La surprise de Noël


Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo

 

 

La surprise de Noël
Debbie Macomber

A vingt-quatre ans, Merry ne sort jamais et n’a pas de petit ami, ce qui attriste ses parents qui sur un coup de tête l’inscrivent dans une agence de rencontre sur le net, sous le pseudo de Mary. De famille modeste, elle est obligée de faire de l’intérim pour payer ses études. Son temps est très pris entre ce travail et sa famille, car sa mère a une sclérose en plaques et son petit frère est atteint de trisomie 21.
La fin de l’année est intense et à Noël, il y a tous les préparatifs à organiser. Dans son entreprise, un gros contrat avec la société Boeing est sur le point de se conclure et son service est particulièrement sollicité. Le vice-président, Jayson Bright, pousse les employés dans leurs retranchements et ne ménage pas Merry qui subit trop souvent ses foudres royales… Dictatorial, tranchant, intransigeant… la liste des adjectifs antipathiques est trop longue. Bref, un Grinch !

A plus de trente ans, Jayson Bright se consacre exclusivement à son travail en cherchant essentiellement à satisfaire son oncle, le président de la société, qui s’est occupé de l’enfant solitaire qu’il était après le divorce de ses parents. Cette dévotion le transforme petit à petit en un être un peu trop impérieux, glacial et désagréable avec tout le monde, sauf avec son cousin qui a partagé son enfance.
Alors quand ce cousin lui annonce qu’il est très amoureux d’une amie d’enfance qu’il a retrouvée sur un site de rencontre et qu’ils vont se marier, Jayson commence à réfléchir. Curieux, il s’accorde quelques minutes à regarder le site et le profil qui attire son attention est celui d’une certaine Mary qui a mis la photo de son chien en guise de portrait. Le chien le renvoie à une époque heureuse de sa vie quand il en avait un lui aussi, et sur un coup de tête, il décide de créer son profil avec une photo de Rocky et de contacter Mary.

De chapitre en chapitre, la lecture passe de Merry-Mary à Jayson-Jay. Nous les accompagnons dans ce jeu de rôle et dans leurs approches timides au début et plus amicales par la suite. Tous les soirs à 21 heures, ils se connectent pour une parenthèse enchantée. Mary lui raconte sa vie, sa famille, ses rêves, se plaint de son odieux patron, lui parle de Noël, une fête magique… et Jay se reconstruit et grandit en se nourrissant de sa générosité, de sa fraîcheur, des bonheurs simples qu’elle lui offre.
Et puis arrive le jour où tous deux décident de se rencontrer. Vraiment se rencontrer ? et non… leur histoire d’amour ne va pas se conclure aussi rapidement, et cela, pour la joie des lectrices qui charmées, vont sourire, ricaner et dévorer cette romance, bonne comme un petit sablé de Noël.

 

Un autre billet avec Nahe

 

 

 

Les os du diable

Octobre est Halloween avec Lou et Hilde
Challenge Petit Bac d’Enna – Catégorie anatomie
Challenge polars et thrillers de Sharon

 

 

Les os du diable
Kathy Reichs

 

Temperance Brennam est anthropologue légale (comme l’auteur). Sa vie professionnelle, qui empiète beaucoup sur sa vie personnelle, se partage entre deux activités ; l’enseignement à l’université de Charlotte et les enquêtes judiciaires. Divorcée, mère d’une fille qui travaille pour le procureur général, elle vit seule avec son chat Birdie.
Alors qu’elle commence le premier chapitre de son autobiographie, tout en listant les choses qu’elle doit faire, le Dr. Larabee l’appelle pour qu’elle vienne sur les lieux d’une nouvelle scène criminelle. En faisant des travaux de rénovation dans une maison, un plombier a découvert un crâne dans une cave cachée et la police aimerait qu’elle soit la première à constater les faits.
Temperance découvre bien plus qu’un crâne ! Le décor lugubre est l’antre d’un sorcier qui a placé aux côtés d’un chaudron, des os d’animaux, des statuettes, des colliers, un couteau, et dessiné des symboles cabalistiques. Assistée du détective Erskene Slidell du bureau des investigations, Temperance va se documenter dans un premier temps sur le syncrétisme qui mélange les croyances et idéologies issues de la culture afro-caribéenne du XVIIIe et XIXe siècle. De nombreuses confréries appartenant à la santeria ou à la wicca organisent des rituels vaudous comme celui qui est représenté dans la cave.
Magie blanche, magie noire, très vite, l’enquête rejoint celle de la découverte d’un corps sans tête sur lequel le meurtrier a tracé un pentagramme satanique. Ces offrandes de sacrifices humains vont la mener vers une église, l’église de Satan…

Mauvaise pioche ! Apparemment ce onzième tome n’est pas le meilleur de l’auteur. Pour une première incursion dans le monde de Temperance, je n’ai pas choisi la bonne histoire que j’ai trouvée bien trop longue et assommante. C’est dommage car je n’ai pas envie de persévérer…

 

 

 

Esprit, es-tu là ?


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

Esprit es-tu là ?
Le fantôme de la bibliothèque

Elizabeth Cody Kimmel

 

Kate découvre pour ses treize ans qu’elle a le même pouvoir que sa mère médium ; elle arrive à voir les fantômes et à communiquer avec eux.
Dans leur nouvelle maison, elle n’ose plus inviter des copines depuis le jour où Vanessa, la fille la plus populaire du collège, a fui, poussée par les cris et les gémissements d’esprits en dérive.
Se sentant plus que jamais seule, inquiète de ce que pourrait raconter Vanessa auprès des filles satellites qui gravitent autour d’elle, Kate se rapproche d’une nouvelle élève qui transporte partout avec elle un violoncelle, plus grand et plus gros qu’elle !
Jac est une petite rouquine bien sympa, qui sous une allure classique de fille sage est moins timide et plus frondeuse que Kate. Très vite, toutes deux tissent des liens d’amitié, se confient leurs secrets et se rebaptisent Maestra et Mama Vaudou, suite à une manifestation surnaturelle dans la bibliothèque du collège.
Alors que toutes deux sont entrain de potasser des livres pour un devoir en commun, elles ont la surprise de voir un livre tomber au sol, comme expulser des rayonnages. Pas une, mais deux fois, car aussitôt rangé à sa place, le livre s’extrait à nouveau.
Ce livre est un album photos des anciennes classes de 1960. Autre génération, le vintage avec les coiffures « choucroute », « coupe en brosse » et les lunettes « papillon » les amusent sur l’instant, mais très vite l’atmosphère change en devenant plus solennelle. Les pages se tournent pour s’ouvrir sur le portrait d’une fille de dix-sept ans, Suzanne Bennis, décédée cette même année. Elle pose figée avec une flûte traversière ; deux tresses qui encadrent son visage translucide et un regard fixe. En mémoire de Suzanne Bennis… elle n’a même pas terminée son année scolaire.
Après le livre, c’est l’apparition de Suzanne qui se matérialise devant Kate. Son fantôme, triste et silencieux a besoin d’elle…
Maestra et Mama Vaudou vont faire des recherches sur cette fille étrange et tout faire pour l’aider à retrouver la sérénité.
Que c’est-il passé au collège en 1960 ?

« Esprit, es-tu là ? » est le premier tome d’une série qui raconte les aventures surnaturelles des deux amies, Kate et Jac. Dans un style simple et imagé adapté pour les jeunes enfants du primaire, l’auteur donne la plume à son héroïne qui nous raconte une histoire divertissante et attendrissante. Aux problèmes de l’adolescence, des amitiés au collège et de l’intégration, il y a ceux des fantômes.
Je recommande donc ce livre bien sympathique…

 

Une photo prise sur le site de l’artiste, Delfine Ferré

 

 

Les orphelins Baudelaire, Tome XII


Septembre en Amérique avec Titine

 


T1 – Tout commence mal – T2 – Le laboratoire aux serpents 
T3 – Ouragan sur le lac
T4 – Cauchemar à la scierie – 
T5 – Piège au collège – T6 – Ascenseur pour la peur
T7 – L’arbre aux corbeaux – T9 – La fête féroce – T10 – La pente glissante
T11 – La grotte Gorgone

 

Le pénultième péril, Tome XII
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

Les trois enfants Baudelaire qui s’étaient échappés des griffes du comte Olaf, une énième fois, ont été retrouvés par Mr. Poe, l’exécuteur testamentaire, et Kit Snicket, une femme qui avait bien connu leurs parents.
A bord du taxi qui les ramène dans leur ville natale, là où tout avait commencé, les enfants se remémorent de tristes instants et apprennent que la communauté VDC continue activement à rechercher le sucrier qui contient un échantillon de l’amanite médusoïde.
Pour cet épisode, Violette, Klaus et Prunille doivent participer à la quête du saint sucrier car la menace est imminente. Le comte Olaf est toujours déterminé à commettre le pire…
Alors, pour la branche honnête du VDC, ils doivent travailler dans un palace, Le Grand Hôtel Dénouement, en tant que grooms. A tous les services, à tous les étages, ils vont espionner et rapporter fidèlement ses machiavéliques desseins…

Avant-dernier tome de la série, je suis au regret de vous dire que ce livre est celui que j’ai le moins aimé. L’auteur nous perd très rapidement, c’est interminable, brouillon, incompréhensible, avec une multitude de personnages qui font référence aux tomes précédents. Lassée, j’ai fini par lire en diagonale. C’est très dommage…
A suivre pour le dernier périple.

 

Image de la série

 

 

Les orphelins Baudelaire, Tome XI

Septembre en Amérique avec Titine

 


T1 – Tout commence mal – T2 – Le laboratoire aux serpents 
T3 – Ouragan sur le lac
T4 – Cauchemar à la scierie – 
T5 – Piège au collège – T6 – Ascenseur pour la peur
T7 – L’arbre aux corbeaux – T8 – T9 – La fête féroce – T10 – La pente glissante


La Grotte Gorgone, Tome XI

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

 

Passage relevé dans mon deuxième billet :
Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.


Après avoir échappé au comte Olaf et tenus pour responsables de ses méfaits, les trois enfants Baudelaire sont enfin réunis ! Mais leurs mésaventures continuent sur une luge transformée en radeau, malmenée par un fleuve bouillonnant.
Sauvés in-extremis par le Queequeg, un sous-marin commandé par le capitaine Virlevent, Violette, Klaus et Prunille ont alors l’agréable surprise de rencontrer des amis de la confrérie secrète, le VDC, et ennemis du comte Olaf. Ils apprennent aussi qu’ils ont une quête commune, à savoir… la recherche d’un sucrier.
A bord, le capitaine Virlevent les embauche et distribue les rôles. Violette assistera sa belle-fille Fiona, une mycologue, Klaus lira les cartes des marées et bébé Prunille se chargera de la cuisine.
Un peu de répit ? Oh que non ! Très vite, voilà que Prunille est entre la vie et la mort pour avoir mangé une amanite et que le comte Olaf se manifeste à bord de son sous-marin, genre poulpe tentaculaire géant, en les faisant tous prisonniers.

« Yap-yap Esculape ! »… Comme l’écrit Lemony Snicket, depuis la mort tragique de leurs parents, la roue de la destinée ne tourne que dans un sens, un cycle très infortuné…
Vont-ils s’échapper ? Vont-ils enfin élucider tous les mystères ?… Soupirs !!! Les eaux sont dangereuses et les profondeurs encore plus.

Cet épisode est une déception. Il ne résout rien, il est une énième aventure malheureuse qui ne surprendra pas le jeune lecteur. Une trame assez brouillonne, déjà lue, et beaucoup de complexités, l’histoire n’est en fait qu’une transition qui mène vers les derniers tomes.
On apprend quand même une chose ! L’auteur rabâche presque à tous les chapitres que le cycle de l’eau repose sur trois phénomènes : évaporation, précipitations, ruissellement.
A suivre !

 

 

 

La dernière fille


Septembre en Amérique avec Titine
Challenge Polars de Sharon

La dernière fille
Riley Sager

 

Le terme « la dernière fille » se rapporte aux films d’épouvante, car dans la plupart des scénarios d’horreur, le rôle du survivant est attribué à une fille.
Baptisée ainsi par les médias, Quincy Carpenter est l’une d’elles. Seule rescapée d’une tuerie dans les Poconos, elle essaie de vivre une vie normale et d’oublier ce qu’il s’est passé dix ans auparavant. De la tragédie, elle n’en garde que le souvenir confus de sa fuite à travers les bois, de son épouvante, du sang qui la recouvrait et de Coop, le policier qui l’a secourue.
En couple avec un homme aimant, attentif, et créatrice d’un site web sur la pâtisserie qui lui apporte un certain réconfort, elle ne peut s’empêcher aussi de consommer en grande quantité, comme une droguée, du sucre et du Xanax pour continuer à avancer. Funambule, elle est bien consciente que son équilibre est précaire… Et lorsque Coop revient la voir pour lui annoncer que Lisa Melner, une « dernière fille », vient de se suicider, un gouffre s’ouvre sous ses pieds.
Lisa avait été la première à essayer de lui venir en aide et à l’encourager à affronter ses terreurs, mais depuis quelques années, le contact avait été rompu. La pensant sereine et forte, la mort de celle qui avait été un modèle pour elle, libère ses cauchemars.

Traquée par les médias qui désirent recueillir son témoignage, Quincy se réfugie chez elle et se remémore les quelques souvenirs qui la ramènent à Pine Cottage, juste avant le drame ; une forêt dense et noire, un chalet et ses camarades. Ce passé ne se résume qu’à quelques fragments d’un avant et d’un après, avec le nom du meurtrier, Joe Hannen. Alors qu’elle désirerait tout oublier, la mort de Lisa fait apparaître Samantha Boyd, une « dernière fille » qui vit en marge de la société, une rebelle, une écorchée en manque de justice. Sans domicile, elle s’impose auprès de Quincy en lui demandant de l’héberger et la tarabuste de questions jusqu’à la pousser dans ses derniers retranchements.
Survivantes et encore traumatisées toutes les deux, elles vont essayer de dépasser leurs peurs en allant au devant du danger, en le provoquant. Et, petit à petit, le voile opaque de l’amnésie de Quincy commence à se lever, libérant ainsi fantômes et monstres…
« … Un ouragan qui fait voler sa vie en éclats et s’effondrer bien des certitudes. Et si l’heure de la vérité avait enfin sonné ? »

Le suspense de ce thriller monte crescendo jusqu’à un final surprenant. Angoissant, terriblement manipulateur, le scénario est habilement conçu pour nous égarer et nous mener vers de nombreuses conjectures qui se dessinent au fil de l’histoire. Lisa ne s’est pas suicidée, elle a été tuée, et tous les personnages semblent suspects. Quincy ne sera pas épargnée !
Je vous recommande ce livre qui a su me maintenir en haleine, avec frissons, toute une nuit d’été.

 

 

 

Un Noël dans les Catskills

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Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Challenge Feel Good de Soukee

 

 

Un Noël dans les Catskills
Nora Roberts

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Pour s’empêcher de pleurer, Pandora jette un regard ironique sur ses oncles, tantes et cousins qui, après le décès de l’oncle Jolley, se sont réunis dans son bureau pour la lecture du testament. Tous s’attendent impatiemment à recevoir une belle part des cent cinquante millions de dollars. Tous, à l’exception du cousin Michael qui comme elle, se fout de la succession et regrette profondément la mort du vieil homme. Elle en est à regarder Michael et à se rappeler leur animosité et leurs nombreuses disputes qui égayaient oncle Jolley, lorsque le notaire commence à lire les dernières volontés du défunt.
Pour deux petites-nièces, à l’une superficielle et narcissique, il lègue un miroir qui aurait appartenu à la reine Marie-Antoinette, et à l’autre, une maison à Key West qu’elle déteste. A un petit-neveu, il transmet sa collection de boîtes d’allumettes. A un neveu, il lui offre son premier dollar gagné et dignement encadré. A son unique fils, il lègue une panoplie de magicien. Et à son petit-fils, seulement ses meilleurs vœux… Le tollé est unanime, et il double d’intensité quand le notaire termine par une disposition particulière qui concerne l’essentiel de la fortune et des biens immobiliers. Le vieux filou qui avait aimé Pandora et Michael comme ses enfants leur laisse tout s’ils vivent ensemble durant six mois consécutifs dans la maison qu’on appelle La Folie de Jolley. Si les deux jeunes gens refusent cette disposition, tout, jusqu’à la moindre babiole, serait décortiqué et à partager entre les héritiers et un institut pour plantes carnivores.
Pandora et Michael ne sont pas très surpris par ce dernier clin d’œil. Oncle Jolley était un original qui aimait tirer les ficelles et avoir le dernier mot. Mais si dans un premier temps tous les deux se rebiffent, dans un second temps, ils se voient contraints d’accepter la cohabitation pour ne pas voir cette magnifique demeure s’éparpiller aux quatre vents. D’une architecture baroque, très fantaisiste, La Folie de Jolley est pleine des souvenirs de celui qui l’a habitée et ça serait la pire des trahisons de ne pas la garder intacte.

Dans les montagnes de Catskills, pour Noël, la neige ne va pas tarder à tout recouvrir et à isoler les deux duellistes, toujours en verve d’amabilités assassines. Pandora, créatrice de bijoux, implante son atelier dans la serre. Quant à Michael, scénariste renommé de feuilletons policiers pour la télévision, il se terre dans sa chambre pour écrire… Respecter l’espace de chacun est le pacte qui scelle leur accord et qui leur permettra d’endurer cette union forcée.
Alors que les vieux domestiques souhaitent les voir se rapprocher selon les désirs coupables d’oncle Jolley, d’autres personnes manigancent de les séparer. Vandalisme, empoisonnement et autres surprises sont au programme. Mais pas que… il y aura aussi des frissons, des fantasmes, et… plus…
Pandora et Michael devront composer.

De l’auteur, je ne connais que les premiers tomes de sa série policière « Eve Dallas », et j’ai voulu tester l’une de ses romances. Celle-ci est sur le modèle des livres sentimentaux et ne fait pas mystère de son dénouement. Écrite en 1986, elle a quelque chose de désuet, de passé, de charmant, et… d’assez soporifique, aussi. Elle est juste bien pour un challenge sur Noël, et pour un après-midi de grisaille !

 


Catskills Mountains
Une photo Pinterest prise « ici »

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Chasseurs de livres

Chasseurs de livres
Jennifer Chambliss Bertman

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Leurs professions leur permettant de travailler chez eux, les parents d’Emily Crane ont décidé de déménager tous les ans pour visiter les cinquante états que compte les États-Unis. Cette fois-ci, leur port d’attache est San Francisco en Californie…
Passionnée de lectures et d’énigmes, Emily est heureuse de se retrouver dans la ville où habite Garrison Griswold, un célèbre éditeur qui organise des chasses aux livres. A partir d’indices pris sur le site internet, Book Scavenger, les lecteurs choisissent des livres cachés dans des lieux publics et partent à leur recherche. Un point est gagné à chaque livre trouvé et Emily alias Wombat mal léché, très douée dans les décodages, convoite le rang le plus élevé, celui de Sherlock Holmes.
Alors que ses parents et son frère Matthew commencent à décharger le camion de déménagement, Emily apprend par la radio la disparition de Monsieur Griswold ! Le cher homme devait inaugurer en direct un nouveau divertissement que tous ses fans attendaient avec impatience. Où est-il ? Serait-ce le début de l’aventure qu’il leur promettait ?
En fait, l’éditeur est à l’hôpital car il a subi une méchante agression qui a failli le tuer. Deux hommes ont voulu lui dérober le roman avec lequel il allait lancer la partie. « Le Scarabée d’or » écrit par Edgar Allan Poe en était le support, une histoire chargée de cryptogrammes qu’il avait remaniée et imprimée lui-même dans le plus grand des secrets ; un livre pour un trésor à déterrer.
Avec l’aide de son frère aîné Matthew et de son voisin James, féru comme elle de codages, ce n’est plus entre les pages des romans qu’Emily va enquêter, mais dans la vraie vie car d’énigme en énigme, croyant participer à un jeu, elle va se retrouver sur la route des malfaiteurs.
Qui tire les ficelles ? Et quels mystères recèle Le Scarabée d’or qu’Emily a découvert derrière une poubelle, sur les lieux de l’agression ? C’est la fin des vacances d’octobre, la ville est aux couleurs d’Halloween, Emily est pleine d’enthousiasme pour sa nouvelle vie… De l’enthousiasme, il va en falloir !

Premier tome d’une série qui aura pour héros nos jeunes amis, ce livre est comme la quatrième de couverture l’annonce, un véritable jeu de piste « pour tous les amoureux des livres et des énigmes ». Devinettes, codages en lettres et en chiffres, références littéraires et plein d’aventures, tout est conçu pour émoustiller la curiosité des jeunes lecteurs, enquêteurs en herbe ou chevronnés. Ils se plairont à mener l’enquête en parallèle, comme j’ai pu le faire. Une écriture dense, peut-être pas évidente dans un premier temps où tout se met en place, de l’humour, un rythme trépidant, du suspense, une belle amitié entre Emily et James, et San Francisco qui se dévoile dans son infrastructure si singulière et son histoire.
L’auteur précise que l’aïeul de Garrison Griswold a vraiment existé et qu’il fut jusqu’à la mort de Poe en mauvais termes avec lui.
« Chasseurs de livres » est à recommander…

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Le fils

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Le passeur, tome 1
L’élue, tome 2
Messager, tome 3

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le filsLe fils
Tome 4

Lois Lowry

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Elle est arrivée un jour de tempête, accrochée à un mat brisé. Belle, étrange, différente, elle aurait pu être une sirène…
A moitié morte, les pêcheurs l’ont ramenée dans leur village et l’ont confiée à Alys, une vieille guérisseuse qui la soignera et la traitera comme sa fille. Lorsqu’elle se réveille, elle ne peut leur dire d’où elle vient, qui elle est. Elle sait seulement qu’elle s’appelle Claire. Claire…elle sera alors pour eux, Claire de l’Eau.

« Le village était lové au pied d’une importante falaise, dans l’anfractuosité d’un bras de terre. Cet endroit où la péninsule rejoignait le continent était tellement isolé que le temps n’avait pas d’importance car rien ne changeait jamais. De mémoire d’habitant, nul n’y était jamais venu, et ce n’est que rarement que quelqu’un, d’insatisfaction, le quittait ou du moins essayait. Dans ce cas, on disait qu’il « montait ». Un sentier broussailleux et plein de racines serpentait vers la base de la falaise mais s’interrompait au pied d’un véritable mur de pierre et ensuite il n’y avait pas d’autres issue que de grimper, en effet. Plusieurs l’avaient tenté et avaient fait une chute fatale. Un habitant, Einar le Farouche, avait réussi à grimper mais il était revenu, profondément aigri par ce qu’il avait rencontré au sommet. »

Claire de l’Eau cherche à retrouver la mémoire dans toutes les petites choses du quotidien. Puis un jour, lors de l’accouchement d’une jeune femme du village, tout lui revient…
Elle est née dans un monde par-delà la mer, qui s’est reconstruit après le Chaos. Loin de ressembler à cette communauté de pêcheurs, elle vivait dans une société aseptisée, compartimentée, qui a rayé de son monde les sentiments, les couleurs, les animaux, toute indépendance et libre arbitre. Dans cet univers, on absorbe une petite pilule qui annihile les émotions. Il n’y a alors plus d’intuition, d’affection, d’amour. On compose les couples et on leur attribue des enfants nés de mères porteuses. Éduqués dans cette cellule d’accueil jusqu’à leur douze ans, ils sont après dirigés vers leur fonction. Pour Claire, le comité de gouvernement lui a attribué le rôle de matrice. Durant deux ans, elle s’est façonnée pour qu’à quatorze ans elle puisse engendrer un enfant. Claire a eu cet enfant, n° 36, mais l’accouchement s’étant mal passé, elle n’a pu rester à son poste. C’est à l’Alevinière, au laboratoire d’insémination des poissons,
qu’on la place et qu’on lui apprend les gestes mécaniques d’un nouveau travail.
Elle raconte tout cela à Alys, et plus encore, car Claire n’a pas oublié son enfant et elle a tout fait pour le retrouver…
Résolue, elle arrive à avoir ses entrées au centre nourricier et voit pour la première fois son bébé, un petit garçon magnifique avec de beaux yeux clairs. Lorsqu’elle peut, et sans attirer l’attention sur elle, elle va dans la pouponnière pour s’occuper de lui. On ne lui a pas
attribué de famille ni donné de nom, car c’est un enfant difficile ; on le nomme toujours par son matricule, mais Claire l’appelle Aby.
Puis un jour, le nourricier avec qui elle a sympathisé lui annonce que n° 36 va être élargi. Élargir est le terme qu’on emploie pour dire qu’on efface, on supprime. Il n’ y a alors qu’une issue pour Claire ; prendre Aby, fuir par la rivière et partir en quête de l’Ailleurs. Cependant, rien ne se passe comme elle le pense et Aby disparaît…

L’Ailleurs est terrifiant et captivant. On n’en revient jamais. Dans un premier temps, pour Claire c’est ce petit village suspendu et prisonnier qui fait face à la mer. Aidée de Einar le Farouche, elle va tout faire pour continuer sa route et découvrir ce qu’est devenu son fils.

L’Ailleurs, c’est aussi le terrain de jeux du Commissaire Troqueur ; il peut nous donner tout ce qu’on désire. Une question sera posée.
Que peut-elle sacrifier pour retrouver Aby ?

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Dernier livre d’une tétralogie dystopique, ce tome dénoue l’intrigue initiale et relie les histoires entre elles. Ainsi, nous en découvrons un peu plus sur la communauté de Jonas (Le Passeur) car elle est la même que celle de Claire. L’auteur a la fantaisie de nous balader dans le temps et d’étaler sa narration sur plusieurs années, en trois parties.
La première, « Avant », ambiance froide, stérile, raconte l’époque où Claire brave les interdits en cherchant à se rapprocher de son enfant. C’est troublant et douloureux lorsqu’elle évoque ses sentiments. La seconde, « Entre-deux », se situe dans le village de pêcheurs. La mesure du temps est difficile à définir car on la calcule en fonction de la vie des gens du village. On peut dire ainsi que des années passent… Les phrases émeuvent quand elles parlent du berger Einar, un être solitaire, cassé par son père. Le village reclus, lové sur lui-même, aurait pu être dénaturé, dépravé, primitif, mais l’auteur a préféré écrire une société généreuse et hospitalière, agréable à lire. La troisième partie, « Au-delà », se passe dans cet Ailleurs qui reçoit les exilés, une terre protégée par une forêt dense et enchanteresse. Là, on retrouve Jonas et Kira (L’Élue). Claire n’a plus le premier rôle, c’est son fils qui relate les faits.
Si on peut imaginer qu’un jour notre monde sombre dans une société totalitaire, si on peut concevoir une vie autarcique, la troisième partie nous fait pénétrer dans un univers totalement fantastique avec le
maléfique Commissaire Troqueur. Le genre tend alors vers la fantasy plus que vers une fiction dystopique. Mais belle plume, on se laisse porter par l’histoire sans trop chercher noise aux étrangetés du scénario.
Claire, personnage courageux et déterminé, plaira aux jeunes lecteurs. Elle n’a peut-être pas la même aura que Kira, mais nous la suivons avec plaisir dans ses aventures.

Si je dois vous dire ce que j’ai aimé dans ce livre, je vous réponds de suite, la deuxième partie du livre. Il y a Alys, le vieux Benedikt et Einar. Quant aux décors que je visualisais, ils me faisaient penser aux histoires de Jules Verne et je me suis remémorée une vieille série télévisée « Les Robinson Suisses »… (Je vous parle d’un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître.)

Je vous recommande cette série. Le voyage vers ces Ailleurs fut captivant et je n’ai pas été déçue par cette fin.

 

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146.
Illustration du roman « L’île mystérieuse » de Jules Verne

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Messager

Le passeur – Tome 1
L’élue – Tome 2

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messagerMessager
Tome 3

Lois Lowry

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Village est un sanctuaire qui accueille toutes les personnes qui ont fuit les dictatures de leurs comtés. Au-delà de Forêt, nul ne peut imaginer qu’un tel endroit puisse exister…
Jonas le Passeur se nomme à présent Meneur. Le père de Kira qui avait été victime d’une conspiration est le Visionnaire. Quant à Matty, le petit protégé de Kira, il est le Messager. Lui seul peut parcourir Forêt sans crainte.

Les années ont passé, Matty vit désormais avec Visionnaire qui l’éduque et l’estime comme un fils. Le petit garçon que Kira appelait Farouche, est devenu un adolescent courageux et respectueux des règles.
La vie à Village est heureuse, il n’y a aucune répression, tous se montrent solidaires et valeureux dans leurs tâches. Mais un jour, Matty s’aperçoit que l’ambiance commence à s’altérer. Plus individualiste et agressive, leur société semble être sous l’emprise d’une force malfaisante.
C’est en assistant à une séance de trocs, qu’il prend conscience d’un réel changement. Mentor, l’instituteur du village, un homme sage et généreux, se métamorphose en un homme colérique et avide. Une femme douce et maternelle frappe son enfant sans aucune raison. Et plus surprenant, certaines personnes veulent fermer les frontières aux exilés.

Les présages sont alarmants, l’atmosphère s’alourdit, Forêt devient plus dense, plus menaçante. Meneur et Visionnaire décident d’envoyer Matty chercher  Kira. La jeune tisserande devra tout abandonner sans perdre de temps…

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Troisième tome de la série « Le Quatuor », « Messager » raconte l’histoire de Matty. Il réunit les deux autres intrigues qui n’avaient en commun que leur monde dystopique.
Le petit chenapan intrépide qui nous avait fait sourire dans le précédent livre, est devenu un adolescent brave, studieux et attentionné envers son père adoptif. Sans avoir bridé son caractère vif et indépendant, Visionnaire a su modérer son impulsivité.
A village, comme dans les autres communautés que nous avons lues, chaque personne reçoit le nom de sa vocation. Meneur voit sa personnalité et la rebaptise. Ainsi Matty est devenu le messager qui maintient un lien avec l’extérieur. D’autres sont Herboriste, Ramasseur, Mentor…
L’auteur donne à cette histoire sa part obscure. Sous l’influence d’une énergie ou d’une entité pernicieuse (grande énigme du livre), Village change. Une exaltation se propage et modifie la personnalité des gens. Avec cette violence latente, ce désir de fermer les frontières et de ne plus accueillir les exilés, ce monde fantastique nous renvoie à notre triste actualité.
Si le récit débute avec légèreté, petit à petit nous sombrons dans l’angoisse. Des secrets, des conspirations, une autorité qui va vers l’oppression et qui contrôle les esprits, une nature qui sanctionne cette « pollution », et Matty qui nous livre ses intuitions pessimistes.
Pour en revenir à Matty, il va se découvrir un don. Il a la faculté de soigner. Il est l’un du Quatuor et rejoint Jonas et Kira qui tout deux ont les facultés de voir l’avenir.
Nous finissons la lecture avec plein de questions. Ce tome ne livre aucun des mystères. Nous finissons la lecture avec une petite larme… car l’aventure a ses drames.
Le prochain et dernier livre a pour titre « Le fils ». Quel sera son univers ?

Une série à recommander.

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darkforest3

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Photo prise « ici »

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