Planches insolites, 170 ans de trésors, Larousse

Un beau livre sous le sapin…
offert par Babelio et les éditions Larousse

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Planches insolites
170 ans de trésors
Larousse

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Ce très beau livre encyclopédique regroupe des planches illustrées datant du XIXe siècle issues des archives des éditions Larousse. A gauche, les mots instruisent sur l’animal, le végétal, les arts, l’industrialisation, les technologies, l’Histoire… à droite, les dessins offrent des gravures, certaines seulement encrées et d’autres colorisées. Il synthétise notre monde dans tous les répertoires, jusqu’à ce siècle en pleine évolution. Comme me l’a dit une amie, c’est un inventaire à la Prévert. Un inventaire dense répertorié en dix parties, dont les intitulés n’ont rien d’austère…
A tire d’aile, Le petit peuple de la Terre, Les profondeurs sous-marines, Les travaux des champs, Au cœur du potager et de la vigne, Le jardin dans tous ses états, Les clameurs citadines, Vue d’ateliers, Tous en scène !, Tumultueux champs de bataille.
Ce puits de savoir à l’étendue universelle est très instructif, mais pas seulement. Si j’ai choisi cet ouvrage académique, ce dictionnaire très complet, c’est surtout pour ses illustrations qui sont une source inépuisable pour celles et ceux qui crayonnent et qui peignent. Les traits, les détails, les couleurs et leurs variétés sont d’une grande richesse.
Cette encyclopédie est un superbe ouvrage qui peut ravir les grands et les petits. Il forme, il cultive, l’intelligence, la curiosité et l’imaginaire…
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Déco d’hiver récup en bois

Logo Noël 2022Il était dix fois Noël
avec
Samarian et Chicky Poo

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deco-dhiver-recupDéco d’hiver récup en bois
Sandra Losch

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Il fait froid, on reste bien au chaud dans la maison pour bricoler, il y a un rayon de soleil, on sort se promener et on ramasse ce qu’on peut collecter dans la nature… A l’approche de Noël, fabriquer des objets pour décorer la maison, le sapin ou la table, est un rituel dans la plupart des maisons, qu’il y ait des enfants ou pas, car la création reste une source de bien-être et d’épanouissement… Imaginez une douce ambiance… vous envahissez un coin de la table de la cuisine si vous n’avez pas une pièce atelier, votre intérieur sent la cannelle, le chocolat chaud, la lumière est douce, vous éclairez une bougie et mettez de la musique…
Dans son petit livret, Sandra Losch nous donne des idées pour une décoration naturelle, simple et intemporelle. Dans l’écologie, le recyclage et la récupération ne sont pas des vains mots et dorénavant, ils doivent faire partie de notre vie quotidienne. Alors, faire du beau avec des matériaux qu’on déniche dans des brocantes ou qu’on ramasse dans les bois et sur la plage, est un devoir, en plein accord avec notre futur.
Avec des morceaux de bois, de la mousse, des branchages, des baies, des perles en bois, du raphia, de la ficelle, du lin, des fleurs séchées, des objets du passé chinés tout au long de l’année, de la colle, une scie, elle nous explique dans un pas à pas ses fabrications, ses trucs et astuces, pour une vingtaine de créations faciles à réaliser, et nous incite à laisser gambader notre inventivité.
Un livret parfait pour les débutants, les enfants et les personnes un peu plus douées…

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Goûts du Liban, recettes et rencontres

2021 - Logo GourmandisesLes Gourmandises
Un livre de recettes avec Bidib et Fondant

Un livre offert par les Editions Mango et Babelio
dans le cadre des Masses Critiques

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Goûts du LibanGoûts du Liban
Recettes et rencontres
Noha Baz, Joe Barza et Aline Princet

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Dans cette collection de chez Mango, la ligne éditoriale souhaite établir à travers des recettes et des rencontres, une connexion vers un pays, avec ses traditions et sa culture. La gastronomie, dans tout ce qu’elle a de généreux, de simple et de traditionnel, est l’une des routes des plus sûres pour faire le voyage…

Screenshot 2022-01-18 at 09-58-57 Goûts du LibanNoha Baz est à l’écriture, Aline Princet est à la photographie et Joe Barza est aux fourneaux. Il partage ses recettes, entre la cuisine traditionnelle de son enfance et des plats qu’il revisite, en apportant une touche plus moderne et accessible. Cuisine de partages et de rencontres, il donne « vie », il « concrétise », aussi pour ce recueil, certains plats que des personnalités libanaises tirent de leurs souvenirs. Noha Baz recueille les évocations gourmandes et les raconte dans de très beaux portraits.
L’architecte Hala Wardé (née à Beyrouth) confie qu’une soupière de lentilles aux blettes et aux carottes citronnées (adass bi hamod) la comble. Pour elle, c’est une histoire de couleurs et de mots. Les mots ont leur importance car ils lui offrent une ronde d’images ; « la lentille, graine circulaire, sombre et dure » et le citron qui est la représentation du soleil.
La romancière et poétesse Vénus Khoury-Ghata (née à Bcharré, un petit village de montagne) s’épanche en la présence complice de sa fille. Il y a des plats qui lui viennent en premier à l’esprit et ceux qu’il faut tirer des tiroirs. Le zaatar, un bouquet d’herbes aromatiques mixées, lui donne une énergie positive et la renvoie à son père qui en tartinait une tranche de pain avec de l’huile d’olive tous les jours en rentrant du travail. Elle aime le taboulé assaisonné d’un jus de grenade, le kebbé bil saniyeh dont la farce est un mélange d’oignons et de pignons. Et sa « madeleine de Proust » est le poulet au riz de sa mère, une recette très personnelle faite avec des zestes d’orange mêlés au riz. Dans son cas, on comprend bien que la cuisine est une affaire de famille, un héritage qu’elle veut transmettre à ses enfants. C’est dit avec beaucoup d’amour et de fierté.
Screenshot 2022-01-18 at 09-50-31 Goûts du LibanUn pays magnifique, aux nombreuses communautés, un pays complexe et meurtri, habitué à relever des défis pour renaître de ses ruines. Ibrahim Maalouf, musicien trompettiste et compositeur, parle de ses goûts, de la cuisine de son village, et également de sa famille.
La journaliste Mona Makki nous projette dans une ambiance hivernale zébrée d’éclairs et assourdie par le tonnerre. Sa madeleine et son produit phare sont les légumineuses, haricots secs, pois chiches et lentilles, le cumin et les oignons caramélisés.
Nadine Labaki et Khaled Mouzanar, Arwad Esber et Adonis, David Daoud… toutes ces personnalités se dévoilent en trois points essentiels qui sont leur plat préféré, leur madeleine de Proust et leur produit phare. La cuisine de chez eux est une cuisine riche, épicurienne, réconfortante, familiale, colorée, aux multiples saveurs épicées, fruitées et sucrées, elle exacerbe leurs sens.

Screenshot 2022-01-18 at 09-52-19 Goûts du LibanPour la partie technique, soixante-dix recettes sont réparties en neuf chapitres ; sauces, pains, condiments, manakiches, soupes, salades, mezzés froids, mezzés chauds, plats principaux, desserts et boissons. La cuisine, en grande partie végétarienne, est mise en valeur dans un design à la plastique rustique, authentique, qui titille nos envies d’expérimenter et de découvrir d’autres goûts. Les instructions dans un pas à pas sont claires, concises, et à ce jour, pour avoir cuisiné quatre plats, je peux dire aussi que c’est une cuisine simple, à la portée de tout le monde.

Je vous recommande ce très beau livre qui n’est pas seulement un livre de recettes. C’est un voyage vers le Liban, où « la cuisine est à l’image de ses habitants à l’hospitalité légendaire, une cuisine du soleil et du cœur. Vous serez partout accueilli avec un « Ahlan wa sahlan » retentissant doublé d’un large sourire… ».

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Screenshot 2022-01-18 at 09-51-17 Goûts du LibanScreenshot 2022-01-18 at 09-49-44 Goûts du Liban.
1. Pain libanais, dit « pita »
2. Fatayers aux épinards
3. Moutabbal de betteraves et d’aubergines
4. Le placard idéal
5. Crème brûlée à la pistache

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Mes premiers gâteaux avec Marlette

2021 - Logo Gourmandises
Les Gourmandises
« Des livres en cuisine » avec Fondant et Bidib

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Mes-premiers-gateauxMes premiers Gâteaux avec Marlette
30 recettes pour apprendre à cuisiner
Margot et Scarlette Joubert

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Mes-premiers-gateaux 1Ce livre de recettes a été conçu par deux sœurs, Margot et Scarlette, qui proposent trente idées de gâteaux, sablés et desserts fruités, aux goûts des enfants ; chocolat, fraises, bananes, pommes…

Si je l’ai choisi parmi tant d’autres pour l’offrir à une petite fille, c’est pour son approche claire et concise, en trois points importants.
En introduction, elles donnent les premières consignes sur les gestes élémentaires qu’il faut avoir avant de cuisiner. Informer de se laver les mains et d’arranger son plan de travail avec les ustensiles et les ingrédients sont peut-être des instructions très basiques mais elles restent essentielles à l’initiation.
Le deuxième point primordial, c’est la cuisine au fil des saisons, avec des produits du moment qu’elles privilégient. Quant au troisième point, elles aiment penser que l’apprentissage se fera en famille, dans la joie et la bonne humeur…

Les recettes, écrites à la première personne (Je casse une tablette de chocolat, je mets les carrés dans une casserole…) sont faciles à faire pour des simples goûters ou des goûters de fêtes, et les photographies font envie.
A vos tabliers !

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Mes-premiers-gateaux 2.

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La Corse : Petit atlas hédoniste


La Corse

La Corse : Petit atlas hédoniste
Laura Benedetti
Thibaut Dini
Philippe Santini

Qui peut se targuer de connaître toute la Corse dans ses moindres recoins ? Pour la représenter, tenter d’essayer de définir son essence, comprendre son identité, s’approcher de sa moelle et de son âme, on utilise toujours des mots forts. On les retrouve dans l’introduction de ce beau livre… vertigineuse, secrète, fière, sauvage, hospitalière, riche, fidèle, libre, passionnée, impératrice, lumineuse, mystérieuse, si belle…
Grecs, Romains, Byzantins, Maures et Génois ont voulu en être les maîtres, et si la Corse est une île qui fut souvent conquise, on dit aussi qu’elle ne fut jamais soumise.
Chantée, racontée, rêvée, on la rejoint par la Méditerranée et elle s’offre dans une palette aux couleurs infinies. Son parfum est un concentré d’herbes du maquis et son rayonnement est à la fois doux et fiévreux. On ne peut que succomber.
La mer, des sables et des galets, des plages, des criques, des récifs, des sommets, des lacs et des rivières, des plaines, du maquis, des champs, des vignes, un désert… des petits villages, des murets de pierre, des tours génoises, des citadelles, des palais, des ports… un patrimoine, un art de vivre, un esprit… du nord au sud, dans le cœur et sur les côtes, à travers ses régions, les auteurs nous invitent à découvrir ses multiples facettes, avec du texte et des photos, dans ce qu’elle nous offre d’intime et de grandiose.
Ce petit atlas hédoniste consacré à la Corse est un très beau livre pour les voyageurs qui cherchent à se documenter avant de l’explorer. Les auteurs abordent son histoire, tracent des itinéraires et conseillent. Cependant, je vais me permettre de discuter sur un point ; j’aurais aimé que les photographies aient un lustre brillant et non mat.
Un livre à conseiller…

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  1. Bouquet d’immortelles – Christelle Geronimi, oléicultrice et productrice d’immortelle en Balagne
  2. Calvi en Balagne
  3. Casetta sur le sentier des douaniers, entre St-Florent et la plage du Lotu

Flexi food

Challenges…
Les Gourmandises
Des livres en cuisine avec Fondant et Bidib

Un livre offert par les Éditions Au vent des îles et Babelio dans le cadre des Masses Critiques

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Flexi food, cuisine saine et gourmande
Recettes de Valérie Muller
Photographies d’Annabel Montenot Robert

 

Dans l’introduction de son livre, l’auteur annonce qu’elle souhaite avant tout être dans le partage, la convivialité, et qu’il y ait dans ses recettes un équilibre entre le sain et le gourmand. Elle s’adresse à tous les mangeurs… les omnivores, les flexitariens, les végétariens, les vegans, et ceux qui suivent une alimentation low carb et paléo.
Si on connait les quatre premiers, on en sait moins sur les deux derniers, et sur une double page, elle donne des précisions sur ces différents régimes.

Six chapitres divisés en plusieurs parties qu’elle accompagne de petites infos pratiques et de conseils diététiques.

« 1. De bon matin » ce sont des idées pour le petit-déjeuner et la carte est très variée car il est important de bien commencer la journée. Tout en se faisant plaisir, il est bon de bien choisir les sucres, « la charge glucidique ». Elle décline ce repas dans des combinaisons salées et sucrées, entre smoothies, jus de fruits, infusions, mueslis, granolas, tartines, pancakes, pâtes à tartiner… frittatas…

« 2. Alors, qu’est-ce qu’on mange ? » a trois parties. La première parle d’une alimentation « vivante », « brute », « crue », et donne des idées de salades et de buddha bowls. L’assiette harmonise le sain et le beau, elle est pleine de vitamines et de couleurs. On mêle les légumes, les fruits et les graines dans des compositions peps et exotiques. La seconde nous invite a déguster des soupes et des veloutés. Le bouillon est une excellente base pour certains plats et elle aime utiliser le miso, un condiment japonais sous forme de pâte à base de sel marin, de graines de soja, de riz… Dans ses choix, les veloutés sont un régal pour le regard. La troisième introduit les tartes, les cakes et les tartines, une occasion aussi de faire un point sur les différentes graisses, les mauvaises et les essentielles à notre corps. C’est rustique, savoureux, riche et toujours bien ordonnancé.

« 3. J’ai encore faim ! » nous parle de junk food et de la cuisine asiatique. Amicalement, l’auteur qui a des racines méditerranéennes et qui habite à Tahiti, veut nous faire découvrir les parfums, les épices, les herbes aromatiques qui lui rappellent son enfance et ses voyages ; la palette est donc large… curry de légumes, curry de la mer, rouleaux de printemps, soba aux champignons nippons (pâtes au sarrasin), légumes farcis, croustillants aux épinards (feuilles de brick), tian… Et du côté de la junk food, version « zéro frustration mais 100% plaisir », ce sont trois suggestions avec un wrap, un burger et un club sandwich.

« 4. … Et avec ça ? » est une formule qui titille notre gourmandise. C’est dans ce chapitre qu’elle ajoute les à-côtés et les petits trésors. Des seconds rôles comme elle dit, mais qui donnent de la valeur aux plats et qui deviennent indispensables… aubergines confites, purées, poivrons rôtis, graines torréfiées, pâtés, sauces, crèmes…

« 5. Les indispensables » est au final un complément au chapitre précédent. On y trouve des variations de farines pour des pâtes et des pains, et différentes huiles pour des sauces bien onctueuses et des vinaigrettes très parfumées.

« 6. Un peu de sucré ? » termine le livre avec une vingtaine de desserts et un point sur les glucides. Toujours sur sa ligne directrice d’une nourriture saine, l’auteur nous propose des douceurs qui privilégient le fructose, le sucre des fruits. Des tartes, des crumbles, un carotte cake, un panna cotta, une soupe de fruits rouges, des sorbets et des crèmes glacées, du chocolat mousse et coulant… Elle y joint des épices, des graines et des herbes, pour donner une note originale de pays lointains.

Je vous recommande ce très beau livre de cent quarante recettes. Tout est bien expliqué et le pas à pas est facile à suivre. Quant aux compositions photographiées, elles portraiturent rusticité, modernité et gastronomie. On a plaisir à le feuilleter, on s’amuse à deviner les saveurs et on rêve d’y goûter.

 

  1. Açaï bowl – petit-déjeuner – purée d’açaï, banane, fruits rouges, noix, amandes
  2. Salade tomate-avocat, citron vert, oignon, graines torréfiées, curcuma, basilic
  3. Pâtes
  4. Tarte mi-cuite pomme-pêche-raisin-badiane – pâtisseries fruitées – miel, tarte crue aux pruneaux

 

 

Un jardin économe en eau

 

Un livre offert par Babelio et les Editions Massin dans le cadre de l’opération Masses Critiques

 

 

Un jardin économe en eau
Les bons gestes et les plantes adaptées
Olivier de Vleeschouwer

 

Sécheresse, réchauffement climatique, préservation de la planète, respect de l’environnement, restriction d’eau… ces mots clefs introduisent des réflexions sur les changements climatiques que l’on observe d’année en année.
Sans s’étendre sur les menaces que l’on présage et qui vont tourmenter notre planète, à l’échelle de nos jardins, l’auteur nous invite à modifier notre regard sur nos plantations, à changer de mode de vie, et à acquérir un peu plus de sagesse. Il est indispensable de comprendre qu’avant de planter, il faut analyser les lieux (sol-climat), s’adapter et préparer un bon drainage.

Des pluies qui ne nourrissent pas, une sécheresse qui va jusqu’en Normandie, les plantes ont soif, et l’arrosage automatique n’est pas la meilleure solution car il rend les plantes trop dépendantes, sans parler du rationnement de l’eau l’été dans certaines régions. Dans la première partie du livre, les conseils nous aident à « planter comme il faut » ; comment préparer la terre, l’enrichir, choisir les bons végétaux et les couvre-sol, disposer un paillis à la bonne période de l’année, avoir les bons gestes, et dessiner son jardin en fonction de son cadre, éléments environnementaux et climatiques.
Dans la seconde partie, nous avons à notre disposition tout un catalogue de plantes, des petites aux arbustes. Se décline alors un panel de vivaces aux différentes teintes, aux différentes hauteurs, qui harmoniseront un massif, une allée ou une rocaille. Bleues, jaunes, argentées, blanches…, des graminées, des racines, des bulbes…, elles sont aromatiques, généreuses, pérennes, élégantes, rustiques, peu exigeantes, et toujours résistantes.


Avec un vocabulaire simple et une approche initiatique facile, « Un jardin économe en eau » souhaite nous responsabiliser, sans jamais nous faire culpabiliser. Il nous incite à réaménager quelques parcelles de terre démunies et miséreuses à la sortie de l’hiver, et à donner un certain équilibre à notre jardin, tout en accord avec la nature…
Livre riche de conseils et d’idées pour « des gestes simples et efficaces », avec de nombreuses photos et plus de 120 variétés de plantes, il devient un outil très intéressant pour ce printemps !

 

Couvre-sol : Euphorbe, lierre, liriope, lamier, céanothe, pervenche, géranium vivace, thym…
Plantes pour les terres caillouteuses : Spirée, lavande, ciste, romarin, iris, valériane, sauge, buddleia, genévrier…
Plantes pour remplacer le gazon : Graminées
Plantes basses : Gazon d’Espagne, centaurée, œillets, pâquerette, gypsophile, origan, crocus, hyacinthe…

 

 

 

Mes terrariums déco


Challenge Chlorophylle

 

Mes terrariums déco
Flore Palix

 

L’auteur dit que les plantes disposées un peu partout dans la maison sont « des petits bonheurs intérieurs »… De nos jours, on découvre dans nos jardineries de plus en plus de jardins miniatures agencés dans des contenants en verre. La mode n’est pas nouvelle car l’engouement de ces mini-serres date de plusieurs siècles en arrière. Dès le XVe siècle, des botanistes et des explorateurs ont ramené des plants potagers et horticoles, cultivés et sauvages, qui ont enrichi notre monde végétal. Puis au XIXe siècle à l’époque victorienne, il était de bon goût de collectionner les plantes. On s’entichait d’orchidées, de fougères, de plantes exotiques, et on les présentait dans des pièces appelées jardins d’hiver, sous globes en verre, dans des boîtes ouvragées et d’autres réceptacles précieux…

Exprimer notre créativité en composant des terrariums peut être une activité ludique qui nous apporte de la sérénité et qui développe le sens de l’esthétisme. Avec un peu de substrat (terre, sable de rivière, tourbe, sphaigne, copeaux, fibres…), de rocailles (coquillages, pierres, gravier, pouzzolane (roche volcanique)), un habitacle (bocal à confiture, photophore, vase, bonbonnière, aquarium, théière, grandes éprouvettes…) et des plantes rustiques qui ne demandent pas trop de soins (achetées dans les jardineries ou prélevées dans la nature), on peut réaliser de belles compositions décoratives, poétiques et scéniques, aux formes et aux couleurs très variées.

Un pas à pas pour la base commune à tous les terrariums, certains ouverts et d’autres fermés, précède trente six compositions photographiées qui nous sont présentées avec les consignes pour le matériel et la préparation. Les idées vont du flamboyant au feng shu, de l’aérien à la jungle, et du bucolique pastoral aux coraux qui rappellent les fonds marins. Avec ce livre, vous trouverez assurément votre style !

 

Je vous recommande ce beau livre et vous invite à la création… Ouvrez vos placards, chinez, redonnez vie à de vieux contenants et laissez courir votre imagination ! Regardez dans votre jardin, une petite plante vous attend, prisonnière entre deux pierres…

 

 

 

Plantes turbo


Un livre offert par Babelio et l’éditeur Nature, Delachaux et Niestlé
dans le cadre des Masses Critiques « non fiction »

 

Plantes turbo
Des solutions spectaculaires
pour vos jardins, balcons et terrasses

Till Hägele

 

Qu’est-ce qu’une plante turbo ?
Till Hägele, ingénieur en horticulture, titre ce chapitre par le terme de « colonisation rapide ». Dans le jardin, sur un balcon, une terrasse, la façade d’un mur, il y a toujours des endroits qui nous résistent, impossibles à domestiquer ou difficiles à arranger.
Pour cacher leur misère ou pour les agrémenter, il y a les plantes turbo dont la croissance rapide satisfait pleinement le jardinier. Si Till emploie souvent le mot « spectaculaire », il ne faut point s’attendre à une pousse magique et il est demandé un minimum de patience, même si certaines plantes peuvent aller jusqu’à 8 mètre de haut en 1 an.

« L’Akébie à cinq feuilles pour pergolas ou pavillons… »

Ce que nous retenons de ce livret et des 70 plantes qui nous sont présentées, la plante turbo a donc une croissance rapide, elle est rustique, robuste, peu exigeante, pas capricieuse, elle empêche les mauvaises herbes de pousser, elle remplit les surfaces nues, mellifère elle a un rôle écologique car elle attire les abeilles, elle n’est pas un effet de mode, elle est massif, arbuste, arbre, verte ou fleurie, elle ne brûle pas l’été, elle résiste au froid de l’hiver, elle donne de l’ombre, elle apporte de la couleur…

De manière nette et concise, les 70 plantes sont classées en fonction de leur utilité et de leur emplacement, et sont détaillées en 3 parties ; une description, une utilisation et des conseils. Suivi d’une partie pratique qui dit comment préparer les sols et les bacs, les couches de drainages, la plantation, et comment les protéger, les fertiliser et les tailler.

Livre de plus de 90 pages, avec de belles photographies, la lecture est plaisante et instructive. Il nous embarque directement dans le jardin… en quête d’un petit endroit à fleurir !
Un livre très intéressant.

 

 

 

Kilts et tartans


Le mois Kiltissime de Cryssilda

Un livre offert par Nahe

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Kilts et tartans
Sylvie Lagorce
Photographies de l’agence Scottish Viewpoint à Édimbourg

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A l’évocation du kilt, dans un premier temps, l’auteur parle en images ; jupe pour homme, hautes chaussettes de laine, tissus écossais.
Et vous ? En ce qui me concerne, ça ravive une curiosité plus espiègle. Une question à laquelle elle répond dans un chapitre intitulé « Et sous le kilt ? » : « La tradition précise qu’il est exclu de porter quoi que ce soit sous le kilt. »… (D’accord !…)

« Que porte un Écossais sous son kilt ?
… Sa fierté d’Écossais ! »

De la collection « Bibliothèque du costume » des éditions du Rouergue, ce livre nous rapporte une part historique, anecdotique et technique, du kilt et du tartan.

Joueur de cornemuse Écossais

Le kilt est le vêtement traditionnel des Highlanders (Écossais des Hautes Terres), mais on peut le retrouver également en Irlande, au pays de Galles, en Bretagne, en Normandie… Imposé à la fin du XVIIIe siècle comme symbole identitaire, son origine, très ancienne, serait soit scandinave, soit danoise. Les Pictes portaient une tunique grossière en lin, une couverture drapée comme une toge à la façon des Romains et des Grecs, une ceinture et une fibule. Suite à la bataille de Culloden en 1746, les Anglais imposent un autre style vestimentaire, mais en 1782, l’abrogation est levée et les clans revendiquent leurs couleurs. Au XIXe siècle, la classe aristocratique, au contraire des classes ouvrières et paysannes, s’enthousiasme pour cette « jupe » représentative de la culture celtique et la remet à l’honneur.
Il est important de souligner que ce n’est pas une simple « jupe plissée » ! Tout est calculé dans un savoir-faire ancestral, aussi bien le métrage (entre 7 et 8 mètres) du tissu que son poids et sa qualité. Seul l’homme porte le kilt. La femme peut éventuellement le porter, mais sans le sporran (petite sacoche).

Collection d’échantillons de tartans
Un clan peut posséder plusieurs tartans.

Des tartans aux couleurs bigarrées, aux lignes entrecroisées, et des clans ; avant, les teintes se faisaient avec des végétaux (racines, lichen, feuilles) et des minéraux (fer, alun, cuivre), quant à la technique du tissage, elle est très spécifique (« Un fil de couleur passe sous deux autres fils d’une autre couleur, puis sur deux fil d’une autre couleur, etc… »). Les gammes infinies définissent les appartenances aux clans (Bruce, Buchanan, Douglas, Farguharson… Les Stewart ont un tartan rouge, vert, sur fond blanc, avec des filets noirs et rouges).
En France, au XIXe siècle, cette étoffe nouvelle, originale, à la connotation romantique, connaît un bel engouement. Après quelques réticences, L’Almanach des Modes et Le Journal des Dames flattent ce style et on retrouve des tissus dits « écossais » partout… « On veut de l’écossais partout, sur le col, en sautoir, sur les épaules, la poitrine et le dos, en écharpe, sur la tête, en turbans, en chiffons, en chapeau demi-habillés, enfin en robes et en manteaux… »  .

Participants au Highland Games

De nos jours en plus du Highland Games où l’on peut admirer une multitude de kilts, il y a le 6 avril, le Tarta Day. Cette fête célèbre « les liens historiques entre l’Écosse et les descendants d’émigrés Écossais en Amérique du Nord », à l’occasion de  l’anniversaire de la déclaration d’Arbroath (guerres d’indépendance). L’enthousiasme pour cette fête est si forte, qu’en Amérique elle dure une semaine ; c’est la Tarta Week !
Dans la dernière partie du livre, l’auteur place le tartan dans la vie quotidienne. Étoffe et vêtement sont toujours à la mode. Les créateurs ont su les sublimer, les adapter et les transformer même s’il est surprenant de voir un kilt  aux motifs fleuris ou un kilt en plastique.

Kilts et tartans est un ouvrage qui donne assurément l’envie de partir… et de rencontrer quelques spécimens… Un excellent livre bien documenté et bien illustré !!!

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« Les bijoux celtes et les ceintures cloutées, les bagues et les bracelets ethniques, le blouson de cuir et les épingles de kilt accrochées par grappes ne sont pas incompatibles avec le sporran le plus traditionnel et le tartan le plus classique, dans un look très étudié,
à mi-chemin entre Braveheart et Mad Max… »

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