Les os du diable

Octobre est Halloween avec Lou et Hilde
Challenge Petit Bac d’Enna – Catégorie anatomie
Challenge polars et thrillers de Sharon

 

 

Les os du diable
Kathy Reichs

 

Temperance Brennam est anthropologue légale (comme l’auteur). Sa vie professionnelle, qui empiète beaucoup sur sa vie personnelle, se partage entre deux activités ; l’enseignement à l’université de Charlotte et les enquêtes judiciaires. Divorcée, mère d’une fille qui travaille pour le procureur général, elle vit seule avec son chat Birdie.
Alors qu’elle commence le premier chapitre de son autobiographie, tout en listant les choses qu’elle doit faire, le Dr. Larabee l’appelle pour qu’elle vienne sur les lieux d’une nouvelle scène criminelle. En faisant des travaux de rénovation dans une maison, un plombier a découvert un crâne dans une cave cachée et la police aimerait qu’elle soit la première à constater les faits.
Temperance découvre bien plus qu’un crâne ! Le décor lugubre est l’antre d’un sorcier qui a placé aux côtés d’un chaudron, des os d’animaux, des statuettes, des colliers, un couteau, et dessiné des symboles cabalistiques. Assistée du détective Erskene Slidell du bureau des investigations, Temperance va se documenter dans un premier temps sur le syncrétisme qui mélange les croyances et idéologies issues de la culture afro-caribéenne du XVIIIe et XIXe siècle. De nombreuses confréries appartenant à la santeria ou à la wicca organisent des rituels vaudous comme celui qui est représenté dans la cave.
Magie blanche, magie noire, très vite, l’enquête rejoint celle de la découverte d’un corps sans tête sur lequel le meurtrier a tracé un pentagramme satanique. Ces offrandes de sacrifices humains vont la mener vers une église, l’église de Satan…

Mauvaise pioche ! Apparemment ce onzième tome n’est pas le meilleur de l’auteur. Pour une première incursion dans le monde de Temperance, je n’ai pas choisi la bonne histoire que j’ai trouvée bien trop longue et assommante. C’est dommage car je n’ai pas envie de persévérer…

 

 

 

Rendez-vous avec le crime

Un livre offert par Babelio et les Éditions Robert Laffont
Une année en Angleterre avec Titine
Challenge polars avec Sharon

 

 

Rendez-vous avec le crime
Une enquête de Samson et Delilah,
les détectives du Yorkshire
Julia Chapman

 

De retour dans sa petite ville natale après quatorze ans d’absence, Samson O’Brien redécouvre Bruncliffe ; les vallons, la campagne bordée de murets en pierre, les falaises crayeuses, les manufactures abandonnées et l’animosité des habitants. Au premier coup d’œil, il semblerait que peu de choses aient changé, sauf que son père a vendu la vieille ferme pour habiter une résidence pour le 3ème âge et qu’il ne reverra pas son meilleur ami Ryan mort au combat en Afghanistan.
Lorsqu’il pénètre le pub, un uppercut l’accueille et le laisse inconscient quelques petites minutes. C’est un direct droit de Delilah Metcalfe, la petite sœur de Ryan, qui ne lui a pas pardonné de les avoir abandonnés sans une explication et de ne pas avoir donné de nouvelles durant toutes ces années. (La liste des rancœurs qu’elle partage avec le reste des Metcalfe est longue !)
Depuis son divorce, Delilah essaie de maintenir son agence de rencontre que la banque risque de saisir. Ensevelie sous les dettes de son ex-mari et pratiquement ruinée par le rachat de ses hypothèques, elle se voit obliger de louer une pièce de ses bureaux pour renflouer la caisse. La surprise est totale, lorsqu’elle apprend par son banquier que son nouveau locataire n’est autre que Samson qui souhaite ouvrir une agence de détective… A.R.V. l’agence de rencontre des Vallons, devient aussi l’agence de recherche des Vallons.

Leur cohabitation fait taire pour quelques temps tout un passif de reproches et de secrets. Si Samson n’est pas le bienvenu à Bruncliffe, il est quand même sollicité pour mener une enquête. On a découvert le cadavre de Richard Hargreaves. La police locale annonce un suicide, mais la mère du défunt est persuadée qu’il s’agit d’un crime.
Ancien flic de Londres, aux intuitions acérées, Samson relève immédiatement les incohérences des premières investigations et le doute n’est plus permis quand on lui annonce une deuxième mort… Tom Alderson meurt tragiquement écrasé par son quad. Un suicide, un accident, Samson ne tarde pas à lier les deux morts qui le mènent à l’agence de rencontre de Delilah, car les deux hommes venaient de participer à une soirée de speed-dating organisée par la jeune femme.
De son côté, Delilah, qui a fait le parallèle, ressort les dossiers de ses clients et commence à chercher le moindre petit indice.

Après des retrouvailles houleuses, Samson et Delilah s’associent le temps de l’enquête, et leur complicité renaît. Deux morts suspectes et bientôt une troisième… le meurtrier n’a pas l’air de vouloir s’arrêter ! La petite ville de Bruncliffe n’a rien à envier aux grosses métropoles ; on ne s’ennuie guère. En arpentant la campagne sur sa Royal Enfield, Samson va vite le reconnaître !

Premier tome d’une série, je découvre avec plaisir un duo de nouveaux enquêteurs qui officieront dans la campagne du Yorkshire. Suspense, humour, action, amitié sont les composants d’un sympathique roman policier, auxquels pourrait bien se greffer de la romance… Avec des personnages attachants, aux caractères bien affirmés (Samson, Dalilah, les habitants de Bruncliffe, Calimero le chien) et le sombre passé de Samson dans son rôle de flic intégré dans la mafia, l’intrigue bien amenée et dynamique nous tient captif. Dans ce premier épisode, l’auteur qui prend le temps d’implanter le décor, l’ambiance et la société typiquement anglaise, nous laisse présager à la fin que la suite des aventures sera pleine de tempérament.
Je vous recommande donc ce roman qui j’espère tiendra ses promesses…

Vous trouverez d’autres avis chez Hilde, Sharon, Bianca, Alex

 

Une image prise « ici »

 

 

Hell School – Orphelins, T II / Insoumis, TIII

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Dans le vaisseau fantôme d’Halloween avec Hilde et Lou

Les mercredis BD de Mango

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Hell School, Rituels – Tome 1

bannbdhellschool Hell School – Tome 2. Orphelins – Tome 3. Insoumis
Scénario de Dugomier
Dessin de Ers
Colorisation d’Angélique Césano

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Orphelins, tome 2

On les surnomme les bâtards. Bastien, Hina et Boris n’ont pas voulu suivre le rituel initiatique à l’Excellence Institut. Complétement exclus de la communauté lycéenne, ils sont libres de faire ce qu’ils veulent en dehors des heures de cours. Ça semble idyllique présenté ainsi, mais le trio a quand même du mal à « digérer » ce bannissement. Trois ans à rester sur cette île… c’est démoralisant ! De plus, Bastien est obsédé par les deux garçons décédés accidentellement sur l’île. Le premier, Thierry Pichet, tombé de la falaise, le second, Patrick Garnier, tombé du ferry qui le ramenait. Un lien conducteur entre les deux, ils étaient des bâtards. Le mystère à élucider mettra certainement en cause l’institution et sa direction. C’est sur cette idée que Bastien fait part de ses soupçons à ses deux comparses. L’enquête doit être discrète et l’aide de Valérie, une lycéenne étrange, solitaire, serait précieuse.
De son côté, Franck, un terminal élu président du rituel, a ordre de mettre bon ordre à l’insubordination des bâtards. Une punition radicale est attendue… Trois rebelles, un nom sort… c’est Bastien.
Que vont découvrir Bastien, Hina, Boris et Valérie ?
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Ce deuxième volume dévoile une petite partie de l’intrigue et montre les personnages qui sont à la tête de l’institution. On ne connaît pas encore leurs desseins mais on comprend que Bastien est celui qui les dérange le plus. Orphelin, sans véritable tutelle ou parenté, il doit subir le châtiment. Comme dans le premier tome, le scénario raconte le courage, la solidarité et l’amitié des « bâtards » face à une organisation tyrannique, criminelle, dystopique. L’ostracisme est plus prononcé, la violence est à fleur de peau, mais des traits d’humour allègent la lecture.
La fin de cet épisode est surprenante… elle incite à se précipiter sur la suite…

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Insoumis, tome 3

Ce sont les vacances de la Toussaint, nos amis sont séparés. Bastien est en contact avec eux avec le téléphone portable. Parti à Lyon pour retrouver la famille d’un lycéen décédé, il fait une découverte capitale qui le renvoie à son enfance… Il ne retournera pas sur l’île !
Pourchassé par les sbires de l’organisation qui veut l’éliminer, Bastien devient un fugitif et essaie de survivre dans une indigence totale.
De retour à l’Excellence, Hina, Valérie et Boris font profil bas, continuent l’enquête et parviennent à informer Bastien de leur progression. Toutefois, c’est Bastien qui découvre le réel instigateur et son abominable projet.
Sur le bureau du directeur, deux papiers portent les noms de Hina et Boris. Franck doit en tirer un pour retrouver son honneur de président du rituel mis à mal après son échec… Il tire et c’est Hina qui est désignée. Cela sera sans pardon, s’il échoue une deuxième fois.
Les « bâtards » arriveront-ils à dénoncer l’institut et à stopper le manipulateur dans sa folle ambition ?

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Ce troisième volume clôt la trilogie, mais j’espère qu’une suite sera donnée car cette fin me laisse sceptique… Ça ne peut se terminer ainsi !
Nous retrouvons les « bâtards » assistés d’une quatrième amie, Valérie (l’équipe s’équilibre, deux filles, deux garçons !). Dans le précédent tome, l’ébauche d’une explication se dessinait, elle se développe donc tout au long de cet album pour se révéler à la fin. Du rythme, du suspens, de l’angoisse, l’action est menée par Bastien qui est traqué, menacé de mort et très impliqué. Difficile de vous parler du scénario sans vous en révéler l’essence, je resterai donc sibylline, mais sachez que pour conclure, cette série est bien construite, bien dessinée avec de belles couleurs et qu’elle plaira aux ados.
Pour en revenir à cette fin assez décevante, pas dans le dénouement mais plus dans la moralité (honnêteté, valeurs…), je souhaite que les auteurs la reprennent et nous offrent une histoire plus accomplie, plus en harmonie avec la personnalité des « bâtards »…. la dernière page nous le laisse supposer…

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Hell School, Rituels – Tome I

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Octobre sur le vaisseau fantôme avec Hilde et Lou BD du mercredi chez Mango

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Rituels, tome I
Scénario de Dugomier
Dessin de Ers
Colorisation d’Angélique Césano

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Septembre, les élèves prennent un ferry pour se rendre à leur pensionnat car l’Institut de l’Excellence est un lycée bâti sur une petite île de la Méditerranée. Sur le pont, Bastien, un garçon avec des dreadlocks, rencontre Hina, une fille aux cheveux bleus. Tous deux, forcés par leurs parents de s’y rendre, sympathisent et se questionnent sur cette école si distinguée…
Aucun des nouveaux ne peut se douter de l’ambiance particulière qui règne dans cette école privée… Le directeur les reçoit par un discours vantant le mérite de leur éducation, un enseignement qui forme les personnalités du pays, un privilège (gratuité de la scolarité) accordé que l’on doit accepter avec reconnaissance. L’accueil se termine par une réflexion sur le bizutage, « un rituel d’initiation » indispensable à l’admission. Les nouveaux sont appelés « les bâtards » et doivent obéir aux directives de leurs aînés. Dans les nouveaux, il y a Bastien, Hina, Boris et une étrange fille, Valérie, qui souhaite intégrer la bande que les trois autres ont déjà formée.

Le règlement intérieur est strict… Enlever la teinture bleue et les dreadlocks sont un premier pas vers le conformisme demandé. Il semblerait qu’aucune originalité, aucune initiative soit bien considérée. Franck, un étudiant élu président, veille à la bonne marche… Mais très vite, par leur attitude réfractaire, le groupe se fait remarquer et les sanctions ne tardent pas. La milice des « aînés » opère de jour comme de nuit, agressive, violente, forçant les insubordonnés à courber l’échine. C’est en voulant les fuir, qu’une nuit Bastien découvre sur la falaise une plaque commémorative… « A la mémoire de Thierry Pichet, décédé en cet endroit… ». En trouvant une photo scolaire du jeune Thierry, Bastien et Hina constatent qu’il ne portait pas l’écusson de l’école. Alors, une question s’impose immédiatement. Sa mort, aurait-elle rapport avec le fait qu’il n’est pas été adoubé en recevant le rituel ? Sans vouloir broder une histoire farfelue sur ce décès, les deux amis ont tout de même conscience que l’institution recèle une part de mystères, mais ce qu’ils ne savent pas encore, c’est que la réalité est pire que ce qu’ils pourraient imaginer…

« – Jamais je ne marcherai au pas, Hina !
– As-tu vu comme ce paysage est beau ? Quel dommage que ce soit celui d’une prison ! »

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. J’ai trouvé cet album par hasard et je l’ai choisi, tentée par son titre et la couverture qui distillent détresse et frayeur… C’est Hina qui est représentée en premier plan. Cet épisode immerge le lecteur dans une ambiance inquiétante, implante le décor et dessine les personnages. Les auteurs dévoilent dès la première page la densité de l’histoire en révélant un fait capital qui s’est déroulé dix ans auparavant. Ainsi le ton est donné ! et nous pénétrons dans l’île avec toute l’appréhension requise… On peut comparer les lieux à un bagne pour enfants dont les aînés seraient les matons. Le cadre est paradisiaque mais on sait aussi qu’il est effroyable. Suivre pour survivre. Le scénario est bien construit, à chaque page on attend la tragédie, la violence est latente, à peine montrée et les mystères sont des ombres encore opaques. Qui sont vraiment les dirigeants de l’Institut de l’Excellence ? Hina, Bastien et Boris, des caractères forts, constituent un trio de frondeurs. Valérie, solitaire, fragile et instable, voudrait bien les rejoindre, mais dans ce volume, elle ne séduit pas du tout ses camarades… J’ai aimé l’ensemble graphisme et colorisation. C’est expressif, généreux et dynamique. Je ne sais pas si je peux me permettre de comparer, mais ça me rappelle des mangas.

Avis aux lecteurs de BD… J’ai un renseignement à vous demander. J’ai lu le billet d’un lecteur de Planet BD qui traduit bien ce que je pense. Il a écrit : « Tout est limpide et mystérieux à la fois, servi par une mise en scène percutante, qui nous offre quelques scènes superbes, comme cette planche 23 aux couleurs bleutées sous la lumière de la lune. » J’aurais aimé vous montrer cette planche n° 23, mais je ne sais pas comment la trouver ! Faut-il compter les vignettes ou les pages ?

La semaine prochaine, je lirai la suite… « Orphelins ».

. D’autres billets chez Planet BD,

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