Jackaby – Tome 1

Un livre offert par Babelio et les Éditions Bayard dans le cadre des Masses Critiques
Challenge polars avec Sharon

 

 

Jackaby
William Ritter

 

Nouvelle-Angleterre, 1892,

Abigail Rook, dix-sept ans, a quitté l’Angleterre depuis un an pour fuir la vie que ses parents lui destinaient après ses études. Épouser un homme à la situation déjà établie, porter des tournures et des corsets, avoir des enfants et tenir une maison n’étant pas ses aspirations premières, elle était partie dans les Carpates sur un site de fouilles archéologiques, en quête d’émancipation. Et pour continuer l’aventure, elle avait pris un bateau pour la Nouvelle-Angleterre.

En ce mois de janvier 1892, elle se retrouve sur le port de New Fiddleham, seule et désargentée, à la recherche d’un gite et d’un travail. Courageuse, déterminée et doté d’un bel optimisme, elle répond à une annonce pour un emploi chez un détective privé peu ordinaire, Mr R.F. Jackaby, spécialiste en phénomènes inexpliqués, qui enquête et donne des conseils sur des affaires d’ordre paranormal.
Séduit par l’intelligence et les capacités d’Abigail, Jackaby l’embauche et met à sa disposition une chambre dans sa grande maison, une bâtisse tout aussi étrange que lui, pleine de vieux livres, d’éprouvettes, d’ossements et d’une collection de runes gravées, qu’il partage avec un fantôme, la belle Jenny, et Douglas le canard chargé des archives, qui fut avant sa transformation un charmant jeune homme.

Après avoir accepté le fait qu’un monde surnaturel venu des croyances du vieux continent puisse exister, Abigail est confronté à sa première enquête, la mort d’un journaliste du Chronicle retrouvé dans son lit, vidé de son sang, avec pour seul indice l’empreinte d’une chaussure métallique.
Si Jackaby a la faculté de percevoir l’invisible et le fantastique, Abigail, très observatrice, est capable de voir l’ordinaire, toutes ces petites choses qui mènent à bien une investigation.
Passant outre la colère de l’inspecteur chef Marlowe qui ne voit pas d’un bon œil cette intrusion, Abigail et Jackaby vont rechercher le meurtrier dans l’univers des créatures fantastiques et découvrir qu’une vieille dame, qui est en réalité une banshee, annonce par des pleurs les morts survenues et à venir, car celui qui vient de mourir, Arthur Bragg, ne sera ni le premier ni le dernier cadavre.

Banshees, fantômes, trolls, lutins, métamorphes, leprechauns, Abigail n’est qu’au début de ses surprises…

Ce tome est le premier d’une série, dans laquelle Abigail et Jackaby traquent des assassins qui n’ont rien d’humains. Comme le duo d’Arthur Conan Doyle, Holmes et Watson, elle est l’assistante et la narratrice, lui est un enquêteur hors norme. Si je fais le parallèle avec une autre série, je pense également à la saga de l’Epouvanteur de Joseph Delaney, avec toutes les créatures surnaturelles issues des contes et légendes, l’action et le côté obscur.
L’histoire se lit bien, elle est du genre accrocheuse (suspense, frissons et émotions), et les personnages principaux sont tous attachants avec leur part de mystère et de fragilité.
Je recommande donc ce roman fantastique, aux initiés du genre… Mais je recommande, aussi, aux jeunes lecteurs qui souhaiteraient s’aventurer dans un autre monde.
A suivre !

 

 

Banshee, illustration de W.H. Brooke pour les Fairy Legends and Traditions of the South of Ireland de Thomas Crofton Croker, 1825

 

 

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Amour, vampire et loup-garou

« Monde imaginaires » d’Aymeline, « Animaux du monde » de Sharon, « Polars » de Liliba

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amour, vampire et loup-garouAmour, vampire et loup-garou
Marie-Aude Murail

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La famille de Marianne Delcroix, sans être marginale, est fantaisiste. La mère Roxane, d’une insouciante légèreté, a eu trois enfants avec des maris différents (Marianne, jeune fille de vingt-deux ans, Antonin, treize ans, Maroussia, trois ans) et c’est l’aînée de la fratrie qui gère le quotidien.
A la maison, l’ambiance est heureuse. Marianne veille à transmettre une bonne éducation avec tout son amour et son dévouement. Elle partage son temps entre ses responsabilités domestiques et son travail au CEPP, Centre d’Etudes des Phénomènes Paranormaux, sous les ordres du professeur Anatole Le Lyonnais, homme rationnel qui démonte les supercheries paranormales. Sa vie amoureuse est inexistante et Maroussia, dans son langage petite peste, aime à clamer que sa sœur est « timide de garçons ». En fait, elle est tout le contraire de la mère qui est sensible à la gente masculine et qui se pâme même devant la télévision pour Sylvère Lomeret, le présentateur vedette du journal de France 3 Région.
Un soir, tous à leur plateau hamburger-coca devant les informations dites par le séducteur de ces dames, ils apprennent la disparition d’un deuxième garçon dans la région de Montalivet. Le drame fait frissonner Marianne qui s’inquiète de tant de violence.
Ce ne sera que quelques jours plus tard qu’on retrouvera le corps et que l’autopsie révèlera une mort pas noyade.

Sylvère Lomeret aimerait bien questionner Totor… Dr Victor, le médecin légiste qui a remis son rapport aux autorités… et enquêter sur le décès du jeune garçon. Son flair de journaliste le mène à penser que la tragédie n’est pas un accident. Mais avant, il doit se rendre au CEPP pour un article sur une télépathe.
Au centre, il fait la connaissance de l’assistante du professeur, la charmante Marianne Delcroix, et d’un étudiant en psychiatrie très particulier. « Grmmvous… Grmmm… » Hugo Knocker n’a pas qu’un drôle langage, il a aussi un comportement bizarre et une dégaine peu ragoûtante !

Le Dr Victor est tourmenté par sa conscience. Cette fois-ci, il ne peut se taire. C’est d’un pas affirmé qu’il se rend chez son ami Sylvère afin de se confesser. Pris dans de sombres pensées, il ne s’aperçoit pas qu’il est suivi et que l’ombre va bientôt le mettre à terre…

Quelle est cette menace qui hante les nuits de Montalivet et qui sème des cadavres ?
Marianne, Sylvère et Knocker vont devoir être vigilants… La pleine lune exacerbe l’appétit.

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Ce livre jeunesse est une lecture très sympathique. J’ai lu de l’auteur « Oh, boy ! » et j’ai retrouvé l’entrain, l’humour et la tendresse qui m’avaient tant plu.
Roman fantastique, l’histoire se développe en distillant sa part d’amour, de peur, de légèreté, de fantaisie et d’invraisemblance. On ne sait si le surnaturel se mêle à notre monde ou si c’est de l’ordre de la psychiatrie…
Les personnages principaux sont attachants et ont une vulnérabilité attendrissante. L’évolution de leurs caractères varie le tempo de l’intrigue et la pimente d’humour… et de suspens.
J’ai lu « Amour, vampire et loup-garou » après avoir lu le billet de George. A mon tour, je vous le conseille et vous souhaite une bonne lecture.

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Photo du film « The wolfman »

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