L’océan au bout du chemin


Halloween en octobre avec
Hilde et Lou
Une lecture commune avec Nahe
Billet n°3

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L’océan au bout du chemin
Neil Gaiman

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Le Sussex,

Revenu dans le pays de son enfance pour un enterrement, le narrateur s’évade et évoque les champs, les fermes, son ancienne maison et les gens. Il était arrivé dans cette campagne à l’âge de sept ans et il en était reparti pour ses douze ans. A travers le regard innocent et méfiant du petit garçon, il nous raconte l’histoire de ces années dont on ne sait si elles sont fantasmées ou réelles car nous basculons très rapidement dans un monde obscur, chimérique et invisible. Lorsqu’il dépasse la frontière de l’ancienne maison et qu’il remonte le petit chemin creux, il arrive chez les Hempstock.
Famille de trois femmes, une grand-mère, la mère et la fille, les Hempstock avaient été pour lui plus qu’un soutien et une protection.
Tout commence par le suicide ou le meurtre d’un chercheur d’opales venu passer quelques jours dans le bed and breakfast de ses parents. Sur les lieux du drame, pour qu’il ne dérange pas la police, on l’avait confié à Lettie Hempstock, une gamine de onze ans, qui l’avait amené chez elle. Bien accueilli et réconforté, elle lui avait servi un bol de porridge qu’elle avait nappé de façon gourmande de crème et de confiture. Ce moment « parfait », il le range dans les souvenirs les plus heureux de sa vie.

A compter de ce jour, il devient l’hôte privilégié de ses voisines mystérieuses. Avec Lettie, qui s’arme d’une badine de coudrier, il s’aventure, découvre les esprits de la nature et apprend que la marre du bois est un passage secret qui peut se transformer en un océan. Avec la grand-mère, ce sont des contes qui parlent des vieux temps païens, de la première lune et d’un monde parallèle proche du notre. C’est alors qu’en tant qu’initié, sorcières, fantômes et autres créatures mystiques se manifestent à lui.
Lettie veille sur lui, mais jusqu’à quand ?

Dès les premières pages, c’est au lecteur de donner à ce roman le sens qu’il désire. Est-ce que le petit garçon qui délaissé par des parents trop occupés et à l’imagination débordante, invente un univers fantasmagorique ou est-ce une réalité ? Combinaison des deux, née de nos peurs enfantines, de l’inconscience, l’ambiance peut se montrer angoissante, voire cauchemardesque. Le narrateur adulte semble avoir oublié les caractères enchanteurs et tragiques du passé, n’ayant gardé que des bribes fugaces, des défiances, et laisse donc à l’enfant le droit de s’épancher et de nous raconter cet éveil.
Le surréalisme de l’histoire ne facilite pas la lecture, alors je vous conseille de vous laisser mener sans trop réfléchir et de vous laisser porter par le style onirique. Gardons en chacun de nous une part de magie et de rêves !

D’autres billets chez Fondant,

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Peinture de William Turner

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Le parfum des fraises sauvages


Le mois anglais avec Cryssilda et Lou

Littérature anglaise avec Titine

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Le parfum des fraises sauvages
Angela Thirkell

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Les fraises sauvages ont un parfum de liberté à Rushwater House. Cette demeure imposante de style néo-gothique, construite par le grand-père du propriétaire actuel Lord Leslie, est pleine d’enfants de de petits-enfants en ce début d’été.
Nous faisons la connaissance de cette famille par l’entremise du révérend de l’église St. Mary’s qui les attend pour célébrer l’office du matin. Il nous confie que leurs personnalités sont peu classiques et que Lady Emily, tête de proue, est assurément la plus fantasque.
Nous sommes dans la deuxième période de l’Entre-deux-guerres et le roman ne va raconter que l’insouciance des beaux jours.

Un anniversaire à fêter et un bal à organiser, c’est dans cette ambiance qu’arrive Mary Preston, une nièce du colonel Graham qui est l’époux d’Agnès, la fille cadette des Leslie. A vingt-trois ans, Mary a essayé de s’affranchir de sa mère autoritaire en travaillant dans une bibliothèque, mais une modeste rente et une éducation stricte ont fait qu’elle n’a pas pu aller bien loin. Au contact des Leslie, Mary sort de sa chrysalide et se prend d’affection pour tous les membres de la famille. Ils sont charmants, intelligents, taquins et unis. Lady Emily et son mari ont la générosité du cœur. Après avoir perdu leur fils aîné à la guerre, ils ont surmonté leur douloureuse peine pour le bonheur des autres. De leurs enfants, John est le deuxième de la fratrie. Responsable, sérieux, doux et attentionné, il a connu le malheur de perdre sa femme un an après leur mariage. Le deuil est difficile à vivre, il ne recherche l’apaisement que dans le travail et le bien-être des siens. Après lui, vient Agnès, une mère de famille comblée. De son caractère on retient qu’elle est une sotte gentille et c’est dit avec beaucoup de tendresse. Elle est, elle aussi à sa manière, une originale. Le quatrième, le benjamin, est David. La première fois qu’elle le voit, Mary ne peut s’empêcher de tomber sous le charme de ce diablotin égocentrique qui rêve de faire du cinéma, de travailler à la radio ou d’écrire un livre. Artiste, il insuffle à Rushwater House le dynamisme de sa jeunesse, sa désinvolture et un esprit jazzy. David est aussi le modèle de son neveu Martin qui a dix ans de moins que lui. Martin, fils du fils aîné disparu, est l’héritier du domaine et celui qui va fêter ses dix-sept ans…
Que du monde à tous les étages de la maison !

De la superficialité, de l’extravagance mais aussi beaucoup d’humanité, il semble que le temps ait été suspendu et qu’une sphère protège ce coin de campagne des désolations de l’époque. L’été, c’est aussi la saison des amours. Les roucoulades sont innocentes, les élans timides et seules les pensées vagabondent vers la romance. Mary se met à rêver au parfum des fraises sauvages… et ainsi, permettre à Lady Emily et sa fille Agnès de jouer les Cupidon.
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Ne prenez pas ce livre au premier degré, ni au deuxième, et retenez plutôt le comique de cette satire qui nous est contée. Il est difficile de suivre le fil du scénario car nous avons parfois l’impression que l’auteur nous plonge dans une dimension surréaliste tant les personnages nous paraissent stupides. L’histoire en elle même n’est pas transcendante. De la nurserie, nous passons à table, puis sur les chaises longues du jardin, et les bavardages sont des banalités désopilantes. Mais ce qui élève l’intérêt du roman, c’est la peinture de cette société de la campagne anglaise. La bizarrerie étant dans un mélange de conservatisme et d’anticonformisme fantaisiste de la famille Leslie, des domestiques qui sont à leurs services et des voisins.
Ce livre édité en 1934 est… intéressant !

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Peinture de John Collier représentant Angela Thirkell

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L’employé de l’agent de change

Challenge polars avec Sharon
40 nouvelles pour mars, avec Aymeline
Et mois Kiltissime de Cryssilda
Mes lectures avec Sherlock…

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L’employé de l’agent de change
Les mémoires de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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Les nouvelles des mémoires ne suivent pas la chronologie des enquêtes. Dans cette dernière, John Watson est marié et a pris la clientèle d’un vieux médecin dans le quartier de Paddington.
Un matin, à sa grande surprise, il reçoit la visite de Sherlock Holmes qu’il n’a pas vu depuis l’affaire du Signe des Quatre. Le motif invoqué ? Ajouter à sa collection d’énigmes une chronique inédite. Alléchante proposition ! Watson ne se fait pas prié pour suivre son ami…
Durant le voyage en train jusqu’à Birmingham, le client Hall Pycroft raconte l’affaire qui le mène à consulter le détective. Au chômage depuis quelques mois, après la faillite de la banque pour laquelle il travaillait depuis cinq ans, il commençait à désespérer quand un emploi dans le bureau de change Mawson & William’s lui est proposé. Mais après avoir signé, une autre proposition lui ai faite, encore plus prestigieuse que la première. Une société en quincaillerie lui offre le poste de directeur avec une rémunération très attrayante. Malgré qu’il soit déjà en contrat, Pycroft décide de s’engager auprès de la seconde, et dans l’immédiat, suivant le conseil d’Arthur Pinner l’agent de la quincaillerie, de n’en référer à personne.
C’est en se rendant dans les bureaux de l’entreprise que Pycroft soupçonne un traquenard. La société à Birmingham n’est référencée sur aucune plaque professionnelle, les locaux sont impersonnels, vides, poussiéreux, et l’homme qui le reçoit est le sosie de Pinner…
L’aventure commence pour les trois hommes, Pycroft, Watson et Holmes !

Lorsqu’il est affaire d’escroquerie… Cette enquête n’a pas le brio de certaines, mais c’est toujours un grand plaisir de lire la trame d’un scénario bien élaboré, dont le dénouement déconcerte un peu.

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La figure jaune


Challenge polars avec Sharon

40 nouvelles pour mars, avec Aymeline
Et mois Kiltissime de Cryssilda
Mes lectures avec Sherlock…

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La figure jaune
Les mémoires de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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« Norbury »… Le train mène Holmes et Watson vers cette ville du sud de Londres pour enquêter sur une affaire annoncée « délicate ». Le client Grant Munro, un prospère marchand de houblon, pense que sa jeune épouse pourrait être victime d’un chantage manigancé par son nouveau voisin, un homme secret qu’il n’a jamais vu et qu’elle rencontre en cachette. Depuis quelques jours, malgré le caractère enjoué et aimant de sa femme, une aura de mystères l’assombrit et émousse leur relation qui était jusqu’à présent idyllique.
Chantage ou infidélité, Munro souhaite que Holmes lui donne sa vision de l’histoire.

Watson débute cette chronique en précisant qu’il a toujours voulu se montrer honnête dans ses écrits et que sur la douzaine d’enquêtes où son ami s’est montré moins brillant qu’à son habitude, celle-ci en faisait partie.
Lorsque Munro se rend au 21 Baker Street, Holmes est dans une phase d’ennui profond où toute intrigue est bonne à prendre. Ce n’est pas la banale histoire d’un adultère qui émoustillera sa curiosité, mais un fait étrange, suffisamment curieux pour attirer son attention et le faire se déplacer… En approchant de la maison de son voisin, Munro a vu un personnage terrifiant derrière l’une des fenêtres. Le terme exact qu’il emploie est : « inhumain ». L’énigme prend alors une dimension bien ténébreuse…
Je vous laisse le plaisir de découvrir le fin mot de l’histoire qui est comme toujours, étonnant sur bien des points, surtout dans cette Angleterre très conservatrice. Vous partagerez alors la surprise avec Holmes et Watson !

« – Watson, si jamais vous avez l’impression que je me fie un peu trop à mes facultés, ou que j’accorde à une affaire moins d’intérêt qu’elle ne le mérite, alors ayez la bonté de me chuchoter à l’oreille : « Norbury ! » Je vous en serai toujours infiniment reconnaissant. »

Des nouvelles à recommander…

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Cuisinière Anglaise

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Une semaine de livres de recettes
Un livre offert par San-Tooshy

cuisiniere-anglaiseCuisinière Anglaise
Louise Rapp

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Il fut un temps où la désignation « cuisine anglaise » faisait grimacer. On imaginait des gelées tremblotantes vertes, des sandwichs au pain de mie farcis de viandes mixées et des puddings graisseux… Bouh ! que c’était vilain et peu charitable envers nos voisins d’Albion…

A travers son livre, manuscrit et illustré comme un carnet personnel, Louise Rapp nous invite à découvrir la cuisine anglaise familiale, celle qui a fait les délices de son enfance auprès de parents anglophiles. Elle dit qu’à la simple évocation d’un mets, d’une sauce ou d’un biscuit, elle fond de plaisir. Pour une table bourgeoise ou une table plus prolétaire, les propositions ne manquent pas ! L’ingéniosité des plats s’élabore avec des restes de repas comme le faisaient les femmes des ouvriers et des mineurs et nous retrouvons tout ce qu’il y a de plus typique dans leur gastronomie. Croquettes, soupes, omelettes, pâtés, sandwichs, salades, chaussons fourrés, beignets, gratins, hachis, gelée, tarte au citron, riz au lait, sablés, biscuits… dits ainsi ça ne fait pas très english, mais si on vous susurre porks pies, scrambled eggs, apple sauce, fish and chips, roasted beef with yorshire puddings, chutney, apple et blackberry crumble, lemon meringue pie, vanilla fudge… le charme agit !

Sur du papier au grammage lourd, jauni pour faire plus vieux, et « scrapbooké » avec d’anciennes cartes postales du début du XXe siècle, les recettes s’ordonnent en cinq parties, pour la plupart documentées historiquement et anecdotiquement ; « Petits-déjeuners et entrées », « Plats et accompagnements », « Condiments », « Desserts », « L’heure du thé » et « Suggestion de menus » pour les quatre saisons.
L’idée d’un carnet personnalisé dans un style vintage est sympathique, les suggestions sont très tentantes, mais le seul petit bémol que je soumettrais c’est l’absence de photographies. J’aurais aimé voir les plats évoqués.
Du même auteur, vous pourrez aller en Espagne avec « Tapas », et dans la même collection « Cuisinière… », d’autres voyages vous attendent.

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Le chien des Baskerville

3123380775Octobre en Halloween avec Hide et Lou
Des polars chez Sharon
Une lecture commune avec Belette qui a vu une adaptation télévisée et qui a lu le livre.

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le-chien-des-baskerville-699436Le chien des Baskerville
Arthur Conan Doyle

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Cette histoire est à lire par un après-midi pluvieux d’octobre, sous un plaid, dans le jour déclinant. Munissez-vous d’une tasse de thé ou d’un chocolat bien crémeux pour vous réconforter…

A Londres, le brouillard est épais et le vent d’octobre est froid. James Mortimer, un médecin de campagne, vient demander conseil à Sherlock Holmes qui se trouve en compagnie de son ami John Watson, au 21 Baker Street. Il introduit sa requête en louant les qualités du détective… « A un esprit féru de précision scientifique… Mais chacun reconnaît que vous êtes incomparable en tant qu’homme pratique ». Car l’affaire qui l’amène tient d’une chimère datant de 1742.

Installé dans le Devonshire depuis son mariage, Mortimer a eu pour patient et ami Sir Charles Baskerville, un baronnet qui a su rétablir la fortune de sa famille que des ancêtres avaient dilapidée. Propriétaire d’un manoir sis sur des hectares de landes, à sa mort, il laisse un bel héritage à un neveu Canadien. Les questions étant… Doit-il montrer à Henry les écrits qui narrent la légende des Baskerville et doit-il raconter l’étrange décès de son oncle Charles. Le vieil homme qui avait le cœur fragile est mort d’une crise cardiaque, la nuit, sur la lande boueuse. Il avait pour habitude le soir de se promener dans une allée d’ifs devant le manoir, mais Barrymore le majordome a retrouvé son corps dans une direction opposée. Un bohémien a témoigné qu’il avait entendu des cris et lorsque Mortimer a dû confirmer la mort, il a découvert sur le visage de son ami un rictus d’épouvante qui le défigurait ; à ses côtés, « des empreintes d’un chien gigantesque ».
La malédiction ! Sherlock Holmes convie Mortimer à lire le manuscrit relatant cette damnation qui se rattache aux Baskerville depuis des siècles… Hugo Baskerville était un être foncièrement méchant. Une nuit, après avoir enlevé une jeune paysanne pour lui faire subir des outrages, il a été retrouvé, égorgé par un chien monstrueux venu des enfers. Trois de ses amis qui l’accompagnaient avaient décrit la bête
et traumatisés, avaient perdu, l’un la vie, les deux autres leur raison ; « … immonde, une grosse bête noire, bâtie comme un chien, mais bien plus grande que n’importe quel chien… »

L’histoire est passionnante et inquiétante, un chien diabolique et une lande battue par les vents. Elle titille l’ardeur de Holmes qui commence à analyser les faits. Il propose à Mortimer de rencontrer Henry le lendemain et de ne rien lui dévoiler durant les vingt-quatre prochaines heures. Watson appelle cette phase indispensable à Holmes « l’intense concentration mentale ».
Ce ne sera alors que le lendemain dans la soirée que tous se retrouveront dans le salon du détective pour structurer l’enquête.
Holmes restera à Londres et Watson partira avec Henry Baskerville et James Mortimer dans le Dartmoor. Il lui écrira des rapports les plus détaillés possible.
« – L’endroit doit être sauvage.

– Oui. Si le diable désirait se mêler aux affaires humaines…
– Tiens ! Vous penchez maintenant pour une explication surnaturelle ?
– Les agents du diable peuvent être de chair et de sang, non ?… »

D’après les prémices de quelques petites investigations, Holmes peut déclarer que la nature du crime n’est pas si surnaturelle qu’on nous le laisse croire. Et il est à prévoir que le chien des Baskerville se manifestera encore…

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Cette enquête, de trame assez classique, est l’une de mes préférées. Même si Sherlock Holmes n’apparaît que vers la fin, on l’imagine tout au long de la lecture, dans l’ombre de Watson, prêt à intervenir. L’ambiance et les décors rendent l’histoire captivante. Les landes sauvages et rudes sous des cieux automnaux, des nuits funèbres, des cris perçants d’oiseaux de proie, et beaucoup de solitude. La nuit dans le manoir, Watson guette le moindre bruit, la moindre lueur, et nous de même ! Tout le monde semble suspect et on attend avec impatience de lire le moment où la bête sortira de son trou. Superstition, crédulité, vieille légende, monstre diabolique et être despotique inspirent les criminels. Je précise que même Holmes aura des frissons de peur…
Il me semble qu’Agatha Christie s’est inspirée de certaines scènes pour étoffer une des enquêtes de Poirot. Un tableau, une ressemblance, nous rapprochent  du dénouement.
Une très bonne histoire que je vous conseille !

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Adaptation cinématographique

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Coup de foudre à Austenland

logomoisaméricain16
Septembre en Amérique
avec Titine
1er billet

 

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coup de foudre à austenlandCoup de foudre à Austenland
Shannon Hale

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Jane, une Américaine célibataire de trente-deux ans, est obsédé par l’histoire d’amour entre Elizabeth Bennet et Fitzwilliam Darcy. C’est à l’âge de seize ans qu’elle a découvert le roman de Jane Austen « Orgueil et préjugés » et qu’elle s’est amourachée du ténébreux Darcy. L’adaptation télévisée de la BBC, avec Colin Firth dans le rôle, n’a fait que renforcer cette toquade, en transformant l’engouement en tourment. Car songez… quel est l’homme qui peut surpasser Colin Firth lorsqu’il sort de l’étang, sa chemise mouillée collant à son torse et quelle est la fille qui n’a pas fantasmé sur cette scène ? Pauvre Jane ! Va-t-elle se languir longtemps ?
On pourrait répondre par l’affirmative car son cas est désespéré, mais ça serait compter sans sa grande-tante Carolyn qui, fine mouche, a su déceler le syndrome obsessionnel de sa petite-nièce en découvrant le coffret vidéo de la série, caché derrière une pile de livres.
Au décès de la vieille dame et à la lecture de son testament, Jane a une surprise. Carolyn ne lui a pas donné un sou de sa fortune mais lui offre un séjour en Angleterre dans le fastueux domaine de Pembrook Park.

Pembrook Park est un parc à thème, un Austenland. Dès qu’on franchit les grilles, on est transporté en 1816. On ne porte pas seulement les costumes de l’époque, on adopte aussi les codes de bienséance… et la directrice, Mrs Wattlesbrook, veille comme un dragon sur le règlement et le scénario qui doit se jouer.
Un cottage dans une verte campagne, une soubrette pour l’assister, une calèche pour la véhiculer et des personnages qu’on croirait sortis du livre pour l’escorter. Elle est Jane Erstwhile qui vient rendre visite à sa tante Saffronia et qui rencontre d’autres convives… Lady Templeton, Miss Charming, le colonel Andrews, Mr Nobley…

Si dans un premier temps Jane essaie de se conformer au décorum et au protocole, très vite, dans un second temps en cachette de tous, elle envoie valser sa timidité et son bonnet dans les allées du parc. Il faut préciser que le jardinier a les muscles d’un quaterback et le visage d’un ange.
Alors… parviendra-t-elle à supporter cette parodie durant les trois semaines de son séjour ? ainsi que tous ces gens qui minaudent et qui se soumettent à un script soigneusement écrit ? Quant à Darcy… saura-t-elle le reconnaître ?

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J’ai lu cette romance austenienne au début de mes vacances et je suis navrée de vous dire que je n’ai pas adhéré. Je ne suis pas très chick-lit. Mon avis s’arrête donc sur ces mots… et les liens qui suivent, car d’autres lectrices ont aimé…

Des billets chez Alice, Fanny,

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Photo du film Austenland

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