La grande et folle histoire des vêtements, costumes, mode, étoffes, fringues et sapes !


Des beaux livres pour Noël

Album offert par Babelio et les Editions Marmaille et Compagnie dans le cadre des Masses Critiques

 

 

La grande et folle histoire des vêtements,
costumes, mode, étoffes, fringues et sapes !
Lucie Hoornaert
Flavia Sorrentino

 

Lorsque vous tournez les quatre vingt pages de ce beau livre, vous faites un voyage dans le temps, de la Préhistoire à nos jours, du vêtement primitif à la haute-couture française, ici et sur d’autres continents. Très joliment et richement illustré, les enfants pourront ainsi mieux visualiser les atouts vestimentaires, pour les femmes et les hommes, portés dans les différents siècles, et lire un vocabulaire foisonnant et parfois drôle.
Cet album peut aussi les aider à mieux situer la chronologie des époques si on est récalcitrant à apprendre les dates et qu’on s’y perd. Lorsqu’on parle de poulaines, pourpoints et braies, on sait que ces habillements renvoient au Moyen-Âge, et si on dit crinolines, jaquettes et fracs, nous abordons une partie romantique du XIXe siècle.
Hors de ces limites éducatives, le vocabulaire coule comme du miel pour les petits amoureux des mots. Leurs consonances sont douces, enrobées, musicales. On peut s’amuser à énumérer et répertorier… vertugadin, houppelande, chopine, brandebourg, falbala, capuchon, bliaud, crevé, chopine, haut de chausse, fraise, panse d’oie, pomme de senteur, collerette, lazzarines, rhingrave… et en faire soit une poésie à la Prévert, soit les décliner dans des dessins, car les enfants prendront aussi plaisir à reproduite les illustrations.

Tout commence avec le look préhistorique, vers 100 000 ans avant notre ère où un simple poncho de peau de bête suffisait à parer le froid. Puis des dizaines de milliers d’années plus tard, à l’âge de l’homme de Cro-Magnon, apparaissent les vêtements en cuir et en fourrure. On coud au petit point avec des tendons d’animaux et du crin. A la fin de la Préhistoire, on maîtrise le tissage, le feutrage, le tannage, la coloration végétale, et on se pare d’accessoires avec des chaussures, des ceintures et des bijoux en os et coquillages.

Ainsi l’histoire du vêtement prend son essor et les auteurs nous embarquent à travers les temps, les styles, chez nous en Europe et dans un tour du monde, aux pays des pharaons, au temps des Gaulois et des Celtes, chez les Grecs, les Romains, dans l’empire musulman, dans le Japon des samouraïs, en Chine sous la dynastie Qing, chez les Indiens d’Amérique, les Esquimaux, et en Afrique. Les modes, extravagantes, sophistiquées, raffinées, dépassent les frontières pour en ramener des produits et des effets. Elles s’inspirent tout aussi bien du luxe venu d’Italie que de l’austérité venue d’Espagne.

Colifichets, dentelles, échantillons de tissus, coiffures, tournures, coquetteries pour les deux sexes, sages ou effrontées, tout est rapporté de belle façon, claire, colorée, plaisante et bien pensée. Ce livre séduira à coup sûr les enfants. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé !

 

Le mystère de la chambre jaune


Un livre offert par Babelio et les Éditions Omnibus dans le cadre d’une opération « Masses Critiques »

Un beau livre pour Noël
Roman policier pour le challenge de Sharon

 

 

Le mystère de la chambre jaune
Gaston Leroux
Illustrations de Simont & Loevy

 

Cette histoire comme nous l’annonce dès les premières pages le narrateur, est l’une des plus grandes énigmes des affaires criminelles. Elle dépasserait les enquêtes de Sir Arthur Conan Doyle et l’imagination fantasque d’Edgar Allan Poe. Elle prend ses racines en Amérique et elle s’épanouit en France, sur le vieux continent.
C’est son ami le jeune Joseph Rouletabille, reporter dans un grand journal, qui a résolu le mystère et qui dans un coup de maître, un coup d’éclat, en a divulgué toute la teneur en plein procès. Mais de la vérité, la justice et les médias n’en connaîtront qu’une partie, et c’est quelques années plus tard que le narrateur prend la plume pour nous la dévoiler.

La nuit du 25 octobre 1892, au château du Glandier dans la campagne d’Epinay-sur-Orge, on a découvert la fille du propriétaire, le professeur Stangerson, inconsciente dans sa chambre et gravement blessée à la tempe et à la gorge. Le mystère de la chambre jaune tient du fait que la porte était verrouillée de l’intérieur et que les volets étaient fermés. La jeune femme gisante au sol et la trace ensanglantée d’une main sur le mur sont les seules représentations de l’agression. La chambre étant mitoyenne au laboratoire du père où celui-ci travaillait avec son vieux serviteur, Père Jacques, on se demande alors par où se serait enfui le criminel…
Délégué par son rédacteur en chef, Rouletabille embarque avec lui Sainclair (le narrateur) pour investiguer au château, marchant ainsi sur les pas de la police et se confrontant à l’inspecteur Larsan qui en tant qu’enquêteur a déjà une belle notoriété derrière lui.

Rouletabille fait le plan du pavillon du parc qui regroupe le laboratoire, la chambre de Mathilde et les appartements à l’étage de Père Jacques, et rencontre les habitants du domaine ; M. Darzac le fiancé qui devait l’épouser et les domestiques. Aucun indice, aucun suspect à noter, mais il est une certitude pour lui, ce ne sont pas les premiers inculpés par la police qui sont coupables.
Quand Mathilde se réveille de son coma, tout le monde espère avoir des explications. Mais la demoiselle, encore confuse et taiseuse, n’en donne pas.
Les questions sont nombreuses ! Pourquoi, qui, comment ? Surtout que très vite, le petit reporter pense qu’un deuxième attentat serait à craindre…

Le roman de Gaston Leroux est sublimé dans cette belle collection Omnibus qui joint à la fin toute une documentation illustrée des maîtres du « crime impossible », de 1838 à 1945, ainsi que la biographie de l’écrivain, par Philippe Mellot. L’esthétique classique et riche des livres anciens, avec les gravures de la première édition en 1908, ajoute un charme supplémentaire à la lecture…
Ce roman paru en feuilleton dans le journal L’Illustration un an auparavant, est la première aventure du jeune Rouletabille.
Grande énigme qui fut saluée et reconnue par les maîtres du genre, elle est machiavélique dans toute sa construction et mène à un final renversant.
L’enquête n’est pas facile et Mathilde ne fait rien pour aider. On voit qu’elle a un secret et qu’elle est soutenue en cela par Darzac qui est à son tour inculpé. Au fil des pages, les écrits du narrateur qui suit Rouletabille se complètent avec les rapports de justice, et l’écheveau se dénoue lentement, accusant parfois quelques longueurs narratives, et pourtant bien maîtrisées. Les personnages, l’époque, les décors, la plongée dans la fin du XIXe siècle est très intéressante, et le XXe est amené par la jeunesse, la fougue, la vivacité intellectuelle, de Rouletabille.

Un classique excellent, à lire ou à relire dans cette belle version.

 

 

 

 

Végétarien facile et quotidien


Challenge des Gourmandises

Un livre offert par Babelio et les Editions de la Martinière
à l’occasion des Masses Critiques

 

 

Végétarien facile et quotidien
80 recettes, 80 idées pour cuisiner sans viande et sans poisson
Jean Montagnard, premier chef végétarien engagé
Magali Solodilow, diététicienne
Anthony Lanneretonne, photographe

 

Le chef cuisinier Jean Montagnard promeut depuis 1978 une cuisine végétarienne en essayant de la valoriser et d’en extraire tous les préjugés négatifs. Avec ce livre, il propose des recettes pratiques, rapides et variées en mettant à l’honneur les céréales, les légumes, les épices et les aromates.
En réduisant les protéines animales ou en les supprimant, la diététicienne Magalie Solodilow insiste sur une cuisine plus équilibrée, saine et simple. Elle explique dans la partie qui la concerne les qualités nutritionnelles qu’il faut, entre les macronutriments (protéines, lipides, glucides) et les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments).


Vers un même objectif, ces deux personnalités présentent 80 recettes (70 salées et 10 sucrées)…
Avant de se mettre aux fourneaux, il est bon de lire la première partie du livre qui délivre dans un esprit concis, un mode d’emploi sur la nutrition. En quelques lignes, nous apprenons à connaître les macronutriments, les micronutriments, les céréales, les fibres… et à comment bien les cuisiner. Les conseils s’étendent sur le respecter des saisons pour les fruits et les légumes, et vont jusque dans nos placards pour détailler ce qu’il est bon d’avoir toujours en réserve.
La deuxième partie fait place à la pratique avec des instructions simples, mais aussi détaillées. Sur la page de gauche, la recette avec des recommandations et le « petit + » diététicien qui dévoile les propriétés de certains aliments, et sur la page de droite, les plats photographiés par Anthony Lanneretonne. Ces plats mis en valeur dans un esthétisme mat, sobre et rustique, sont avant tout axés sur les produits utilisés et servis dans leur élégance naturelle.

Une cuisine végétarienne qui rappelle les assiettes gourmandes de nos grand-mères et qui joue avec les tendances et les envies actuelles : blanquette de blettes, fricassée de petits légumes, bourguignon de légumes et nouilles fraîches, potée flamande, daube de carottes et polenta… mais aussi une cuisine végétarienne qui dépasse nos terroirs et qui voyage avec les épices : croustillant de brick aux parfums de la Méditerranée, curry d’aubergines et riz créole, tortillas à la paco, fondue chinoise…, les plats suggérés par le chef sont tous très tentants, sans artifices ou raffinés.


Poêlée de légumes

Je vous recommande ce beau livre qui est une excellente base à toute expérimentation culinaire. Quelques soient vos pratiques alimentaires (consommation de chair animale ou pas), il est un outil intéressant qui vous permettra de parfaire vos prouesses culinaires, de mettre un peu d’originalité dans vos plats, de séduire les papilles de vos convives ou tout simplement d’équilibrer votre nourriture pour manger plus sainement…

 

Gâteau de semoule aux pruneaux

 

 

 

 

Rossignol


Une semaine illustrée
3ème billet

 

 

Rossignol
Illustrations de Benjamin Lacombe
Texte de Sébastien Perez

 

Serait-ce une chasse au trésor ? Les enfants d’une colonie de vacances découvrent des petits morceaux de papier qui, une fois assemblés, délivrent un message très mystérieux signé de la lettre « R ». Ils aimeraient bien enquêter mais l’intendant Monsieur Jacques les force à aller se divertir sur la plage où des jeux les attendent. Le lendemain, un autre message leur parvient… Le premier faisait l’éloge de Hugo, le champion du ballon, et ce second parle de Monsieur Jacques, de son esprit rêveur et bienveillant.
Jour après jour, les enfants sont ainsi « épinglés » à tour de rôle, avec des poèmes de « R » qui racontent en quelques vers leurs personnalités. Puis un jour, une flèche de sable formée sur le sol leur indique une direction à prendre.

« Il y a des mots que l’on doit dire soi-même. Rendez-vous dans le vieux théâtre abandonné »…
Plein de bouts de papier punaisés sur les cabines de plage les invitent au théâtre d’un vieux manoir. Là-bas, découvriront-ils enfin le fantôme-poète qui les observe ?

 

Lorsqu’on pénètre cet album, c’est tout un univers à la Jacques Tati qui s’implante, bande-son comprise ; une atmosphère douce caressée par un petit air léger, bercée par les cris des goélands, parfumée des embruns iodés, teintée des couleurs surannées des années 50, et empreinte de poésie et de bonheurs simples. Sébastien Perez pour les mots, Benjamin Lacombe pour les illustrer, les deux compagnons racontent l’histoire d’un petit garçon très timide, vulnérable, qui rêve d’avoir des amis. « R », pour Rossignol surnom donné par sa maman, cherche à appâter l’intérêt des enfants d’une colonie de vacances avec son jeu de piste. Les petits bouts de papier sont comme des miettes de pain qu’il lancerait aux oiseaux.
Je vous recommande ce beau livre, source d’heureuse mélancolie et de magie.

 

 

 

Millefiori Quilts, 2

millefiori-quilts-2Millefiori Quilt, 2
Willyne Hammerstein

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  millefiori2-3millefiori2-2Après une vilaine chute de vélo, Willyne Hammerstein a connu les temps d’une immobilisation et d’une rééducation. Comme elle le raconte dans sa préface, elle en a profité pour réfléchir à ce deuxième livre qui reprend les structures des kaléidoscopes.

Couleurs toniques, sélection des tissus avec des imprimés floraux, jeux de coupes et de formes, mosaïques, les quilts qu’elle propose sont de magnifiques jardins aux milles fleurs.

Dix-sept modèles aux noms évocateurs nous enchantent et nous inspirent… « Baiser d’amour », « Jardin de l’oubli », « Le temps perdu », « Crème brûlée », « L’aube », « Lorsque votre journée est triste, regardez le côté positif de la vie »… Ce ne sont plus de simples quilts, ce sont des poèmes.

Kaléidoscopes, sulfures, jardins…
… un très beau livre.

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Dictionnaire des maîtres verriers

dictionnaire-des-maitres-verriersDictionnaire des maîtres verriers
Marques et signatures
De l’Art nouveau à l’Art déco
de

Philippe Olland
Conception graphique, mise en page et photogravure de Pierre-Jean Jouve

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Dans un de ses textes, Pline l’Ancien écrit :
« Il est dans la Syrie une contrée nommée Phénicie, confinant à la Judée, et renfermant, entre les racines du mont Carmel, un marais qui porte le nom de Cendevia. On croit qu’il donne naissance au fleuve Bélus, qui après un trajet de cinq mille pas, se jette dans la mer auprès de Ptolemaïs, colonie. Le cours en est lent, l’eau malsaine à boire, mais consacrées aux cérémonies religieuses. Ce fleuve limoneux et profond ne montre qu’au reflux de la mer le sable qu’il charrie. Alors, en effet, ce sable, agité par les flots, se sépare des impuretés et se nettoie. On pense que dans ce contact les eaux de la mer agissent sur lui, et que sans cela il ne vaudrait rien. Le littoral sur lequel on le recueille n’a pas plus de cinq cents pas, et pendant plusieurs siècles ce fut la seule localité qui produisit le verre. On raconte que des marchands de nitre y ayant relâché, préparaient, dispersés sur le rivage, leur repas ; ne trouvant pas de pierres pour exhausser leurs marmites, ils employèrent à cet effet des pains de nitre de leur cargaison : ce nitre soumis à l’action du feu avec le sable répandu sur le sol, ils virent couler des ruisseaux transparents d’une liqueur inconnue, et telle fut l’origine du verre. »

La liqueur inconnue…
L’introduction de ce très beau livre nous raconte le verre, de la haute Antiquité égyptienne, vers le 3ème millénaire avant Jésus Christ, à nos jours. Flacons, gobelets, coupes, bijoux… vitraux, de l’opacité à la transparence, à travers les siècles, les techniques changent et progressent ; technique du moulage, enduction de verre, soufflage avec une canne creuse, inclusions, mosaïques, émaillages…

L’histoire passe par les manufactures juives, arabes et byzantines puis italiennes. Si durant l’Antiquité, on voit une belle évolution, au Moyen-Âge, le savoir-faire stagne et même régresse. Vers 1455, à Murano, une petite île vénitienne, des artistes Grecs s’installent et mettent au point « une matière inédite, un verre incolore, transparent, d’une extrême finesse et d’une très grande plasticité, qui prend le nom de cristallo. » Le travail s’orne de filigranes, de belles broderies ; torsade, filet, résille.

Dès le XVIe siècle, l’art des Vénitiens s’exporte en Espagne, en France, en Angleterre, en Europe Centrale… Puis en Bohême, les artistes perfectionnent un cristal à base de potasse plus facile à travailler, qui supplante celui des maîtres de Murano.
Après la soude et le potasse, un industriel Anglais utilise le plomb. Cette fois-ci, la concurrence vient d’Angleterre et leur négoce prend l’ascendant sur les autres durant un siècle.

En 1780, en France dans la région de la Lorraine, la cristallerie Baccarat et la Verrerie royale de Saint-Louis se confrontent à la fabrication anglaise.
A la fin du XVIIIe siècle, de nombreuses découvertes sont faites sur la colorisation et la mécanisation du travail ; on moule par pression. Les artistes Français commencent à dominer ; de nombreuses verreries et cristalleries s’implantent en Lorraine. Dans le milieu du XIXe siècle, on parle de l’âge d’or du verre. C’est aussi l’essor du développement industriel.
« Vers 1890, la France possède 162 verreries, occupant 23.000 ouvriers. »

dictionnaire-des-maitres-verriers-6Lors de l’Exposition internationale universelle en 1851, Londres fait participer près de 14.000 exposants et les autres grandes capitales suivront. En 1855, 1867, 1878, 1884, 1889… Paris présente des artistes verriers, des inventeurs et des décorateurs-émailleurs pour les arts décoratifs ; « artistes, artisans et chimistes ». L’auteur écrit qu’ils sont des magiciens et que leurs œuvres sont de l’ordre de la poésie et des rêves.
L’Art nouveau, avec Émile Gallé, est un mouvement artistique qui dure jusqu’en 1914. L’inspiration se tourne vers l’art japonais, le végétal, les insectes et les animaux. Ce sont des entrelacs, des couleurs et des courbes qui révèlent la féminité et la sensualité.
Après 1914, le style change, c’est l’Art déco. René Lalique est l’un des successeurs. Si la mode va vers les lignes cubiques, la simplicité et la transparence, nous n’en perdons pas pour autant la beauté, la majesté et la grâce.

L’impulsion créatrice qui n’a jamais cessé de croître, s’interrompt lors de la deuxième guerre mondiale. Les artistes Français cèdent la place aux artistes étrangers. De nombreuses verreries et cristalleries ferment leurs portes. Des manufactures italiennes, tchécoslovaques et scandinaves prennent le marché. Les temps sont aux cristalleries mécanisées.
« Mais une véritable renaissance artistique s’opère au cours des années 1970-1980… ».  De nouveaux créateurs, dans des ateliers individuels, apparaissent et offrent des réalisations plus modernes, contemporaines, dignes des plus grands maîtres. Malgré « la production pour tous », l’art verrier est toujours en fusion.

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Après cette introduction, que j’ai grossièrement condensée, nous parcourons le dictionnaire des marques et des signatures. Philippe Olland les présente par ordre alphabétique avec une biographie et une iconographie détaillée très intéressantes, de l’Art nouveau à l’Art déco en France ; à découvrir, cent quinze biographies d’artistes et un répertoire de deux milles marques et signatures. L’histoire de l’art verrier lue dans les premières pages est une lecture indispensable pour assimiler les évolutions des différentes techniques et mouvements artistiques. Néophyte, je ne me suis pas sentie perdue, ni exclue, par toutes ces connaissances, seulement un peu plus instruite, admirative et envieuse (j’aimerais bien avoir un flacon émaillé avec des arabesques orientales). Car, certaines créations touchent à la perfection, comme si le verre se dématérialisait. On le perçoit ainsi avec les mots de l’auteur que je citais précédemment… poésie, rêves, magie.

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Magnifique ouvrage de référence édité par les éditions Faton, ce dictionnaire se dévoile en plusieurs temps. Reçu dans le cadre des Masses Critiques Babelio, à sa réception, j’ai d’abord ouvert les pages sur la verrerie de Portieux dans les Vosges. Dernièrement je vous parlais de Joseph mon arrière-grand père paternel qui avait été tailleur de pierre, aujourd’hui, j’effleure la pensée d’Arthur mon arrière-grand-père maternel qui était maître verrier à Portieux. Portieux, qui a également fait le service verres de table de George Sand…
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Je vous recommande ce dictionnaire d’exception…

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  1. Cristallerie de Sèvres. Grand vase aux carrés et palmettes, XIXe siècle, Cristal clair doublé rouge, décor géométrique taillé. .H 49,5 cm, D. 23 cm. Collection du musée d’Art et d’Histoire de la ville de Meudon
  2. Page 133 du dictionnaire – Gallé
  3. Philippe-Joseph Brocard, Bouteille à motifs arabisants, v. 1880. Verre clair soufflé, long col annelé, décor émaillé polychrome, rouge, or, bleu, d’arabesques et de fleurs, sign. peinte à l’émail sous la base : Brocard. H. 40 cm.
  4. Photo de mon arrière-grand-père..
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Gifts from the garden

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Lorsque des amis partent pour les Cornouailles et me ramènent un beau présent…

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9781908991157Gifts from the garden
Stephanie Donaldson
Photographies de Michelle Garrett

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Stéphanie Donaldson est rédactrice en chef du magazine Country Living et l’auteur de nombreux livres sur le jardinage, dont certains sont spécialisés dans le développement de l’horticulture biologique.
Plus qu’une jardinière, elle aime aussi proposer dans ses ouvrages des ornements pour agrémenter les jardins. « Gifts from the garden » présente plus d’une cinquantaine de créations à réaliser soi-même… du home-made.

garden1Des explications claires, des réalisations faciles qui sont à la portée de toute bonne volonté (même pour les enfants), des pochoirs, de belles photographies mettant en scène les ouvrages, tout incite à se mettre au travail pour embellir nos intérieurs comme nos extérieurs.

Ce livre mène aussi à la rêverie. On ne peut s’empêcher d’imaginer une serre où l’on entasserait de jolies poteries peintes, ornées de mosaïques. Je mettrais des semis dans de vieilles cagettes en bois, et j’y collerais de belles étiquettes… Je suspendrais mes roses, ma lavande et du blé, pour en faire des bouquets de fleurs séchées ou des pots-pourris, mélanges de senteurs estivales. Je pense également aux sœurs Dashwood. Dans l’adaptation cinématographique de « Raison et sentiments », on les voit dans une réserve de leur cottage du Devonshire, où elles accrochent des bouquets de fleurs, le long d’une poutre. Une belle façon de garder l’été à l’approche de l’automne.

Ambiances bucoliques, vintages, des couleurs patinées, on apprend à composer des sachets d’herbes aromatiques, un nichoir pour oiseaux, des bougies à la citronnelle, un attrappe-rêve, des tuteurs très stylés pour pieds de tomates, des jardinières faites à partir d’objets de récupération, des fusettes de lavande pour les armoires… les idées ne manquent pas !
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Alors, choisissez vos couleurs, sélectionnez de beaux rubans, achetez un pot de persil, un pot de ciboulette, un pot de basilic… allez fouiller dans votre grenier une vieille marmite rouillée ou un panier à salade en fer, et amusez-vous à organiser le tout !

Je vous conseille ce beau livre aux idées créatrices foisonnantes et harmonieuses. Il peut être le compagnon de vos longs après-midi d’été durant les vacances…

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