Le buveur d’encre


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde
Un autre titre de la série chez Blandine

 

Le buveur d’encre
Texte d’Eric Sanvoisin
Illustrations de Martin Matje

 

Avec un père libraire, on pense forcément que Odilon est bien servi et qu’il aime lire. Mais en fait c’est tout le contraire ! De voir son père le nez toujours plongé dans un livre, l’agace secrètement car il ne le comprend pas. Des livres, il y en a partout ! dans la boutique et dans la maison. Il le voit leur parler comme si c’était des copains et le pire, c’est quand de sa cachette, il voit les clients faire pareil. Ils les prennent, les reposent, les reprennent, ils les sentent, tendrement, amoureusement…
Puis un jour durant les vacances, alors qu’il aide à la boutique en tant que surveillant, il voit venir un étrange bonhomme. Celui-ci n’a pas l’air de marcher, mais plutôt de planer ! Et chose encore plus surprenante, encore plus que les autres lecteurs, il le voit rentrer une paille dans un livre pour le boire, le vider de toute sa substance.
En le suivant discrètement, Odilon se rend dans un cimetière, puis descend dans la crypte d’un mausolée en forme de bouteille d’encre. Qui est-il et serait-il dangereux de le suivre jusqu’en bas ? Au risque de ne plus en remonter, poussé par la curiosité, Odilon s’aventure dans l’antre de ce buveur de mots… 

Cette petite histoire joliment illustrée s’adresse aussi bien aux amoureux des livres qu’à ceux qui les fuient. Le buveur d’encre est un vampire qui suite à des problèmes gastriques, se voit obliger de s’alimenter en encre et non en sang. Les livres sont alors pour lui des réserves inépuisables ! Odilon va en faire l’expérience et découvrir à son tour les mondes fantastiques et gourmands des livres. Il suffit d’une fois pour être contaminé et il lui sera par la suite difficile d’étancher sa soif, cette sensation que tout grand lecteur connaît.
« … manger des phrases, croquer des paragraphes. » Les livres s’offrent au lecteur qui les dévore, il pénètre les lignes et vit les histoires…

Un livre et une série à recommander !

 

 

 

Esprit, es-tu là ?


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

Esprit es-tu là ?
Le fantôme de la bibliothèque

Elizabeth Cody Kimmel

 

Kate découvre pour ses treize ans qu’elle a le même pouvoir que sa mère médium ; elle arrive à voir les fantômes et à communiquer avec eux.
Dans leur nouvelle maison, elle n’ose plus inviter des copines depuis le jour où Vanessa, la fille la plus populaire du collège, a fui, poussée par les cris et les gémissements d’esprits en dérive.
Se sentant plus que jamais seule, inquiète de ce que pourrait raconter Vanessa auprès des filles satellites qui gravitent autour d’elle, Kate se rapproche d’une nouvelle élève qui transporte partout avec elle un violoncelle, plus grand et plus gros qu’elle !
Jac est une petite rouquine bien sympa, qui sous une allure classique de fille sage est moins timide et plus frondeuse que Kate. Très vite, toutes deux tissent des liens d’amitié, se confient leurs secrets et se rebaptisent Maestra et Mama Vaudou, suite à une manifestation surnaturelle dans la bibliothèque du collège.
Alors que toutes deux sont entrain de potasser des livres pour un devoir en commun, elles ont la surprise de voir un livre tomber au sol, comme expulser des rayonnages. Pas une, mais deux fois, car aussitôt rangé à sa place, le livre s’extrait à nouveau.
Ce livre est un album photos des anciennes classes de 1960. Autre génération, le vintage avec les coiffures « choucroute », « coupe en brosse » et les lunettes « papillon » les amusent sur l’instant, mais très vite l’atmosphère change en devenant plus solennelle. Les pages se tournent pour s’ouvrir sur le portrait d’une fille de dix-sept ans, Suzanne Bennis, décédée cette même année. Elle pose figée avec une flûte traversière ; deux tresses qui encadrent son visage translucide et un regard fixe. En mémoire de Suzanne Bennis… elle n’a même pas terminée son année scolaire.
Après le livre, c’est l’apparition de Suzanne qui se matérialise devant Kate. Son fantôme, triste et silencieux a besoin d’elle…
Maestra et Mama Vaudou vont faire des recherches sur cette fille étrange et tout faire pour l’aider à retrouver la sérénité.
Que c’est-il passé au collège en 1960 ?

« Esprit, es-tu là ? » est le premier tome d’une série qui raconte les aventures surnaturelles des deux amies, Kate et Jac. Dans un style simple et imagé adapté pour les jeunes enfants du primaire, l’auteur donne la plume à son héroïne qui nous raconte une histoire divertissante et attendrissante. Aux problèmes de l’adolescence, des amitiés au collège et de l’intégration, il y a ceux des fantômes.
Je recommande donc ce livre bien sympathique…

 

Une photo prise sur le site de l’artiste, Delfine Ferré

 

 

Chasseur noir


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde
Challenge thriller fantastique avec Sharon

 

Chasseur noir
Michel Honaker

 

En pleine nuit, caméra infrarouge en main, le reporter Haskell est en planque derrière une plateforme de ferrailles pour surprendre le commanditaire du meurtre du maire de New York. Dans ce cimetière de carcasses de voitures, la scène a de quoi ébranler le plus téméraire des hommes. Entouré par des croque-morts, Philozoar Reles, un maître en magie noire, passe un pacte avec un certain Mr. Smith, dans une sorte de représentation macabre. Mais très vite, Haskell découvert, est poursuivi par les croque-morts qui le traquent, non pas sur leurs deux jambes, mais à quatre pattes… dents et griffes sorties.

Ebenezer Graymes, professeur en démonologie et traditions anciennes, est invité à donner des cours à l’université de Columbia. De retour d’un long voyage en Égypte, il revient à New York l’âme encore lestée par la nostalgie du désert. C’est là-bas qu’il a laissé la sépulture de son père spirituel le docteur Neery, un mentor qui a su le maintenir hors des mondes de l’obscur, car Graymes n’est pas seulement télépathe ou psycho-kinésiste, il est aussi la réincarnation de grands magiciens qui connaissaient la Cabale, Les livres de Salomon, Le Florilège des astres perdus, Le Penduleum des nécromanciens…
En bordure de l’East River, dans la vieille maison néogothique de Neery, Graymes se réapproprie les lieux en s’imposant comme seul maître. A un gnome appelé Goffon, employé par Reles, il annonce que bien des choses vont changer et que des règles plus strictes vont être établies. Il semblerait que la ville soit le théâtre de sorcelleries en tout genre et qu’elle mérite vraiment son nom, « ville des impossibles ».

L’inspecteur de la criminelle Trevor Meredith a deux dossier sur les bras ; la mort du maire et celle du reporter Haskell qui a laissé une vidéo dans laquelle il dénonce des affaires hautement démoniaques. Afin de mener à bien son enquête, il se rend à Montague Street où vivait le Dr Neery, un consultant avec qui il avait travaillé au début de sa carrière.
En tapant le heurtoir de la porte d’entrée, ce n’est pas sa vieille connaissance qui le reçoit, mais un nouveau locataire, un homme encore jeune, grand, au visage émacié, blême, et à la longue chevelure couleur corbeau.
Graymes, le Chasseur noir, et son épée, la lame mangeuse de démons, vont aider Meredith à trouver les assassins… et ainsi défier celui qui se considère comme le souverain de New York.

Premier tome d’une trilogie, j’ai passé un très bon moment entre ces pages qui se sont lues beaucoup trop vite. Ces livres sont une version édulcorée pour la jeunesse de la série en dix-sept volumes, « Le Commandeur », qui retrace les enquêtes du professeur Graymes, un justicier sorcier.
Roman fantastique et roman policier, on suit Graymes dans un New York dangereux et maléfique. Sorcellerie, nécromancie, occultisme, envoûtement, démons, pentacles… on en a plein les mirettes !
Une intrigue bien menée, avec un épilogue à la hauteur, je ne vais pas tarder à lire la suite.

A recommander !

 

 

Bienvenue à Griffstone


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

 

Bienvenue à Griffstone
Eva Ibbotson

Madlyn Hamilton est une jeune fille très belle et surtout très gentille. Toujours à l’écoute de son prochain et prévenante, elle a de nombreux amis. Dans sa famille, c’est elle qui gère le quotidien et qui s’occupe de son petit frère Rollo, de deux ans son cadet. Rollo, quant à lui, apprécie plus les amis qu’il trouve dans les bois, dans les greniers et dans les caves. Les bestioles rampantes et grouillantes ne lui font pas peur ! D’ailleurs, son animal de compagnie est un scinque à langue bleue qu’il a appelé Courtaud.
Un jour, juste avant les grandes vacances, leurs parents leur annoncent qu’ils ont été conviés à aller enseigner en Amérique pour deux mois et que les enfants ne sont pas invités. La rétribution de ce travail étant conséquente et leurs finances n’étant pas au beau fixe, il serait dommage de ne pas en profiter, alors, Madlyn et Rollo seront envoyés chez un vieil oncle, dans une campagne en bordure de la frontière écossaise.

Le château de Griffstone a tous les apparats d’un beau et vieux château ; douves, remparts, oubliettes, lits à baldaquin, armures, vieille bibliothèque… Mais il en a aussi toutes les altérations ; érosion, pas d’eau chaude, humidité, mites… Si sir George aime beaucoup sa demeure ancestrale, il a toutefois une préférence pour son troupeau de vaches, des bêtes racées, rares, venues des temps druidiques. Homme bourru, appréciant la solitude, il se verrait bien vivre en ermite, mais afin d’entretenir l’un et l’autre, il est obligé d’ouvrir le château au public quelques jours dans la semaine, même pour une petite poignée de touristes.
Quand il reçoit une lettre de son neveu Londonien lui demandant l’hospitalité pour ses deux enfants, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’il accepte, mais peut-il faire autrement ?

A leur arrivée, Madlyn et Rollo découvrent un château magnifique et rencontrent pour la première fois oncle, tante et cousin. Sir George, l’oncle grognon, sa sœur Mademoiselle Emily, la tante douce et un peu à l’ouest, et Howard Percival, le cousin qui par timidité vit reclus dans ses appartements entouré de livres. A ce trio, on ajoute Madame Grove, la gouvernante qui tient aussi le rôle de femme de ménage et de cuisinière, et son jeune fils Ned qui l’aide dans ses tâches.
Très vite, à la grande joie de leurs hôtes, Madlyn et Rollo veulent s’investir dans la vie du château et s’enthousiasment pour cette belle campagne. De toutes façons, que faire lorsqu’on n’a ni télévision, ni ordinateur ? Ainsi, l’un et l’autre se partagent. Madlyn accueille les visiteurs pour les portes-ouvertes, et Rollo s’occupe des vaches sacrées… Toutefois rien ne va être facile.

A une douzaine de kilomètres de là, vit Lord Trembellow, un arriviste qui a fait fortune dans l’industrie. Fortuné, il a annexé petit à petit des appendices à une construction pour en faire un imposant et pompeux château. Dans la vie, il a deux objectifs. Il rêve d’en faire le plus somptueux d’Angleterre et de dégommer son voisin Griffstone. Quand Sir George n’aura plus d’argent pour maintenir son domaine, Lord Trembellow pourra le racheter et tout raser pour faire bâtir à la place des lotissements, des centaines de pavillons. Cette vision de grandeur ravit sa fille Olive, qui comme Ned la décrit à Madlyn, est une petite snobinarde, pincée et méchante. Les manigances vont aller bon train !

A Griffstone, Madlyn ne tarde pas à comprendre qu’il faut rapidement réagir car peu d’argent rentre dans la caisse au grand désespoir de ses habitants. Une idée va faire l’unanimité, une idée farfelue, mais une super idée ! Pourquoi ne pas faire un château des horreurs pour appâter les visiteurs ?
C’est chez une vieille dame que le casting va être passé… Miss Lee-Perry a l’immense honneur de recevoir des fantômes. Elle soumet donc son choix : Brenda la mariée qui fut trucidée par son mari, Ranulf  le gentilhomme qui vit avec un rat dans sa poitrine, Sunita la petite fille coupée en deux suite à la bévue d’un magicien, et les Pieds, des pieds amputés qui se trouvent sans corps.

Griffstone, musée des horreurs, Griffstone l’unique, Griffstone vous souhaite la bienvenue… Mais que va-t-il se passer ?

Ce livre est une charmante lecture qui ravira les jeunes enfants du primaire en âge de lire des romans de plus de 200 pages. Au-delà de l’intrigue amusante, pleine de rebondissements et de mauvais desseins, il se dégage de ce roman une atmosphère douce et heureuse. C’est l’été, la campagne est belle, les enfants sont libres, il y a de bons sentiments, beaucoup d’amitié et de solidarité. Quant aux causes à défendre, elles sont justes et nobles ; un château menacé par la ruine et un promoteur peu scrupuleux, ainsi que la sauvegarde d’une espèce de vaches, rare, voire unique.
Au début, si Madlyn et Rollo partent de Londres un peu tristes, si l’oncle George les attend en ronchonnant, à la fin tout sera inversé ! Tous auront le cœur lourd de se séparer…

Livre et auteur à recommander !

 

 

 

Jackaby – Tome 1

Un livre offert par Babelio et les Éditions Bayard dans le cadre des Masses Critiques
Challenge polars avec Sharon

 

 

Jackaby
William Ritter

 

Nouvelle-Angleterre, 1892,

Abigail Rook, dix-sept ans, a quitté l’Angleterre depuis un an pour fuir la vie que ses parents lui destinaient après ses études. Épouser un homme à la situation déjà établie, porter des tournures et des corsets, avoir des enfants et tenir une maison n’étant pas ses aspirations premières, elle était partie dans les Carpates sur un site de fouilles archéologiques, en quête d’émancipation. Et pour continuer l’aventure, elle avait pris un bateau pour la Nouvelle-Angleterre.

En ce mois de janvier 1892, elle se retrouve sur le port de New Fiddleham, seule et désargentée, à la recherche d’un gite et d’un travail. Courageuse, déterminée et doté d’un bel optimisme, elle répond à une annonce pour un emploi chez un détective privé peu ordinaire, Mr R.F. Jackaby, spécialiste en phénomènes inexpliqués, qui enquête et donne des conseils sur des affaires d’ordre paranormal.
Séduit par l’intelligence et les capacités d’Abigail, Jackaby l’embauche et met à sa disposition une chambre dans sa grande maison, une bâtisse tout aussi étrange que lui, pleine de vieux livres, d’éprouvettes, d’ossements et d’une collection de runes gravées, qu’il partage avec un fantôme, la belle Jenny, et Douglas le canard chargé des archives, qui fut avant sa transformation un charmant jeune homme.

Après avoir accepté le fait qu’un monde surnaturel venu des croyances du vieux continent puisse exister, Abigail est confronté à sa première enquête, la mort d’un journaliste du Chronicle retrouvé dans son lit, vidé de son sang, avec pour seul indice l’empreinte d’une chaussure métallique.
Si Jackaby a la faculté de percevoir l’invisible et le fantastique, Abigail, très observatrice, est capable de voir l’ordinaire, toutes ces petites choses qui mènent à bien une investigation.
Passant outre la colère de l’inspecteur chef Marlowe qui ne voit pas d’un bon œil cette intrusion, Abigail et Jackaby vont rechercher le meurtrier dans l’univers des créatures fantastiques et découvrir qu’une vieille dame, qui est en réalité une banshee, annonce par des pleurs les morts survenues et à venir, car celui qui vient de mourir, Arthur Bragg, ne sera ni le premier ni le dernier cadavre.

Banshees, fantômes, trolls, lutins, métamorphes, leprechauns, Abigail n’est qu’au début de ses surprises…

Ce tome est le premier d’une série, dans laquelle Abigail et Jackaby traquent des assassins qui n’ont rien d’humains. Comme le duo d’Arthur Conan Doyle, Holmes et Watson, elle est l’assistante et la narratrice, lui est un enquêteur hors norme. Si je fais le parallèle avec une autre série, je pense également à la saga de l’Epouvanteur de Joseph Delaney, avec toutes les créatures surnaturelles issues des contes et légendes, l’action et le côté obscur.
L’histoire se lit bien, elle est du genre accrocheuse (suspense, frissons et émotions), et les personnages principaux sont tous attachants avec leur part de mystère et de fragilité.
Je recommande donc ce roman fantastique, aux initiés du genre… Mais je recommande, aussi, aux jeunes lecteurs qui souhaiteraient s’aventurer dans un autre monde.
A suivre !

 

 

Banshee, illustration de W.H. Brooke pour les Fairy Legends and Traditions of the South of Ireland de Thomas Crofton Croker, 1825

 

 

Strombreaker, les aventures d’Alex Rider – Tome 1


Une année en Angleterre avec Titine,
et le
Mois anglais avec Lou et Cryssilda

 

 

Stormbreaker
Les aventures d’Alex Rider, Tome 1
Anthony Horowitz

 

En pleine nuit, Alex Rider, un adolescent de quatorze ans, est réveillé par la police qui lui annonce la mort de son oncle, tué dans un accident de voiture. A partir de cet instant tout va changer dans la vie d’Alex…
Depuis la mort de ses parents, Alex avait été élevé par cet oncle qui travaillait dans une banque. Souvent absent et peu démonstratif, il lui avait donné une éducation particulière. Ce dernier fait, Alex en a conscience lorsqu’il apprend que Ian Rider était en fait un agent très actif des services secrets britanniques, et que les enseignements qu’il avait reçus étaient un apprentissage pour le faire intégrer le MI6.
En découvrant la véritable profession de son oncle et les causes réelles de son décès, Alex entre en contact avec le chef des opérations spéciales, Mr Alan Blunt, qui le recrute pour continuer à mener l’enquête de son oncle.
L’enrôlement se fait sur une menace. Si Alex ne les aide pas à arrêter l’homme d’affaires et mafieux Herod Sayle, sa gouvernante Jack Starbright qu’il considère comme une mère, sera obligée de retourner dans son pays en Amérique, et lui, il devra tout quitter pour aller vivre dans un pensionnat de banlieue.
Contraint par le chantage, Alex part dans un camp d’entraînement où il reçoit les premiers enseignements pour mener à bien sa mission qui consistera à approcher Sayle et arrêter ses desseins meurtriers.
Strombreaker, un ordinateur sophistiqué, au processeur circulaire très puissant, va être distribué à tous les étudiants d’Angleterre, sous couvert de la grande générosité de son fabriquant, Sayle Entreprises.
Que cache cet altruisme et quelle est l’objectif final de Strombreaker ?

Roman d’espionnage jeunesse (à partir de 8 ans), l’auteur nous fait pénétré le monde fermé et interlope des services secrets. Pour avoir écrit et scénarisé de nombreuses séries policières (Télévision : Hercule Poirot, L’inspecteur Barnaby ; Livres : Sherlock Holmes, James Bond), il a un style simple, fluide, rythmé et très imagé.
Du suspense, de l’héroïsme et des actions explosives, un gentil, des méchants, l’histoire n’est pas originale et manque de profondeur, mais elle est divertissante et elle captivera les jeunes lecteurs qui n’auront pas de mal à s’identifier à Alex, un petit James Bond.
Ce livre est le premier tome d’une longue série qui compte à ce jour onze volumes. Au fil des épisodes, Alex évolue, combat de puissants criminels et découvre les failles des différentes organisations secrètes ; MI6, CIA…

Des lectures sympas pour les vacances !

 

 

 

 

Thomas Ward l’Epouvanteur

Une année en Angleterre avec Titine, et le
Mois anglais avec Lou et Cryssilda

 

 

Thomas  Ward, l’Epouvanteur
Tome XIV
Joseph Delaney

 

Depuis le décès de son mentor John Gregory et le départ d’Alice (Tome XIII), il y a un an, Tom Ward, dix-sept ans, se retrouve seul pour faire le travail d’un épouvanteur.
Dans le village de Kirkby Lonsdale à la frontière du comté, il a été appelé par un aubergiste pour chasser le fantôme d’une jeune fille qui, depuis sa mort, hante la chambre qu’elle habitait. Myriam a été retrouvée morte vidée de son sang, sur son lit, sans aucune égratignure ou piqûre. Alors avant de renvoyer son spectre vers la lumière, Tom se doit d’enquêter sur sa mort mystérieuse.
Lorsqu’il parvient à échanger avec elle, il apprend que régulièrement dans son sommeil elle voyait une créature aux yeux rouges, au corps velu, ni homme, ni bête, qui la vampirisait. Cette fois-ci, la créature avait bu jusqu’à plus soif.
Myriam étant la troisième victime, Tom sait qu’il ne devra pas attendre longtemps pour voir réapparaître le monstre.
C’est une fille de quinze ans, Jenny Calder, qui le met sur la piste du tueur. En échange de ce qu’elle sait, elle désire devenir son apprentie épouvanteur. Septième fille d’une septième fille aux yeux vairons, dotée de quatre dons,  elle a toutes les capacités pour le devenir.
Sans trop lui accorder sa confiance, Tom décide de la suivre vers un arbre où se terre la bête, et là, il découvre que le vampire n’est autre qu’un Kobalos venu dans la région pour faire des expériences sur les humains.
Les Kobalos sont entre l’animal et l’homme. Ils sont venus pour conquérir le pays. Un an auparavant dans le Nord, Tom  les avait combattus avec Grimalkin la sorcière, mais rien n’avait été conclus et aujourd’hui, la menace s’étend…

Il avait fallu à Tom beaucoup d’énergie pour battre le Malin, et dans cette guerre contre les Kobalos, il se pourrait bien que Tom doive aller jusqu’au don de soi, jusqu’au sacrifice.

Ce quatorzième tome est en fait le début d’une trilogie qui raconterait la guerre contre les Kobalos. Il peut être une introduction à une nouvelle saga, ou la suite de l’Epouvanteur avec la tueuse Grimalkin et une nouvelle apprentie, Jenny.
Jenny a quatre dons qui font d’elle une personne bonne et généreuse. Elle est empathique, télépathe, elle transmet des ondes positives et a la possibilité de devenir invisible. Nous en saurons certainement plus sur elle dans les épisodes à venir.
Dans ce roman, le récit se partage entre elle et Tom. Lorsque Tom est en action et qu’il n’a pas la possibilité de narrer l’histoire, d’en être le rapporteur sur son journal, c’est Jenny qui prend le relai. Dans la maison de Chipenden avec Kratch le chat gobelin, les débuts de son apprentissage se calquent sur celui qu’avait reçu Tom avec John Gregory ; la tenue d’un journal et du bestiaire, des exercices physiques éprouvants, l’étape pour la maîtrise du courage dans la maison à la cave hantée, jusqu’à la capture des sorcières pernicieuses.

La lecture se scinde en des temps de gravité, de légèreté et de nostalgie des années passées, et des temps d’héroïsme et d’action. L’action dans cette saga est toujours très intense, très sanglante… très surprenante. Bien des choses ont changé, tant pour les personnages principaux que pour l’atmosphère du comté. On lit les Kobalos, mais aussi l’Inquisition qui intimide tout le monde.

J’ai beaucoup aimé ce tome même si la dernière page m’a laissée bouche bée et rageuse. J’ai hâte de lire la suite. Une suite qui j’espère me conviendra, parce que sinon… cher Monsieur Delaney, je viendrai vous tirer les oreilles.

Comme pour tous les autres tomes, je vous recommande ce livre et je préviens le jeune lecteur que ces histoires peuvent faire très peur !