La disparue de Noël


Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Challenge Polars de Sharon

 

 

La disparue de Noël
Anne Perry

 

La saison londonienne se termine en ce début de décembre, et l’aristocratie anglaise commence à regagner les résidences de campagne pour préparer les fêtes de Noël. Invitée à Apple Cross, le manoir dans le Berkshire de Lord Omegus Jones, Lady Vespasia Cumming-Gould retrouve des connaissances.
Intelligente et pas dupe de la parade et du verni sophistiqué de la bonne société, elle observe et note in petto les hypocrisies, les prétentions et les faiblesses de ses « amis ».
C’est lors du dîner que l’histoire s’ébauche, lorsque
Isobel Alvie harponne par une pique vitriolée la douce Gwendolen Kilmuir. Jeunes et déjà veuves, toutes deux convoitent le même fringant célibataire, et par jalousie, Isobel fait ressurgir devant toute l’assemblée une vieille calomnie concernant sa rivale qui quitte la table bouleversée. Le lendemain matin, Lord Omegus apprend à ses invités le suicide de Gwendolen, morte noyée dans un étang du parc.
« Coupable ! ». Tous jugent l’insensibilité d’Isobel responsable du drame et la sanction ne tarde pas à tomber. Si elle ne fait pas acte de repentir, elle sera exclue de leur société, bannie à jamais.
Homme sage et bienveillant, Lord Omegus suggère donc qu’elle parte en Écosse pour annoncer le décès et remettre la lettre qui contient les dernières volontés de la défunte, à Lady Naylor, sa mère. Pour étayer cet arbitrage, il s’appuie sur une vieille coutume médiévale qui punissait les coupables par l’expiation.
Expiation et absolution… En compagnie de Vespasia qui va lui être d’un grand soutien et lui inspirer beaucoup de courage, Isobel prend les routes vers le nord de l’Écosse, une région des Highlands rude, glaciale et coupée du reste du monde.
Le voyage sur des poneys sera long et rédempteur. Il dévoilera aussi les causes cachées qui ont poussé Gwendolen à commettre cet acte désespéré.

Cette nouvelle de Noël est la première d’une série qui compte à ce jour treize tomes. Et pour une fois, Anne Perry ne nous offre pas une histoire avec un criminel à découvrir. Lady Vespasia Cumming-Gould est un personnage récurrent de la saga « Charlotte Ellison et Thomas Pitt ». Elle est le témoin d’un drame et prend pleinement part à l’histoire pour aider son amie Isobel. Finement décrit, l’auteur relate la condition féminine dans la haute société victorienne et donne à son roman deux beaux portraits de femmes avec les personnages de Vespesia et Lady Naylor.
La pénitence par le repentir, la neige, l’Écosse magnifique et inhospitalière,
le pardon, et Noël… une lecture à découvrir en décembre.

 

 

 

 

 

 

Les gâteaux de Noël ont disparu !


Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Les samedis du mois sont albums illustrés

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Les gâteaux de Noël ont disparu !
Une histoire de Francesca Bosca
illustrée par Giuliano Ferri

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Dans la famille du pâtissier du village de Saint-Michel, on travaille sans relâche tous les jours pour les fêtes. Même le petit Lucas assiste son papa à la confection des gâteaux qui ont fait la renommée du pâtissier. Une gourmandise au chocolat et aux cerises confites que tout le monde commande pour leur repas de Noël.
Alors, après avoir mis la dernière cerise sur le dernier gâteau, c’est l’étape des livraisons qui se fait la nuit, sur le palier de chaque maison.
Mais le lendemain, les clients ont la terrible surprise de ne pas découvrir les boîtes joliment enrubannées, car quelqu’un les a volées !
Pendant que tout le monde se lamente sur ce fait, Lucas s’aperçoit que le sol enneigé a emprisonné des empreintes de pas. En les suivant, loin aux abords de la forêt, il découvre une chaumière où sont entassées toutes les boîtes ; un véritable trésor !

Qui a commis ce détestable larcin ? C’est le bûcheron Bruno, un gros ours, qui surprend Lucas et l’enferme aussitôt dans une cage ! Il ne veut pas lui faire du mal, il veut seulement manger tous les gâteaux sans que personne ne l’embête… Seulement, la gourmandise poussée à son extrême n’est pas bon pour la santé et Bruno tombe malade.
Pauvre ours ! Pas rancunier, Lucas lui propose de le soigner avec une tisane bien chaude comme le fait sa maman quand il a mangé trop de chocolat.

 

Oui… pauvre ours ! Bruno raconte alors à Lucas pourquoi il a volé les gâteaux…
C’est Noël, tout le monde a droit à une deuxième chance pour se faire pardonner. C’est Noël et tout le monde sera content… C’est Noël, et Lucas, assisté de son apprenti pâtissier Bruno, va refaire tous les gâteaux.

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Une très belle histoire superbement illustrée pour les soirées juste avant Noël. Le partage, la compassion, la générosité et le pardon sont des éléments importants qu’il ne faut pas oublier en cette fin d’année. Paix et joies !

Recette du gâteau donnée par Lucas

280 g de farine – 150 g de beurre – 200 g de sucre – 2 œufs – 100 g de chocolat – 1 verre de lait – 1/2 sachet de levure

Casse le chocolat en morceaux et fais-le fondre dans une casserole au bain-marie. Ajoute le beurre et laisse-le fondre également. Verse ensuite le reste du lait, mélange bien et laisse refroidir le tout. Bats les blancs d’œufs en neige ferme. Mélange les jaunes avec le sucre de façon à obtenir une crème lisse. Incorpore petit à petit à cette crème la moitié de la farine tamisée, le mélange chocolat-beurre-lait refroidi, puis le reste de la farine. Ajoute alors les blancs d’œufs battus en neige et la levure, et mélange jusqu’à obtenir une pâte onctueuse. Verse la pâte dans un moule préalablement beurré et saupoudré de farine, et mets-le au four préchauffé à 180°. Laisse cuire le gâteau 30 minutes environ…
Démoule-le dès la sortie du four et laisse-le refroidir. Décore-le de crème fouettée et de cerises confites.

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Naissance d’un père

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Naissance d'un pèreNaissance d’un père
Laurent Bénégui

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« Plus tard Alessia apprendrait qu’elle était née lors de la tempête, et qu’au moment où se jouaient les premières heures de son destin des vents polaires s’écharpaient sur les barrières d’air fiévreux dressées au-dessus de l’océan.

De mémoire de côtier jamais les chaleurs de mai ne provoquèrent phénomène si soudain. Aux premiers roulement du tonnerre les goélands surgirent par centaines de l’azur enténébré, brassant leurs ailes au ras des falaises, s’enfuyant en direction des bocages où ils s’abattirent à l’abri des bois et des clôtures. Au large la houle s’ébranla, fouettée par le ressac, cinglée par une pluie lourde et, lentement, le dôme liquide enfla, submergea les brisants, masquant les îles voisines comme pour s’unir aux cieux électriques. Alors aux bourrasques succéda un souffle continu qui s’engouffra entre les trouées crayeuses de la côte, tordit la cime des arbres, arracha les charpentes et griffa la surface des lacs, à la manière d’une main colérique, désormais saisie du continent… »

Le roman s’invite par ces images, dans le déchaînement des vents ; un décor bousculé et romantique.
Le narrateur, Romain, nous confie son amour passionnel pour sa compagne Louise ; Louise qui est dans le dernier mois de sa grossesse. Il ne cache pas son appréhension sur le fait qu’il va être père. Lorsqu’il pense à la paternité, il se retourne sur son enfance et voit un géniteur absent, disparu, qui a laissé trois femmes et trois enfants. Mathématicien de renom, Léopold Longeville devait certainement trouver le mot « famille » plus abstrait que toutes les formules algébriques avec lesquelles il jonglait.
Alors qu’il quitte Louise bien à l’abri dans leur lit, pour accompagner sa demi-sœur Maya à l’aéroport, Romain n’imagine pas que quelques heures plus tard, il la retrouvera en salle de travail à la clinique. Car Alessia a décidé d’arriver en ce jour de tempête.

Il lui a laissé croire qu’il était prêt à s’occuper d’elles… il s’était persuadé. Amoureux et responsable. Les choses devant s’ordonner dans une suite logique, sentiments compris. Mais aux côtés de Louise, alors que le monitoring mesure des contractions plus ou moins fortes, Romain s’interroge et remet en question son engagement. Prêt ? Il ne faut pas se leurrer, il est loin de l’être !

Dans la salle, une autre femme est sur le point d’accoucher d’une petite fille. Sandrine, déjà mère trois fois, est ce qu’on appelle une multipare. Il apprend que le mari ne viendra pas, déçu et fâché de ne pas avoir de garçon. Étrangement, Sandrine n’a pas l’air de lui en tenir rigueur et sa conversation allège un peu la sacralité de l’instant. Des sourires complices, quelques confidences, et des mots rassurants. (Ce que nous lisons, nous nous le chuchotons).
Dehors, la tempête fait rage. Intérieurement, Romain est en accord avec ce désordre, extérieurement, il essaie d’assurer, proposant même son aide à cette inconnue.
Perdu dans un dédale d’émotions, il tâtonne et n’ose s’aventurer vers ce chemin inexploré. Puis très vite tout s’emballe. Louise met au monde Alessia et ça se passe bien. Quant à Sandrine, on doit la descendre au bloc pour une césarienne car le cœur de son bébé faiblit. Sur sa demande, Romain accepte de rester avec elle le temps de la préparation. Elle parle, il l’écoute… Plus tard, il apprendra que la petite Inès souffre d’une malformation cardiaque et qu’elle a été transférée dans une unité de soins intensifs pédiatriques.

Incapable d’avoir des gestes instinctifs envers Alessia, la prendre dans ses bras, lui souffler des douceurs, respirer son odeur, ni même simuler, Romain ne trouve pas sa place.
« Comment les hommes deviennent-ils père ? » La question enfle dans sa tête et s’étend. Qui était son père ? Pourquoi les a-t-il abandonnés ? Qu’est-il devenu ? A la recherche des réponses, Romain va se rapprocher de sa mère et se remémorer sa propre enfance, orpheline de tendresse. Le drame de Sandrine sera aussi très présent dans sa quête initiatique car il l’aidera à prendre conscience du bonheur d’être père.

Le roman s’articule autour de cette révélation, mais Romain n’est pas notre seul narrateur. A tour de rôle, chacun s’épanche et nous dévoile leurs pensées. Une dynamique qui enrichit le récit et qui donne à cette lecture un ton vif, intense, surprenant, si vrai !
De l’auteur, je n’ai lu qu’un roman, « J’ai sauvé la vie d’une star d’Hollywood », et je retrouve dans cette histoire ce tempo cinématographique qui m’avait plu, car les scènes défilent comme dans un film.
Ambiances chaotiques, charnelles, écorchées, intimistes, troublantes, graves, des mots de poésie, des mots d’amour, il n’en oublie pas son humour. Bénégui sait émouvoir… et témoigne d’une belle sensibilité.
Je vous recommande ce livre.

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D’autres billets chez… L’Irrégulière, Philisine, Noukette, Jérôme, Sandrion,

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Maurice Marinit
« L’enfant à la rose » de Maurice Marinit

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Le restaurant de l’amour retrouvé

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Une histoire offerte par Sandrion, pour Les Gourmandises
Une lecture partagée avec Louise, Nahe

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le restaurant de l'amour retrouvéLe restaurant de l’amour retrouvé
Ogawa Ito

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En rentrant de son travail, Rinco, une jeune japonaise de vingt-cinq ans, a la surprise de découvrir son appartement vidé de tout son intérieur. Le « voleur » est son fiancé indien qui l’a abandonnée en emportant toute leur vie, rêves et économies compris. Le choc est tel qu’elle en perd la voix.
Sous le bras, la jarre héritée de sa grand-mère dans laquelle fermente une précieuse saumure, et juste de quoi payer le bus, Rinco s’en retourne dans son village natal, une contrée située dans une vallée entre deux Mamelons. Alors que le paysage défile derrière les vitres du car, d’autres souvenirs viennent se calquer. C’est à l’âge de quinze ans qu’elle a fui la région montagneuse pour aller vivre avec sa grand-mère en ville. D’elle, elle a tout appris, tout reçu, mais surtout le plus important, la tendresse et ce goût pour la cuisine. De sa mère, la fantasque Ruriko propriétaire du bar L’Amour, elle n’en retient que de l’indifférence, des rancœurs et un profond sentiment de non appartenance. Dix ans qu’elle ne l’a pas vue.
Que va-t-elle lui dire ? Rien, puisqu’elle est devenue muette !
Lorsqu’elle arrive devant sa maison, son premier réflex et d’aller chercher les économies de sa mère enfouies dans le jardin. Elle pourrait aller ailleurs, reconstruire sa vie… et partir en catimini… Mais Ruriko est là et la surprend.
Toujours sans un mot, la mère invite sa fille à la suivre et la fille suit la mère. La porte se referme et débute alors pour Rinco une autre vie.

Avec l’argent que sa mère lui prête, Rinco ouvre un restaurant dans la resserre rustique mais pleine de charme attenante à la maison ; elle l’appelle L’Escargot. Dans un premier temps, elle explique l’aménagement. Il est affaire de tissus, de meubles, de coloris, d’ambiances, de torchis sur les murs. Son ami Kuma l’aide et la soutient moralement. Dans un deuxième temps, elle conte ses plats. Les menus s’établissent en fonction des clients. C’est du sur-mesure. La cuisine japonaise comme elle la conçoit est une science, simple et sophistiquée, où les mets sont célébrés. Il ne faut que la qualité et la qualité se produit avec patience et révérence. Le troisième temps de son histoire, c’est sa cuisine. Là est tout le mystère de Rinco…

La maison, le figuier immense dans lequel elle aimait grimper, le papy hibou qui hulule tous les soirs, les Mamelons, Rinco redécouvre son enfance comme si rien n’avait changé. En échange de son hébergement, sa mère lui confie aussi Hermès, un gros cochon qui a dépassé le stade de l’animal de compagnie. Hermès est un membre de la famille, Hermès aurait pu être le deuxième enfant. Entre lui et Rinco, une certaine complicité s’établit et les soins qu’elle lui prodigue lui apportent plus d’assurance.

Lorsqu’elle cuisine, Rinco fait de la magie. Goûtez une de ses soupes et vous aurez les larmes aux yeux, prenez une cuillère de riz et vos rêves se réaliseront… Ses premiers convives en ont été chamboulés ! Plus que les saveurs en bouche, c’est le goût de la vie car elle y met tout son cœur, sa passion, son humilité, sa foi. Le partage est une offrande.

C’est l’hiver, la neige recouvre le pays, les routes sont moins accessibles, c’est une morte saison pour le restaurant et Rinco en profite pour se ressourcer. C’est le temps des fêtes. Peut-être aussi le temps des réconciliations. Il y a des pudeurs qui doivent sortir de leurs gangues et fendre la glace comme les perces neiges.
Elle approche sa mère petit à petit, sans le vouloir vraiment. Elle a toujours détesté son exubérance, sa vulgarité, faisant le parallèle avec l’élégance naturelle de sa grand-mère, mais qu’en est-il au juste ? Il y a tant de mystères !

Rinco nous raconte et la résonance de ses réflexions peuvent être douces, oniriques, comme acides et difficiles à lire. La littérature japonaise est parfois déconcertante. Du conte enchanteur, il arrive au lecteur de sombrer dans un puits fantasque avec des allégories assez effrayantes… Comme la petite cerise sur le gâteau, l’auteur nous dit : « Surprise ! »… Je n’écrirai rien sur ces dernières pages, même s’il y a beaucoup à raconter. Pourtant… j’aimerais tellement vous dire que…

Un beau roman que toutes, nous vous conseillons.

D’autres billets chez Sandrion, Louise, Nahe, Albertine, Adalana, Lydie, FondantG, Soukee,

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Takahashi-HiroakiEstampe d’Hiroshige

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L’Escarboucle bleue

11188172_391095041080163_5368143613513055468_nlogo british mysterieslogo XIXème 2«XIXème siècle» de Fanny
«British Mysteries» de Lou et Titine

Mois anglais de Lou, Titine et Cryssilda, 9ème billet

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les aventures de sherlock holmes 2L’Escarboucle bleue
Les aventures de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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Dans les nouvelles de Sherlock Holmes, John Watson aime à raconter des petites histoires qui n’ont pas forcément la tonalité des autres enquêtes meurtrières. Le délit y est plus minimal mais tout aussi intéressant à narrer et à lire. On a vu que Holmes n’était pas si implacable et qu’il n’attachait pas une réelle importance à la justice. Ce qu’il apprécie par dessus tout, c’est démêler l’inexplicable et percer les mystères de l’âme humaine.
Alors, quand on lui soumet une énigme…

« – Pas de crime ! répondit-il. Il s’agit seulement de l’un de ces innombrables incidents baroques qui ne manquent pas de se produire quand vous avez quatre millions d’être humains qui se bousculent à l’intérieur de quelques kilomètres carrés. Au sein des actions et des réactions d’un tel essaim d’humanité, il faut s’attendre à n’importe quelles combinaisons d’évènements : d’où des petits problèmes, bizarres et passionnants, pas pas forcément criminels. Nous en avons déjà fait l’expérience plus d’une fois.
– Tellement, observais-je, que sur les six dernières affaires, trois étaient parfaitement exemptes de crime, aux yeux de la loi. »

L’histoire de l’Escarboucle bleue se passe à l’époque de Noël. Watson va rendre visite à son ami pour lui présenter ses vœux et le découvre en pleine observation d’un chapeau melon usé. C’est le commissionnaire Peterson qui le lui a remis, ainsi qu’une oie dodue, après qu’il ait été témoin d’une agression dans la rue. Et comme il est bien reconnu qu’un uniforme de police fait fuir tout le monde, agresseurs et agressé ont pris la poudre d’escampette et ont abandonné chapeau et oie. Une oie qui, à l’heure où Holmes spécule sur l’identité de l’infortuné propriétaire, se fait rôtir sous la bonne vigilance de Madame Peterson…
Que peut-on raconter de ce chapeau ? beaucoup… Holmes détaille à Watson les faits, lorsqu’il est interrompu par un Peterson affolé.

« – L’oie, monsieur Holmes ! L’oie, monsieur ! bégaya-t-il.
– Hé bien ? Qu’est-ce qui se passe avec l’oie ? Est-elle ressuscitée ? S’est-elle envolée par la fenêtre ? »

Sa femme a découvert dans le jabot de l’oie, une pierre bleue de toute beauté, unique. Le diamant, L’Escaboucle bleue, qui une semaine avant, avait été volée à la comtesse de Morcar et pour lequel un millier de livres est offert pour sa restitution.
Dés lors, ce n’est plus le chapeau qui revêt une analyse particulière, mais la chère oie.
De plus, l’affaire se corse car un plombier connu de la justice pour avoir déjà commis un larcin, clame son innocence et est inculpé, incarcéré et mené devant les assises pour le vol.
Holmes ne veut pas perdre de temps et part en compagnie de son fidèle assistant sur les traces de la défunte oie et celles du véritable coupable.

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Conan Doyle a écrit une nouvelle qui mêle sérieux et légèreté. Le comique de l’histoire n’enlève pas la gravité des faits. Un innocent risque la pendaison ou d’être envoyé dans une colonie pénitencière si on ne le disculpe pas. Les déductions de Holmes fusent comme dans un geyser et si elles paraissent évidentes après avoir été énoncées, elles n’en sont pas moins spectaculaires pour nous pauvres lecteurs.
Un méchant plus bête que cruel, une justice expéditive, une enquête sinueuse, « bizarre », et Holmes le miséricordieux… C’est Noël…
Une très bonne lecture !

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l'escarboucle

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