Les vieux fourneaux, Ceux qui restent

Un album offert dans le cadre :
La BD fait son festival avec Rakuten #1Blog1BD
Les BD du concours

 

Les vieux fourneaux
1. Ceux qui restent
Scénario de Wilfrid Lupano
Dessins et couleurs de Paul Cauuet

 

Ils étaient trois copains dans cette campagne qui les voyait jouer, pêcher, rêvasser et grandir. Ils étaient trois copains qui se sont retrouvés à travailler pour la même entreprise, un grand laboratoire pharmaceutique niché dans cette même campagne. Ils étaient trois copains qui un jour, après de très longues années, se sont retrouvés pour la crémation de Lucette, la femme de l’un des trois.

Antoine, Pierrot et Mimile sont vieux et en ce jour bien triste, sont heureux de se revoir. La vigueur n’est plus, les os craquent, mais les tempéraments sont les mêmes avec la truculence, l’irrespect et les bons souvenirs de l’époque. Anarchistes, révolutionnaires, militants pour les classes ouvrières, syndicalistes, c’étaient les années 60 un peu sauvages, folles et tellement libératrices.

Ils se remémorent Lucette, une femme à l’humeur vive, une sacrée nana qui avait démissionné de son travail de comptable pour devenir une marionnettiste itinérante. Antoine s’abandonne un instant et confie qu’il aimerait la rejoindre là où elle est, mais il y a sa petite-fille qu’il aime et qui a besoin de lui car Sophie, enceinte de sept mois, est seule et n’a pas de compagnon pour élever son futur bébé. Forte de caractère, indépendante et courageuse, elle ressemble tant à sa grand-mère !

Le lendemain matin, Pierrot et Mimile qui sont restés avec Antoine pour le soutenir dans son deuil jouent aux boules alors que ce dernier s’en va chez le notaire pour mettre à jour quelques papiers. Mais à son retour, rien ne va plus ! Sans une explication, Antoine rentre chez lui pour aller prendre un fusil et s’en retourne à la voiture pour repartir. Un petit voyage dit-il… Ses deux camarades qui n’y comprennent absolument rien, vont aussitôt demander des comptes au notaire qui leur concède, sous la menace, quelque chose de stupéfiant. Dans une lettre, Lucette avoue à son mari qu’elle a eu une liaison avec leur ancien patron. Ils devinent alors qu’Antoine est parti en Italie pour tuer le vieux Garan-Servier qui passe sa retraite en Toscane.

Sans perdre une minute, Pierrot et Mimile vont voir Sophie pour lui annoncer les aspirations criminelles de son grand-père et décident d’un commun accord de partir tous les trois à sa poursuite.
Une épopée à bord de la vieille camionnette de Lucette se met en route ! Arriveront-ils à temps pour empêcher Antoine de commettre le pire ?

Qu’ils sont attachants ces trois compères de la génération baby-boomer ! Insolents jusqu’à l’incivilité et parfois l’immoralité, ils en deviennent drôles et émouvants. Incontrôlables, dotés d’une jouvencelle « fraîcheur » qui semblerait être éternelle chez eux malgré les misères de la vieillesse, sinoques, excessifs, ils nous embarquent dans la camionnette rouge pour un voyage dont l’extravagance est un enchantement. Il y a les pages qui nous racontent ce périple routier, puis leur arrivée en Toscane qui va être le théâtre de bien des surprises et d’autres, aux teintes monochromes, qui retracent les conflits de 68 à l’usine. L’occupation illégale de l’entreprise, les banderoles syndicalistes avec les slogans « Vive la classe ouvrière », « Nos 40h sinon rien », « Tous unis pour la garantie de l’emploi »… les barricades, les feux, les fourgons des CRS… et en figure de proue, Lucette pour insuffler de la force à ses camarades. Ils ont tous des souvenirs qui la concernent et ce voyage leur offre une incursion dans leur jeunesse.
Sophie est la digne descendante de cette lignée de gauchistes. Elle nous raccorde au temps présent. L’amour qu’elle voue à ses grands-parents la lie à Mimile et Pierrot dans un grand élan de tendresse. Dans une scène assez cocasse et pleine d’ardeur, « chatouillée » par ses hormones de femme enceinte, elle s’adresse à un petit groupe de retraitées et donne un aperçu de ce que les prochains tomes peuvent donner, un plaidoyer écologique…
« – Quoi, c’est vrai ! Vous autres les vieux, vous êtes toujours là à vous extasier devant les enfants ! « Et qu’il est mignon, et gnagnagna ! » Vous feriez mieux de vous excuser, ouais !
Regardez autour de vous ! Vous nous laissez un monde tout pourri, vous avez tout salopé, et ensuite vous venez souhaiter bon courage aux locataires suivants ! Vous manquez pas d’air !…
– Mais qu’est-ce qu’on vous a fait ?
– Vous m’avez fait, ma petite dame, que votre génération est à l’origine de tous les fléaux du monde moderne ! La mondialisation, l’ultralibéralisme, la pollution, la surexploitation, l’agriculture intensive, les paradis fiscaux, la communication ! Tout ! Vous êtes inconséquents, rétrogrades, bigots, vous votez à droite, vous avez sacrifié la planète, affamé le tiers-monde ! En quatre-vingts ans, vous avez fait disparaître la quasi-totalité des espèces vivantes, vous avez épuisé les ressources, bouffé tous les poissons ! Il y a cinquante milliards de poulets élevés en batterie chaque année dans le monde et les gens crèvent de faim ! Historiquement, VOUS ÊTES LA PIRE GENERATION DE L’HISTOIRE DE L’HUMMANITE ! Et un malheur n’arrivant jamais seul, vous vivez HYPER vieux !… »

 

La construction du récit et les dialogues sont bâtis sur ce modèle, verts, dynamiques, plein de vie. Quant aux dessins, ils sont expressifs et ont la particularité de coller parfaitement au scénario et aux personnages.
Je vous incite, si vous ne l’avez pas encore fait, à lire ce premier album, une très jolie histoire sur l’amitié et l’amour, qui se termine par un sympathique pied de nez à Garan-Servier qui est atteint de la maladie d’Alzheimer…
A recommander ++ !

 

 

 

 

Le presque Noël

étiquettelecturesNoël

 

Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

Le presque Noël
Marie Tibi
Fabien Öckto Lambert

 

Nono le petit ourson et ses amis se retrouvent dans le bois autour d’un feu de camp, pour un goûter aux marshmallows. Tous parlent des cadeaux qu’ils aimeraient recevoir et tous s’impatientent de la fête. Tous, sauf Nono qui semble bien triste. Pourquoi Nono ? C’est bientôt Noël !


Nono raconte alors que chaque année, à la saison de l’hiver, les ours vont dans leurs tanières pour hiberner. Il ne pourra jamais écrire de lettre au Père Noël, ne recevra jamais de cadeaux et ne participera jamais à la fête…
Sensibles à la tristesse de leur camarade, la bande décide de lui préparer une très grande surprise ! Si Nono ne peut pas passer Noël avec eux, il va falloir ruser et bousculer le calendrier !
En cachette de Nono, ils s’attèlent aux préparatifs. Décorations, pâtisseries, tables joliment dressées et cadeaux au pied du sapin, ils vont inviter Nono pour un « Presque Noël »…
Que les festivités commencent !!!

 


Cette petite histoire est un joli témoignage d’amitié. On ne peut vraiment pas se réjouir de célébrer Noël quand un ami est malheureux. Encore une fois, dans ce genre d’album illustré, ce sont les bons sentiments de l’amitié et de la solidarité qui sont mis à l’honneur. L’enfant comprendra également qu’on peut changer certaines choses pour contrer les inégalités et les différences.
Je vous recommande cet album aux dessins doux, colorés, expressifs, et au texte simple et bien amené, ainsi que d’autres récits avec Nono le petit ourson.

 

Les contes du suicidé

Logo BD Mango NoirLes BD du jour sont chez Noukette
« Les contes du suicidé » est un album offert dans le cadre des Masses Critiques chez Babelio. Remerciements…

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les-contes-du-suicideLes contes du suicidé
Trois histoires d’amour et de mort d’après Horacio Quiroga
Textes de Lautaro Ortiz
Dessin de Lucas Nine

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La validation de ce choix, lors des Masses Critiques Babelio, s’est faite simplement sur la couverture de l’album et non sur la connaissance des trois auteurs. Après ma lecture, pour mieux comprendre l’inspiration morbide de ces histoires, il a été indispensable que j’aille me renseigner sur l’auteur Uruguayen, Horacio Quiroga. J’ai alors découvert, (sur « Wiki »), un auteur torturé, fasciné par la mort, qui a souvent côtoyé, dans son entourage le plus proche, la face la plus tragique du trépas (suicides, accident mortel).
L’adaptation de trois de ses nouvelles à travers cette bande dessinée est réalisée avec beaucoup de finesse, de poésie et de beauté.

L’amour reflète systématiquement la mort et va bien au-delà.
« L’oreiller de plumes » raconte une jeune épousée qui se meurt d’un mal inconnu. Dans une maison aux marbres froids, aux silences étouffés, aux gargouilles sinistres, elle dépérit de jour en jour sans que les médecins puissent la guérir. Son mari, un homme plus mûr, d’aspect sévère, souvent absent pour ses affaires, est impuissant et désespéré. Ce n’est pas la mélancolie qui la plonge dans le coma, c’est autre chose… Les dessins soulignent les ombres et offrent des silhouettes fantomatiques, des visages grotesques aux regards cavés remplis de noir. C’est glaçant, angoissant, avec une intrigue dramatique pleine de suspense dans la veine gothique de « Carmilla » de Joseph Sheridan Le Fanu.
Le récit suivant a aussi une part fantastique, mais transposé dans un temps plus contemporain. Des parents n’approuvent pas l’homme que leur fille a choisi d’aimer. Pour elle, l’instigatrice, il n’y a qu’une échappatoire possible… Ils vont se donner la mort pour vivre leur amour.
La troisième, « Le portrait », aussi grave et funeste que les précédentes, parle d’un homme inconsolable qui cherche à retrouver sa fiancée décédée, sur des plaques photographiques. D’après ce scientifique, le lien qui les unissait était si fort qu’il aurait capturé avec ses yeux, comme on le fait avec un objectif, le visage de sa bien-aimée sur son lit de mort. Il peut ainsi la retrouver sur le papier… La vie se dématérialisant.

Troublantes nouvelles ! On les lit dans un souffle, avec des sentiments partagés, car c’est à la fois beau, si sombre, et dérangeant. L’écriture est incisive, les histoires mystérieuses, et le graphisme, qui évolue dans la dernière partie, est superbe. Cet album est une réussite mais on ne peut pas le recommander à tout le monde.

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Noël chez Ernest et Célestine

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Il était quatre fois Noël

avec Chicky Poo et Samarian

 

 

noel-chez-ernest-et-celestineNoël chez Ernest et Célestine
Gabrielle Vincent

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Il n’a pas été facile de convaincre Ernest de faire une fête de Noël ! Célestine qui avait prévu d’inviter tous ses camarades à un réveillon, était à deux doigts de se voir refuser cette joie car Ernest invoquait systématiquement le manque d’argent. Pas d’argent pour les bougies, pas d’argent pour le sapin, pas d’argent pour les cadeaux, pas d’argent pour le repas… Pas d’argent tout court !!!
Nous sommes à une semaine du grand jour, il neige, il fait froid, il y a le vent qui s’amuse à balancer des bourrasques, et Ernest qui ne veut pas abdiquer !
« – … Dis « oui », Ernest, dis « oui » !
– Non ! C’est NON ! Pas cette année ! »
Mais Célestine sait se montrer éloquente avec des mots doux et des câlins. S’ils sont pauvres, ils sont aussi très astucieux. Alors, on commence par aller chercher le sapin dans la forêt, à faire de jolis dessins qu’on enrubanne, puis on va chiner de la vaisselle dans les poubelles et…
… et…  vous le découvrirez en lisant cette belle histoire de Noël, le cœur serré, plein d’étoiles, ému.
Noël est une fête de partage, une générosité de l’âme. Ernest et Célestine vont s’appliquer à donner à cette soirée toute sa magie. Contes, violon, déguisements, farandole, que la fête commence ! Même le petit grincheux du groupe ne résistera pas à l’ambiance et souhaitera revenir le Noël prochain ! Car il y aura une fête… n’est-ce pas Ernest ?

Livre doudou, bonheur pour les enfants, je vous le recommande.

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Au bout des rails

au bout des railsAu bout des rails
Texte de Manuela Salvi
Illustrations de Maurizio A. C. Quarello

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Au-bout-des-rails-3Monsieur Victor est un conducteur de train, heureux. Fier de sa machine à vapeur, il assure à ses passagers un voyage sécurisé et rapide. Avec Magda la contrôleuse, il irait n’importe où !
Hélas… un jour, il est surpris de découvrir que les rails ont disparu et que le chemin s’arrête brusquement dans une campagne déserte. Où sont passés les rails ? Et comment pourrait-on reprendre la route ?

Si un passager est prêt à attendre les secours, si un autre prend le chemin inverse à pied, Victor et Magda pensent qu’il serait préférable de peindre au sol un itinéraire. Mais alors, une autre question se pose ! A droite ou à gauche ?
Le cœur serré, contraints de prendre l’un est l’autre des chemins différents, Victor et Magda se séparent. Un pinceau dans chaque main, des lignes bien parallèles, l’un part à droite, l’autre part à gauche.
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Au-bout-des-rails-1.
Qu’il est grand le monde ! Les traits que Victor trace au sol le mènent vers des contrées lointaines ; villes, déserts, forêts, mers… Mais arrive le moment où il se retrouve en panne de peinture ! Pour avancer, doit-on suivre obligatoirement des lignes ? Ou peut-on s’aventurer dans le monde sans rails, sans contrainte, libre comme au temps de sa jeunesse ? C’est enthousiasmant ! grisant !

Le train de Victor est certes beau, mais Victor découvre d’autres moyens de locomotion qui le charment tout autant… Montgolfière, paquebot, voiture de course, vespa, sous-marin, chameau… Et les mois passent.
… Jusqu’au jour où… Je vous laisse découvrir la suite…
A droite ? A gauche ? Il arrive qu’un jour les routes se rencontrent.

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Attirée par les illustrations et les couleurs, le tout très vintage, c’est un peu le hasard qui m’a fait le prendre. Dans les livres pour enfants, j’aime les mots qui me font voyager, rêver, mais j’aime encore plus les dessins ! Avec cet album, le hasard a bien fait les choses, j’ai été gâtée par les dessins et l’histoire.
Les auteurs ont voulu transmettre aux enfants qu’il était bon parfois de prendre d’autres routes pour pouvoir progresser et grandir. Au bout des rails, il y a l’aventure… et des chemins non balisés. Ça demande du courage, mais les expériences sont enrichissantes et développent l’esprit.

A recommander !

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L’irremplaçable Youki

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Un chalet à Noël avec Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian
Journée Albums jeunesse

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L-irremplacable-YoukiL’irremplaçable Youki
Ecrit et illustré par Jan Brett

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youki8Annie s’inquiète pour sa chatte Youki. Elle qui est d’un naturel joueur, reste toute la journée confinée à l’intérieur du chalet, à manger et à dormir dans des endroits particuliers, bien cachés. Est-ce que Youki rentrerait en hibernation comme un ours ?

Puis un matin, Annie ne trouve plus Youki qui a disparu. Triste, la petite fille est seule, sans compagnon pour jouer, à attendre, attendre…, à regarder par la fenêtre la neige tomber.
C’est alors qu’elle pense à apprivoiser un autre ami. En cuisinant des petits gâteaux et en les disposant à l’orée de la forêt, elle pourrait en attirer au moins un…

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Et c’est ce qui arrive ! Le lendemain, un magnifique élan se tient à la place du gâteau. Grand… peut-être trop grand pour elle !
Il lui faudrait un animal plus petit, donc le soir, elle dépose d’autres gâteaux de maïs. Mais c’est un chat sauvage qui s’amène, un chat bien trop difficile à garder.

Annie ne se tourmente pas plus que pour l’élan, elle continue à déposer des gâteaux et à espérer. Mais quelle surprise ! le matin, non seulement l’élan et le chat sauvage sont là, mais aussi un ours pas très commode ! Une vraie ménagerie qui continue à croître tous les matins… l’élan, le chat sauvage, l’ours, et … un cerf, sa famille, un loup gris, un ours noir…

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Que faire ? Annie n’a presque plus de farine de maïs et tous réclament à manger ! Tous, voraces et toujours pas domestiqués. La neige commence à fondre, les bourgeons apparaissent, petit à petit les animaux commencent à se retirer dans la forêt…
Est-ce qu’Annie pourra un jour remplacer Youki ?

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J’aime beaucoup les illustrations de Jan Brett. Comme dans l’album « Qui frappe à la porte la nuit de Noël ? », elle anime son conte avec des animaux sauvages, une contrée recouverte de neige, un chalet perdu, une enfant solitaire et aucun adulte dans les deux livres. Il y a un sentiment de liberté et d’espace. L’histoire est très jolie et pas menaçante, ni triste, même si Youki la petite chatte rousse a disparu. La fin est rassurante et très heureuse !
Les belles illustrations aux couleurs vives, folkloriques, sont enluminées par des frises, et la variété des animaux apportent toute la richesse à l’histoire.
Un livre à recommander !

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Dautremer… et vice-versa

JBMongeb
Les beaux livres à offrir

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Dautremer et vive-versaDautremer (et vice-versa)
Rébecca Dautremer
et Taï-Marc Le Thanh

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Il y a Elle et Lui dans ce vice et versa, un magnifique artbook « avec deux entrées ».
Rébecca et son mari, l’auteur et graphisteTaï-Marc Le Thanh, dialoguent, jouent, et nous dévoilent des petites parcelles de leur intimité ; tendresse, humour, admiration, émotion. On les découvre à travers des photos personnelles, l’atelier, des dessins, des croquis, des costumes, les personnages qu’ils ont créés, des projets pour des livres, des films, du théâtre, des affiches et plein d’autres travaux encore… 160 pages et plus de 400 illustrations.

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Date : juin 2011 – Support : livre – Technique : gouache
Projet : couverture d’un recueil de Contes de Noël aux Éditions Gautier-Languereau
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Rébecca2Pudiques et généreuses, les confidences de la belle et talentueuse Rébecca montrent sa famille et retracent des souvenirs singuliers comme l’enterrement de sa grand-mère, des selfies pris dans des chambres d’hôtel pour « tuer l’ennui », de vieilles photos dont une très belle d’elle et de son père en 1972…, et des œuvres ébauchées qui représentent ses mondes où « elle aime se perdre ». Comme elle le raconte, le monde est vaste et ses desseins aussi. Elle a un appétit créatif intense.

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Rébecca4(une étape de la réalisation)
Date : 2013 – Support : Décor en volume – Technique : sculpture de bois et de papier
Projet : installation au théâtre Amstramgram de Génève

Sa maison, Les années d’insouciance, Ceux qui veillent, La complexité du genre humain, Les masques, L‘infiniment grand… Une profusion de superbes dessins illustrent les ambiances. On retrouve sa délicatesse, sa fantaisie, sa poésie, ainsi qu’une certaine fragilité qui tend vers l’éphémère. On comprend aussi que ses capacités sont infinies !

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Date : printemps 2015 – Support : livre – Technique : gouache
Projet : illustration de l’album Yéti de Taï-Marc Le Thanh aux Editions Gautier-Languereau

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Ce vice-versa, vice-vertu ?, est un ouvrage de belle qualité, riche et original. Il est de ces livres qui se savourent sur la mesure d’un adagio, il est de ces livres que l’on recommande avec une belle fougue, il est de ces livres que je vais chérir…

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 Date : octobre 2011 – Support : affiche – Technique : gouache
Projet : affiche de la manifestation Cartoon Movie de Lyon au printemps 2012

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