Peter le Noir


Challenge polars de Sharon
Challenge Petit BAC d’Enna

 

 


Peter le Noir
Le retour de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

Dans les chroniques du retour de Sherlock Holmes, John Watson rapporte que son cher ami était au meilleur de sa forme en 1895. Sa renommée était internationale et dans son illustre clientèle, outre des têtes couronnées, il avait eu Sa Sainteté le pape qui lui avait demandé d’enquêter sur la mort du cardinal Tosca.
Pour la nouvelle affaire qu’il rapporte, c’est Stanley Hopkins, un jeune inspecteur de police qui a succédé à Lestrade, qui le sollicite pour une enquête mal commencée.

Le mystère de Woodman’s Lee se rapporte au décès du capitaine Peter Carey, tué avec un harpon de baleinier dans un cabanon en bois situé dans le parc de sa propriété. Sanglante, la scène du crime a de quoi soulever le cœur des hommes les plus aguerris et renvoie à une époque où le capitaine était pêcheur de baleines et de phoques.
Ayant amassé une fortune, il avait pris sa retraite six ans auparavant, à cinquante ans, pour se retirer avec sa femme et sa fille dans le Sussex, où il avait acheté une belle maison. Mais après les aventures maritimes du grand nord, une vie sédentaire et retirée ne l’avait guère apaisée. C’est dans ce cabanon qui ressemblait à une cabine de bateau, plein de trophées et de souvenirs, qu’il aimait se retirer.
Peter le Noir était son surnom, un pseudonyme qui n’était pas usurpé. Brutal à l’extrême avec son entourage et sa proche famille, puritain, sévère, alcoolique, il était une terreur détestée par tout le monde.

C’est donc avec le fantôme de ce personnage abominable que Holmes et Watson ont rendez-vous dans la campagne du Sussex pour élucider le meurtre. Quelques indices comme une boîte à tabac et un carnet les mèneront sur la piste d’une vielle et tragique histoire. Pour une fois, personne ne pleure le mort et tous sont heureux de ce trépas.

Comment, pourquoi, qui ? Il faudra peu de temps au célèbre détective pour le découvrir.

Parue en 1904 dans « Le retour de Sherlock Holmes », Conan Doyle puise dans ses souvenirs de jeunesse pour raconter une histoire de baleinier. Le caractère violent et sanglant du meurtre est à l’image du défunt qui n’attire, dès le départ, aucune empathie. L’intérêt du lecteur va donc se focaliser sur le canevas de l’enquête, qui nous fait voyager dans les mers de l’Arctique jusqu’à un coin paisible de campagne anglaise.
Nous saluons encore une fois l’esprit brillant de Sherlock… et la plume de l’auteur… Cupidité et vengeance en sont les fils.

 

 

 

 

Vaisseau fantôme et ombres noires

Décembre nordique avec Cryssilda (Suéde)
Challenge Polars et thrillers de Sharon
Challenge Petit Bac avec Enna

 

Tome 1 – Espions et fantômes
Tome 2 – Sauvages et wombats
Tome 3 –
Tome 4 – Monstres et mystères

Les cousins Karlsson
Vaisseau fantôme et ombre noire, tome 5
Katarina Mazetti

L’île aux Grèbes, une île suédoise de la mer Baltique…
Depuis le premier tome, l’auteur nous mène toujours au même endroit pour les vacances et nous plonge dans d’incroyables aventures (toutes basées sur des sujets chauds de l’actualité) avec Julia, Daniella, Alex et George, les cousins Karlsson. Intrépides, solidaires, curieux de leur environnement, libres de toutes contraintes et sans la tutelle des adultes, les enfants deviennent de véritables enquêteurs en déjouant les desseins des malfaiteurs qui sévissent aux abords des petites villes Östhamn et de Storvalla.

Cette fois-ci, cela commence par une action écologique menée par un groupe que le maire d’Östhamn appelle les terroristes-éboueurs. La belle fontaine de la grande place est obstruée par des déchets plastiques que le groupuscule a ramassés sur la plage. Cet acte dit de vandalisme donne le thème que l’auteur souhaite aborder ; la pollution des mers et des côtes.

Ce sont les grandes vacances de juillet et les cousins vont pouvoir se baigner. A peine arrivés, ils se réapproprient l’île, la maison de tante Frida et la tour qu’ils ont aménagée à leurs goûts. La liberté donne des ailes et comme dit Alex : « Elle est pas belle la vie ?! ».
Toujours accompagnés de Chatpardeur le chat des filles, ils vont retrouver le petit cheval islandais. Mais Gervir, qui ne semble pas bien portant, a les naseaux couverts par une substance noire et graisseuse qui l’empêche de manger, de boire et de respirer. Ce n’est que plus tard qu’ils découvriront le pourquoi du comment…
Les plages deviennent des dépotoirs, des nappes de fioul restent en surface de l’eau et des bateaux viennent en bordure des côtes pour décharger leurs poubelles.
Aider par des enfants de leurs âges, les cousins Karlsson vont découvrir que certaines personnes n’ont aucun scrupule à chercher fortune en trafiquant des carburants.
Le souvenir d’un vieux drame ressurgit… celui de l’Amoco Cadix.

Ce cinquième tome est un volume toujours sympathique à lire, plein de dynamisme et d’humour. Le thème de la pollution et celui de l’écologie toucheront les enfants qui sont de plus en plus sensibilisés et actifs au devenir de notre planète.
Une histoire à recommander !

Un autre avis chez Sharon

 

 

Les cousins Karlsson, Tome 4 – Monstres et mystères


Décembre nordique avec Cryssilda (Suéde)

Challenge Polars et thrillers de Sharon

 

 

Les cousins Karlsson
Monstres et mystères, tome 4
Katarina Mazetti

 

L’île aux Grèbes accueille à chaque vacances les cousins Karlsson. Depuis l’été de l’année précédente, Julia, Daniella, Alex et George se retrouvent chez tante Frida pour passer quelques jours ensemble, en totale liberté.
Cette fois-ci, fin octobre, ce sont les vacances de la Toussaint. Les parents de Julia et Daniella sont partis au Danemark, la mère de George est en tournée à Storvalla et les parents d’Alex doivent travailler sur un bateau. Il s’en est fallu de peu qu’Alex ne puisse pas venir, mais tout est bien qui finit bien… les cousins sont réunis !

Après leurs dernières aventures, ils se demandent ce qu’il pourrait bien arriver maintenant et dès leur première soirée d’Halloween, tante Frida les conditionne avec une histoire de fantômes. Elle n’aurait pas pu trouver mieux pour plonger ses neveux dans l’ambiance des prochains jours car il est un fait… on ne s’ennuie jamais sur l’île aux Grèbes !
Le début des surprises commence par l’arrivée de la mère de George, Molly, qui les convie tous à venir la voir au théâtre. C’est l’occasion pour les enfants de découvrir l’univers des saltimbanques et le réel talent de Molly qui les épate tous dans son rôle d’un Arlequin accrobate. Mais à leur retour dans l’île, des évènements vont s’enchaîner et les mener à enquêter sur une affaire de vols.
Taximaxi, le capitaine du bateau taxi qui fait la navette entre le continent et l’île, donne les dernières nouvelles d’Osthamn parues dans le journal. Des malfaiteurs masqués cambriolent les administrations en passant par les toits avec une souplesse toute féline et la police ne tarde pas à soupçonner Molly d’en faire partie !
La police n’étant pas très futée, les cousins Karlsson décident donc de mener leur enquête, surtout que sur l’île, du côté du phare, il se passe d’étranges choses. L
‘île n’est pas hantée ! et les cris qu’on entend parfois la nuit ne sont pas ceux des revenants. Alors…

Pour ce quatrième volume, nous en apprenons un peu plus sur l’une des filles de la famille Karlsson et nous découvrons une nouvelle saison et une nouvelle fête. En Suède, Halloween se célèbre avec des masques et des déguisements ce qui arrange bien les voleurs.
Intrépides et entreprenants, les enfants vont être confrontés à quelques brutalités, mais ils sauront se défendre et mener à bien leur investigation. Comme pour chaque livre, l’auteur développe une thématique de fond qui colle avec l’actualité du pays. Cette fois-ci, c’est une histoire qui rappelle celle de la légende de Robin des Bois qui parait les injustices en détroussant les riches pour donner aux pauvres. Le dénouement surprendra le lecteur.
Une série toujours agréable à lire et à recommander !

Vous trouverez d’autres avis chez Nahe, Sharon,

 

Les cousins Karlsson, Tome 2 – Sauvages et wombats


Décembre nordique avec Cryssilda (Suéde)

Challenge Polars et thrillers de Sharon
Challenge Petit Bac d’Enna

 

Espions et fantômes, tome 1

Les cousins Karlsson
Sauvages et wombats, tome 2
Katarina Mazetti

La dernière fois que les cousins Karlsson se sont vus c’était pour les grandes vacances de l’année précédente. Cette fois-ci, ce sont pour les vacances de Pâques…
Il y a Julia, adolescente complexée par sa grande taille qui aime beaucoup lire, Daniella, sa petite sœur de trois ans sa cadette que tout le monde surnomme Bourdon car elle est petite, ronde, bavarde, joviale et gourmande, Alex, le cousin venu de France qui aime cuisiner et George, le timide, l’artiste qui va partout avec sa palette de couleurs. Puis surtout n’oublions pas le chat Chatpardeur !

Les quatre cousins sont heureux de se réunir sans leurs parents, et espèrent secrètement que les prochains jours sur l’île aux Grèbes chez leur tante Frida seront aussi palpitants que ceux de leur été qui fut un été mémorable !
En Suède, Pâques est toujours froid, encore empreint des températures de l’hiver, et c’est avec des pulls et des anoraks que nous les retrouvons à entourer Frida dans ses projets.
Frida est une personne fantasque qui vit de son art, la sculpture, et sa dernière lubie à de quoi surprendre ! Pour gagner de l’argent qui lui permettrait de garder son île, elle a décidé d’offrir l’hospitalité à cinq wombats venus d’Australie et d’ouvrir un parc animalier. Le wombat est un marsupial qui vit dans les montagnes et qui ressemble à un petit ours. Mignon et câlin, il peut aussi être très agressif et dangereux.
Le temps des cousins se partage donc à préparer leur territoire en bâtissant un enclos et des abris, et à peindre des œufs pour les fêtes. Mais très vite, des hommes viennent les menacer. Contrebandiers, simples voyous ou sbires à la solde d’un promoteur qui cherche à s’accaparer de l’île pour construire un complexe hôtelier, l’île aux Grèbes s’anime dangereusement et les enfants vont tout faire pour protéger l’île, leur tante… et les wombats…

Pour ce second tome, Katarina Mazetti aborde le thème des investisseurs immobiliers bandits qui n’hésitent pas à harceler les propriétaires pour prendre leurs terres, et sur un ton léger et plein d’humour, elle écrit cette histoire un peu folle avec des wombats. L’île est devenue une terre paradisiaque pour les cousins qui soutiennent leur tante dans tous ses plans, mêmes les plus abracadabrants. C’est une lecture très agréable, plus fantaisiste et moins sombre que la précédente. Elle nous raconte également les traditions suédoises durant la fête de Pâques, avec des réjouissances païennes et des célébrations florales en attente du printemps.
Une bonne série à recommander !… dans la lignées du Club des Cinq et des autres de la bibliothèque verte.

 

« Source »

 

 

L’école du prieuré

Novembre est celtique avec Cryssilda
Bangor dans le pays de Galles, pour le fief du duc de Holdernesse, personnage du roman et
Edimbourg en Ecosse, pour le lieu de naissance de l’auteur

Challenge polars et thrillers de Sharon

 

L’école du prieuré
Le retour de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle


Le Dr Thorneyeroft Huxtable fait une entrée fracassante dans le salon de Sherlock Holmes, et John Watson décrit son arrivée comme l’une des plus surprenantes car le très honorable fondateur et directeur de la prestigieuse école préparatoire Le Prieuré à Mackleton dans le Gloucestershire, s’écroule sur le parquet avant d’avoir dit un mot.
Après avoir été réanimé, il confie sous le sceau du secret que l’un de ses élèves, lord Saltire, le jeune fils du duc de Holdernesse, a été enlevé et que depuis trois jours, la police se fourvoie sur des fausses pistes. L’affaire ne devant pas s’ébruiter pour éviter un scandale, il demande au détective de le suivre sans perdre de temps afin de retrouver au plus vite l’enfant âgé de dix ans, fils unique et héritier de l’immense fortune du duc, un ancien premier ministre. De plus, le professeur d’allemand, Mr. Heidegger a disparu lui aussi.
Sur les lieux du rapt à l’école du Prieuré, Sherlock Holmes collecte toutes les informations et regroupe tous les indices. Lord Saltire serait parti par la fenêtre de sa chambre après avoir reçu une lettre aux armoiries de son père, et Mr. Heidegger l’aurait suivi. Le pourquoi et le comment de l’affaire séduisent Holmes qui, assisté de son fidèle complice, va parcourir les landes des alentours pour révéler ce sombre mystère. Mais la découverte du cadavre de Mr. Heidegger va donner à l’enquête une tournure bien dramatique.

Cette nouvelle est la cinquième histoire issue du recueil « Le retour de Sherlock Holmes ». Avec elle, nous pénétrons dans l’intimité d’une grande école, nous suivons Holmes dans une campagne assez lugubre, entre marais et terres labourées épaisses, collantes, et nous côtoyons une aristocratie hautaine, méprisante, qui ne veut pas voir à la une des journaux ses affaires étalées. John Watson relate les faits et égratigne le duc qui dès le début, oriente les enquêteurs sur une mauvaise piste.
« Visiblement, Holmes aurait aimé poser d’autres questions. Mais l’attitude cassante de l’aristocrate montrait que pour celui-ci l’entretien était terminé. Évidemment son tempérament de caste lui rendait insupportable une discussion d’affaires intimes avec un inconnu, et il redoutait qu’une question nouvelle projetât une certaine lumière sur les chapitres soigneusement camouflés de son histoire ducale. »

Le dénouement de l’intrigue place cette histoire dans les meilleures de l’auteur ; pas pour le scénario mais plus pour le rapport de force entre deux personnalités très affirmées. Quelques passages sont à souligner car ils donnent à Holmes du panache et une noblesse bien plus grande que celle du duc !
« – Vous êtes venus voir Sa Grâce ? Je suis désolé. Mais la vérité m’oblige à dire que le duc ne va pas bien. Ces tragiques évènements l’ont un peu bouleversé. Nous avons reçu hier après-midi un télégramme du docteur Huxtable nous faisant part de votre découverte.
– Il faut que je voie le duc, monsieur Wilder !
– Mais il est dans sa chambre.
– Alors je le verrai dans sa chambre !
– Je crois qu’il est couché.
– Alors je le verrai dans son lit !
L’attitude glaciale et inexorable de Holmes montra au secrétaire qu’il était inutile de discuter plus longtemps. »
(…)
« – Maintenant, monsieur Holmes, qu’avez-vous à me dire ?
– Le fait est, Votre Grâce, que mon collègue le docteur Watson et moi-même nous avons reçu l’assurance du docteur Huxtable qu’une récompense était promise. J’aimerais entendre de votre bouche me le confirmer.
– C’est exact, monsieur Holmes.
– Si je suis bien renseigné, cette récompense se montait à cinq mille livres et elle devait être attribuée à celui qui vous indiquerait l’endroit où se trouve votre fils ?
– En effet.
– Et mille autre livres à celui qui vous donnerait le nom de la personne ou des personnes qui le détiennent sous leur garde ?
– Oui.
– Sous cette dernière dénomination sont incluses, sans doute, non seulement les personnes qui ont pu enlever l’enfant, mais aussi celles qui agissent de concert pour le maintenir dans sa condition actuelle ?
– Oui, oui ! s’écria impatiemment le duc. Si vous faites bien votre travail, monsieur Sherlock Holmes, vous n’aurez pas affaire à un ladre.
Mon ami frotta l’une contre l’autre ses mains maigres dans un geste dont l’avidité me surprit.
– Je crois que j’aperçois le carnet de chèques de Votre Grâce sur son bureau. Je voudrais bien que vous m’établissiez un chèque de six mille livres, que vous barrerez. La Capital & Counties Bank, succursale d’Oxford Street, m’a ouvert un compte.
Sa Grâce se dressa sur son séant et dévisagea mon ami d’un regard froid.
– Est-ce une plaisanterie, monsieur Holmes ? Le sujet n’en autorise guère !
– Pas du tout, Votre Grâce. Je n’ai jamais été plus sérieux dans ma vie.
– Que voulez-vous dire alors ?
– Que j’ai gagné la récompense. Que je sais où est votre fils. Que je connais, au moins certains de ceux qui le gardent.
La barbe du duc, par contraste avec son teint blafard, semblait avoir viré décisivement du roux au rouge. (…)
– Et maintenant, Votre Grâce, permettez-moi de vous importuner pour ce chèque ! »

 


Photos extraites de la série Sherlock Holmes avec Jeremy Brett
Vous trouverez un billet de l’épisode chez Belette

 

Les os du diable

Octobre est Halloween avec Lou et Hilde
Challenge Petit Bac d’Enna – Catégorie anatomie
Challenge polars et thrillers de Sharon

 

 

Les os du diable
Kathy Reichs

 

Temperance Brennam est anthropologue légale (comme l’auteur). Sa vie professionnelle, qui empiète beaucoup sur sa vie personnelle, se partage entre deux activités ; l’enseignement à l’université de Charlotte et les enquêtes judiciaires. Divorcée, mère d’une fille qui travaille pour le procureur général, elle vit seule avec son chat Birdie.
Alors qu’elle commence le premier chapitre de son autobiographie, tout en listant les choses qu’elle doit faire, le Dr. Larabee l’appelle pour qu’elle vienne sur les lieux d’une nouvelle scène criminelle. En faisant des travaux de rénovation dans une maison, un plombier a découvert un crâne dans une cave cachée et la police aimerait qu’elle soit la première à constater les faits.
Temperance découvre bien plus qu’un crâne ! Le décor lugubre est l’antre d’un sorcier qui a placé aux côtés d’un chaudron, des os d’animaux, des statuettes, des colliers, un couteau, et dessiné des symboles cabalistiques. Assistée du détective Erskene Slidell du bureau des investigations, Temperance va se documenter dans un premier temps sur le syncrétisme qui mélange les croyances et idéologies issues de la culture afro-caribéenne du XVIIIe et XIXe siècle. De nombreuses confréries appartenant à la santeria ou à la wicca organisent des rituels vaudous comme celui qui est représenté dans la cave.
Magie blanche, magie noire, très vite, l’enquête rejoint celle de la découverte d’un corps sans tête sur lequel le meurtrier a tracé un pentagramme satanique. Ces offrandes de sacrifices humains vont la mener vers une église, l’église de Satan…

Mauvaise pioche ! Apparemment ce onzième tome n’est pas le meilleur de l’auteur. Pour une première incursion dans le monde de Temperance, je n’ai pas choisi la bonne histoire que j’ai trouvée bien trop longue et assommante. C’est dommage car je n’ai pas envie de persévérer…

 

 

 

L’héritage des jumeaux diaboliques

Mois anglais avec Lou et Titine
Challenges Policiers historiques avec Sharon
D’autres billets du livre ce mois-ci : Lou, Cryssilda, FondantG,

 

 

L’héritage des jumeaux diaboliques
Gareth P. Jones

 

Dans le comté d’Hexford,

Lorelei et Ovide Spleenspick sont des jumeaux de treize ans, orphelins de leurs parents depuis la petite enfance. Héritiers d’une grande fortune, ils habitent le manoir familial et vivent sous la tutelle de leur majordome M. Crutcher, un homme lugubre qui inculque aux enfants des valeurs rigoristes. Dans cette ambiance gothique, perpétuellement endeuillée, sans musique, sans télévision, sans amis, seule la bibliothèque est un lieu d’évasion où l’esprit peut vagabonder de livre en livre.
Il n’y a pas que la lecture et les parties d’échecs qui occupent Lorelei et Ovide. Leur spécialité à tous les deux c’est leur grande jalousie l’un envers l’autre. Elle affûte l’esprit et les plonge dans de surprenantes inventions… Ainsi, ils rivalisent d’ingéniosités en créant des stratagèmes criminels pour des explosions, des décapitations, des défenestrations et d’autres dispositifs bien sanglants, comme une baignoire remplie de piranhas. Ils font tout pour s’entretuer.
Doit-on chercher l’origine de cette haine dans la tragique destinée de leurs parents ? Car la deuxième particularité qui singularise ces enfants se trouve dans leur lignage. Toutes les générations ont connu des drames et la malédiction n’a pas épargné leur père tué par empoisonnement et leur mère morte électrocutée par la foudre.

Jusqu’où seraient-ils allés si à l’aube de leur anniversaire, las de leurs surenchères assassines, ils n’avaient pas décidé de conclure une trêve ?
Afin d’établir un document très officiel dans lequel il serait stipulé que si l’un des enfants venait à décéder avant sa majorité l’autre n’hériterait de rien, ils font venir le notaire de la famille pour ajouter cette clause au testament. M. Carpenny a bien connu les parents des jumeaux et c’est en leur mémoire qu’il accepte d’écrire un avenant et de reprendre l’inventaire du manoir afin d’établir une liste des biens. Quatre-vingt-sept pièces à répertorier et un mois pour le faire…

Les jumeaux font bon accueil à M. Carpenny qui en cette période de vacances scolaires, est accompagné par son fils Adam. Si Lorelei découvre en cet adolescent de quinze ans un ami qui lui raconte le monde extérieur et qui l’incite à franchir les frontières du domaine, pour Ovide, le contact est bien différent ! Pour la première fois, le frère et la sœur connaissent une césure dans leurs relations fusionnelles et les hostilités reprennent ; noyade, attaque d’un essaim d’abeilles tueuses, ours en liberté, arbre piégé…
Lorsque Lorelei accuse son frère de ne pas avoir cessé ses machinations, Ovide lui jure que ces tentatives criminelles ne sont pas de son ressort. Alors… qui tente de tuer Lorelei, Ovide et le nouveau venu, Adam ? Un tueur les prend pour cible en se basant sur leurs machiavéliques artifices et tout le monde semble suspect : Mme Badshow la cuisinière, Mlle Grill la gouvernante, M. Paine le jardinier, M. Crutcher et même M. Carpenny qui semble cacher un secret.

Tous coupables ? Les jumeaux diaboliques vont mener une enquête et faire ressurgir les mystères du passé. Petit à petit, de confidence en confidence, de révélation en révélation, les personnages se dévoilent et l’histoire se réécrit…

Roman à suspens, roman à l’humour noir, dans la famille Spleenspick, la mort rôde ! Sur un tempo vif, diaboliquement tissé, fantasque et sépulcral, l’histoire n’est pas avare en action et en mystères. Le jeune lecteur lira donc les aventures des sympathiques jumeaux avec le sourire et sans chagrin pour toutes les misères qu’ils endurent. Il y a un peu de la vie désastreuse des orphelins Baudelaire.
Une charmante lecture à recommander, même si elle n’est pas très facile à lire car le scénario mêle plusieurs histoires, enchaîne les périls et multiplie les fausses pistes.

« – Les chats ont neuf vies. Nous, on n’en a qu’une. Après tout, on se fiche de savoir qui a commencé. L’important, c’est qu’on soit tous les deux d’accord pour arrêter. »