Ça déménage !


Challenges : « Albums illustrés » avec Hérisson
et
« Animaux du monde » avec Sharon

 

 

    Ça déménage !
Texte de Fred Paronuzzi
Illustrations de Marianne Barcilon

Colette, Marcel et leur fils Philibert résident dans une grotte trop humide et trop sombre. C’est de l’avis de Marcel qui envie les cousins de Mayotte. Marcel a besoin de lumière et sur un coup de tête (il est caractériel et très décidé), Marcel annonce qu’il veut déménager.
Surpris au début, Colette et Philibert ne tarde pas à l’approuver et les voilà tous les trois partis en quête d’un bel endroit… La savane, un arbre, ils décident d’élire domicile près d’une famille de babouins accueillante. Tout semble aller pour le mieux, mais très vite, les enfants se montrent turbulents et donnent un mauvais exemple pour Philibert qui les suit dans leurs jeux. Les peaux de bananes volant au dessus de leurs têtes, Marcel et Colette prennent la décision de quitter l’endroit pour un autre arbre… C’est au dessus d’une mare qu’ils découvrent leur nouveau paradis. Et là, c’est une famille de phacochères qui vient joyeusement s’ébrouer dans la boue qui éclabousse nos amis. Non, non ! ça ne peut plus durer ! il faut aller ailleurs…
Croyez-vous qu’ils trouveront ? Parce qu’après les babouins et les phacochères, il y a les girafes aux longs cous qui aiment grignoter les feuilles des arbres. Puis comme Colette le dit, il s’en faut peu pour qu’ils finissent au fond d’un estomac, même si ces demoiselles sont végétariennes !

Je vous conseille cet album jeunesse qui fait beaucoup sourire. Entre l’histoire et les illustrations, il sera un petit plaisir de lecture pour les enfants qui s’attarderont sur les paysages, les animaux et les frimousses expressives de nos chauves-souris qui veulent découvrir le monde.
J’ai beaucoup aimé ! donc… à recommander !

 

 

 

 

Emma G. Wildford

La BD de la semaine chez Stéphie

Un album offert par les éditions Soleil, collection Noctambule, et Priceminister-Rakuten, dans le cadre de « La BD fait son festival ». Note 20/20

 

Emma G. Wildford
Zidrou, Scénariste
Dessinatrice et coloriste, Edith

 

Cet été de 1920 est très chaud, et dans leur propriété de la campagne de l’Essex, loin de la fournaise de Londres, Emma G. Wildford reste aux côtés de sa sœur Elizabeth qui est enceinte de son premier enfant.
Elizabeth se languit et Emma écrit. Écrire de la poésie est la seule façon pour elle de supporter l’absence de son fiancé Roald, parti dans la région du lac Inari, au nord de la Finlande. Descendant sur quatre générations, d’une longue lignée d’explorateurs-aventuriers, il avait dans l’idée de retrouver le tombeau de la géante Dola, déesse protectrice, et ainsi, rendre hommage à ses prédécesseurs. Mais voici plus d’un an qu’Emma n’a pas reçu de nouvelles, et ses multiples requêtes auprès des membres la Royal Geographical Society restent vaines car ils le croient tous mort.

Roald avait promis d’épouser Emma le jour de ses vingt ans et lui avait laissé une lettre à ne lire que si le destin se montrait cruel. Certaine qu’elle le reverra et dotée d’un caractère fortement obstiné, elle décide de ne pas tenter le mauvais sort en décachetant la lettre et de prendre le premier paquebot de la Blue Star Lines pour le rechercher sur les terres de Laponie. Là-bas, Borge Hansen, le représentant local de la Royal Geographical Society, l’attendra pour lui servir de guide…

Trésors, légendes, étendues enneigées, grand froid, nous accompagnons l’intrépide et folle Emma dans son périple du bout du monde, avec ce très bel album, un livre coffret qui recèle des petites surprises (une photo, un billet d’embarquement, une lettre…). L’histoire est avant tout l’émancipation d’une jeune fille qui se libère des carcans de son époque. Des débuts enchanteurs, poétiques et mélancoliques qui dévoilent avec pudeur son amour passionné pour son fiancé, l’ambiance change lorsque nous abordons sa quête initiatique empreinte d’aventures et d’amour, lors de ce voyage qui se révèlera être difficile et douloureux, mais aussi un tremplin pour l’avenir. La transition se fait en couleur, en paysages et en sentiments, avec une touche plus onirique.
Je vous recommande ce très beau portrait de femme, sensible, fier, courageux, ardent, éloge à l’espérance, la foi, l’amour et au féminisme. Un coup de cœur.

 

 

 

La mariée de Ceylan

Un livre offert par Babelio et les Éditions Milady

 

La mariée de Ceylan
Dinah Jefferies

 

Ceylan, de 1925 à 1934

Sans jamais avoir quitté le Gloucestershire, sauf en de rares occasions pour aller à Londres, Gwendolyn, une jeune mariée de dix-neuf ans, part seule à Ceylan pour rejoindre son mari, Laurence Hooper un veuf de trente-sept ans, propriétaire d’une plantation de thé, qu’elle a rencontré lors d’un bal. Candide et encore ignorante de ses devoirs d’épouse, elle fait confiance à Laurence pour donner le ton à leur mariage. Mais celui-ci, très occupé par son travail, la confie dès le premier jour de son arrivée à sa gouvernante et vieille nourrice dévouée, Naveena. Une maison tenue par des serviteurs silencieux et un mari souvent absent, Gwen chasse son ennui en s’aventurant sur la propriété et découvre peu à peu un cadre enchanteur et luxuriant, mais aussi la dure vie d’une plantation dans un pays colonisé. Elle fait alors le triste constat que l’image qu’elle en avait est à mille lieues de la réalité.

Amoureuse, sensible et d’un naturel expansif malgré son éducation de jeune fille de bonne famille, elle essaie de s’acclimater à son nouveau rôle et à ce pays étrange et sauvage, mais la personnalité changeante de son mari la surprend et la déroute. Toujours charmant et prévenant avec elle, il peut se montrer tour à tour très aimant ou très réservé, surtout lorsqu’elle lui pose des questions sur son passé, sa première femme qui s’est suicidée et la petite tombe d’un enfant qui est perdue et ensevelie sous la végétation de la propriété.

Des promenades dans la nature, des heures passées entre les pages de romans policiers et quelques soirées avec des voisins sont les seuls dérivatifs d’une vie indolente qui n’arrive pas à la satisfaire et à lui faire oublier que ses questions restent toujours sans réponse, que sa belle-sœur Verity est antipathique, lunatique et très possessive envers Laurence, qu’une vieille amie de son mari, qui fut sa maîtresse après son veuvage, est un peu trop envahissante et que le régisseur de la plantation se montre impitoyable envers les ouvriers cingalais. Jusqu’au jour où elle apprend qu’elle est enceinte.

Tout le temps de la grossesse est un état de grâce. Gwen resplendit et rien ne peut interférer à son bonheur, même pas lorsqu’elle apprend qu’elle attend des jumeaux. Laurence est aux petits soins pour elle, plus attentif et protecteur que jamais, et Naveena l’entoure de beaucoup de tendresse. Mais le jour de l’accouchement, rien ne se passe comme prévu et Gwen doit faire un choix terrible, dans le secret le plus absolu.
« Si un jour la vérité éclate, Laurence parviendra-t-il à comprendre et à lui pardonner ? »


On débarque à Ceylan avec des senteurs de cannelle et de bois de santal mélangées aux effluves nauséeux du port. La lumière est aveuglante et la chaleur étouffante. C’est chamarré de couleurs, bruyant, captivant et effrayant. Puis nous pénétrons dans les terres où les cultures des théiers ondulent suivant les courbes des vallons. Les cris perçants des oiseaux, les bruits d’eau d’un lac, le parfum des fleurs… C’est l’ambiance et l’atmosphère du début de ce roman de 562 pages construit en quatre parties, qui racontent une époque et une île à travers un couple et ses secrets de famille. Comme dans « Rebecca » de Daphné du Maurier, il y a une magnifique propriété, une jeune épousée naïve, un veuf tourmenté, une maîtresse, une gouvernante et un fantôme.
Les personnages évoluent sur une dizaine d’années, les années de l’entre-deux-guerres. Nous traversons les troubles communautaires et les approches pour une autonomie et une indépendance, et nous abordons tous les thèmes d’une colonisation avec les rapports entre colons et autochtones, dominants et dominés. Cette décennie raconte
l’insouciance des années folles et une certaine liberté pour les femmes qui génère beaucoup d’optimisme mais la crise économique de 1929 vient assombrir le tableau et redéfinir la trame de l’intrigue.
Ce livre est une romance dans la lignée des romans gothiques, avec ses noirceurs et ses mystères. Il ne manque pas de piment, d’amour, et il vous tiendra captif le temps de sa lecture…

 

 

Une photo prise « ici »

 

 

 

Cartes postales de Vendée, entre terre et océan

Vacances en Vendée… à bientôt !

La campagne près de la Roche-sur-Yon, balades, sortie théâtre « Le frigo » de Copi, avec la géniale adaptation de Brethome et Sire, et soirées scrabble…

Les Sables d’Olonne

Le Puy du Fou, du médiéval à 1900… en passant par la légende du roi Arthur

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Le saut oblique de la truite

Un livre offert par l’auteur et je l’en remercie.

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Le saut oblique de la truite
Jérôme Magnier-Moreno

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Le récit de ce petit livre débute dans les toilettes du cimetière Montparnasse où l’auteur confie que la décision qu’il a prise le rend malade. Depuis dix ans, il trimballe dans un vieux sac à dos rouge, sorte de gri-gri, garde-corps et compagnon d’aventures, un journal de bord dans lequel il raconte son séjour en Haute-Corse ; les pérégrinations d’un jeune Parisien, architecte, peintre et pêcheur de truite. Une décennie plus tard, il est enfin prêt à le faire publier.
Dans une gamme de couleurs allant du rouge au bleu profond, l’auteur saisit le paysage, l’odeur du maquis, l’ambiance, ses rencontres et ses sentiments. Il devait rejoindre son ami Olivier qui n’est jamais venu et il s’est retrouvé à longer le fleuve Tavignanu, seul et, au final, heureux de l’être.

Quelques jours d’introspection pour appréhender l’avenir et reconquérir le goût de la vie, réflexions en tout genre, sexualité exacerbée, méditation poétique, de belles images et une communion forte avec l’espace, l’écriture peut aussi parfois se montrer sinueuse, comme un chemin de randonnée. Par « sinueux », je définie ainsi les déséquilibres de ma lecture où j’ai souri et… de temps en temps, fait la moue..
La quête initiatique du jeune homme n’aurait pas pu trouver plus belle terre que cette île, forte et fière…
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D’autres billets chez Didi, Keisha, Aifelle,

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l’Irlande, un art de vivre

l'irlande un art de vivre

L’irlande
Un art de vivre
Walter Pfeiffer

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Des petits cottages aux demeures les plus somptueuses, de la campagne aux landes sauvages, des lacs profonds  jusqu’aux bord des mers, de la sobriété, de la rusticité au raffinement et au faste… l’air est empreint de romantisme, de mystère et de passion.

« La mer omniprésente, des centaines de lacs romantiques, des rivières saumoneuses, des landes sauvages, des jardins splendides et des pubs accueillants font le charme de ce pays où il fait bon prendre son temps. Un pays original, fier de ses traditions, à découvrir de cottage en château, au gré des chemins détournés qui le sillonnent. Surprenantes images d’une île verte où vibrent le rose des forêts de rhododendrons et le pourpre des bruyères, et où l’art de vivre rime avec nature et traditions. »

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L'irlande 1 L'irlande 2

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Gargilesse

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Un di
manche avec du soleil et des amis, nous avons pris la route du Boischaut Sud, dans l’Indre, pour le charmant petit village de Gargilesse. Traversé par la rivière Gargilesse et nanti d’un château dont la construction fut commencée au Xè siècle, ce village pittoresque est connu pour ses activités culturelles offertes à la belle saison et pour l’une de ses petites maisons qui a appartenu à George Sand. Maison de campagne, « refuge » qu’elle partageait avec Alexandre Manceau, elle est sans prétention, nichée dans un coin. Agencée comme à l’époque de George, avec des souvenirs récoltés par sa petite-fille Aurore, elle est aujourd’hui un musée qu’on peut visiter.
Flânerie en photos…

Gargilesse 1.gargilesse1   banngar1 banngar2gargilesse5Église Saint-Laurent et Notre-Dame

IMGP6165banngar3Au sous-sol, une crypte décorée de fresques – XIIIe, XVe et XVIe siècle

banngar4Maison de George Sand

gargilesse7Le château

banngar5banngar6gargilesse11gargilesse12Maison du peintre Henri Jamet et et de son fils, le harpiste Pierre Jamet

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                           gargilesse13

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Beaune, entre campagne, vignes et remparts

Dernière semaine des vacances, escapade de deux jours, nous sommes partis en Bourgogne. Depuis des lustres, Mister B. souhaitait voir le polyptyque « Le Jugement dernier » de Rogier van der Weyden.

Une belle campagne, des coins seuls au monde, puis les premières vignes… et le ciel bleu. La route des vins nous la ferons après notre découverte de Beaune.
Une première approche par les remparts qui ceinturent la ville, nous nous sommes dirigés vers le syndicat d’initiative qui nous a donné plans et renseignements.
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.         Beaune1
.Beaune2.
Première visite, le musée des beaux-arts. Petit, il a été une mise en bouche. J’ai découvert deux peintres qui rendent merveilleusement bien les tendons, les rides, les veinules… ce sont Édouard Darviot et Édouard Paupion.
Aux tableaux se mêlent des sculptures, une collection égyptienne et une archéologique. En exposition temporaire, nous avons admiré les dessins du journaliste et illustrateur Noël Dorville.
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Beaune3« La grand-mère » d’Edouard Paupion

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Deuxième visite et sujet de notre voyage, les Hospices de Beaune, l’Hôtel-Dieu un « palais pour les pôvres ». Il fut fondé en 1443 par Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne et Guigone de Salins, son épouse. Les soins et la charité y ont été dispensés par les Sœurs  Hospitalières jusqu’en 1983. Son architecture, ses toits vernissés, ses ventes de bouteilles de vin, produit de leurs vignes, qui aident à l’entretien de ce patrimoine, et le polyptyque  de Rogier van der Weyden, font la renommée de ce monument historique.

bannBeaune1Entrée

4Cour intérieure
et toitures

bannBeaune25 .
1. Premières salles, la salle des pôvres et la chapelle où Guigone repose en paix. C’est là qu’était accroché le polyptyque du « Jugement dernier ». Mais à présent, il est dans une salle à part.
A l’origine, les deux salles n’en formaient qu’une et les malades pouvaient regarder ce tableau de leurs couches. Un espace immense avec une charpente magnifique, poutres peintes aux couleurs lumineuses et ornées de gargouilles sorties d’un bestiaire féerique, qui ressemble à celle d’un bateau.

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bannBeaune4bannBeaune3.
2. Dans la salle Saint-Hugues qui date de 1645, douze lits sont alignés. Cet espace était destiné aux hommes. Les murs sont richement décorés de peintures.

73. Dans la salle Saint-Nicolas, salle réservée aux personnes âgées, une singularité est à dévoiler… La rivière la Bouzaise coule sous les dalles. La pièce est traversée par une rigole protégée par des ferronneries. C’est par là qu’on jetait les déchets, les eaux usagées.
Aujourd’hui, des vitrines exposent des instruments de « l’art médical » et des maquettes des Hospices.

bannBeaune5894. La cuisine… on y préparait les repas des malades mais aussi les galettes de pain blanc qu’on distribuait aux portes de l’Hôtel-Dieu.
  bannBeaune6105. Le laboratoire où on élaborait les médications, emplâtres et potions…
     6. L’antre de l’apothicaire avec ses innombrables pots…

11bannBeaune7. 12137. Par la cour, nous allons à la salle Saint-Louis, aménagée en 1660 pour les patients d’origine militaire, où se trouvent les tapisseries et les coffres. Une importante collection de taste-vin est exposée.

bannBeaune8.
8. De ce sanctuaire, nous accédons à la salle où est accroché le retable de Rogier van der Weyden… « Le Jugement dernier ». Les photos que j’ai prises sont floues et il serait sacrilège de vous les montrer ! Alors, merci Google…
Polyptyque, de quinze panneaux en chêne, peint entre 1443 et 1452 pour l’Hôtel-Dieu.

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jugement dernier.
jugement dernier 12Partie gauche
La joie dans la Jérusalem nouvelle
Pierre, socle de l’Église (en rouge)
Marie pleine de grâce

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jugement dernier 13Partie droite
Jean-Baptiste le précurseur et André le protecteur
Paul le messager (en vert)
L’horreur dans les abîmes de l’Enfer

.jugement dernier 14Partie centrale
La pesée des âmes
Un rappel de la Passion (les anges sur les deux panneaux)
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jugement dernier 2Le retable fermé.

Il était présenté ainsi tout au long de l’année. On ne l’ouvrait que pour les dimanches et les fêtes solennelles.
Commande du chancelier Rolin à Rogier van der Weyden, peintre flamand du XVè siècle qui en 1435 devint peintre officiel de Bruxelles. Il était disposé au fond de la salle des pôvres pour que les malades puissent l’admirer. Il leur donnait force et courage dans la foi. L’âme devait déjà s’orienter vers le dernier jugement.
L’œuvre est magnifique et saisissante. Les couleurs sont éclatantes ! Nous sommes restés près de trente minutes, assis à le contempler. Nous avons eu de la chance, il y avait peu de monde.

Nous sommes retournés doucement dans le centre de la ville, dans les petites rues pavées. Une glace italienne, des achats souvenirs, et nos pas sont allés vers l’hôtel des ducs de Bourgogne où est le musée du vin de Bourgogne.

14    Jarres, amphores – Époque antique grecque et gallo-romaine

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Détails des tapisseries d’Aubusson
Gauche : Michel Tourlière / Droite : Jean Lurçat

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Retour à la maison d’hôtes, un cadre enchanteur et des hôtesses aux petits soins…
Une adresse coup de cœur ?

Côté Remparts – 2, Rempart de la Comédie, 21200 Beaune

15bannBeaune12Le lendemain matin, balade-vitrines. Et un ciel toujours aussi clément. Il faisait chaud ! Nous choisissions nos trottoirs à l’ombre…

bannBeaune13bannBeaune14.

Nous quittons Beaune en pensant la revoir un jour. Être ailleurs… le sens fut vrai. Nous étions dans une autre vie, une autre époque. Albertine dit « S’oublier un temps… ».
Nous prenons la route des vins de la Côte d’Or. Des adresses de caves… des accueils charmants, bavards, des dégustations, des odeurs de cave, de bois, de frais, de moisissures… des premiers crus. Pommard, Meursault, Volnay, du blanc, du rouge…
« – Madame, vous pouvez recracher ici.
– Non, non, je ne conduis pas. » et je suis gourmande !
C’est magique ! des terres qui se touchent, qui se mêlent, un même cépage et des goûts différents qui explosent.

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16bannBeaune15bannBeaune16 bannBeaune17.

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Et le prochain voyage ?

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