La sorcière Camomille et le château hanté


Halloween avec Hilde et 
Lou
Billet n° 33

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La sorcière Camomille et le château hanté
Enric Larreula
Roser Capdevita

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Camomille la sorcière entend à la radio qu’un aristocrate anglais offrirait une récompense à la personne qui le délivrerait du fantôme qui hante son château.
Appâtée par la royale rétribution, la voilà aussitôt partie avec son compagnon Gros Yeux en direction de la Grande-Bretagne.
Après un petit détour par l’Écosse où elle rend visite à son ami le monstre du Loch Ness, elle dirige son balai vers Londres. Elle survole Buckingham et sa garde royale, Big Ben, le Tower Bridge, puis se présente à la résidence de l’aristocrate contrarié.
Camomille reprendra aussitôt son balai car le château dans lequel le fantôme prend ses aises, se trouve dans le comté du Berkshire, une campagne verdoyante peuplée de moutons. Dans les vieux registres de la bibliothèque, elle mènera son enquête et trouvera l’identité de ce mystérieux esprit.
Tout finira dans la joie et chaque partie aura satisfaction…

Camomille, tour-operator ! Dans cette chronique, elle nous emmène en Angleterre et nous offre de jolies vues, vues du ciel. Pour ce voyage, Gros Yeux n’a pas oublié la panoplie du parfait gentleman ; chapeau melon et parapluie.
Une lecture plaisante qui ravira les enfants. Quant à moi, je m’en suis fait une copine ! La prochaine fois, je la suivrai dans un congrès de sorcellerie.

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La Belle et la Bête

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les samedis sont albums illustrés
Billet n°21

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La Belle et la Bête
Jeanne-Marie Leprince de Beaumont
Illustrations de Gabriel Pacheco

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Suite à un sortilège lancé par une sorcière, un prince est transformé en une créature repoussante. Depuis, personne n’ose s’aventurer dans son royaume de peur de ne pas en ressortir vivant. Mais un jour, un marchand qui avait eu une fortune considérable et qui se retrouva ruiné à cause des naufrages successifs de ses navires, se retrouve poussé par la neige à demander l’hospitalité au monstre.
Sans que son mystérieux hôte se manifeste, le palais lui fait bonne réception le temps d’une nuit, en dressant une table somptueuse et en lui offrant une chambre luxueusement ornée. Le lendemain matin, en partant le marchand découvre un buisson de magnifiques roses, et pense que l’une d’entre elles serait un beau présent pour sa fille Belle. Rassuré par le bon accueil de la veille, il n’hésite pas à en cueillir une, provoquant aussitôt la colère de la Bête…
La Bête offensée, lui propose d’échanger contre la rose, la vie de sa fille. Cruelle justice que de donner la douce Belle à la Bête pour se sauver de la mort, mais c’est pourtant ainsi que le conte commence… Il était une fois une Belle et une Bête…

Il n’est plus nécessaire de raconter la suite car tout le monde la connaît. Comme je le disais pour d’autres adaptations de l’histoire de Madame Leprince de Beaumont, c’est vraiment mon conte préféré. Si je ne vous parle pas du récit, je tiens à préciser que j’ai acheté ce livre pour les illustrations de Gabriel Pacheco. Je les trouve superbes, esthétiques, oniriques. Toutes en finesse, fuselées, elles développent l’imaginaire et nous plongent dans un envoûtement poétique.
Très belles, mais peut-être trop sombres pour les jeunes enfants, je vous recommande ce beau livre, rien que pour vous…

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Une recette top secrète


Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les samedis sont albums jeunesse !
Billet n°14

 

 

Une recette trop secrète
Texte de Quitterie Simon
Illustrations d’Olivier Latyk

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Lorsqu’une sorcière désire cuisiner « une soupe de fillette dodue aux limaçons » et quand elle ne trouve pas l’ingrédient principal, à savoir la fillette et non les limaçons, que fait-elle ?

Elle transforme sa maison en une véritable bonbonnière comme son ancêtre l’avait fait pour Hansel et Gretel… Venez, venez mes mignonnes…

Le leurre ayant marché, Colette la sorcière ne tarde pas à recevoir la visite d’une petite fille du nom d’Angèle, qui surprise de voir un intérieur bien singulier garni de « bocaux de chauves-souris et de rats confits, de guirlandes de serpents séchés », et autres gourmandises, parcourt la maison dans ses moindres coins en posant toutes sortes de questions.

En essayant de se montrer une hôtesse charmante, Colette commence à faire son bouillon. Mais tout va aller de travers ! Angèle est une petite fille très vive qui devient vite insupportable.
Et que fait-on avec les enfants insupportables ?
On les perd ! On les perd et on les laisse sur le chemin d’un ogre.
L’idée est très séduisante ! Alors Colette propose à Angèle une promenade dans les bois…

N’ayez aucune crainte chers lecteurs, dans ce conte, les enfants peuvent se montrer bien plus affreux qu’une sorcière et un ogre ! Colette va en faire la cruelle expérience et reconnaître qu’une diète de quelques mois ne serait pas si grave.
Je vous recommande cette petite histoire délicieuse ! Courte, marrante, bien illustrée avec des couleurs toniques, et imprimée avec de gros caractères, elle est parfaite pour les enfants qui commencent à lire.

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La famille Souris et la mare aux libellules

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Un mois d’albums avec Pilalire

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La famille Souris et la mare aux libellules
Kazuo Iwamura

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C’est l’été, les enfants de la famille Souris vont s’amuser à la mare aux libellules.

En chemin, dans les herbes hautes, ils rencontrent une cigale et une grenouille. Une libellule leur montre le chemin.
A leur arrivée, sans perdre de temps, ils construisent des petits radeaux qui les mèneront au cœur de la mare, entre roseaux et nénuphars, entre libellules et autres habitants des lieux.
La journée s’annonce belle et insouciante !

Cette fois-ci, les enfants se retrouvent seuls, sous la tutelle du grand frère. L’aventure est comme un périple au bout du monde pour des petites souris. La mare devient une arène de jeux et de rires, perturbant la quiétude de la grenouille, du triton, des dytiques et des libellules qui viennent tous voir la joyeuse bande. L’histoire est toujours une ode à la famille et l’atmosphère toujours empreinte de poésie et de douceur. Chaleur, transparence de l’eau, chant des cigales, c’est comme si on y était !

La journée se termine au soleil couchant, lorsque les grands-parents viennent chercher les enfants… C’est l’heure de rentrer ! Et comme pour tous les albums de la série, la famille Souris se retrouve autour de la table pour le repas du soir où chacun raconte…

Une série à recommander ++

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La famille Souris se couche

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Un mois d’albums avec Pilalire

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La famille Souris se couche
Kazuo Iwamura

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Chez les Souris, on n’aime pas trop quand le soleil se couche qu’un membre de la famille soit absent. Alors quand tout le monde rentre après une journée bien chargée, on s’attelle dans la bonne humeur à mettre la table et on passe tous dans la salle de bains pour se nettoyer avant de prendre le dîner. Quatorze souris, c’est une belle famille ! A table, chacun raconte ce qu’il a fait, corvées et bêtises, puis plus tard, c’est une petite veillée à la chandelle qui anime la soirée…
Brossage des dents, pyjama et lectures, c’est l’heure d’aller au lit ! Certains coquins ont encore assez d’énergie pour batailler avec les coussins et d’autres ont déjà les yeux qui se ferment. Maman ferme le livre d’histoires, grand-mère chuchote des bonnes nuits aux étoiles et à la lune, Papa chantonne une berceuse, les enfants s’endorment…

Je continue dans l’univers de la famille Souris et l’épisode du coucher se devait d’être raconté car il est important pour un enfant. C’est l’heure où il doit se séparer de ses parents et rester dans le noir. C’est aussi l’heure où tous les coins de la chambre deviennent inquiétants… Les rituels qu’il retrouve dans cette histoire peuvent apaiser son anxiété.

Les dessins sont toujours aussi beaux et reflètent beaucoup de douceur. Étant à mon cinquième album, je commence à reconnaître les personnages et surtout le dernier de la fratrie, le petit Benjamin si attendrissant.
Une série à recommander !

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Le petit-déjeuner de la famille Souris

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Un mois d’albums avec Pilalire

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Le petit-déjeuner de la famille Souris
Kazuo Iwamura

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La famille Souris est une grande famille qui comprend les parents, les grands-parents et dix enfants ; une belle famille !
Tous les matins, un rituel s’organise pour le petit-déjeuner. Le grand-père qui doit allumer le feu, apprécie de se lever tôt pour profiter du calme et des premiers chants des oiseaux. Puis, petit à petit, les enfants se réveillent et commencent à se préparer. La mère s’occupe du petit Benjamin, le père programme la journée en préparant du travail pour tout le monde et la grand-mère entreprend la cuisine avec les plus grandes des filles. Le rôle des enfants lorsqu’ils sont tous habillés, c’est de partir dans la forêt cueillir des framboises sauvages… Avez-vous déjà goûté des framboises dans des petits pains briochés ? Ou mélangées dans une bonne bouillie ? Tous vont se régaler ! Et les petits bobos récoltés en forêt vont très vite disparaître car il n’y a pas de meilleurs réconforts qu’une belle table et une famille aimante.
Bonne journée les petites souris !

Lorsque
vous partagez le quotidien de la famille Souris, vous entrez dans un monde de douceur et d’amour. Je vous garantis le sourire ! Elles sont si mignonnes !
Réveiller son enfant avec cette petite histoire, c’est lui offrir un gros câlin pour débuter sa journée. Il s’amusera à retracer les scènes et à chercher les petits détails, car l’auteur-illustrateur raconte beaucoup par le dessin, et les mots deviennent mineurs.

Je vous recommande cette série qui compte près d’une quinzaine de titres. Ils mettent en scène la famille Souris dans différentes étapes de leur vie… à la lessive, au coucher, au dîner… en automne, pour le Jour de l’An…
Un album irrésistible !

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D’autres avis chez Noukette, Sharon,
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Noël chez Ernest et Célestine

logonoel4fois


Il était quatre fois Noël

avec Chicky Poo et Samarian

 

 

noel-chez-ernest-et-celestineNoël chez Ernest et Célestine
Gabrielle Vincent

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Il n’a pas été facile de convaincre Ernest de faire une fête de Noël ! Célestine qui avait prévu d’inviter tous ses camarades à un réveillon, était à deux doigts de se voir refuser cette joie car Ernest invoquait systématiquement le manque d’argent. Pas d’argent pour les bougies, pas d’argent pour le sapin, pas d’argent pour les cadeaux, pas d’argent pour le repas… Pas d’argent tout court !!!
Nous sommes à une semaine du grand jour, il neige, il fait froid, il y a le vent qui s’amuse à balancer des bourrasques, et Ernest qui ne veut pas abdiquer !
« – … Dis « oui », Ernest, dis « oui » !
– Non ! C’est NON ! Pas cette année ! »
Mais Célestine sait se montrer éloquente avec des mots doux et des câlins. S’ils sont pauvres, ils sont aussi très astucieux. Alors, on commence par aller chercher le sapin dans la forêt, à faire de jolis dessins qu’on enrubanne, puis on va chiner de la vaisselle dans les poubelles et…
… et…  vous le découvrirez en lisant cette belle histoire de Noël, le cœur serré, plein d’étoiles, ému.
Noël est une fête de partage, une générosité de l’âme. Ernest et Célestine vont s’appliquer à donner à cette soirée toute sa magie. Contes, violon, déguisements, farandole, que la fête commence ! Même le petit grincheux du groupe ne résistera pas à l’ambiance et souhaitera revenir le Noël prochain ! Car il y aura une fête… n’est-ce pas Ernest ?

Livre doudou, bonheur pour les enfants, je vous le recommande.

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