L’employé de l’agent de change

Challenge polars avec Sharon
40 nouvelles pour mars, avec Aymeline
Et mois Kiltissime de Cryssilda
Mes lectures avec Sherlock…

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L’employé de l’agent de change
Les mémoires de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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Les nouvelles des mémoires ne suivent pas la chronologie des enquêtes. Dans cette dernière, John Watson est marié et a pris la clientèle d’un vieux médecin dans le quartier de Paddington.
Un matin, à sa grande surprise, il reçoit la visite de Sherlock Holmes qu’il n’a pas vu depuis l’affaire du Signe des Quatre. Le motif invoqué ? Ajouter à sa collection d’énigmes une chronique inédite. Alléchante proposition ! Watson ne se fait pas prié pour suivre son ami…
Durant le voyage en train jusqu’à Birmingham, le client Hall Pycroft raconte l’affaire qui le mène à consulter le détective. Au chômage depuis quelques mois, après la faillite de la banque pour laquelle il travaillait depuis cinq ans, il commençait à désespérer quand un emploi dans le bureau de change Mawson & William’s lui est proposé. Mais après avoir signé, une autre proposition lui ai faite, encore plus prestigieuse que la première. Une société en quincaillerie lui offre le poste de directeur avec une rémunération très attrayante. Malgré qu’il soit déjà en contrat, Pycroft décide de s’engager auprès de la seconde, et dans l’immédiat, suivant le conseil d’Arthur Pinner l’agent de la quincaillerie, de n’en référer à personne.
C’est en se rendant dans les bureaux de l’entreprise que Pycroft soupçonne un traquenard. La société à Birmingham n’est référencée sur aucune plaque professionnelle, les locaux sont impersonnels, vides, poussiéreux, et l’homme qui le reçoit est le sosie de Pinner…
L’aventure commence pour les trois hommes, Pycroft, Watson et Holmes !

Lorsqu’il est affaire d’escroquerie… Cette enquête n’a pas le brio de certaines, mais c’est toujours un grand plaisir de lire la trame d’un scénario bien élaboré, dont le dénouement déconcerte un peu.

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Flamme d’argent

Challenge polars avec Sharon
40 nouvelles pour mars, avec Aymeline
Et mois Kiltissime de Cryssilda
Mes lectures avec Sherlock…

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Les mémoires de Sherlock Holmes
Flamme d’argent, Silver Blaze
Arthur Conan Doyle

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Dans les mémoires, le docteur John Watson continue à nous rapporter les enquêtes de son ami détective Sherlock Holmes. Cette première nouvelle, issue d’un recueil qui en compte douze, raconte la disparition du cheval Silver Blaze et la mort de son entraîneur John Straker.
Dans les landes rugueuses du Dartmoor, les indices mènent à accuser Fitzroy Simpson, un bookmaker qui aurait parié gros sur la course du Wessex Cup. Mais Holmes n’est pas d’accord avec les conclusions de l’inspecteur Gregory et partage ses doutes auprès de Watson. Invités sur place, il en faut peu pour que des suppositions étayent un tout autre scénario.
Le mystère est absolu, on ne sait vers qui se diriger, et le paysage est lugubre ; Watson écrit « un horizon monotone », mais beau. Fougères, marécages, ronces, cailloux, c’est la même terre que nous lirons plus tard dans le roman « Le chien des Baskerville ».
Le propriétaire, le colonel Ross ? Madame Straker ? L’entraîneur Silas Brown ? ou des bohémiens ? Ce sont les empreintes des sabots de Silver Blaze qui vont renseigner Holmes sur le caractère surprenant de l’affaire.

« Surprenant » est vraiment le mot car, je suis certaine que le dénouement déconcertera tout amateur d’intrigue ! L’originalité de l’histoire ne réside par dans un suspense haletant, ni dans l’ingéniosité criminelle, mais plus dans un sort du destin, une vengeance fatale…
Je vous recommande toutes les enquêtes de Sherlock Holmes !
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Le chien des Baskerville

3123380775Octobre en Halloween avec Hide et Lou
Des polars chez Sharon
Une lecture commune avec Belette qui a vu une adaptation télévisée et qui a lu le livre.

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le-chien-des-baskerville-699436Le chien des Baskerville
Arthur Conan Doyle

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Cette histoire est à lire par un après-midi pluvieux d’octobre, sous un plaid, dans le jour déclinant. Munissez-vous d’une tasse de thé ou d’un chocolat bien crémeux pour vous réconforter…

A Londres, le brouillard est épais et le vent d’octobre est froid. James Mortimer, un médecin de campagne, vient demander conseil à Sherlock Holmes qui se trouve en compagnie de son ami John Watson, au 21 Baker Street. Il introduit sa requête en louant les qualités du détective… « A un esprit féru de précision scientifique… Mais chacun reconnaît que vous êtes incomparable en tant qu’homme pratique ». Car l’affaire qui l’amène tient d’une chimère datant de 1742.

Installé dans le Devonshire depuis son mariage, Mortimer a eu pour patient et ami Sir Charles Baskerville, un baronnet qui a su rétablir la fortune de sa famille que des ancêtres avaient dilapidée. Propriétaire d’un manoir sis sur des hectares de landes, à sa mort, il laisse un bel héritage à un neveu Canadien. Les questions étant… Doit-il montrer à Henry les écrits qui narrent la légende des Baskerville et doit-il raconter l’étrange décès de son oncle Charles. Le vieil homme qui avait le cœur fragile est mort d’une crise cardiaque, la nuit, sur la lande boueuse. Il avait pour habitude le soir de se promener dans une allée d’ifs devant le manoir, mais Barrymore le majordome a retrouvé son corps dans une direction opposée. Un bohémien a témoigné qu’il avait entendu des cris et lorsque Mortimer a dû confirmer la mort, il a découvert sur le visage de son ami un rictus d’épouvante qui le défigurait ; à ses côtés, « des empreintes d’un chien gigantesque ».
La malédiction ! Sherlock Holmes convie Mortimer à lire le manuscrit relatant cette damnation qui se rattache aux Baskerville depuis des siècles… Hugo Baskerville était un être foncièrement méchant. Une nuit, après avoir enlevé une jeune paysanne pour lui faire subir des outrages, il a été retrouvé, égorgé par un chien monstrueux venu des enfers. Trois de ses amis qui l’accompagnaient avaient décrit la bête
et traumatisés, avaient perdu, l’un la vie, les deux autres leur raison ; « … immonde, une grosse bête noire, bâtie comme un chien, mais bien plus grande que n’importe quel chien… »

L’histoire est passionnante et inquiétante, un chien diabolique et une lande battue par les vents. Elle titille l’ardeur de Holmes qui commence à analyser les faits. Il propose à Mortimer de rencontrer Henry le lendemain et de ne rien lui dévoiler durant les vingt-quatre prochaines heures. Watson appelle cette phase indispensable à Holmes « l’intense concentration mentale ».
Ce ne sera alors que le lendemain dans la soirée que tous se retrouveront dans le salon du détective pour structurer l’enquête.
Holmes restera à Londres et Watson partira avec Henry Baskerville et James Mortimer dans le Dartmoor. Il lui écrira des rapports les plus détaillés possible.
« – L’endroit doit être sauvage.

– Oui. Si le diable désirait se mêler aux affaires humaines…
– Tiens ! Vous penchez maintenant pour une explication surnaturelle ?
– Les agents du diable peuvent être de chair et de sang, non ?… »

D’après les prémices de quelques petites investigations, Holmes peut déclarer que la nature du crime n’est pas si surnaturelle qu’on nous le laisse croire. Et il est à prévoir que le chien des Baskerville se manifestera encore…

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Cette enquête, de trame assez classique, est l’une de mes préférées. Même si Sherlock Holmes n’apparaît que vers la fin, on l’imagine tout au long de la lecture, dans l’ombre de Watson, prêt à intervenir. L’ambiance et les décors rendent l’histoire captivante. Les landes sauvages et rudes sous des cieux automnaux, des nuits funèbres, des cris perçants d’oiseaux de proie, et beaucoup de solitude. La nuit dans le manoir, Watson guette le moindre bruit, la moindre lueur, et nous de même ! Tout le monde semble suspect et on attend avec impatience de lire le moment où la bête sortira de son trou. Superstition, crédulité, vieille légende, monstre diabolique et être despotique inspirent les criminels. Je précise que même Holmes aura des frissons de peur…
Il me semble qu’Agatha Christie s’est inspirée de certaines scènes pour étoffer une des enquêtes de Poirot. Un tableau, une ressemblance, nous rapprochent  du dénouement.
Une très bonne histoire que je vous conseille !

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Adaptation cinématographique

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Le pouce de l’ingénieur

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Littérature anglaise avec Titine
Mois anglais avec Cryssilda, Titine et Lou

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Les enquêtes de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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1889, Londres – Eyford

L’affaire du pouce de l’ingénieur a été largement chroniquée dans les journaux. Mais comme l’explique John Watson, elle mérite que les faits soient rapportés dans les détails.
Un matin, alors que son cabinet de consultation n’était pas encore ouvert, il reçoit la visite de Victor Hatherley, ingénieur en hydraulique, qui a le pouce sectionné. Commotionné, paniqué, celui-ci raconte que ce fut un accident criminel.
Sans tarder, après l’avoir pansé, Watson accompagne Hatherley chez Holmes pour qu’il lui raconte son histoire…

Récemment engagé par le colonel Stark pour aller voir une presse hydraulique défectueuse, on lui demande de venir voir la machine de nuit. L’hébergement est bien entendu assuré. La rétribution pour ce travail étant très généreuse, Hatherley ne pose pas de question et accepte la discrétion qu’on lui impose. Le dépannage doit rester secret, mais pour étouffer toute curiosité, le colonel lui dévoile qu’il a trouvé un petit terrain dont le sol est plein de terre à foulon. Il ne veut pas ébruiter cette aubaine pour ne pas que ses voisins fassent comme lui et exploitent l’argile.
« – Nous voudrions que vous veniez ce soir par le dernier train.
– Venir où ?
– A Eyford, dans le Berkshire. C’est un petit endroit à la lisière de l’Oxfordshire, et à moins de dix kilomètres de Reading. De Paddington, il y a un train qui vous fera arriver vers onze heures et quart. »

Lorsqu’il arrive de nuit dans le manoir, Hatherley ne distingue rien de la campagne. Et ce n’est pas de la fenêtre de sa chambre qu’il peut admirer le paysage, car tout est barré. Le silence pesant rend le décor encore plus mystérieux, lugubre, et pour s’encourager le jeune homme pense aux cinquante guinées. Une petite heure de travail…
Il en est là de ses réflexions quand une femme transie de peur rentre dans sa chambre et lui intime l’ordre de partir le plus vite possible. « – Pour l’amour du Ciel ! murmura-t-elle. Partez d’ici avant qu’il ne soit trop tard ! »

A ce stade de la narration, est-ce que Holmes commence à comprendre l’intrigue ? Machiavélique comme tous les scénarios criminels, les manigances du colonel sont bien difficiles à saisir. Pourtant Holmes fait le rapprochement avec une autre affaire impliquant un jeune ingénieur en hydraulique disparu un an auparavant. Le conseil de la femme du colonel n’était pas à prendre à la légère.
Une chose s’impose ! Il faut retourner sur les lieux et partager le voyage avec les inspecteurs de Scotland Yard…
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Tiré des Aventures de Sherlock Holmes, le récit a été édité dans la revue Strand Magazine en 1892.
Watson est un jeune marié et n’habite plus Baker Street. De ce fait, il voit moins Holmes. Cette nouvelle qu’il rapporte n’est pas une des plus passionnantes, mais je suis toujours aussi séduite par l’atmosphère mystérieuse, l’époque et les lieux. Quand Conan Doyle nous invite dans un train, dans une campagne, dans une demeure anglaise, on y est ; transporté et témoin. Quant à l’intrigue, on ne sait jamais où elle va nous conduire. La plus anodine des machinations mène à quelque chose de terrible. Vous dévoilerais-je le comment du pourquoi si je vous disais que Holmes découvre dans une dépendance de la maison du nickel et de l’étain ? A vous de faire vos propres déductions ou à vous de lire cette aventure… Mr. Hatherley a eu bien de la chance de ne laisser dans cette histoire qu’un pouce !

A recommander.

Vous trouverez un billet sur les Aventures chez Belette

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Eyford

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Le ruban moucheté

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«British Mysteries» de Lou et Titine
Mois anglais de Lou, Titine et Cryssilda, 14ème billet

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Les aventures de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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Un matin d’avril 1883,

Profitant de l’absence de son beau-père Grimesby Roylott, Helen Stoner demande à Sherlock Holmes d’enquêter sur la mort suspecte de sa sœur Julia. Pour étayer et justifier ses soupçons, elle dresse les grandes lignes qui permettront à Holmes de se faire une première opinion…
Veuve avec deux petites filles de deux ans, des jumelles, sa mère a épousé le docteur Roylott qui était au Bengale dans la garnison de son mari, le général Stoner. Elle apportait dans la corbeille de mariage, une belle fortune qui, selon son testament si elle devait disparaître la première, devait se partager en trois parties ; une pour son mari et les deux autres pour ses filles. Aussitôt après les noces, ils décidèrent de retourner en Angleterre où Roylott voulait s’installer. Mais la mort de sa mère, survenue à cause d’un accident de chemin de fer, changèrent les projets. De Londres, Roylott, tuteur des filles, les prit et les emmena sur son domaine familial, Stoke Moran, une terre morcelée, réduite, et un manoir défraîchi, hypothéqué par les derniers héritiers. Là-bas, tout était austère et les humeurs coléreuses, sauvages, de Roylott rythmaient le quotidien, en effrayant tout le monde. Personne n’osait s’aventurer et affronter les bêtes dangereuses qu’il faisait importer des Indes.
Un jour, Julia revint de chez leur tante avec une belle nouvelle. Elle avait rencontré chez elle un jeune homme très bien, s’en était éprise et s’était fiancée aussitôt, à lui. Les noces furent organisées, mais deux semaines avant, on retrouva Julia en agonie sur le seuil de sa chambre, à crier « Oh mon Dieu ! Hélène ! Le ruban ! Le ruban moucheté ! ».
C’était il y a deux ans… Hélène s’en souvient comme si cela avait été la veille.

Holmes et Watson ne l’interrompent pas. Chaque détail a son importance. Ce n’est que sur la fin du récit que Holmes lui demande de lui décrire la chambre et l’aménagement des pièces. Mais pour connaître le fin mot de l’histoire, il devra s’y rendre sur place, en compagnie de son fidèle ami.
Le temps presse… Hélène est amoureuse et doit bientôt se marier. Lors de la précédente nuit, elle a entendu le bruit feutré et les sifflements qui réveillaient et tourmentaient sa sœur juste avant sa mort.

Révolver et brosses à dents sont les seules affaires qu’ils emportent pour leur voyage dans le Surrey. Holmes espère dénouer cette triste affaire, le plus rapidement possible.

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Watson rapporte les faits et nous donne des chiffres dès le début de cette nouvelle. Huit ans qu’il connaît Holmes, qu’il « étudie les méthodes », pour soixante-dix affaires. Il catalogue celle-ci « d’inhabituelle et fantastique ». C’est certainement le même avis que Conan Doyle.
L’intrigue a la construction des autres. Une cliente vient à Baker Street et demande l’aide de Sherlock Holmes. Watson est présent. Lorsqu’elle se confie, Holmes regroupe les informations et commence à les connecter. Il pourrait déjà donner le nom du meurtrier, le mobile, mais n’a pas encore découvert l’arme du crime. C’est justement ce dernier point qui rend l’enquête très intéressante et originale. Il est amusant aussi d’imaginer Holmes a l’affut du moindre indice… « à quatre pattes, le visage contre terre, ou plutôt collé à la loupe… ».
Le paysage et l’atmosphère présentés donnent à notre vision un caractère chimérique et extravagant. U
n parc habité par des animaux exotiques, un manoir en ruine, une descendance qui se dégénère, des bohémiens qui campent dans le bois, une jeune fille en détresse… il ne m’en faut pas plus pour me transporter.
A recommander

P.S. : La dessinatrice Christel Espié a illustré ce roman dans un très bel album paru aux éditions Sarbacane.
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le ruban moucheté.

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L’Escarboucle bleue

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«British Mysteries» de Lou et Titine

Mois anglais de Lou, Titine et Cryssilda, 9ème billet

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Les aventures de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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Dans les nouvelles de Sherlock Holmes, John Watson aime à raconter des petites histoires qui n’ont pas forcément la tonalité des autres enquêtes meurtrières. Le délit y est plus minimal mais tout aussi intéressant à narrer et à lire. On a vu que Holmes n’était pas si implacable et qu’il n’attachait pas une réelle importance à la justice. Ce qu’il apprécie par dessus tout, c’est démêler l’inexplicable et percer les mystères de l’âme humaine.
Alors, quand on lui soumet une énigme…

« – Pas de crime ! répondit-il. Il s’agit seulement de l’un de ces innombrables incidents baroques qui ne manquent pas de se produire quand vous avez quatre millions d’être humains qui se bousculent à l’intérieur de quelques kilomètres carrés. Au sein des actions et des réactions d’un tel essaim d’humanité, il faut s’attendre à n’importe quelles combinaisons d’évènements : d’où des petits problèmes, bizarres et passionnants, pas pas forcément criminels. Nous en avons déjà fait l’expérience plus d’une fois.
– Tellement, observais-je, que sur les six dernières affaires, trois étaient parfaitement exemptes de crime, aux yeux de la loi. »

L’histoire de l’Escarboucle bleue se passe à l’époque de Noël. Watson va rendre visite à son ami pour lui présenter ses vœux et le découvre en pleine observation d’un chapeau melon usé. C’est le commissionnaire Peterson qui le lui a remis, ainsi qu’une oie dodue, après qu’il ait été témoin d’une agression dans la rue. Et comme il est bien reconnu qu’un uniforme de police fait fuir tout le monde, agresseurs et agressé ont pris la poudre d’escampette et ont abandonné chapeau et oie. Une oie qui, à l’heure où Holmes spécule sur l’identité de l’infortuné propriétaire, se fait rôtir sous la bonne vigilance de Madame Peterson…
Que peut-on raconter de ce chapeau ? beaucoup… Holmes détaille à Watson les faits, lorsqu’il est interrompu par un Peterson affolé.

« – L’oie, monsieur Holmes ! L’oie, monsieur ! bégaya-t-il.
– Hé bien ? Qu’est-ce qui se passe avec l’oie ? Est-elle ressuscitée ? S’est-elle envolée par la fenêtre ? »

Sa femme a découvert dans le jabot de l’oie, une pierre bleue de toute beauté, unique. Le diamant, L’Escaboucle bleue, qui une semaine avant, avait été volée à la comtesse de Morcar et pour lequel un millier de livres est offert pour sa restitution.
Dés lors, ce n’est plus le chapeau qui revêt une analyse particulière, mais la chère oie.
De plus, l’affaire se corse car un plombier connu de la justice pour avoir déjà commis un larcin, clame son innocence et est inculpé, incarcéré et mené devant les assises pour le vol.
Holmes ne veut pas perdre de temps et part en compagnie de son fidèle assistant sur les traces de la défunte oie et celles du véritable coupable.

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Conan Doyle a écrit une nouvelle qui mêle sérieux et légèreté. Le comique de l’histoire n’enlève pas la gravité des faits. Un innocent risque la pendaison ou d’être envoyé dans une colonie pénitencière si on ne le disculpe pas. Les déductions de Holmes fusent comme dans un geyser et si elles paraissent évidentes après avoir été énoncées, elles n’en sont pas moins spectaculaires pour nous pauvres lecteurs.
Un méchant plus bête que cruel, une justice expéditive, une enquête sinueuse, « bizarre », et Holmes le miséricordieux… C’est Noël…
Une très bonne lecture !

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L’homme à la lèvre tordue

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«British Mysteries» de Lou et Titine

Mois anglais de Lou, Titine et Cryssilda, 7ème billet

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sherlock holmesL’homme à la lèvre tordue
Les aventures de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

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Juin 1889,

John Watson et sa femme reçoivent la visite de Madame Whitney, une amie de longue date. Épouse d’un homme opiomane, elle vient souvent leur confier son désespoir et chercher du réconfort auprès de Mary. Ce soir-là, inquiète, elle ne sait quoi faire car son mari n’est pas rentré depuis plus de deux jours. Elle l’imagine dans une fumerie d’opium, déconnecté de la vie et sans force pour réintégrer leur domicile.
Homme au grand cœur, Watson ne se fait pas prier pour aller le chercher… il y fera une rencontre imprévue !

Dans la fumerie, après avoir découvert Whitney, Watson se fait aborder par un vieil homme. C’est Holmes, grimé et costumé, qui mène une enquête parmi les drogués. Sa cliente Madame Saint-Clair craint que son mari, un homme d’affaire prospère, ne soit retenu prisonnier, ou pire, n’ait été assassiné dans cet établissement. Elle l’aurait aperçu à l’une des fenêtres quelques secondes… Disparu, on découvre dans la chambre correspondant à la fenêtre, seulement un pauvre mendiant bien connu du quartier. Hugh Boone est un clochard défiguré, très sale et peu loquace. Les affaires de Saint-Clair étant à ses côtés, on pense qu’il pourrait être impliqué dans la disparition et le meurtre.

Une affaire des plus étranges… surtout lorsque les pistes s’éparpillent dans le quartier le plus mal famé de Londres et racontent une histoire des plus surprenantes. Holmes voudrait bien faire parler Boone…
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Dans la suite des Aventures de Sherlock Holmes, « L’homme à la lèvre tordue » est une nouvelle qui vient après « Les cinq pépins d’orange ». Différente, bien imaginée, elle nous projette sur les bords de la Tamise de l’East End, dans une fumerie d’opium. Les Britanniques ont ramené en occident l’opium et au XIXè siècle, cette drogue ne faisait pas que des ravages auprès des coolies Chinois. Elle était aussi bien prisée par les classes aisées de la société et les milieux artistiques.
En ce qui concerne l’intrigue qui n’est pas d’une grande envergure, il me semble qu’Agatha Christie a utilisé le même stratagème dans l’une de ses histoires avec Hercule Poirot. Je ne me souviens plus du titre, hélas…
Une sympathique enquête à lire.

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