A mes arrières-grands-pères…

… Arthur Henquel et Grégoire Marini

 

Pour Grégoire, je sais qu’on devait l’amputer d’une partie de ses jambes car il avait eu les pieds gelés au front. Mais arrivé à Bastia, il a quitté l’hôpital, seul à pieds, et a traversé tous les monts et maquis pour retourner dans son village, à Calenzana en Balagne. Les anciens disaient de lui que c’était un grand marcheur et qu’il allait plus vite que les voitures qui prenaient la route. Il a eu une belle vie aux côtés de sa femme Flora, et il est mort vieux…