Chasseur noir


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde
Challenge thriller fantastique avec Sharon

 

Chasseur noir
Michel Honaker

 

En pleine nuit, caméra infrarouge en main, le reporter Haskell est en planque derrière une plateforme de ferrailles pour surprendre le commanditaire du meurtre du maire de New York. Dans ce cimetière de carcasses de voitures, la scène a de quoi ébranler le plus téméraire des hommes. Entouré par des croque-morts, Philozoar Reles, un maître en magie noire, passe un pacte avec un certain Mr. Smith, dans une sorte de représentation macabre. Mais très vite, Haskell découvert, est poursuivi par les croque-morts qui le traquent, non pas sur leurs deux jambes, mais à quatre pattes… dents et griffes sorties.

Ebenezer Graymes, professeur en démonologie et traditions anciennes, est invité à donner des cours à l’université de Columbia. De retour d’un long voyage en Égypte, il revient à New York l’âme encore lestée par la nostalgie du désert. C’est là-bas qu’il a laissé la sépulture de son père spirituel le docteur Neery, un mentor qui a su le maintenir hors des mondes de l’obscur, car Graymes n’est pas seulement télépathe ou psycho-kinésiste, il est aussi la réincarnation de grands magiciens qui connaissaient la Cabale, Les livres de Salomon, Le Florilège des astres perdus, Le Penduleum des nécromanciens…
En bordure de l’East River, dans la vieille maison néogothique de Neery, Graymes se réapproprie les lieux en s’imposant comme seul maître. A un gnome appelé Goffon, employé par Reles, il annonce que bien des choses vont changer et que des règles plus strictes vont être établies. Il semblerait que la ville soit le théâtre de sorcelleries en tout genre et qu’elle mérite vraiment son nom, « ville des impossibles ».

L’inspecteur de la criminelle Trevor Meredith a deux dossier sur les bras ; la mort du maire et celle du reporter Haskell qui a laissé une vidéo dans laquelle il dénonce des affaires hautement démoniaques. Afin de mener à bien son enquête, il se rend à Montague Street où vivait le Dr Neery, un consultant avec qui il avait travaillé au début de sa carrière.
En tapant le heurtoir de la porte d’entrée, ce n’est pas sa vieille connaissance qui le reçoit, mais un nouveau locataire, un homme encore jeune, grand, au visage émacié, blême, et à la longue chevelure couleur corbeau.
Graymes, le Chasseur noir, et son épée, la lame mangeuse de démons, vont aider Meredith à trouver les assassins… et ainsi défier celui qui se considère comme le souverain de New York.

Premier tome d’une trilogie, j’ai passé un très bon moment entre ces pages qui se sont lues beaucoup trop vite. Ces livres sont une version édulcorée pour la jeunesse de la série en dix-sept volumes, « Le Commandeur », qui retrace les enquêtes du professeur Graymes, un justicier sorcier.
Roman fantastique et roman policier, on suit Graymes dans un New York dangereux et maléfique. Sorcellerie, nécromancie, occultisme, envoûtement, démons, pentacles… on en a plein les mirettes !
Une intrigue bien menée, avec un épilogue à la hauteur, je ne vais pas tarder à lire la suite.

A recommander !

 

 

Le roi cyclope – Les sept frères, Tome II et Griselda, Tome III

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Chez Noukette

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Le puits aux morts – Tome I

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bannroicyclope2et3Le Roi Cyclope
Les sept frères – Tome 2
Griselda – Tome 3
Isabelle Dethan
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« Les sept frères », tome 2

Depuis la prise de pouvoir du marquis Desiderat de Mornemont sur le royaume de Beldaram et du monde de Pareiza, cinq ans ont passé. Les esprits des frères de Thalès sont asservis et participent bien malgré eux au chaos. Le marquis ne s’impose aucune limite, convoitant les contrées voisines. Tous craignent sa puissance et son ambition.
Thalès vit désormais avec Antimée dans une forteresse loin de tout. Celui qu’on appelle le roi Cyclope s’est découvert un don. Il voit les choses qui se passent sans pour autant pouvoir prédire l’avenir. Beaucoup de gens viennent le consulter et ce qu’il découvre à chaque vision le conforte dans sa décision de retourner dans le château de Lycènes pour contrer le marquis.
Les terres sont abandonnées, tous ont peur, la terreur règne…
Passant outre l’avis d’Antimée qui ne veut pas qu’il parte, Thalès s’aventure dans son ancien fief…

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Deuxième tome de la trilogie, nous découvrons un prince devenu le roi Cyclope, un monarque sans royaume. Ces cinq années l’ont muri et il se sent apte à combattre le marquis et ses mercenaires. L’épisode prend une tournure un peu plus entreprenante et augure d’une perspective guerrière. Les personnages s’affirment en participant à contrarier les desseins du maléfique. Les six frères de Thalès se liguent avec lui, des personnages secondaires interviennent, ainsi que la gitane du tome précédent. On apprend qu’elle se nomme Griselda et que le marquis en est amoureux. Elle sera une des héroïnes de la suite…
Les teintes froides témoignent de l’oppression, d’un monde sans vie, et la palette des pourpres, à l’image de l’enfer, montrent l’antre du marquis.
Une intrigue sans surprise, une construction classique, mais une lecture divertissante !

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« Griselda », tome 3

L’ancien capitaine de la garde royale s’est allié à Thalès qui a planifié un stratagème pour combattre le marquis. Il a placé la gitane Griselda au centre de l’échiquier.
En étant en relation permanente avec Griselda, Thalès se montre confiant. Mais ce n’est pas le cas d’Antimée qui se refuse de le suivre sur ce coup ci. De nature plus pessimiste, elle va jusqu’à le menacer de le quitter.
A Lycènes, le marquis est tout à sa passion pour Griselda qui le méprise et qui lui reste insoumise. La folie le guette.
Dans la campagne, les troupes armées attendent les directives de Thalès, mais il suffit d’un petit grain de sable pour que tout s’enraye.
L’épilogue est sous tension… Le duel entre le marquis et Thalès laissera des séquelles dans les deux camps.

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Ce dernier épisode, sans grande originalité, est au final conforme à ce que j’en attendais, ni plus, ni moins. M’étant habituée au graphisme, je me montrerai cette fois-ci moins critique.
Dans ce genre de récit, en littérature ou en album, j’aime m’attacher aux personnages et saluer la bravoure des héros. J’avoue également apprécier la cruauté des méchants pour mieux les détester. Là, je suis restée en retrait.
En conclusion, ce fut dans l’ensemble une sympathique trilogie… un peu légère…, je n’ai pas boudé mes lectures et elles resteront agréables à mon souvenir.


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Le roi cyclope, Le puits aux morts – Tome I

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le roi cyclopeLe roi cyclope
Le puits aux morts – Tome 1
Isabelle Dethan

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Dans les rues de Lycènes, une belle gitane qui vient de terminer son spectacle est témoin d’un assassinat commis par des soldats. Faite prisonnière, elle est emmenée dans les appartements du capitaine qui ne peut cacher sa lubricité…
Au château, dans la salle royale, le monarque écoute son mage-conseiller, le marquis Desiderat de Mornemont, qui lui annonce la mort de Thalès, son dernier enfant. Pour accéder à la royauté éternelle, il a pactisé avec ce diable de sorcier et a sacrifié sans aucun remord ses sept fils. Suivant la loi, seul un prince à la bonne vue peut prétendre au trône ; ainsi ils furent tous éborgnés et tués.
Le marquis, craint par tout le monde, ne peut cacher sa soif de pouvoir. Les esprits des princes le feront accéder à une force suprême.

Dans la fosse aux morts, les goules veulent se repaître du nouveau cadavre encore chaud. Mais elles ne le peuvent point car le jeune homme n’est pas encore mort. Prises de compassion, elles demandent à Antimée, la gardienne du jardin des fleurs éternelles dans le monde de Pareiza, de le prendre avec elle et de le soigner.

Dans son antre, le marquis ressent dans ses chairs que Thalès est toujours en vie. Fou, il va tout faire pour le retrouver…

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Ce premier tome d’une trilogie d’Héroïc-Fantasy promet une belle histoire. On retrouve un royaume disputé, un monde parallèle, un mage démoniaque, un beau prince, la lutte du bien contre le mal, de la magie, des créatures fantastiques et monstrueuses… toutes les essences pour un scénario épique du genre.
Le canevas se tisse, les personnages se présentent et se placent.
En ce qui concerne les dessins, je suis moins séduite. Si j’ai bien aimé les décors du puits aux morts, j’ai trouvé que le monde féérique de Pareiza était moins travaillé. Il y aurait eu un beau contraste entre le dépouillement de l’un et la luxuriance de l’autre.
Sans tarder, je me plonge dans la suite avec « Les sept frères » et « Griselda »…

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