un journal et du bestiaire, des exercices physiques éprouvants, l’étape pour la maîtrise du courage dans la maison à la cave hantée, jusqu’à la capture des sorcières pernicieuses.

La lecture se scinde en des temps de gravité, de légèreté et de nostalgie des années passées, et des temps d’héroïsme et d’action. L’action dans cette saga est toujours très intense, très sanglante… très surprenante. Bien des choses ont changé, tant pour les personnages principaux que pour l’atmosphère du comté. On lit les Kobalos, mais aussi l’Inquisition qui intimide tout le monde.

J’ai beaucoup aimé ce tome même si la dernière page m’a laissée bouche bée et rageuse. J’ai hâte de lire la suite. Une suite qui j’espère me conviendra, parce que sinon… cher Monsieur Delaney, je viendrai vous tirer les oreilles.

Comme pour tous les autres tomes, je vous recommande ce livre et je préviens le jeune lecteur que ces histoires peuvent faire très peur !

 

 

 

L’Île du Crâne


Halloween en octobre avec Hilde et Lou
Billet n° 30

 

 

L’Île du Crâne
Anthony Horowitz

« Cher M Eliot,

Vous êtes-vous jamais demandé où trouver un collège qui dresserait votre fils ? Pas un de ces endroits ramollis d’aujourd’hui, mais un établissement qui croit encore à la discipline ? Et vous est-il jamais venue à l’idée que, de nos jours, la plupart des enfants ne savent même pas épeler le mot discipline… ?
Permettez-nous de vous présenter Groosham Grange. Comme l’indique la brochure ci-jointe, nous sommes un pensionnat et nous offrons un environnement unique à des enfants âgés de douze à seize ans, qui se sont montrés réfractaires aux méthodes modernes d’enseignement.
Groosham Grange est situé sur une île privée, au large de la côté du Norfolk. Aucun service régulier de ferry ne dessert l’île, il n’y a donc pas de congés fixes. En réalité, les élèves n’ont droit qu’à un seul jour de vacances par an. Les parents ne sont jamais invités à l’école, sauf en cas de circonstances exceptionnelles, et seulement s’ils savent nager.
Je suis certain que votre fils profitera pleinement des excellentes méthodes de Groosham Grange et du niveau élevé d’études. J’attends avec impatience de vos nouvelles dans la prochaine demi-heure.

Sincèrement vôtre,
John Kilgraw, directeur adjoint. »

Les mots de la lettre font mouche ! Discipline, dresser, pensionnat, île, un jour de congés, pas de parents… Lorsque M. Eliot lit la brochure publicitaire, il envisage sans plus tarder à inscrire son fils dans ce collège. David qui est un cancre et qui s’est fait renvoyé de son école, trouvera en cet établissement sa nouvelle demeure !
Une heure pour faire les bagages et prendre le train à la gare de Liverpool, David a juste le temps de mettre quelques affaires dans une petite valise et d’embrasser sa mère avant de partir. Dans le train, il fait la connaissance de deux autres élèves de son âge qui sont envoyés à Groosham Grange. Jeffrey est un garçon un peu balourd qui bégaie. On a assuré à ses parents que l’enseignement qu’il recevra là-bas, lui apportera beaucoup plus d’assurance. Quant à Jill, qui est un vrai garçon manqué et qui ne reste jamais longtemps dans une même école, elle apprendra les bonnes manières.
Avant de descendre du train où ils seront a
ccueillis par Grégor le chauffeur, un homme bossu et borgne, les trois nouveaux amis concluent un pacte de solidarité.
Solidaires, il faudra qu’ils le soient, car sur l’Île du Crâne, l’école est plus qu’étrange !

L’intendante Mme Windergast souhaite la bienvenue aux nouveaux arrivés. Si vous désirez y aller pour bénéficier de leur singulière pédagogie, il faut que vous soyez le 7ème fils d’un 7ème fils. Cela vous rappelle quelque chose ?

David commence un journal où il confie ses premières impressions. Ses peurs, le décor lugubre orné de trophées de chasse empaillés, les cours, les élèves et les professeurs tous très bizarres, l’isolement, le froid, la neige, les hurlements d’un loup la nuit…  et le regard perçant du directeur adjoint, M. Kilgraw.
Si les jours sont d’une morne platitude, sans vie, les soirs après le coucher, tout le monde semble s’éveiller pour disparaître derrière une porte secrète de la bibliothèque.
Où vont-ils ? que font-ils ? et pourquoi tous les élèves portent-ils une bague noire dès leurs treize ans ?
Ce ne sera que le jour de son anniversaire, pour ses treize ans, que David aura les réponses à ses questions. Mais avant ça… avec son amie Jill, il connaîtra bien des mésaventures !

« – Nous avons une vieille coutume à Groosham Grange. Nous demandons à nos élèves d’inscrire leur nom dans le registre de l’école. Toi et tes deux amis porterez le total de nos pensionnaires actuels à soixante-cinq. Soit cinq fois treize, David, Un très bon chiffre.
… Quand David avança la main, M. Kilgraw se pencha d’un mouvement brusque. La pointe aiguisée de la plume se planta dans le pouce de David qui poussa un petit cri…
– Tu auras la bonté d’inscrire ton nom, poursuivit M. Kilgraw. (Il lui tendit la plume qui maintenant était rouge du sang de David.) Nous n’aurons pas besoin d’encre. »

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Anthony Horowitz nous dévoile dans ce premier livre les prémices de son histoire en deux tomes, peuplée de sorciers, de fantômes, de vampires et de loups-garous. Son univers fantastique rappelle quelques romans de la littérature jeunesse. Poudlard pour l’école des sorciers, et L’apprenti épouvanteur pour le 7ème fils du 7ème fils. J’ai parfois eu aussi une pensée pour  Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire et Matilda lorsque les parents de David rentraient en scène. Si M. Kilgraw est un personnage effrayant, les parents de David le sont tout autant dans un autre registre.
L’histoire, qui ne manque pas d’humour, se lit bien et les enfants (- de 10 ans) aimeront découvrir les mystères de ce collège en compagnie de nos héros, des adolescents très téméraires.

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L'île au crâne 1

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Recherche sorcière désespérément


Un mois de sorcellerie pour Halloween avec Hilde et Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°2

Recherche sorcière désespérément
Eva Ibbotson

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A Todcaster, le très beau et grand sorcier du Nord ami de Belzébuth, Arriman l’Affreux, s’ennuie dans son manoir des Brumes.
« Lester, je suis fatigué. Je suis las. Je m’ennuie. »
Ne pouvant le sortir de sa morosité, Lester son valet (un ogre) et M. Ledbetter son secrétaire (un homme avec une petite queue comme un chien) désespèrent de le voir ainsi. Pour le divertir, ils décident alors de présenter à Arriman la voyante Esméralda qui lui prédit qu’un petit sorcier viendra prendre la relève, le déchargeant ainsi de ses responsabilités. Cette prophétie l’ayant enchanté, Arriman prend enfin son mal en patience et… attend… Il attend, longtemps… créant pour l’occasion un superbe lion, le Sorci-Sentinel, qui surveillera des vigiles, les têtes des quatre points cardinaux.

Pour patienter, entre deux tourments qu’il inflige au monde, Arriman se donne l’objectif de rentrer en contact avec le fantôme du manoir, le chevalier Simon Montpelier qui a tué ses sept femmes. De jour et de nuit, l’âme pénitente erre dans la demeure en gémissant et en se tapant le front, incapable de communiquer avec les autres. Pourtant, il aurait tant à dire en régalant son auditoire de ses frasques assassines ! Il serait alors un très bon convive, un très bon ami… Seulement, livres de nécromancie et magie noire ne sont d’aucune aide.

Puis un jour, en se regardant dans le miroir, Arriman voit son premier cheveu blanc. Et c’est la catastrophe ! Toujours point de petit sorcier à l’horizon et il vieillit ! Et si la voyante avait menti ? se chuchotent entre elles les têtes postées sur le domaine.
Pour éviter un drame,
Lester et M. Ledbetter lui proposent d’organiser durant la semaine d’Halloween un concours pour lui trouver une épouse. Évidemment, elle sera une sorcière féroce, une sorcière noire à qui rien ne pourrait résister !
Un mariage… l’idée est séduisante ! Concevoir un bébé… Mais les sorcières de Todcaster sont hideuses ! Affublées de furoncles, d’écailles et autres disgrâces, elles ne sont intéressantes que pour leurs pouvoirs ! Bref,
qu’il en soit ainsi ! Arriman se pliera bon gré mal gré aux désidératas de ses serviteurs. Il va prendre femme !

La nuit du Sabbat, les sorcières célibataires, jeunes et vieilles, se donnent rendez-vous. Toutes ont la particularité d’appartenir à la force noire, toutes, sauf une… Belladonna est ce qu’on appelle le vilain petit canard de la bassecour car elle dépend de la magie blanche. En elle, rien n’est noir et tout est bon, délicat et aimable. Elle soigne, elle embellit, elle offre du bonheur.
Émus par cette blonde sorcière, Lester et M. Ledbetter se persuadent de lui donner sa chance. Elle aura donc une semaine pour se découvrir des pouvoirs mauvais et s’entrainer à changer une machine à écrire en un nid de vipères.

C’est dans la forêt du domaine des Brumes, que Belladonna rencontre un petit garçon solitaire qui pleure Rex, son meilleur ami qui se meurt. Rex est un ver de terre et Terence Tronch est un orphelin qui habite le foyer des enfants trouvés. Entre la jeune sorcière rejetée par sa confrérie et le jeune orphelin trop laid pour être adopté, un lien d’affection se tisse de suite. L’une va lui donner sa protection et sauver Rex, l’autre va l’aider dans ses exercices de sorcellerie. Il faut qu’elle obtienne la meilleure note car Belladonna est amoureuse du grand sorcier.
Tout semble se dérouler comme il se doit avec les mesquineries et les bassesses des candidates aux épousailles, quand une fée enchanteresse du nom de Olympia arrive. Plus noir qu’elle, tu meurs !

Pour le tournoi donné dans le parc du manoir, entrent en lice les sorcières, les sirènes, et les fées hurlantes, avec leurs épouvantables incantations et leurs démons. Qui des sept sorcières subjuguera le maître et aura l’extrême honneur de l’épouser ?

Je vous recommande cette belle histoire qui parodie certains contes en les tournant en dérision et qui allie au fantastique beaucoup d’humour, d’extravagances et d’émotions. Dans ce monde, Eva Ibbotson ne craint pas de louer les plus viles pensées et les actes les moins honorables, mais comme dans tout conte qui se respecte c’est pour mieux glorifier les sentiments les plus beaux. La morale est sauve !
Vous trouverez dans cet univers burlesque des personnages charmants et d’autres beaucoup moins, de l’amitié, de la tendresse et de l’amouuurrr…

« – Arry chéri… ?
– Oui, mon trésor… »

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Illustration de Gianni de Conno

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Chasseurs de livres

Chasseurs de livres
Jennifer Chambliss Bertman

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Leurs professions leur permettant de travailler chez eux, les parents d’Emily Crane ont décidé de déménager tous les ans pour visiter les cinquante états que compte les États-Unis. Cette fois-ci, leur port d’attache est San Francisco en Californie…
Passionnée de lectures et d’énigmes, Emily est heureuse de se retrouver dans la ville où habite Garrison Griswold, un célèbre éditeur qui organise des chasses aux livres. A partir d’indices pris sur le site internet, Book Scavenger, les lecteurs choisissent des livres cachés dans des lieux publics et partent à leur recherche. Un point est gagné à chaque livre trouvé et Emily alias Wombat mal léché, très douée dans les décodages, convoite le rang le plus élevé, celui de Sherlock Holmes.
Alors que ses parents et son frère Matthew commencent à décharger le camion de déménagement, Emily apprend par la radio la disparition de Monsieur Griswold ! Le cher homme devait inaugurer en direct un nouveau divertissement que tous ses fans attendaient avec impatience. Où est-il ? Serait-ce le début de l’aventure qu’il leur promettait ?
En fait, l’éditeur est à l’hôpital car il a subi une méchante agression qui a failli le tuer. Deux hommes ont voulu lui dérober le roman avec lequel il allait lancer la partie. « Le Scarabée d’or » écrit par Edgar Allan Poe en était le support, une histoire chargée de cryptogrammes qu’il avait remaniée et imprimée lui-même dans le plus grand des secrets ; un livre pour un trésor à déterrer.
Avec l’aide de son frère aîné Matthew et de son voisin James, féru comme elle de codages, ce n’est plus entre les pages des romans qu’Emily va enquêter, mais dans la vraie vie car d’énigme en énigme, croyant participer à un jeu, elle va se retrouver sur la route des malfaiteurs.
Qui tire les ficelles ? Et quels mystères recèle Le Scarabée d’or qu’Emily a découvert derrière une poubelle, sur les lieux de l’agression ? C’est la fin des vacances d’octobre, la ville est aux couleurs d’Halloween, Emily est pleine d’enthousiasme pour sa nouvelle vie… De l’enthousiasme, il va en falloir !

Premier tome d’une série qui aura pour héros nos jeunes amis, ce livre est comme la quatrième de couverture l’annonce, un véritable jeu de piste « pour tous les amoureux des livres et des énigmes ». Devinettes, codages en lettres et en chiffres, références littéraires et plein d’aventures, tout est conçu pour émoustiller la curiosité des jeunes lecteurs, enquêteurs en herbe ou chevronnés. Ils se plairont à mener l’enquête en parallèle, comme j’ai pu le faire. Une écriture dense, peut-être pas évidente dans un premier temps où tout se met en place, de l’humour, un rythme trépidant, du suspense, une belle amitié entre Emily et James, et San Francisco qui se dévoile dans son infrastructure si singulière et son histoire.
L’auteur précise que l’aïeul de Garrison Griswold a vraiment existé et qu’il fut jusqu’à la mort de Poe en mauvais termes avec lui.
« Chasseurs de livres » est à recommander…

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Black Clover, tome 1

Un mois d’albums avec Pilalire
La BD du mercredi chez Noukette
Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde

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Black Clover
Tome 1
Yûki Tabata

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J’ai toujours dit que je ne lirai jamais de manga ! Sauf que pour notre challenge « un mois au Japon », je m’en suis acheté un. J’avais essayé une fois, sans grande conviction, et j’ai voulu réitérer plus sérieusement. Je vous dis de suite ce que j’en pense ?
Je me suis terriblement ennuyée, et dorénavant, je peux certifier que ce genre de lecture n’est vraiment pas pour moi…

Amis et rivaux, Asta et Yuno sont deux adolescents qui se sont fait la promesse de devenir l’empereur-mage du royaume de Clover. Tous deux abandonnés  à la naissance sur les marches d’une église le même jour, ils ont grandi à l’orphelinat et se retrouvent à quinze ans à la veille de la cérémonie du grimoire. C’est à l’occasion de cette cérémonie qu’on attribue aux jeunes leur grimoire de magie qui définit leur personnalité et les aidera dans leur avenir.
Si Yuno excelle dans la magie, Asta est le cancre de sa classe, et leur réputation n’est plus à faire. Sur l’instant, il ne surprend donc personne lorsque aucun livre ne lui est concédé dans la tour des grimoires, mais après une attaque d’un brigand alors qu’il aidait Yuno à conserver son grimoire, un livre lui apparaît avec une épée.
Six mois plus tard, les deux amis se retrouve en compagnie des autres adolescents dans l’enceinte d’une arène pour participer cette fois-ci au test de recrutement des compagnies de Chevaliers-Mages, une armée d’élites qui protège le royaume des démons. Yuno est engagé dans la plus prestigieuse des compagnies, « l’Aube d’Or », et Asta, encore en difficulté, se voit rejoindre celle du « Taureau Noir », la plus excentrique des compagnies.
Aux antipodes l’un de l’autre, mais toujours a
vec le même objectif, Yuno et Asta commencent leur entrainement…


Cette histoire me fait penser à la série de
John Flanagan « L’apprenti d’Araluen » que j’avais beaucoup aimée. Des jeunes gens courageux, des compagnies, de l’action, des apprentissages, de l’amitié, de la magie…, un royaume et un personnage maléfique et mystérieux qui se matérialise petit à petit.
Étant moins que novice dans le monde du manga et peu réceptive, je ne donnerai aucun avis sur cet album car je ne sais pas quoi dire, si ce n’est que Asta a toujours la bouche ouverte. Pertinent, non ?!

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