Bienvenue à Griffstone


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

 

Bienvenue à Griffstone
Eva Ibbotson

Madlyn Hamilton est une jeune fille très belle et surtout très gentille. Toujours à l’écoute de son prochain et prévenante, elle a de nombreux amis. Dans sa famille, c’est elle qui gère le quotidien et qui s’occupe de son petit frère Rollo, de deux ans son cadet. Rollo, quant à lui, apprécie plus les amis qu’il trouve dans les bois, dans les greniers et dans les caves. Les bestioles rampantes et grouillantes ne lui font pas peur ! D’ailleurs, son animal de compagnie est un scinque à langue bleue qu’il a appelé Courtaud.
Un jour, juste avant les grandes vacances, leurs parents leur annoncent qu’ils ont été conviés à aller enseigner en Amérique pour deux mois et que les enfants ne sont pas invités. La rétribution de ce travail étant conséquente et leurs finances n’étant pas au beau fixe, il serait dommage de ne pas en profiter, alors, Madlyn et Rollo seront envoyés chez un vieil oncle, dans une campagne en bordure de la frontière écossaise.

Le château de Griffstone a tous les apparats d’un beau et vieux château ; douves, remparts, oubliettes, lits à baldaquin, armures, vieille bibliothèque… Mais il en a aussi toutes les altérations ; érosion, pas d’eau chaude, humidité, mites… Si sir George aime beaucoup sa demeure ancestrale, il a toutefois une préférence pour son troupeau de vaches, des bêtes racées, rares, venues des temps druidiques. Homme bourru, appréciant la solitude, il se verrait bien vivre en ermite, mais afin d’entretenir l’un et l’autre, il est obligé d’ouvrir le château au public quelques jours dans la semaine, même pour une petite poignée de touristes.
Quand il reçoit une lettre de son neveu Londonien lui demandant l’hospitalité pour ses deux enfants, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’il accepte, mais peut-il faire autrement ?

A leur arrivée, Madlyn et Rollo découvrent un château magnifique et rencontrent pour la première fois oncle, tante et cousin. Sir George, l’oncle grognon, sa sœur Mademoiselle Emily, la tante douce et un peu à l’ouest, et Howard Percival, le cousin qui par timidité vit reclus dans ses appartements entouré de livres. A ce trio, on ajoute Madame Grove, la gouvernante qui tient aussi le rôle de femme de ménage et de cuisinière, et son jeune fils Ned qui l’aide dans ses tâches.
Très vite, à la grande joie de leurs hôtes, Madlyn et Rollo veulent s’investir dans la vie du château et s’enthousiasment pour cette belle campagne. De toutes façons, que faire lorsqu’on n’a ni télévision, ni ordinateur ? Ainsi, l’un et l’autre se partagent. Madlyn accueille les visiteurs pour les portes-ouvertes, et Rollo s’occupe des vaches sacrées… Toutefois rien ne va être facile.

A une douzaine de kilomètres de là, vit Lord Trembellow, un arriviste qui a fait fortune dans l’industrie. Fortuné, il a annexé petit à petit des appendices à une construction pour en faire un imposant et pompeux château. Dans la vie, il a deux objectifs. Il rêve d’en faire le plus somptueux d’Angleterre et de dégommer son voisin Griffstone. Quand Sir George n’aura plus d’argent pour maintenir son domaine, Lord Trembellow pourra le racheter et tout raser pour faire bâtir à la place des lotissements, des centaines de pavillons. Cette vision de grandeur ravit sa fille Olive, qui comme Ned la décrit à Madlyn, est une petite snobinarde, pincée et méchante. Les manigances vont aller bon train !

A Griffstone, Madlyn ne tarde pas à comprendre qu’il faut rapidement réagir car peu d’argent rentre dans la caisse au grand désespoir de ses habitants. Une idée va faire l’unanimité, une idée farfelue, mais une super idée ! Pourquoi ne pas faire un château des horreurs pour appâter les visiteurs ?
C’est chez une vieille dame que le casting va être passé… Miss Lee-Perry a l’immense honneur de recevoir des fantômes. Elle soumet donc son choix : Brenda la mariée qui fut trucidée par son mari, Ranulf  le gentilhomme qui vit avec un rat dans sa poitrine, Sunita la petite fille coupée en deux suite à la bévue d’un magicien, et les Pieds, des pieds amputés qui se trouvent sans corps.

Griffstone, musée des horreurs, Griffstone l’unique, Griffstone vous souhaite la bienvenue… Mais que va-t-il se passer ?

Ce livre est une charmante lecture qui ravira les jeunes enfants du primaire en âge de lire des romans de plus de 200 pages. Au-delà de l’intrigue amusante, pleine de rebondissements et de mauvais desseins, il se dégage de ce roman une atmosphère douce et heureuse. C’est l’été, la campagne est belle, les enfants sont libres, il y a de bons sentiments, beaucoup d’amitié et de solidarité. Quant aux causes à défendre, elles sont justes et nobles ; un château menacé par la ruine et un promoteur peu scrupuleux, ainsi que la sauvegarde d’une espèce de vaches, rare, voire unique.
Au début, si Madlyn et Rollo partent de Londres un peu tristes, si l’oncle George les attend en ronchonnant, à la fin tout sera inversé ! Tous auront le cœur lourd de se séparer…

Livre et auteur à recommander !

 

 

 

La princesse Élodie de Zébrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi…

Un livre offert par l’auteur, Pierre Thiry

 

princesse Elodie 1La princesse Elodie de Zébrazur et
Augustin le chien qui faisait n’importe quoi
Texte de Pierre Thiry
Illustrations de Samar (dessinatrice) et Hani Khzam (graphiste)

 

Dans le monde « Il était une fois » de Pierre Thiry, conteur et poète, vivent des lapins, Isidore Tiperanole, et une princesse qui se nomme Élodie de Zébrazur toujours accompagnée de son chien Augustin qui faisait n’importe quoi.
Augustin porte bien son nom car il n’arrête pas de faire des bêtises ! Au château, il fait le désespoir de la gouvernante Madame Brichard, la fée du logis qui astique et range en permanence. A la ville, il se comporte comme un malotru en prenant, ou volant, tout ce qu’il veut. A la plage, il court après les mouettes, ennuie les crabes et fait fuir la sirène Sapience de Pressiozitédémerode. Puis à la campagne, il perturbe les vaches qui pour se débarrasser de lui, le chargent comme des taureaux !
Non, mais vraiment, n’importe quoi !!!
Vous pensez bien alors, que la princesse Élodie ne sait plus quoi faire ! Mais Augustin, très mignon, reste un bon compagnon… et tout est bien qui finit bien car il apprendra que « dans la vie on ne peut pas faire n’importe quoi »

Cette histoire est à lire aux jeunes enfants qui s’amuseront des multiples mésaventures d’Augustin. Dans un effet à répétition, elles sont comme le refrain d’une comptine. Augustin est un petit chien affectueux et tout fou. Dès qu’il est réveillé, il part truffe au vent vers d’audacieuses et hasardeuses péripéties. Pas facile de le suivre, mais avec lui, on ne s’ennuie pas, et l’enfant, après avoir ri, s’endormira sur une note plus douce, plus apaisée, car l’auteur nous invite à écouter « le bruit des vagues et le chant des coquillages… infinité de merveilles. »
Petite surprise, l’enfant aura le plaisir de colorier les nombreux dessins qui illustrent le conte.
Je vous recommande ce petit livre, drôle, heureux et plein de poésie.

 

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Chantilly, un après-midi chez le duc d’Aumale

   Par une belle journée d’automne, nous voilà partis…
pour aller manger une gaufre à Chantilly.

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Dixit Wiki : « Le « Petit Château » a été construit au XVIe siècle. Le château actuel est une reconstruction du XIXe siècle sur des plans de l’architecte Honoré Daumet pour l’avant-dernier fils du roi Louis-Philippe Ier, Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), héritier du domaine, qui y installa ses collections de peintures, de dessins et de livres anciens…
Il légua l’ensemble à l’Institut de France, sous le nom de musée Condé. Le château occupe l’emplacement d’une forteresse médiévale. « Les Grandes Écuries », construites de 1719 à 1740, chef-d’œuvre de l’architecte Jean Aubert abritent aujourd’hui le musée du cheval. Les jardins sont une des plus remarquables créations d’André Le Nôtre... »

    Lustre de la salle « la Grande Singerie »

Une collection de 60.000 livres. Sont exposés seulement 10.000 livres,
dont le magnifique livre d’heures du duc de Berry. 

1.
2. Portrait de femme dit Simonetta Vespucci, peinture de Piero di Cosimo, huile sur bois
3. La Madone de Lorette, peinture de Raphaël, huile sur bois

Peinture de Jean Auguste Dominique Ingres, Françoise de Rimini

Marie-Thérèse-Caroline, peinture d’Elisabeth Louise Vigée-Lebrun

Chapelle
Chantilly 18

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Le cachot de la sorcière

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Le mois Halloween avec Hilde et Lou
« A year in England » de Titine

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le-cachot-de-la-sorciereLe cachot de la sorcière
Joseph Delaney

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Billy Calder est un jeune garçon de quinze ans qui habite un orphelinat depuis la mort de ses parents, neuf ans auparavant. En âge de travailler, il a trouvé un apprentissage au château du village et ne songe qu’à s’émanciper de la tutelle de Madame Hendel.
Le travail est pourtant difficile… Tous les soirs, il doit surmonter sa peur et se rendre au château une heure après le coucher du soleil. L’endroit est lugubre, surtout lorsque le moindre petit bout de lune est caché par les nuages. Sur une colline, après avoir dépassé une campagne boisée, l’édifice se dresse, effrayant. Et lorsqu’on entend les plaintes des condamnés, entre hurlements et pleurs, on n’a qu’une envie, c’est de retourner sur ses pas… et fuir !

le cachot de la sorcière 1 Le château est la prison du comté où sont enfermés des meurtriers et des créatures sataniques. Au milieu de la cours, une potence pour les pendaisons où l’on croise parfois des âmes en peine, fantômes des suppliciés. Les sorcières qu’on exécute ne sont pas toujours des femmes mauvaises. Il arrive parfois que la sentence appliquée montre qu’elles étaient d’honnêtes femmes, mais il est alors trop tard pour les sauver. Certaines errent… comme Netty au long cou.
C’est ce qu’on explique à Billy lors de sa formation. Le gardien en chef Adam Colne, un géant qui ressemble aux ogres des contes, lui fait maintes recommandations pour la suite de son travail, en insistant lourdement sur un fait. Il est important de ne jamais laisser une clef dans une serrure. Cette consigne est d’une importance vitale.

Les semaines passent, Billy commence à s’habituer aux lieux et assume correctement son travail. Mais un jour, la peste pourpre fait des ravages en décimant une grande partie du village. Des six gardiens au château, il ne reste que lui de valide pour aller donner la pitance aux prisonniers et pour s’aventurer dans le cachot de la sorcière.
Le cacho
t de la sorcière est la partie la plus reculée du château, un endroit qu’il ne fréquente jamais car il est réservé aux gardiens plus expérimentés.
Qui est cette créature qui avale toutes les nuits des litres de sang et qui broie les os entre ses mâchoires ? Mystérieuse et certainement la plus redoutable des créations du malin… Billy, prends garde à toi !

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De Joseph Delaney, j’ai lu toute la saga de l’Epouvanteur et on peut dire que j’en suis fan… C’est donc avec un réel plaisir que j’ai choisi ce roman destiné aux enfants de plus de dix ans. Mais il est une précision à faire… Les bibliothécaires ont stipulé sur la couverture « Attention, âme sensible s’abstenir ». Les enfants peuvent être surpris par la rudesse des scènes et par la fin de l’histoire.
Comme dans la série, nous lisons des fantômes et des sorcières (Netty m’a rappelé la Grimalkin car toutes deux ont été séduites par le Malin et ont enfanté des monstres. Billy a un petit air de Tom.). Et  comme dans la série, ce conte est tout aussi angoissant, cruel, sanglant et tragique. D’un format plus petit, il peut être un préambule aux chroniques de Chippenden et ainsi préparer à l’univers fantastique et
particulier de l’auteur qui n’épargne jamais ses jeunes lecteurs.
Imprimé avec des caractères gros et illustré avec des beaux dessins de Philippe Mason, la lecture est très agréable et facile.
Je vous conseille donc ce roman qui serait parfait pour une nuit d’Halloween… parfait pour les frissons… et je tiens à souligner une seconde fois que certains passages sont effrayants.

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Des billets chez Jérôme, Sharon,

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Souvenirs de Chaumont, parc et château – 2

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Billet précédent, la partie historique
Suite…
Promenade au château de Chaumont

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Festival des Jardins

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parc11Il est 10 heures, à l’ouverture des jardins. Journée ensoleillée, très chaude. Bermuda, chapeau de paille, espadrilles et appareil photo. I’m ready.

Les jardins de Chaumont nous invitent à admirer des créations artistiques sises dans le domaine. Le paysage s’orne d’une multitude de tableaux arborés et fleuris que l’on découvre dans des espaces clos.
Jeux de couleurs, de formes, d’ombres, de perspectives, illusions, songes, poésie, on voyage, on se perd, on se transforme en explorateur…

Nous débutons par le parc carnivore, des petites gueules béantes pleines de dents, prêtes à mordre. Les chasseurs de plantes sont à côté, avec Les Nuances, la Collection noire, Le jardin des 101 pélargoniums…

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Le jardin des 101 pélargoniums

parc24Fougère Tanaisie  /   Nuances

 parc28Collection noire

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Le Vallon des brumes
qui mène à « L’œil de l’oubli » d’Anne et Patrick Poirier
Des archéologues ont découvert cet œil de marbre blanc
dans un creux dénommé La Glacière…

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 .parc30(à gauche) A table ! avec des légumes… tomates, petites aubergines…


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parc34Le jardin des graines – Jardins botaniques de France et des pays francophones
Sculptures de Didier Rousseau-Navarre

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parc36La Loire derrière la barrière des arbres

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La serre des Victoria
Nénuphars géants

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Il est midi ! l’heure de se restaurer…
La cafétéria nous propose un gaspacho, une verrine de minestrones froides, six compositions de pâtes, des fruits… un sorbet fraise-basilic…
un verre de rosé… un petit café…

parc42Pâtes noires à l’encre de sèche, moules, chorizo, parmesan, ail, tomates, poivron…

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Après le déjeuner, reprise de la visite.

parc41 La serre

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parc47Dans la cour de la ferme, les granges sont des galeries d’art.
El Anatsui présente ses sculptures, des pièces de « tissus » réalisées avec des « matériaux pauvres » recyclés. Rideau de scène, manteau, tenture…

Dans la grange aux abeilles, l’artiste Enrique Olivera expose « Momento Fecundo ».

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Petite pause pour une glace, violette-fenouil et pamplemousse-baies roses

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Et bien d’autres coins et recoins… Chaumont vaut bien une journée de l’année ! Nous y retournerons pour d’autres couleurs, d’autres atmosphères… et d’autres sorbets à déguster.

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En complément de ce billet, celui d’Aifelle…

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logoartshelbyleelogo un_bouquet_des_pivoines_par_pierre_joseph_redoute.
Challenges
« L’art dans tous ses états » de Shelbylee
« Chlorophylle »

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