Violettes de cœur

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Haïkus du jeudi

D’autres vers chez Kiona,

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Violettes de cœur
sont pensées à ma mère :
Hymne à l’amour

Violettes de cœur
sont pensées à la sienne :
Ne pas m’oublier

Violettes de cœur,
sont pensées d’éternité :
Elles et moi… toujours.

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Estampe de CHIKANOBU Toyohara

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Haïkus du printemps

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Asphodèle a instauré un nouveau rendez-vous pour ses jeudis-poésies.
Une fois par mois, nous nous essaierons aux haïkus
en respectant la règle syllabique 5-7-5.

Les participants… Asphodèle Soène – ClaudiaLucia – Monesille – CarnetParesseux – Modrone – Lilousoleil Assoula –  Pativore –  Et des poèmes : Martine – Emilieberd – Jacou –

 

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.L’oiseau chuchote
dans les allées fruitières
des baisers riants

Et le vent d’hiver
fait tomber les pétales
des premières fleurs

L’envol du rônin
s’enfuit à la recherche
des lèvres rosées

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Couronne d’automne

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Octobre en Halloween avec Hide et Lou

Ce samedi, je vous propose de piquer dans de la mousse des végétaux. C’est l’occasion de faire un tour dans la campagne et d’en ramener des baies, des brindilles, des feuilles, des cosses et des fleurs… comme un petit oiseau.

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Fournitures :

– Une couronne en mousse achetée chez le fleuriste ou dans une jardinerie…

– Fil de fer fin pour art floral


– Baies artificielles, rubans, dentelles…


– Végétaux (baies, physalis, feuilles de lierre, chrysanthèmes, asters, pyracantha…).

  

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Fleurs et jardin

logo un_bouquet_des_pivoines_par_pierre_joseph_redouteAujourd’hui, je vous convie à mettre une photo fleurie. Martine dit que c’est pour conjurer le mauvais temps… Asphodèle dit que c’est pour amadouer le printemps.

Participent

Grillon – Rhododendrons et azalées
Aifelle – Après la pluie, une balade dans les fleurs
LilouSoleil – Lundi roses
Sandrion – Fleurs des champs, bleuets et ancolies
Louise – Belles anémones
ClaudiaLucia – Oslo, le parc Vigeland et le parc botanique
Martine –
1 – Un bleuet et son bourdon
2 – Un lit de salade
3 – Poésie illustrée. Jean Joubert, Le miroir

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Lupins, pivoines, roses, iris, weigelia, rhododendrons… bourdons…

.lupins rhododendronsweigeliabannfleurs16

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Bombastica naturalis

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Bombastica-Naturalis 4 Bombastica naturalis
Iban Barrenetxea

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« … un infini potentiel pour le bien de l’humanité. »… Bombaltus Dulcimer est un botaniste-inventeur anglais de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. Scientifique un peu fou, il invente et transforme des engins, avec les végétaux. Dans son album, nous pouvons admirer des colonnes corinthiennes avec des feuilles d’acanthes, des buis labyrinthes, une montgolfière-poire, un carrosse-citrouille…
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Bombastica-Naturalis 1… une partition-marguerite

Bombástica-Naturalis-2 un olivier-catapulte,

Bombastica-Naturalis 3

… et bien d’autres ! En tout, seize créations originales et oniriques, illustrées superbement, qui nous font voyager dans un monde toujours en mouvement. L’impulsion est donnée par un vélo, des bourrasques de vent, un pas dynamique, une danse, une montre à gousset… L’histoire est plus visuelle que contée, elle laisse part à notre inspiration.

En quatrième de couverture, il est précisé que cet album s’adresse aux enfants à partir de 7 ans et ça me laisse dubitative. Je ne dis pas que les enfants de cet âge manquent de fantaisie et d’imagination, mais je crains qu’ils ne soient pas sensibles à ces chimères.
Je recommande tout de même ce livre pour ses illustrations vraiment très belles.

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Bombastica-Naturalis 5

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Myosotis

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Un album qui rentre dans le challenge Chlorophylle.
Pris au salon du livre de Limoges…
Orné d’une belle dédicace.

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MyosotisMyosotis
Texte de Nathalie Vallée
Illustrations de Claire Chavenaud

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« Inventons nos jardins… » Cette petite histoire est une invitation.

Vous voyez Myosotis qui pointe son nez ? Elle fait partie de l’équipe des Oreilles Fines, qui vigilantes sont à l’affut du son cristallin que fait une petite quenotte quand elle tombe. Myosotis attend le moment où elle pourra glisser sous l’oreiller un sou…
Mais en ce printemps, le Vieux Rat annonce une nouvelle bouleversante ! Les temps sont durs, et il y a restriction de budget. Dorénavant « Plus un sou pour les petites quenottes. Nous ne prêterons qu’aux dents longues ! ».

Plus d’argent ! Mais que va faire la petite souris Myosotis quand Simon perdra sa dent de lait ? Un jour, à travers un trou, la maman de Simon l’avait surprise… elle ne l’avait pas chassée et avait eu la gentillesse de la garder avec eux dans leur maison. Depuis, Myosotis surveille, fidèle à son poste. Mais maintenant ?

La ritournelle qui permet à la maman de Simon de communiquer avec elle se fait entendre… Il est temps d’agir et d’aller demander conseils à Dame Gerboise, la sorcière des Oreilles Fines. Il faut trouver une solution !

« Myosotis en latin
poudre de Perlimpinpin
entends mon chant lointain
Je t’en prie petite souris
sors de ta galerie
en bonne camaraderie
pour mon enfant chéri
change lui son doux sourire
en un éclat de rire… »

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Un album si doux et si bien illustré ! On apprend que Myosotis en grec signifie « oreille de souris ». L’auteur nous propose un substitut à la traditionnelle pièce que l’on découvre au matin en échange de la dent de lait.
Avec cette histoire, c’est une fenêtre qui s’ouvre sur un jardin, un balcon, un pot de terre, c’est une sensibilité écologique qui fleurit. Mes mots vous paraissent peut-être sibyllins car je ne peux vous dévoiler l’idée, mais sachez qu’elle est excellente, bien en phase avec Dame Nature.
Myosotis est une petite souris très sympathique. Lorsqu’on voit sa frimousse, on ne peut que sourire ! Elle va rejoindre ses copines sur mes étagères… et j’espère que Souricette lui fera bon accueil…
Bientôt, je vous parlerai du deuxième tome. C’est le printemps, Myosotis va rencontrer des amis.
Un album à recommander !

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myosotis.

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La nature morte française au XVIIe siècle

logoartshelbylee
« L’art dans tous ses états » de Shelbylee

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la-nature-morte-francaise-au-xviie-siecleLa nature morte française au XVIIe siècle
Eric Coatalem

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Eric Coatalem, galeriste à Paris,  est spécialisé dans les peintures françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, et a organisé de nombreuses expositions sur Lubin Baugin, François Perrier, Jacques Rigaud, Gustav Klimt, Louyse Moillon…

Avec cet ouvrage de belle facture, érudit, dense de 500 pages, de 200 artistes répertoriés et de 500 reproductions (pour la plupart venant de collections privées), il honore les natures mortes qu’on appelait à l’époque le « petit genre » peu prisé par les collectionneurs, l’Académie royale de peinture et les musées.
Les choses naturelles, une nature détaillée avec une méticulosité infinie, qui célèbrent aussi bien la vie que la mort, sont magnifiquement exposées dans ce livre-musée scindé en deux parties :

Les artistes français du XVIIe siècle
Les artistes étrangers et français de toutes époques

Dans l’introduction, il est dit que la nature morte raconte « la fugacité du temps, la mort ou la simple beauté du monde ».
C’est au XVIIe siècle qu’elle prend son essor en Europe, mais Hilliard T. Goldfarb (conservateur en chef adjoint et conservateur des maîtres anciens, musée des Beaux-Arts de Montréal) tient à revenir dans le temps en citant des artistes de la Grèce antique, les enluminures du Moyen-Âge, la Haute Renaissance…
La corbeille de fruits du Caravage est l’un des premiers tableaux présentés dans le livre.
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caravageMichelangelo Merisi, dit le Caravage, Corbeille de fruits
huile sur toile, 31 x 47 cm, daté vers 1598-1599

A travers ces tableaux, peintures de la réalité, on pénètre… « les intérieurs des maisons, les fleurs et les denrées alimentaires vendues sur les marchés du XVIe siècle. ». On lit que les classes nobles et bourgeoises s’étaient prises de passion pour les jardins. Avant, le jardin était médicinal, après, il était aussi d’agrément. Les fleurs (cultivées et non sauvages) resplendissent sur les toiles, et les bouquets sont peints en dépit des saisons. Une fleur de l’hiver se mêlera à la fleur de l’été. L‘Académie royale des sciences s’intéresse alors à l’étude de la botanique (fleurs, fruits), et à l’étude de la faune (planches anatomiques d’animaux). Les pièces de boucherie, de dépeçage, trouvent une place dans le décor.
On admire les nombreuses compositions florales dont l’éphémère beauté nous saisit.
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jean michel picartJean Michel Picart, Bouquet de fleurs dans un vase en verre,
huile sur toile, 45,7 x 35,7 cm, vers 1600-1682

Au fil des différentes époques, les compositions changent. De classiques, mesurées, elles tendent vers une exubérance riche et artificielle. Précieuses, débauche de trésors, œuvres décoratives, les scènes sont composées pour flatter les sens. L’esthétisme luxueux convient au règne de Louis XIV.
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jean-blin-de-fontenayJean-Baptiste Blin de Fontenay, Vase de fleurs avec un buste de Louis XIV
huile sur toile, 190 x 162 cm

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« Le plus la Peinture imite fortement et fidèlement la nature, plus elle nous conduit rapidement et directement vers sa fin, qui est de séduite nos yeux. » De Piles, chef de file des théoriciens à l’Académie à la fin du siècle, en 1708.

trophime_bigot_allegory_vanityTrophime Bigot, Le maître à la chandelle, allégorie à la vanité,
huile sur toile, 95 x 135 cm

La vanité « tout le tragique de la condition humaine », particularité de la nature morte, montre une composition qui amène au funèbre et à la fragilité de la vie. Le religieux est dépassé et suggère d’autres symboles. Aux ossements, aux crânes, les artistes intègrent souvent des objets comme un livre, un sablier, un vase, une bougie… Le matériel, toute chose tangible, et le spirituel, l’essence mystique de l’âme. Ce chapitre est rédigé par Alexis Merle du Bourg, docteur en Histoire de l’Art.
Là encore, les tableaux montrent des styles bien différents et « ambivalents ». (L’ambivalence, lorsque le peintre ajoute un miroir dans lequel un crâne s’y mire. « De manière continue depuis le Moyen-Âge, le miroir a été associé à la dénonciation explicite de la vanité, et secondairement de la luxure… »).
La sobriété de certaines œuvres qui renvoient à la déchéance, au néant, à la solitude, fait place à une autre génération qui montre une « sophistication » plus prononcée.

.Pieter BoelPieter Boel, Allégorie des vanités du monde,
huile sur toile, 207 x 260 cm, 1663

L’éphémère et l’éternel se conjuguent dans des mystères, l’évanescence, l’austérité et le faste. Les spécialistes nous racontent ces beaux tableaux qui inspirent admiration et frissons. Les sentiments évoluent suivant les représentations… L’opulence d’une corbeille de fruits et les richesses d’une tablée de François Habert (actif au XVIIe siècle) procurera une émotion autre que « La vanité au crâne, rose et montre à gousset » de Nicolas de Largillierre (1656-1746).

crâne et bulles de savonVanité aux bulles de savon, crâne et instruments de musique,
Simon Renard de Saint-André, huile sur toile, 60 x 43 cm

Un crâne, je songe immédiatement au poème de Baudelaire… « L’Amour est assis sur le crâne de l’Humanité, Et sur ce trône le profane, Au rire effronté, Souffle gaiement des bulles rondes qui montent dans l’air, Comme pour rejoindre les mondes au fond de l’éther… ».
Lorsque je vois « Le dessert de gaufrettes » de Lubin Baugin, (1610-1663), je pense aussitôt à « Tous les matins du monde » et j’entends la musique de M. de Sainte-Colombe
La peinture est poésie, rêve, voyage, tout au long de ce
« dictionnaire des peintres travaillant en France au XVIIe siècle » ; de Nicolas Baudesson (1611-1680) à Baudoin Yvart (1611-1728?) et autres anonymes…

Magnifique livre, j’ai conscience d’avoir été une privilégiée lors des Masses Critiques de Babelio. Bible, référence, il est à recommander à tous les amoureux des arts. Je tiens à préciser qu’il n’est point nécessaire d’être savant pour apprécier cet ouvrage et comprendre les symboles. On se balade émerveillé devant tant d’adresse, on se questionne sur le temps qui passe et les lésions qu’il laisse, la vie, la mort, la beauté, la pureté, la fragilité, la décrépitude, les croyances, notre monde, leurs mondes et l’essence réelle et irréelle des choses.
Il serait un superbe cadeau pour Noël !

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Lubin_BauginLe dessert de gaufrettes, Lubin Baugin,
huile sur bois, 41 x 52 cm

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