A mes arrières-grands-pères…

… Arthur Henquel et Grégoire Marini

 

Pour Grégoire, je sais qu’on devait l’amputer d’une partie de ses jambes car il avait eu les pieds gelés au front. Mais arrivé à Bastia, il a quitté l’hôpital, seul à pieds, et a traversé tous les monts et maquis pour retourner dans son village, à Calenzana en Balagne. Les anciens disaient de lui que c’était un grand marcheur et qu’il allait plus vite que les voitures qui prenaient la route. Il a eu une belle vie aux côtés de sa femme Flora, et il est mort vieux…

 

 

 

A l’aveuglette


Juin en Angleterre avec Lou et Cryssilda
et
une année en Angleterre avec Titine

 

A l’aveuglette
Patricia Wentworth

 

Pour rendre service à son amie Ivy Hodge, Flossie Palmer accepte de se faire passer pour elle durant un mois chez Miss Rowland, où elle travaillera comme domestique. Dès le premier jour, la cuisinière l’informe des us draconiens de la maison, car toutes les tâches sont orchestrées à heures fixes et les rituels sont immuables. Miss Rowland étant malade et alitée, rien ne doit venir la perturber. Seule son infirmière personnelle fera le lien entre elle et la domesticité.
Le soir même, après avoir apporté le chocolat chaud, Flossie s’aventure dans un salon où elle admire tout le décorum. Les tentures en velours, les objets, le piano et l’immense miroir à l’encadrement surchargé de dorure.  Mais en poussant sa visite dans les profondeurs de la pièce, elle s’aperçoit que le miroir a fait place à un trou béant et que de cette bouche noire en sort un homme à la tête ensanglantée et au regard cruel. L’épouvante est telle que Flossie s’enfuie de la maison en courant…

Miles Clayton se retrouve sans argent après s’être fait voler juste avant d’arriver à Londres. Secrétaire particulier et homme de confiance d’un riche homme d’affaire New-yorkais, Mr. Macintyre, il a été mandaté pour rechercher une jeune fille de dix-neuf ans dont il ne connaît ni le nom, ni le prénom. Nièce et future héritière de son employeur, il n’a pour s’orienter qu’un vieux courrier, une adresse et le nom de la personne qui les hébergeait, elle et sa mère, vingt ans auparavant.

En pleine nuit, Flossie et Miles se retrouvent prisonniers d’un épais brouillard, incapables de faire un pas de plus. A l’abri dans l’embrasure d’une stèle, tous deux vont lier connaissance ; Flossie racontant le pourquoi de sa fugue et Miles expliquant sa mission. Miles la sermonnant d’être partie sans chercher une explication sur la fantasque apparition et Flossie se moquant de son impossible affaire qui s’annonce pire que de chercher une aiguille dans une meule de foin.
Rapprochement éphémère, au lendemain matin chacun s’en retourne à sa vie sans songer qu’un jour ils se reverront. Et c’est lors d’un dîner que tous deux auront la surprise de se rencontrer à nouveau ;
l’un en tant que convive, l’autre en tant que serveuse…

Pris en charge par un vieil ami, Ian Gilmore, agent au ministère des Affaires étrangères, Miles commence son enquête en mettant des annonces dans les journaux et Flossie qui a réintégré la maison de sa tante qui l’a élevée, apprend que son amie Ivy est entre la vie et la mort depuis qu’on a repêché son corps dans la Tamise. En retrouvant Miles, Flossie n’hésite pas à lui en parler...

Chez Miss Rowland, une nouvelle domestique a pris la place. Kay Moore, une jeune orpheline, semble tout aussi aventureuse et émotive que Flossie car en voyant la vieille dame pour la première fois, un malaise s’empare d’elle, et lorsque la nuit  d’étranges bruits la réveillent, elle ne manque pas d’aller fureter dans les couloirs. Elle découvre alors que les communs où logent les domestiques sont fermés à clef et qu’il lui est impossible de circuler ailleurs.

Flossie, Kay, Miles et une pléthore d’autres personnages sont pris dans une toile qui les mène tous vers une même histoire et un collier de perles noires. Des chassés-croisés providentiels, telles des synapses, les mettent en relation dès les premiers paragraphes et donnent un rythme impétueux, mais aussi théâtral et alambiqué. Ce n’est que dans la dernière partie que les intrigues prennent du sens, lorsque les mystères se dévoilent.
Qui est Miss Rowland ? Qui est l’homme passe-miroir ? Où est l’héritière ? et tant d’autres questions que l’on se ressasse…
Pour ce roman, Patricia Wentworth a été publiée en 1935. Elle plonge le lecteur dans une ambiance très anglaise du début du XXè siècle et décrit une classe ouvrière qui se montre moins timorée avec la bourgeoisie, plus impertinente. Un peu de romance et de noirceur gothique étoffent une intrigue policière assez plaisante. Il me plairait donc bien de lire d’autres livres de l’auteur…
A suivre !

Tableau de Albert Braitou-Sala

 

 

Un Noël dans les Catskills

107121009_o
Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Challenge Feel Good de Soukee

 

 

Un Noël dans les Catskills
Nora Roberts

.
Pour s’empêcher de pleurer, Pandora jette un regard ironique sur ses oncles, tantes et cousins qui, après le décès de l’oncle Jolley, se sont réunis dans son bureau pour la lecture du testament. Tous s’attendent impatiemment à recevoir une belle part des cent cinquante millions de dollars. Tous, à l’exception du cousin Michael qui comme elle, se fout de la succession et regrette profondément la mort du vieil homme. Elle en est à regarder Michael et à se rappeler leur animosité et leurs nombreuses disputes qui égayaient oncle Jolley, lorsque le notaire commence à lire les dernières volontés du défunt.
Pour deux petites-nièces, à l’une superficielle et narcissique, il lègue un miroir qui aurait appartenu à la reine Marie-Antoinette, et à l’autre, une maison à Key West qu’elle déteste. A un petit-neveu, il transmet sa collection de boîtes d’allumettes. A un neveu, il lui offre son premier dollar gagné et dignement encadré. A son unique fils, il lègue une panoplie de magicien. Et à son petit-fils, seulement ses meilleurs vœux… Le tollé est unanime, et il double d’intensité quand le notaire termine par une disposition particulière qui concerne l’essentiel de la fortune et des biens immobiliers. Le vieux filou qui avait aimé Pandora et Michael comme ses enfants leur laisse tout s’ils vivent ensemble durant six mois consécutifs dans la maison qu’on appelle La Folie de Jolley. Si les deux jeunes gens refusent cette disposition, tout, jusqu’à la moindre babiole, serait décortiqué et à partager entre les héritiers et un institut pour plantes carnivores.
Pandora et Michael ne sont pas très surpris par ce dernier clin d’œil. Oncle Jolley était un original qui aimait tirer les ficelles et avoir le dernier mot. Mais si dans un premier temps tous les deux se rebiffent, dans un second temps, ils se voient contraints d’accepter la cohabitation pour ne pas voir cette magnifique demeure s’éparpiller aux quatre vents. D’une architecture baroque, très fantaisiste, La Folie de Jolley est pleine des souvenirs de celui qui l’a habitée et ça serait la pire des trahisons de ne pas la garder intacte.

Dans les montagnes de Catskills, pour Noël, la neige ne va pas tarder à tout recouvrir et à isoler les deux duellistes, toujours en verve d’amabilités assassines. Pandora, créatrice de bijoux, implante son atelier dans la serre. Quant à Michael, scénariste renommé de feuilletons policiers pour la télévision, il se terre dans sa chambre pour écrire… Respecter l’espace de chacun est le pacte qui scelle leur accord et qui leur permettra d’endurer cette union forcée.
Alors que les vieux domestiques souhaitent les voir se rapprocher selon les désirs coupables d’oncle Jolley, d’autres personnes manigancent de les séparer. Vandalisme, empoisonnement et autres surprises sont au programme. Mais pas que… il y aura aussi des frissons, des fantasmes, et… plus…
Pandora et Michael devront composer.

De l’auteur, je ne connais que les premiers tomes de sa série policière « Eve Dallas », et j’ai voulu tester l’une de ses romances. Celle-ci est sur le modèle des livres sentimentaux et ne fait pas mystère de son dénouement. Écrite en 1986, elle a quelque chose de désuet, de passé, de charmant, et… d’assez soporifique, aussi. Elle est juste bien pour un challenge sur Noël, et pour un après-midi de grisaille !

 


Catskills Mountains
Une photo Pinterest prise « ici »

.

.

.

La naissance de la sorcière Camomille

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les samedis sont albums illustrés
Billet n°28

.

La naissance de la sorcière Camomille
Enric Larreula
Roser Capdevita

.
La sorcière Camomille raconte sa naissance et son enfance.
Elle vint au monde pour tenir compagnie à sa mère Pissenlit qui s’ennuyait dans son château et qui désirait assurer une descendance à la longue lignée de sorciers et de vampires dont elle était issue. Elle avait tout prévu avec ses grands-tantes et avait sorti pour l’occasion les vieux grimoires… Minuit, dans un arbre, c’est ainsi qu’elles avaient programmé la naissance !
Cependant avant même de naître, Camomille avait déjà un caractère bien affirmé et elle décida d’arriver plus tôt, avec ses lunettes, son foulard et son chapeau pointu sur la tête. Imaginez un bébé Camomille avec tous les attributs de la sorcière que nous connaissons.
Camomille apprenait vite et expérimentait la magie sur toutes les personnes de son entourage, faisant de sa mère et de ses arrières-grands-tantes ses cobayes préférés. Alors, sans plus tarder, sa mère décida de lui offrir pour son premier anniversaire un petit compagnon. Un petit hibou qu’elle appela Gros Yeux !

Il était une fois la sorcière Camomille qui fut, elle aussi, un bébé…

.
La série « La sorcière Camomille » est une charmante collection que je vous recommande. Le personnage n’est pas très glamour, mais quand elle sourit, elle devient très sympathique ! Cet épisode retrace sa venue au monde, ainsi que celle de son compagnon d’aventure, Gros Yeux le hibou.
Des illustrations très expressives, aux douces couleurs, accompagnent un texte court et impératif. C’est Camomille la narratrice et elle ne s’embarrasse pas de phrases alambiquées.

Dans d’autres albums, vous la découvrirez à Paris, à Venise, dans un château hanté, en vacances, sur le point de se marier… dans des tas d’aventures drôles et gentilles.
A suivre !

.

Camomille 1

.

.

 

Le rituel des Musgrave


Le mois anglais avec Cryssilda et Lou

Littérature anglaise avec Titine
Challenge Polars de Sharon

.

.

Le rituel des Musgrave
Arthur Conan Doyle

.
John Watson n’a guère de miséricorde envers Sherlock Holmes lorsqu’il nous confie ses petits défauts. Dans sa vie privée, le grand détective est  brouillon, négligent et complètement incohérent. On peut découvrir n’importe quoi dans le beurrier ou dans une soupière… et il est incapable de ranger correctement ses papiers. On le savait déjà souffrant de mélancolies, mais dans l’introduction de cette nouvelle, nous le découvrons très désordonné.

C’est dans le chaos des archives à classer, où Watson harangue son ami en le priant de de ranger les documents de ses affaires dans des cartons, que le rituel des Musgrave refait surface. L’histoire des Musgrave, la troisième enquête de ses débuts, est chroniquée dans les Mémoires, juste après « Le Gloria Scott ». Toutes deux font référence à des camarades de classe qui avaient sollicité Holmes pour résoudre des énigmes concernant leurs familles.
Sorti de son abattement, Holmes ouvre une petite boîte en bois dans laquelle se trouve des objets variés : un vieux papier, une clé en cuivre, une cheville de bois, une pelote de ficelle et trois sous en métal rouillé. De ces pièces, souvenirs de ce qu’il nomme « Le rituel des Musgrave », le mystère s’établit avec ce vieux papier du XVIIè siècle que l’on transmet aux générations successives :

« – À qui appartenait-elle? – À celui qui est parti.
– Qui doit l’avoir? – Celui qui viendra.
– Quel était le mois? – Le sixième en parlant du premier.

– Où était le soleil? – Au-dessus du chêne.
– Où était l’ombre? – Sous l’orme.
– Comment y avancer? – Au nord par dix et par dix, à l’est par cinq et par cinq, au sud par deux et par deux, à l’ouest par un et par un et ainsi dessous.
– Que donnerons-nous en échange? – Tout ce qui est nôtre.
– Pourquoi devons-nous le donner? – À cause de la confiance. »

Holmes raconte…

Décidé à gagner sa vie en tant que détective, le jeune Holmes reçoit la visite de Reginal Musgrave, un ancien camarade qui est l’héritier d’une vieille lignée d’aristocrates. A la mort de son père il a hérité du domaine de Hurlstone, des terres et une vieille bâtisse immense « pleine de coins et de recoins » qui nécessite une importante domesticité. Parmi les serviteurs, le majordome Brunton est un personnage étrange qui ne semble pas être à sa place. Homme très intelligent, beau, séducteur, il aurait pu prétendre à d’autres fonctions que celles qu’il occupe. Le cas qui amène Reginal à consulter Holmes concerne justement Brunton qui a disparu sans laisser de message, après avoir commis un impair impardonnable en prenant ses aises dans la bibliothèque. Lorsque Reginal l’avait surpris, il compulsait comme envouté, les vieux papiers de la famille, dont le rituel des Musgrave. Renvoyé avec un sursis de huit jours, Brunton avait perdu sa morgue et s’était montré obséquieux comme jamais. Mais deux jours plus tard, sa fiancée Rachel Howells, une femme de chambre, avait annoncé son brusque départ dans une crise d’hystérie ; Brunton ayant tout laissé dans sa chambre, vêtements et argent.
Ce que rapporte Reginal ne se limite pas à ce seul évènement. Quelques jours après la disparition de Brunton, Rachel qui était tombée malade disparaissait à son tour.

Pour Holmes, les prémices de l’enquête débutent dans l’énigme du rituel… à l’ombre d’un vieil orme de dix-neuf mètres de haut, de sept mètre de circonférence et datant de l’époque de Guillaume le Conquérant.

.
A travers les souvenirs de Holmes, cette nouvelle si courte est une des plus denses. L’histoire nous mène dans une chasse au trésor et les disparitions de Brunton et Rachel passent au second plan jusqu’à la chute finale. L’aventure est captivante le trésor vous surprendra !
Des enquêtes à recommander…

.

Dans un autre genre, l’épisode de la série télévisée avec Jéremy Brett, chez Belette

.

 

Le chien des Baskerville

3123380775Octobre en Halloween avec Hide et Lou
Des polars chez Sharon
Une lecture commune avec Belette qui a vu une adaptation télévisée et qui a lu le livre.

.

le-chien-des-baskerville-699436Le chien des Baskerville
Arthur Conan Doyle

.
Cette histoire est à lire par un après-midi pluvieux d’octobre, sous un plaid, dans le jour déclinant. Munissez-vous d’une tasse de thé ou d’un chocolat bien crémeux pour vous réconforter…

A Londres, le brouillard est épais et le vent d’octobre est froid. James Mortimer, un médecin de campagne, vient demander conseil à Sherlock Holmes qui se trouve en compagnie de son ami John Watson, au 21 Baker Street. Il introduit sa requête en louant les qualités du détective… « A un esprit féru de précision scientifique… Mais chacun reconnaît que vous êtes incomparable en tant qu’homme pratique ». Car l’affaire qui l’amène tient d’une chimère datant de 1742.

Installé dans le Devonshire depuis son mariage, Mortimer a eu pour patient et ami Sir Charles Baskerville, un baronnet qui a su rétablir la fortune de sa famille que des ancêtres avaient dilapidée. Propriétaire d’un manoir sis sur des hectares de landes, à sa mort, il laisse un bel héritage à un neveu Canadien. Les questions étant… Doit-il montrer à Henry les écrits qui narrent la légende des Baskerville et doit-il raconter l’étrange décès de son oncle Charles. Le vieil homme qui avait le cœur fragile est mort d’une crise cardiaque, la nuit, sur la lande boueuse. Il avait pour habitude le soir de se promener dans une allée d’ifs devant le manoir, mais Barrymore le majordome a retrouvé son corps dans une direction opposée. Un bohémien a témoigné qu’il avait entendu des cris et lorsque Mortimer a dû confirmer la mort, il a découvert sur le visage de son ami un rictus d’épouvante qui le défigurait ; à ses côtés, « des empreintes d’un chien gigantesque ».
La malédiction ! Sherlock Holmes convie Mortimer à lire le manuscrit relatant cette damnation qui se rattache aux Baskerville depuis des siècles… Hugo Baskerville était un être foncièrement méchant. Une nuit, après avoir enlevé une jeune paysanne pour lui faire subir des outrages, il a été retrouvé, égorgé par un chien monstrueux venu des enfers. Trois de ses amis qui l’accompagnaient avaient décrit la bête
et traumatisés, avaient perdu, l’un la vie, les deux autres leur raison ; « … immonde, une grosse bête noire, bâtie comme un chien, mais bien plus grande que n’importe quel chien… »

L’histoire est passionnante et inquiétante, un chien diabolique et une lande battue par les vents. Elle titille l’ardeur de Holmes qui commence à analyser les faits. Il propose à Mortimer de rencontrer Henry le lendemain et de ne rien lui dévoiler durant les vingt-quatre prochaines heures. Watson appelle cette phase indispensable à Holmes « l’intense concentration mentale ».
Ce ne sera alors que le lendemain dans la soirée que tous se retrouveront dans le salon du détective pour structurer l’enquête.
Holmes restera à Londres et Watson partira avec Henry Baskerville et James Mortimer dans le Dartmoor. Il lui écrira des rapports les plus détaillés possible.
« – L’endroit doit être sauvage.

– Oui. Si le diable désirait se mêler aux affaires humaines…
– Tiens ! Vous penchez maintenant pour une explication surnaturelle ?
– Les agents du diable peuvent être de chair et de sang, non ?… »

D’après les prémices de quelques petites investigations, Holmes peut déclarer que la nature du crime n’est pas si surnaturelle qu’on nous le laisse croire. Et il est à prévoir que le chien des Baskerville se manifestera encore…

.
Cette enquête, de trame assez classique, est l’une de mes préférées. Même si Sherlock Holmes n’apparaît que vers la fin, on l’imagine tout au long de la lecture, dans l’ombre de Watson, prêt à intervenir. L’ambiance et les décors rendent l’histoire captivante. Les landes sauvages et rudes sous des cieux automnaux, des nuits funèbres, des cris perçants d’oiseaux de proie, et beaucoup de solitude. La nuit dans le manoir, Watson guette le moindre bruit, la moindre lueur, et nous de même ! Tout le monde semble suspect et on attend avec impatience de lire le moment où la bête sortira de son trou. Superstition, crédulité, vieille légende, monstre diabolique et être despotique inspirent les criminels. Je précise que même Holmes aura des frissons de peur…
Il me semble qu’Agatha Christie s’est inspirée de certaines scènes pour étoffer une des enquêtes de Poirot. Un tableau, une ressemblance, nous rapprochent  du dénouement.
Une très bonne histoire que je vous conseille !

.

le-chien-des-baskerville-pic4


Adaptation cinématographique

.

.

.

La maison du péril

logomoisanglais16
Mois anglais avec Cryssilda et Lou

.

 

la maison du péril

La maison du péril
Agatha Christie

.
Pour le capitaine Hastings, St Loo est une station balnéaire de Cornouailles qui vaut la Riviera. Quant à Poirot, la Côte d’Azur le renvoie à sa dernière enquête, un meurtre commis dans le Train Bleu. Descendus tous deux à l’hôtel du Majestic pour des vacances, ils font la connaissance de Nick Buckley, une charmante jeune fille propriétaire d’une vieille demeure construite sur la falaise, face à l’océan, « La maison du péril ».
Par sa vivacité, sa fraîcheur, Nick attire aussitôt la sympathie des deux amis et les convie à venir lui rendre visite dans sa maison où elle reçoit des amis. La principale raison qui va pousser Poirot à accepter, c’est que lors de leur conversation Nick leur confie que dans le courant de la semaine, à trois reprises, elle a failli mourir. Si la jeune fille le dit en riant, prenant ces accidents comme des facéties de la providence, le célèbre détective, lui, les prend très au sérieux. Surtout quand il est témoin d’une quatrième tentative… avortée comme les précédentes.

Estimant qu’il est de son devoir de la protéger, Poirot va mener l’enquête et découvrir les secrets des uns et des autres qui, sous des faux-semblants, cachent leurs vraies personnalités.

.
Hercule Poirot n’a pas une retraite des plus paisibles et ce n’est pas pour lui déplaire, même s’il refuse les dossiers du Ministère de l’Intérieur. Lors de sa précédente affaire, il avait pour compagnon son valet George, un homme taciturne et beaucoup moins volubile qu’Hastings. Dans celle-ci, il avoue que le retour d’Argentine du capitaine lui fait très plaisir. L' »imagination » de son fidèle ami est un complément presque indispensable à ses petites cellules grises… Hastings, le narrateur de cette enquête, n’hésite pas à le rapporter dans ses écrits (comme il souligne aussi le manque de modestie de Poirot).
Ils sont tous les deux en villégiature dans un luxueux hôtel, les pieds dans l’eau, et l’aspect sauvage et escarpé des Cornouailles qu’on retrouve dans les romans de Daphné du Maurier, s’illustre avec cette maison qu’ils distinguent au loin ; la maison du péril. C’est l’été, l’ambiance est légère, pétillante, baignée de désinvolture, mais petit à petit au fil des pages, l’atmosphère devient funeste, gothique. Il y a une fracture entre ce que voit Poirot et ce que vit Nick Buckley. Le premier est visionnaire, la seconde a l’insouciance de la jeunesse et se refuse à envisager le pire… jusqu’à la mort de sa cousine Maggy.
Agatha Christie tisse une trame des plus compliquées et surprend le lecteur dans le dénouement. Les personnages secondaires, tous intéressants, alimentent le récit dans son suspense.
J’ai beaucoup aimé ce roman policier, il est dans le top des enquêtes de Poirot, alors je vous le recommande !

.

400x230_hercule-poirot-s02e01_542b670b8e328

.

.