Sous la glace


Novembre au Québec avec Karine et YueYin
Challenge Polars de Sharon

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Sous la glace
Louise Penny

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Le lendemain de Noël, le rituel préférée de l’inspecteur chef Armand Gamache du Quartier Général de la Sûreté de Montréal, est de pique-niquer dans son bureau avec sa femme Reine-Marie et de ressortir les vieux dossiers qui n’ont jamais été élucidés. Parmi les enquêtes, une affaire récente de seulement quelques jours attire leur attention. C’est celui d’une SDF qu’ils croisaient depuis quelques années, toujours à la même place, et qu’on a retrouvé morte étranglée dans un quartier qui n’était pas le sien. Ils en étaient à décortiquer la chronique du dossier quand Armand reçoit un appel pour un crime commis dans les Cantons-de-l’Est. Cette région, il la connait bien pour avoir mené une enquête un an auparavant, dans le petit village très pittoresque de Three Pines. (voir 1er tome « En plein cœur »)

Avec son adjoint Jean-Guy Beauvoir, il y retourne et retrouve certaines personnes du village avec qui il avait sympathisé. Toutes étaient présentes lors du drame et toutes avaient tenté de secourir CC. de Poitiers, une femme d’affaire, adepte des philosophies du bien-être, qui venait d’acheter la vieille demeure des Hadley. On pourrait croire que la mort fut due à un stupide accident d’électrocution alors qu’elle assistait à un match de curling sur le lac gelé, mais en se penchant d’un peu plus près, on découvre qu’il y a bien eu un assassinat.
En écoutant les témoignages des uns et des autres, il en ressort que la défunte était une
femme amère, mesquine, cruelle et égocentrique. Tous la détestaient. Elle trompait son mari avec un photographe, humiliait sa fille sans émotion particulière et se montrait méprisante avec tout le monde. Triste personnage…
Alors, qui a voulu tuer CC. de Poitiers ? Les suspects sont nombreux !

Ce livre est le deuxième tome d’une série qui en compte à ce jour douze. J’ai retrouvé dans le tableau qui nous est dressé les ambiances des petits villages anglais décrits par Agatha Christie. Un Noël, froid et joyeux, en prime. L’enquête se construit comme celles que mènent Hercule Poirot : un mort, tous présumés coupables, et des suspicions à donner le vertige.
Outre l’histoire qui est bien composée, cette série séduit le lecteur avec son inspecteur, un homme intègre, rassurant, bienveillant, proche des gens.
Emmitouflez-vous sous des couches de laine et de duvet et allez passer les fêtes à Three Pines… on vous attend !

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Photo prise sur Pinterest

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Tu tueras l’ange

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Challenge polars avec Sharon

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Tu tueras l’ange
Sandrone Dazieri

Suite de « Tu tueras le père » – (fiche lecture)

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Dans ce second tome où l’on retrouve la commissaire adjointe Colomba Caselli et Dante Torre, il y a un avant et un après. Le début de l’histoire introduit le lecteur dans un lieu qu’on appelle « cube ». Ce lieu sans fenêtre est l’antichambre des enfers où les prisonniers sont condamnés à ne plus voir la lumière du jour.
« L’après » raconte un attentat dans un train que les autorités imputent immédiatement à Daesh. Une substance toxique a empoisonné un compartiment en tuant tous les passagers. Gaz, anthrax, sarin, cyanure… seules les analyses pourront définir la cause des décès.
Colomba qui doit réagir sans perdre de temps, oriente ses troupes dans un quartier islamique pour découvrir un foyer de terroristes. Mais rien ne se passe comme prévu dans la mosquée et l’opération tourne mal ; l’imam meurt sous les assauts des forces spéciales. Consciente qu’il y a une discordance dans les faits et sensible aux aveux de l’imam juste avant sa mort, elle décide de reprendre contact avec Dante Torre en qui elle a une absolue confiance. Depuis le dénouement de l’affaire du « Père », leur relation s’est distendue, et leur complicité s’est effacée sous le poids de leurs angoisses. Colomba ressasse toujours le drame qu’elle a vécu dans un restaurant parisien et Dante est toujours sous l’emprise des médicaments et de ses psychoses.
A l’appel de Colomba, Dante répond présent et résout en peu de temps un premier indice qui les mène sur la piste d’un mystérieux tueur.

Les chapitres enchaînent alternativement « avant » et « après » et dévoilent petit à petit le profil démoniaque d’une femme qu’on appelle Giltiné, la déesse de la mort.

On retrouve dans ce second volume certaines arcanes du premier tome, dont celles très fortes de l’incarcération et des manipulations psychologiques. Retrouver également Dante, Colomba et d’autres personnages récurrents ont été un atout majeur à cette lecture que j’ai appréciée. Toutefois, je n’ai pas été follement captivée comme pour le précédent car j’avais parfois la sensation pesante d’avoir envie de prendre des chemins de traverse pour éviter des passages un peu longs et trop violents.
L’histoire ne dévoile aucun des mystères qui entourent Dante. Bien au contraire, elle attise encore plus notre intérêt d’en savoir plus. La fin de ce roman est… diabolique !

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« La mort et la femme », tableau de Schiele

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Le couteau sur la nuque


Le mois anglais avec Cryssilda et Lou

Littérature anglaise avec Titine
Challenge Polars de Sharon

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Le couteau sur la nuque
Agatha Christie

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Cette fois-ci, le capitaine Hastings nous rapporte une affaire bien retorse dont le dénouement avait donné beaucoup de mal à Hercule Poirot. « Le petit détective Belge » s’était fourvoyé dans ses déductions et avait orienté l’inspecteur Japp de Scotland Yard sur de mauvaises pistes. La tragédie mettant en scène de grands noms de l’aristocratie et du monde du théâtre, l’intérêt du public avait été maintenu par les nombreux actes qui avaient ponctué l’histoire ; trois meurtres et une pendaison…

Je vais juste vous raconter les premières pages et vous situer dans la chronologie. Hastings est revenu d’Argentine pour quelques temps et Poirot semble un peu s’ennuyer. L’histoire se passe au début de l’été, à Londres, mais il est aussi question de la France et de l’Amérique au fil de l’enquête.

Tout commença au théâtre où Poirot et Hastings étaient venus voir Carlotta Adams, une actrice Américaine à la carrière prometteuse. Ses multiples talents allaient du comique à la tragédie, en passant par des imitations. Parmi tous les portraits qu’elle proposait avec plus ou moins de mordant, il y avait la caricature d’une célèbre comédienne, Jane Wilkinson. La jeune femme en question avait quitté momentanément la scène pour épouser le baron Edgware et, après trois ans d’une union houleuse faite de séparations, elle s’apprêtait à le quitter, clamant à tout le monde qu’elle aimerait en être débarrassée. Ce soir d’avant-dernière représentation, elle était dans la salle à rire des pitreries de Carlotta et à saluer son intelligence et sa finesse.
C’est plus tard dans la soirée au restaurant de l’hôtel du Savoy que Poirot et Hastings rencontrèrent Jane, Lady Edgware, qui était à une table voisine de la leur. Invités à la suivre dans sa suite, elle leur fit part d’une requête en réitérant son vœux le plus cher : « Se débarrasser » définitivement de son mari qui lui refusait toute rupture. Lorsque Poirot avait sursauté en lui faisant la remarque que le terme « débarrasser » définissait une suppression bien plus radicale qu’un divorce, Jane avait répondu en riant qu’elle en avait tout à fait conscience…
La demande voulait que Poirot intercède auprès de son mari pour qu’il lui accorde le divorce le plus rapidement possible car elle était amoureuse du duc de Merton qui était prêt à l’épouser.

Pour les beaux yeux de Jane, pour la sympathie qu’elle suscitait, pour l’extravagance de la mission, ou tout simplement pour se divertir, Poirot accepta et prit rendez-vous avec Lord Edgware qui ne tarda pas à le convier.
De cette rencontre, il en était reparti satisfait et troublé par tant de facilité, car Lord Edgware avait lui aussi émis le souhait d’une séparation définitive et avait parlé d’une lettre qu’il aurait envoyée à sa femme, six mois auparavant à Hollywood, pour lui confirmer son accord. La lettre se serait-elle égarée ?
Cette lettre disparue qui avait dès le début intrigué Poirot, avait été l’un des nombreux points à élucider.

Une enquête ? Le lendemain de l’entrevue, Poirot était sollicité par l’inspecteur Japp pour l’assister dans une enquête. On venait de découvrir Lord Edgware assassiné, un coup de poignard dans la nuque. Ainsi commence l’affaire…

Si les soupçons des policiers désignent la frivole et infidèle Jane, très vite, ils doivent lister d’autres suspects car Jane a une pléthore de témoins irréprochables qui lui servent d’alibi. A qui profite le crime ? Il faut préciser que le défunt était détestable ! Manipulateur et sadique, il était haï par toutes les personnes qui l’entouraient. Sa fille, son neveu héritier du titre et des biens, sa secrétaire, son majordome, l’amant de sa femme ? Il y a de quoi faire ! jusqu’à imaginer la comédienne Carlotta Adams dans le rôle de l’assassin et peut-être même, son ami le comédien Bryan Martin.
Les petites cellules grise d’Hercule Poirot vont beaucoup réfléchir au machiavélisme de l’affaire, le capitaine Hastings essaiera de suivre ses raisonnements et l’inspecteur Japp va en perdre son latin, surtout qu’un deuxième et un troisième meurtres suivront.

Japp désespéré de la tournure de l’enquête se plaint à Hastings du comportement de Poirot :
« – Je l’ai toujours trouvé un peu bizarre, dit Japp. Il a une façon très particulière et très étrange d’envisager les choses. C’est une espèce de génie, je le reconnais, mais on dit bien que le génie se situe à la frontière de la folie et qu’il est susceptible d’y basculer à tout moment. Il a toujours aimé les choses compliquées. Une affaire simple ne le satisfait jamais. Non, il faut qu’elle soit tortueuse. Il n’adhère plus à la réalité. Il joue son propre jeu. Comme une vieille dame qui fait des patiences. Si elle ne réussit pas, elle triche. Lui, il triche au contraire si cela vient trop facilement pour rendre les choses plus difficiles. C’est ainsi que je le vois… »

Ce roman publié en 1933  est la huitième des enquêtes d’Hercule Poirot dont les lectures sont de réels plaisirs ! L’intrigue passionnante est relatée par Hastings et sa personnalité franche, ingénue, bonne et fidèle, donne le ton. Lorsque John Watson rapporte les déconvenues de Sherlock Holmes, il le fait avec beaucoup moins d’indulgence. Hastings vénère Poirot et n’hésite pas à nous le témoigner.
Le dénouement surprend moins que la trame qui est tissée de façon à nous perdre. Il est difficile de sonder les personnages car les apparences sont toujours trompeuses.
Une histoire de plus à recommander !

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Sidney Chambers et l’ombre de la mort

Challenge Polars de Sharon

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sydney-chambers-1 Sidney Chambers et l’ombre de la mort
Les mystères de Grantchester
James Runcie

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Après avoir succombé au charme dévastateur du séduisant chanoine Sidney Chambers, rencontré dans la série télévisée policière « Les mystères de Grantchester », j’ai voulu reprendre ses enquêtes à travers les récits de son auteur, James Runcie.
La question qui me taraudait était de l’ordre de : « Sera-t-il aussi craquant que James Norton, l’acteur ? ». Dois-je vous préciser que ce n’était pas Mister Bean que j’imaginais, page après page… Après cette introduction hautement spirituelle, passons au roman.
Le livre retrace ses enquêtes menées sur une année, d’octobre 1953 à novembre 1954.

Le révérend Sidney Chambers est le pasteur de Grantchester, un petit village dans le comté de Cambridgeshire. Trentenaire célibataire, bel homme, sportif, ancien officier dans les Scots Gards durant la Seconde guerre mondiale, aîné d’une famille de trois enfants, aimant le jazz, la littérature, le cricket et le whisky, rien ne le prédisposait à suivre des études théologiques, mais rien n’aurait pu l’en dissuader. Proche des gens, profondément gentil, il occupe son temps entre sa paroisse et le collège de Corpus Christi, où il est directeur d’études.
Mais un jour après un enterrement, une femme vient le trouver pour lui confier ses doutes sur la mort du défunt que l’on vient d’inhumer ; Stephen Staunton se serait donné la mort à son bureau avec son arme. Notaire associé et ami de son mari, il fut aussi son amant. Ils avaient envisagé de changer de vie et de tout quitter pour partir à l’étranger. Certes, il abusait du whisky et souffrait de mélancolie, mais comme tous les Irlandais, non ?!
Sidney qui ne peut oublier cette confession, se doit d’en référer à son ami l’inspecteur Geordie Keating du commissariat de St Andrew Street qui avait clos l’affaire par un suicide. La secrétaire aurait découvert une lettre tapée à la machine expliquant le geste fatal et, avec cette preuve manifeste, le dossier ne peut être relancé.
Le quotidien bien chronométré de Sidney bascule à compter de ce jour. Empreint d’une certitude, intuition d’un homme qui connaît bien l’âme humaine, il commence par rendre visite à Hildegard Staunton. Cette femme, meurtrie par une vie stérile et un mari indifférent, rêve de retourner dans son Allemagne natale. Déçue par des promesses non tenues, solitaire dans un pays étranger, elle lui livre un aperçu de sa vie maritale qui n’avait rien d’enthousiasmant. Oui, elle n’était pas dupe des infidélités de son mari. Alors, serait-elle la coupable ? De petites confidences en petites confidences, Sidney éprouve de la compassion pour elle et oriente son début d’enquête vers l’étude notariale…
Ainsi, à l’ombre de la mort, commencent les enquêtes de ce prêtre anglican peu conventionnel.

Cette histoire est suivie par cinq autres, toutes relatant des faits qui se déroulent dans les différentes strates de la société du Cambridgeshire. On retrouve au fil des mois, des saisons, des fêtes, les personnages principaux qui entourent Sidney. Il y a la gouvernante du presbytère Mme Magire, au caractère bien coriace, le vicaire Leonard Finch, un homme doux, fragile, lettré, qui seconde bien Sidney, Amanda Kendall, la meilleure amie de sa sœur Jennifer, et l’inspecteur Geordie Keating… Ces deux derniers sont des piliers du roman. Sidney a des sentiments pour Amanda, mais par fierté il n’ose pas les prononcer ouvertement, pensant que cette jeune fille issue de la haute société ne pourrait jamais épouser un chanoine et se contenter d’une vie ordinaire régie par les ouailles du Seigneur. Quant à Geordie, il est au commencement du livre, un simple camarade de jeu au pub de la RAF de l’Eagle. Tous les jeudis soirs, ils se retrouvent pour boire des pintes de bière (ce sont des grands buveurs !) et jouer au backgammon. Il est écrit que Sidney n’était jamais allé le voir au commissariat. Par la suite, après l’histoire de Stephen Staunton, l’inspecteur suit ses investigations, lui accordant toute sa confiance et son admiration, même si bien souvent leurs approches et leurs moralités sont différentes.
Entre sermons, citations bibliques, détresses humaines, crimes abominables, le jazz est toujours présent. Il cadence le rythme de cette après-guerre où chacun essaie de trouver sa place.
Je vous recommande ce livre et la série télévisée qui est une belle réussite…

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Sidney et Amanda dans la série policière télévisée

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Le condamné de Noël

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Il était quatre fois Noël avec Chicky Poo et Samarian

Challenge polars avec Sharon
Challenge Anne Perry

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Anne Perry

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Au grand dam de son mari, Claudine Burroughs n’a jamais pu rentrer dans le cercle conformiste de la haute société. D’un caractère plus libre que la plupart de ses congénères, elle s’est progressivement affranchie des codes jusqu’à proposer ses services à la clinique tenue par Hester Monk, où elle s’occupe des malades, gens du peuple et femmes de mauvaise vie. Les œuvres de charité qui donnent bonne conscience aux ladys et les sortent de leur morosité, ne sont pas pour elle.
A quelques jours de Noël, les réceptions rythment les soirées et c’est chez les Gifford que le drame de cette histoire se déroule.
Alors que Claudine traîne son ennui en essayant d’être aimable avec les uns et les autres pour complaire à son mari, elle s’accorde un sursis en s’isolant sur la terrasse. Mais seule, elle ne l’est point ! Un drôle d’énergumen, tapi dans un coin, semble compter les étoiles. Les présentations se font de manières peu protocolaires, très fantaisistes. Il est Dai Tregarron, « poète, philosophe et grand buveur de vie », un être sulfureux que toute cette bonne société victorienne aime inviter pour se donner des vapeurs et animer leurs soirées.
Sa poésie aux airs chantant du pays de Galles, son charme de chenapan, sont des atouts qui séduisent les femmes. Avant même qu’elle dise son nom, il la rebaptise Olwen. Elle est pour lui, en ce fugace instant, Olwen issue de la mythologie gaélique. Si Claudine lui trouve une certaine grâce malgré son ivresse, elle ne doit pas rester en sa compagnie et doit le quitter…
Ce n’est qu’une heure plus tard qu’elle le reverra, en de tristes circonstances, accusé du meurtre d’une prostituée, Winnie Briggs.
Winnie aurait été introduite dans un des salons de la demeure par Tragarron, pour égayer trois jeunes hommes ; Cecil Crostwick, Creighton Foxley et Ernest Halvergate. Mais rien ne se serait passé comme prévu et, suite à une dispute, il l’aurait rouée de coups sous les regards consternés des trois témoins qui n’ont pu le maîtriser. Présents, Cécil, Creighton et Ernest témoignent de l’horrible acte, quant au jeune poète, il est obligé de fuir.
Recherché par la police, coupable, menacé par la pendaison, sa destiné semble être écrite, mais ça serait sans compter Claudine qui a une sincère conviction… Elle pense que Dai Tragarron est innocent.
Avec l’aide de Squeaky Robinson, le comptable de la clinique d’Hester, un homme au passé tourmenté, fin connaisseur de la misère humaine, elle va essayer de dénouer la trame du drame en ébranlant les figurants d’une bonne société très hypocrite.

Pour la fin, gardons l’esprit de Noël !

Comme à son habitude, Anne Perry nous fait vivre le XIXe siècle à travers une enquête et donne encore de beaux rôles aux protagonistes de la gente féminine. Certes, cette histoire est moins ciselée que ses autres romans, mais nous avons toujours plaisir à la lire. Il ne faut pas s’attendre à une grande énigme, ni à un suspense haletant, ni à des retournements spectaculaires, il faut simplement se laisser porter par l’ambiance et le charisme des personnages principaux, à savoir Claudine et Squeaky.
Elle égratigne encore une fois la bonne société de l’époque en pointant les us et parades, les impostures des gens « biens nés », le paraître, l’hypocrisie qui est comme une gangrène qui cyanose l’élite.
Claudine ressemble à Hester. Elles ont en commun des convictions honnêtes, droites, elles défendent l’injustice, elles sont des femmes modernes, trop pour l’époque, et elles font fi des préjugés.
Un roman policier sympathique, parfait pour décembre… une petite parenthèse entre les préparatifs qui occupent les journées de l’Avent.

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La maison du péril

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Mois anglais avec Cryssilda et Lou

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la maison du péril

La maison du péril
Agatha Christie

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Pour le capitaine Hastings, St Loo est une station balnéaire de Cornouailles qui vaut la Riviera. Quant à Poirot, la Côte d’Azur le renvoie à sa dernière enquête, un meurtre commis dans le Train Bleu. Descendus tous deux à l’hôtel du Majestic pour des vacances, ils font la connaissance de Nick Buckley, une charmante jeune fille propriétaire d’une vieille demeure construite sur la falaise, face à l’océan, « La maison du péril ».
Par sa vivacité, sa fraîcheur, Nick attire aussitôt la sympathie des deux amis et les convie à venir lui rendre visite dans sa maison où elle reçoit des amis. La principale raison qui va pousser Poirot à accepter, c’est que lors de leur conversation Nick leur confie que dans le courant de la semaine, à trois reprises, elle a failli mourir. Si la jeune fille le dit en riant, prenant ces accidents comme des facéties de la providence, le célèbre détective, lui, les prend très au sérieux. Surtout quand il est témoin d’une quatrième tentative… avortée comme les précédentes.

Estimant qu’il est de son devoir de la protéger, Poirot va mener l’enquête et découvrir les secrets des uns et des autres qui, sous des faux-semblants, cachent leurs vraies personnalités.

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Hercule Poirot n’a pas une retraite des plus paisibles et ce n’est pas pour lui déplaire, même s’il refuse les dossiers du Ministère de l’Intérieur. Lors de sa précédente affaire, il avait pour compagnon son valet George, un homme taciturne et beaucoup moins volubile qu’Hastings. Dans celle-ci, il avoue que le retour d’Argentine du capitaine lui fait très plaisir. L' »imagination » de son fidèle ami est un complément presque indispensable à ses petites cellules grises… Hastings, le narrateur de cette enquête, n’hésite pas à le rapporter dans ses écrits (comme il souligne aussi le manque de modestie de Poirot).
Ils sont tous les deux en villégiature dans un luxueux hôtel, les pieds dans l’eau, et l’aspect sauvage et escarpé des Cornouailles qu’on retrouve dans les romans de Daphné du Maurier, s’illustre avec cette maison qu’ils distinguent au loin ; la maison du péril. C’est l’été, l’ambiance est légère, pétillante, baignée de désinvolture, mais petit à petit au fil des pages, l’atmosphère devient funeste, gothique. Il y a une fracture entre ce que voit Poirot et ce que vit Nick Buckley. Le premier est visionnaire, la seconde a l’insouciance de la jeunesse et se refuse à envisager le pire… jusqu’à la mort de sa cousine Maggy.
Agatha Christie tisse une trame des plus compliquées et surprend le lecteur dans le dénouement. Les personnages secondaires, tous intéressants, alimentent le récit dans son suspense.
J’ai beaucoup aimé ce roman policier, il est dans le top des enquêtes de Poirot, alors je vous le recommande !

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Les Hêtres Rouges

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Mois anglais avec Cryssilda et Lou

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Les Hêtres Rouges

Arthur Conan Doyle

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Les avis de Sherlock Holmes s’accordent avec les nôtres lorsqu’il dit que certaines de ses enquêtes sont moins captivantes que d’autres et que c’est la plume de Watson qui les pare de sensationnel et de romance. Cette petite réflexion a de quoi égratigner la susceptibilité du narrateur qui ne se prive pas de terminer sa nouvelle en disant que son ami Holmes l’a déçu dans le dénouement de son enquête. Ce ne sont pas les brillantes déductions du détective qui sont mises en cause, mais plus sa compassion et sa bienveillance…

La dernière nouvelle du recueil « Les aventures de Sherlock Holmes » raconte l’histoire d’une jeune gouvernante, Violet Hunter, à qui on propose un poste très bien rémunéré si elle se faisait couper les cheveux. L’offre est irrésistible mais elle n’en est pas moins très étrange. Décidée à l’accepter, malgré les réticences du détective, elle promet de donner de ses nouvelles.
Quinze jours après, un télégramme de la demoiselle parvient à Holmes, dans lequel elle demande son aide…
« Veuillez être à Hôtel Cygne-Noir à Winchester demain à midi. Je suis à bout. »

Une campagne dans le Hampshire, une maison « Les Hêtres Rouges », un jeune garçon de six ans et ses parents, les Rucastle, des gens très intrigants, l’histoire s’enveloppe d’une aura mystérieuse digne des romans gothiques lorsque la jeune gouvernante qui doit s’occuper du fils est invitée à jouer un rôle pour distraire sa patronne. Pas de crime, pas de violence physique, le forfait a une autre densité immorale.
Cette douzième affaire devait être la dernière de Sherlock Holmes, mais encouragé par ses groupies, Conan Doyle poursuivra les aventures avec les mémoires. « Flamme d’argent » étant le prochain tome à lire…
A suivre !

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Sherlock lecteur

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