Le nouveau livre de cuisine

logogourmandises2017-2Aujourd’hui, certaines d’entre nous vous proposent du vintage. Le thème du jour est : « Quel est le plus vieux livre de cuisine de vos étagères ? ». A cette question, j’espère qu’elles seront nombreuses à répondre…
Pour ma part, j’ai le grimoire de la grand-mère de Mister B. Un livre usé qui date de 1927.

Vous trouverez en lien ci-après des recettes et des livres jaunis :
– Asphodèle : « Cuisine Pratique de la Bonne Ménagère » de Jeanne Savarin + Veau Marengo et gâteau de Savoie
– Sandrion : « La cuisine pour tous » de Ginette Mathiot +
Chelsea buns et Millionaires Shortbreads tirés du livre « Un goûter à Londres »
– Nathalie : « Sirocco » de Sabrina Ghayour + Roulés aux champignons, aux artichauts et à la feta
Estellecalim – « Le guide pratique de cuisine »
– Béa : Petites madeleines à la fleur d’oranger

 

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le-nouveau-livre-de-cuisinePour la famille, le nouveau livre de cuisine
Blanche Caramel

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Entre la couverture, la quatrième de couverture et l’avant-propos, nous plongeons dans un temps perdu, désuet, où les mots forment des images d’Épinal ; « Famille », « Ouvrages utiles », « Convenances et bonnes manières », « Les veillées des chaumières », « Pour monter son ménage »… Voici quelques passages croustillants qui vous feront tristement ricaner  :

« En prenant ce livre pour guide, les maîtresses de maison obtiendront de bons repas avec le minimum de dépenses. Elles y trouveront un millier de recettes donnant minutieusement les proportions et, en outre, des types de menus, un catalogue gastronomique et de précieux conseils d’hygiène sur ce qu’il faut manger. »

« Une nourriture saine, assez abondante, variée, contribue à la bonne santé de tous. C’est en mangeant bien que l’on répare ses forces, que l’on entretient sa gaieté et son activité. »

« L’appétit est excité par tout ce qui réjouit les yeux, tout ce qui donne une impression agréable à l’esprit. Aussi la maîtresse de maison fait-elle bien de veiller à l’ordonnance du couvert ; que la nappe et les porcelaines soient d’une propreté rassurante, que les assiettes soient disposés harmonieusement, même pour l’intimité… »

« Les plats sont bien accueillis par des estomacs aussi bien disposés ; si le service est calme, les propos aimables s’échangeront tout naturellement, chassant les soucis quotidiens et faisant du repas une heure de détente intellectuelle et de bien-être physique… »

« La maîtresse de maison aura accompli ce miracle par son intelligente direction ménagère… »

« Intelligente direction ménagère »… Les rôles sont distribués. Nous retiendrons que le bonheur d’un homme passe par son estomac et que la femme gagne son intelligence (et le Paradis ?) par la bonne gestion de sa maisonnée. L’idéologie sexiste de l’époque a aussi son chapitre sur comment tenir un ménage. Comment choisir sa batterie de cuisine sans commettre un impair, sans avoir mauvais goût, et comment procéder au nettoyage. Ce paragraphe est à relever… « Que vous soyez obligée de faire vous-même votre ménage, ou simplement que vous ayez à former une petite bonne toute nouvelle, il est nécessaire de connaître les procédés les plus rapides, les plus économiques pour diriger les nettoyages, même les plus humbles. »

Concernant les recettes, les parties les plus sympathiques du livre, elles reprennent les bases de mets simples ainsi que celles de plats riches et festifs. J’ai appris qu’on servait l’entremets, glace ou gâteau, avant les fruits et les desserts. Par dessert, on précise que se sont des petits fours et des bonbons.
Ce livre est très intéressant et témoigne d’une société révolue. La prochaine fois, je vous parlerai des usages du monde dans la société moderne par la baronne Staffe, un manuel de 1897, un manuel à faire dresser les cheveux sur la tête…

Pour ce dimanche, j’ai choisi la recette des aubergines à la créole :
– Pelez 2 aubergines et mettez-les dans l’eau bouillante salée ; quand elles sont cuites, égouttez-les et hachez-les grossièrement. Assaisonnez-les avec 2 cuillerées d’huile d’olive, un jus de citron, sel, poivre ; un peu de poudre de gingembre à volonté. Mêlez-y un piment haché.

Verdict : J’ai mis 3 aubergines pour un grand ramequin et j’ai ajouté 4 tomates cerises et une gousse d’ail. J’ai mis du gingembre poudre, du gingembre frais, le jus d’un citron et de la fleur de sel.
Le plat est présenté avec une timbale de riz, un morceau de poulet à la moutarde et quelques olives pimentées. A l’heure où je vous écris, je n’ai dressé qu’une assiette pour ma photo, mais je peux vous dire que tout est très bon. J’ai goûté au fur et à mesure, en épiçant suivant mes goûts. Bon appétit et à plus tard !

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auberginescreoles

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Cuisinière Anglaise

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Une semaine de livres de recettes
Un livre offert par San-Tooshy

cuisiniere-anglaiseCuisinière Anglaise
Louise Rapp

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Il fut un temps où la désignation « cuisine anglaise » faisait grimacer. On imaginait des gelées tremblotantes vertes, des sandwichs au pain de mie farcis de viandes mixées et des puddings graisseux… Bouh ! que c’était vilain et peu charitable envers nos voisins d’Albion…

A travers son livre, manuscrit et illustré comme un carnet personnel, Louise Rapp nous invite à découvrir la cuisine anglaise familiale, celle qui a fait les délices de son enfance auprès de parents anglophiles. Elle dit qu’à la simple évocation d’un mets, d’une sauce ou d’un biscuit, elle fond de plaisir. Pour une table bourgeoise ou une table plus prolétaire, les propositions ne manquent pas ! L’ingéniosité des plats s’élabore avec des restes de repas comme le faisaient les femmes des ouvriers et des mineurs et nous retrouvons tout ce qu’il y a de plus typique dans leur gastronomie. Croquettes, soupes, omelettes, pâtés, sandwichs, salades, chaussons fourrés, beignets, gratins, hachis, gelée, tarte au citron, riz au lait, sablés, biscuits… dits ainsi ça ne fait pas très english, mais si on vous susurre porks pies, scrambled eggs, apple sauce, fish and chips, roasted beef with yorshire puddings, chutney, apple et blackberry crumble, lemon meringue pie, vanilla fudge… le charme agit !

Sur du papier au grammage lourd, jauni pour faire plus vieux, et « scrapbooké » avec d’anciennes cartes postales du début du XXe siècle, les recettes s’ordonnent en cinq parties, pour la plupart documentées historiquement et anecdotiquement ; « Petits-déjeuners et entrées », « Plats et accompagnements », « Condiments », « Desserts », « L’heure du thé » et « Suggestion de menus » pour les quatre saisons.
L’idée d’un carnet personnalisé dans un style vintage est sympathique, les suggestions sont très tentantes, mais le seul petit bémol que je soumettrais c’est l’absence de photographies. J’aurais aimé voir les plats évoqués.
Du même auteur, vous pourrez aller en Espagne avec « Tapas », et dans la même collection « Cuisinière… », d’autres voyages vous attendent.

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Fantômette et l’île de la Sorcière

logowalpurgisCette nuit, c’est Walpurgis !

Hilde, Lou, Marjorie et bien d’autres, célèbrent la fin de l’hiver et le retour du printemps… Les sorcières sortent et festoient…
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Je participe pour cette nuit, avec

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Fantomette et l'ile de la sorciereFantômette et l’île de la Sorcière
Georges Chaulet

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Ficelle et Françoise :
« – Je me demande à quoi elle s’occupe quand elle ne pourchasse pas les bandits. Elle va peut-être à l’école ?
– C’est probable.
– Et quand elle a de mauvaises notes, comme moi, elle reste en retenue pour copier des lignes et des verbes ?
– Il ne t’est pas venu à l’idée que c’est peut-être une bonne élève que l’on ne punit jamais ?
– Heu… Non, je n’y avais pas pensé… Mais quand elle n’est pas en classe et qu’elle ne court pas après les voleurs, que fait-elle ?
– Beaucoup de choses. Elle lit des livres et des revues, elle écoute des disques, elle regarde la télévision, elle pilote un kart le dimanche, fait du ski en hiver, de la plongée sous-marine en été, du tir à l’arc ou au pistolet en toute saison…
– Oh ! Tu crois qu’elle fait tout ça ? C’est curieux, mais on a l’impression que tu la connais ? »

Pour les vacances, l’oncle de Ficelle invite les filles, Françoise, Boulotte et Ficelle, à venir faire un petit séjour dans sa ferme à Goujon-sur-Epuisette. La campagne dans ce petit coin est bien jolie et on ne s’ennuie jamais à la ferme. De plus, comme l’institutrice Mademoiselle Bigoudi le conseille, il y a des monuments historiques et des curiosités typiques de la région qu’il serait bon de découvrir pour leur éveil intellectuel.

Arrivées à Goujon-sur-Epuisette, les trois amies font la connaissance des gens du village et apprennent qu’une île, appelée l’île de la Sorcière, se niche dans le milieu du fleuve l’Épuisette. Personne ne va sur l’île car elle a une mauvaise réputation. Les eaux sont noires, agitées et les bords ne sont pas facilement accessibles car des barrières de roseaux l’entourent. Mystérieuse et inhospitalière… l’endroit idéal pour des jeunes aventurières intrépides et rêveuses. Puis, Ficelle n’en démord pas, il y a certainement un trésor à déterrer.

Une barque un peu pourrie et des provisions, Françoise, Boulotte et Ficelle partent à la découverte de cette nouvelle terre. Mais bien vite leur insouciante virée va rencontrer quelques périls… et Fantômette devra réapparaître ! Des voleurs cambriolent les bijouteries du canton.

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Cette histoire est le cinquième tome des aventures de Fantômette. Écrit en 1964, il a le charme désuet de la bibliothèque rose de l’époque, du vintage qu’on aime parfois retrouver. Rien d’effrayant, rien de bien captivant, je l’ai relu avec une pincée de nostalgie et le sourire un peu niais de la fillette d’autrefois. Plairait-il aux enfants d’aujourd’hui ? Je ne sais pas… et pourtant j’aimerais le croire !

A redécouvrir pour un voyage dans le temps, dans la vieille édition, papier jauni et rugueux, avec les illustrations de Jeanne Hives.
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La valse de l’espoir

Avec Karine and Co Les Harlequinades à la sauce Vintage
Une lecture commune avec Karine

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.img173La valse de l’espoir
Janet Dailey

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J’espère que vous admirerez la qualité de la couverture du livre ! Le roman croupissant dans une cave, j’ai dû lui faire un relookage esthétique avec Photofiltre. Comme le précise la collection, « cet ouvrage a été publié en langue anglaise sous le titre « Night of the cotillion » en 1976 et traduit en 1979 par les Editions Harlequin ». Il est le n° 70.

Passons à la chronique du livre avec tout le sérieux qui s’impose… amusez-vous à faire le billet d’un Harlequin et vous comprendrez mes suées… Mais comme dit Asphodèle : « Warf ! Il a bon dos le challenge pour lire ce genre de choses !!! »

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Oak Springs, Virginie,

Amanda Bennett doit travailler pour participer aux frais de ses études. Depuis ses dix-huit ans, elle est guide au Chesnay, la plantation des Colby, une importante famille qui détient les terres et les industries de la région. Son père, directeur de l’une de leurs filatures de coton, ne peut subvenir à tous les frais universitaires de ses quatre enfants.
Être guide au Chesnay, c’est porter une robe à crinoline, représenter la distinction du Sud, raconter la guerre de Sécession, les troupes de Sherman, l’incendie d’Atlanta et les pillages sur la route de Savannah. C’est aussi rendre le lustre à la vieille demeure et dévoiler ses secrets… Car si les Yankees l’ont épargnée, c’est pour l’amour d’un fringant capitaine pour la belle propriétaire.

Tous les ans, pour célébrer l’anniversaire du premier président des États Confédérés, Jeff Davis, un bal est organisé dans la somptueuse demeure. Amanda doit se préparer et revêtir une robe d’exception ! Elle est une « vraie beauté du Sud »…
« Le tissu était d’un merveilleux vert émeraude, avec des reflets chatoyants qui faisaient admirablement ressortir sa peau ivoire et ses cheveux doux doré. Au dessus de la vaste crinoline, sa taille et son buste menus étaient moulés à ravir. »
L’excitation de cette soirée monte d’un cran, lorsqu’elle apprend par son amie Cheryl que Jérôme Colby honorera la réception de sa présence. L’héritier de la famille est un homme puissant, accaparé par ses affaires et qui ne vient au Chesnay que rarement depuis la mort de ses parents. Six ans auparavant, elle l’avait aperçu sur la propriété. Il était sur son étalon à galoper fougueusement (Arrêtez de rire !). Pour la jeune adolescente, il incarnait le prince des contes et elle lui consacra, à compter de ce jour, tous ses rêves… Secrètement, elle emmagasinait les renseignements et gardait de folles et naïves espérances. Mais les fantasmes qu’elle aimait imaginer prirent fin un jour lorsqu’elle découvrit la véritable personnalité de cet homme ; goujat, hautain et bien trop dominateur.

Dans la salle de bal, Amanda devient une petite fille. Le décor est digne de la splendeur d’antan. Au bras de son ami d’enfance, elle est subjuguée par les lumières qui de la maison s’étendent jusque dans le parc. Son regard se perd dans la foule bigarrée de soie et d’alpaga pour se porter sur le portrait altier du Colonel Colby. Alors qu’elle se plaît à penser à l’indignation de son grand-père… un soldat yankee dans une demeure sudiste… Amanda se retrouve face à l’héritier, toujours aussi beau, aussi irrésistible ! Elle se sent épinglée et détaillée outrageusement, car malgré un salut condescendant, les yeux de Jérôme Colby s’attardent avec intérêt sur son décolleté.

Les valses se succèdent et donnent à Amanda un tournis bien agréable. Un cavalier se présente et lui propose une danse. Un petit tour, deux petits tours, l’approche est d’une séduction directe, froide et le cœur d’Amanda s’emballe.
Jérôme Colby est intéressé par cette orgueilleuse jeune fille qui le snobe. Un jeu s’engage entre eux et il espère en être le vainqueur.
Amanda est innocente, elle garde en elle une fraîcheur qui étonne Jérôme. Lui, désabusé et cynique, ne songe qu’à ses plaisirs immédiats. L’amour est une notion ridicule, fausse, il faudra qu’elle le comprenne, vite, il n’a pas de temps à perdre avec une ingénue.

Baisers, disputes, réconciliations, ruptures, le rythme fluctue suivant les humeurs et les désirs, sans jamais y mêler l’amour. Jusqu’au jour où Jérôme propose le mariage à Amanda comme s’il procédait à une transaction commerciale…

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Mon avis :
Des têtes à claques ! l’un et l’autre. Lui pour être aussi despotique et macho et elle pour être aussi niaise et masochiste. Il a souffert dans son enfance d’un père et d’une mère égoïstes. Marqué par leur dédain, il en est devenu exécrable. Amanda fait une fixation sur cet amour, elle en oublie fierté, dignité et raisonnement. Au moindre claquement de doigt, elle accourt fidèle (langue pendante, cheveux au vent).
Les seuls personnages sympathiques sont le pépé qui peste dans sa barbe après le yankee, radotant des souvenirs que son grand-père lui racontait, et la gouvernante des Colby qui houspille après Amanda pour qu’elle retrouve un peu d’amour-propre.
‘Tout un monde d’évasion »… on peut dire que je n’ai pas eu une once de rêve dans cette romance trop datée, trop arriérée. La condition de la femme est réduite en purée.

J’ai souvenir de quelques lectures au temps de mon adolescence, elles étaient moins affectées, plus sensuelles, mais il est vrai que c’était une époque où je m’effarouchais de peu. Mais pour le challenge de Karine, persistons ! Dès demain, je commence « Celui qui hantait ses nuits » de Charlotte Lamb.
Et comme je ne veux pas souffrir seule, j’adresse à Sharon mes salutations accompagnées de… « La valse de l’espoir ». J’ai hâte de lire son billet !!!

Edit du 14.08 : Karine l’a découvert dans sa PAL ! et l’a lu…

D’autres billets chez Karine, Sharon,

A bientôt pour ma semaine du romanesque !

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