Babylone Dream

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Le mois Halloween avec Hilde et Lou

Thriller avec Sharon

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Nadine Monfils

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Une mariée démembrée, ou plutôt explosée, et son jeune mari, attaché, poignardé, spectateur de cette mise en scène. La profileuse Nicki Sliver appelée sur les lieux du crime par l’inspecteur Lynch, annonce que le meurtrier recommencera.
Comment peut-on rentrer chez soi après avoir vu ce carnage ? Chacun s’en retourne  en essayant « d’évacuer » l’horreur comme il peut.

Court-circuité dans ses envies par une existence solitaire, Lynch donne rendez-vous à Coco, une prostituée avec qui il assouvit ses fantasmes. Barn, son adjoint, souhaiterait trouver un peu de réconfort auprès de sa femme, mais l’usure de leur couple ne l’aide en rien. Quant à Nicki Sliver, elle est de plus en plus envahie de terreurs nocturnes. Ces cauchemars retracent les scènes de crime comme le ferait un scanner ; chaque détail apparaît dans le rêve. Seul un doudou, un petit éléphant en feutrine rouge qu’elle appelle Babylone, semble veiller sur elle. Symbole d’un passé heureux, souvenir de son père, il est son amulette porte-chance.
Ailleurs, Lorena, la mère de la jeune femme morte, est hospitalisée en psychiatrie. La vision de sa fille ne pourra pas la ramener à la « normalité ». Seul témoin direct de l’après drame, elle réclame dans un leitmotiv « le chat ».

Que raconte ce double assassinat et qu’elle en est la genèse ? La folie meurtrière n’a laissé aucun indice et il est à prévoir que cette théâtralité macabre ainsi agencée est prémices d’une terrifiante série.
Machiavélique, le tueur va manipuler ce microcosme et assouvir une vengeance démente.

Nuit de noces ; Morgane et John se précipitent dans leur chambre, amoureux, heureux. Des rires, des caresses et… une coupure d’électricité. John doit laisser sa tendre épousée pour descendre à la cave et voir ce qui se passe… Il ne remontera plus. Elle, elle succombera après avoir subi le pire.

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Ce thriller est le troisième d’une série où nous retrouvons l’inspecteur Lynch, son adjoint Barn et la profileuse Nicki. De ne pas avoir lu les tomes précédents ne m’a pas perturbé… mais afin de comprendre leurs marasmes personnels, je ne manquerai pas de le faire…
« Babylone dream » est une affaire sanglante, particulièrement abjecte dans les actes meurtriers et je vous avoue que j’ai sauté quelques scènes insoutenables. L’assassin se joue de tous les personnages et devient marionnettiste. Bien renseigné sur l’équipe qui mène l’enquête, il s’immisce dans leur vie privée et oriente leurs pas. L’intrigue est bien construite, angoissante, et le psychopathe dont nous devinons assez rapidement l’identité, mais pas le mobile, est affreux-affreux-affreux… de quoi nous tourmenter un soir de lecture !
Quelques traits d’humour, noir de préférence, font grimacer, genre sourire crispé, et parfois l’écriture est émouvante, genre cœur pincé ; la palette des sentiments n’est pas qu’effrois.
Je vous recommande ce thriller « efficace », fou, redoutable, très bien écrit. Avec ce roman, l’auteur a obtenu le prix Polar de Cognac.

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H.H. Holmes, White City – Tome II

ban09 « Thrillers » de Liliba, « XIXème siècle » de Fanny et « Septembre en Amérique » de Titine

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Tome II
Scénariste Henri Fabuel
Dessinateur Fabrice Le Hénanff

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Chicago, avril 1891,

img425Des preuves ! Il manque des preuves pour pouvoir accuser le docteur Holmes des crimes qu’il commet. De la célèbre Agence Pinkerton, deux détectives sont à l’affut du moindre petit indice. Siringo et Miss Martinelli ne sont pas dupes mais le docteur Holmes est quelqu’un de minutieux qui n’abandonne pas facilement ses lambeaux de chair.
Des femmes disparaissent et lorsqu’on découvre un cadavre, tout mène à penser que le Ripper de Londres a traversé l’océan.
L’Exposition universelle de 1893 génère une ambiance brouillonne très active. L’hôtel de Holmes se concrétise. Une femme rentre dans sa vie, Julia Connor, une autre en sort, son épouse. Il multiplie les conquêtes et les répudie d’une manière très catégorique.

Si rien ne peut incriminer Holmes, il faut le brusquer et aller le trouver dans sa tanière. Miss Martinelli devient alors « une véritable plaie » pour lui, n’hésitant pas à afficher sa carte de détective. Mais le jeu est horrible. Fournisseur en squelettes et organes à la Faculté de Médecine, Holmes tisse tout un réseau pour ses diaboliques affaires.

Le château de Holmes s’érige et les hauts-fourneaux vont cracher bientôt autre chose que de la fumée de charbon.

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Nous pénétrons avec ce deuxième volume un peu plus dans l’enfer d’un serial killer du XIXème siècle. Le rapprochement avec Jack l’éventreur se fait naturellement et la question est posée. Est-ce lui ou un disciple ?
L’atmosphère est sombre, étouffée, pour le titre de cet album, « White city ». Elle provoque une appréhension, une sensation de claustrophobie et de froid. Les teintes sont obscures, le texte est écrit en petits caractères, parfois les personnages peuvent se confondre et on est alors obligé d’accorder toute notre attention à l’histoire, faire corps avec elle.
En parallèle des tragédies, il y a les deux détectives de Pinkerton qui se liguent pour piéger Holmes. Personnages torturés, solitaires, dissemblables, durs, les auteurs ont voulu les associer plus intimement…
Holmes se fera arrêter en 1894. Il nous reste encore deux tomes à découvrir.

Une série bien construite… à recommander, mais pas pour tout le monde.

D’autres billets chez Estellecalim,

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Ne t’éloigne pas

ne t'éloigne pasNe t’éloigne pas
Harlan Coben

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Le lieutenant Broome de la Criminelle d’Atlantic City voit ressurgir une enquête non élucidée, vieille de dix-sept ans ; un homme, bon citoyen, mari et père modèle, disparaît un soir sans laisser de trace. Mêmes lieux, même époque de l’année, une disparition similaire se produit et l’incite à croire que les deux affaires sont liées. Avec son ex-femme et coéquipière, il va chercher le « dénominateur commun » : un bar, des entraîneuses, des clients, de la violence, de la prostitution, beaucoup de solitude, des hommes qui oublient femmes et enfants pour assouvir leurs pulsions…
Broome va ainsi reprendre contact avec des personnages hantés par ce passé. Ils ont disparu eux aussi, chacun pour fuir leurs cauchemars, mais des évènements vont les faire revenir. Une mère de famille comblée par sa petite vie bourgeoise et un photographe talentueux qui a sombré dans l’alcoolisme sont des éléments essentiels aux dossiers.
Dix-sept ans… et beaucoup attendent un dénouement. Certains vont même chercher les explications avec des méthodes fort peu conventionnelles… Un couple, qu’on appelle Ken et Barbie, va semer des cadavres en extirpant des indices avec un fer à souder et un scalpel.
Très vite, Broome s’aperçoit que ces deux disparitions font écho à une vingtaine d’autres enquêtes non abouties. Et si c’était un serial killer qui sévissait ?
C’est février, la période du carnaval. Broome devra faire tomber les masques.

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Depuis quelques livres, il est pour moi difficile de retrouver ce que j »aime chez Coben ; du suspens, de l’essoufflement, de la surprise… Si j’ai passé un moment agréable dans cette lecture, je n’en sors pas ébouriffée. Comme dans toutes les enquêtes que je lis, j’aime à suivre mes pistes en parallèle de celles écrites. Et si je trouve dès le début… je suis déçue. Que le lecteur est dur pour l’auteur qu’il apprécie ! Je peux reconnaître que le style est toujours limpide, que certains personnages sont séduisants, que… l’auteur est charmant… mais ça ne fait pas tout.
En quatrième de couverture, ils disent « Une formidable poussée d’adrénaline, un voyage en enfer mené tambour battant par le maître de vos nuits blanches. Oserez-vous fermer l’œil cette nuit ? »… Oui ! non seulement j’ai fermé l’œil mais l’autre aussi. Et j’ai bien dormi malgré les litres dispensés d’hémoglobine.

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Atlantic City
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H. H. Holmes

logo thriller 13logo XIXème 2Logo BD Mango NoirMercredi BD chez Mango

« Thrillers et polars » de Liliba et « XIXème siècle » de Fanny

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Englewood, Tome I
Texte d’Henri Fabuel – Dessins de Fabrice Le Hénanff

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En prenant cet album, je me suis bel et bien fourvoyée… Je croyais prendre une histoire avec Sherlock Holmes et j’ai pris « l’histoire vraie du premier serial killer américain ».

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Londres 1888,
Mary Jane Kelly, une jeune prostituée, a été retrouvée assassinée, éviscérée. Ce meurtre horrible perpétué à Whitechapel, un quartier de l’East End de Londres, est le cinquième d’une série. Un nom circule… Jack l’Éventreur.
Alors que les enquêteurs cherchent désespérément le moindre indice, l’assassin rejoint un autre continent ; quinze jours de traversée à bord d’un bateau, arrivée à Ellis Island, New-York puis Chicago.
Soupçonnant ce fait, Scotland Yard prévient l’agence Pinkerton de Chicago du danger et leur demande une investigation.

Chicago 1886, 1889…
Jack l’Éventreur serait le machiavélique Docteur Henry Howard Holmes, un vulgaire apothicaire qui élabore d’atroces scénarios pour parvenir à ses fins et qui assouvit ses folles pulsions par le poison et le scalpel.
Assistant à la pharmacie de M. Holden, puis propriétaire à la mort de celui-ci, Holmes s’enrichit de façon malhonnête et achète un terrain à Englewood. Il y fait construire un grand immeuble qui regroupe une pharmacie, des boutiques et un hôtel, tout cela pour l’Exposition Universelle de 1893. Seul le diable sait ce qui se trame dans les profondeurs du bâtiment, véritable atelier des enfers. Son ascension sociale le mène à reconsidérer sa vie familiale car il voudrait se libérer de sa femme et de son fils qui sont dans le New Hampshire. Plus rien ne l’arrête.

Chez les Pinkerton, Charles Angelo Siringo est mandaté pour retrouver le dangereux criminel. Avec l’aide de la secrétaire de l’agence, Hélène, il se lance dans l’enquête…

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Comme je vous le disais précédemment, j’ai pris cet album par hasard. Ma déception passée, j’ai vite été intéressée par le graphisme et l’histoire, même si l’intrigue est scénarisée de manière surprenante. La chronologie des vignettes change fréquemment et nous passons du présent au passé sans annonce préalable, ce qui donne un rythme embrouillé à la lecture. J’avoue que cette anarchie m’a beaucoup dérangée.
H.H. Holmes est un « tueur en série américain » qui assassina près de deux cents personnes. Ce premier tome, d’une série qui en prévoit quatre, le montre sans âme et prêt à tout dans ses projets. En parallèle, les agents de la Pinkerton commencent leurs recherches et nous rencontrons le célèbre justicier Angelo Siringo qui sera assisté d’Hélène Martinelli, une secrétaire audacieuse.
En ce qui concerne les dessins, je les ai trouvés superbes. Une atmosphère sombre, épaisse, sécrète une angoisse qui trouve son apogée dans la dernière page, une fin en suspension.
J’ai hâte de lire le second tome.

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