L’Île du Crâne


Halloween en octobre avec Hilde et Lou
Billet n° 30

 

 

L’Île du Crâne
Anthony Horowitz

« Cher M Eliot,

Vous êtes-vous jamais demandé où trouver un collège qui dresserait votre fils ? Pas un de ces endroits ramollis d’aujourd’hui, mais un établissement qui croit encore à la discipline ? Et vous est-il jamais venue à l’idée que, de nos jours, la plupart des enfants ne savent même pas épeler le mot discipline… ?
Permettez-nous de vous présenter Groosham Grange. Comme l’indique la brochure ci-jointe, nous sommes un pensionnat et nous offrons un environnement unique à des enfants âgés de douze à seize ans, qui se sont montrés réfractaires aux méthodes modernes d’enseignement.
Groosham Grange est situé sur une île privée, au large de la côté du Norfolk. Aucun service régulier de ferry ne dessert l’île, il n’y a donc pas de congés fixes. En réalité, les élèves n’ont droit qu’à un seul jour de vacances par an. Les parents ne sont jamais invités à l’école, sauf en cas de circonstances exceptionnelles, et seulement s’ils savent nager.
Je suis certain que votre fils profitera pleinement des excellentes méthodes de Groosham Grange et du niveau élevé d’études. J’attends avec impatience de vos nouvelles dans la prochaine demi-heure.

Sincèrement vôtre,
John Kilgraw, directeur adjoint. »

Les mots de la lettre font mouche ! Discipline, dresser, pensionnat, île, un jour de congés, pas de parents… Lorsque M. Eliot lit la brochure publicitaire, il envisage sans plus tarder à inscrire son fils dans ce collège. David qui est un cancre et qui s’est fait renvoyé de son école, trouvera en cet établissement sa nouvelle demeure !
Une heure pour faire les bagages et prendre le train à la gare de Liverpool, David a juste le temps de mettre quelques affaires dans une petite valise et d’embrasser sa mère avant de partir. Dans le train, il fait la connaissance de deux autres élèves de son âge qui sont envoyés à Groosham Grange. Jeffrey est un garçon un peu balourd qui bégaie. On a assuré à ses parents que l’enseignement qu’il recevra là-bas, lui apportera beaucoup plus d’assurance. Quant à Jill, qui est un vrai garçon manqué et qui ne reste jamais longtemps dans une même école, elle apprendra les bonnes manières.
Avant de descendre du train où ils seront a
ccueillis par Grégor le chauffeur, un homme bossu et borgne, les trois nouveaux amis concluent un pacte de solidarité.
Solidaires, il faudra qu’ils le soient, car sur l’Île du Crâne, l’école est plus qu’étrange !

L’intendante Mme Windergast souhaite la bienvenue aux nouveaux arrivés. Si vous désirez y aller pour bénéficier de leur singulière pédagogie, il faut que vous soyez le 7ème fils d’un 7ème fils. Cela vous rappelle quelque chose ?

David commence un journal où il confie ses premières impressions. Ses peurs, le décor lugubre orné de trophées de chasse empaillés, les cours, les élèves et les professeurs tous très bizarres, l’isolement, le froid, la neige, les hurlements d’un loup la nuit…  et le regard perçant du directeur adjoint, M. Kilgraw.
Si les jours sont d’une morne platitude, sans vie, les soirs après le coucher, tout le monde semble s’éveiller pour disparaître derrière une porte secrète de la bibliothèque.
Où vont-ils ? que font-ils ? et pourquoi tous les élèves portent-ils une bague noire dès leurs treize ans ?
Ce ne sera que le jour de son anniversaire, pour ses treize ans, que David aura les réponses à ses questions. Mais avant ça… avec son amie Jill, il connaîtra bien des mésaventures !

« – Nous avons une vieille coutume à Groosham Grange. Nous demandons à nos élèves d’inscrire leur nom dans le registre de l’école. Toi et tes deux amis porterez le total de nos pensionnaires actuels à soixante-cinq. Soit cinq fois treize, David, Un très bon chiffre.
… Quand David avança la main, M. Kilgraw se pencha d’un mouvement brusque. La pointe aiguisée de la plume se planta dans le pouce de David qui poussa un petit cri…
– Tu auras la bonté d’inscrire ton nom, poursuivit M. Kilgraw. (Il lui tendit la plume qui maintenant était rouge du sang de David.) Nous n’aurons pas besoin d’encre. »

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Anthony Horowitz nous dévoile dans ce premier livre les prémices de son histoire en deux tomes, peuplée de sorciers, de fantômes, de vampires et de loups-garous. Son univers fantastique rappelle quelques romans de la littérature jeunesse. Poudlard pour l’école des sorciers, et L’apprenti épouvanteur pour le 7ème fils du 7ème fils. J’ai parfois eu aussi une pensée pour  Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire et Matilda lorsque les parents de David rentraient en scène. Si M. Kilgraw est un personnage effrayant, les parents de David le sont tout autant dans un autre registre.
L’histoire, qui ne manque pas d’humour, se lit bien et les enfants (- de 10 ans) aimeront découvrir les mystères de ce collège en compagnie de nos héros, des adolescents très téméraires.

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L'île au crâne 1

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Zombillénium, Control Freaks – Tome 3


Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Billet n°11
La BD de ce mercredi est chez Noukette

 

 

Zombillénium, Gretchen – Tome 1

Zombillénium
Control Freaks – Tome 3
Arthur de Pins


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« Ma petite entreprise connaît pas la crise… »
Au parc d’attractions Zombillénium, c’est désolant ! La sorcière Gretchen n’a toujours pas libérer sa mère de l’emprise de Behemoth, Aurélien qui
souffre du blues post mortem, ne supporte plus sa condition de démon, et le directeur Francis Van Boodt qui annonce la visite d’un consultant venu pour booster le chiffre d’affaire de l’entreprise et leur parler de « restructuration », tente de réconforter tout le monde en les rassurant sur leur avenir. Mais…
Vampire de son état, Bohemond Jaggar Rochambeau est envoyé par le président Behemoth qui souhaite redynamiser l’ambiance et se faire un max d’âmes damnées.
Sans pitié, Rochambeau ne manque pas de zèle. Dès son arrivée, il sème la terreur et, alors que c’est strictement interdit, embrigade des recrues dans le public des humains. Le but réel de l’entreprise est ré-notifié : « Le parc est une pompe qui envoie du fric aux actionnaires et des âmes à Behemoth. »

« Les temps changent » et de nouvelles règles sont à suivre… Gare à ceux qui se rebelleront !


Troisième tome de la série, « Control Freak », toujours aussi bon que les autres, est plein d’humour macabre, mais dans cet épisode le ton moins léger et bon-enfant tend vers un scénario plus sombre, plus machiavélique, plus triste aussi. C’est le monde de l’entreprise qu’on restructure ; on parle de marketing, burn out, capitaux, actionnaires, intimidations, mises en demeure, destitution… La productivité de l’entreprise et les effectifs sont redéfinis de manière oppressive. Ce nouveau Rochambeau est vraiment un suppôt du diable !
Le slogan du parc « Ici, on embauche… pour l’éternité », prend une autre dimension.

Des albums à conseiller ++ pour leurs scénarios, leurs gentils personnages (tous craquants) et leurs graphismes !

 


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Vampirates, Les démons de l’océan, Tome 1

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Octobre en Halloween avec Hide et Lou

vampirates-1Vampirates
Les démons de l’océan, Tome 1
Justin Somper

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« Voici une histoire de Vampirates,
Une histoire très ancienne et très vraie.
Oui, voici la chanson d’un vieux voilier
Et de son équipage qui tous effraie.
Oui, voici la chanson d’un vieux voilier,
Qui parcourt l’océan bleu…
Qui hante l’océan bleu.… »

2505,

Dexter Tempête, le gardien du phare de la Baie-du-Croissant-de-Lune, chantait cette histoire à ses enfants, et étrangement, au lieu de les effrayer, il les réconfortait. Les paroles content un voilier fantôme avec un équipage de pirates vampires. Les océans ont depuis longtemps commencé à éroder les terres, et le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui a disparu ; les temps sont incertains, moins futuristes que nous aurions pu le penser, ils sont une mixtion de différentes époques et une ère propice à la piraterie.
Dexter Tempête est mort en laissant des dettes à ses enfants, Connor et Grace. Le phare a été attribué à une autre famille, son bateau hypothéqué est saisi, et il ne reste alors aux jumeaux de quatorze ans que deux options, aller à l’orphelinat ou accepter l’hospitalité du riche banquier Busby, qui désespérè de ne pas avoir eu d’enfant, souhaite leur offrir une vie de rêve.
Quatorze ans, un goût de la liberté très affirmé, un besoin d’aventures, Connor et Grace décident de fuir la Baie-du-Croissant-de-Lune avec le bateau de leur père amarré au port, mais rien ne se passera comme ils auraient pu le souhaiter. En pleine mer, la houle est forte et bientôt un ouragan va fracasser le navire, le faisant sombrer dans les fonds abyssaux.
De l’aventure ?
Le frère et la sœur se retrouvent séparés, chacun imaginant la mort de l’autre.
Connor est recueilli par Cheng Li, une jeune fille diplômée de l’école de piraterie et descendante d’une lignée de pirates illustres, qui est le second du capitaine Molucco Rage, pirate du vaisseau El Diablo. A bord, il se retrouve parmi des forbans bien sympathiques, prêts à l’intégrer dans leur joyeuse équipe de pilleurs des mers. Bart Para, un jeune garçon un peu plus âgé, l’initie aux us du bateau. S’il veut rester avec eux, il devra faire preuve de courage et apprendre à manier le sabre. Il fait la connaissance de Boule Puante, Jack l’Édenté et Cathy Couteau qui sera un bon professeur dans le maniement des armes. Molucco Rage voit en lui un valeureux guerrier… et Cheng Li, si au début elle semble sur la défensive, très vite, elle prend conscience qu’il n’est pas qu’un garçon vaillant au combat, il semble aussi être honnête.
Quant à Grace, elle est sauvée par Lorcan Furey, aspirant et homme de confiance du capitaine d’un navire mystérieux et silencieux. Confinée dans une cabine aux rideaux fermés avec interdiction d’en franchir la porte verrouillée, elle passe son temps à sommeiller et à se nourrir goulument. Elle en arrive à penser que les plats délicieux qu’on lui sert sont drogués pour annihiler sa pensée. Lorcan a beau lui seriner que cet emprisonnement la protège de l’extérieur, elle n’a qu’une envie c’est de sortir sur le pont respirer l’air pur et vivifiant. Les questions se bousculent… La protéger de quoi, de qui ? Qui est ce capitaine qu’elle n’a pas vu et qui lui parle par télépathie ? qui lui dit de ne pas s’inquiéter pour Connor, qu’il est vivant et qu’il vogue non loin d’elle… Comment font les bougies pour s’allumer et s’éteindre toutes seules ? Pourquoi Lorcan craint la lumière du soleil ? Et… quel est ce festin servit une fois par semaine que l’équipage invisible attend avec impatience ?

La chanson parle du bateau des Vampirates, d’un capitaine au visage voilé, au regard vide, « sans vie », aux dents acérées. Les Vampirates sont pire que les pirates et ils hantent les mers depuis des siècles… Certain qu’elle est toujours vivante, Connor n’aspire qu’à retrouver sa jumelle pour la sauver…
L’aventure ne fait que commencer et l’épopée sera intense !

« … Oui, si avec les pirates vient le danger
Et avec les vampires, la mort assurée,
Je prierai aussi pour toi –
Que tes yeux jamais un Vampirate ne voient…
… Et que jamais ils ne posent la main sur toi. »

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L’histoire se déroule sur sept tomes mais seulement les trois premiers ont été traduits en français. « Les démons de l’océan » dévoile un univers fantastique très divertissant, avec des chapitres qui relatent deux visions et expériences différentes. Pirates et Vampirates se partagent les océans mais si les premiers sont reconnus, les seconds restent de l’ordre des contes et légendes. Lorsque Connor dit avoir vu un bateau noir aux voiles déchirées fendre les flots, l’équipage d’El Diablo pense à un mirage dû à son naufrage. Du mystère, des épisodes épiques, du suspens, l’auteur nous présente ses personnages, des âmes bonnes, mauvaises, et plante un décor très nuancé et exotique. L’exubérance, la lumière, pour les uns, le brouillard, la nuit, pour les autres. La quête sacrée qui sera la trame du scénario n’est pas encore abordée dans ces prémices. La séparation des jumeaux et leurs retrouvailles sont les liens de ce premier opus.
Une lecture fluide, des personnages attachants et héroïques, d’autres très inquiétants et fourbes, j’ai apprécié ma lecture et ne manquerai pas de continuer la saga.
L’auteur mêle au roman quelques bribes historiques assez intéressantes. On apprend que le vampire renégat qui vient de Cilicie, le cruel Quintus Antonius Sidorio aurait capturé Jules César et réclamé une rançon pour sa liberté. D’après Wikipédia… c’est « Lors d’un voyage vers l’Orient entre les années 75 av. J.-C. et 74 av. J.-C., que Jules César fut capturé à hauteur de l’île de Pharmacuse, à proximité de la ville de Milet en Asie Mineure. Dès sa libération contre rançon, il entreprit de se venger. Après avoir réuni en toute hâte une flottille, il surprit et captura les pirates qu’il fit exécuter et, en partie, crucifier. »
Un roman pour les jeunes adolescents, à partir de 9-10 ans.

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Illustration de Lorcan Furey

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Sherlock Holmes et les vampires de Londres, tomes 1 et 2

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Mois anglais avec Cryssilda et Lou

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Sherlock et les vampires 1 et 2 bdSherlock Holmes et les vampires de Londres
L’appel du sang, tome 1  –  Mort ou vif, tome 2
Scénario de Sylvain Cordurier
Dessins de Vladimir Krstic
Couleurs de Alex Gonzalbo

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1891,

Sherlock Holmes n’est pas mort dans les chutes du Reichenbach avec son ennemi le professeur Moriarty, mais seul, son frère Mycroft le sait. Pour protéger son fidèle ami John Watson et Madame Hudson, il est obligé de se cacher à Paris et de prendre une autre identité car les répercussions seraient dramatiques si la bande de Moriarty l’apprenait.

Faire le tour du monde, écrire… c’est ce qu’il souhaiterait faire mais ses projets sont torpillés lorsqu’il découvre avec Mycroft, le cadavre de sa nouvelle logeuse, Madame Irby. Cette exécution a été commise par les Vampires de Londres pour contraindre Holmes à revenir. Elle ne serait que les prémices, s’il n’acceptait pas…
Depuis quelques temps dans la haute aristocratie, Owen Chanes, un vampire renégat, sème des cadavres, et le duc de Selymes, appelé « Maître », désirerait que le célèbre détective leur livre le coupable. Ce n’est pas tant le désordre sanglant qui le dérange mais plus l’ultimatum de la reine Victoria qui les menace de les bannir du royaume, héritiers de la couronne ou pas. De plus, il semblerait que dans sa quête vengeresse, Chanes n’ait qu’une raison… tuer le Maître.

Acculé à prendre part à la traque pour protéger les siens, Holmes pénètre un univers inconnu et rencontre des personnages bien plus funestes que son ancien adversaire.
Pour l’aider, Selymes lui offre les services d’une femme-vampire qui va perturber Holmes car elle est le sosie d’Irène Adler. Assistante, cerbère, espionne, elle sera aussi son ange gardien.
Si les aventures de Sherlock Holmes ont atteint la renommée, c’est surtout grâce à la plume de Watson qui les a narrées et publiées. Dans cette histoire, c’est Holmes qui écrit et qui relate les évènements dans une lettre à son ami. Le monde vampirique est sauvage, avide et très susceptible. Au cours de son enquête, il aura une autre vision de l’affaire ce qui ne complaira certainement pas à Selymes, le Maître sans pitié, qui saura montrer son courroux.

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Avec ce scénario écrit en deux tomes, nous plongeons dans un surprenant 19e siècle peuplé de vampires. Ils sont connus et seulement tolérés par la reine, que s’ils se montrent discrets. Mais l’histoire est autre… et bien tumultueuse !
Une page est tournée, Holmes n’est plus accompagné de Watson. Ça peut chagriner au début, mais on s’habitue vite car l’ambiance est très différente, plus dans l’action sanguinaire que dans l’introspection, sauf dans le deuxième tome où Sylvain Cordurier ajoute de la profondeur dans les caractères de ses personnages. On retrouve Mycroft mais aussi l’inspecteur Lestrade. Si j’ai apprécié l’intrigue et sa dynamique, l’atmosphère, l’originalité, le graphisme des rues, des bâtiments, les décors, j’ai moins aimé comment Vladimir Krstic a dessiné les visages. Je les ai trouvés massifs ; ce n’est pas la bestialité qui s’en dégage qui est dérangeante mais plus le manque d’élégance. C’est bien dommage, car tout le reste est beau, ainsi que la colorisation.

Sylvain Cordurier et la collection 1800 mettent en scène Sherlock Holmes dans de nombreuses histoires, dont une série appelée « Sherlock Holmes Society ». D’après ma copine Belette, ils sont à lire. Alors… à suivre !


D’autres billets chez Belette, Hilde,

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Avant j’étais juste immortel… Un extrait…

billet pour Poudlard

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Extrait tiré du livre « Avant j’étais juste immortel » de Juliette Bouchet
p. 146, 147, 148,149

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« …
– A moi quoi ?
– Ouais, à toi. Je te montre ce que je sais faire, et toi pareil. Montre.
– Je ne pratique aucun art martial…
– Fais-moi les autres choses alors, comme tu veux, ou un petit truc, si t’es fatigué, une boule de feu ou un cri de stegosaurus.
– Hein ? Mais comment veux-tu que je te fasse une boule de feu ?
– Bah, je sais pas moi, fais ton truc, si tu veux je me tourne… ha, OK, c’est ça, t’as peur que je te pique ton pouvoir en fait…
– Vadim… Qu’est-ce que ta mère t’a dit sur moi au juste ?
– Elle a dit que t’étais pas comme les autres… dit-il tout bas, en s’approchant à pas feutrés, elle a dit qu’on pouvait pas te garder à l’hôpital mais qu’elle avait encore besoin de « vérifier certains fonctionnements » ! Elle doit étudier ton anatomie, tes besoins vitaux, tes déplacement et ton endurance.
– Bah ouais, tu m’étonnes…, dis-je pour moi-même. Et donc toi, tu en as déduis que ?
– Bah, c’est clair quand même, non ?
– Ça dépend, moi je pense savoir de quoi elle parle, mais toi, t’as compris quoi ?
Vadim, agenouillé près du lit, me fixe avec émerveillement :
– T’es un super-héros.
Je n’ai jamais envisagé ma condition sous cet angle.
– Vadim, je ne suis pas un super-héros…
– Tstt tstt… T’inquiète pas, je dirai rien, même pas à Ryan alors que lui, il dit qu’il a la cape d’invisibilité. Mais je sais que c’est pas vrai. S’il l’avait vraiment, je l’aurais vue. Parce que je vois des trucs invisibles, le soir dans ma chambre surtout. Tu vois, moi aussi j’ai un super-pouvoir ! Alors dis-moi, t’as quoi toi ?
– Heu… Je cours vite, je suis très fort… Parfois je peux sauter très haut… Et, normalement… je peux pas mourir.
– Et… c’est tout ?
Le mioche a l’air déçu. Le comte Dracula ne fait plus recette.
– Tu voles ?
– Non.
– T’as un sabre laser ? Tu contrôles le feu ou les éclairs ?
– Non, rien de tout ça…
– Tu te transformes quand même ? Ou juste tu cours vite comme un lapin ?
– Ah oui ! Ça oui, je me transforme… on peut dire ça !
– En quelle couleur, vert, jaune ?
– Sans couleur… Je me transforme pas de partout…
– Pfff… ça y est je sais, tu fais comme Wolverine, t’as des couteaux qui te sortent des mains !
– Non plus, non… Je… comment dire…
Je suis en train de perdre la face devant un môme de neuf ans. D’abord la mère, ensuite le fils. Il suffit !
– Montre-moi !
– Non impossible, par contre, je peux te dire qui je suis, si tu me promets de le garder pour toi.
– Promis.
Drapé dans une couette en plumes d’oie à la housse rose pâle, je me redresse d’un coup d’épaule, et, endossant le poids de ma lignée au fond des yeux, je lui révèle mon identité.
– Je m’appelle Raphaël Elmo Mihnea Tepes Basarah Draculea.
Silence gênant, d’où perce un :
– Et… ?
– Je suis le descendant direct de Vlad l’Empaleur, plus connu chez vous les humains sous le nom de « comte Dracula ».
– Désolé, je vois pas !
Ha, la claque !!!
– Dracula, tu vois pas ? Mais faut sortir mon gars ! Mais si, fais un effort… Un monsieur tout blanc, toujours en costard, avec des poches sous les yeux et qui plaît beaucoup aux femmes, ça te dit rien ?
– Qu’a l’air un peu coincé ?
– Oui, voilà, mais c’est parce qu’il est timide en fait !
– Haaaaa… Si, ça c’est M. Gallimard, mon prof de SVT. T’est le fils de M. Gallimard ?
La loose. Ma famille est officiellement tombée dans l’oubli, entraînant dans sa chute feu mon patriarche. Accablé par une vexation cuisante, je joue mon va-tout.
– Francis Ford Coppola ?
– …
– Twilight ?
– Ah… Ça me dit quelque chose… HOOOOO ça y est je sais !!! T’ES UN HOBBIT !!!
Je vais t’en montrer moi du Hobbit.Sûr de mon effet, je ferme les yeux, ouvre la bouche et retrousse les babines sur mes splendides et rutilantes incisives, longues de plus de 1,5 centimètre en pleine action.
– Mais t’es… t’es… haaaa… HAAAAAA !!! MAMAN !!!
… »

Billet à venir dans le courant de la semaine.

 

avant j'étais juste immortel

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Walpurgis, le congrès des sorcières

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Avec Hilde, Lou, Marjorie, MarieJuliet, Purple,  
toute la semaine nous vous présenterons des lectures pour Walpurgis.

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Lundi : « La peur de ma vie » de Marie-Aude Murail
Mardi : Extrait tiré du livre « Avant j’étais juste immortel » de Juliette Bouchet
Mercredi : « Malefica, la voie du livre » d’Hervé Gagnon
Jeudi : « La confidente des morts » d’Ariana Franklin
Vendredi : « Patte-Blanche » de Marie-Aude Murail
Samedi : « Avant j’étais juste immortel » de Juliette Bouchet
Dimanche : Préparation de sorcière – Recette

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Les aventures d’un goubelin en pays de Broe

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Le mois Halloween avec Hilde et Lou

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les aventures d'un goubelinL’extraordinaire après-vie d’Alice Osmont ou…
Les aventures d’un goubelin en Pays de Broe
Texte et illustrations d’Hélène Larbaigt

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Il faut prendre une barque pour passer d’un monde à l’autre, celui des vivants à celui des morts. La brume est épaisse, la pleine lune et les feux follets sont les seules lumières. Une créature, laide, crochue, aux dents acérées, attend au portail et accueille les nouveaux. « Bonsoir. Rangez-vous dans la file et attendez qu’on vous appelle ! »
A treize ans, Alice Osmont n’est pas rassuré de découvrir ce monde d’outre-tombe. Paradis ou enfer ? Il ne sait pas où il est…
A la réception, un elfe barbu lui fait signer un registre et lui souhaite la bienvenue au pays des Blancs-goulés ; le jeune Alice est devenu un goubelin.

« – Hum ! Vous êtes bien M. Alice Osmont, désormais les deux pieds dans la tombe – constatez par vous même ?
– Pardon ? lui demandais-je en découvrant avec horreur que je me trouvais effectivement au-dessus d’un gouffre béant qui disparut en laissant place à une très désagréable sensation de vertige. »

goubelin 2On lui attribue une habitation en Pays de Broe qu’il doit partager avec des chats fantômes, une cousine éloignée, Bélissende, et Ercibald Abbot, un ancien libraire. « La Maison-du-chat-qui-chacoute-et-charmoie-en-se-léchant-la-queue » est une surprise car elle est identique à son ancienne demeure  ; même adresse à Rouen, même décoration, mais ailleurs…
Aidé dans son apprentissage goubelin par ces deux co-locataires, Alice découvre un univers inquiétant peuplé de
monstres. Il nous raconte sa nouvelle vie et nous fait partager les notes de ce cher Ercibald qui étudie l’origine des goubelins, les répertorie et les fiche.
Dans le premier livre, les chapitres retracent les différents genres des esprits de la nuit (les métamorphées, les fées domestiques, les gargouilles, les fées de Moremoflet, les vampires, les loups-garous, les létices, les fourolles…), ainsi que leurs particularités. On apprend  que l
e goubelin n’est pas méchant, qu’il est plutôt taquin et serviable et qu’il est souvent le gardien de fabuleux trésors.

Ce cher Alice a tant à découvrir ! et il nous invite à le suivre dans son extraordinaire après-vie…

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goubelin 3.
Le voyage en pays de Broe d’un jeune goubelin est un album graphique dont l’atmosphère fantasmagorique rappelle l’univers de l’étrange cabaret des fées désenchantées qui m’avait tant charmée. Là aussi, l’écriture et les illustrations abondent et dépassent toute ordonnance. Comme pour une potion magique, l’auteur aligne ses filtres d’imaginaire et distille… une goutte de légendes ancestrales, une goutte de féerie, de fantasmes, une autre pour l’humour, et… une pour le rock, une pour le punk, une pour le gothique, une pour l’extravagance, une pour la grâce, une pour la poésie, une pour l’obscur, une pour la mélancolie, une pour le rêve… Je ne sais pas exactement les quantités, ni les formules, mais elle le fait généreusement, passionnément.
Alice est un personnage fort sympathique qui nous embarque dans sa vie après la vie. On découvre que cette existence est pleine de vitalité, très dynamique. Les goubelins aiment les spectacles, la musique et les manifestations sportives. Tous se retrouvent dans le creux de la terre, un monde parallèle au notre, où nous côtoyons des goubelins chapeautés, des trolls, des Dames blanches, des damnés, des Milloraines… Grâce aux fiches d’Ercibald, on apprend à mieux les connaître.
Lorsque vous pénétrez ce livre, vous entendez des sons de cornemuses. Les nuits de fin d’automne, alors que l’hiver s’annonce, ils se retrouvent tous dans les tavernes à trinquer, à chanter et à dire de la poésie… Et il y a des soirs où on aimerait bien les rejoindre !
Je vous recommande cet album aux si belles illustrations… c’est magie !
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D’autres billets chez Zeb,

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Wilhelmina Bellhelm, la meilleure amie d’Alice, une Mille-groux

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Le protectorat de l’ombrelle, Sans honte – Tome III

logohalloween14logo Steampunklogo XIXème 2Octobre sur le vaisseau fantôme avec
Hilde et Lou
Steampunk, et XIXème de Fanny

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Sans âme, tome I
Sans forme, tome II
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sans honteSans honte
Le protectorat de l’ombrelle
Gail Garriger

(Attention ! billet avec spoilers)

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Londres sous l’ère de Victoria,

Lady Alexia Maccon a quitté son mari. L’Alpha de la meute des loups-garous et quatrième comte de Woolsey, lord Conall Maccon, l’en a pratiquement contrainte en refusant de reconnaître l’enfant qu’elle porte. Hélas… d’après les écritures, une paranaturel et un surnaturel ne peuvent pas enfanter.
Depuis deux semaines elle loge chez son beau-père, sous les feux des critiques hystériques de sa mère et des conversations stupides de ses demi-sœurs. « Le désagrément fœtal » comme elle le nomme est une véritable énigme qui fait jaser toute la bonne société sur une hypothétique inconvenance qu’elle aurait commise hors de la couche maritale. L’affaire prend de telles proportions, qu’Alexia se voit également démettre de ses fonctions du Cabinet Fantôme de la reine Victoria. Rejetée par Conall, et forcément de la meute, abandonnée par lord Akeldama qui a disparu on ne sait où, menacée de mort par les vampires de la ruche de la comtesse Nadasky, pourchassée par une horde de coccinelles mécanisées en bombes, elle réunit quelques uns de ses amis proches et fidèles pour leur dévoiler ses plans. Elle part en Italie… (pays des mâles Italiens, du café, du pesto… de tutti quanti… mais aussi fief des Templiers).
Approuvé par le professeur Lyall, Bêta de la meute, qui est de plus en plus inquiet pour son Alpha repu de formol (il n’y a que ce breuvage qui peut le saouler), par Floote, le mystérieux-ancien valet de feu son père, et par Geneviève Lefoux, inventrice Française au service de l’Ordre de la Pieuvre de Cuivre, le voyage est décidé à l’unanimité…

« – Lady Maccon, comment osez-vous montrer votre visage ici ? Prendre le thé d’une façon aussi voyante en compagnie d’un (elle fit une pause), d’un carton à chapeau agité… Dans un établissement respectable, fréquenté par des femmes honnêtes, convenable et d’excellente réputation.. Vous devriez avoir honte ! Honte de simplement marcher parmi nous (….) Vous devriez être en train de ramper aux pieds de votre mari et de le supplier de vous reprendre. »

Au manoir de Woolsey, juste avant d’être enfermé dans les geôles souterraines du château par le professeur Lyall qui ne sait plus comment faire pour le sortir de sa dépression, Conall demande à son Gama le commandant Channing Channing des Chesterfield Channing de surveiller Alexia et de la protéger de tout danger.

Accompagnée de Geneviève, toujours habillée en homme, et de Floote, Alexia va chercher les explications de sa grossesse auprès de l’Ordre du Temple. L’Italie lui préserve des surprises… mamma mia !

« L’Italie ?
– Le creuset des opinions antisurnaturelles, cracha le professeur Lyall.
– Le cloaque du fanatisme religieux, ajouta Tunstell.
– Les Templiers.
Ce dernier mot était de Floote et il le murmura. »

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Ce troisième tome est digne des précédents. L’écriture folle de l’auteur, humour et loufoqueries, me ravit chaque fois. Plus que l’histoire qui se développe, ce sont les extravagances des mots-fleurs. Gail Carriger jardine méticuleusement son scénario. Je me délecte alors des noms des personnages (Channing Channing des Chesterfield Channing, ou Emmet Wilberforce Bootbottle Fips, Fips pour les intimes, ou…), de leurs caractères extravagants, des situations absurdes,  de toutes les machineries bizarres qu’elle crée, des réparties, de l’ambiance victorienne aromatisée de so style et de fantaisie… C’est sûr, elle doit être apparentée à lord Akeldama !
Nous sommes embarqués sur le Continent et découvrons les mœurs des autochtones avec les coquineries des Français et les goûts sauvages des Italiens pour le café et l’ail ! Si les vampires craignent ce condiment, les loups-garous redoutent le basilic. L’entourage habituel d’Alexia se restreint un peu car elle laisse son imbécile de mari qui pédale dans sa tête, sa meilleure amie Ivy devenue Madame Tunstell, la meute… Lord Akeldama est absent, la présence de lord Ambrose, vampire au service de la comtesse Nadasdy, est juste esquissée… mais l’histoire dévoile un peu plus de la personnalité ambiguë de Geneviève Lefoux et celle impénétrable de Floot le valet.
Je ne suis pas déçue par ce volet et je lirai sans aucun doute le suivant… « Sans cœur ».

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D’autres billets chez AcrO,

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Peinture de James Tissot, « La Tamise »

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« Champagne » de Jacques Higelin

logohalloween13Dans la maison hantée de Lou et Hilde,
Halloween, 11ème billet
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Parce qu’elle va bien à notre mois et qu’elle est spéciale à ma nostalgie… En cette époque de l’année, tous les mercredis soir en revenant du judo avec mes garçons, je la mettais dans la voiture.
« – Maman ! Maman !!! mets-nous les sorcières et les vampires… »

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La nuit promet d’être belle
Car voici qu’au fond du ciel
Apparaît la lune rousse.
Saisi d’une sainte frousse
Tout le commun des mortels croit voir le diable à ses trousses.

Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage,
Et vous pages pervers courrez au cimetière,
Prévenez de ma part mes amis nécrophage,
Que ce soir nous sommes attendus dans les marécages.

Voici mon message :
Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires
Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire.

Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets
Effraient mes grands carnassiers.
Une muse un peu dodue me dit d’un air entendu vous auriez pu vous raser…
Comme je lui fais remarquer deux trois pendus attablés
Qui sont venus sans cravate.
Elle me lance un oeil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères écarlates.

Vampires éblouis par de lubriques vestales,
Égéries insatiables chevauchant des Walkyries,
Infernal appétit de frénésie bacchanale
Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie.
Satyres joufflus, boucs émissaires, gargouilles émues, fières gorgones
Laissez ma couronne aux sorcières et mes chimères à la licorne.

Soudain les arbres frissonnent car Lucifer en personne
Fait une courte apparition. L’air tellement accablé
Qu’on lui donnerait volontiers le bon Dieu sans confession.
S’il ne laissait malicieux, courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques et ne se dressait d’un bond
Dans un concert de jurons, disant d’un ton pathétique :
Que les damnés obscènes cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peine à ceux qu’ils ont élus
Car devant tant de problèmes et de malentendus
Les dieux et les diables en sont venus à douter d’eux-mêmes…
Dédain suprême !

Mais déjà le ciel blanchit, esprits je vous remercie
De m’avoir si bien reçu.
Cocher lugubre et bossu déposez-moi au manoir
Et lâchez ce crucifix.
Décrochez moi ces gousses d’ail qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard.
L’ami qui soigne et guérit la folie qui m’accompagne,
Et jamais ne me trahit, champagne !.

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Sorcelleries, Le ballet des mémés – Tome I

logo hallbdB.D. du mercredi de Mango
Dans la maison hantée de Lou et Hilde
Halloween, 1er billet.
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  Sorcelleries

Le ballet des mémés, Tome I
Scénario de Teresa Valero – Dessin et Couleur : Juanjo Guarnido

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Malkin le chat et Paddock le crapaud s’ennuient fermement ! Il n’y a pas de télé dans ce trou à rat. Le quotidien s’égaie des querelles des trois sorcières qui habitent ensemble mais sinon, depuis le départ de leur nièce Panacéa, l’ambiance n’est pas très glorieuse.
Brygia n’a pas le tempérament d’un gai-luron, Sotiléga se rabat sur la nourriture et n’arrête pas de grossir, et Fébris est hypocondriaque.
Que c’est sinistre !
Bientôt, la grande fête de Walpurgis va être célébrée. Elle rassemble une fois le siècle tous les personnages que l’on peut rencontrer dans le monde des monstres, des sorciers, des vampires et autres créatures surnaturelles.
La fiesta, la fiesta…
C’est alors, qu’à la grande surprise de nos trois harpies, la porte de leur demeure s’ouvre sur une Panacéa toute rayonnante, accompagnée de sa petite famille… Hécate, la fille, une ado gothique et Rex Spot, le mari, humain tout en dents et muscles, genre Musculator et spot ambulant pour une marque de dentifrice (Ultra-Brite, Email Diamant).

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« PANACEEEA !!!! » Quel plaisir de la revoir, surtout qu’elle dit avoir pris la maison voisine pour l’habiter. C’est trop géniaaal… mais pas pour tout le monde… le coin est perdu, à l’ouest de toute civilisation, sans magasin, sans fast food, sans… TELEVISION !!! (et l’ordi, n’en parlons pas !)… Misère !

Panacéa a une famille… et un époux pas des plus perspicaces. Fébris, Sortiléga et Brygia ont la nuit pour s’en remettre ! L’évènement est déstabilisant… Bercées aux doux ronflements et aux grincements de dents de l’une des trois, un petit bruit vient les réveiller. Quelqu’un tape à une fenêtre et veut rentrer.
Qui va là ???
Ca ressemble à un chou, mais ça n’en est pas un. C’est un adorable bébé, coiffé d’une charlotte. Plus précisément, c’est un bébé fée !
C’est une horreur !!! Il ne peut pas rester dans une maison de sorcières ! Tout mignon soit-il ! enfin… soit-elle… car c’est une fille qu’elles nomment immédiatement, Hazel.

Dans le royaume des fées, un des bébés s’est échappé de la nurserie. Le drame provoque la colère de la mère qui se trouve être la reine Titania. Quant au roi Obéron, il a des choses bien plus importantes à faire… comme créer des grenouilles en origami.

Dans la maison des sorcières, Hazel, se plaît avec ses nouvelles amies… Bientôt, Walpurgis ! et il faut s’attendre à tous les délires… car une fée est capable des pires bêtises.

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Premier tome d’une série qui compte à ce jour trois albums. Il m’a été conseillé par ma charmante bibliothécaire pour ce mois Halloween. « Prenez, vous allez vous régaler ! Ca parle de trois sorcières qui accueillent un bébé fée… »
Sur la couverture, un nom clignote… Guarnido, Guarnido, Guar… Mais c’est l’un des pères de Blacksad, une de mes séries préférées ! Je me saisis donc du premier, je zieute les deux autres, et je les embarque dans un seul élan… faudrait pas qu’on me les prenne !

Verdict ? C’est super ! j’aime beaucoup. C’est drôlissime, exubérant, attendrissant, gentil… en effet, on ne peut que les conseiller. Dans cet épisode, il y a deux mondes distincts, celui des fées et celui des sorcières. Ils ne se mêlent jamais. Les fées parlent en vers et semblent superficielles, sophistiquées. Mais avec la disparition d’une des leurs, le royaume va connaître un chamboulement ! Les sorcières sont entourées de loups-garous, vampires, momies, fantômes… et avec l’arrivée de Hazel, la petite fée, on se doute bien qu’ils auront à subir eux aussi des perturbations.
Les dessins sont beaux, colorés, expressifs, généreux, on a plaisir à les décortiquer. C’est dense, peut-être un peu touffu, c’est un festival, une abondance de vignettes.

J’ai aimé et je lirai la semaine prochaine le deuxième épisode « Que la lumière soit fête ! ». Les auteurs jouent avec les titres !

Des billets chez Sharon,

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