Pinkerton, Dossier Jesse James, 1875 – Tome I

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logo bac14Logo BD Mango NoirLa BD du mercredi chez Mango, « Petit BAC » d’Enna



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PINKERTON T1 FR[DRU].indd.pdfPinkerton – Tome I
Dossier Jesse James – 1875
Scenario de Rémi Guérin – Dessins de Damour
Couleurs de Paolo Francescutto
Couleurs de couverture de Sébastien Gérard



Missouri, le 26 janvier 1875,

Après la guerre de Sécession, l’état du Missouri se développe. L’ère est à l’industrialisation et au commerce. Le gouverneur voudrait se représenter aux prochaines élections et envisage de changer certaines choses qui le dérangent…

Allan Pinkerton est l’homme qui a créé la Pinkerton National Detective Agency. Mandaté par le gouverneur pour arrêter Jesse et Franck James, il fait surveiller leur maison de famille par son équipe qui, prête à tout pour les appréhender, projette de les assiéger et de leur envoyer de la dynamite. Les méthodes employées sont celles de mercenaires sans foi ni loi.
Cette nuit du 26 janvier 1875, les frères James n’étaient pas et l’attaque fit d’autres victimes… leur mère Zerelda et leur petit frère Archie.

L’opinion publique, la presse et certains hommes politiques, s’indignent des agissements criminels des sbires de Pinkerton. Il faut préciser que les hors-la-loi ont su conquérir une certaine bienveillance en redistribuant leurs rapines aux pauvres et en donnant d’eux une image de justiciers…

Pour Allan Pinkerton, sa fierté mise à mal, l’affaire prend une dimension plus stratégique. Il tisse alors un plan comme peut le faire une araignée, un joueur d’échecs, et place un pion traitre dans l’entourage des James avec un gain pour appâter ; 10.000 dollars de récompense pour la capture.
Il saura patienter des années pour vaincre sa guerre.

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Cet album raconte la machiavélique ruse d’Allan Pinkerton pour arrêter les frères James. La violence engendrée est sans miséricorde et révèle la hargne et l’obstination qui le hantent ; ni honneur, ni justice.
L’histoire bien sombre mêle réalité et fiction avec intelligence, se lit sans ennui et nous donne une vision peu glorieuse de la célèbre agence de détectives. Les enjeux politiques, l’orgueil, gangrènent ses ambitions.
Les dessins et la colorisation traduisent l’âpreté de ce western. La noirceur des regards, les couleurs froides, sont des impacts impitoyables.
En tournant les pages, j’avais en mémoire des images du film « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » avec Brad Pitt… ma compassion avait déjà trouvé son camp !

« Une vraie légende de l’Amérique » que je vous recommande, que j’ai appréciée lire (armée de lunettes), et je remercie Babelio et Glénat qui m’ont fait ce beau cadeau.

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