Un jardin économe en eau

 

Un livre offert par Babelio et les Editions Massin dans le cadre de l’opération Masses Critiques

 

 

Un jardin économe en eau
Les bons gestes et les plantes adaptées
Olivier de Vleeschouwer

 

Sécheresse, réchauffement climatique, préservation de la planète, respect de l’environnement, restriction d’eau… ces mots clefs introduisent des réflexions sur les changements climatiques que l’on observe d’année en année.
Sans s’étendre sur les menaces que l’on présage et qui vont tourmenter notre planète, à l’échelle de nos jardins, l’auteur nous invite à modifier notre regard sur nos plantations, à changer de mode de vie, et à acquérir un peu plus de sagesse. Il est indispensable de comprendre qu’avant de planter, il faut analyser les lieux (sol-climat), s’adapter et préparer un bon drainage.

Des pluies qui ne nourrissent pas, une sécheresse qui va jusqu’en Normandie, les plantes ont soif, et l’arrosage automatique n’est pas la meilleure solution car il rend les plantes trop dépendantes, sans parler du rationnement de l’eau l’été dans certaines régions. Dans la première partie du livre, les conseils nous aident à « planter comme il faut » ; comment préparer la terre, l’enrichir, choisir les bons végétaux et les couvre-sol, disposer un paillis à la bonne période de l’année, avoir les bons gestes, et dessiner son jardin en fonction de son cadre, éléments environnementaux et climatiques.
Dans la seconde partie, nous avons à notre disposition tout un catalogue de plantes, des petites aux arbustes. Se décline alors un panel de vivaces aux différentes teintes, aux différentes hauteurs, qui harmoniseront un massif, une allée ou une rocaille. Bleues, jaunes, argentées, blanches…, des graminées, des racines, des bulbes…, elles sont aromatiques, généreuses, pérennes, élégantes, rustiques, peu exigeantes, et toujours résistantes.


Avec un vocabulaire simple et une approche initiatique facile, « Un jardin économe en eau » souhaite nous responsabiliser, sans jamais nous faire culpabiliser. Il nous incite à réaménager quelques parcelles de terre démunies et miséreuses à la sortie de l’hiver, et à donner un certain équilibre à notre jardin, tout en accord avec la nature…
Livre riche de conseils et d’idées pour « des gestes simples et efficaces », avec de nombreuses photos et plus de 120 variétés de plantes, il devient un outil très intéressant pour ce printemps !

 

Couvre-sol : Euphorbe, lierre, liriope, lamier, céanothe, pervenche, géranium vivace, thym…
Plantes pour les terres caillouteuses : Spirée, lavande, ciste, romarin, iris, valériane, sauge, buddleia, genévrier…
Plantes pour remplacer le gazon : Graminées
Plantes basses : Gazon d’Espagne, centaurée, œillets, pâquerette, gypsophile, origan, crocus, hyacinthe…

 

 

 

Plantes turbo


Un livre offert par Babelio et l’éditeur Nature, Delachaux et Niestlé
dans le cadre des Masses Critiques « non fiction »

 

Plantes turbo
Des solutions spectaculaires
pour vos jardins, balcons et terrasses

Till Hägele

 

Qu’est-ce qu’une plante turbo ?
Till Hägele, ingénieur en horticulture, titre ce chapitre par le terme de « colonisation rapide ». Dans le jardin, sur un balcon, une terrasse, la façade d’un mur, il y a toujours des endroits qui nous résistent, impossibles à domestiquer ou difficiles à arranger.
Pour cacher leur misère ou pour les agrémenter, il y a les plantes turbo dont la croissance rapide satisfait pleinement le jardinier. Si Till emploie souvent le mot « spectaculaire », il ne faut point s’attendre à une pousse magique et il est demandé un minimum de patience, même si certaines plantes peuvent aller jusqu’à 8 mètre de haut en 1 an.

« L’Akébie à cinq feuilles pour pergolas ou pavillons… »

Ce que nous retenons de ce livret et des 70 plantes qui nous sont présentées, la plante turbo a donc une croissance rapide, elle est rustique, robuste, peu exigeante, pas capricieuse, elle empêche les mauvaises herbes de pousser, elle remplit les surfaces nues, mellifère elle a un rôle écologique car elle attire les abeilles, elle n’est pas un effet de mode, elle est massif, arbuste, arbre, verte ou fleurie, elle ne brûle pas l’été, elle résiste au froid de l’hiver, elle donne de l’ombre, elle apporte de la couleur…

De manière nette et concise, les 70 plantes sont classées en fonction de leur utilité et de leur emplacement, et sont détaillées en 3 parties ; une description, une utilisation et des conseils. Suivi d’une partie pratique qui dit comment préparer les sols et les bacs, les couches de drainages, la plantation, et comment les protéger, les fertiliser et les tailler.

Livre de plus de 90 pages, avec de belles photographies, la lecture est plaisante et instructive. Il nous embarque directement dans le jardin… en quête d’un petit endroit à fleurir !
Un livre très intéressant.

 

 

 

Mrs Creasy a disparu

Challenge polars de Sharon
Un livre offert par Babelio et les éditions Harper Collins

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Mrs Creasy a disparu
Joanna Cannon

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1976,
Mrs Creasy a disparu, envolée, par un beau matin d’été,
sans laisser de message et sans avertir personne. Dans la rue où habite Grace, une gamine de neuf ans, tous les voisins s’interrogent et guettent les faits et gestes de M. Creasy qui erre partout à sa recherche, étourdi, comme un peu sonné par un uppercut.
En écoutant les sous-entendus des adultes, Grace soupçonne le pire. Elle confie à sa copine Tilly que la gentille dame qui les recevait souvent chez elle, pourrait être morte, assassinée.

Il fait très chaud, les jours s’étirent avec langueur, ce sont les vacances ; limonade aux pissenlits, Borg gagne tous ses matchs à Wimbledon et Abba chante « Dancing Queen »… Sous le couvert du scoutisme et de vouloir commettre de bonnes actions, Grace et Tilly vont enquêter dans chaque maison du quartier, devançant ainsi les pas de la police ; un numéro de maison par chapitre. Elles découvrent que Mrs Creasy était une personne très bavarde, mais aussi très à l’écoute de ses voisins qui lui glissaient à son oreille leurs déconvenues, leurs angoisses et parfois leurs secrets les plus intimes.
Une rue, des voisins, des commérages, des aigreurs, des jalousies, des souvenirs, des photos jaunies qu’on relègue en haut des placards, et très rapidement, un drame vieux de neuf ans qui concerne le n° 11, revient à la surface. Alors si elle ne devait pas revenir, égoïstement, chacun se plaît à penser qu’après tout, ça ne serait pas si mal !
Les deux enfants vont également chercher Dieu. Où est-il ? S’il existe, peut-il apparaître pour les aider et réconcilier tout le monde ? D’après le pasteur, il est partout… (même dans une gouttière).

Les numéros des maisons se succèdent et les histoires se délient, entre passé et présent. Celles des hommes qui se retrouvent au pub et celles de leurs femmes qui essaient de maintenir un semblant de normalité.
A travers le regard candide et fantasque de Grace et Tilly, nous rencontrons une société faible, haineuse, confite dans ses préjugés, qui, derrière un apprêt vernissé, cache plein de fantômes et un dénominateur commun. Le roman raconté avec ce filtre d’innocence donne une lecture plus légère, plus souriante, sans toutefois perdre de sa gravité et de son cynisme. Car l’auteur, en donnant à ce microcosme sociétal un panel de névroses, aborde plusieurs thématiques : alcoolisme… illettrisme… dépression, maladie, mort… faillite… religion…
« Mrs Creasy a disparu » est un livre qui se lit d’une traite, qui appâte le lecteur avec ses mystères et qui le retient avec Grace et Tilly, deux gamines intrépides et adorables. C’est par elles que l’émotion passe.

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D’autres billets chez Albertine,

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Millefiori Quilts, 2

millefiori-quilts-2Millefiori Quilt, 2
Willyne Hammerstein

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  millefiori2-3millefiori2-2Après une vilaine chute de vélo, Willyne Hammerstein a connu les temps d’une immobilisation et d’une rééducation. Comme elle le raconte dans sa préface, elle en a profité pour réfléchir à ce deuxième livre qui reprend les structures des kaléidoscopes.

Couleurs toniques, sélection des tissus avec des imprimés floraux, jeux de coupes et de formes, mosaïques, les quilts qu’elle propose sont de magnifiques jardins aux milles fleurs.

Dix-sept modèles aux noms évocateurs nous enchantent et nous inspirent… « Baiser d’amour », « Jardin de l’oubli », « Le temps perdu », « Crème brûlée », « L’aube », « Lorsque votre journée est triste, regardez le côté positif de la vie »… Ce ne sont plus de simples quilts, ce sont des poèmes.

Kaléidoscopes, sulfures, jardins…
… un très beau livre.

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Souvenirs de Chaumont, parc et château – 2

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Billet précédent, la partie historique
Suite…
Promenade au château de Chaumont

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Festival des Jardins

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parc11Il est 10 heures, à l’ouverture des jardins. Journée ensoleillée, très chaude. Bermuda, chapeau de paille, espadrilles et appareil photo. I’m ready.

Les jardins de Chaumont nous invitent à admirer des créations artistiques sises dans le domaine. Le paysage s’orne d’une multitude de tableaux arborés et fleuris que l’on découvre dans des espaces clos.
Jeux de couleurs, de formes, d’ombres, de perspectives, illusions, songes, poésie, on voyage, on se perd, on se transforme en explorateur…

Nous débutons par le parc carnivore, des petites gueules béantes pleines de dents, prêtes à mordre. Les chasseurs de plantes sont à côté, avec Les Nuances, la Collection noire, Le jardin des 101 pélargoniums…

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Le jardin des 101 pélargoniums

parc24Fougère Tanaisie  /   Nuances

 parc28Collection noire

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Le Vallon des brumes
qui mène à « L’œil de l’oubli » d’Anne et Patrick Poirier
Des archéologues ont découvert cet œil de marbre blanc
dans un creux dénommé La Glacière…

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 .parc30(à gauche) A table ! avec des légumes… tomates, petites aubergines…


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parc34Le jardin des graines – Jardins botaniques de France et des pays francophones
Sculptures de Didier Rousseau-Navarre

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parc36La Loire derrière la barrière des arbres

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La serre des Victoria
Nénuphars géants

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Il est midi ! l’heure de se restaurer…
La cafétéria nous propose un gaspacho, une verrine de minestrones froides, six compositions de pâtes, des fruits… un sorbet fraise-basilic…
un verre de rosé… un petit café…

parc42Pâtes noires à l’encre de sèche, moules, chorizo, parmesan, ail, tomates, poivron…

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Après le déjeuner, reprise de la visite.

parc41 La serre

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parc47Dans la cour de la ferme, les granges sont des galeries d’art.
El Anatsui présente ses sculptures, des pièces de « tissus » réalisées avec des « matériaux pauvres » recyclés. Rideau de scène, manteau, tenture…

Dans la grange aux abeilles, l’artiste Enrique Olivera expose « Momento Fecundo ».

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Petite pause pour une glace, violette-fenouil et pamplemousse-baies roses

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Et bien d’autres coins et recoins… Chaumont vaut bien une journée de l’année ! Nous y retournerons pour d’autres couleurs, d’autres atmosphères… et d’autres sorbets à déguster.

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En complément de ce billet, celui d’Aifelle…

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Challenges
« L’art dans tous ses états » de Shelbylee
« Chlorophylle »

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Souvenirs de Chaumont, parc et château – 1

img563 Comme je vous le disais dans mon programme des deux prochains mois, je vais vous envoyer des cartes postales de mes virées.

La première, Bons baisers de Chaumont…

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parc44Le château de Chaumont-sur-Loire fut bâti en l’an mil par Eudes 1er, comte de Blois. C’est le chevalier normand Gueldin qui le reçoit et fait consolider les forteresses…
En 1465, le château est démoli et brûlé sur les ordres de Louis XI qui sanctionne Pierre 1er d’Amboise. Il avait comploté contre lui avec d’autres nobles. Reconstruit après la restitution de ses terres, sous le règne de Charles II, Pierre se fait aider par son oncle le cardinal Georges d’Amboise…

parc45 bannchaumont1 En 1550, Catherine de Médicis achète le château et y fait venir un astrologue, Cosimo Ruggieri, dont la chambre se visite…

parc46Chambre présumée de Cosimo Ruggieri

bannchaumont2Chambre dite de Catherine de Médicis
(Les reconstitutions des chambres « historiques » ont été faites par l’architecte Paul-Ernest Sanson à la demande de la famille Broglie, les avant-derniers propriétaires)

 A la mort de son mari, Henri II,  elle souhaite récupérer le château de Chenonceau qui fut offert à Diane de Poitiers, et l’échange contre Chaumont. Diane, bien obligée d’accepter, n’y fait que des petits séjours, mais continue la construction et les embellissements. Sa fille en est l’héritière, et décède un an après la succession sans apporter les changements qu’elle prévoyait.

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En 1750, le château est acheté par Jacques-Donatien Le Ray qui a fait fortune dans le négoce. Son fils qui en est le légataire part en Amérique s’installer et ne revient que rarement.
En 1833, le comte d’Aramon est le nouveau propriétaire. C’est lui qui créait le parc. Lorsqu’il meurt, sa femme continue la restauration du château qui est classé Monument Historique en 1840. Les finances ne suivant pas pour l’entretien, le château est à nouveau en vente…
En 1875, Marie-Charlotte-Constance Say, héritière des raffineries de sucre Say, achète Chaumont et épouse dans la continuité le prince Henri-Amédée de Broglie. Le château devient le théâtre des plus grandes réceptions pour tous les plus grands d’Europe et d’Orient.
En 1938, Marie-Charlotte-Constance est obligée de céder le château et le domaine à l’état après de nombreuses infortunes.

En 2007, la région Centre-Val de Loire devient propriétaire et fait du domaine ce que nous admirons aujourd’hui.

Les appartements privés

bannchaumont12bannchaumont4Le petit salon et la bibliothèque bannchaumont3Le petit salon

bannchaumont6La salle de billard

IMGP6847Le grand salon

bannchaumont7La chapelle Les artistes Gerda Steiner et Jörg lenzlinger ont conçu « Les pierres et le printemps » pour la chapelle. Dentelle de feuillages, de fleurs séchées, qu’ils ont pris sur le domaine, l’ambiance est fantastique, féerique.

bannchaumont8L’escalier d’honneur Il mène à l’étage qui était destiné aux domestiques (environ 200) et à la fille de la maison, la princesse de Broglie. Aujourd’hui, cet espace sert pour exposer les œuvres contemporaines de plusieurs artistes. Des photographies ornent les murs des pièces nues, où quelques objets recouverts de poussière dorment, figées dans le temps.

bannchaumont9 IMGP6798« Les fleurs fantômes » de Gabriel Orozco
Des papiers peints anciens, des fleurs blessées.

bannchaumont10 bannchaumont14bannchaumont13bannchaumont15IMGP6714 Dans le parc historique, face au château, nos pas nous conduisent vers des sculptures qui sont en harmonie avec la nature.

bannchaumont16« Chaos » de Vincent Barré Sculpture en fonte de fer de 6 éléments

parc3 bannchaumont17Patrick Dougherty sculpture et architecture, branches de saule tressées

parc4 parc6IMGP6745« L’arbre aux échelles » de François Méchain

parc7 parc8« L’arbre chevalier » d’Antti Laitinen Armure métallique

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Dans le prochain billet, je vous montrerai l’autre côté du domaine… la partie sud avec le Festival des Jardins. J’arrête là la promenade dans le jardin historique, même si j’ai encore « des milliers » de vues capturées. Comprenez… je voulais saisir les instants heureux.

A bientôt…

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Challeng
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« L’art dans tous ses états » de Shelbylee
« Chlorophylle »

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Je vois des jardins partout

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Challenge Chlorophylle
Un livre offert par Jérôme

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9782709634434.inddJe vois des jardins partout
Didier Decoin

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Didier Decoin commence son livre par quelques souvenirs. De son bureau, la fenêtre offre une perspective de rêve : mer et jardin, 367 agapanthes, bleu et bleues. On imagine le petit vent léger de l’été qui berce les hautes fleurs, dans un même mouvement que des vagues. A ce décor, on y ajoute un chat et des livres.
« … si je ne vois de l’avenir ni le proche ni le lointain, par contre je vois des jardins partout.
Il en a toujours été ainsi, aussi loin que je remonte dans ma mémoire. Il me suffisait pour ça d’ouvrir les yeux. »
Déjà enfant, il était contemplateur. Sensible aux odeurs, aux formes, aux couleurs, il emmagasinait les sensations et glorifiait leur majesté. A cette mémoire, il mêle la lecture et les jardins. En parenthèse, il nous livre une petite anecdote qui fait sourire… il est de ces lecteurs qui ne peuvent vivre une journée sans un livre ; sinon, il est « livresquement nu ».

Ses lectures, le jardin de Bagatelle, ses voyages, l’Angleterre, Lake District… ce sont des châteaux qui s’implantent en campagne, avec leurs fantômes, leurs jardins.
Il y a Westwell Manor et Anthea Gibson. Cette paysagiste a créé Le Jardin de la Lune qui suggère des senteurs gourmandes « d’orange, de miel et d’amandes ». Sissinghurst Castle de Vita Sackville-West avec le célèbre Jardin Blanc ; teintes blanches à l’infini. Le jardin en Ecosse de Osgood Mackenzie qui parle de rêves…
Puis le Trianon à Versailles, la villa de Noailles à Grasse, les jardins de Serre de la Madone à Menton… des décors émouvants, musicaux, odorants…

Cette passion, il la partage avec sa femme Chantal et ses amis de la Cinquième Saison, un cercle de fervents. Il nous conte suivant le dédale de ses pensées, quelques unes de ses visites parmi les 2.200 parcs et jardins de notre patrimoine, louant les artistes qui les ont inventés.
Il n’est pas un jardinier ouvrier mais un jardinier jouisseur. La nature se renouvelle, elle vit et se révèle toujours différente. Il aime sa poésie.
« J’aime assez les jardins un peu clochards, un peu démissionnaires (que ce soit de leur faute ou non), haillonneux, avec des pointées de ronces, au bord de l’abandon.
Je les appelle des « doucets ». Ca veut bien dire ce que ça veut dire, qu’il s’en dégage en effet de la douceur, une douceur grise, pelucheuse, cendre et nuage… ».

Les confidences de Didier Decoin sont délicieuses, sensibles, elles inspirent l’envie et ont de la grâce. Elles sont une ode et un hommage. Poète jardinier.
Il dit que toute personne représente un parfum. Pour Vita, il la pare des senteurs poudrées des fleurs de thé et des roses bulgares. J’essaie de me définir et mes goûts m’amènent sur des essences d’iris, de bergamote, de roses et une petite touche de seringat. Qu’en est-il de vous ?

Je vous conseille ce livre. Il me rappelle le livre de Philippe Claudel, « Parfums », que j’avais beaucoup aimé.
Je te remercie Jérôme ! Ce fut une belle promenade.
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« Bulbes, tubercules, oignons, rhizomes : ce quatuor masqué a toujours défié mon imaginaire. »

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Des billets chez Cachou, Anne, Keisha, Dominique,

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