Végétarien facile et quotidien


Challenge des Gourmandises

Un livre offert par Babelio et les Editions de la Martinière
à l’occasion des Masses Critiques

 

 

Végétarien facile et quotidien
80 recettes, 80 idées pour cuisiner sans viande et sans poisson
Jean Montagnard, premier chef végétarien engagé
Magali Solodilow, diététicienne
Anthony Lanneretonne, photographe

 

Le chef cuisinier Jean Montagnard promeut depuis 1978 une cuisine végétarienne en essayant de la valoriser et d’en extraire tous les préjugés négatifs. Avec ce livre, il propose des recettes pratiques, rapides et variées en mettant à l’honneur les céréales, les légumes, les épices et les aromates.
En réduisant les protéines animales ou en les supprimant, la diététicienne Magalie Solodilow insiste sur une cuisine plus équilibrée, saine et simple. Elle explique dans la partie qui la concerne les qualités nutritionnelles qu’il faut, entre les macronutriments (protéines, lipides, glucides) et les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments).


Vers un même objectif, ces deux personnalités présentent 80 recettes (70 salées et 10 sucrées)…
Avant de se mettre aux fourneaux, il est bon de lire la première partie du livre qui délivre dans un esprit concis, un mode d’emploi sur la nutrition. En quelques lignes, nous apprenons à connaître les macronutriments, les micronutriments, les céréales, les fibres… et à comment bien les cuisiner. Les conseils s’étendent sur le respecter des saisons pour les fruits et les légumes, et vont jusque dans nos placards pour détailler ce qu’il est bon d’avoir toujours en réserve.
La deuxième partie fait place à la pratique avec des instructions simples, mais aussi détaillées. Sur la page de gauche, la recette avec des recommandations et le « petit + » diététicien qui dévoile les propriétés de certains aliments, et sur la page de droite, les plats photographiés par Anthony Lanneretonne. Ces plats mis en valeur dans un esthétisme mat, sobre et rustique, sont avant tout axés sur les produits utilisés et servis dans leur élégance naturelle.

Une cuisine végétarienne qui rappelle les assiettes gourmandes de nos grand-mères et qui joue avec les tendances et les envies actuelles : blanquette de blettes, fricassée de petits légumes, bourguignon de légumes et nouilles fraîches, potée flamande, daube de carottes et polenta… mais aussi une cuisine végétarienne qui dépasse nos terroirs et qui voyage avec les épices : croustillant de brick aux parfums de la Méditerranée, curry d’aubergines et riz créole, tortillas à la paco, fondue chinoise…, les plats suggérés par le chef sont tous très tentants, sans artifices ou raffinés.


Poêlée de légumes

Je vous recommande ce beau livre qui est une excellente base à toute expérimentation culinaire. Quelques soient vos pratiques alimentaires (consommation de chair animale ou pas), il est un outil intéressant qui vous permettra de parfaire vos prouesses culinaires, de mettre un peu d’originalité dans vos plats, de séduire les papilles de vos convives ou tout simplement d’équilibrer votre nourriture pour manger plus sainement…

 

Gâteau de semoule aux pruneaux

 

 

 

 

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Rossignol


Une semaine illustrée
3ème billet

 

 

Rossignol
Illustrations de Benjamin Lacombe
Texte de Sébastien Perez

 

Serait-ce une chasse au trésor ? Les enfants d’une colonie de vacances découvrent des petits morceaux de papier qui, une fois assemblés, délivrent un message très mystérieux signé de la lettre « R ». Ils aimeraient bien enquêter mais l’intendant Monsieur Jacques les force à aller se divertir sur la plage où des jeux les attendent. Le lendemain, un autre message leur parvient… Le premier faisait l’éloge de Hugo, le champion du ballon, et ce second parle de Monsieur Jacques, de son esprit rêveur et bienveillant.
Jour après jour, les enfants sont ainsi « épinglés » à tour de rôle, avec des poèmes de « R » qui racontent en quelques vers leurs personnalités. Puis un jour, une flèche de sable formée sur le sol leur indique une direction à prendre.

« Il y a des mots que l’on doit dire soi-même. Rendez-vous dans le vieux théâtre abandonné »…
Plein de bouts de papier punaisés sur les cabines de plage les invitent au théâtre d’un vieux manoir. Là-bas, découvriront-ils enfin le fantôme-poète qui les observe ?

 

Lorsqu’on pénètre cet album, c’est tout un univers à la Jacques Tati qui s’implante, bande-son comprise ; une atmosphère douce caressée par un petit air léger, bercée par les cris des goélands, parfumée des embruns iodés, teintée des couleurs surannées des années 50, et empreinte de poésie et de bonheurs simples. Sébastien Perez pour les mots, Benjamin Lacombe pour les illustrer, les deux compagnons racontent l’histoire d’un petit garçon très timide, vulnérable, qui rêve d’avoir des amis. « R », pour Rossignol surnom donné par sa maman, cherche à appâter l’intérêt des enfants d’une colonie de vacances avec son jeu de piste. Les petits bouts de papier sont comme des miettes de pain qu’il lancerait aux oiseaux.
Je vous recommande ce beau livre, source d’heureuse mélancolie et de magie.

 

 

 

Millefiori Quilts, 2

millefiori-quilts-2Millefiori Quilt, 2
Willyne Hammerstein

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  millefiori2-3millefiori2-2Après une vilaine chute de vélo, Willyne Hammerstein a connu les temps d’une immobilisation et d’une rééducation. Comme elle le raconte dans sa préface, elle en a profité pour réfléchir à ce deuxième livre qui reprend les structures des kaléidoscopes.

Couleurs toniques, sélection des tissus avec des imprimés floraux, jeux de coupes et de formes, mosaïques, les quilts qu’elle propose sont de magnifiques jardins aux milles fleurs.

Dix-sept modèles aux noms évocateurs nous enchantent et nous inspirent… « Baiser d’amour », « Jardin de l’oubli », « Le temps perdu », « Crème brûlée », « L’aube », « Lorsque votre journée est triste, regardez le côté positif de la vie »… Ce ne sont plus de simples quilts, ce sont des poèmes.

Kaléidoscopes, sulfures, jardins…
… un très beau livre.

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Dictionnaire des maîtres verriers

dictionnaire-des-maitres-verriersDictionnaire des maîtres verriers
Marques et signatures
De l’Art nouveau à l’Art déco
de

Philippe Olland
Conception graphique, mise en page et photogravure de Pierre-Jean Jouve

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Dans un de ses textes, Pline l’Ancien écrit :
« Il est dans la Syrie une contrée nommée Phénicie, confinant à la Judée, et renfermant, entre les racines du mont Carmel, un marais qui porte le nom de Cendevia. On croit qu’il donne naissance au fleuve Bélus, qui après un trajet de cinq mille pas, se jette dans la mer auprès de Ptolemaïs, colonie. Le cours en est lent, l’eau malsaine à boire, mais consacrées aux cérémonies religieuses. Ce fleuve limoneux et profond ne montre qu’au reflux de la mer le sable qu’il charrie. Alors, en effet, ce sable, agité par les flots, se sépare des impuretés et se nettoie. On pense que dans ce contact les eaux de la mer agissent sur lui, et que sans cela il ne vaudrait rien. Le littoral sur lequel on le recueille n’a pas plus de cinq cents pas, et pendant plusieurs siècles ce fut la seule localité qui produisit le verre. On raconte que des marchands de nitre y ayant relâché, préparaient, dispersés sur le rivage, leur repas ; ne trouvant pas de pierres pour exhausser leurs marmites, ils employèrent à cet effet des pains de nitre de leur cargaison : ce nitre soumis à l’action du feu avec le sable répandu sur le sol, ils virent couler des ruisseaux transparents d’une liqueur inconnue, et telle fut l’origine du verre. »

La liqueur inconnue…
L’introduction de ce très beau livre nous raconte le verre, de la haute Antiquité égyptienne, vers le 3ème millénaire avant Jésus Christ, à nos jours. Flacons, gobelets, coupes, bijoux… vitraux, de l’opacité à la transparence, à travers les siècles, les techniques changent et progressent ; technique du moulage, enduction de verre, soufflage avec une canne creuse, inclusions, mosaïques, émaillages…

L’histoire passe par les manufactures juives, arabes et byzantines puis italiennes. Si durant l’Antiquité, on voit une belle évolution, au Moyen-Âge, le savoir-faire stagne et même régresse. Vers 1455, à Murano, une petite île vénitienne, des artistes Grecs s’installent et mettent au point « une matière inédite, un verre incolore, transparent, d’une extrême finesse et d’une très grande plasticité, qui prend le nom de cristallo. » Le travail s’orne de filigranes, de belles broderies ; torsade, filet, résille.

Dès le XVIe siècle, l’art des Vénitiens s’exporte en Espagne, en France, en Angleterre, en Europe Centrale… Puis en Bohême, les artistes perfectionnent un cristal à base de potasse plus facile à travailler, qui supplante celui des maîtres de Murano.
Après la soude et le potasse, un industriel Anglais utilise le plomb. Cette fois-ci, la concurrence vient d’Angleterre et leur négoce prend l’ascendant sur les autres durant un siècle.

En 1780, en France dans la région de la Lorraine, la cristallerie Baccarat et la Verrerie royale de Saint-Louis se confrontent à la fabrication anglaise.
A la fin du XVIIIe siècle, de nombreuses découvertes sont faites sur la colorisation et la mécanisation du travail ; on moule par pression. Les artistes Français commencent à dominer ; de nombreuses verreries et cristalleries s’implantent en Lorraine. Dans le milieu du XIXe siècle, on parle de l’âge d’or du verre. C’est aussi l’essor du développement industriel.
« Vers 1890, la France possède 162 verreries, occupant 23.000 ouvriers. »

dictionnaire-des-maitres-verriers-6Lors de l’Exposition internationale universelle en 1851, Londres fait participer près de 14.000 exposants et les autres grandes capitales suivront. En 1855, 1867, 1878, 1884, 1889… Paris présente des artistes verriers, des inventeurs et des décorateurs-émailleurs pour les arts décoratifs ; « artistes, artisans et chimistes ». L’auteur écrit qu’ils sont des magiciens et que leurs œuvres sont de l’ordre de la poésie et des rêves.
L’Art nouveau, avec Émile Gallé, est un mouvement artistique qui dure jusqu’en 1914. L’inspiration se tourne vers l’art japonais, le végétal, les insectes et les animaux. Ce sont des entrelacs, des couleurs et des courbes qui révèlent la féminité et la sensualité.
Après 1914, le style change, c’est l’Art déco. René Lalique est l’un des successeurs. Si la mode va vers les lignes cubiques, la simplicité et la transparence, nous n’en perdons pas pour autant la beauté, la majesté et la grâce.

L’impulsion créatrice qui n’a jamais cessé de croître, s’interrompt lors de la deuxième guerre mondiale. Les artistes Français cèdent la place aux artistes étrangers. De nombreuses verreries et cristalleries ferment leurs portes. Des manufactures italiennes, tchécoslovaques et scandinaves prennent le marché. Les temps sont aux cristalleries mécanisées.
« Mais une véritable renaissance artistique s’opère au cours des années 1970-1980… ».  De nouveaux créateurs, dans des ateliers individuels, apparaissent et offrent des réalisations plus modernes, contemporaines, dignes des plus grands maîtres. Malgré « la production pour tous », l’art verrier est toujours en fusion.

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Après cette introduction, que j’ai grossièrement condensée, nous parcourons le dictionnaire des marques et des signatures. Philippe Olland les présente par ordre alphabétique avec une biographie et une iconographie détaillée très intéressantes, de l’Art nouveau à l’Art déco en France ; à découvrir, cent quinze biographies d’artistes et un répertoire de deux milles marques et signatures. L’histoire de l’art verrier lue dans les premières pages est une lecture indispensable pour assimiler les évolutions des différentes techniques et mouvements artistiques. Néophyte, je ne me suis pas sentie perdue, ni exclue, par toutes ces connaissances, seulement un peu plus instruite, admirative et envieuse (j’aimerais bien avoir un flacon émaillé avec des arabesques orientales). Car, certaines créations touchent à la perfection, comme si le verre se dématérialisait. On le perçoit ainsi avec les mots de l’auteur que je citais précédemment… poésie, rêves, magie.

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Magnifique ouvrage de référence édité par les éditions Faton, ce dictionnaire se dévoile en plusieurs temps. Reçu dans le cadre des Masses Critiques Babelio, à sa réception, j’ai d’abord ouvert les pages sur la verrerie de Portieux dans les Vosges. Dernièrement je vous parlais de Joseph mon arrière-grand père paternel qui avait été tailleur de pierre, aujourd’hui, j’effleure la pensée d’Arthur mon arrière-grand-père maternel qui était maître verrier à Portieux. Portieux, qui a également fait le service verres de table de George Sand…
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Je vous recommande ce dictionnaire d’exception…

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  1. Cristallerie de Sèvres. Grand vase aux carrés et palmettes, XIXe siècle, Cristal clair doublé rouge, décor géométrique taillé. .H 49,5 cm, D. 23 cm. Collection du musée d’Art et d’Histoire de la ville de Meudon
  2. Page 133 du dictionnaire – Gallé
  3. Philippe-Joseph Brocard, Bouteille à motifs arabisants, v. 1880. Verre clair soufflé, long col annelé, décor émaillé polychrome, rouge, or, bleu, d’arabesques et de fleurs, sign. peinte à l’émail sous la base : Brocard. H. 40 cm.
  4. Photo de mon arrière-grand-père..
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Gifts from the garden

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Lorsque des amis partent pour les Cornouailles et me ramènent un beau présent…

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Stephanie Donaldson
Photographies de Michelle Garrett

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Stéphanie Donaldson est rédactrice en chef du magazine Country Living et l’auteur de nombreux livres sur le jardinage, dont certains sont spécialisés dans le développement de l’horticulture biologique.
Plus qu’une jardinière, elle aime aussi proposer dans ses ouvrages des ornements pour agrémenter les jardins. « Gifts from the garden » présente plus d’une cinquantaine de créations à réaliser soi-même… du home-made.

garden1Des explications claires, des réalisations faciles qui sont à la portée de toute bonne volonté (même pour les enfants), des pochoirs, de belles photographies mettant en scène les ouvrages, tout incite à se mettre au travail pour embellir nos intérieurs comme nos extérieurs.

Ce livre mène aussi à la rêverie. On ne peut s’empêcher d’imaginer une serre où l’on entasserait de jolies poteries peintes, ornées de mosaïques. Je mettrais des semis dans de vieilles cagettes en bois, et j’y collerais de belles étiquettes… Je suspendrais mes roses, ma lavande et du blé, pour en faire des bouquets de fleurs séchées ou des pots-pourris, mélanges de senteurs estivales. Je pense également aux sœurs Dashwood. Dans l’adaptation cinématographique de « Raison et sentiments », on les voit dans une réserve de leur cottage du Devonshire, où elles accrochent des bouquets de fleurs, le long d’une poutre. Une belle façon de garder l’été à l’approche de l’automne.

Ambiances bucoliques, vintages, des couleurs patinées, on apprend à composer des sachets d’herbes aromatiques, un nichoir pour oiseaux, des bougies à la citronnelle, un attrappe-rêve, des tuteurs très stylés pour pieds de tomates, des jardinières faites à partir d’objets de récupération, des fusettes de lavande pour les armoires… les idées ne manquent pas !
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Alors, choisissez vos couleurs, sélectionnez de beaux rubans, achetez un pot de persil, un pot de ciboulette, un pot de basilic… allez fouiller dans votre grenier une vieille marmite rouillée ou un panier à salade en fer, et amusez-vous à organiser le tout !

Je vous conseille ce beau livre aux idées créatrices foisonnantes et harmonieuses. Il peut être le compagnon de vos longs après-midi d’été durant les vacances…

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Les frères Le Nain

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Un livre offert dans le cadre des Masses Critiques Babelio

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les-freres-le-nain-les-ecrits-de-jacques-thuillierLes frères Le Nain
Jacques Thuillier

(Le Nain… Savez-vous qu’ils étaient trois ? C’est seulement en parcourant ce magnifique livre que j’en prends véritablement conscience !)

Ce volume réunit les écrits du professeur et historien de l’art Jacques Thuillier à propos de peintres du XVIIe, les frères Le Nain. Ce professeur avait déjà travaillé sur ces artistes dans le cadre de sa thèse, mais c’est en 1957 qu’il publie un premier article sur les peintres lorsqu’il identifie un retable de l’église Saint-Pierre de Nevers. Il rassemble alors tous les documents connus et cherche dans les archives de nouveaux éléments pouvant éclairer l’œuvre de ces trois frères : Antoine, Louis et Mathieu.

Il organise au Grand Palais une grande exposition en 1978-79 qui permet de faire découvrir les œuvres à plus de 300 000 visiteurs. Thuillier ne cherche pas à attribuer les tableaux à l’un des frères, apposant la désignation collective « Le Nain ». En effet, il lui paraît difficile sinon impossible de distinguer le style de chacun comme s’ils avaient voulu « mêler leurs mains de façon indissociable ». Depuis la fin de ces années 70, une seule exposition consacrée aux trois frères fut organisée. Elle se déroule en ce moment et est itinérante ; débutant aux États-Unis et s’achevant au printemps 2017 au Louvre-Lens.
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Le Nain 2Le Nain – Le concert

On retrouve dans ce livre les principales études de Jacques Thuillier, dont celle du catalogue de l’exposition du Grand Palais. L’influence baroque, et plus particulièrement du Caravage, est parfois évidente. Mais cependant, on trouve de nombreuses scènes où tout semble figé. Il est surtout question des regards, regards d’enfants, de vieillards sans oublier celui du spectateur.

Jacques Thuillier présente une biographie détaillée des peintres, mettant en doute leur date précise de naissance, préférant la situer entre 1600 et 1610. A partir de 1632, on commence à parler à Paris de ces trois peintres natifs de Laon. Il a retrouvé de nombreux documents, mais ils sont souvent parcellaires et ne permettent pas d’offrir une vision explicite des événements de leurs vies. Comme pour le peintre Georges de la Tour, on est parfois obligé de faire des suppositions tant les lacunes à propos du déroulement de leurs existences sont importantes. Louis et Antoine meurent en même temps, certainement d’une maladie contagieuse en 1648. Mathieu ne décède que bien plus tard en 1677, mais à partir de cette date on ne retrouve plus de peinture signée de sa main.

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Antoine_Le_Nain_-_Trois_jeunes_musiciensLe Nain – Les trois musiciens

Les frères Le Nain furent d’abord des « peintres d’histoire » pratiquant « la grande peinture » toute leur vie, cherchant à s’imposer à Paris. Mais beaucoup de leurs décors et tableaux ont disparus ou ont été détruits. Jacques Thuillier retrace l’histoire de tableaux réapparus soudainement sur le marché, ou mal attribués.

C’est à la peinture de genre que les frères Le Nain doivent une grande partie de leur gloire. En cela, ils obéissent au goût de l’époque. En effet, la scène de genre connaît un essor spectaculaire au XVIIe siècle. On peut classer les œuvres des trois frères en plusieurs grands thèmes : tableaux d’enfants (jeux, danse, musique), tableaux d’extérieur (peu nombreux) et les tableaux de paysans. Ainsi la peinture la plus célèbre aujourd’hui « Famille de paysans » n’apparaît qu’à la veille de la guerre de 1914 lors d’une vente à Drouot. On peut rapprocher de ce chef-d’œuvre un autre tableau « Repas de Paysans », lui aussi exposé au musée du Louvre, mais celui-ci fut connu et célèbre très tôt en raison des nombreuses copies qu’on a retrouvées. Sur les deux œuvres, on a une organisation presque similaire avec des personnages disposés autour d’une nappe blanche.

Les frères étaient aussi connus à leur époque par leur talent de portraitiste, des portraits réalisés avec simplicité et une touche franche et aérée. Il s’agit le plus souvent de portraits de groupe.

Je suis heureuse d’avoir reçu ce très beau livre à la riche iconographie. Les illustrations sont de très bonne qualité, souvent imprimées en grand format avec sur l’autre page des vignettes présentant des détails, et la mise en page est séduisante. J’ai eu beaucoup de plaisir à le feuilleter, le lire, et découvrir de nouvelles œuvres… Il est certain que la prochaine fois au Louvre, je ferai une pause plus marquée devant La famille de paysans et peut-être irai-je à Lens en 2017…

Je vous recommande ce bel ouvrage

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Louis_Le_Nain_la_ForgeLe Nain – « La Forge »
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Bombastica naturalis

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Bombastica-Naturalis 4 Bombastica naturalis
Iban Barrenetxea

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« … un infini potentiel pour le bien de l’humanité. »… Bombaltus Dulcimer est un botaniste-inventeur anglais de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. Scientifique un peu fou, il invente et transforme des engins, avec les végétaux. Dans son album, nous pouvons admirer des colonnes corinthiennes avec des feuilles d’acanthes, des buis labyrinthes, une montgolfière-poire, un carrosse-citrouille…
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Bombastica-Naturalis 1… une partition-marguerite

Bombástica-Naturalis-2 un olivier-catapulte,

Bombastica-Naturalis 3

… et bien d’autres ! En tout, seize créations originales et oniriques, illustrées superbement, qui nous font voyager dans un monde toujours en mouvement. L’impulsion est donnée par un vélo, des bourrasques de vent, un pas dynamique, une danse, une montre à gousset… L’histoire est plus visuelle que contée, elle laisse part à notre inspiration.

En quatrième de couverture, il est précisé que cet album s’adresse aux enfants à partir de 7 ans et ça me laisse dubitative. Je ne dis pas que les enfants de cet âge manquent de fantaisie et d’imagination, mais je crains qu’ils ne soient pas sensibles à ces chimères.
Je recommande tout de même ce livre pour ses illustrations vraiment très belles.

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Bombastica-Naturalis 5

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