le voyageur de Noël


Il éta
it cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Challenge Polars de Sharon

 

Le voyageur de Noël
Anne Perry

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Décembre 1850, Les Lacs,

Henry Rathbone revient dans la région des Lacs chez son ami Judah Dreghorn, juge à Penrith, sur la demande de sa femme Antonia qui a de nombreuses choses à lui confier, car son ami Judah est décédé huit jours auparavant. Antonia, qui se trouve être également la filleule d’Henry, le désire à ses côtés pour la soutenir dans son immense peine, mais aussi pour lui faire part de ses doutes sur les circonstances étranges de la mort de Judah qui se serait noyé par accident dans une rivière en voulant passé le gué en pleine nuit.

Pour comprendre ses suspicions, elle lui raconte que depuis sa sortie de prison, Ashton Gower, un homme jugé coupable par Judah de faux en écriture et condamné à onze ans de réclusion, accusait Judah d’avoir ourdi un véritable complot pour le spolier de son héritage. Gower avait hérité de son père d’un domaine, le plus magnifique de la région, qui générait de grands profits. Mais une autre branche de la famille le revendiquait et avait apporté la preuve que Gower avait trafiqué les actes notariés. Après l’emprisonnement de Gower, Judah avait acheté la propriété aux nouveaux héritiers.
Cette propriété dont les revenus permettaient aux frères de Judah de vivre leurs passions et leurs professions aux quatre coins de la planète, était devenue leur terre d’exil lorsqu’ils revenaient en Angleterre. Ce Noël devait tous les rassembler.
Judah avait été l’aîné d’une fratrie de quatre garçons. Benjamin, ancien pasteur, vivait en Palestine où il faisait des recherches en archéologie biblique. Ephraïm était botaniste en Afrique du Sud. Et Nathaniel, mort de maladie, avait été un géologue parti étudier les grands territoires en Amérique. A présent, des Dreghorn, il ne reste que Benjamin, Ephraïm, Naomi, la femme de Nathaniel, Antonia, la femme de Judah, et leur fils Joshua.

Henry qui souhaiterait réhabiliter l’honneur de son ami, un homme intègre et estimable, devra attendre l’arriver de Benjamin et Ephraïm avant d’entamer la moindre enquête. A la demande d’Antonia, c’est lui qui ira les chercher à la gare et qui leur annoncera la mort tragique de leur frère tant aimé…

Dans les contes de Noël d’Anne Perry, devenus un rendez-vous incontournable, ce titre est le deuxième de la série. Il a pour héros Henry Rathbone, le père du brillant avocat Oliver Rathbone qu’on retrouve dans les histoires du détective William Monk. En général, l’intérêt de ces livres se trouve bien plus dans les atmosphères des Noëls victoriens que dans les intrigues policières, sauf pour ce roman. Le cadre enchanteur de la belle région enneigée des Lacs, n’allège en rien l’ambiance lourde du deuil et relègue Noël au dernier plan. Dans un enchevêtrement de témoignages et de vieux papiers, Henry et les frères de Judah font tout pour découvrir le mystère de sa mort et innocenter sa mémoire.
Je vous invite à cette lecture, de l’épaisseur d’une nouvelle, avec un thé et des crumpets…

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Peinture de John Atkinson Grimshaw
Lake District

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Les gâteaux de Noël ont disparu !


Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Les samedis du mois sont albums illustrés

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Les gâteaux de Noël ont disparu !
Une histoire de Francesca Bosca
illustrée par Giuliano Ferri

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Dans la famille du pâtissier du village de Saint-Michel, on travaille sans relâche tous les jours pour les fêtes. Même le petit Lucas assiste son papa à la confection des gâteaux qui ont fait la renommée du pâtissier. Une gourmandise au chocolat et aux cerises confites que tout le monde commande pour leur repas de Noël.
Alors, après avoir mis la dernière cerise sur le dernier gâteau, c’est l’étape des livraisons qui se fait la nuit, sur le palier de chaque maison.
Mais le lendemain, les clients ont la terrible surprise de ne pas découvrir les boîtes joliment enrubannées, car quelqu’un les a volées !
Pendant que tout le monde se lamente sur ce fait, Lucas s’aperçoit que le sol enneigé a emprisonné des empreintes de pas. En les suivant, loin aux abords de la forêt, il découvre une chaumière où sont entassées toutes les boîtes ; un véritable trésor !

Qui a commis ce détestable larcin ? C’est le bûcheron Bruno, un gros ours, qui surprend Lucas et l’enferme aussitôt dans une cage ! Il ne veut pas lui faire du mal, il veut seulement manger tous les gâteaux sans que personne ne l’embête… Seulement, la gourmandise poussée à son extrême n’est pas bon pour la santé et Bruno tombe malade.
Pauvre ours ! Pas rancunier, Lucas lui propose de le soigner avec une tisane bien chaude comme le fait sa maman quand il a mangé trop de chocolat.

 

Oui… pauvre ours ! Bruno raconte alors à Lucas pourquoi il a volé les gâteaux…
C’est Noël, tout le monde a droit à une deuxième chance pour se faire pardonner. C’est Noël et tout le monde sera content… C’est Noël, et Lucas, assisté de son apprenti pâtissier Bruno, va refaire tous les gâteaux.

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Une très belle histoire superbement illustrée pour les soirées juste avant Noël. Le partage, la compassion, la générosité et le pardon sont des éléments importants qu’il ne faut pas oublier en cette fin d’année. Paix et joies !

Recette du gâteau donnée par Lucas

280 g de farine – 150 g de beurre – 200 g de sucre – 2 œufs – 100 g de chocolat – 1 verre de lait – 1/2 sachet de levure

Casse le chocolat en morceaux et fais-le fondre dans une casserole au bain-marie. Ajoute le beurre et laisse-le fondre également. Verse ensuite le reste du lait, mélange bien et laisse refroidir le tout. Bats les blancs d’œufs en neige ferme. Mélange les jaunes avec le sucre de façon à obtenir une crème lisse. Incorpore petit à petit à cette crème la moitié de la farine tamisée, le mélange chocolat-beurre-lait refroidi, puis le reste de la farine. Ajoute alors les blancs d’œufs battus en neige et la levure, et mélange jusqu’à obtenir une pâte onctueuse. Verse la pâte dans un moule préalablement beurré et saupoudré de farine, et mets-le au four préchauffé à 180°. Laisse cuire le gâteau 30 minutes environ…
Démoule-le dès la sortie du four et laisse-le refroidir. Décore-le de crème fouettée et de cerises confites.

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La main de la nuit


Challenge thrillers de Sharon
Un mois de sorcellerie pour Halloween avec Hilde et Lou
Billet n°6

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La main de la nuit
Susan Hill

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Perdu dans la campagne alors qu’il se dirigeait vers Londres, Adam Snow rentre dans un domaine à l’abandon pensant trouver une personne qui pourrait l’aider. Le parc et le manoir sont noyés dans les ombres du soir et très vite une angoisse l’étreint. Étonné par ce sentiment démesuré et irrationnel, Adam se répète dans un leitmotiv qu’il devrait partir, lorsque une petite main s’empare de la sienne. La main de l’enfant est douce et ferme ; la main de l’enfant est surtout de l’ordre de l’invisible…
Le lendemain chez lui, mettant cette illusion sur le compte de la fatigue, Adam essaie de reprendre le fil de sa vie d’expert en livres anciens comme si de rien n’était, mais l’idée de la petite main l’obsède.
C’est auprès de Lady Merriman, la femme de son riche client, qu’il obtient des renseignements sur cette demeure délaissée qu’on appelle La maison blanche. Un très vieil article de journal parle du décès tragique du petit-fils de la propriétaire, qu’on aurait trouvé mort noyé dans l’étang du parc. Aujourd’hui, ce parc qui avait été ouvert à des visiteurs extérieurs n’a plus sa splendeur et rend une atmosphère lugubre et fantomatique.
Ce qui va décider Adam à mener une enquête plus investie, c’est la source de ses rêves qui deviennent cauchemars. Tourmenté par des visions de noyades et poussé à commettre des actes imprudents, voire suicidaires, il va demander conseils à son frère Hugo qui avait eu des problèmes psychologiques quelques années auparavant et qui serait à même de le comprendre.
Au fil des jours, la douce main de l’enfant se fait menaçante…

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Je ne connaissais pas Susan Hill, mais j’ai souvent vu passer son nom sur les blogs-lecteurs. Histoires de fantômes dans la veine des romans gothiques du XIXè siècle, ses livres ressuscitent nos phobies d’ensorcellement et de possession.
La trame de l’histoire est intéressante mais si j’ai parfois frissonné en pensant à l’esprit du petit garçon qui cherche vengeance, je vous avouerai que je me suis ennuyée. L’auteur aurait peut-être dû adapter ce roman en nouvelle.
Je ne resterai pas sur un avis mitigé et continuerai à découvrir l’auteur avec ses romans policiers et « La dame en noir » qui a été adapté au cinéma, avec dans le rôle principal Daniel Radcliffe.
A suivre !

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Photo du manoir dans le film de « La dame en noir »

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Ils vont tuer Robert Kennedy

Un livre offert par les Éditions Gallimard dans le cadre des partenariats Babelio

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Ils vont tuer Robert Kennedy
Marc Dugain

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Mark O’Dugain, un professeur universitaire de soixante ans, retourne avec sa jeune compagne sur l’île de Vancouver, dans la maison familiale héritée de ses parents lorsqu’il avait quatorze ans. A travers cette maison, dressée sur une falaise de roches noires face au Pacifique, ce sont les souvenirs d’une enfance tourmentée, ponctuée par des moments heureux et insouciants de sa prime jeunesse et ceux qui ont scarifié le reste de sa vie. Il nous raconte les origines de sa famille, une mère Irlandaise et un père d’ascendance juive qui a quitté la France en 1951 pour s’installer au Canada. Il nous raconte le dévouement inconditionnel de l’une, qui vient à contre-courant du sérieux et de la réserve de l’autre, un éminent psychiatre reconnu pour ses travaux sur l’hypnose et les traumatismes endurés par les survivants des camps de concentration.

Ce retour dans le passé s’articule surtout autour de deux évènements tragiques et traumatisants qui détermineront l’avenir de chacun, car le narrateur lie à la chronologie de son histoire, les assassinats des Kennedy, John (1963) et Robert (1968). Les années soixante dans leurs différentes sphères, citent un répertoire de noms fascinants et dévoilent tous les désordres politiques, les névroses et les passions de l’époque. La base sur laquelle tout repose est chancelante et gangrénée.

Élevé par sa grand-mère Maine après les décès mystérieux et suspects de ses parents (suicide de sa mère en 1967 et accident de la route pour son père en 1968), Mark a orienté ses études sur le clan Kennedy. D’un chapitre à l’autre, il alterne les confidences sur sa famille et les informations collectées pour sa thèse qui retracent le parcours et la personnalité obscure des deux frères. Par des concordances et des suppositions étayées de témoignages indiscutables, il nous fait part de ses recherches et de ses conclusions qui fusionnent petite et grande Histoire, ponctuée par un chapelet de morts singulières. Enquête policière, immersion dans le monde de l’espionnage, entre CIA, IRA et MI6, il doit être vigilant et ne pas dépasser la frontière d’une « paranoïa complotiste », comme le souligne dès le début, Madsen, son directeur de thèse…

Intense, inquiétant, manipulateur, le roman maintient le suspense jusqu’à la dernière page et la fiction s’arrange avec l’Histoire, tout en accentuant et démasquant des faits troublants qu’on s’empresse de vérifier sur le net. Si cet enchevêtrement compliqué ne facilite pas notre lecture, il la rend aussi captivante. Quant à la violence, elle est froide, latente, comme une ombre menaçante.
Mark O’Dugain, Marc Dugain, le jeu des noms place l’auteur dans le rôle du narrateur.

Un livre très intéressant de la rentrée, à noter ! Je vous le recommande…

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Le rituel des Musgrave


Le mois anglais avec Cryssilda et Lou

Littérature anglaise avec Titine
Challenge Polars de Sharon

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Le rituel des Musgrave
Arthur Conan Doyle

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John Watson n’a guère de miséricorde envers Sherlock Holmes lorsqu’il nous confie ses petits défauts. Dans sa vie privée, le grand détective est  brouillon, négligent et complètement incohérent. On peut découvrir n’importe quoi dans le beurrier ou dans une soupière… et il est incapable de ranger correctement ses papiers. On le savait déjà souffrant de mélancolies, mais dans l’introduction de cette nouvelle, nous le découvrons très désordonné.

C’est dans le chaos des archives à classer, où Watson harangue son ami en le priant de de ranger les documents de ses affaires dans des cartons, que le rituel des Musgrave refait surface. L’histoire des Musgrave, la troisième enquête de ses débuts, est chroniquée dans les Mémoires, juste après « Le Gloria Scott ». Toutes deux font référence à des camarades de classe qui avaient sollicité Holmes pour résoudre des énigmes concernant leurs familles.
Sorti de son abattement, Holmes ouvre une petite boîte en bois dans laquelle se trouve des objets variés : un vieux papier, une clé en cuivre, une cheville de bois, une pelote de ficelle et trois sous en métal rouillé. De ces pièces, souvenirs de ce qu’il nomme « Le rituel des Musgrave », le mystère s’établit avec ce vieux papier du XVIIè siècle que l’on transmet aux générations successives :

« – À qui appartenait-elle? – À celui qui est parti.
– Qui doit l’avoir? – Celui qui viendra.
– Quel était le mois? – Le sixième en parlant du premier.

– Où était le soleil? – Au-dessus du chêne.
– Où était l’ombre? – Sous l’orme.
– Comment y avancer? – Au nord par dix et par dix, à l’est par cinq et par cinq, au sud par deux et par deux, à l’ouest par un et par un et ainsi dessous.
– Que donnerons-nous en échange? – Tout ce qui est nôtre.
– Pourquoi devons-nous le donner? – À cause de la confiance. »

Holmes raconte…

Décidé à gagner sa vie en tant que détective, le jeune Holmes reçoit la visite de Reginal Musgrave, un ancien camarade qui est l’héritier d’une vieille lignée d’aristocrates. A la mort de son père il a hérité du domaine de Hurlstone, des terres et une vieille bâtisse immense « pleine de coins et de recoins » qui nécessite une importante domesticité. Parmi les serviteurs, le majordome Brunton est un personnage étrange qui ne semble pas être à sa place. Homme très intelligent, beau, séducteur, il aurait pu prétendre à d’autres fonctions que celles qu’il occupe. Le cas qui amène Reginal à consulter Holmes concerne justement Brunton qui a disparu sans laisser de message, après avoir commis un impair impardonnable en prenant ses aises dans la bibliothèque. Lorsque Reginal l’avait surpris, il compulsait comme envouté, les vieux papiers de la famille, dont le rituel des Musgrave. Renvoyé avec un sursis de huit jours, Brunton avait perdu sa morgue et s’était montré obséquieux comme jamais. Mais deux jours plus tard, sa fiancée Rachel Howells, une femme de chambre, avait annoncé son brusque départ dans une crise d’hystérie ; Brunton ayant tout laissé dans sa chambre, vêtements et argent.
Ce que rapporte Reginal ne se limite pas à ce seul évènement. Quelques jours après la disparition de Brunton, Rachel qui était tombée malade disparaissait à son tour.

Pour Holmes, les prémices de l’enquête débutent dans l’énigme du rituel… à l’ombre d’un vieil orme de dix-neuf mètres de haut, de sept mètre de circonférence et datant de l’époque de Guillaume le Conquérant.

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A travers les souvenirs de Holmes, cette nouvelle si courte est une des plus denses. L’histoire nous mène dans une chasse au trésor et les disparitions de Brunton et Rachel passent au second plan jusqu’à la chute finale. L’aventure est captivante le trésor vous surprendra !
Des enquêtes à recommander…

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Dans un autre genre, l’épisode de la série télévisée avec Jéremy Brett, chez Belette

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Le Gloria Scott

Challenge polars avec Sharon
40 nouvelles pour mars, avec Aymeline
Et mois Kiltissime de Cryssilda
Mes lectures avec Sherlock…

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.Le Gloria Scott
Les mémoires de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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Dans les mémoires, cette chronique marquante est à retenir car elle retrace la toute première enquête de Sherlock Holmes.
L’hiver, une soirée autour de la cheminée, et des confidences ; Holmes donne à Watson un billet à lire qu’il extrait d’une belle boîte. Sans bouger de leurs fauteuils, tous deux vont se replonger dans cette histoire qui nous entraîne dans la jeunesse du détective.

« Plus de difficultés : rien comme gibier à Londres pour faire la concurrence. Hudson ton représentant a très bien vendu les faisans, la faisane et la mèche de fouet. Ta perdrix rouge seule a la chance de pouvoir quitter cette semaine l’élevage d’Angleterre. »
Les phrases n’ont pas de sens et les mots n’évoquent rien pour Watson. Holmes raconte qu’à la lecture de ce message, le destinataire est mort de terreur. Quelle signification doit-on donner à cette mise à mort ?…
… Pour les grandes vacances, son seul ami d’école Victor Trevor,
fils unique d’un juge de paix, veuf et fortuné, l’invite à passer un mois chez lui à Donnithorpe, dans le Norfolk. Un soir après le dîner en présence du père, Holmes est prié d’animer la soirée en montrant son habileté dans le jeu des déductions et prend pour sujet Monsieur Trevor. Mais très vite, son analyse met à mal le cobaye qui ne peut cacher sa peur. Assurément, il y a des mystères qu’il ne désire pas voir ressurgir de son passé !
La villégiature ayant perdu de sa sérénité, Holmes décide de quitter le manoir. Mais juste avant son départ, un homme étrange se présente en sollicitant un emploi. Ancien marin, Monsieur Hudson semblerait être une vieille connaissance de Monsieur Trevor…
Deux mois après ce séjour, sur un appel désespéré de Victor, Holmes retourne à Donnithorpe et découvre que le père de son ami se meurt. Depuis la venue de Hudson, la vie a viré au cauchemar !
Quel lien unissait le vieil homme à cet inconnu dangereux ? Certainement une histoire bien sombre…

… Dramatique et sanglante. Ce n’est que dans le dénouement de cette affreuse intrigue que nous abordons le Gloria Scott. Dans une lettre testamentaire, le père de Victor parle de ce bateau de forçats qui s’en allait vers l’Australie, plus de vingt ans auparavant.
Par cette nouvelle, l’auteur nous dévoile un peu plus du caractère de son célèbre personnage. Solitaire, guère sportif, mais doué à l’escrime et à la boxe, peu sociable, intelligent et doté d’une remarquable intuition, Holmes prend peu à peu conscience du talent qui le caractérisera plus tard. Sa science est la synthèse d’une multitude de combinaisons  qu’il est le seul à remarquer. Son regard d’adolescent était déjà bien acéré.
Une lecture pratiquement indispensable pour tous les fans de Sherlock Holmes !

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L’employé de l’agent de change

Challenge polars avec Sharon
40 nouvelles pour mars, avec Aymeline
Et mois Kiltissime de Cryssilda
Mes lectures avec Sherlock…

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L’employé de l’agent de change
Les mémoires de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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Les nouvelles des mémoires ne suivent pas la chronologie des enquêtes. Dans cette dernière, John Watson est marié et a pris la clientèle d’un vieux médecin dans le quartier de Paddington.
Un matin, à sa grande surprise, il reçoit la visite de Sherlock Holmes qu’il n’a pas vu depuis l’affaire du Signe des Quatre. Le motif invoqué ? Ajouter à sa collection d’énigmes une chronique inédite. Alléchante proposition ! Watson ne se fait pas prié pour suivre son ami…
Durant le voyage en train jusqu’à Birmingham, le client Hall Pycroft raconte l’affaire qui le mène à consulter le détective. Au chômage depuis quelques mois, après la faillite de la banque pour laquelle il travaillait depuis cinq ans, il commençait à désespérer quand un emploi dans le bureau de change Mawson & William’s lui est proposé. Mais après avoir signé, une autre proposition lui ai faite, encore plus prestigieuse que la première. Une société en quincaillerie lui offre le poste de directeur avec une rémunération très attrayante. Malgré qu’il soit déjà en contrat, Pycroft décide de s’engager auprès de la seconde, et dans l’immédiat, suivant le conseil d’Arthur Pinner l’agent de la quincaillerie, de n’en référer à personne.
C’est en se rendant dans les bureaux de l’entreprise que Pycroft soupçonne un traquenard. La société à Birmingham n’est référencée sur aucune plaque professionnelle, les locaux sont impersonnels, vides, poussiéreux, et l’homme qui le reçoit est le sosie de Pinner…
L’aventure commence pour les trois hommes, Pycroft, Watson et Holmes !

Lorsqu’il est affaire d’escroquerie… Cette enquête n’a pas le brio de certaines, mais c’est toujours un grand plaisir de lire la trame d’un scénario bien élaboré, dont le dénouement déconcerte un peu.

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