La revanche de l’Epouvanteur, Tome XIII

La revanche de l’Epouvanteur
L’Epouvanteur, Tome XIII
Joseph Delaney

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Il va falloir en finir définitivement avec le Malin. Si l’avantage est en ce moment dans le clan de l’Epouvanteur, bientôt pour Halloween, les mages et les sorcières viendront chercher sa tête, que la tueuse Grimalkin détient toujours (voir épisode précédent).
Tom Ward, septième fils d’un septième fils, a bientôt terminé son apprentissage auprès de John Gregory, mais sa lutte continue, plus impitoyable et déterminée que jamais.
Toutes les nuits, des cauchemars le réveillent. Pour conclure le combat, son amie Alice, fille de l’obscur, doit être tuée lors d’une cérémonie de sabbat dans le cercle de la pierre des Ward. Lui couper les pouces et lui arracher le cœur étant au dessus de ses forces, c’est vers un autre dénouement qu’il se tourne, car avec les trois épées, Lame du Destin, Tranche Os et Lame du Chagrin, il peut vaincre sans la sacrifier. A elle et à Grimalkin de trouver un sortilège dans le Codex du Destin… même si pour cela elles seront obligées de faire de la magie noire.
A Chipenden, la maison a été rebâtie sur les cendres de la précédente et la nouvelle bibliothèque commence à accueillir ses premiers ouvrages. Un gobelin, sous l’apparence d’un chat, en est toujours le gardien. Entre Tom et lui, un pacte a été conclu, mais la confiance entre eux n’est pas évidente surtout lorsque Tom voit le chat se lécher les babines, pleines de sang humain. De son côté, John Gregory, plus las que jamais, prend des dispositions et désigne Tom pour héritier. Plus expérimenté que son élève, il a une vision très pessimiste de leur avenir.
Lorsqu’une nuit, Tom perçoit qu’il est arrivé un malheur. Convaincu que son sentiment est bien réel, il force l’Epouvanteur à l’accompagner. Tous deux se dirigent vers l’ancienne maison de Lizzie l’Osseuse et découvrent parmi des cadavres de sorcières, Grimalkin grièvement blessée. Elle est seule, car Alice a été kidnappée par le puissant mage Lukraste.
Contre l’avis de son maître, très déçu d’apprendre que son fils spirituel continuait à correspondre avec Alice, Tom doit partir à la recherche de la jeune fille pour la délivrer. Au bout de sa quête, il découvrira une horrible surprise.

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Ce treizième tome clôt la série par un épilogue bien triste mais l’auteur a écrit une trilogie (pas encore traduite) qui impulse d’autres aventures à la saga. Heureusement pour nous, car beaucoup de questions restent en suspens.
L’épisode est comme les précédentes histoires, plein de magie, de monstres, de combats cruels et de frissons. Dernière de sa lignée, la lecture se pare de nostalgie. Le premier livre traduit est paru chez Bayard Jeunesse en 2005, et il a immédiatement séduit mon jeune fils qui avait neuf ans à l’époque. J’ai attendu quelques années avant d’aller fureter dans sa bibliothèque et d’en tirer un volume. Au début, j’achetais les tomes pour lui, par la suite, c’était pour moi.
Je vous recommande cette grande épopée fantastique qui compte dans son bestiaire une multitude de créatures horribles et maléfiques…
Attention ! ces histoires peuvent effrayer les jeunes lecteurs.

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Un skelt

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Dérapages

logo_babelioUn livre offert dans le cadre d’une opération Masse Critique de Babelio avec le partenariat des éditions Versilio

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DérapagesDérapages
Danièle Thiéry

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Paris,
Jennifer se retrouve seule, enfermée dans son appartement bunker avec un nourrisson vieillard qu’elle doit nourrir de son lait. Rien ne peut expliquer ce qu’il vient de se passer… la voiture qui l’a percutée sciemment, la disparition de son bébé, l’échange… et cette entité qui se tortille de douleur et de faim ; humaine, mais monstrueuse. Son mari, serait-il de connivence ?

Berck, Pas-de-Calais,
Quel est ce corps qu’on découvre dans l’écume d’une plage de Berck ? Un enfant à qui il est difficile de donner un âge. Il paraît faire six ou sept ans et pourtant les traits de son visage renvoient un autre âge, entre cinquante et soixante ans. Créature sortie d’une histoire à la Mary Shelley, elle se retrouve sur la table d’autopsie sous le scalpel du médecin légiste et sous le regard d’Edwige Marion, commissaire divisionnaire de la police judiciaire de Paris.

Marion n’a guère le temps d’extrapoler des hypothèses car on lui annonce que sa fille adoptive Nina est revenue d’Angleterre dans un sale état. Elle la retrouve à Paris couverte de sang, mutique, ayant certainement subi un traumatisme psychologique et complètement métamorphosée en une femme à la poitrine épanouie. Que s’est-il passé ? Elle avait confié Nina à sa sœur Angèle qui vivait à Londres avec son mari, le brillant Azonov un scientifique de renommée internationale, elle pensait qu’elle devait se plaire dans le lycée français, elle avait essayer de gommer toute appréhension, défiance, et la voilà face à une jeune fille qu’elle ne reconnait plus, secrète, muette, qui cherche à se réfugier dans le sommeil et qui ne dévoile rien de ce qu’elle aurait subi, si ce n’est le mot « Cambridge » qu’elle cite dans une litanie. Ce n’est pas non plus Angèle qui pourrait donner une quelconque explication, car Angèle a disparu… Un vrai cauchemar !
C’est donc auprès d’Alistair Mac Queen, un vieil ami devenu Chief Superintendant à la Metropolitan Police de Londres, qu’elle va demander une pré-enquête et découvrir que Nina a bien changé !

Avec ses amis, le capitaine Valentine Cara, Stéphane Ducros le psychologue, Rose Vergne le médecin légiste, son lieutenant Jean-Charles Annoux et bien d’autres qui gravitent autour de la Mouzaïa, un QG offcieux, Marion va commencer son investigation et découvrir l’horreur absolue ; Jennifer, Berck-Plage, Nina, Angèle… Azonov et ses expériences sur le génome pour lien.
Qu’a subi Nina ? Où est passée Angèle ? et Jennifer, retrouvera-t-elle son bébé ?

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C’est la première fois que je lis Danielle Thiery et c’est au cours de ma lecture que j’ai compris que ce tome est le onzième d’une suite qui raconte les enquêtes tourmentées d’Edwige Marion, commissaire de police. Il est donc dommage de lire « Dérapages » sans connaître les histoires précédentes qui ont bâti son personnage ainsi que ceux des rôles seconds. J’ai souvent été déstabilisée par des réminiscences des chroniques antérieures et la synergie en a été amoindrie. De plus, je n’ai pas compris pourquoi l’auteur dévoile dès le début le fil de l’intrigue car très rapidement on sait de quoi il en retourne. J’aurais souhaité un peu plus de suspens, des indices distillés avec plus de subtilité et un dénouement peut-être plus « classique », péremptoire. Là sont les points négatifs qui rendent mon appréciation mitigée. Pour les points positifs, je voudrais souligner le style alerte et accrocheur de la narration, les personnages qui entourent Marion à la Mouzaïa, tous intéressants et séduisants, la thématique qui si elle n’a rien d’original, a su quand même me captiver… et Marion, une femme attachante qui m’incite à vouloir en savoir un peu plus sur elle.
Ce thriller a quelques passages féroces, implacables, et je ne le conseillerai pas à tout le monde, seulement à un public avisé…

A suivre.

 

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génome humainGénome

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Magasin Général, Notre-Dame-des-Lacs – Tome IX

livres noelLogo BD Mango NoirLe mercredi BD avec Mango et ses amis…
Une lecture commune avec Lasardine

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Marie, Tome I Serge, Tome IILes hommes, Tome III
Montréal, Tome V Ernest Latulipe, Tome VI Charleston, Tome VII
Les femmes, Tome VIII

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Magasin-general 9Notre-Dame-des-Lacs
Magasin Général, Tome IX

Régis Loisel et Jean-Louis Tripp

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Du haut de son paradis, certainement un petit coin près de Notre-Dame-des-Lacs, le fantôme de Félix Ducharme nous raconte pour la dernière fois son village et Marie, sa femme.
La neige recouvre tout, elle est épaisse. Comme tous les hivers, les hommes sont partis dans les bois, les femmes sont majoritaires et maîtresses de leurs journées. Elles préparent les retours du printemps et de leurs hommes. Des coupons de tissus fleuris s’étalent sur les tables, pour des robes affriolantes et légères. Le cordonnier Alcide a pour mission de leur faire des chaussures à talon sur les modèles que portent les femmes à Montréal. Fait marquant, les trois bigotes Gladu, Rosa, Albertine et Jeannette participent à l’ambiance joyeuse. Il faut dire qu’elles sont bien soignées ! Réjean est devenu curé « intermittent » du village et passe la majorité de son temps à seconder Noël pour les finitions du bateau. L’effort physique le comble et lui remet petit à petit les idées en place… Se découvrir ou se retrouver, ça le sauve. Serge se dévoue à tout ce petit monde et surtout il couve Marie.

Marie… Félix n’en revient toujours pas ! Marie est enceinte. Et pas par l’opération du Saint-Esprit ! Marie, la sage, la fidèle, l’obéissante, la discrète, la dévouée… Durant l’été, Marie a eu des amants et une petite graine a germé. Elle aurait bien aimé qu’elle soit de Serge, mais bon… on va dire que faute de ne pas pouvoir être le géniteur, il sera le père de cœur. Marie est épanouie. Elle l’attendait cet enfant, elle le désirait dans ses rêves.
A Notre-Dame, on chuchote qu’il pourrait être le fruit des frères Latulipe ou celui d’Ernest.

Bientôt, le plancher du Magasin Général va tressauter au son du charleston, les talons de ces dames vont cadencer la musique. Les décolletés des nouvelles robes vont rendre amoureux les barbus qui reviennent… Cette séparation les a fait réfléchir. Les temps changent, il faut s’adapter à « l’évolution des mœurs », les femmes se montrent plus féminines et féministes ! et ça, c’est une véritable joie, ça pulse, ça pimente ; elles ont du caractère !…

img506… Ils sont arrivés… La neige commence à fondre. Quelle tristesse pour Félix de ne pas pouvoir les rejoindre ! Il survole le village, surprend des conversations intimes, regarde le ventre de Marie se tendre.
Réjean et Serge veulent faire une surprise à Marie. Sur un catalogue, ils admirent une robe de baptême qu’ils ne pourront trouver qu’à Montréal. Pourquoi n’iraient-ils pas faire un saut ? Une fois révisée, l’Indian remisée dans la grange fera une bonne monture pour les deux amis. La douceur du printemps les pousse vers plus de liberté.

A Notre-Dame-des Lacs, bien des choses ont changé ! Ils sont heureux… La communauté est solidaire dans les bonheurs comme dans les peines. Les lots de chagrins n’arriveront jamais à consumer une telle harmonie.
Au moulin à scie, le bateau de Noël va bientôt être baptisé au champagne. Jacinthe ne quitte pas son appareil photo et saisit sur le vif le dynamisme de Notre-Dame. Marie est sereine, elle est une madone auréolée de grâce. Il y a de l’amour dans l’air. Et puis, tout ce que je vous laisse découvrir…

… Et puis moi qui suis toute mélancolie. Je regarde les dernières pages qui représentent l’album photos de Jacinthe. Les clichés couleur sépia racontent quelques souvenirs des neuf tomes de la série et les jours d’après, ceux que l’on pourrait imaginer.
C’est une merveilleuse série où l’histoire est superbement mise en valeur par les dessins. Parfois les mots sont superflus, les expressions, les gestes dessinés esquissent avec délicatesse et pudeur une histoire que l’on devine.
J’ai tout aimé. L’humour, ce petit coin de terre du Québec, les histoires de chacun, la liberté, la belle humanité, la solidarité, l’élégance, la joie de vivre.

Mon gros coup de cœur que je chéris et que j’aimerais vous faire connaître.

Des billets chez Lasardine,

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L’hiver de la famille Souris et La famille Souris prépare le nouvel an

logo illustrationsLogo-Sharonlogo album1« Animaux du monde » de Sharon
« Je lis des albums » d’Hérisson


Une semaine d’illustrations, du 26 janvier au 01 février

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La famille Souris prépare le nouvel anl'hiver de la famille souris

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Kazuo Iwamura

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La famille Souris prépare le jour de l’an

Il fait très froid, il est encore tôt, le soleil tarde ! Alors que la famille Souris a bien du mal à se lever, grand-papa et papa Souris sont déjà dehors à travailler. Dans la maison, le reste de la famille prépare le riz pour les gâteaux du nouvel an. Cette recette demande l’assistance de tout le monde car elle semble bien difficile…
Du riz cuit, de la farine, un mortier… taper, taper fort pour que le riz ne colle pas… confectionner des boules de pâtes, ajouter du sucre et des noix… c’est prêt ! et c’est délicieux.
Il a fallu toute une journée pour les préparatifs du réveillon et dehors, il fait déjà nuit, la neige tombe et commence à tout recouvrir. C’est l’hiver, la famille Souris est heureuse dans leur petite maison…
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L’hiver de la famille Souris

… C’est l’hiver, la saison qui rapproche le plus la famille. Quatorze souris, parents, grands-parents et enfants, sont bien à l’abri dans leur maison, nichée dans le creux d’un arbre. Chacun s’active à rendre les journées agréables et à préparer les joies de l’hiver. Dehors, c’est tout blanc. Grand-papa aidé de ses petits-enfant bricole des skis dans des bambous pour les luges, le papa assisté du reste de la fratrie élabore un jeu de société, et en cuisine, cuisinières expérimentées et marmitons en culottes courtes préparent des gâteaux pour le goûter… des petits chaussons aux fraises. Il fait chaud, ça sent bon, ils vont tous se régaler.
Dehors, il y a la neige, du soleil, il faut en profiter ! et les voilà tous emmitouflés, prêts à essayer les luges de grand-papa…
C’est quand même super chouette, l’hiver !

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En fouillant les bacs de mon libraire, j’ai découvert la famille Souris (elle m’attendait). Attirée par les couvertures, j’ai commencé à les feuilleter et j’ai craqué !
L’auteur Kazuo Iwamura est un auteur qui illustre ses histoires. Japonais, on retrouve dans quelques détails du graphisme une inspiration nippone.
Plus d’une vingtaine d’années séparent ces deux livrets (le premier est sorti en 2008 et le second en 1986), et c’est comme s’ils étaient liés dans un même album. Beaucoup de délicatesse, des rondeurs, de la générosité, du bonheur simple, pour les rêves des enfants. Les histoires sont courtes, faciles à lire, faciles à raconter, les illustrations évoquent des tableaux familiers, doux, et rassurants.
Je laisse la famille Souris pour l’hiver et je les retrouverai pour le printemps, saison des piques-niques et de l’éveil de la nature…

D’autres billets chez Lou,

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Nom d’une poule, on a volé le soleil !

logo illustrationslogo album1« Animaux du monde » de Sharon
« Je lis des albums » d’Hérisson


Une semaine d’illustrations, du 26 au 31 janvier

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nom d'une poule on a volé le soleilNom d’une poule, on a volé le soleil !
Texte de Christian Jolibois
Illustrations de Christian Heinrich

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Carmen et Carmelito sont fiers de leur père Pitikok qui tous les matins demande au soleil de se lever. Au chant « Cocoricooo ! », l’astre apparaît. Mais un jour… malgré les encouragements de ses enfants, Pitilok n’arrive pas à le faire poindre.
L’heure est grave. Une dissidence pointe son nez dans le poulailler et fomente un coup d’état. Les petits coqs se voient déjà au pouvoir !

Il est temps pour Carmen et Carmelito de sauver leur père et de partir en quête du soleil. Pour cela, ils seront aidés de Bélino, le bélier, et de Colbert, le canard. Dirigés par les « cherches-soleil », leur route les mènera dans l’atelier des frères Montgolfier où est entreposé l’un des plus beaux soleils…

img497 « Les P’tites Poules » est une série qui compte une douzaine d’histoires racontant la vie d’un poulailler.
Pour cet épisode, Carmen et Carmelito viennent en aide à leur père. La situation est attendrissante car Pitikok, malgré toute sa bonne volonté, ne peut assurer son travail. Il en est tout dépité et blessé. C’est un plaisir suprême de voir la fierté de ses enfants et d’être leur héros.

Des illustrations expressives, gaies, des personnages candides, une histoire belle, émouvante, amusante, je ne manquerai pas de m’intéresser aux autres livrets et essaierai de les lire dans leur chronologie ; le premier titre étant « La petite poule qui voulait voir la mer »… poétique !

 

Important, sachez traduire « cocorico ! » en toutes les langues…
– anglais : Cook-a-doodle !
– espagnol : Quiquiriki !
– russe : Kou-ka-ré-kou !
– chinois : Wou wou !
– japonais : Kou kou kou kou !
– allemand Kikeriki !
– italien : Chichirichi !
– irlandais : Cuc-a-dudal-du !

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Enola Holmes, Métro Baker Street – Tome VI

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Le mois anglais avec Titine, Lou, Cryssilda – 13ème billet
La Communauté Sherlock, « God save the livre » d’Antoni, « XIXème siècle » de Fanny, « British mysteries » de Lou et Hilde, et « Thrillers-Polars » de Liliba
Une lecture commune avec Shelbylee et Manu

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La double disparition, tome IL’affaire Lady Alistair, tome II
Le mystère des pavots blancs, tome IIILe secret de l’éventail, tome IV
L’énigme du message perdu, Tome V

 

enola6Les enquêtes d’Enola Holmes
Métro Baker Street, Tome VI
Nancy Springer

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Juillet 1889,

Dans le manoir familial de Ferndell, Sherlock Holmes se fait remettre par la gouvernante Mrs Lane, un colis bien étrange dans lequel se trouve une lettre destinée à Enola. A n’en pas douter, l’enveloppe énigmatique, décorée d’arabesques au fusain, est l’œuvre de sa mère, Lady Eudoria Vernet Holmes, disparue depuis un an. Dans la famille, sa mère n’est pas la seule à s’être évaporée dans la nature… sa jeune sœur Enola se cache dans les rues de Londres pour fuir le pensionnat pour jeunes filles que ses frères lui destinaient…
Il est temps pour Sherlock de retrouver Enola ! et Reginald est celui qui l’aidera… A cela, le colley est bien d’accord, il est prêt à mettre sa truffe au service du célèbre détective.

A Londres, Enola s’est reconstituée une autre identité. Elle n’est plus Miss Meshle la secrétaire du Dr Ragostin, mais son assistante, Mrs Jacobson. Plus digne, plus affirmée, elle ne doute plus de ce qu’elle veut faire. Retrouver les personnes ou les objets qui disparaissent, est sa vocation. En ce mois de juillet, un jeune homme tourmenté arrive au bureau du Dr Ragostin en pestant après ces incapables de Scotland Yard. Sherlock Holmes étant absent, le duc Luis Orlando del Campo veut que le Dr Ragostin retrouve sa femme, la délicate et sublime Blanchefleur qui a disparu dans la bouche du métro de Baker Street. Enlèvement, fugue, aucune trace, aucune piste, rien ne peut supposer l’un ou l’autre. C’est en interrogeant les dames d’honneur de la duchesse et en se rendant sur place, dans les profondeurs de la station de métro, qu’Enola va débuter son enquête. Elle devra faire attention car son frère Sherlock qui est également mandaté pour retrouver la disparue, la suit de près… et quand on parle de Sherlock, on sait que Mycroft n’est pas loin…

Cette lettre envoyée par Lady Eudoria pour sa fille Enola, que veut-elle raconter ? Où est passée la douce Blanchefleur, aussi fragile qu’une porcelaine ? Sur la route de ses investigations, Enola croisera ses deux aînés, Sherlock et Mycroft, et curieusement, elle sera bien heureuse de les retrouver car l’entreprise est particulièrement dangereuse, la vie de Blanchefleur est menacée.
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Dernier tome de la série (à ce jour) et certainement mon préféré, nous retrouvons Enola et ses frères dans une enquête qui va les réunir. Le secret de leur mère sera aussi dévoilé dans un ultime message codé. Cet épisode est touchant car l’émotion va toucher les trois enfants Holmes.
Enola va fêter ses quinze ans, elle est déjà indépendante et très déterminée. Dans ce roman, nous la suivons dans le quartier de Baker Street et cette ligne de métro qui est ouverte depuis une vingtaine d’années déjà. On découvre un monde souterrain peuplé de « Toshers », des fouilleurs d’égouts, qui se partagent les lieux et qui revendent leurs affaires dans l’East End. J’avais déjà lu que tout se vendait dans ce quartier et que l’âme n’avait que peu de poids.
Au delà de l’intrigue, c’est toute une époque victorienne qui est abordée. Dans ce dernier livre, l’auteur fait une pirouette en revenant sur l’histoire du premier tome. Enola refusait de porter un corset, ou alors quelque chose de très relâché. Dans ce tome, Blanchefleur, comme toutes les femmes de ce temps, esclaves des dictats la mode et de la bienséance, a le corps atrophié par un corset « cuillère » (ce n’est pas sans rappeler les pieds bandés et réduits des Chinoises.). La femme est un objet, propriété de son mari, de ses parents, jamais libre de ses mouvements.
« L’une des pires cuirasses : le plus long des corsets en tout cas, enserrant sa victime du dessous des bras jusqu’au bas-ventre, avec cette « cuillère » d’acier destinées à interdire toute avancée du corps au-dessous de la poitrine, hormis une infime rondeur abdominale. Et depuis l’enfance ! »
Nous avons plaisir à voir Enola mener son enquête, se travestir et jouer à cache-cache avec ses frères. L’auteur l’affuble d’un humour bougon et moqueur qui est un de ses principaux charmes. Son intelligence n’a rien à envier à Sherlock, quant à sa soif de justice, elle est avant tout une générosité et une bienveillance envers son prochain.

Je vous recommande cette série qui est un plaisir de lecture ! Et je demande à l’auteur de nous permettre de retrouver Enola dans d’autres aventures, maintenant qu’elle à la permission des ses tuteurs…

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Des lectures faites en compagnie de deux copines, Manu et Shelbylee.

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Dinky rouge sang

Vintage wallpaperlogo thriller 13« Polars » de Liliba
Lecture commune avec Nahe
Deux semaines de vacances avec une bibliothèque jeunesse

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Dinky rouge sangDinky rouge sang
Marie-Aude Murail

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Nils Hazard, trente-quatre ans, est un professeur d’histoire à la Sorbonne, spécialisé dans la civilisation étrusque. Proche de ses élèves, il aime tisser des liens en dehors de ses cours. C’est ainsi qu’il lie une amitié particulière avec Catherine Roque.
Lorsqu’il fait la connaissance des jumeaux Roque, Nils ne peut s’empêcher d’être perturbé par les tics grimaçants de Frédéric, le frère de Catherine, et quand il demande de quelle pathologie il souffre, on lui répond que rien ne peut l’expliquer ou la définir. C’est survenu dans son enfance alors qu’il était dans un camp de vacances. L’origine des rictus est certainement due à un choc émotionnel, une peur.
Pour Nils, si Frédéric revêt un « masque », c’est pour une bonne raison et cet argument, il faudra aller le chercher dans les souvenirs de l’enfance.

Nils sait de quoi il parle ! Dans une lettre confiée à son notaire pour Catherine, à ne donner que s’il devait décéder, il raconte en confession son expérience. Depuis l’âge de ses trois ans, époque où il est devenu orphelin, on lui a toujours fait croire qu’il était un monstre. Elevé par son grand-père, un homme taciturne et insensible, ce n’est qu’à l’adolescence qu’il a commencé à poser des questions sur sa filiation et à mener son enquête… Qui étaient ses parents ? De quoi sont-il morts ? Et pourquoi le maintient-on à l’écart de la famille ? Dans un grenier, il trouve les réponses, bien rangées, bien cachées…

Chasseur d’énigmes, c’est Catherine qui lui donne ce titre. Après avoir résolu l’histoire de Frédéric, elle lui soumet un deuxième mystère. Pourquoi son ex-fiancé a disparu du jour au lendemain sans une explication ?

On dit que les souvenirs des premières années s’effacent… « Ainsi un criminel de trois ans ne se souviendrait de rien à l’âge adulte et pourrait être considéré comme innocent, même par lui ». Nils sait bien que cette théorie est fausse, que tout est inscrit dans la carte mémoire et que les bribes enregistrées durant l’enfance peuvent plus tard réapparaître pour tout chambouler.

Avec Catherine, Nils élucide petit à petit les ombres qu’on lui soumet. La première étant la sienne, la seconde étant celle de Frédéric, la troisième, celle de ce fiancé disparu en emportant seulement deux pièces de son jeu d’échecs, la quatrième, celle d’un collégien qui bégaie, la cinquième… Solange, l’amie de Catherine, qui ne peut boire du chocolat… Anodine, petit défi, cette dernière est certainement la plus horrible des « devinettes » !

Nils Hazard, professeur d’histoire à la Sorbonne, spécialiste en étruscologie, et… chasseur d’énigmes.

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Étrange premier tome où l’on fait connaissance d’un enquêteur original. On peut imaginer le personnage comme un Indiana Jones spécial, plus dans l’intellect que le physique, qui laisserait à ses petites cellules grises toute l’imagination créatrice pour sonder les méandres de l’âme humaine et investiguer les traumatismes. Assisté de Catherine, plus sportive et pragmatique, ils forment un tandem charmant.
Je n’ai pas retrouvé le style de Marie-Aude Murail dans ce roman, cette plume qui m’émeut et qui me fait sourire. J’ai découvert une autre facette de son écriture, un peu plus distante, froide, avec un humour pince-sans-rire. Pourtant, lorsqu’elle conte l’histoire de Nils, il y a matière à s’émouvoir… et à avoir des frissons.
Baladée dans le début du livre, même égarée, j’ai eu du mal à comprendre la trame. Cette lecture demande de la concentration et de la patience.
Mitigée, un peu, je compte quand même lire le deuxième tome de la série en compagnie de Nahe. Je ne suis pas déçue, juste surprise, et je souhaite poursuivre l’aventure !
Bientôt… nous lirons « L’assassin est au collège ».

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