Hunger games, La révolte – Tome III

Tome I
Tome II

166408_495092478485_282277558485_5893026_355114_nHunger Games
La révolte – Tome III
Suzanne Collins

ATTENTION SPOILERS !
Je vous prie de bien vouloir me pardonner…

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« Je m’appelle Katniss Everdeen. J’ai dix-sept ans. J’ai grandi dans le district Douze. Je participais aux Hunger Games. Je me suis sauvée. Le Capitole me hait. Peeta a été fait prisonnier. On suppose qu’il est mort. Il est sûrement mort. Sans doute vaut-il mieux qu’il le soit… »
Après son départ précipité du jeu « Hunger Games », sa deuxième participation, Katniss a eu une commotion cérébrale. A présent, elle doit se rappeler les choses les plus simples ; son nom, son âge, son district…
Le district Treize lui a permis, complaisamment, de revenir quelques heures sur les lieux calcinés du district Douze où il ne reste que des cendres, des ruines et des cadavres. On estime que quatre-vingt-dix pour cent des gens sont décédés, les autres se sont réfugiés dans les souterrains du district Treize. Le Capitole dirigé par le président Snow, a détruit par des bombes et le feu tout le site. Vengeance, répercussions, représailles, c’était la conséquence à la rébellion de Katniss.
Dans son ancienne maison, elle récupère quelques objets, le blouson en cuir de son père, un médaillon, la photo de mariage de ses parents… et Buttercup, le chat de sa sœur Prim qu’elle cache dans sa sacoche. Les règles du district Treize sont draconiennes. La présidente Coin maintient l’ordre avec une autorité militaire et des lois martiales qu’il ne faut pas bafouer sous peine d’incarcération.

Symbole de la rébellion, Katniss est pour tous le geai moqueur, un emblème, une arme dans la lutte révolutionnaire. Bien malgré elle, elle inspire la force pour le combat et le désir d’un monde nouveau, libre. Mais la jeune fille est brisée, perdue. Des images violentes des jeux percutent son esprit et la tétanisent…
« Je m’appelle Katniss Everdeen. J’ai dix-sept ans… » Il faut qu’elle se répète cette litanie. Elle est vivante, près de sa mère et sa sœur qui ont survécu grâce à Gale. Gale qui est toujours à ses côtés pour la réconforter et la soutenir, et non pas Peeta, captif du Capitole.

Dans ce district Treize, la vie se passe sous terre. Ancienne colonie chargée du nucléaire, les sous-sols sont des couloirs qui mènent à des mondes. Celui des dortoirs, celui des fermes pour une production alimentaire, celui de la cantine… Et le labyrinthe est construit sur plusieurs étages, jusqu’aux abysses les plus profonds. C’est une manière de rester saufs, cachés et hors d’atteinte. C’est là aussi que se tapit l’armée des rebelles.

Les souvenirs affluent. Katniss revoit Snow et son petit sourire ironique, ses camarades de jeux, le vieillard du district de Rue, elle se rappelle le salut et les quelques notes sifflées… Elle sait qu’une seule issue se présente à eux, celle du combat. La vie qu’elle a connue n’est plus, une existence de servitude, de crainte et d’intimidation.
Ils ont besoin d’une image ? Elle le sera. Ils veulent qu’elle soulève les districts ? Elle le fera. Elle va devenir la soldate Katniss Everdeen, le geai moqueur, elle sauvera Peeta et elle tuera Snow. En elle, une puissante rage, un sentiment de revanche et un désir d’insurrection la chevauchent. Habillée des vêtements que Cinna a dessiné, confiée aux soins de son ancienne équipe de stylistes, Katniss est prête pour la propagande de la mutinerie.

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J’ai beaucoup aimé cette trilogie. J’ai lu les deux premiers livres au mois de mars. Il aura fallu que j’attende deux petits mois pour lire cette fin. Mais à la fin du deuxième volume, je voyais ce mois de mai très lointain… le tourbillon des dernières pages était haletant, presque extrême et désespéré. Dans cette suite, j’ai retrouvé l’engourdissement, la fatigue, la convalescence que l’on endure après un grave accident. Les cent premières pages paraissent monotones et léthargiques. Elles n’ont pas l’énergie des autres livres. En fait, elles sont légitimes car elles sont à la mesure du traumatisme subit par Katniss. Et au fil de sa prise de position, de son engagement, on sent l’ambiance changer. On commence à angoisser, à se dire que la guerre est inévitable et qu’elle demande toujours un tribut de chair humaine. On passe en revue tous les personnages et on craint pour eux. A chaque page tournée, on espère et on se désole. Les pièges des Hunger Games ne sont plus dans une arène, ils sont partout. De plus, il n’y a pas que le thème de la guerre qui est abordé. Il y a aussi le problème de la propagande et des confiances trahies. Aux prémonitions que l’on ne peut s’empêcher de deviner entre les phrases, on ajoute la méfiance. Dans le premier tome, il y avait de la spontanéité, de l’audace, dans le second, de l’attente, une expectative, et dans le troisième, de la maturité dans l’action, le désespoir et l’espérance.
Sur les cendres et les ruines, fleuriront les pissenlits et des primevères. Des enfants joueront et apprendront à se rappeler… Il fut un temps où…
Ce fut une belle lecture, triste, émouvante et captivante. Cette série est un coup de cœur.
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Peinture de Demachy Pierre-Antoine – Les ruines


Billets pour cette lecture commune chez Lasardine et Somaja
D’autres billets chez Bladelor, Cécile, Mlle Pointillés, Ida,
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Hunger games, L’embrasement – Tome II


Tome I
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L’embrasement
– Tome II
Suzanne Collins

Deuxième tome de « Hunger Games », ce livre amorce un soulèvement. Je ne voudrais pas trop vous dévoiler la fin du premier, donc ce billet sera très succinct.

Une parade est organisée à la fin des jeux de l’arène, la Tournée de la Victoire. Le gagnant doit défiler dans tous les districts, un sourire artificiel de rigueur. Après l’attitude rebelle de Katniss lors de la finale du jeu, les habitants des districts sont sur le point de s’insurger. Un souffle de résistance commence à se propager, inquiétant les autorités et le président du Capitole, Snow. Le président Snow qui sent la rose et le sang.
Afin d’ annihiler tout mouvement révolutionnaire, la répression se fera par l’intermédiaire du soixante-quinzième jeu. Cette fois-ci, les participants seront les vainqueurs des vingt-quatre derniers Hunger Games. Parmi eux, l’emblème de la contestation, la représentante du geai moqueur.
« Je reste là, muette et toute petite, sous le poids de ces millier de regards. Il y a un long silence. Puis, dans la foule, quelqu’un commence a siffler la petite mélodie à quatre notes de Rue. Celle qui annonce la fin d’une journée de travail dans les vergers. Notre signal de reconnaissance dans l’arène. Je repère le siffleur, un vieillard tout ratatiné en chemise et salopette rouges. Nos regards se croisent.
La suite n’est pas un accident. Elle est trop bien exécutée pour être spontanée. A l’unisson, toutes les personnes présentes pressent contre leurs lèvres trois doigts de la main gauche, avant de les tendre vers moi. Le vieux signal du district Douze, le dernier adieu que j’ai adressé à Rue dans l’arène…
Je me sens toute drôle, des tâches lumineuses dansent dans mon champs de vision… Deux Pacificateurs traînent au sommet des marches le vieillard qui a sifflé. Le forcent à se mettre à genoux devant la foule. Et lui logent une balle dans la tête. »

Pour ce tournoi, les pièges seront pire qu’une pluie d’acide.

Cette suite est à la hauteur du premier, surtout dans la première partie où l’angoisse commence à se distiller. J’ai aimé la solidarité, les alliances et l’idée d’une insurrection. Quant aux personnages, j’ai un faible pour Peeta, pour sa force, sa sagesse, son abnégation et sa façon de conjurer ses cauchemars par le biais de la peinture.
A présent, dans l’attente du troisième tome, une lecture commune avec Lasardine, je me retrouve avec des questions…
Y-a-t-il des survivants au district Treize ? Qui est le président Snow ? Que vont-ils devenir, Peeta, Cinna, Prim… ?
Et le district Douze ??? Que c’est-il passé ?
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Billets chez Lasardine, Bladelor, Karine, Theoma, Cuné, Cécile, Pimprenelle, Azilys,
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Hunger games – Tome I

Avant Noël, Bladelor m’avait recommandée une série « Coup de coeur » pour mon fils de quatorze ans. Comme elle revient souvent dans ses commentaires, titillant mon intérêt, j’ai voulu la lire…
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Tome 1
Suzanne Collins

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Après plusieurs catastrophes, naturelles ou non, le futur de l’Amérique du Nord est un monde divisé en douze districts, clos par des barbelés pour assurer leur sécurité, et dirigé par le Capitole. Chaque ghetto est responsable d’une activité, le charbon, les cultures, les carrières… Tout est contrôlé par des hovercrafts, des caméras, et des brigades de pacificateurs font régner l’ordre et la soumission. C’est le monde de Panem.

Au district Douze, dans le quartier miséreux de La Veine, Katniss Everdeen, une jeune fille de seize ans, orpheline de père depuis ses onze ans, essaie de faire vivre sa mère et sa petite soeur Prim qu’elle adore. Tous les jours, bravant l’interdit, elle franchit le grillage et se perd dans la forêt qui ceinture le district pour aller chasser et pêcher. Dans son escapade, elle retrouve son ami Gale, de deux ans son aîné. Tous les deux récoltent des fruits sauvages et piègent le gibier, pour nourrir leur famille et faire des ventes. Le troc et le marché noir sont aussi des méthodes pour survivre.
« – Le district Douze : on y meurt de faim en toute sécurité. »

Tous les ans, le jour de la Moisson est organisé. Les enfants éligibles de douze à dix-huit ans sont recensés. Habillés de leurs plus beaux vêtements, ils paradent dans une arène devant leur maire et des responsables du Capitole. Le moment est télévisé et diffusé sur toutes les chaînes des districts car deux noms seront tirés au sort pour les Hunger Games, les jeux de la faim. Deux enfants de chaque district, appelés « tributs », seront sacrifiés et devront affronter les autres participants dans un décor grandiose. Au total, vingt-quatre enfants seront lâchés dans ce paysage fantastique aux nombreux effets spéciaux, et se combattront jusqu’à la mort. Un seul survivra et vaincra, apportant à son district des cadeaux et de la nourriture.
« Nous prenons vos enfants, nous les sacrifions et vous n’y pouvez rien. Si vous leviez seulement le petit doigt, nous vous éliminerions jusqu’au dernier. Comme nous l’avons fait avec le district Treize. »
Filmé comme des jeux olympiques, il est un divertissement imposé par le Capitole, dont la stratégie avant tout est de briser l’esprit du peuple et de l’asservir. Les bannières multicolores et festives qui flottent comme des étendards, sont des brassards de deuil.

Le soixante-quatorzième jeu est arrivé. Ce jour-là, Katniss et sa soeur Prim sont assemblées dans le Colysée. Les enfants du district Douze attendent dans l’angoisse, le tirage des noms. Katnisse raconte…
 » Effie Trinket retourne vers le podium, déplie le papier et lit le nom à haute voix. Ce n’est pas le mien. C’est celui de Primrose Everdeen. »
Il est des instants, où l’univers se paralyse, où on oublie la fonction essentielle de la respiration, où un bourdonnement sourd engourdit la parole et les gestes… Katniss reste tétanisée. Sa petite soeur ne survivrait pas une seconde dans l’enfer du jeu. Aussitôt, elle se ressaisit et se porte volontaire. L’acte n’est pas courant mais sur le protocole, rien ne stipule qu’il est interdit.
Dans un grand silence, les spectateurs lui témoignent un hommage pour sa bravoure. Ils connaissent bien la jeune fille et admire sa témérité, sa fidélité et son dévouement.
Puis, un second nom est clamé. Celui de Peeta Mellark.
Peeta est le fils du boulanger, un jeune garçon de l’âge de Katniss. D’apparence un peu faible, blond, de taille moyenne, il surmonte le choc difficilement.

Tous les deux doivent devenir des gladiateurs. Ils devront coopérer et concourir sinon c’est la mort. Pris en charge par des stylistes, des esthéticiennes, des mentors, on les façonne, on les apprête pour le jeu. Tout est programmé, jusqu’à leurs paroles. On les juge, on les note, on les modèle pour susciter l’enthousiasme du public et des téléspectateurs qui suivront leurs parcours dans le jeu. Des sponsors, des parieurs misent sur leurs poulains, on les filme et on insère dans leur bras une puce pour les repérer. Ils sont vingt-quatre, il en restera un.
L’amitié, la solidarité et la clémence s’efface pour cet enjeu et font place aux doutes, aux suspicions et à la sournoiserie.
« Gentil, Peeta Mellark est beaucoup plus redoutable pour moi que s’il était méchant. Les personnes gentilles ont le chic pour m’attendrir. Je ne peux pas me le permettre. Pas là où nous allons. Je décide donc, à partir de cet instant, d’avoir le moins de contacts possible avec le fils du boulanger. »

L’émission peut commencer, les candidats à ce reality show sont prêts… Imaginez leur paysage, une forêt, des arbres gigantesques, des cours d’eau, des grottes, des animaux… des arcs, des couteaux, des mines… la soif, la faim, le froid, la chaleur… cela va être l’enfer.

Ce livre est le premier tome d’une trilogie. J’ai aimé et vous le conseille à mon tour. Dès les premières pages, j’ai été malmenée. Les personnages du district Douze sont attendrissants et il m’a été impossible de garder une retenue, une distance entre eux et moi. A la quarante-quatrième page, je pleurais. Puis, l’émotion passée, l’auteur, par la narration de Katniss, m’a emportée dans un marathon stressant et angoissant, mitigeant mes sentiments. Il n’y avait plus que Katniss, Prim, Gale et Peeta, mais aussi les tributs Rue et Tresh. Le style est haletant, fascinant, mais les mots portent des images déplaisantes. Je n’aime pas les émissions qui traitent les gens comme de la marchandise et, sans vouloir porter de jugement, je ne comprends pas les gens qui les regardent. Avec ce roman, j’étais une spectatrice enthousiaste. Dérangeant, non ?
Dans le courant de la semaine, je lirai le second volume qui s’annonce encore plus éprouvant. Attention ! lecture pas avant 12-13 ans.
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Des billets chez Bladelor, Karine, Theoma, Cuné, Lasardine, Anne Sophie, Pimprenelle, Cécile, Azilys, Ptitetrolle, Un avis mitigé avec Melo, Valérie, un billet dessiné de Sita
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