La maison dans les bois

Juin en Angleterre avec Lou et Cryssilda
Un album illustré avec Hérisson

 

 

 

La maison dans les bois
Inga Moore

 

Suzie Truie et Simon Cochon sont voisins. Un jour d’automne, après leur promenade dans la forêt, ils découvrent que leurs logis ont été pris par Léone Oursonne et Vincent Élan.
Les deux amis ne refusent pas l’hospitalité aux intrus, mais leurs tanières avaient été construites pour eux et pas pour de grands gabarits.
Les abris détruits, ils se retrouvent donc sans logement, à cogiter. Et c’est Vincent Élan qui propose d’appeler l’équipe des Castors, d’excellents bâtisseurs, pour qu’ils leur fassent une grande et solide maison où ils pourront loger tous les quatre.
Les murs, le toit, les fenêtres, les portes, les cheminées, l’escalier, la nouvelle maison se construit vite. Une belle maison qu’il faut aussi aménager, décorer, et remplir les placards de la cuisine de nourriture… Quelle journée ! quelle magnifique journée !
Le soir, après être allés chez les Castors pour les payer en sandwichs au beurre de cacahuète, Suzie, Simon, Léone et Vincent peuvent enfin se reposer chez eux. Une soupe et au lit ! ou plutôt, une soupe, la vaisselle, une veillée à la cheminée… et au lit !

Cette petite histoire classique, joyeuse et très joliment illustrée, raconte le plaisir de vivre ensemble, l’amitié, la générosité et la solidarité. Le texte court est parfait pour la lecture-câlins du soir, et les beaux dessins, aux doux coloris, nous embarquent dans un monde animalier heureux, plein de sérénité.
On peut retrouver l’auteur et ses dessins dans une adaptation du roman animalier « Le vent dans les saules » de Kenneth Graham.
Un très bel album tout mignon à recommander !

 

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Les gâteaux de Noël ont disparu !


Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Les samedis du mois sont albums illustrés

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Les gâteaux de Noël ont disparu !
Une histoire de Francesca Bosca
illustrée par Giuliano Ferri

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Dans la famille du pâtissier du village de Saint-Michel, on travaille sans relâche tous les jours pour les fêtes. Même le petit Lucas assiste son papa à la confection des gâteaux qui ont fait la renommée du pâtissier. Une gourmandise au chocolat et aux cerises confites que tout le monde commande pour leur repas de Noël.
Alors, après avoir mis la dernière cerise sur le dernier gâteau, c’est l’étape des livraisons qui se fait la nuit, sur le palier de chaque maison.
Mais le lendemain, les clients ont la terrible surprise de ne pas découvrir les boîtes joliment enrubannées, car quelqu’un les a volées !
Pendant que tout le monde se lamente sur ce fait, Lucas s’aperçoit que le sol enneigé a emprisonné des empreintes de pas. En les suivant, loin aux abords de la forêt, il découvre une chaumière où sont entassées toutes les boîtes ; un véritable trésor !

Qui a commis ce détestable larcin ? C’est le bûcheron Bruno, un gros ours, qui surprend Lucas et l’enferme aussitôt dans une cage ! Il ne veut pas lui faire du mal, il veut seulement manger tous les gâteaux sans que personne ne l’embête… Seulement, la gourmandise poussée à son extrême n’est pas bon pour la santé et Bruno tombe malade.
Pauvre ours ! Pas rancunier, Lucas lui propose de le soigner avec une tisane bien chaude comme le fait sa maman quand il a mangé trop de chocolat.

 

Oui… pauvre ours ! Bruno raconte alors à Lucas pourquoi il a volé les gâteaux…
C’est Noël, tout le monde a droit à une deuxième chance pour se faire pardonner. C’est Noël et tout le monde sera content… C’est Noël, et Lucas, assisté de son apprenti pâtissier Bruno, va refaire tous les gâteaux.

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Une très belle histoire superbement illustrée pour les soirées juste avant Noël. Le partage, la compassion, la générosité et le pardon sont des éléments importants qu’il ne faut pas oublier en cette fin d’année. Paix et joies !

Recette du gâteau donnée par Lucas

280 g de farine – 150 g de beurre – 200 g de sucre – 2 œufs – 100 g de chocolat – 1 verre de lait – 1/2 sachet de levure

Casse le chocolat en morceaux et fais-le fondre dans une casserole au bain-marie. Ajoute le beurre et laisse-le fondre également. Verse ensuite le reste du lait, mélange bien et laisse refroidir le tout. Bats les blancs d’œufs en neige ferme. Mélange les jaunes avec le sucre de façon à obtenir une crème lisse. Incorpore petit à petit à cette crème la moitié de la farine tamisée, le mélange chocolat-beurre-lait refroidi, puis le reste de la farine. Ajoute alors les blancs d’œufs battus en neige et la levure, et mélange jusqu’à obtenir une pâte onctueuse. Verse la pâte dans un moule préalablement beurré et saupoudré de farine, et mets-le au four préchauffé à 180°. Laisse cuire le gâteau 30 minutes environ…
Démoule-le dès la sortie du four et laisse-le refroidir. Décore-le de crème fouettée et de cerises confites.

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Quand le destin s’emmêle

quand le destin s'emmêleQuand le destin s’emmêle
Anna Jansson

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Vous désirez un petit biscuit au safran avec votre tasse de thé aux fleurs de sureau ? Des fleurs cueillies dans le jardin d’Angelika…
Et si vous les trouvez bons, voici la recette :

Croquants au safran du Salon d’Amour

Ingrédients pour 30 croquants
200 g d’amandes entières
3 œufs
270 g de sucre
une pincée de sel
1 cuillerée à soupe de sucre vanillé
350 g de farine de froment
1 cuillerée à soupe de sucre vanillé
1/2 g de safran (on peut le remplacer par la cardamone)
Préchauffer le four à 175°C. Ébouillanter les amandes dans une casserole, puis les émonder. Les faire dorer à four chaud puis les hacher finement.
Mélanger tous les ingrédients et faire des rouleaux de 2 cm de diamètre, les aplatir un peu et les déposer sur une plaque beurrée. Enfourner et laisser cuire environ 25 minutes. Découper les croquants en diagonale dès qu’ils sortent du four…

J’aime les romans qui se terminent par un chapitre de recettes. C’est généreux.

Cette histoire se passe à Visby… « la seule ville suédoise située sur l’île de Gotland, au milieu de la mer Baltique, à 90 km des côtes suédoises »… où Angelika tient un salon de coiffure à l’abri des vieux remparts datant du Xe siècle. Invités à aller lui rendre visite, on reconnaîtra son salon à son enseigne, un beau cœur rouge qui symbolise la réelle activité de sa boutique. Car Angelika n’est pas que coiffeuse. Digne descendante des déesses du destin, Urd, Verdandi et Skuld, elle se décrit aussi comme « thérapeute… confidente… et coach relationnel ».
Depuis la mort de son mari sept ans auparavant, elle travaille à rendre les gens heureux. Sa question « Que puis-je faire pour vous ? » n’est pas anodine. Vous vous installez sur l’un des deux fauteuils en cuir rouge, vous commencez à parler de votre coupe et très vite vous déviez sur vos rêves. Deux fauteuils pour deux personnes… avec cette devise « rien n’est jamais dû au hasard »… l’un est pour vous, l’autre est pour votre moitié.
Angelika liste ses clients en trois catégories. Il y a les Classiques, les Narcissiques et les Découragés. Elle pense étendre son répertoire avec les « U », les Urgences ! Après, elle les référence par ordre d’échelon, 1, 2, 3…, le dernier étant 5 ; Jonna est N5, Regina D5, Julius C3, Gunnar, Jessika, et tous les autres codifiés selon leurs états d’âme…
Les taciturnes, les querelleurs, les frondeurs, les désespérés, les écorchés, ils débarquent dans le salon, des idées de carré, de frange, de permanente, de couleur… et tous en viennent à dévoiler leur vie au bout de quelques minutes. Elle explique alors à son apprenti Ricky comment discerner leurs personnalités profondes et comment avec intuition et discernement on peut les aider. Il ne faut pas hésiter à se déplacer
hors des murs du salon, pour aller chercher l’âme sœur. Gunnar aime les blondes potelées, le sport et Zlatan, elle ira donc voir du côté de chez Expert-Conseil Minceur, si elle peut lui trouver une amoureuse appréciant le foot.
C’est le printemps, les sentiments passionnés éclosent avec les bourgeons !

Lorsque Ricky lui demande si avec toutes ces histoires elle n’en oublie pas l’essentiel, la sienne, Angelika pense avec peine qu’il serait peut-être temps d’y remédier… C’est donc avec son accord que Ricky va jeter une bouteille à la mer…
« On va envoyer un message dans une bouteille (…). J’irai en bateau et je jetterai une bouteille à la mer dans laquelle je glisserai un mot. Si quelqu’un la trouve et te répond, ce sera le destin. Je me trompe ? Ça peut tomber sur un pêcheur letton, un gros directeur de l’île d’Ekerö  ou bien le paysan finlandais Paavo qui veut partager son pain d’écorce avec toi. Le hasard en décidera. Tu es d’accord ? »

Ça ne sera pas dans la mer que Ricky balancera une bouteille d’absinthe, mais dans la mare au parc d’Almedalen… Et un soir, Angelika reçoit sur sa messagerie une réponse d’un certain Sinbad qui s’exprime en vers…

« Nombreuses furent mes aventures
en Afrique, en Europe et en Alaska.
Mais bien plus remarquable encore
ce message à la mer arrivé jusqu’à moi.
Mon horizon était si limité.
Ouvrir le flacon fut une bonne décision.
Ô Sinbad, maître des océans,
je suis un esprit et vous m’avez libéré.
Que le printemps verdoyant
plaise à l’esprit que je viens de libérer.
La faveur devrait m’être accordée
de formuler trois souhaits. »

Trois souhaits pouvant être exaucés… Pourquoi pas ?! Déjà un premier… revoir cet homme rencontré précédemment dans un restaurant et qu’elle a revu au bal masqué du Grand Hôtel. Mystérieux, insaisissable, beau, il était déguisé en Arsène Lupin. Une danse, des mots sibyllins, deux baisers et beaucoup de douceur. Qui est-il ? Où peut-elle le revoir ? N’est-elle pas la première à dire que « rien n’est jamais dû au hasard » ?

Angelika l’entremetteuse a bien des intrigues à démêler !

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On dit de ce livre qu’il est « la comédie romantique suédoise de l’année » ! En général, j’ai tendance à me méfier de ce genre d’argument vendeur, mais j’avoue qu’en fermant le livre, j’opine de la tête… Oui, cette lecture a été très agréable ! Elle est ce qu’on appelle un roman feel good.
J’ai beaucoup aimé l’univers d’Angelika, sa personnalité, son entourage, son salon un peu vieillot tapissé d’un papier peint fleuri de roses, son hospitalité, sa générosité, son esprit fantasque et sa façon de rebâtir le monde en dispersant du bonheur. Mais l’histoire n’est pas une simple succession de chroniques amoureuses, de bons sentiments et d’idées culinaires, l’auteur a ajouté du suspense avec le mystérieux Magnus, alias Arsène Lupin, et une intrigue policière qui se fond dans une série de malentendus assez cocasses.
Lecture légère, pleine d’humour, des personnages singuliers et attachants, de l’émotion, beaucoup de fantaisie, une société nordique vue à travers des stéréotypes, mais décrite avec sincérité, je suis alors loin de mes romans habituels qui peignent une Suède bien plus austère et froide.
Ce livre, c’est du printemps entre chaque page.
Je vous le recommande.

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D’autres billets chez Bianca,
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visby

Photo prise sur Le guide du routard
Eglise de Visby

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Joyeux Noël petite souris !

logonoel2Logo-Sharon« Animaux du monde » de Sharon
« Il était deux fois Noël » avec
Chicky Poo, Samarian et Petit Spéculoos
La ronde des albums

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joyeux noel petite sourisJoyeux Noël Petite Souris !
Histoire d’Audrey Wood
Illustrations de Don Wood

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Petite Souris aime particulièrement Noël pour les cadeaux. Chez elle, elle les accumule amoureusement au pied du sapin… ils sont petits, grands, colorés, enrubannés… si nombreux !
Lorsque le Narrateur la surprend dans sa tanière, une fois la surprise passée, elle lui montre fièrement ses trésors… Oh, oui ! c’est beau et ça fait envie ! Mais sait-elle que son voisin le Gros Ours affamé, si seul dans sa caverne, n’a pas un seul cadeau ?
La première réaction de Petite Souris est instinctive. Elle barricade sa porte, enferme ses paquets et cadenasse le tout. Il ne faudrait pas que Gros Ours viennent se servir !
Assise sur la pile, alors qu’elle continue à écouter le Narrateur qui lui parle de Gros Ours, pas commode, oublié de tous, même du Père Noël, Petite Souris prend conscience d’une chose… puis va chausser ses bottes, revêt l’habit du Père Noël et… vous le saurez en découvrant l’histoire.

Courage Petite Souris ! nous sommes de tout cœur avec toi.
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La féérie de Noël c’est aussi la lecture d’une petite histoire illustrée… quand le récit et les dessins amènent le sourire et des étoiles dans les yeux. Des rires, de la malice ingénue, pour les enfants et de la poussière de rêves pour les grands. Quelle est charmante cette Petite Souris ! elle est même irrésistible.
Partage, dévouement, gentillesse, compassion… sont des richesses inestimables.

Je vous recommande cet album, il vous ravira. Quant à moi, je vais me commander « La Petite Souris, la fraise bien mûre et l’Ours affamé ».

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D’autres billets pour la ronde des albums chez NathChoco, Les Sorcières, Lauraline, Glorifine, Dawn, Natiora, Gloewen et Scrat, Momiji, Kimy, Fondantochocolat, Hilde, Nahe, Soie, Steph, Carnet Parisien, Lou,

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Le petit singe de la Cinquième Avenue

logonoel2Logo-Sharon« Animaux du monde » de Sharon
« Il était deux fois Noël » avec
Chicky Poo, Samarian et Petit Spéculoos

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le petit singe de la 5ème avenueLe petit singe de la Cinquième Avenue
Une histoire de Kate DiCamillo
Illustrations de Bagram Ibatoulline

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En plein mois de décembre, à l’angle de la Cinquième Avenue de Manhattan,
Claire, une petite fille, regarde par la fenêtre de chez elle l’animation de la rue et voit un petit singe costumé qui tend une sébile pour mendier quelques piécettes. Il est le compagnon d’un vieil homme qui joue de l’orgue de Barbarie. Après des jours d’observation, Claire est touchée par la tristesse qui se dégage de ce tableau. Les mélodies jouées sont mélancoliques, le regard du vieux musicien est comme éteint, et elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour eux. Qui sont-ils ? Où dorment-ils la nuit ? Lorsqu’elle en parle à sa maman, la réponse qu’elle reçoit ne la rassure guère.

Mais c’est bientôt Noël et il faut croire à la magie du cœur…
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Kate DiCamillo est un auteur américain pour la jeunesse, « nommée ambassadeur national de littérature pour les jeunes par la Bibliothèque du Congrès pour la période 2014-2015″.

Dans cette histoire qu’on situera dans les années 45-50, elle met en scène une petite fille qui vit seule avec sa mère (D’après une illustration, on voit que le père est un officier de l’armée). Toutes deux préparent Noël et pour le réveillon, Clara participera à un spectacle dans lequel elle représentera un ange… Comme tous les enfants, Clara devrait s’impatienter d’être sur scène et de porter la jolie robe que sa mère lui coud, mais ce n’est pas ce qui la préoccupe. Clara se soucie du vieil homme solitaire qui ne semble pas avoir de toit pour l’abriter, de famille pour le recevoir. Alors que tous passent devant lui, indifférents à la misère, sa solitude, sa tristesse, il y a un petit cœur, une belle âme, qui ne peut rester insensible. Ce petit bout de fille donnera un bel exemple d’amour et de charité. Noël est avant tout une fête de partage et de communion.
Pour cet album, c’est Bagram Ibatoulline qui en est l’illustrateur. Il retrouve pour la seconde fois Kate DiCamillo et le résultat est très beau. Diplômé de l’Institut Académique des Arts de Moscou, ses dessins me rappellent deux illustrateurs que j’aime beaucoup… Gennady Spirin, le côté slave, et Norman Rockwell, le côté Amérique des années 40 et 50.
Je vous conseille cette histoire douce, empreinte de sentiments généreux. Il est bon parfois de se rappeler les valeurs vraies de la vie…

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PS : J’ai cet album en deux exemplaires. Je ferai un tirage au sort samedi avec vos noms pris dans les commentaires de ce billet et ceux de FB.
Edit du 06.12 : Sur 24 participants, le tirage au sort a désigné Sandra gagnante.
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