Shortbread

Les pays celtes avec Cryssilda et Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo

Vous trouverez des recettes chez…

Isabelle – Gâteau au chocolat et à la Guinness avec un nappage chantilly (Irlande)
Rosa – Riz au lait égyptien
Sandrion – Tortilla à la soubressade
Béa – Porc au caramel

 

 

Le shortbread est un biscuit écossais traditionnel qui se préparait surtout pour les fêtes de fin d’année. Du sucre, du beurre et de la farine… c’est tout simple !

Ingrédients :
– 100 g de sucre
– 200 g de beurre salé
– 300 g de farine

Préparation :
– Dans un saladier, mélangez le sucre, le beurre ramolli et la farine tamisée.
– Pétrissez bien en une texture homogène.
– Aplatissez la pâte au rouleau sur 1 cm d’épaisseur et coupez avec un emporte-pièce des sablés. Piquez le dessus avec une fourchette.
– Disposez-les sur une plaque garnie d’une feuille de papier sulfurisé et enfournez pour environ une dizaine de minutes. Sortez-les encore blancs et non dorés.

Verdict : Bonnes proportions pour ces bons biscuits, friables à souhait ! Pour la touche personnelle, j’ai  mis une bonne rasade de crème de whisky.

 

 

Stovie of scotland

Pour novembre, nous avons deux destinations. Le Québec avec Karine et YueYin, et les pays celtes avec Cryssilda.

Vous trouverez des recettes chez…

Rosa – Shortbread au café et à la cannelle (Ecosse)
Sandrion – Filet mignon en croûte d’herbes et à la moutarde
Nahe – Shortbreads au parmesan (Ecosse)

Hilde – Poulet doré au sirop d’érable (Québec)
Isabelle – Brownies au sirop d’érable et aux cacahuètes (Québec), Brownies au citron et au chocolat blanc (Pays celtiques)

 

 

Lorsqu’on tape sur le net « plats écossais », le stovie vient en bonne position. C’est un plat traditionnel très rustique qui rassemble des restes de viandes avec des pommes de terre cuites à l’étouffée. Fait avec de l’agneau ou du bœuf ou du porc, on peut également mettre des dés de fromage et le préparer suivant nos goûts avec carottes et choux-fleur… La recette semble assez libre et peu conformiste.

 Ingrédients :
– Reste de viande (agneau ou bœuf ou porc)
– Pommes de terre (3 grosses par personne)
– 1 gros oignon rouge
–  1 carotte
– Feuilles de céleri, thym frais, sauge fraîche
– 1 cube de bouillon de légumes
– Beurre, sel, poivre
– Facultatif : Vinaigre sucré (balsamique) et cheddar

Préparation :
– Pelez et coupez en dés les pommes de terre et la carotte.
– Faites revenir dans du beurre l’oignon coupé finement, ajoutez la viande coupée, les feuilles de céleri, le thym, la sauge et les dés de pommes de terre et de carotte. Remuez pour que le fond n’attrape pas, puis versez du bouillon tout au long de la cuisson ; eau + cube de bouillon de légumes.
– Laissez mijoter jusqu’à ce que les pommes de terre et la carotte soient cuites, environ 20 minutes.
– Servez sans prétention, en écrasant très grossièrement les pommes de terre. Mettez quelques gouttes de vinaigre balsamique pour une touche sucrée si vous le désirez…

Verdict : Un plat très bon, parfumé et simple à faire. J’ai ajouté 1/2 litre de lait dans la marmite à la place de l’eau pour donner une crème. L’ajout du cheddar en lamelles est à conserver… J’en ai mis des morceaux dans la purée écrasée et j’ai présenté dans une coupelle des lamelles.

 

 

 

Cranachan

Pour novembre, nous avons deux destinations. Le Québec avec Karine et YueYin, et les pays celtes avec Cryssilda.

Vous trouverez des recettes chez…

Enna – Gâteau irlandais à la bière (Irlande) et Pancakes à la citrouille et au sirop d’érable (Québec)
Hilde – Gâteau au chocolat à la guinness (Irlande)
Nahe – Porter cake (Irlande)
Isabelle – Velouté de topinambours aux noix de St-Jacques (Écosse)
Rosa – Pain doré à la québécoise (Québec) et Brownies à la pâte de sésame
Sandrion – Brioches au sucre
Béa – Pâtes à la bolognaise de lentilles

 

Le cranachan est un dessert écossais qui se présentait à l’époque des vendanges. De nos jours, il est servi toute l’année. Initialement fait avec des framboises, de la crème fouettée, des flocons d’avoine, du miel et du whisky, on peut maintenant varier la recette avec d’autres fruits frais et secs, comme des myrtilles et des noisettes. Il y a une forte ressemblance avec le trifle et l’Eton mess, l’alcool en plus !

Ingrédients pour 6 personnes :
– 400 g de framboises…
– 350 ml de crème fleurette
– 3 cuillères de sucre glace
– 1/2 verre de crème de whisky
– 20 cuillères à soupe de flocons d’avoine ou de granola (mélange préparé à base d’avoine)
– 3 cuillères à soupe de sucre roux
– 5 cuillères à soupe de miel liquide
– 2 noisettes de beurre
– 1 grosse poignée de noisettes
– Coulis de fruits rouges

Préparation :
– Mettez dans une poche plastique les noisettes et cassez-les à l’aide d’une masse. Ne pas les réduire en poudre !
– Dans une poêle, faites fondre le beurre avec le sucre. Puis joignez-y les flocons d’avoine pour les griller légèrement, les noisettes cassées et du sucre roux. Réservez.
– Préparez les fruits et saupoudrez-les d’un peu de sucre pour donner une petite brillance.
– Battez au fouet la crème fleurette avec le sucre glace, le miel et la crème de whisky. Vous aurez mis au préalable le bol et les fouets au congélateur 15 minutes.
– Dressez vos coupes en plusieurs étages : 1. mélange avoine-noisettes, 2. chantilly, 3. fruits, 4. mélange avoine-noisettes, 5. chantilly, 6. fruits.
– Terminez par le décor en mettant du coulis de fruits rouges, une framboise, une noisette, et quelques flocons d’avoine grillés.

Verdict : Excellent ! frais, sucré, gourmand… comme on dit, ça se mange tout seul !

 

Novembre chez les Celtes


Un challenge avec Cryssilda qui nous fera voyager en Ecosse,
en Irlande et au Pays de Galles… Romans et cuisine au programme !

 

07 – « L’école du Prieuré » d’Arthur Conan Doyle
10 – Cranachan, recette écossaise
12 – « La Petite Boulangerie du bout du monde » de Jenny Colgan
14 – « Peter le Noir » d’Arthur Conan Doyle
17 – , recette irlandaise
19 – « Une Saison à la Petite Boulangerie » de Jenny Colgan
21 – « Charles-Auguste Milverton » d’Arthur Conan Doyle

 

Agatha Black, 1812


Une lecture pour Noël…
Une lecture commune avec Nahe

 

Agatha Black, 1812
Janis Mackay

 

Dans la petite ville écossaise de Peebles, Saul est un garçon de douze ans qui s’ennuie et qui ne pense qu’à rejoindre ses camarades. Mais pour avoir quitté sa maison sans le dire à personne, il est puni pour trois jours… Avec sa triste mine, il arrive quand même à émouvoir sa mère qui l’autorise à sortir pour faire une course à l’épicerie.
Il neige, les vitrines des magasins sont décorées, les maisons aussi, c’est bientôt Noël et tout est beau ! Perdu dans sa contemplation, il aperçoit une fille qui se tient au milieu de la route. Elle semble bizarre, effrayée, un peu dingue de rester ainsi immobile, et son accoutrement n’a rien d’ordinaire car c’est comme si elle était costumée pour le carnaval.
En une seconde, leurs regards s’accrochent et Saul se retrouve littéralement harponné par elle, qui se suspend à son bras et qui ne veut plus le lâcher…
Mademoiselle Agatha Black a « onze ans et six mois d’âge ». Mademoiselle Agatha a peur car elle vient du passé. Mademoiselle Agatha a besoin d’aide !

Après avoir écouté sa nouvelle amie, Saul est forcé de la croire et apprend alors la chose la plus farfelue au monde : il est possible de voyager dans le temps. Agatha vient de 1812 et pour avoir voulu assister son père dans ses recherches scientifiques, elle a été propulsée dans le futur.
Pour elle, tout est incroyable, les carrioles roulantes, les technologies, la nourriture, la nouvelle configuration de sa ville… Dans sa cabane secrète qu’il a bâtie avec ses copains au fond d’un jardin à l’abandon, il l’installe avec quelques biscuits, des friandises, un sac de couchage, des vêtements chauds, et lui apporte une pile de magazines et de livres sur l’histoire qui lui feront voir le monde actuel.
Ce qui est sûr, c’est que personne ne doit être au courant ! Et Agatha, en coupant sa longue et belle chevelure, devient son ami Randolph arrivé de Londres pour venir passer les fêtes en Écosse.

Agatha lui raconte son époque et Saul lui parle de la sienne. Il prend des notes car il aimerait bien participer à un concours d’écriture pour gagner le BMX de ses rêves… En tant que Randolph, il l’invite chez lui, lui présente ses amis et l’emmène au collège. Mais très vite, il se voit contraint de tout raconter à Will et Robbie car il faut absolument découvrir la formule qui ramènera Agatha dans son temps.
Mais comment faire ?
Amitié, entraide, confrontation de deux époques, mystère et la neige qui tombe… Pour Saul qui porte un regard neuf sur son monde, ce Noël sera magique !

C’est tout un univers qui s’ouvre devant Saul au contact d’Agathe. L’histoire fait progresser de belle manière le jeune garçon dans ses rapports avec sa famille, l’école et ses amis. La lecture est captivante et pétillante sur plusieurs points ; le voyage dans le temps, la grande énigme pour retourner en 1812, les amitiés, l’humour et la solidarité qui s’étend au-delà de son groupe. Car le dénouement final se révèle bien plus surprenant et émouvant que le début laissait présager.
Je vous recommande vivement ce roman de la littérature jeunesse !

 

Photo de Pleebes (Écosse) prise « ici »

 

 

La fiancée du fantôme


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde
Lecture commune avec Isabelle

 

 

La fiancée du fantôme
Malika Ferdjoukh
Illustrations d’Edith


Composée de son père, son grand-père, sa cousine Olivia et sa préceptrice Miss Noah, la famille d’Horace March, un petit garçon de neuf ans, quitte Londres pour les contrées rudes et sauvages du centre de l’Écosse, où Forest Lodge, une demeure aussi imposante qu’un château, les attend…

Après un long voyage en diligence sur les routes pierreuses, avec des cieux tourmentés et le temps glacial de l’automne, ils arrivent et sont accueillis chaleureusement par la gouvernante. Imposant et sinistre de nuit, hanté par des bruits étranges et des déplacements d’air, le lendemain, tous découvrent les charmes du manoir et Horace, les avantages de la campagne qu’il ne tarde pas à arpenter en compagnie du jeune Jim, le fils de l’aubergiste du coin.
C’est ce dernier qui lui raconte la tragique histoire de l’ancien propriétaire Lord Aloysius Mac Bligh, mort de désespoir il y a une centaine d’années, pour ne pas avoir pu épouser celle qu’il aimait, la douce Livia. Leur promenade aboutissant au cimetière, Jim mène Horace voir la tombe de la jeune fille, une sépulture sans corps car elle avait été tenue prisonnière par son père à Londres. C’est Lord Aloysius qui avait fait ériger cette stèle en sa mémoire, lui promettant qu’un jour, ils seraient réunis. En regardant bien la photographie de Livia, Horace a une surprise car entre elle et sa cousine Olivia, il y a une grande ressemblance.

Ainsi commence l’histoire qui dès le début dévoile son intrigue car vous l’aurez compris, Livia et Olivia partagent bien plus. Et si tout semble si évident, la fin cependant pourrait surprendre quelques petits lecteurs et les effrayer. Le bonheur des uns fera la tristesse des autres.
Un sympathique petit livre !

 

 

 

 

Bienvenue à Griffstone


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

 

Bienvenue à Griffstone
Eva Ibbotson

Madlyn Hamilton est une jeune fille très belle et surtout très gentille. Toujours à l’écoute de son prochain et prévenante, elle a de nombreux amis. Dans sa famille, c’est elle qui gère le quotidien et qui s’occupe de son petit frère Rollo, de deux ans son cadet. Rollo, quant à lui, apprécie plus les amis qu’il trouve dans les bois, dans les greniers et dans les caves. Les bestioles rampantes et grouillantes ne lui font pas peur ! D’ailleurs, son animal de compagnie est un scinque à langue bleue qu’il a appelé Courtaud.
Un jour, juste avant les grandes vacances, leurs parents leur annoncent qu’ils ont été conviés à aller enseigner en Amérique pour deux mois et que les enfants ne sont pas invités. La rétribution de ce travail étant conséquente et leurs finances n’étant pas au beau fixe, il serait dommage de ne pas en profiter, alors, Madlyn et Rollo seront envoyés chez un vieil oncle, dans une campagne en bordure de la frontière écossaise.

Le château de Griffstone a tous les apparats d’un beau et vieux château ; douves, remparts, oubliettes, lits à baldaquin, armures, vieille bibliothèque… Mais il en a aussi toutes les altérations ; érosion, pas d’eau chaude, humidité, mites… Si sir George aime beaucoup sa demeure ancestrale, il a toutefois une préférence pour son troupeau de vaches, des bêtes racées, rares, venues des temps druidiques. Homme bourru, appréciant la solitude, il se verrait bien vivre en ermite, mais afin d’entretenir l’un et l’autre, il est obligé d’ouvrir le château au public quelques jours dans la semaine, même pour une petite poignée de touristes.
Quand il reçoit une lettre de son neveu Londonien lui demandant l’hospitalité pour ses deux enfants, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’il accepte, mais peut-il faire autrement ?

A leur arrivée, Madlyn et Rollo découvrent un château magnifique et rencontrent pour la première fois oncle, tante et cousin. Sir George, l’oncle grognon, sa sœur Mademoiselle Emily, la tante douce et un peu à l’ouest, et Howard Percival, le cousin qui par timidité vit reclus dans ses appartements entouré de livres. A ce trio, on ajoute Madame Grove, la gouvernante qui tient aussi le rôle de femme de ménage et de cuisinière, et son jeune fils Ned qui l’aide dans ses tâches.
Très vite, à la grande joie de leurs hôtes, Madlyn et Rollo veulent s’investir dans la vie du château et s’enthousiasment pour cette belle campagne. De toutes façons, que faire lorsqu’on n’a ni télévision, ni ordinateur ? Ainsi, l’un et l’autre se partagent. Madlyn accueille les visiteurs pour les portes-ouvertes, et Rollo s’occupe des vaches sacrées… Toutefois rien ne va être facile.

A une douzaine de kilomètres de là, vit Lord Trembellow, un arriviste qui a fait fortune dans l’industrie. Fortuné, il a annexé petit à petit des appendices à une construction pour en faire un imposant et pompeux château. Dans la vie, il a deux objectifs. Il rêve d’en faire le plus somptueux d’Angleterre et de dégommer son voisin Griffstone. Quand Sir George n’aura plus d’argent pour maintenir son domaine, Lord Trembellow pourra le racheter et tout raser pour faire bâtir à la place des lotissements, des centaines de pavillons. Cette vision de grandeur ravit sa fille Olive, qui comme Ned la décrit à Madlyn, est une petite snobinarde, pincée et méchante. Les manigances vont aller bon train !

A Griffstone, Madlyn ne tarde pas à comprendre qu’il faut rapidement réagir car peu d’argent rentre dans la caisse au grand désespoir de ses habitants. Une idée va faire l’unanimité, une idée farfelue, mais une super idée ! Pourquoi ne pas faire un château des horreurs pour appâter les visiteurs ?
C’est chez une vieille dame que le casting va être passé… Miss Lee-Perry a l’immense honneur de recevoir des fantômes. Elle soumet donc son choix : Brenda la mariée qui fut trucidée par son mari, Ranulf  le gentilhomme qui vit avec un rat dans sa poitrine, Sunita la petite fille coupée en deux suite à la bévue d’un magicien, et les Pieds, des pieds amputés qui se trouvent sans corps.

Griffstone, musée des horreurs, Griffstone l’unique, Griffstone vous souhaite la bienvenue… Mais que va-t-il se passer ?

Ce livre est une charmante lecture qui ravira les jeunes enfants du primaire en âge de lire des romans de plus de 200 pages. Au-delà de l’intrigue amusante, pleine de rebondissements et de mauvais desseins, il se dégage de ce roman une atmosphère douce et heureuse. C’est l’été, la campagne est belle, les enfants sont libres, il y a de bons sentiments, beaucoup d’amitié et de solidarité. Quant aux causes à défendre, elles sont justes et nobles ; un château menacé par la ruine et un promoteur peu scrupuleux, ainsi que la sauvegarde d’une espèce de vaches, rare, voire unique.
Au début, si Madlyn et Rollo partent de Londres un peu tristes, si l’oncle George les attend en ronchonnant, à la fin tout sera inversé ! Tous auront le cœur lourd de se séparer…

Livre et auteur à recommander !