La famille Souris et la mare aux libellules

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Un mois d’albums avec Pilalire

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La famille Souris et la mare aux libellules
Kazuo Iwamura

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C’est l’été, les enfants de la famille Souris vont s’amuser à la mare aux libellules.

En chemin, dans les herbes hautes, ils rencontrent une cigale et une grenouille. Une libellule leur montre le chemin.
A leur arrivée, sans perdre de temps, ils construisent des petits radeaux qui les mèneront au cœur de la mare, entre roseaux et nénuphars, entre libellules et autres habitants des lieux.
La journée s’annonce belle et insouciante !

Cette fois-ci, les enfants se retrouvent seuls, sous la tutelle du grand frère. L’aventure est comme un périple au bout du monde pour des petites souris. La mare devient une arène de jeux et de rires, perturbant la quiétude de la grenouille, du triton, des dytiques et des libellules qui viennent tous voir la joyeuse bande. L’histoire est toujours une ode à la famille et l’atmosphère toujours empreinte de poésie et de douceur. Chaleur, transparence de l’eau, chant des cigales, c’est comme si on y était !

La journée se termine au soleil couchant, lorsque les grands-parents viennent chercher les enfants… C’est l’heure de rentrer ! Et comme pour tous les albums de la série, la famille Souris se retrouve autour de la table pour le repas du soir où chacun raconte…

Une série à recommander ++

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La famille Souris se couche

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Un mois d’albums avec Pilalire

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La famille Souris se couche
Kazuo Iwamura

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Chez les Souris, on n’aime pas trop quand le soleil se couche qu’un membre de la famille soit absent. Alors quand tout le monde rentre après une journée bien chargée, on s’attelle dans la bonne humeur à mettre la table et on passe tous dans la salle de bains pour se nettoyer avant de prendre le dîner. Quatorze souris, c’est une belle famille ! A table, chacun raconte ce qu’il a fait, corvées et bêtises, puis plus tard, c’est une petite veillée à la chandelle qui anime la soirée…
Brossage des dents, pyjama et lectures, c’est l’heure d’aller au lit ! Certains coquins ont encore assez d’énergie pour batailler avec les coussins et d’autres ont déjà les yeux qui se ferment. Maman ferme le livre d’histoires, grand-mère chuchote des bonnes nuits aux étoiles et à la lune, Papa chantonne une berceuse, les enfants s’endorment…

Je continue dans l’univers de la famille Souris et l’épisode du coucher se devait d’être raconté car il est important pour un enfant. C’est l’heure où il doit se séparer de ses parents et rester dans le noir. C’est aussi l’heure où tous les coins de la chambre deviennent inquiétants… Les rituels qu’il retrouve dans cette histoire peuvent apaiser son anxiété.

Les dessins sont toujours aussi beaux et reflètent beaucoup de douceur. Étant à mon cinquième album, je commence à reconnaître les personnages et surtout le dernier de la fratrie, le petit Benjamin si attendrissant.
Une série à recommander !

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Une nouvelle maison pour la famille Souris

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Un mois d’albums avec Pilalire

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Une nouvelle maison pour la famille Souris
Kazuo Iwamura

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Cet épisode est le premier de la série « La famille Souris ». Parents, enfants et grands-parents partent en quête d’un abri juste avant les premières gelées. Sac à dos pour tous et besace en bandoulière pour Benjamin le petit dernier, ils dépassent la forêt déjà tronçonnée par les bucherons et vont encore plus loin, plus haut, au-delà de la rivière…

Lorsqu’ils découvrent enfin leur nouvelle maison, sous un magnifique arbre, les petites souris s’attèlent à organiser leur intérieur. Atelier de coupe de roseaux, atelier de confection des meubles, atelier des ponts… puis plus tard, atelier des provisions pour le garde-manger… la journée est bien remplie ! Alors le soir, quand tout est en ordre, et après un royal dîner, personne ne rechigne à aller se coucher ! Papa et maman Souris, heureux et fiers de leurs enfants, peuvent enfin se détendre en buvant une petite tisane. Que la journée fut belle !

Kazuo Iwamura continue à raconter le quotidien bien heureux de cette famille Souris dans d’autres albums. On retrouve la même douceur, la même solidarité, le même effort dans le travail. Des histoires qui apaisent, des histoires qui racontent des instants de bonheur…

 

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Le petit-déjeuner de la famille Souris

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Un mois d’albums avec Pilalire

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Le petit-déjeuner de la famille Souris
Kazuo Iwamura

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La famille Souris est une grande famille qui comprend les parents, les grands-parents et dix enfants ; une belle famille !
Tous les matins, un rituel s’organise pour le petit-déjeuner. Le grand-père qui doit allumer le feu, apprécie de se lever tôt pour profiter du calme et des premiers chants des oiseaux. Puis, petit à petit, les enfants se réveillent et commencent à se préparer. La mère s’occupe du petit Benjamin, le père programme la journée en préparant du travail pour tout le monde et la grand-mère entreprend la cuisine avec les plus grandes des filles. Le rôle des enfants lorsqu’ils sont tous habillés, c’est de partir dans la forêt cueillir des framboises sauvages… Avez-vous déjà goûté des framboises dans des petits pains briochés ? Ou mélangées dans une bonne bouillie ? Tous vont se régaler ! Et les petits bobos récoltés en forêt vont très vite disparaître car il n’y a pas de meilleurs réconforts qu’une belle table et une famille aimante.
Bonne journée les petites souris !

Lorsque
vous partagez le quotidien de la famille Souris, vous entrez dans un monde de douceur et d’amour. Je vous garantis le sourire ! Elles sont si mignonnes !
Réveiller son enfant avec cette petite histoire, c’est lui offrir un gros câlin pour débuter sa journée. Il s’amusera à retracer les scènes et à chercher les petits détails, car l’auteur-illustrateur raconte beaucoup par le dessin, et les mots deviennent mineurs.

Je vous recommande cette série qui compte près d’une quinzaine de titres. Ils mettent en scène la famille Souris dans différentes étapes de leur vie… à la lessive, au coucher, au dîner… en automne, pour le Jour de l’An…
Un album irrésistible !

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D’autres avis chez Noukette, Sharon,
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Au bout des rails

au bout des railsAu bout des rails
Texte de Manuela Salvi
Illustrations de Maurizio A. C. Quarello

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Au-bout-des-rails-3Monsieur Victor est un conducteur de train, heureux. Fier de sa machine à vapeur, il assure à ses passagers un voyage sécurisé et rapide. Avec Magda la contrôleuse, il irait n’importe où !
Hélas… un jour, il est surpris de découvrir que les rails ont disparu et que le chemin s’arrête brusquement dans une campagne déserte. Où sont passés les rails ? Et comment pourrait-on reprendre la route ?

Si un passager est prêt à attendre les secours, si un autre prend le chemin inverse à pied, Victor et Magda pensent qu’il serait préférable de peindre au sol un itinéraire. Mais alors, une autre question se pose ! A droite ou à gauche ?
Le cœur serré, contraints de prendre l’un est l’autre des chemins différents, Victor et Magda se séparent. Un pinceau dans chaque main, des lignes bien parallèles, l’un part à droite, l’autre part à gauche.
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Au-bout-des-rails-1.
Qu’il est grand le monde ! Les traits que Victor trace au sol le mènent vers des contrées lointaines ; villes, déserts, forêts, mers… Mais arrive le moment où il se retrouve en panne de peinture ! Pour avancer, doit-on suivre obligatoirement des lignes ? Ou peut-on s’aventurer dans le monde sans rails, sans contrainte, libre comme au temps de sa jeunesse ? C’est enthousiasmant ! grisant !

Le train de Victor est certes beau, mais Victor découvre d’autres moyens de locomotion qui le charment tout autant… Montgolfière, paquebot, voiture de course, vespa, sous-marin, chameau… Et les mois passent.
… Jusqu’au jour où… Je vous laisse découvrir la suite…
A droite ? A gauche ? Il arrive qu’un jour les routes se rencontrent.

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Attirée par les illustrations et les couleurs, le tout très vintage, c’est un peu le hasard qui m’a fait le prendre. Dans les livres pour enfants, j’aime les mots qui me font voyager, rêver, mais j’aime encore plus les dessins ! Avec cet album, le hasard a bien fait les choses, j’ai été gâtée par les dessins et l’histoire.
Les auteurs ont voulu transmettre aux enfants qu’il était bon parfois de prendre d’autres routes pour pouvoir progresser et grandir. Au bout des rails, il y a l’aventure… et des chemins non balisés. Ça demande du courage, mais les expériences sont enrichissantes et développent l’esprit.

A recommander !

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Au-bout-des-rails-2

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Le cachot de la sorcière

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Le mois Halloween avec Hilde et Lou
« A year in England » de Titine

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le-cachot-de-la-sorciereLe cachot de la sorcière
Joseph Delaney

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Billy Calder est un jeune garçon de quinze ans qui habite un orphelinat depuis la mort de ses parents, neuf ans auparavant. En âge de travailler, il a trouvé un apprentissage au château du village et ne songe qu’à s’émanciper de la tutelle de Madame Hendel.
Le travail est pourtant difficile… Tous les soirs, il doit surmonter sa peur et se rendre au château une heure après le coucher du soleil. L’endroit est lugubre, surtout lorsque le moindre petit bout de lune est caché par les nuages. Sur une colline, après avoir dépassé une campagne boisée, l’édifice se dresse, effrayant. Et lorsqu’on entend les plaintes des condamnés, entre hurlements et pleurs, on n’a qu’une envie, c’est de retourner sur ses pas… et fuir !

le cachot de la sorcière 1 Le château est la prison du comté où sont enfermés des meurtriers et des créatures sataniques. Au milieu de la cours, une potence pour les pendaisons où l’on croise parfois des âmes en peine, fantômes des suppliciés. Les sorcières qu’on exécute ne sont pas toujours des femmes mauvaises. Il arrive parfois que la sentence appliquée montre qu’elles étaient d’honnêtes femmes, mais il est alors trop tard pour les sauver. Certaines errent… comme Netty au long cou.
C’est ce qu’on explique à Billy lors de sa formation. Le gardien en chef Adam Colne, un géant qui ressemble aux ogres des contes, lui fait maintes recommandations pour la suite de son travail, en insistant lourdement sur un fait. Il est important de ne jamais laisser une clef dans une serrure. Cette consigne est d’une importance vitale.

Les semaines passent, Billy commence à s’habituer aux lieux et assume correctement son travail. Mais un jour, la peste pourpre fait des ravages en décimant une grande partie du village. Des six gardiens au château, il ne reste que lui de valide pour aller donner la pitance aux prisonniers et pour s’aventurer dans le cachot de la sorcière.
Le cacho
t de la sorcière est la partie la plus reculée du château, un endroit qu’il ne fréquente jamais car il est réservé aux gardiens plus expérimentés.
Qui est cette créature qui avale toutes les nuits des litres de sang et qui broie les os entre ses mâchoires ? Mystérieuse et certainement la plus redoutable des créations du malin… Billy, prends garde à toi !

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De Joseph Delaney, j’ai lu toute la saga de l’Epouvanteur et on peut dire que j’en suis fan… C’est donc avec un réel plaisir que j’ai choisi ce roman destiné aux enfants de plus de dix ans. Mais il est une précision à faire… Les bibliothécaires ont stipulé sur la couverture « Attention, âme sensible s’abstenir ». Les enfants peuvent être surpris par la rudesse des scènes et par la fin de l’histoire.
Comme dans la série, nous lisons des fantômes et des sorcières (Netty m’a rappelé la Grimalkin car toutes deux ont été séduites par le Malin et ont enfanté des monstres. Billy a un petit air de Tom.). Et  comme dans la série, ce conte est tout aussi angoissant, cruel, sanglant et tragique. D’un format plus petit, il peut être un préambule aux chroniques de Chippenden et ainsi préparer à l’univers fantastique et
particulier de l’auteur qui n’épargne jamais ses jeunes lecteurs.
Imprimé avec des caractères gros et illustré avec des beaux dessins de Philippe Mason, la lecture est très agréable et facile.
Je vous conseille donc ce roman qui serait parfait pour une nuit d’Halloween… parfait pour les frissons… et je tiens à souligner une seconde fois que certains passages sont effrayants.

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Des billets chez Jérôme, Sharon,

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le cachot de la sorcière 2

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Charles à l’école des dragons

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« Je lis des albums » d’Hérisson
Sur les conseils de Za

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charles à l'école des dragonsCharles à l’école des dragons
Texte d’Alex Cousseau
Illustrations de Philippe-Henri Turin

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Charles est un bébé dragon, né un 9 avril 1821 au sommet d’une montagne couverte de nuages. A trois ans, il paraît un peu « maigrichon », a des ailes et des pieds disproportionnés, et aime réciter la poésie qu’il écrit. Ses parents sont si fiers de lui !
Trois ans, c’est l’âge d’aller à l’école. Un matin, son papa l’accompagne auprès de la maîtresse qui lui apprendra tout ce qu’un dragon doit savoir faire… Mais les jours passent et Charles est de plus en plus tenu à l’écart. Pataud et chétif, il n’a que la poésie pour compagnie, car ses camarades l’ignorent et le narguent. Voler, cracher du feu sont deux exercices élémentaires qu’il n’arrive pas à faire…

« On me dit de cracher
alors très bien crachons
Mais pour cracher du feu
je suis trop maigrichon
Mon souffle est bien trop faible
pour les incendies
Je ne crache que des mots
que de la poésie… »

L’hiver arrive, puis bien vite, c’est la fin de l’année scolaire. Toujours rejeté, seul avec ses cahiers de poésie et découragé, Charles aspire à autre chose… Un jour, lui aussi déploiera ses ailes pour parcourir le ciel…

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Deux auteurs au service de Charles et le résultat est excellent ! Histoire et dessins sont une réjouissance pour le petit lecteur. L’émotion est au rendez-vous.
Charles aime s’exprimer en vers et sa prose sensible raconte bien souvent sa mélancolie. Il est dans la lignée des romantiques et très tôt, il clame la laideur de son horizon, le ridicule du bonheur et la vulgarité de la beauté (…un régal dans les rimes !). Même s’il est le petit chéri de ses parents et qu’il ne se laisse pas facilement intimider, ses problèmes à l’école l’attristent. A la fin de son année scolaire, sa patience étant érodée, il veut alors rencontrer d’autres univers, découvrir le monde, et ne plus connaître cet ostracisme.
Heureusement, l’histoire est joyeuse, le petit lecteur, titillé par l’infortune de Charles, sera comblé par la fin.
Les dessins de Turin sont magnifiques ! Les expressions, les détails, les couleurs, c’est une abondance qui accroche le regard et qui suscite toute notre admiration. Ils illustrent superbement la verve malicieuse, fantaisiste et pleine de tendresse.

Un livre à conseiller !

Des billets chez Za, Bladelor, Jen, Somaja, Bianca,

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charles.

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