Le syndrome (E)

Un livre offert par Sharon avec un gentille dédicace de l’auteur…

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le-syndrome ELe Syndrome E
Franck Thilliez

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Après avoir visionner la pellicule d’un vieux film qui appartenait à un collectionneur, un cinéphile devient aveugle de façon inexpliquée. Pour rendre service à cet ami qui se retrouve à l’hôpital, le lieutenant de police de la PJ de Lille, Lucie Henebelle, se lance dans une investigation hasardeuse pour découvrir les causes de cette cécité. Elle serait à l’origine du visionnage, un scénario étrange et malsain… un parc, des lapins, une petite fille qui se balance, une femme morte, et surtout une atmosphère démente, surréaliste. Un message subliminal passe, mais lequel, pourquoi et comment ?

Leclrec, chef de l’OCRVP, Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes, demande au commissaire Franck Sharko, spécialisé dans les tueurs en série, de réintégrer la brigade pour une enquête, car on vient de déterrer cinq cadavres, tous trépanés, les yeux énucléés.
Se rattacher à ce genre de réalités n’effraie aucunement Sharko qui subit des congés forcés à l’hôpital psychiatrique. Depuis les décès de sa femme et de sa fille cinq ans plus tôt, il se réfugie dans des hallucinations et la consommation de barbituriques.

Les deux affaires paraissent assez éloignées l’une de l’autre, mais Henebelle trouve un fil conducteur et contacte Sharko pour se mettre à sa disposition. Tous deux vont rassembler le peu d’indices et essayer de comprendre l’affaire…
C’est d’abord en Égypte, au Caire, que Sharko va chercher des explications. Quant à Hennebelle, c’est au Canada qu’elle partira. Ce binôme ne sera pas exempt de cicatrices, aussi bien physiques que morales et il fera remonter à la surface de machiavéliques trafics datant d’une époque révolue.
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L’auteur réunit pour la première fois deux de ses enquêteurs de choc et le duo fonctionne « plus que bien » ! Des caractères différents, mais une même « assiduité » au travail. A première vue l’intrigue paraît trop alambiquée, puis au fil des pages, tout s’imbrique pour captiver le lecteur qui voyage ! Violences, horreurs macabres, illusions, manipulations psychologiques, expériences… on lit une surenchère d’abominations, on frissonne et on tourne les pages en essayant de ne pas lire en diagonale certains passages. Ayant lu précédemment d’autres romans avec Sharko, on peut dire que j’étais prévenue ! et c’est toujours sur la pointe des pieds qu’on pénètre son univers.
De l’action, des tensions, du suspens à foison, de la schizophrénie, des secrets d’état, de diaboliques expériences, du mysticisme… et tout un panel d’abjections.

Un thriller que je vous recommande, et je continuerai avec « Gataca » qui reprend le tandem Sharko-Hennebelle avec un scénario dans la même veine.

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D’autres billets chez Belette,
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La malédiction de la momie

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Dans le vaisseau fantôme d’Halloween avec Hilde et Lou

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la malédiction de la momieChair de poule
La malédiction de la momie
R.L. Stine

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Être à la traîne derrière ses parents, souffrir de la chaleur, manger du sable, avoir toujours soif et se sentir comme ces chameaux qui peuplent le désert, fatigué et mou, absorber la tonne d’informations rendues par les guides touristiques qui racontent les pyramides… Gabriel, douze ans, ronchonne. Passer des vacances de Noël en Égypte n’a pas le même attrait pour lui que pour ses parents. Et lorsque pour leurs affaires professionnelles, ceux-ci sont obligés de le confier à la garde d’oncle Ben, Gabriel peste encore plus ! Il va devoir cohabiter avec sa cousine Sari, la fille la plus pimbêche qu’il connaisse.

Oncle Ben est un éminent archéologue qui continue à faire de fabuleuses découvertes. Un peu fantasque et très pris par son travail, il propose à Gabriel de venir avec lui sur le lieu de ses fouilles. Leur dernière trouvaille est un tunnel inexploré qui pourrait être une galerie menant à la chambre funéraire du pharaon Khéops.
Accompagné de Sari (qui l’agace de plus en plus), Gabriel (surnommé Ga-Ga par sa tendre cousine) surmonte ses peurs et pénètre un décor tombal, secret, ténébreux, empreint de poussière et de mystères.

De vieilles légendes parlent des malédictions des pyramides, des momies qui se réveillent en colère, des sortilèges jetés sur les profanateurs… Gabriel y songe… surtout lorsqu’il croise le regard noir, perçant et menaçant d’un ouvrier de l’équipe, Ahmed… lorsqu’il se perd dans les dédales souterrains, poursuivi par une présence fantôme… et lorsqu’il se fait attaquer par une armada de scorpions.

« Stop ! pyramide hantée ! » Que vont rencontrer Gabriel et Sari ?

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Ce premier tome de la collection Chair de Poule est un bon souvenir qui me renvoie à l’époque où je lisais des histoires à mes garçons, le soir. Parfois, ils aimaient s’endormir sur des images assez éloignées de l’univers de Souricette et Winnie l’Ourson. Ils grandissaient, ils étaient au CP, ils voulaient un peu frissonner (sans trop avoir peur). « La malédiction de la momie » est un bon tremplin. La lecture est facile, avec de l’humour et du suspens. L’archéologie, les pyramides, l’aventure, une certaine indépendance, le livre offre aux jeunes lecteurs ce qu’ils désirent… une part de leurs rêves.
Un livre à recommander !

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Momie

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Les orphelins Baudelaire, tome IX

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« Septembre en Amérique » de Titine

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Tome 1 – Tout commence mal – Tome 2 – Le laboratoire aux serpents
Tome 3 – Ouragan sur le lac – Tome 4 – Cauchemar à la scierie
Tome 5 – Piège au collège – Tome 6 – Ascenseur pour la peur
Tome 7 – L’arbre aux corbeaux – Tome 8 –

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la fête féroceLa fête féroce, Tome IX
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

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Passage relevé dans mon deuxième billet :
Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.


Et voilà ! Après tant de péripéties, ils sont considérés comme assassin du comte Olaf !… toujours bien vivant celui-ci !… Le journal Le Petit Pointilleux développe l’actualité et leur donne la mauvaise part de l’histoire. Entassés dans le coffre d’une voiture, cassés, désespérés, les orphelins Baudelaire se retrouvent à nouveau aux prises du terrible manipulateur et de cette chère tante Esmé. Est-ce le terminus pour eux ? L’homme au mono-sourcil est déterminé… les enfants ne doivent plus se mettre en travers de son chemin !
Au fin fond du pays, dans un parc d’attractions tenu par Madame Lulu, voyante de son état, les enfants pensent que plus personne ne peut venir à leur secours. Alors, dans un dernier élan plein de courage, ils tentent de s’échapper en se faisant passer pour un monstre-loup à deux têtes. Il faut préciser que Madame Lulu aime exhiber des difformités dans sa galerie des Monstres… contorsionniste, ambidextre, bossu… et une Beverly-Elliot, alias Violette et Klaus, ferait sensation ! Costumés, grimés, les enfants découvrent un univers étrange et cruel.
Sous un chapiteau, le fouet est prêt à claquer. C’est l’homme aux crochets qui le fait danser. Les crochets ? ils sont à la place de ses mains. Aucune humiliation n’est épargnée. La vie est bien triste ! mais une petite lueur vient les réconforter… Ils apprennent que le comte Olaf est perturbé. D’après Madame Lulu, un des parents Baudelaire aurait survécu à l’incendie de leur maison. La boule de cristal est formelle !

Et arrivent les lions… cadeaux du comte Olaf pour l’inestimable Madame Lulu.
Mais qui est-elle vraiment ? Les enfants Baudelaire vont essayer de répondre à cette question, tout en essayant de ne pas tomber dans la fosse aux lions…

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Un parc avec grand huit et galerie de monstres est le décor de ce neuvième épisode. Pour se sauver, les enfants sont obligés de se faire passer pour des enfants mal formés. Ils utilisent alors les subterfuges du comte Olaf pour se déguiser. On découvre certaines choses sur la bande des malfaiteurs et surtout on constate une fois de plus leur cruauté. L’auteur n’épargne pas ses petits lecteurs en édulcorant leurs crimes. Comme dans les précédents opus, les invraisemblances dans l’histoire sont nombreuses, mais elles donnent le « ton » de la série qui ressemble de plus en plus à une grande armoire pleine de tiroirs : différences-apparences, jalousie, deuil, spoliation, crédibilité des médias…
Une fois de plus, j’ai eu plaisir à lire une aventure des orphelins Baudelaire. Ce fut une petite récréation bien agréable. Il me reste encore quatre tomes pour apprendre plus de choses sur le V.D.C. et savoir si Violette, Klaus et Prunille, enfants courageux et ingénieux, vont enfin se débarrasser du comte Olaf.

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J’ai sauvé la vie d’une star d’Hollywood


« Oh, my ! cette couverture… » de Cécile

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j'ai sauvé la vie d'une star d'hollywoodJ’ai sauvé la vie d’une star d’Hollywood
Laurent Bénégui

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Laurent Labarrère se trouve dans une mauvaise passe. Scénariste pour la télévision en collaboration avec sa femme, il perd son emploi et se trouve en instance de divorce du jour où on le surprend entrain de fricoter avec une jeune stagiaire. La vengeance de son épouse ne tarde pas… il semblerait même qu’elle ait été manigancée bien avant car aussitôt, il est évincé de l’équipe par le jeune amant de celle-ci.

Suite à une rencontre percutante, au sens propre comme au figuré, Laurent va voir sa vie bouleversée… Contraint d’accepter un travail assez particulier s’il veut conserver la garde en alternance de ses filles, Lara et Coco, il se retrouve à seconder Boris Modeskovine, un gangster Russe, dans l’élaboration d’une histoire mi-romancée mi-autobiographique que l’énergumène voudrait voir adaptée pour le cinéma. A la clef ? Cent mille euros !
Ce fantasme trotte dans la tête de Boris, depuis qu’une actrice américaine… mondialement connue… lui a sauvé la vie alors qu’il faisait son footing sous un soleil de plomb dans la garrigue provençale. Infarctus, hélicoptère, hôpital, réanimation, opération délicate et survie miraculeuse aboutissent à un projet dont l’héroïne aurait les traits et le nom de sa somptueuse secouriste, son « ange gardien ». Pour Boris, il ne fait aucun doute, Laurent ne doit se soucier de rien sauf du scénario. Lui, amène l’argent, le premier rôle et les producteurs Hollywoodiens.

Dans le petit appartement de Laurent, Boris raconte sa vie, une existence incroyable dans la criminalité. Sa dernière reconversion était dans le vol de « viande » où tout recyclage, animal et… humain, se transforme en steaks hachés ou en saucisses. Assisté de son frère (décérébré), il était le cerveau de la bande mais aussi un sbire d’un manitou de la mafia, le « gros Pavel ». Face à ce tueur à gage en pleine réinsertion professionnelle et en pleine rééducation post-opératoire (il pédale), Laurent reste craintif mais se laisse aussi bercer par l’accent slave et l’empathie qu’il dégage.
Une intrigue de base se forme et l’histoire fait apparaître une figure héroïque prête à rendre une justice musclée et pétaradante…
Entre le canevas d’une adaptation fictive et la vie réelle, la trame est épaisse comme la feuille d’un missel. Très vite, sous la houlette de Boris et compagnie, des conjonctures abracadabrantes s’enchaînent et pimentent la vie de Laurent qui est déjà bien secoué par son divorce qui le laisse sur la paille et ses rapports conflictuels avec sa fille aînée.

La mafia slave n’est pas prête à accorder à Boris sa retraite et… s’il n’y avait que ça !!!…

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Ce livre a été une agréable lecture. L’histoire est bien écrite, pleine d’humour, d’entrain, et cette vivacité, tonique comme un film d’action, est un peu à l’image d’une bouteille de soda qu’on secoue. Les petites bulles gesticulent dans tous les sens, lorsque arrive l’instant où tout éclate. L’auteur donne les premiers rôles à deux personnages très différents l’un de l’autre. Le tandem gentil/brute fonctionne bien car entre les deux, l’attraction se teinte de complicité, d’estime et de sollicitude. Certains passages révèlent une belle sympathie et on pourrait presque croire que l’amitié est à portée de main. Donc… ça commence avec de belles intentions et ça vire en eau de boudin… dans le genre tragi-comédie. Laurent va suivre Boris et survivre dans son univers.
Une histoire bien trouvée, qui captive le lecteur et qui le mène à sourire du début à la fin. Une fin dont la morale est à discuter…
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D’autres billets chez Cryssilda, Lætitia, L’Irrégulière, Au Boudoir Ecarlate,

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Angelina_mrs_smithAngelina Jolie

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La dame qui tue


« Polars » de Liliba

Lecture commune avec Nahe
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.Dinky rouge sang, Tome I
L’assassin est au collège, Tome II

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la dame qui tueLa dame qui tue
Marie-Aude Murail

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Italie, Voltuci,

Nils Hazard, professeur en Étruscologie, reçoit une lettre de ses étudiants partis faire des fouilles en Italie. Ils auraient trouvé des tablettes d’argile près d’une tombe. Aussitôt, Nils souhaite les rejoindre avec sa secrétaire et assistante, Catherine Roque….

Il retrouve avec joie son ami le professeur Massimo Paleotti, mais ce plaisir se teinte de colère lorsqu’il apprend que leur découverte n’est en fait qu’une vilaine plaisanterie de potache ! La déception est amère, toutefois, puisqu’il est sur place, Nils décide d’approfondir les fouilles. La tombe a un atrium avec des salles dont une a un labyrinthe. Celui-ci pourrait les mener au trésor, la chambre funéraire du roi Porsenna.
L’endroit est peu sûr et il semble que l’on ait mis des pièges pour dissuader l’envahisseur ou les tombaroli, des pilleurs de tombes qui ont déjà essayé de se faufiler dans le dédale. Rien ne refroidit l’enthousiasme de Nils et rien ne freine son avancée, pas même la jambe cassée d’un de ses étudiants, ni les légendes sur la Dame qui tue, ni les jérémiades de Mateo, un pauvre fou… rien, sauf deux squelettes.
Police et médecin légiste se penchent sur les os. Pas besoin de carbone 14 pour voir que les cadavres ne datent pas du VIème siècle avant J.C. ! Un homme et une femme, jeunes, tués par balle, racontent une tragédie survenue il y a une trentaine d’années.

Nils, toujours avide de mystères à élucider, commence son enquête, en parallèle de celle menée par la police qui pense à un suicide passionnel. Dans la famille de feu Marcello Marzetto, l’archéologue qui a découvert la tombe, sa femme, Graziella Marzetto, est la seule à pouvoir apporter quelques informations susceptibles d’étayer l’investigation. Entourée de sa fille, son gendre et ses petites-filles, elle se rappelle trente ans auparavant de la disparition de sa sœur jumelle et de son mari.

Vieille histoire qui ne refait surface qu’avec la reprise des fouilles archéologiques et la découverte des squelettes ? Hélas, non ! Bientôt, un meurtre actualise la tragédie.
Quel est ce fantôme de la Dame en noir qui tue ? Légende ou alibi ?

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Le troisième tome des aventures de Nils Hazard confirme les traits de caractère dévoilés ou suggérés dans les épisodes précédents. Notre professeur est un enquêteur pointilleux et perspicace. Mais s’il est toujours soucieux d’établir la vérité, il est capable aussi d’adapter ses conclusions et de rendre une justice personnelle. 
Avec les fouilles qui livrent ses secrets et son lot d’aventures à la Indiana Jones, il y a une énigme à résoudre. Elle est sinueuse et diabolique, faite de faux-semblants.
En ce qui concerne ses rapports avec Catherine, ils sont toujours fantasques. Leurs réparties sont impertinentes, ils se vouvoient (même dans un lit), cachent leur tendresse et Nils, goujat, continue à reluquer la gente féminine. Il faudrait que Catherine lui rende la pareille… Si j’ai aimé les décors, l’histoire et le suspens, j’ai un regret sur la personnalité de Nils qui reste dans son univers et garde ses distances. Il se fait traité de « vieux beau » par un de ses étudiants et je partage entièrement ce sentiment !
Cette lecture est difficile à définir car elle a un côté désuet qui détonne. On ne sait exactement où la situer dans le temps, elle est actuelle et vintage ! Comme je le disais précédemment, elle me rappelle mes livres de la bibliothèque verte.

Je continuerai la série avec mon amie Nahe et « Tête à rap ».

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Peinture de Dirck Van Baburen – Mucius Scevola devant Porsenna

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Prenez soin du chien

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« Animaux du monde » de Sharon

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Offert par Asphodèle pour notre SWAP

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Prenez soin du chienPrenez soin du chien
J.M. Erre

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Le 1er juillet, à Paris,
Dans la rue de la Doulce-Belette, dans le 9ème arrondissement de Paris, la concierge de l’immeuble, Mme Ladoux, appelle la police. On a assassiné Mlle Chiclet, une gentille dame de soixante et un ans…

Le 15 septembre, au même endroit…
Max Corneloup a aménagé dans l’appartement de la défunte Mlle Chiclet. Il serait bien si son voisin du bâtiment d’en face ne l’épiait pas à longueur de journée. Ce qu’il ne sait pas, c’est que cet indiscret, Eugène Fluche, dit la même chose de lui ! Ils se surveillent mutuellement, s’en agacent, et le notent. Leurs exaspérations tournent à l’obsession et bien vite, ils se livrent à une surenchère de mesquineries ; dans leur guerre, pas de pitié.
A travers leurs écrits, nous rencontrons leurs voisins, leurs concierges, leurs vies, leurs particularités. La fantaisie, une certaine exaltation un peu folle, un peu niaise, sont des caractéristiques communes à tous.
Entre les faits retranscrits par Corneloup, Fluche et les correspondances de Mme Ladoux à sa maman, une autre personne s’immisce dans le récit et relie les liens. Cet inconnu narrateur qui garde ses distances, s’amuse de l’ambiance et semble scénariser le tout.

D’une humeur de cour de récréation, gamineries, rancœurs, clabaudages et rivalités, tout change au second meurtre. Que se passe-t-il ? Qui est l’instigateur de l’histoire ?

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« Prenez soin du chien » est un roman manipulateur… Malgré un début inquiétant et morbide, l’auteur nous balade dans une comédie loufoque et amère, dont l’humour, même s’il est noir, est bien drôle. Les histoires qui se télescopent sont abracadabrantes, le bizarre est risible, et cependant, on perçoit une angoisse en sourdine qui nous tient vigilant… Vigilant ? Vraiment ?… Je peux vous certifier que vous tomberez des nues dans les pages finales ! Bouche bée, sourire en coin, partagé entre deux sentiments, indignation et ravissement, on se joue de nous et on applaudit. L’auteur a une plume intelligente, malicieuse et surtout, une belle imagination. Comme il le fait dire, un écrivain est maître de son livre et son évolution se fait selon son bon vouloir.
La trame est rouée, vicieuse, elle ficèle le lecteur dès la première page, sans qu’il le sache. C’est : machiavélique !!!

PS pour ceux qui l’ont lu… Pauvre Hector !

Je vous recommande ce livre ++

D »autres billets chez Miss Léo, Keisha, Liliba, Argali, Alex, Somaja,

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