Un auteur et ses mots, 4

 

« …Parfaitement immobile, son regard lointain et grave rappelait celui d’une statue perdue dans son rêve de pierre et son corsage vert transparent, semblait poudrer de mousse tendre ses épaules et ses seins. Elle avait l’impression d’avoir déjà vécu ce moment et après s’être posé les questions banales : où ? et quand ?, elle se laissait aller à l’émotion poétique. La pièce silencieuse était comme remplie d’abeilles invisibles qui travaillaient sans relâche à la construction de leurs alvéoles d’une perfection divine… ».

 

« Le temps des cerises » d’Eliane Aubert-Colombani

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